L’université Versailles Saint-Quentin organise, en collaboration avec le département de la conservation des Archives nationales et l’université de Tours et avec le soutien de la Fondation des Sciences du Patrimoine, un séminaire autour de la matérialité du papier qui se tiendra au CARAN, en salle d’albâtre les :
23 octobre,
20 novembre,
18 décembre
et 22 janvier prochain.
Le papier se trouve au croisement de nombreuses problématiques qui ont souvent été abordées indépendamment les unes des autres, mais que des études récentes tendent de plus en plus à entrecroiser. Il s’agit de donner une visibilité et une épaisseur à un matériau qui n’est ni un donné, ni un simple support des transformations que l’écrit connaît tout au long du Moyen Âge et de l’époque moderne jusqu’à l’ère industrielle.
Ce séminaire entend favoriser la rencontre de différentes analyses, et engendrer des discussions approfondies entre des spécialistes de domaines parfois institutionnellement éloignés, allant de la conservation et de la restauration à l’histoire culturelle, de la codicologie et de l’histoire du livre à l’histoire économique des circulations marchandes et des pratiques de consommation. Il enjambe la frontière chronologique traditionnelle entre époque médiévale et époque moderne : la période allant du XIIIe au XIXesiècle permet d’observer des phénomènes de longue durée et faire dialoguer des travaux qui restent encore trop souvent cloisonnés, alors que les problématiques se recoupent.
Programme :
23 OCTOBRE 2026 | 9 h 30 – 12 h 30 – CONSERVER Anne-Laurence Dupont, Centre de recherche sur la conservation, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS UAR 3224 Modéliser la dégradation du papier pour prédire sa durée de vie en conditions archivistiques.
Emmanuelle Chapron, Aix-Marseille Université / EPHE Choix et soin du papier dans les milieux savants de l’époque moderne.
20 NOVEMBRE 2026 | 9h30 – 12 h 30 – REMPLOYER Alessia Meneghin, Universidad de Valencia Paper on the Move. Production, Reuse, and the Life of Written Matter in Late Medieval Tuscany.
Émilie Arnaud-Nguyen, Chercheuse indépendante Usage, emploi et réemploi du papier : l’adaptation de la technologie papetière en milieu aride.
18 DÉCEMBRE | 9 h 30 – 12 h 30 – CLASSIFIER Marlène Hélias-Baron, IRHT-CNRS Étude des filigranes : enjeux et méthodes à travers l’exemple des manuscrits audomarois (XIVe-XVIe siècle).
Joran Proot Sint-Lucas, Antwerpen L’étude du papier fabriqué à la main du XVe au XVIIe siècle : état de la recherche, défis méthodologiques, pertinence.
22 JANVIER | 14 h – 17 h – CIRCULER Claude Laroque, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Les papiers en Asie : aperçu technologique et anthropologique.
Corinna Zeltsman, Princeton University Building Public Faith in the Nation-State: Papel Sellado in Nineteenth- century Mexico.
Publié dansSéminaire|Commentaires fermés sur Séminaire – La valeur du papier. Matérialité, consommation et culture de l’écrit, début XIIIe – XIXe siècles
Many questions raised by the spread of female asceticism in Late Antiquity have now been answered. Other issues remain unresolved. The one to which we try to give more emphasis in this volume has to do with the institutional and economic aspects of women’s monasticism. They are the most difficult to discern solely based on literature aimed at creating models of behaviour and rules of spiritual life. Some reflections, however, can help our discussion. The exhortation to female sexual continence, exalting in women the inclination to live in total renunciation of material goods and sex, encouraged their exclusion from the hierarchies. We need to understand whether it became central in Christian preaching and treatises at a particular time because, whether effective or not in its outcomes, it allowed the Church to absorb much of the wealth of women who had been won over to that ideal of a Christianity of excellence.
Rita Lizzi Testa is an Italian historian of Late Antiquity, specialising in Christianity and paganism in the fourth to sixth centuries CE. She is a Professor of Roman History at the University of Perugia.
