Offre d’emploi – Ingénieur d’étude et Ingénieur de recherche pour le projet HORAE. Hours – Recognition, Analysis, Editions

Offre d’emploi 1 : ici
Offre d’emploi 2 : ici

L’agent sera affecté au sein de l’équipe de la Section de Paléographie latine de l’IRHT, sur le Campus Condorcet (Aubervilliers), dans le cadre du projet HORAE (Hours: Recognition, Analysis, Editions = Heures: Reconnaissance de l’écriture manuscrite, catégorisation automatique, éditions).

L’Institut de recherche et d’histoire des textes se consacre à la recherche fondamentale sur les manuscrits médiévaux et les imprimés anciens. L’histoire des textes écrits dans les principales langues de culture du pourtour méditerranéen, dont le latin et les langues romanes, y est traitée dans tous ses aspects : supports matériels de l’écrit, écriture et décoration, contenu textuel, iconographie, diffusion et réception.

Le projet HORAE (Hours – Recognition, Analysis, Editions) propose d’étudier les pratiques religieuses de la fin du Moyen Âge à travers les livres d’heures, le plus grand best-seller de tout le Moyen Âge et associe trois partenaires en Humanités et Sciences de l’Ingénieur du public et du privé pour une recherche transdisciplinaire : l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes (IRHT, UPR 841), la société TEKLIA et le Laboratoire des Sciences du Numérique de Nantes (LS2N, UMR6004). Les livres d’heures, avec plus de 5 000 témoins conservés, forment en effet un ensemble crucial pour comprendre l’univers mental médiéval. Pourtant leur contenu textuel est très peu étudié, alors que la production d’un si grand nombre de manuscrits est un phénomène culturel et industriel capital qui manifeste les profonds changements du monde religieux du bas Moyen Âge, avec, à la fois, le développement d’une production livresque proto-industrielle et le passage de l’économie de la demande à celle de l’offre, mais aussi l’éveil de l’individu et l’intériorisation de la foi, à une époque où l’encadrement ecclésial devient de plus en plus contraignant. Les livres d’heures sont à la fois des objets de luxe avec des enjeux de mise en scène sociale et des objets intimes, munis de fonctions dévotionnelle, mémorielle, eschatologique.

Voir :
https://horae.digital/
https://github.com/oriflamms/Horae
https://dev.clariah.nl/files/dh2019/boa/0192.html

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Missions :

* Participer à l’élaboration d’un corpus de sources et de données concernant la transmission écrite des textes au Moyen Âge dans le cadre du projet HORAE (Hours: Recognition, Analysis, Editions = Heures: Reconnaissance de l’écriture manuscrite, catégorisation automatique, éditions)
* Assurer la qualité et et l’exploitation des données résultant de l’indexation d’images par ordinateur, et d’assurer le suivi du projet
* Mettre en œuvre des outils de correction et d’analyse des données (GIS, analyses factorielles, etc.)

Activités

Offre 1 :
* établir les données de référence pour le projet : (a) mettre à jour et enrichir une base de données, déjà existante, sur les livres d’heures (recherche de numérisation disponibles et de manifests IIIF, mise à jour des données descriptives fondamentales, p. ex. lieu et date de production, écriture) ; (b) préparer un corpus de référence en TEI contenant les textes élémentaires des livres d’heures (océriser et structurer des éditions et répertoires) ; (c) procéder aux commandes de reproductions numériques et suivre les commandes; (d) participer au modèle de données ;
* spécifier et utiliser des outils ergonomiques : (a) participer à la veille sur les outils de visualisation ; (b) écrire les spécifications fonctionnelles pour des outils logiciels ergonomiques
* valider et corriger les résultats de traitements réalisés par intelligence artificielle sur les images et les textes (classifications de types de pages, segmentations de lignes, reconnaissance de texte ; identifications de textes ;
* mettre en oeuvre des outils d’analyse historique (outils statistiques, analyses factorielles et de réseaux, GIS) ;
* participer aux tâches d’administration et de dissémination : (a) suivi administratif, (b) rédactions de rapport pour l’Agence Nationale de la Recherche ; (c) communiquer et disséminer les développements en cours et les résultats scientifiques (blog scientifique, twitter) ;

Offre 2 :
* établir les corpus de référence: (a) réviser les tables de contenu; (b) définir le format pour XML-TEI; (c) transcrire des textes inédits
* valider le corpus textuel d’étude et les métadonnées associées: (a) au niveau structurel, comprendre les structures liturgiques et les subdivisions des livres d’heures; (b) au niveau élémentaire, identifier les unités textuelles selon leur source biblique, les éditions existantes et les fonctions liturgiques
* éditer de façon critique des textes inédits, latins et français.
* analyser la circulation des textes, la personnalisation des livres et la nature dévotionnelle et liturgique des textes du corpus

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Appel à contribution – 5e colloque international sur la formule au Moyen Âge / Conference formulas in medieval culture

English version below

Paris, 17-19 juin 2020

Pour sa cinquième édition, le colloque bisannuel sur la formule au Moyen Âge aura lieu les 17-19 juin 2020 sous l’égide de Sorbonne-Université et de l’American University of Paris (CEMA, OPVS, STIH, AUP). La manifestation se déroulera dans les deux universités, dans le centre de Paris et donnera lieu à une visite médiévale.

