Publication – Nouvelle revue : Ædificare. Revue internationale d’histoire de la construction

Le premier numéro de la revue Aedificare est paru chez Classiques Garnier. Elle est disponible par abonnement ou par l’achat du numéro. Dans ce dernier cas, vous pouvez télécharger le bon de commande en cliquant sur ce lien Bon de commande Aedificare

Les abonnements à la revue (2 nos par an) donnent droit à la version papier et à la version numérique. Les commandes peuvent s’effectuer en ligne auprès de l’éditeur et, en ce qui concerne les étudiants et les adhérents de l’AFHC.

Prix au numéro : 29€
Particuliers (France/Etranger) : 49 € / 56 €
Institutions (France/Etranger) : 80€ / 87 €
Les tarifs pour l’étranger sont prévus HT port compris.

Ardificare

Table des matières :

Philippe BERNARDI, Robert CARVAIS et Valérie NÈGRE, Éditorial, p. 13-22
Philippe BERNARDI, Robert CARVAIS and Valérie NEGRE, Editorial , p. 23-32

Robert CARVAIS et Valérie NÈGRE, À propos de la revue, p. 33-37
Robert CARVAIS and Valérie NEGRE, About the Journal, p. 39-43

Virginie MATHÉ, Le bois de construction en Grèce du IV e au II e siècle avant Jésus-Christ. Quelques considérations d’ordre économique, p. 45-62

Si les comptes de construction des sanctuaires de Delphes, d’Épidaure et de Délos sont les seuls documents à donner des prix pour le bois de construction, ils ne se prêtent pas à une mise en série statistique. En  revanche, ils permettent de mieux définir les cadres économiques de l’exploitation de  ressources locales, régionales et plus lointaines, du transport et de la commercialisation des différentes essences ainsi que de leur mise en œuvre par des charpentiers, des menuisiers et des ébénistes.

Marion FOUCHER, La pierre pour elle-même. Gestion, statut et perception d’un matériau en Bourgogne à la fin du Moyen Âge, p. 63-92

L’observation du parcours de la pierre, hors des questions de son extraction et de sa mise en œuvre, est l’occasion d’observer les pratiques et la gestion que son emploi impose, le statut qu’elle a pour les bâtisseurs du Moyen Âge dans et hors du chantier. La richesse des sources dijonnaises des XIV e et XV e siècles, et la confrontation des données textuelles et archéologiques, sont l’occasion de réfléchir à quelques aspects de ce processus. L’enquête que nous proposons ici s’articule autour de trois idées, liées au lieu, à la valeur, notamment au travers de la question du recyclage, et au statut de cette pierre qui n’a plus de lien avec la carrière et pas encore avec le mur.

Francesca SALATIN, Volte, “cieli” e caementa. La Basilica di Massenzio come fonte per gli architetti, p. 93-116

Il contributo prende in esame il successo della Basilica di Massenzio nell’architettura del Quattro e Cinquecento, quale modello portatore di un’eredità formale e tecnica. La basilica entra in gioco – più o meno direttamente – in edifici e progetti diversi, significativi perché modelli a loro volta. Si è inoltre cercato di osservare la basilica come esempio a cui guardare in termini di scelte costruttive, cercando di capire debiti e punti di distanza tra l’antico e la sua ripresa.

Émeline ROTOLO, Vers une approche des chantiers de restauration des cathédrales concordataires comme espaces sociologiques dans les archives de l’administration des Cultes au, XIXe siècle, p. 119-146

Les chantiers des cathédrales concordataires ne se résument pas qu’en l’exécution de contrats mais constituent des lieux et des parcours de vies individuelles et collectives, des espaces de souffrance et de reconnaissance, de faillite et de réussite. L’État tente de s’affirmer comme bon gestionnaire soutenant les entreprises locales et les métiers d’art dotés d’un savoir-faire unique, régulateur du chômage, parfois répressif, il revêt une dimension sociale par l’octroi de secours et de récompense aux ouvriers en cas d’accidents du travail et de services exceptionnels rendus.

Hélène VACHER, Les terrains de la guerre et la « construction instantanée » à la fin du XIXe siècle. Georges Frédéric Espitallier et la culture constructive du génie militaire, p.  147-166

L’article examine un système de constructions durant les années 1880-1900. La production de métal s’est considérablement accrue et fer, fonte, puis acier gagnent la construction. L’arme du Génie militaire s’intéresse à la construction légère industrialisée. Le Lt. Colonel Georges Frédéric Espitallier (1849-1923) participe au développement de plusieurs modèles dont un système de construction à ossature métallique tubulaire qui entre avec succès en concurrence avec les principaux systèmes contemporains.

