Appel à contribution – L’identité au pluriel. Jeux et enjeux des appartenances autour des anciens Pays-Bas, XIIe-XVIIIe siècle

Le colloque « l’identité au pluriel. Jeux et enjeux des appartenances autour des anciens Pays-Bas, XIIe-XVIIIe siècles » se tiendra à l’Université de Valenciennes du 19 au 21 avril 2012. Il se propose de relancer la réflexion sur la question des appartenances et identités sur le long terme (Moyen Âge et Temps modernes), avant les grandes recompositions produites par les révolutions de la fin du XVIIIe siècle, et dans un territoire correspondant à la France septentrionale, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg actuels. Comment les identités se forment-elles et se transforment-elles ? Comment survivent-elles ou disparaissent-elles, par voie de radicalisation ou d’adaptation ?
Le questionnement identitaire sur les anciens Pays-Bas, abordé sous l’angle du territoire, a déjà produit des résultats notables en rapport avec la genèse de l’imaginaire d’un territoire ou avec les dynamiques de la formation des identités régionales ou (sub)nationales ou urbaines. Sans évacuer totalement cette dimension territoriale ou spatiale dans la question identitaire, la notion d’appartenance peut en modifier l’approche. Le territoire n’est plus ici l’objet d’étude mais le cadre d’une analyse centrée sur l’identité définie comme un processus connectant l’individu aux autres. La chronologie envisagée est celle du long terme, Moyen Age et Temps Modernes, avant les grandes recompositions produites par les Révolutions de la fin du XVIIIe siècle. Le cadre géographique, bien que centré sur les anciens Pays-Bas, n’est pas limité à ceux-ci pour autoriser les comparaisons avec d’autres régions.
En interrogeant les appartenances en rapport avec le groupe social ou le travail, l’institution ou la religion, mais aussi l’apparence, le sensible ou la langue, voire l’évènement consensuel ou conflictuel, ce colloque a pour objectif d’apporter un éclairage neuf sur la construction et la déconstruction, le fonctionnement, l’utilisation ou le dépérissement des identités dans la société d’Ancien Régime. Il s’agit de saisir, en introduisant des jeux d’échelle, la pluralité du processus identitaire, du niveau visible des appartenances jusqu’à un niveau plus intériorisé de conscience de soi ou des autres. 
Plusieurs axes de recherche peuvent être envisagés :
1. Identités : sources et méthodes. Comment les sources ont-elles orienté la construction des appartenances identitaires ?
2. Identités et altérités. Comment s’élaborent la genèse et la construction des identités dans le rapport à l’autre ?
3. Identités et extériorités. Comment s’effectuent l’affichage et l’extériorisation des identités ? 
4. Identités et conflictualités. Comment la cristallisation et les changements d’identités en période conflictuelle s’effectuent-ils ?
5. Identités et multiplicités. Comment l’identité individuelle se comporte-t-elle face aux identités collectives ? 
Informations pratiques : le comité d’organisation est composé d’Yves Junot (Université Valenciennes), Florian Mariage (Chercheur associé au CRHIDI, Facultés universitaires Saint-Louis) et Violet Soen (Katholieke Universiteit Leuven). Les réponses sont à adresser au plus tard le 31 juillet 2011 à yves.junot@univ-valenciennes.fr  ou violet.soen@arts.kuleu- -ven.be

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Réseau des médiévistes belges de langue française
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