Table des matières :
Holy Virgins and Blessed Rulers. What We Know and What We Would Still Like to Learn About (Rita Lizzi Testa)
Il monachesimo e la questione della priorità delle adesioni (e comunità) femminili. Osservazioni sulle prime testimonianze (II-IV secolo) (Teresa Sardella) Marcella, Melania the Younger, and Demetrias. Intergenerational Wealth amd Property in Rome (4th-6th Centuries) (Michele Renee Salzman) Les enseignantes chrétiennes dans les interstices de l’enseignement doctrinal dans l’antiquité tardive (IIIe-IVe siècles) (Marine Tesson) Female Communities in Gaul. The Beginnings (and a Little Beyond) (Franca Ela Consolino) Le travail des moniales, entre idéal et pratiques, d’après les sources franques (VIe-VIIe siècle) (Isabelle Réal) Patrimonium uirginitatis. From Virginity to Female Monasticism in Late Antique Hispania (4th-6th Centuries) (Pablo C. Díaz) Imperial Patronage and Private Wealth in the Life of Matrona of Perge. Founding and Financing an Elite Female Monastery in Late Antique Constantinople (Anysia Metrakos) Textile Production in Egyptian Monastic Communities (6th-8th Century AD). The Gender Aspect (Maria Mossokowska-Gaubert) Organisation and Subsistence of Self-governing Female Monasteries in Late Antique Egypt (María Jesús Albarrán Martínez) Female Foundations of Male Monasteries in Palestine. The Economic Aspects (Alessandra Giomma) Reflections on Female Monasticism and Asceticism in the Syriac World (4th-7th Century) (Florence Jullien) Covenants of Labor. Economics and the Lives of the bnat qyāmā in Early Syriac Christian Asceticism (Maria Doerfler)
Conclusions (Jean-Michel Carrié)
The Authors
Informations pratiques :
Holy Virgins and Blessed Rulers. Eastern and Western Perspectives (4th-6th Centuries), éd. Rita Lizzi Testa, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 401 p. (Studi e testi tardoantichi, 27). ISBN : 978-2-503-61880-7. Prix : € 95,00.
La revue Francia. Forschungen zur westeuropäischen Geschichte fait peau neuve ! Avec une mise en page modernisée et un design plus aéré, elle s’adapte désormais pleinement aux usages numériques tout en conservant la qualité de son édition imprimée. Fidèle à sa stratégie d’open access, l’Institut historique allemand de Paris rend désormais tous les articles immédiatement et gratuitement disponibles en ligne. Ce nouveau numéro, dont la couverture s’inspire d’une œuvre de Jean Cocteau, s’ouvre avec un article de Corine Defrance sur le rapprochement franco-allemand après 1945, suivi de vingt contributions variées sur l’histoire de la France et de l’Europe occidentale. On y trouve également sept articles et notice nécrologique susceptibles d’intéresser les médiévistes ; je vous ai joint une liste ci-dessous.
Matthias M. TISCHLER & Patrick S. MARSCHNER A New Witness of the So-Called Chronicon Moissiacense from Narbonne and Its Importance for the Use of Carolingian Historiography in Septimania DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115609
Laurent MORELLE Un puzzle biface.La bulle sur papyrus de Jean XV (26 mai 995) en faveur de Guillaume de Volpiano: nouvelles lectures et nouvelles questions DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115610
Rowan WATSON Bishops, Canons, Counts, and the Writing of History in Angoulême, c. 1040 to 1160. Part 2: From the Anacletian Schism in the Province of Bordeaux to the Advent of the Plantagenet Dukes of Aquitaine DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115612
Gion WALLMEYER Les conseillers politiques et la croisade. Les projets des Hospitaliers pour conquérir Rhodes (1306–1310) DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115613
Monja K. SCHÜNEMANN »In hys Ryght hande the Septer and in hys left hande the rownde ball of god«. Dauer durch Wandel? Die transnationalen Symboliken der Funeraleffigies König Heinrichs V. († 1422) DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115614
Felix SCHULZ Warum weint die Königin? Die Tränen der Isabeau de Bavière (1431) als narratives Strukturelement in der spätmittelalterlichen Historiographie DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115615
Methoden & Diskussion – Méthodes & débats
Joseph MORSEL La charte féodale comme opérateur temporel. Observations à partir de chartes allemandes des XIIIe–XVe siècles DOI: https://doi.org/10.11588/fr.2025.1.115657
Rome, École française de Rome et Académie de France à Rome – Villa Médicis, 23 et 24 juin 2027 Paris, Institut national d’histoire de l’art et École du Louvre, 11 et 12 octobre 2027
Organisation : Marion Boudon-Machuel (Institut national d’histoire de l’art/Université de Tours), Federica Carta (Technische Universität, Berlin), Giancarla Cilmi (École française de Rome), Daniele Rivoletti (Institut universitaire de France/Université Clermont Auvergne), Neville Rowley (Gemäldegalerie, Berlin ; École du Louvre, Paris)
Entre la fin des guerres napoléoniennes et les premières années du XXe siècle, la sculpture italienne, du Moyen Âge à l’époque moderne, connaît une circulation sans précédents à l’échelle européenne. Les restitutions consécutives au Congrès de Vienne en 1815, la dispersion progressive de nombreuses collections aristocratiques et ecclésiastiques en Italie, ainsi que le développement du marché de l’art international contribuent à transformer profondément le statut et la perception de ces œuvres.