VARIA

Philippe BERNARDI, Les statuts des plâtriers et couvreurs d’Avignon (1595), p. 169-199
L’édition proposée est celle des statuts de la confrérie des plâtriers et les couvreurs d’Avignon. Elle est précédée d’une restitution du cheminement par lequel ce livre, est passé des responsables de la confrérie à la bibliothèque de Carpentras. C’est, ensuite, la genèse et la datation de cet ensemble composite qui est abordée. Puis l’analyse se concentre sur la confrérie professionnelle des plâtriers et couvreurs d’Avignon et sur son histoire. Enfin, la présentation s’achève sur une analyse de la lettre même des statuts.

Robert CARVAIS, Liste des 90 thèses françaises en préparation en « histoire de la construction », p. 201-215
Ce recensement des thèses en cours de préparation en France dans le champ de l’histoire de la construction témoigne une vivacité et une richesse sans égal pour porter haut et fort les intérêts de notre communauté scientifique.

COMPTES RENDUS

Lino Traini, La lavorazione della calce dall’antichità al medioevo.Roma e le province dell’Impero (Philippe Bernardi), p. 219-221

María Isabel, Álvaro Zamora, Javier Ibáñez Fernández (dir.), La arquitectura en la Corona de Aragón entre el Gótico y el Renacimiento (1450-1550). Rasgos de unidad y diversidad, (Philippe Bernardi), p .221-223

Florian Meunier, Martin et Pierre Chambiges. Architectes des cathédrales flamboyantes (Philippe Bernardi), p. 223-226

Susan Verdi Webster (College of William and Mary), “Masters of the Trade. Native Artisans, Guilds, and the Construction of Colonial Quito”, Journal of the Society of Architectural Historians (Robert Carvais), p. 226-229

Claudia Murray, “The regulation of Buenos Aires’ Private Architecture during the late Eighteenth Century” in Architectural History. Journal of the Society of Architectural Historians of Great Britain (Robert Carvais), p. 230-234

Laurent Baridon, Jean-Philippe Garric et Gilbert Richaud (textes réunis par), Les leçons de la terre. François Cointeraux (1740-1830), professeur d’architecture rurale (Robert Carvais), p. 235-239

Stéphanie Van de Voorde, Inge Bertels et Ine Wouters (ReUse-Ae- lab) (dir.), Post-War building Materials in Housing in Brussels 1945-1975 / Matériaux de construction d’après-guerre dans l’habitation à Bruxelles 1945-1975 – Yvan Delemontey, Reconstruire la France. L’aventure du béton assemblé. 1945-1955 (Robert Carvais), p. 240-247

Franz Graf, Giulia Marino (a cura di), Les dispositifs du confort dans l’architecture du XX e siècle : connaissance et stratégies de sauvegarde – Building Environment and Interior Comfort in 20th-Century architecture : Understanding Issues and Developing Conservation Strategies (Alberto Bologna), p. 248-251

COMPENDIA

Constructional Timber in Greece from the 4 th to the 2 nd century AD: some Economic Considerations (Virginie Mathé), p. 255-256

Stone for its Own Sake: The Management, Status and Perception of a Material in Burgundy in the Late Middle Ages (Marion Foucher), p. 256-257

Vaults, “Cieli”, and Caementa. The Basilica of Maxentius: a Source for Architects (Francesca Salatin), p. 258-259

Towards an Approach to the Restoration Worksites of Concordatory Cathedrals: as Sociological Spaces in the Archives of the Administration of Cults in the Nineteenth Century (Émeline Rotolo), p. 259-260

The War Terrain and “Ready-Made” Building at the End of the 19th Century: Georges Frédéric Espitallier and the Technology of Military Engineering (Hélène Vacher), p. 261-262

The Statutes of the Plasterers and Roofers of Avignon (1595) (Philippe Bernardi), p. 262-263

Présentations des auteurs et résumés, p. 265-267

Source : Aedificare

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Offre d’emploi – Johan Huizinga Fellowship for Historical Research at Rijksmuseum Amsterdam

The Johan Huizinga Fund/Rijksmuseum Fund offers outstanding candidates the opportunity to conduct historical research into objects in the Rijksmuseum collection. Candidates are invited to submit a research proposal that draws on these objects as subject material and as sources of information. The Johan Huizinga Fellowship is awarded annually for a six-month period. The Rijksmuseum will endeavor to enable publication of the Fellow’s research, for example in the series Rijksmuseum Studies in History or in The Rijksmuseum Bulletin. The Rijksmuseum will provide working space for the Fellows, in order to stimulate an exchange of knowledge, ideas and experience. Access will be provided to all necessary information in the museum, as well as to the library and the resources of the Netherlands Institute for Art History (RKD) in The Hague.

