Conférences – Cycle de conférences de Transitions (Université de Liège)

En 1969, le Professeur Léon-Ernest Halkin (1906-1998), éminent spécialiste de l’Histoire de la Renaissance et de la Réforme, crée, à l’Université de Liège, un Institut dédié à ce domaine. Cet institut acquiert très rapidement une réputation enviée et attire de nombreux étudiants liégeois et étrangers.

Le désir de perpétuer cette tradition, conjugué avec la volonté d’une ouverture interdisciplinaire plus affirmée, conduit à une première refondation de l’Institut, sous le titre « Humanisme, Renaissance, Réformes : genèses de la modernité, de Pétrarque à Galilée ». En 2010, une association est conclue avec le Centre d’Études médiévales de l’Université de Liège ainsi qu’avec le Réseau 17e siècle/Netwerk 17de eeuw. C’est alors qu’est créé « Transitions. Centre d’Etudes sur le Moyen Âge tardif et la Première Modernité ». Le projet est porté par Dominique Allart, Annick Delfosse, Marie-Elisabeth Henneau, Nadine Henrard, Laure Fagnart, Alain Marchandisse, Paola Moreno, Benoît Van den Bossche, Frédérick Vanhoorne et Philippe Vendrix. De nombreux chercheurs, médiévistes et modernistes, spécialistes de différentes disciplines, les rejoignent, et des partenariats sont conclus avec d’autres institutions belges et étrangères poursuivant des objectifs comparables.

Le 21 mars 2012, le Centre est reconnu comme Département de Recherche par le Conseil d’Administration de l’Université de Liège. En janvier 2016, à l’occasion de la réorganisation des structures de recherches de l’Université de Liège, il a été transformé en Unité de recherches, désormais intitulée « Transitions. Moyen Âge et première Modernité ».

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Programme :

17 octobre 2017
Tania Van Hemelryck (UCLouvain)
« Pour l’amour du risque »? Galliot du Pré (1512-1560) et l’édition imprimée des textes médiévaux en langue française
18h00 – Université de Liège, Grand Physique (Bât. A1)

14 novembre 2017
Anne Piéjus (Université Paris-Sorbonne)
La laude moderne : survival ou utopie régressive ?
18h00, Université de Liège, Grand Physique (Bât A1)

12 décembre 2017
Frédérique Lachaud (Université de Lorraine)
Raoul Niger : penser le pouvoir après l’affaire Becket
18h00, Université de Liège, Grand Physique (Bât A1)

6 février 2018
Roser Salicrú i Lluch (Consejo Superior de Investigaciones, Barcelone)
Esclaves et esclavage en Méditerranée occidentale au Bas Moyen Age. Catégories, effacement du passé, parcours personnels
18h00, Université de Liège, Grand Physique (Bât A1)

20 mars 2018
Estelle Leutrat (Université de Rennes 2)
Combattre, célébrer, informer : histoire et usages du placard politique illustré au XVIe siècle
18h00, Université de Liège, Grand Physique (Bât A1)

Source : Transitions – Université de Liège

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Publication – « Lotharingien und das Papsttum im Früh- und Hochmittelalter. Wechselwirkungen im Grenzraum zwischen Germania und Gallia », éd. Klaus Herbers et Harald Müller

This anthology is devoted to Lothringia, once a key territory in the Carolingian Empire and later a border and contact zone between the Kingdoms of Germany and France. The essays seek to encourage systematic research on the relationship between the papacy and this dynamic territory in the heart of Europe, thus encouraging consideration of a Lotharingia pontificia.