Présentation

Les modes de pensée et de représentation médiévaux sont profondément marqués par l’usage de formes et de répétitions attendues et reconnaissables. Aussi, la définition de ce qu’est une « formule » dépend en large partie du matériau examiné. Les communications de ce colloque pourront interroger, entre autres, les champs suivants :

– culture matérielle (cuisine, costume, objets du quotidien…)
– science et technologie (traités, recettes, industrie…)
– musique (refrains, contrafacta…)
– littérature (poésie, théorie orale-formulaire, tournures consacrées…)
– codicologie (titres, colophons, illumination…)
– art (iconographie, gestes, inscriptions…)
– culture documentaire (serments, chartres, testaments, chroniques…)
– épigraphie (inscriptions funéraires, dédicatoires…)
– religion et dévotion (sermons, homélies, liturgie, hagiographie…)
– linguistique (politesse and interactions ritualisées, grammaire, sémantique…)

Pour répondre à l’appel à communications

Les propositions (CV d’une page, titre et résumé entre 200 et 300 mots avec une brève bibliographie de moins de dix titres) sont à envoyer avant le 1er novembre 2019 à formulaMA2020@gmail.com.

Les résumés et bibliographies seront expertisés anonymement avant la sélection ; le contenu de la communication y apparaîtra clairement. Les participants seront prévenus le 1er décembre 2020 au plus tard.

Langues: anglais, français.

Comité d’organisation
Florence Bourgne (Sorbonne-Université, CEMA)
Juliette Bourdier (University of Charleston)
Dino Meloni (Tours & Sorbonne-Université, CEMA)
Anna Russakoff (AUP)
Tatjana Silec (Sorbonne-Université, CEMA)
Géraldine Veysseyre (Sorbonne-Université, OPVS, STIH)

Title : CFP Conference formulas in medieval culture/La formule Médiévale

Lieu/Date of Conference : Paris 17-19 juin 2020

Deadline : November 1st/ 1er Novembre

Email : formulaMA2020@gmail.com

Directeur du Comité : Florence Bourgne

Conference formulas in medieval culture

The fifth biennial conference on formulas in medieval culture, hosted by Sorbonne-Université and the American University of Paris (CEMA, OPVS, STIH, AUP), will take place on June 17-19 2020. The event will be held in both universities (in Central Paris) and will include a me

Presentation

Medieval modes of thinking and representation rely heavily on the anticipated reiteration of recognizable forms or devices. Thus, the definition of a ‘formula’ varies depending on the material studied. Papers for this international and interdisciplinary conference can explore fields of inquiry including, but not limited to:

– material culture (cookery, fashion, everyday objects…)
– science and technology (treatises, recipes, industry…)
– music (refrains, contrafacta…)
– literature (poetry, oral-formulaic theory, set phrases…)
– codicology (titles, colophons, illumination…)
– art (iconography, gestures, inscriptions…)
– documentary culture (oaths, charters, wills, chronicles…)
– epigraphy (funerary inscriptions, dedications…)
– religion and devotion (sermons, homilies, liturgy, hagiography…)
– linguistics (politeness and ritualized interactions, grammar, semantics…)

To submit a proposal

Proposals for papers should be sent by 1 Novembre 2019 to formulaMA2020@gmail.com. Submissions should include a one-page CV. Abstracts will be between 200 and 300 words, plus a short bibliography (10 items max.).

Abstracts will be reviewed anonymously before the final selection and should describe clearly the contents of the intended paper. Speakers will be notified on 1 December 2020 at the latest.

Languages : English, French

Organizing committee

Florence Bourgne (Sorbonne-Université, CEMA)
Juliette Bourdier (University of Charleston)
Dino Meloni (Tours & Sorbonne-Université, CEMA)
Anna Russakoff (AUP)
Tatjana Silec (Sorbonne-Université, CEMA)
Géraldine Veysseyre (Sorbonne-Université, OPVS, STIH)

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Colloque – Building the Presence of the Prince: The Institutions Related with the Ruler ́s Works as Key Elements of the European Courts (XIVth-XVIIth Centuries)

Nowadays the rulers’ residences and convents (Royal Sites) are often seen by the general public as the curious dwellings of royal families, who lived isolated from society. However, such places were not only built for pleasure, but they belonged to a larger network of buildings and estates that together played an important role in the ruler’s administration. Apart from palaces, these domains often comprised forests, agricultural lands, watercourses and ponds, as well as defence works and industrial and commercial buildings such as mills, tollhouses, and factories. From the Middle Ages onwards, these networks of sites became increasingly important for the consolidation of the sovereign’s power, playing a key role in the promotion of their rule. To improve control over their domanial buildings and to ensure their upkeep, rulers set up permanent administrative bodies entrusted with their management. In principle, the centralization of their building management was a financial reform, however this reform should also be considered within the context of the expansion of the sovereign’s presence throughout the realm.