1962

Eligibility

  • The Johan Huizinga Fellowship is open to MA graduates, as well as PhD students and post-doctoral candidates.
  • Fellowships are open to candidates of all nationalities and with varied specialisms.
  • Candidates should have proven research capabilities, academic credentials and excellent written and spoken knowledge of two languages (English and preferably Dutch or German).

Funding

Fellowship stipends are awarded to help support a Fellow’s study and research efforts during the tenure of their appointment. Funding is available for one Johan Huizinga Fellowship a year. The stipend of €16,500 (subject to taxes and deductions) is for a period of six months commencing 1 September 2018, the start of the academic year. The Rijksmuseum will cover visa fees for the Fellow, but not for dependents.

Application and procedure

Complete applications have to be submitted through the online application system. Please follow the link below to learn about the required documents for application.

The closing date for all applications is 14 January 2018, at 6:00 p.m. (Amsterdam time/CET), but candidates are encouraged to apply at their earliest convenience. No applications will be accepted after the deadline. All applications must be submitted online and in English. Applications or related materials delivered via email, postal mail, or in person will not be accepted.

Selection will be made by an international committee in February 2018. The committee consists of eminent scholars in the relevant fields of study from European universities and institutions, and members of the curatorial staff of the Rijksmuseum. Applicants will be notified by 1 March 2018. All Fellowships will start in September 2018.

Source : Rijksmuseum Amsterdam

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Base de données – EDITEF. L’Edition Italienne dans l’Espace Francophone à la première modernité

Accès : ici

La base de données EDITEF est un outil bio-bibliographique permettant l’exploitation de données qui concernent des collections de livres imprimés entre 1450 et 1630 en langue italienne conservées dans l’espace francophone pendant l’Ancien Régime. La base rends également disponibles des informations, connues ou inédites, concernant les personnages engagés dans le monde de l’édition (imprimeurs, libraires, correcteurs, graveurs de caractères, traducteurs, etc.) et de la conservation (collectionneurs, bibliophiles, professeurs), tout en décrivant leur activité au sein des collectivités (associations d’imprimeurs, institutions religieuses et laïques, académies). EDITEF permet de relier des exemplaires à leurs possesseurs grâce à un travail de dépouillement des données émergeant de documents manuscrits (inventaires, testaments.) ou de l’analyse des imprimés consultés.

EDITEF

Présentation du projet :

Le projet EDITEF (L’Edition Italienne dans l’Espace Francophone à la première modernité) nait de la nécessité de renouveler les connaissances sur la production, la diffusion et la conservation d’ouvrages en italien dans les régions francophones à la première modernité, qui ont donné lieu à des corpus indispensables à l’essor de l’Humanisme et de la Renaissance dans l’Europe continentale. Ce projet est le fruit de la collaboration préalable de nombreux chercheurs français et étrangers qui, pendant une année, ont mis à profit leurs compétences afin de dessiner le périmètre thématique, chronologique et linguistique d’un projet qui portera sur des aspects socioculturels, bibliographiques et prosopographiques.

Cette coordination entre spécialistes de provenances disciplinaires et géographiques diverses a été possible, dans un premier temps, grâce au soutien scientifique et financier de plusieurs institutions : le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours (UMR 7323 du CNRS – Université de Tours), la Maison de Science de l’Homme Val de Loire, les laboratoires LASLAR (Lettres Arts du Spectacle Langues Romanes EA 4256 ) et LLS (Langages, Littératures, Sociétés) de l’Université de Savoie, la Maison de la Recherche en Sciences humaines (USR 3486) de l’Université de Caen Basse-Normandie et la Bibliothèque Mazarine (Paris). Ces institutions soutiennent depuis longtemps des recherches fondamentales dans le domaine de l’histoire du livre, dans un effort conjoint de mettre en valeur le patrimoine écrit par le biais de publications, d’expositions, de programmes de recherche (Bibliothèques Virtuelles Humanistes, RICERCAR) ou encore grâce à des projets de moissonnage de données. Le projet en question est actuellement financé par l’Agence Nationale pour la Recherche et bénéficier de l’étroite collaboration du département de Beni Culturali de l’Université de Bologne, site de Ravenne.