Au XIXe siècle, de nombreuses sculptures italiennes quittent leur contexte d’origine pour intégrer des collections privées et publiques en France, en Angleterre et en Allemagne. Ce phénomène s’inscrit dans une période charnière marquée par la professionnalisation des acteurs du marché de l’art – marchands, experts, restaurateurs – et par la formation progressive de collections muséales spécialisées. Les acquisitions réalisées par certains conservateurs et historiens de l’art jouent un rôle décisif dans ce processus, participant à la redéfinition du canon de la sculpture italienne et à la mise en valeur de certaines écoles régionales.
Parallèlement, la constitution de grandes collections européennes donne lieu à d’importants débats politiques et culturels. L’achat d’œuvres italiennes devient un enjeu de prestige national et alimente la concurrence entre musées. Ainsi, la formation de collections de sculpture italienne dans les institutions européennes suscite des réflexions sur la place de l’art étranger au sein des musées nationaux, notamment dans la presse et les revues savantes. Dans ce contexte, la sculpture italienne s’impose également comme un levier privilégié dans l’affirmation de l’histoire de l’art en tant que discipline scientifique. Les pratiques de reproduction – moulages, calques, photographies – ainsi que la diffusion des œuvres à travers des publications spécialisées contribuent à l’élaboration d’un savoir à dimension transnationale.
Ce colloque a pour objectif de rassembler des chercheurs confirmés, ainsi que des doctorantes et doctorants, postdoctorantes et postdoctorants, afin de réfléchir aux conditions de cette circulation et de cette patrimonialisation, en articulant l’histoire des collections, du marché de l’art, des institutions muséales et l’histoire politique appliquée au patrimoine.
Plusieurs axes thématiques viendront structurer les réflexions du colloque.
Le premier sera consacré à la circulation des œuvres et à la formation des collections, afin de mieux comprendre les dynamiques de circulation transnationale des sculptures entre l’Italie et le reste de l’Europe. L’étude du passage des collections privées aux collections publiques permettra notamment d’éclairer les choix muséographiques opérés par les institutions européennes, tout en offrant l’opportunité d’examiner de plus près leurs politiques d’acquisition. Dans le prolongement de ces enjeux, l’analyse portera également sur les réseaux commerciaux, en mettant l’accent sur le rôle des antiquaires, des intermédiaires et des experts, ainsi que sur leurs stratégies de vente et la constitution de clientèles à l’échelle internationale.
Une attention particulière sera en outre accordée aux restaurations et aux transformations matérielles des œuvres, y compris la falsification. Il s’agira à la fois de mieux cerner la figure du restaurateur intervenant sur ces sculptures au cours du XIXe siècle et d’étudier la circulation des savoir-faire techniques.
La question de la reproduction et de la diffusion des modèles constituera un autre axe de réflexion. Les communications aborderont notamment les moulages, les calques et la photographie, ainsi que les effets de ces procédés sur la connaissance et la réception de la sculpture durant cette période. Cette perspective permettra d’approfondir l’étude de l’institutionnalisation de l’histoire de l’art au XIXe siècle, en accordant une attention particulière au rôle des revues spécialisées dans la diffusion des savoirs relatifs à la sculpture italienne en Europe. À ce jour, cet aspect demeure encore insuffisamment exploré.