These building administrations have not been yet compared systematically, and it remains unclear to what extent such centralized bodies developed autonomously, responding to local conditions and requirements, or were part of international developments facilitated by the close networks of the European courts.

This symposium brings together scholars from various disciplines as a first attempt to compare these institutions on a pan-European scale from the late Middle Ages up to the end of the 17th century. It aims to investigate the relationships between the local idiosyncrasies of these organisations and their shared European characteristics. It addresses from a multidisciplinary perspective questions concerning the nature of such administrations, their purpose, organisational structure, and judicial status, as well as their role in the formation of the state.

Building the Presence of the Prince

Programme :

Friday 8 November

12:00 Registration
13:00 Welcome by officer KNOB Welcome by Jeroen Westerman, General Secretary of the Royal Dutch Archaeological Association.
13:05 Introduction by Merlijn Hurx and José Eloy Hortal Muñoz

13:30 Thomas Rapin (Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, Tours, France) Building for a Royal Prince around 1400 in France
14:00 Robert Stein (Leiden University) The Brabantine ‘Office of Works’ and the Centralization of Burgundian Administration
14:30 Merlijn Hurx (Utrecht University) Centralization and Decentralization in the Burgundian Building Administrations in the Low Countries
15:00 Coffee

15:30 Sarah Lynch (Friedrich-Alexander-University of Erlangen-Nürnberg Germany), Tradition, Interlopers, Reform: The Political and Artistic Context of the Prague Castle ‘Bauordnung’
16:00 Anna-Victoria Bognár (Justus-Liebig-Universität Gießen, Germany), Building Administrations in the Holy Roman Empire. A brief Overview of Multifaceted Developments and a Search for their Provisory Factors
16:30 Krista De Jonge (KU Leuven, Belgium), (Re-)building the Office of Works at the Brussels Court at the Dawn of the 17th Century. The Archdukes between Burgundy and Spain
17:30 End of first day

Saturday 9 November

09:30 Registration
10:00 Konrad Ottenheym (Utrecht University), Building the Prince’s Palaces: The Nassau Domains’ Council, Architects and Building Contractors
10:30 Sanne Maekelberg (KU Leuven, Belgium), Building Practice of the High Nobility in the Low Countries: The Architectural Mastermind of Charles of Croÿ (1560-1612)
11:00 Coffee

11:30 Manuel Rivero Rodriguez (UAM), Royal Palaces without Kings: The Viceregal Courts and the Integration of Kingdoms in the Spanish Monarchy
12:00 Koldo Trápaga (URJC, Spain) Power, Environment and Territory: The Royal Woodlands of the Portuguese Monarchy in a Pan-European Perspective (XV- XVIIth centuries)
12:30 Lunch

13:30 Simon Thurley (Institute of Historical Research/Gresham College, UK), Royal Ambition and the Stuart Office of Works 1604-1649
14:00 Fabian Persson (Linnaeus University, Sweden), Fracturing or Strengthening the Royal Presence: Dynasticism and Royal Places in Early Modern Sweden
14:30 Benjamin Ringot (Centre de recherches du château de Versailles), The Superintendence of the King’s Buildings at the Turn of the Grand Siècle: Between Tradition and Evolution, Jules Hardouin-Mansart’s Era
15:00 Coffee

15:30 Félix Labrador Arroyo (URJC, Spain) The Financing of the Junta de Obras y Bosques and the Royal Works of the Spanish Monarchy during the 17th Century
16:00 José Eloy Hortal Muñoz, The Role of Royal Sites in Shaping the Image of the European Dynasties during the Late Middle Ages and the Early Modern Times
16:30 Jeroen Duindam (Leiden University), The Spatial History of Princes and Courts: A Global View
17:00 Drinks
18:00 End of the second day

Informations pratiques :

VENUE: Museum Catharijneconvent Utrecht, Lange Nieuwstraat 38, Utrecht (NL) DATES: 8-9 November 2019
CHAIRS: José Eloy Hortal Muñoz (URJC) and Merlijn Hurx (UU)

This symposium is a collaboration of the Universidad Rey Juan Carlos, Madrid (URJC), and Universiteit Utrecht (UU), and is supported by the Spanish Ministry of Economy and Competitiveness, the Graduate School Art History, the Royal Netherlands Society of Architectural History (KNOB), Gemeente Utrecht and Stichting Professor van Winter fonds.

Source : KNOB

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Colloque – Reformatio ? Dire la réforme au Moyen age (XIIIe-XVe siècle)

En prônant la « réparation » du système de santé voire le « reengineering » de l’État tout entier, le premier ministre et le président actuels font tomber en disgrâce l’expression de « réforme de l’État » et rappellent que les mots ont en politique un passé et, dans certains cas, un passif. Cette éclipse temporaire ne doit cependant pas faire illusion : incantatoire, le terme de réforme continue d’être brandi tour à tour par les gouvernants et leurs détracteurs. Il sature et oriente discours et représentations politiques actuels. L’histoire du Moyen Âge occidental est quant à elle narrée selon une trame « réformiste », sans doute depuis l’époque moderne,  : réforme carolingienne, réforme clunisienne, réforme grégorienne, réforme cabochienne, etc. Pour autant, le terme de « réforme » n’est que très rarement un objet de discussion, voire de recherches, même si les historiens du fait religieux ont récemment pris une longueur d’avance en la matière.