Le projet EDITEF vise à coordonner des recherches innovantes sur les acteurs de la production, de la commercialisation et de la conservation du livre italien et de ses traductions françaises, tout en proposant une approche originale de l’étude de la circulation de ces ouvrages d’une région à l’autre, explorant les principales voies commerciales et de transport, le colportage et les grandes foires. Une attention particulière sera consacrée aux ressortissants italiens installés dans l’espace francophone (marchands, imprimeurs-libraires, polygraphes, etc.) qui témoignent, tout en l’alimentant, d’une culture de l’exil dont on a souvent sous-évalué les retombées économiques.

Afin de mesurer l’indice de compénétration de la culture italienne en France, dans la Suisse romande et dans la Belgique méridionale, on envisage l’étude des collections publiques et privées actuellement existantes et des fonds libraires lacunaires et dispersés présents au nord des Alpes (XVIe-XVIIIe siècles). L’analyse des inventaires des collections et des legs des collectionneurs, ainsi que les correspondances entre bibliophiles, permettront de mieux quantifier l’ampleur d’un phénomène qu’on qualifierait d’« italianisme bibliophilique », tout en traçant la carte du livre italien au sein des différentes régions.

Le projet EDITEF prévoit également la mise en place de plusieurs outils numériques permettant l’exploitation des données collectées et leur divulgation tout au long du projet. Il s’agira en effet de constituer un portail multifonctionnel : ce portail, qui ambitionne de devenir un relai d’information essentiel pour toute initiative portant sur le livre italien (relevant aussi bien des recherches des partenaires pressentis que d’autres institutions), donnera accès à une base de données bio-bibliographique portant sur les acteurs de l’édition italienne dans l’espace francophone et consacrée aux collections libraires.

Source : EDITEF

 

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Séminaire – Séminaire de recherche du Centre Michel de Boüard 2017 – 2018

Séminaire histoire, archéologie et civilisations des mondes antiques et médiévaux
Responsable : Christine Delaplace

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17 nov. 2017 * | Archéologie des îles, de Jersey à la Croatie
Resp. : L. Bourgeois et Chr. Maneuvrier (Unicaen, Craham). Campus 1, bâtiment Droit, salle du Belvédère, DR 408.

01 déc. 2017 * | Le roi bouc émissaire Resp. : D. Jeanne (Université du Havre, Craham). Campus 1, bâtiment A, amphithéâtre Physique, AC 109.

26 jan. 2018 * | Actualité de la recherche au Craham
Resp. : Chr. Delaplace (Unicaen, Craham). Campus 1, amphithéâtre de la MRSH.

09 fév. 2018 ** | Archéologie sous-marine : l’exemple de l’inventaire des vestiges
maritimes du débarquement de Normandie
Conférence de Cécile Sauvage (Ministère de la Culture – Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines).
Resp. : L. Bourgeois (Unicaen, Craham). Campus 1, amphithéâtre de la MRSH.

23 fév. 2018 * | L’objet archéologique au cœur des laboratoires d’analyse. Fluorescence-X portable et ICP-MS : pour quelle problématique archéologique ? Resp. : A. Bocquet Liénard et P.-M. Guihard (Unicaen, Craham).
Campus 1, MRSH, salle des Actes, SH 027.

* 14h-17h, ** 14h-16h

Source : Centre Michel de Boüard

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Colloque – Les formes de réglementation des métiers dans l’Europe médiévale et moderne, créations et renouvellements

La rencontre du jeudi 30 novembre et vendredi 1er décembre s’inscrit dans le renouveau de l’approche des institutions de métiers médiévales et modernes, sensible depuis les années 2000. Elle cherche, à partir d’une réflexion commune menée dans un cadre international, à s’interroger sur les formes prises par la réglementation des activités professionnelles entre le XIIe et le XVIIIe siècle. Il s’agit notamment de replacer la production normative dans les contextes sociaux, économiques, juridiques et politiques qui lui donnent sens, et de saisir la diversité des formes réglementaires, depuis les systèmes de codification orale des pratiques professionnelles jusqu’à la mise à l’écrit de grands corpus statutaires. On s’intéressera aussi aux cas d’absence totale de statuts pour certains métiers. Dans cette optique, la rencontre s’attachera plus particulièrement aux problèmes de mise en forme de la norme, à la permanence des formes implicites de réglementation, ainsi qu’à la variété des terminologies employées. Deux autres journées s’intéresseront aux acteurs et aux contenus desdits règlements de métiers.