Enfin, le colloque offrira l’occasion d’examiner les enjeux politiques et identitaires liés aux collections. Les politiques nationales d’acquisition et les formes de concurrence entre musées européens seront analysées, de même que les débats publics suscités par la présence d’œuvres italiennes dans des institutions étrangères. Les questions de protection du patrimoine, notamment en Italie, seront également abordées tout comme celles du nationalisme artistique et des processus de patrimonialisation.
Le colloque encouragera particulièrement les approches croisées entre histoire de l’art, histoire culturelle et histoire économique et politique. Les études de provenances ainsi que l’analyse des archives du marché de l’art et des musées y occuperont une place centrale. Une attention spécifique sera en outre portée aux propositions qui s’appuient sur les méthodes des humanités numériques, notamment pour la visualisation des données de provenance, des réseaux de circulation ou pour la cartographie des circulations des sculptures italiennes.
Les communications dureront 30 minutes et pourront être tenues en français, en italien ou en anglais.
L’appel à communication s’adresse à une large communauté de spécialistes – historiennes et historiens de l’art, conservatrices et conservateurs, restauratrices et restaurateurs – issus des universités, des musées, des monuments historiques ou d’institutions de recherche françaises et internationales. Les propositions seront constituées d’une présentation de l’intervenante ou de l’intervenant (5 à 10 lignes), du titre et du synopsis de la communication (1 page), accompagnés d’un bref CV avec la liste des publications (1 page), et envoyées avant le 15 novembre 2026 à minuit à Giancarla Cilmi (gi*************@****me.it) et Marion Boudon-Machuel (ma******************@**ha.fr).
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The Networked Court explores the role of innovative, network-based research methodologies in humanities research as applied to late medieval court studies, c.1300-1450. The Introduction argues the salience and timeliness of network-based thinking in today’s research landscape, and its particular suitability for approaching late medieval courts and their cultures in new and original ways. Seven ground-breaking case studies trace networks within, around, and among diverse types of courtly settings across Latin Christian Europe. Focusing both on the local level and on phenomena of a pan-European scale, the volume re-configures courtly cultural practices from a transdisciplinary perspective, re-connecting cultural performances in sites such as England, the Low Countries, France, Avignon, the Empire, and Outremer in new and unexpected ways. The Conclusion reflects on the nexus between network-based research methodologies and disciplinary knowledge.
Karl Kügle is Emeritus Fellow of Wadham College, Oxford, and Professor Emeritus of Music in the Universities of Oxford and Utrecht. His research focuses on the history of European music cultures of the late medieval and early modern periods.
Table des matières :
The Late Medieval Court as Transdisciplinary Network: Methodological Considerations and Opportunities – Karl Kügle
Part I. Institutional Networks
Ecclesiastic Courts during the Fourteenth and Early Fifteenth Centuries: Following, Adapting, and Creating Networks – Christophe Masson
Part II. Object-Generated Networks
The Manuscript as Property and as Apparatus: Oxford, Bodleian Library, MS Bodley 264, and Its Networks – Jane Gilbert
Sight, Sound and Maidenhood in Oxford, Bodleian Library, MS Liturgical 104: Networked Manuscripts and Networks of Manuscripts – Laura Slater
Fauvel’s Palace as Discursive Network: Poetic Fiction and Political Reality in the *Roman de Fauvel* – Ruxandra Marinescu
Part III. Performative Networks
The One and the Many: Imagining Courtly Communities in the Polyphonic Songs of the “Mönch von Salzburg” Corpus – David Murray
Texts on the Move: Book Presentations between Social Networks, European Politics, and Literary Performance – Uri Smilansky
Networking a Networked Text: Edition and Translation of Martin Le Franc’s *La Complainte du livre du Champion des dames a maistre Martin le Franc son acteur* – Helen Swift, Jane H. M. Taylor
Looking Ahead: Networks and Disciplinary Knowledge – Karl Kügle
Informations pratiques :
The Networked Court. Transdisciplinary Perspectives on Late Medieval European Court Cultures, éd. Karl Kügle, Liverpool, Liverpool Unievrsity Press, 2026 ; 1 vol., 296 p. (Proceedings of the British Academy). ISBN : 978-1-80596-928-0. Prix : GBP 90,00.
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La richesse des textes du XIIe siècle ne cesse d’interroger les historiens de la pensée médiévale : dans cette journée d’études, cinq contributions souhaitent apporter un regard neuf sur des auteurs peu connus ou des œuvres inédites, dans différents domaines du savoir (métaphysique, logique, grammaire, éthique, théologie).