Apparu sous la plume d’Ovide dans ses Métamorphoses et repris par Sénèque, le terme désigne à partir de saint Paul le principe d’être ré-formé, re-formé selon l’image du Christ. Il faudrait ensuite attendre le XIe siècle pour que le terme de réforme commence d’être, très sporadiquement, utilisé pour désigner en contexte monastique des changements organisationnels et institutionnels et non plus individuels : la reformatio ordinis ou la reformatio ecclesiae. Un premier tournant décisif serait atteint sous Innocent III, comme l’indique le 12e canon de Latran IV qui fait entrer, selon J. Barrow, la réforme dans le «  mainstream » de la pensée catholique. Devenue selon elle un « catchword » avec le concile de Constance (1414-8), la reformatio serait bientôt délaissée au profit de la « restauration » à partir de la Réforme.

Mais depuis quand les pouvoirs princiers et leurs opposants ont-ils revendiqué la reformatio ? À la manière du pape, l’empereur germanique « réformait » peut-être son empire depuis le XIIe siècle, mais dans une historiographie pourtant toute entière structurée autour de la Reichsreform, une enquête lexicale proprement dite n’a, comme ailleurs, jamais été menée.

Dans le royaume de France, c’est la lutte contre le pape Boniface VIII qui motiva Philippe le Bel à se saisir d’une reformatio que le pontife prétendait lui imposer à lui et à son royaume. Avant cette date, le roi de France était soucieux de correctio, d’emendacio et de restitutio, ces deux termes étant notamment centraux dans l’expérience politique menée par Louis IX au travers des vastes enquêtes de réparation, diligentées entre 1247 et 1270 pour restituer les biens mal acquis par son administration. Le Saint Louis réformateur est dès lors une reconstruction idéologique postérieure, véhiculée à partir de 1303 par les multiples ordonnances de « réformation » qui sont promulguées au nom d’un roi dont le prestige fut décuplé par la canonisation. Diligentées dès 1302, les nombreuses enquêtes dites elles aussi de « réformation » capitalisent également le prestige des investigations instituées par le roi saint, alors même qu’elles en changent totalement l’enjeu : elles corrigent les méfaits des officiers à l’égard des populations, certes, mais contre compensation financière, et répriment également les délits des sujets contre le roi. L’image du Louis IX « réformateur » provient enfin de la très célèbre ordonnance de 1254 dont la rédaction suscite l’emploi éphémère du verbe reformare, qui disparaît de la production normative royale passé 1256. Cette fugace apparition est sans doute liée à la législation du frère du roi, Alphonse de Poitiers, et au calame de Gui Foucois, le futur pape Clément IV, acteur central de la vie politique européenne du second XIIIe siècle. L’exemple capétien montre ainsi non seulement tout l’intérêt de prêter attention aux termes employés, mais également de retracer la double circulation des mots et des hommes de cours princières en cours princières.

C’est en effet sans doute à un autre méridional, Simon de Montfort, leader de la révolte baronniale des années 1258-1267, que l’on doit peut-être l’irruption brutale de la reformatio dans le champ politique plantagenêt. La dénonciation du pape, qui accuse les provisions d’Oxford d’avoir été prises par les barons sub pretextu reformandi statum regni, au prétexte de réformer l’état du royaume, ne change rien : la reformatio est bel et bien imposée à Henry III contre son gré. Si l’on déplace alors la focale vers les dynamiques sociales à l’œuvre, l’émergence du lexique réformateur viendrait cette fois-ci de la société politique, selon une logique ascendante et non plus descendante, comme dans le royaume de France. Les exemples plantagenêt et capétien attestent en outre de transferts certains entre le « religieux » et le « politique » au Moyen Âge qu’il conviendrait de mettre en lumière ailleurs. Enfin, le fait que la réformation soit toujours présentée dans les archives comme la reformatio du statum du royaume ou de l’Eglise, ouvre une dernière piste de réflexion, plus globale encore : le fonctionnement des deux termes « réforme » et Etat en binôme peut-il laisser penser que la revendication du vocabulaire réformateur par les pouvoirs médiévaux serait un indice de construction étatique ? C’est tout l’enjeu de ce colloque de mettre en évidence les contextes favorables à la revendication de la « réforme », son lexique, sa diffusion, ses promoteurs et ses détracteurs au sein d’une vaste société politique mêlant laïcs et ecclésiastiques.