Métiers - IRHT

Programme :

Jeudi 30 novembre

9h : Introduction
9h20 : Denise Bezzina, “The rules of labour in thirteenth-century Genoa”
9h50 : Philippe Trélat, « L’organisation des métiers à Chypre (XIIIe-XVIe s.) »
10h20 : discussion et pause
10h50 : Catherine Kikuchi, « Réglementer un nouveau métier ? L’imprimerie en Italie à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne »
11h20 : Corine Maitte, « Créer et réglementer ‘l’univers du verre’ à Altare : la tarification d’un processus complexe »
11h50 : discussion

12h15 : Pause déjeuner

14h : Mathew Davies, « Craft regulation in late medieval London : Theory, perception and practice »
14h30 : François Rivière et Jean-Louis Roch, « Le processus de réglementation des métiers du Nord : genèse et évolution à partir d’exemples normands du XIVe siècle »
15h : discussion et pause
15h30 : Mathieu Marraud, « Norme et privilège en action : la réglementation des corporations marchandes par le litige, Paris, Ancien Régime »
16h : Romain Grancher, “Lois, coutumes et usages de la mer : réflexions sur le pluralisme juridique dans le monde de la pêche français d’Ancien Régime »
16h30 : discussion

Vendredi 1er décembre

9h30 : Caroline Bourlet, « L’évolution de la réglementation écrite des activités économiques des Parisiens à travers les manuscrits qui l’ont conservée »
10h : Judicaël Petrowiste et Clémentine Stunault, « La réglementation des activités professionnelles à Toulouse au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle) : un édifice composite »
10h30 : discussion et pause
11h : Carine Desrondiers, « Les registres de délibérations des communautés de serruriers au XVIIIe siècle : fac-similé, filtre ou miroir en creux des réglementations de métiers ? »
11h30 : Cyrielle Chamot, « ‘Sera tenu ledit geôlier’. Le statut des agents carcéraux à l’époque moderne ».

12h : pause déjeuner

14h : Dominique Adrian, « Les règlements des métiers des villes d’Empire, entre dispositifs juridiques et enjeux politiques (XIVe-XVe s.) »
14h30 : Robert Carvais, « Les voies de la réglementation d’un métier et de ses réformes. Les statuts des maçons parisiens du XIIIe au XVIIIe siècle »
15h : discussion et pause
15h30 : Arnaldo Sousa Melo, « La réglementation des métiers au Portugal aux XIVe-début XVIe siècle : les cas de Porto, Evora et Lisbonne »
16h : Antonio Lliber Escrig, « Artesanos sin normas ? Las comunidades artesanales del mundo rural medieval. El país valenciano durante el siglo XV »
16h30 : discussion

Informations pratiques :

30 novembre

Université Paris Diderot
Bâtiment Olympe de Gouges, salle 628
8 place Paul Ricoeur, 75013 Paris
(métro Bibliothèque François Mitterrand).

1er décembre
IRHT, 40 avenue d’Iéna, 75116 Paris
Salle Jeanne Vielliard
(métro Iéna)

Directeurs scientifiques :

Caroline BOURLET (IRHT)
Robert CARVAIS (CTAD)
Arnaldo Sousa MELO (Universidade do Minho)
Judicaël PETROWISTE (Université Paris Diderot)

Partenaires :

ICT et Université Paris Diderot (Judicaël Petrowiste)
CTAD (Robert Carvais)
Universidade do Minho (Arnaldo Sousa Melo).
LAMOP (Philippe Bernardi)

Contact :

Caroline Bourlet (caroline.bourlet@irht.cnrs.fr)
Judicaël Petrowiste (judicael.petrowiste@univ-paris-diderot.fr)

Source : IRHT

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Appel à contribution – Rencontres, conflits, échanges : l’espace méditerranéen au Moyen Âge