Journée organisée par Irene Caiazzo, directrice du Laboratoire d’études sur les monothéismes (LEM, CNRS), et Francesco Siri, chercheur associé au Centre Jean-Mabillon
Programme :
9h30 : « Lector non repetitor. Gilberto di Poitiers interprete di testi », Luisa Valente (Sapienza Università di Roma)
10h30 : « Manuscrits et commentaires de logique au XIIe siècle : quelques découvertes récentes », Caterina Tarlazzi (Università Ca’ Foscari, Venezia)
11h30 : « Self-Citation and Cross-Reference in William of Conches’ Glosae », Andrew Hicks (Cornell University, Ithaca, New York)
14h : « Remarques sur le Liber Alcidi de immortalitate animae », Irene Caiazzo (LEM, CNRS, Paris)
15h : « Entre métaphysique et philosophie du langage. Notes sur la christologie au XIIe siècle (seconde moitié) », Francesco Siri (École des chartes – PSL, Paris)
Informations pratiques :
École nationale des chartes – PSL, 65, rue de Richelieu, Paris 2e (salle des conseils)
Even at the time of their creation, works by Pieter Bruegel the Elder were highly sought after. One of the most important collectors was Emperor Rudolf II in Prague, who also owned The Land of Cockaigne. Today, it is one of the main works in the Alte Pinakothek. But how did it end up in Munich?
The presentation traces the painting’s journey from the Richard von Kaufmann Collection to the 1917 auction at Paul Cassirer and Hugo Helbing to the Alte Pinakothek. Several of the people who made the acquisition of The Land of Cockaigne for the Alte Pinakothek possible were persecuted, marginalised and murdered for being Jewish during the time of National Socialism. They are representative of the numerous patrons of the Bayerische Staatsgemäldesammlungen who contributed significantly to the expansion of Bavarian art collections. This presentation commemorates their commitment.
Colloque organisé par Hélène Bouget, Federica Buttò et Francesco Montorsi Université Lumière-Lyon 2, 1er-2 juin 2027
Quand tant de grands récits médiévaux, jadis solidement enracinés dans l’imaginaire, tendent à s’effacer, l’un d’eux continue d’exercer une fascination durable. Comme le rappelait Michel Zink dans l’un de ses cours au Collège de France, si la légende de Tristan et Yseut ne connaît plus le succès que lui avait valu la plume de Joseph Bédier, si l’histoire de Roland paraît irrémédiablement liée à des formes de patriotisme révolues, celle du Graal témoigne d’une vitalité qui ne se dément pas. Les productions culturelles de notre époque attestent la pérennité de cette fortune, qui se manifeste dans tant de registres et de niveaux culturels différents, de la littérature à succès aux jeux vidéo, aux productions littéraires les plus raffinées. Une œuvre en particulier, on le sait, a le plus contribué à diffuser l’imaginaire du saint Graal dans notre monde moderne. Si la coupe mystique recherchée par les chevaliers errants trouve son premier témoignage écrit dans l’œuvre de Chrétien de Troyes, c’est dans la Queste del saint Graal, elle-même redevable du travail de Robert de Boron, qu’elle prend la forme que la postérité retiendra.
1Cet appel propose d’aborder ce texte, déjà souvent éclairé par les lumières des chercheuses et chercheurs, sous un angle particulier, celui de ses métamorphoses. Lorsqu’il mettait un point final à son édition de la Queste, encore aujourd’hui la plus fréquemment utilisée, Albert Pauphilet estimait que son travail aurait dû se prolonger dans « une étude sur les remaniements de la Queste et sa destinée1 », travail que l’éditeur n’a pourtant jamais signé. Après tant d’années, il s’agit donc, comme l’a fait Hélène Bouget dans des travaux récents ainsi que dans son habilitation à diriger les recherches, « d’enquêter sur l’ensemble des textes et versions de la Queste, dans la diversité de toutes les attestations que le Moyen Âge et le début de la Renaissance nous ont léguées2 ».