Partir du vocabulaire réformateur stricto sensu (reform*), quitte à en démontrer l’extrême rareté selon les époques et les régions, revient dès lors à revendiquer une démarche singulière en histoire : l’approche régressive, puisqu’il s’agit en somme de retracer l’histoire d’un terme aujourd’hui à succès, d’en comprendre les significations passées et les usages. On ne peut toutefois s’en tenir à la seule reformatio, terme dont la diffusion paraît relativement tardive et qui est sans doute minoritaire face à d’autres lemmes privilégiés par les médiévaux. La documentation atteste en effet empiriquement l’existence d’un vocabulaire réformateur proprement médiéval, parfois antérieur à la reformatio ou parfois concurrent qu’il convient également de traquer : renov(are)- conserv(are)- innov(are)- restaur(are)- corr(igere)- emend(are)- restit(uere)- repar(are)- meliora(re), etc.

Enfin, la charge politique potentiellement explosive de la « réforme » au Moyen Âge, souvent revendiquée lors de révoltes ou de conflits de souveraineté, se trouve de plus totalement diluée par nos usages contemporains. Il s’agira donc d’orienter également la réflexion vers les usages historiens de cette notion. Que veut-on dire exactement quand on présente une époque, un règne, un acteur ou un document comme « réformateurs » ? Vanter le vent du changement à la manière de notre classe politique actuelle ? Montrer qu’il existait des périodes « lumineuses » et progressistes dans les longs dark ages médiévaux ? Si les médiévaux jugèrent bon d’accoler parfois, au verbe reformare l’adverbe in melius, n’était-ce pas qu’ils l’entendaient au contraire dans un sens essentiellement réactionnaire ? Ladner avait-il alors raison de dire que le XIIe siècle serait à la fois le siècle décisif de diffusion du lexique réformateur et de son basculement vers le progressisme ? Les médiévaux étaient-ils plus soucieux de purgation et de nettoyage, de correction et d’amende que de réforme ?

Reformatio - Colloque

Programme :

Jeudi 21 novembre
Salle multifonction 50 places

9h00- Accueil des participants

9h15-9h45 : Introduction (Marie Dejoux)

Première session : dire la réforme de l’Eglise
Présidence : Fabrice Delivré

10h00-10h30 : « Dire la « réforme » ? Enquête sur le lexique dit « re/réformateur » dans les corpus diplomatiques et théologiques (haut Moyen Âge-XIIIe siècle) » (Nicolas Perreaux, ingénieur de recherches, LaMOP)
10h45-11h15 : « Le lexique réformateur dans les lettres de deux pontifes successifs : Alexandre IV (1254-1261) et Urbain IV (1261-1264) » (Pascal Montaubin, maître de conférence, université de Picardie Jules Verne, TRAME)
11h30-12h00 « La réforme dans le procès conciliaire contre le pape Eugène IV. Bâle, années 1430 » (Emilie Rosenblieh, maître de conférence, université de Franche Comté, centre Lucien Febvre)
Pause déjeuner

Deuxième session : le gouvernement et le vocabulaire réformateur
Présidence : Didier Panfili

14h-14h30- Reformatio et vocabulaire réformateur dans la littérature didactique communale. Italie XIIIe-XIVe siècles. (Carole Mabboux, membre de l’Ecole française de Rome)
14h45-15h15- La réforme est-elle un mode de gouvernement chez les Angevins ? Les ordonnances et statuts des rois de Sicile pour la Provence jusqu’au règne de Jeanne Ire. (Thierry Pécout, professeur des universités, université Jean Monnet (Saint-Étienne), UMR LEM-CERCOR)
15h30-16h00- L’inscription de la « réforme » dans l’ordre du jour politique du royaume de Castille au cours de la première moitié du XIVe siècle (François Foronda, maître de conférence, université Paris 1, LaMOP)
16h15-16h45- Reformatio in absentia. Quels champs lexicaux pour évoquer la réforme en Angleterre à la fin du Moyen Âge ? (Aude Mairey, directrice de recherches CNRS, LaMOP)

Vendredi 22 novembre
Salle multifonction 50 places

9h00- Accueil des participants

Troisième session : le vocabulaire réformateur dit d’en haut et dit d’en bas
Présidence : Julie Claustre

9h15- 9h45 : « Pour la multitude d’officiers qui ont esté de par nous ordenéz ou temps passé… » Discours royaux autour de la régulation du nombre des officiers aux XIVe et XVe siècles (Amable Sablon du Corail, Archives nationales, responsable du département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime)
10h-10h30 : L’usage du lexique de la reformatio par les contribuables dauphinois, 1370-1478 (Anne Lemonde, maître de conférence, université Grenoble-Alpes, LUHCIE)
10h45-11h30 : La « réforme » dans les révoltes princières, l’exemple de la guerre du bien public et de la guerre folle (Joël Blanchard, professeur émérite, Le Mans Université, 3L.AM- LaMOP, Olivier Mattéoni, professeur des universités, université Paris 1, LaMOP)
Pause déjeuner

Quatrième session : dire la réforme en assemblée
Présidence : Marie Dejoux

14h00- 14h30 : L’idée de réforme et son vocabulaire dans les procès-verbaux d’assemblées parlementaires. Couronne d’Aragon, XIVe siècle. (Alexandra Beauchamp, maître de conférence, université de Limoges, CRIHAM)
14h45-15h15 : Vocabulaire réformateur dans la séquence des Etats généraux 1355-1358 (Gaëtan Bonnot, PRAG, université Paris, LaMOP, PIREH)

Ouverture historiographique

15h30-16h00 : De la réformation à la Réforme : l’historiographie allemande sur la Reichsreform (Gisela Naegle, docteur et chargée de cours, Justus-Liebig-Universität, Giessen)
16h15-16h45 : Conclusions (Claude Gauvard, professeur émérite, université Paris 1, LaMOP)

Colloque organisé grâce au soutien de la politique scientifique de l’université Paris 1 et du LaMOP.