Université de Montréal
23 et 24 mars 2018

Dans La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II, Fernand Braudel affirmait que « La Méditerranée n’a d’unité que par le mouvement des hommes, les liaisons qu’il implique, les routes qui le conduisent » [1949 : 238]. La position stratégique de la Méditerranée au croisement de trois continents a favorisé ce mouvement d’hommes, femmes et enfants qui continue, parfois tragiquement, encore aujourd’hui. Au Moyen Âge, il en résultait la rencontre de peuples, individus et cultures, qui entrainaient avec eux leurs idées, leurs traditions et textes, leurs langues et objets. Au cours des dernières années, les études médiévales ont été marquées par des percées prometteuses, voire majeures dans la connaissance et la définition des interactions opérant dans l’espace méditerranéen, en vertu de l’effort convergent de plusieurs disciplines et de la mise en œuvre d’axes de recherche transdisciplinaire – des composantes de l’art et de l’architecture des royaumes de taïfa aux étapes et formes de la colonisation franque dans l’Orient latin, du rôle politique et culturel joué par les ordres religieux-militaires d’un bout à l’autre de la Méditerranée à la foisonnante vie littéraire et culturelle des États latins d’Orient, des racines multiples de la pensée juive médiévale à la spéciale variété de français ayant cours en Méditerranée orientale, etc.

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C’est pour offrir à ces acquisitions nouvelles et à ce bouillonnement intellectuel un lieu de rencontre et de partage que le Centre d’études médiévales de l’Université de Montréal organise le colloque Rencontres, conflits, échanges : l’espace méditerranéen au Moyen Âge, qui se tiendra au Carrefour des Arts et Sciences de l’Université de Montréal les 23 et 24 mars 2018 et qui est adressé en priorité aux étudiants de 2ème et 3ème cycle et aux jeunes chercheurs. L’approche se veut résolument pluridisciplinaire (littérature, histoire, art, religions, langues, philosophie, etc.), afin de permettre aux participants de confronter leurs pistes, idées et résultats, ainsi que de partager leurs expériences et perspectives de recherche.

Toute proposition de communication est à soumettre sous forme de document unique contenant les éléments suivants :

1. un titre et un résumé (150 à 200 mots) ;
2. un court CV précisant le nom de l’auteur, le statut et l’université ou l’organisme

d’attache, l’état d’avancement des recherches et l’adresse électronique.

Temps de parole : 20 minutes, suivis de 10 minutes de discussion. Langues de présentation et de discussion : français et anglais.

Les propositions sont à envoyer à l’adresse suivante avant le 31 décembre 2017: alessio.marziali.peretti@umontreal.ca

Site internet du colloque : https://cetmedcolloque.wordpress.com/

Publié dans Appel à contributions

Appel à contribution – Pierre à pierre II. Économie de la pierre dans la vallée de la Meuse et dans les régions limitrophes (Ier s. av. J.-C. – XVIIIe s.)

English version : Pierre à Pierre 2_Formulaire_ENG

La première édition de ces rencontres consacrées à l’économie de la pierre aux périodes historiques, qui s’est tenue à Nancy en 2015, a permis de rappeler la vitalité des recherches menées autour de ce thème, en insistant sur les travaux récents réalisés en Lorraine. Ces rencontres ont également permis de conclure à la nécessité de voir les débats se prolonger au fil d’un cycle de rencontres internationales consacrées à l’économie de la pierre et organisées tous les trois ans. Le deuxième colloque de ce cycle se tiendra à Namur et à Dinant en décembre 2018. Il sera co-organisé par l’Université de Namur, par l’Université de Lorraine, par l’Université catholique de Louvain, par l’Université libre de Bruxelles, par l’INRAP, par le Service public de Wallonie et par la Maison du Patrimoine médiéval mosan.

Ce colloque permettra de centrer les réflexions sur la vallée mosane, célèbre pour ses ressources lithiques, et dont les tronçons de la Meuse moyenne comme de la basse Meuse constituent depuis l’Antiquité l’une des artères économiques majeures dans cette région d’Europe ; il visera également à élargir les questionnements aux régions limitrophes, telles que le Brabant, le Hainaut, les Ardennes, la Lorraine, la Rhénanie-Palatinat, la région d’Utrecht et du Gelderland, etc.

Afin de perpétuer l’approche largement diachronique privilégiée à Nancy en 2015, la période couverte est à nouveau très vaste, puisqu’elle s’étend du Ier siècle av. J.-C. jusqu’au XVIIIe siècle.