Cette rencontre lyonnaise se propose de réunir de nouveaux regards convergents pour écrire cette histoire de la réception, en portant l’attention sur le domaine français, mais en ouvrant aussi largement la réflexion aux traductions. Dans le prolongement d’un précédent colloque consacré aux traductions dans les langues celtiques et nordiques, il s’agira d’explorer le devenir de la Queste dans ces traditions romanes (Italie, Castille, Catalogne, Portugal) qui ont constitué autant d’espaces privilégiés de sa réception et qui représentent un « nœud » crucial pour la compréhension de certains débats majeurs de l’histoire du texte (la Post-Vulgate).
Les objets susceptibles d’étude se répartissent en trois catégories, selon un ordre d’éloignement croissant par rapport au texte source : 1) les réécritures scribales de la Queste, internes à sa tradition manuscrite ; 2) les adaptations françaises de l’œuvre ; 3) les traductions et adaptations en langues étrangères. Pour le premier cas de figure, on pourra citer des versions qui ajoutent ou réécrivent plusieurs épisodes, ou celles qui contiennent des additions empruntées à d’autres textes (il en va ainsi du ms. Oxford, Douce 199 avec une interpolation tirée de l’Estoire del saint Graal). Viennent ensuite les adaptations, ces entreprises qui retravaillent le modèle en profondeur pour en faire un objet différent, parfois compilé dans des œuvres plus amples. C’est le cas en grande partie d’un côté de la quête du Graal qu’on peut lire dans le Tristan en prose, selon des versions différentes d’un groupe de manuscrits à l’autre qu’il s’agira de bien distinguer, et de l’autre de ces matériaux, dont l’origine est débattue, que l’on a parfois associés à un texte supposément perdu, la Post-Vulgate. Enfin, la Queste ou l’une de ses adaptations a été traduite dans l’espace roman. Parmi ces versions, on peut citer les Demanda ibériques (castillane et portugaise), pièces importantes dans la reconstruction avancée pour la Post-Vulgate, mais aussi des textes moins fréquentés par la critique, comme certaines traductions (La stòria del Sant Grasal catalane, La Inchiesta del San Gradale toscane, etc.), dont celles conservées à l’état de fragments, sans oublier la partie « quête » que des textes comme la TavolaRitonda héritent du Tristan. La liste n’est pas exhaustive. Encore aujourd’hui des découvertes récentes mettent au jour des manuscrits et des traductions jusqu’ici inconnus.
Les approches convoquées pour explorer cette histoire de la tradition pourront être aussi variées que les objets étudiés : philologie et critique textuelle, étude matérielle des manuscrits, analyse narratologique et stylistique, approches contextualisantes, etc. Dans les divergences qui les séparent, ces différents textes invitent également à interroger les catégories et les outils épistémologiques au moyen desquels nous décrivons la transformation des textes médiévaux : qu’entend-on par copie, réécriture, adaptation, traduction, remaniement ? Comment penser les frontières entre ces catégories lorsque les traditions textuelles font apparaître des degrés de transformation variables ?
En plus d’étudier les réécritures de la Queste del saint Graal au sein du corpus français et plus largement roman, le colloque accueillera des éclairages convergents susceptibles de compléter cette histoire de la tradition du texte. Parmi les pistes qu’il s’agira d’ouvrir, on peut citer les remplois ou les citations d’épisodes isolés de la Queste dans d’autres romans (ainsi pour un épisode célèbre dans l’Estoire del saint Graal), les transcriptions de la Queste par des copistes allophones dans d’autres pays (telles les Queste copiées par des scribes pisan-génois), ou encore, en ce qui concerne les témoins au centre de l’enquête, l’iconographie et l’histoire de leur conservation et de leur circulation.
Modalités de soumission des propositions de communications
Les propositions de communications, sous la forme d’un titre suivi d’un résumé d’une demi-page environ et d’une courte biographie, pourront être envoyées jusqu’au 4 décembre 2026, aux adresses suivantes :
Le colloque prendra en charge les frais d’hébergement et de transport. Les communications en d’autres langues que le français sont acceptées.
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(03-09-2026) Opening of registration for the international conference ‘Bridging Boundaries. Interdisciplinary Perspectives on the Environmental History of the Low Countries’ (Ghent, 3 – 4 December 2026)
The conference takes stock of recent research, ongoing projects, and current debates in the field of the environmental history of the Low Countries during the longue durée. It explicitly also encourages exchange between scholars working in different disciplines, including environmental history, environmental archaeology, historical ecology, and historical geography. The two-day conference consists of an opening keynote, 28 papers in thematic sessions and an exciting round table on bridging the boundaries between humanities and beta sciences research. Research themes include weather and climate, woodlands, water and wetlands, landscape history, animals, vermin, food, environmental management, and biodiversity.