Informations pratiques :

Colloque international

21-22 novembre 2019

Centre de colloques du Campus Condorcet
10 rue des Fillettes, 93300 Aubervilliers

Organisée par Marie Dejoux avec le soutien de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et du LaMOP

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Séminaire – Cycle de conférences 2019-2020 (CEMR, UCLouvain)

Le Centre d’études sur le Moyen Âge et la Renaissance, héritier de l’Institut d’études médiévales, vise à fédérer des chercheurs et enseignants de l’UCLouvain intéressés par l’étude du Moyen Age et de l’aube des Temps Modernes.

La perspective est transdisciplinaire, tant il est vrai que la perception de ces périodes est favorisée par le dialogue entre divers domaines : histoire, langue et littérature, art, religion, philosophie.

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Programme :

Mardi 22 octobre, 18h30 (Salle du Conseil ISP)
Chloé McCarthy (ULB) – Présentation du livre Jean Molinet, Le Roman de la Rose moralisé
Répondant, Craig Baker (ULB)

Jeudi 21 novembre, 18h30 – Salle du Conseil FIAL
Anne-Laure Van Bruaene (UGent) – La piété incarnée. Les maisons du Saint-Sacrement aux Pays-Bas entre culte et iconoclasme (1450-1600)

Mercredi 4 décembre, 18h30 – salle du Conseil ISP
Cesarre Mascitelli (UNamur) – Éditer les versions franco-italiennes de la Chanson d’Aspremont : enjeux, stratégies et résultats

Mardi 3 mars, 18h30 – Salle du Conseil FIAL
Xavier Hermand (UNamur) – Le XVe siècle : âge d’or des scriptoria monastiques ?

Jeudi 26 mars, 18h30 – Salle du Conseil FIAL
Geert Claassens (KULeuven) – Why did he do it? A puzzle in the Middle Dutch Lansloet van Denemerken

Mercredi 6 mai, 18h30 – Salle du Conseil FIAL
Alain Marchandisse (ULiège) – Aspects de la politique matrimoniale des ducs de Bourgogne

Source : CEMR – UCLouvain

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Colloque – The physics of parchments: experimental and historical approaches

In the frame of the Pergamenum21 project of the University of Namur, the conference will gather for the first time in Belgium experts in scientific and historical studies on parchments. It will be interdisciplinary and international, with speakers from United Kingdom, Germany and France. The focus will be on the physics of the parchment material and the synergy between experimental and historical approaches, at the boundary between sciences and humanities. The sessions will be organized according to the different disciplines and techniques involved (history, bio-archaeology, physical optics, analytical methods, conservation and restauration), with emphasis on synergies between these approaches. The conference will favour networking of various projects currently running across Europe, where researchers of a relatively small but active community just begin to know each other and to collaborate.

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Programme :

Thursday 28 November 2019

12:30 : Welcome & registration
12:50 : Prof. Olivier Deparis (UNamur, Belgium) | Introduction

Plenary session | Chairman T. Falmagne (Luxembourg National Library, Luxemburg)

13:00 : Prof. Matthew Collins (University of Cambridge, UK) | Medieval libraries as archives of domestication
14:00 : Prof. Olivier Deparis (UNamur, Belgium) | The Orval Abbey project
14:45 : Coffee break

Session « Analytical techniques » | Chairman: Johan Wouters (UNamur, Belgium)

15:00 : Dr. Laurianne Robinet (CRC, FR) | Retrieving knowledge from the Chartres fire-damaged medieval manuscripts
15:45 : Angel M.F. Alvarez (UNamur, Belgium) | Animal species identification in parchments by light
16:30 : Coffee break

Session « Conservation & Restauration » | Chairman: Catherine Charles (UNamur, Belgium)

16:45 : Prof. Dr Lieve Watteeuw (KUL, Illuminare, Center for the study of Medieval Art, Belgium) | Historical parchment restoration. Reflections on materials, techniques and degradation
17:30 : Prof. Andrea Pataki – Hundt (Cologne Institue for Coservation Sciences, DE) & Rest. M.A. Marie Kern (LWL Museum, Munster, DE) | Accelerated Ageing of Parchment – investigation of a low-heat approach
19:30 : Gala dinner

Friday 29 November 2019

08:45 : Welcome coffee & croissants

Session « Imaging techniques » | Chairman: Laurianne Robinet (CRC, France)