Pierre à pierre

Dans le prolongement des débats de 2015, également, le colloque « Pierre à Pierre II » souhaite privilégier trois grands axes thématiques :

LA GEOGRAPHIE DE LA PIERRE (axe 1), tout d’abord, prendra en compte à la fois les lieux d’extraction et les aires chrono-culturelles de diffusion des matériaux. On s’intéressera ainsi particulièrement aux carrières mosanes afin de faire progresser la cartographie diachronique de l’activité extractive mais aussi, au gré des possibilités offertes par les vestiges d’extraction traditionnelle et des sources écrites disponibles, aux modalités d’exploitation des gisements. Les considérations sur le travail en carrière seront également l’occasion de faire progresser les débats relatifs aux interactions entre la logistique du chantier, l’organisation de l’atelier et le travail en carrière, qu’il s’agisse de techniques d’extraction ou
du façonnage des blocs.

LA PIERRE SUR LE CHANTIER DE CONSTRUCTION (axe 2), ensuite, recèle de multiples problématiques. Les stratégies d’approvisionnement des chantiers de construction pourront par exemple être envisagées à l’aune des recherches archéologiques comme des études historiques récentes. Ces travaux permettront d’alimenter les débats sur les aires de diffusion des matériaux comme de mettre en évidence l’évolution des techniques de construction, voire des styles, influant sur l’approvisionnement du chantier. A contrario, la rationalisation probable du travail d’exploitation des carrières à la fin du Moyen Âge et aux Temps modernes est susceptible d’avoir influé sur l’organisation de la construction.

Les techniques de taille et de mise en œuvre pourront par ailleurs être abordées sous de nombreux autres aspects, aussi bien techniques (évolution de l’outillage, des techniques de taille, propriétés des fondations, maçonneries en épi, organisation des parements, utilisation différenciée des faciès, etc.) que logistiques (le phénomène du remploi, la rationalisation et la standardisation sur le chantier de construction, l’approvisionnement des ateliers, etc.). Le croisement des différentes sources doit également mener, si possible à une lecture anthropologique du chantier de construction, afin de révéler de manière plus concrète les hommes qui se cachent derrière les phénomènes techniques et économiques analysés.

Ce colloque réservera par ailleurs un intérêt particulier aux interactions entre la pierre et les autres matériaux de construction. La manière dont la brique s’impose progressivement sur le chantier de construction des Temps modernes et les enjeux liés à la cohabitation de la brique et de la pierre dans l’architecture sont par exemple des questions qui méritent d’être envisagées dans le cadre de ce colloque.
Dans le même ordre d’idées, la pétrification de la construction en pan-de-bois aux Temps modernes gagnera également à être interrogée sous l’angle de l’économie de la pierre de taille.

Enfin, afin de faire honneur aux pierres de Meuse, mais également de mettre en évidence un thème de recherche peu traité lors du colloque précédent de cycle, les organisateurs souhaitent également accorder une large place aux études portant sur LA PIERRE EN TANT QUE MOBILIER OU ELEMENT DECORATIF (axe 3). En effet, elle permet de fixer durablement le souvenir des défunts, selon des normes qui varient fortement au cours de siècles (stèles funéraires, sarcophages, dalles, gisants…). De même, des études sur la sculpture (dieux païens, saints, vierges…) devront alimenter des problématiques liées au traitement technique du matériau.

Les communications pourront tant traiter du matériau pierre que du produit final, en utilisant l’ensemble de ses déclinaisons dans les étapes techniques de transformation, aussi bien que dans son usage.

Deux niveaux d’interventions sont envisagés : la communication de 20 min et les posters seront intégrés à la publication des Actes. Les travaux étudiants sont les bienvenus.

Langues du colloque: français et anglais

Proposition de communication : avant le 15 février 2018
Colloque : 6-7-8 décembre 2018
Envoi des textes pour la publication : avant le 1er avril 2019
Publication des Actes : 2020
Lieu : Université de Namur (6-7/12) ; Dinant (8/12)

Comité d’organisation : Fr. Blary, K. Boulanger, M. Macaux, C. Moulis, M. Piavaux, Claire-Marie Vandermensbrugghe, L. Verslype.

Contact : Mathilde MACAUX – AcanthuM- UNamur, 61 rue de Bruxelles, 5000 Namur
00.32.81.724187 – mathilde.macaux@unamur.be

Appel à contribution au format PDF et fiche d’inscription au colloque : Pierre à Pierre 2_Formulaire_FR

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