The conference will take place in Ghent, in the magnificent historical city centre. Venue will be the Conference Center ‘Sint-Baafshuis’, located in the former diocesan seminary building from the seventeenth century.
BRIDGING BOUNDARIES is organised by Ghent University (Henri Pirenne Institute for Medieval Studies and Research Group Human-Environment Dynamics ), University of Antwerp (Environmental and Rural History of Urbanised Societies-research cluster), and KU Leuven (Research Group Middle Ages). Friday morning is co-organised with the Roman Society Research Center, a joint research center of Ghent University and Free University Brussels.
Please take care to register per day and do not forget to register for lunch breaks and/or the reception, should you wish to join us. Registration closes 3 November 2026 at 5pm.
Organizing committee: prof. dr. Maïka De Keyzer, dr. Sander Govaerts, dr. Stefan Meysman, prof. dr. Thijs Lambrecht, prof. dr. Tim Soens en prof. dr. Christophe Verbruggen.
Publié dansColloque|Commentaires fermés sur Colloque – Bridging Boundaries. Interdisciplinary Perspectives on the Environmental History of the Low Countries
This monograph investigates the spectacular renewal of the Byzantine navy under the founder of the Komnenian dynasty, Alexios I (1081–1118). It traces the development of the navy, its command structure, its warships, and numerical strength during Alexios I’s reign and the reign of his immediate successors, John II (1118–1143) and Manuel I (1143–1180). The authors make extensive use of available written sources, engage with the archaeological context, and use advanced statistical analysis. The study underscores a critical transition: in 1081, Alexios inherited a navy in terminal decline from long-term neglect. The Komnenian reforms repositioned the fleet as a useful tool of Byzantine foreign policy during the era of the Crusades. Archaeological context confirms that maritime circulation in Byzantine waters changed significantly during this period.
Marek Meško earned his PhD in Byzantine history at the Comenius University in Bratislava. His scholarly interest is devoted to the military history of Byzantium, particularly in the eleventh and twelfth centuries.
Věra Klontza-Jaklová obtained her PhD in classical archaeology at Charles University in Prague. She is an expert in Cretan archaeology, the archaeology of the Byzantine period, and interdisciplinary studies.
Barbora Ruffíni graduated in classical archaeology at the Masaryk University in Brno. Her research focuses on detailed analysis and the visualization of trade in amphorae.
Table des matières :
List of Illustrations
Preface and Acknowledgements
Notes on Transliteration
Introduction by Marek Meško and Věra Klontza-Jaklová
Chapter 1. « Overview of the Development of the Byzantine Navy Prior to 1081 » by Marek Meško
Chapter 2. « The Reforms of Alexios I Komnenos » by Marek Meško
Chapter 3. « The Byzantine Navy in the Eastern Mediterranean (1081–1118) » by Marek Meško
Chapter 4. « The Successors of Alexios I Komnenos: John II and Manuel I Komnenos » by Marek Meško
Chapter 5. « The Byzantine Navy in the Eastern Mediterranean (1118–1180) » by Marek Meško
Chapter 6. « The Komnenian Navy, the Maritime Industry, and Seafaring within the Scope of Archaeology » by Věra Klontza-Jaklová
Conclusions by Marek Meško and Věra Klontza-Jaklová
Appendix 1. « Lead Seals I the Twelfth Century » by Marek Meško
Appendix 2. « Lead Seals Connecting People and Places » by Věra Klontza-Jaklová and Barbora Ruffini
Appendix 3. « Appendix 3. Commanders of the Byzantine Navy in 1081–1180 » by Marek Meško
Bibliography
Index
Informations pratiques :
The Byzantine Navy in the Era of the Komnenoi and the Crusades (1081–1180), éd. Marek Meško, Věra Klontza-Jaklová, Barbora Ruffíni, Leeds, ARC Humanities Press, 2026 ; 1 vol., 212 p. (War and Conflict in Premodern Societies). ISBN : 978-1-80270-250-7. Prix : GBP 126,00.
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Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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