09:00 : Dr Gaël Latour (Univ. Paris-Saclay, FR) | The potential of nonlinear optical microscopy to non-invasively quantify the degradation state of historical parchments
09:45 : Julie Bouhy (UNamur, BE) | Imaging birefringence in parchments

10:00 : Dr Andreas Janke (University of Hamburg, DE) | Multispectral Imaging of Medieval Music Manuscripts
10:45 : Coffee break

Session « Animal skins » | Chairman: Matthew Collins (University of Cambridge, United Kingdom)

11:00 : Dr Annelise Binois (Université de Paris Panthéon-Sorbonne/Université de Copenhague) | Exploring past animal disease through the biological study of parchment
11:45 : Dr Richard Thomas (University of Leicester, UK) | The changing size and shape of livestock in medieval and post-medieval England
12:30 : Lunch break

Session « Historical studies » | Chairman: François Bougard (IRHT Paris, France)

14:00 : Dr Jean-François Nieus (UNamur, Belgium) & Dr Nicolas Ruffini-Ronzani (Univ. Versailles-Saint-Quentin, France) | Medieval parchment charters: Orval and beyond
14:45 : Dr Richard Thomas (University of Leicester, UK) | Zooarchaeological evidence for a possible parcheminerie at Green Shiel, Lindisfarne
15:30 : Zina Cohen (BAM, Berlin & EPHE Paris, FR) | Parchment production from Antiquity to Medieval time using Jewish manuscripts from the Dead Sea Scrolls and from the Cairo Genizah

16:15 : Coffee break
16:30 :: Round table & discussions

17:00 : Concluding remarks | Paul Bertrand (UCL, Belgium)
17:30 : Farewell drink

Informations pratiques :

University of Namur
28-29 November 2019

Inscription : ici

Comité organisateur :
Paul Bertrand (UCLouvain)
Catherine Charles (UNamur)
Olivier Deparis (UNamur)
Karin Derochette (UNamur)
Xavier Hermand (UNamur)

Comité scientifique :
Matthew Collins (Copenhagen Univ., Denmark & Cambridge Univ., United Kingdom)
Olivier Deparis (UNamur)
Xavier Hermand (UNamur)
Angel Martin Fernandez Alvarez (UNamur)
Jean-François Nieus (UNamur)
Etienne Renard (UNamur)
Nicolas Ruffini-Ronzani (Univ. Versailles-Saint-Quentin, France)
Johan Wouters (UNamur)

Source : Pergamenum 21 – UNamur

Publié dans Conférences

Colloque du RMBLF – Philologie sur mesure. Approches de la stratigraphie du texte et du document médiéval

Que l’on songe à la définition de la philologie donnée par Paul Zumthor dans l’Encyclopedia Universalis ou par Jean Rychner dans ses Remarques sur les introductions phonétiques aux éditions de textes en ancien français, au parcours à travers les différents sens que revêt le mot dans les langues modernes proposé par Alberto Varvaro au début de sa Première leçon de Philologie, ou plus récemment encore à la définition de Frédéric Duval dans Les Mots de l’édition de textes, au gré des pratiques ecdotiques observées dans les différentes traditions nationales, la discipline semble marquée par des limites relativement lâches. Chaque œuvre requiert ainsi une approche sur mesure, et le travail de l’éditeur est finalement guidé par les contours de l’objet d’étude lui-même, qui contrarient parfois certaines intuitions ou conjectures préalables à toute entreprise de recherche. Par ailleurs, la représentation d’une réalité textuelle en mouvement, voire en points de suspension, représente souvent l’un des enjeux de l’édition d’un texte du Moyen Âge.

Cette journée d’étude portera sur des cas où la stratigraphie de l’objet d’étude impose de tordre les méthodes philologiques traditionnelles : soit parce qu’elle implique une remise en question et un dépassement des perspectives ecdotiques généralement adoptées, soit parce que la spécificité d’une tradition textuelle invite à exploiter ou à envisager un format de publication moins canonique, voire les deux à la fois.

On abordera l’œuvre ancienne selon une perspective double : d’une part, en tant que document, témoin individuel, extrait d’un livre et d’un cadre socio-culturel, marqué par un ductus et des particularités dialectales propres, que le travail du chercheur s’attache à rendre accessible et exploitable ; d’autre part, en tant que texte, matérialisé par un ou plusieurs témoins, que l’entreprise philologique tend à interpréter dans la diachronie d’une tradition plus ou moins vaste.

L’interrelation entre ces deux approches sera au centre des échanges. Les intervenants présenteront des cas concrets, des expériences et des expérimentations philologiques invitant à renouveler les pratiques traditionnelles.

Philologie sur mesure

Programme :

Mercredi 13 novembre

9h Accueil des participant·e·s
9h30 Ouverture du colloque par Laure Fagnart, Directrice de l’Unité de recherches Transitions, et Nadine Henrard, Présidente du Département de Langues et littératures romanes

9h45 Introduction par Adélaïde Lambert et Anh Thy Nguyen

Séance 1 – Écrits diplomatiques et ms. original

10h Emilie Mineo (UNamur) – Comment éditer des originaux multiples à la tradition lacunaire ? Le cas des chirographes échevinaux de Tournai du XIIIe s.
10h20 Joanna Poetz (Trinity College Dublin) – Les Traités vaudois conservés à Dublin : une édition critique des mss.260,262,263 et 267 de la bibliothèque de Trinity College Dublin
10h40 Discussion modérée par Mattia Cavagna

Séance 2 – Autographie, révisions et corrections

11h30 Simon Smets (Boltzmann Institute for Neo-Latin Studies, Innsbruck) – Au bureau de l’auteur : les autographes de Basinio da Parma
11h50 Giulia Barison (Università di Siena / ULiège) – Il codice acquisiti e doni 70 della Biblioteca Mediceo Laurenziana di Firenze : un caso di autografia ?
12h10 Discussion modérée par Paola Moreno
12h30 Dîner

Séance 3 – Traditions manuscrites et imprimées des sommes en prose à la fin du Moyen Âge

14h Massimo Dal Bianco (Università di Siena / EPHE, Paris) – Un manoscritto quasi unico : il caso della Suite Guiron
14h20 Grace Baillet (Université du Littoral-Côte-d’Opale) – Imprimés anciens et tradition textuelle : éditer la mise en prose de Guerin de Montglave
14h40 Véronique Winand (Università di Siena /ULiège) – Pour l’édition critique de la princeps des Prophecies de Merlin (Paris, Vérard, 1498)
15h00 Discussion modérée par Géraldine Veyssère

Séance 4 – Autour de l’Ovide Moralisé

16h Pauline Otzenberger (UCLouvain) – Copies, croisements et particularités dans les témoins en vers et en prose de l’Ovide moralisé
16h20 Thibaut Radomme (Université de Fribourg) – Deux versions, une édition : les gloses des manuscrits A1, F, G1, G3 à l’épreuve de l’histoire de la réception médiévale de l’Ovide moralisé
16h40 Discussion modérée par Nadine Henrard

17h-18h : Conférence de Gabriele Giannini (Université de Montréal) – Un texte, plusieurs témoins : le schéma et son contre-pied

Jeudi 14 novembre

9h20 Accueil des participant·e·s

Séance 5 – Pluridimensionalité du stemma et du ms. de base

9h50 Isabelle Godeby (Universität Zürich) – Comment éditer l’amalgame Miroir du monde-Somme le roi ?
10h10 Louis-Patrick Bergot (Sorbonne Université) – La réception manuscrite de l’Apocalypse en français au Moyen Âge : comment appréhender un corpus aussi tentaculaire ?
10h30 Discussion modérée par Craig Baker (ULB)

Séance 6 – Stratigraphies des livres de notaires

11h30 Francesco Giancane (Scuola Normale Superiore di Pisa) – Lo zibaldone di ser Piero (1458-1464). Problemi di metodo nell’edizione della « poesia popolareggiante » del basso Medioevo
11h50 Aude Sartenar (Université de Genève / ULiège) – Questions stratigraphiques soulevées par le ms. Foix,Archives départementales, oc. F1, contenant les Chroniques des comtes de Foix d’Arnaud Esquerrier
12h10 Discussion modérée par Nicola Morato (ULiège)
12h30 Dîner

14h-15h : Conférence de Géraldine Veysseyre (Sorbonne Université) – Faire entorse au bédiérisme français ? Pour une édition reconstructiviste de la Légende dorée traduite par Jean de Vignay

Séance 7 – Plusieurs versions, une seule édition ?

15h30 Chloé McCarthy (ULB) – Quelques réflexions autour du stemma bipartite : le
cas de la tradition mixte du Roman de la Rose moralisé
15h50 Alessio Marziali Peretti (Université de Montréal) – « Et ieu revit vos a dobler » : Guillaume d’Aquitaine à l’épreuve du numérique
16h10 Luca Gatti (Università di Padova) – L’edizione di testi trovierici : qualche esempio
16h30 Discussion modérée par Gabriele Giannini

17h00 : Conclusions – Tania Van Hemelryck (UCLouvain) et Olivier Delsaux (UCLouvain – Université Saint-Louis Bruxelles)

Informations pratiques :

Les 13 et 14 novembre 2019
Université de Liège
7, Place du XX Août – 4000 Liège Salle Wittert

Comité organisateur :
– Anna Constantinidis (UNamur)
– Nadine Henrard (ULiège)
– Adélaïde Lambert (ULiège)
– Alain Marchandisse (ULiège)
– Anh Thy Nguyen (UCLouvain)
– Giovanni Palumbo (UNamur)

Comité scientifique :
– Mattia Cavagna (UCLouvain)
– Olivier Delsaux (UCLouvain – Saint-Louis Bruxelles)
– Nadine Henrard (ULiège)
– Paola Moreno (ULiège)
– Giovanni Palumbo (UNamur)
– Les membres du R.M.B.L.F.

Source : RMBLF

Publié dans Activités du RMBLF, Conférences