9783110552539

Table des matières :

Frontmatter
Vorwort
Inhalt

Personen und Regionen – Beziehungen und Verschränkungen

Vorarbeiten und Materialien der Piusstiftung zur Bearbeitung einer Lotharingia pontificia – Herbers, Klaus
Lotharingien als Reformraum (10. bis Anfang des 12. Jahrhunderts) Einige einleitende Bemerkungen zum Gebrauch räumlicher und religiöser Kategorien – Margue, Michel
Aachen – Rom Von Karl dem Großen bis zu Lothar II – Kerner, Max
Der Papst unterwegs in Lotharingien – Schieffer, Rudolf
Lothringer in Rom in der Zeit der „deutschen“ Päpste – Frech, Karl Augustin
Le diocèse de Liège et la papauté (Xe–XIIe siècles) – Kupper, Jean-Louis

Urkunden, Briefe, Canones – Quellen und Überlieferung

Die Diözese Lüttich als Empfängerlandschaft von Papsturkunden – Berger, Daniel
L’influence des privilèges pontificaux sur les actes des évêques de Metz au XIIe siècle De l’imitation à l’assimilation d’un modèle – Renault, Jean-Baptiste
Permanence et évolution des formules des privilèges pontificaux au XIIe siècle – Tock, Benoît-Michel
Briefe und Briefsammlungen aus dem Früh- und Hochmittelalter zur Geschichte des lotharingischen Raums – Witzleb, Matthias
Kanonessammlungen aus dem lotharingischen Raum – Kéry, Lotte
Lothringen – Paris Wege der Überlieferung mittelalterlicher Urkunden in der Neuzeit – Dahlhaus, Joachim
Lotharingia pontificia – eine Region im Kontakt mit den römischen Bischöfen Zusammenfassende Bemerkungen – Müller, Harald

Siglen
Register der Orts- und Personennamen
Autorenverzeichnis

Informations pratiques :
Klaus Herbers et Harald Müller, Lotharingien und das Papsttum im Früh- und Hochmittelalter. Wechselwirkungen im Grenzraum zwischen Germania und Gallia, De Gruyter, 2017 (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften zu Göttingen. Neue Folge 45). VIII, 268 pages. ISBN : 978-3-11-055253-9. Prix : 99,95 euros.

Source : De Gruyter

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Publication – « Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du Moyen Âge au début du XXe siècle », éd. Philippe Desmette et Philippe Martin

Fêtes de précepte, fêtes civiques, jours fériés, autant de réalités qui, dès le Moyen Âge, à l’époque moderne et jusqu’à nos jours, rythmèrent le temps des sociétés occidentales. Ces fêtes sous-tendent une adhésion à des valeurs – qu’elles relèvent du temps sacré ou du temps profane –, mais aussi un rapport au travail – proscrit à ces occasions. Sont ainsi envisagés l’origine des fêtes chrétiennes, leur développement, les obligations liées et, en corollaire, les comportements qu’elles suscitent, qu’ils s’inscrivent ou non dans la norme. En lien intervient la question de l’attitude des autorités ecclésiastiques et civiles face à d’éventuelles déviances, en prenant en compte les ruptures confessionnelles (protestantisme), l’évolution des sociétés et les critiques formulées sur la base de motifs sociaux, économiques ou philosophiques. Le XIXe siècle marquera un tournant fondamental qui, tout en établissant de nouvelles fêtes, liées à la laïcisation en vigueur, conservera un statut privilégié à nombre de moments religieux.

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Table des matières :

Introduction. la fête : un enjeu entre sacré et profane – Philippe Desmette, Philippe Martin

Ouverture : Obligations, calendriers liturgiques et festivités. Regards anthropologiques sur les religions non occidentales – Lionel Obadia

Première partie. Le temps de la fixation des normes

Le dimanche chômé à l’époque romano-barbare – Bruno Dumézil

Fêtes et jours chômés dans le monde carolingien (VIIIe-Xe siècles) – Charles Mériaux

Les jours fériés et leur observance en Occident entre le XIIIe et le XVe siècle – Catherine Vincent

Jours chômés et fêtes dans la moitié nord du royaume de France au XVe siècle, d’après les normes épiscopales – Christine Barralis

Deuxième partie. Situations établies et réformes à l’Époque moderne

La réforme des fêtes de précepte dans les Pays-Bas autrichiens en 1751 : une affaire d’État(s) – Philippe Desmette

Le débat sur la réduction des fêtes religieuses de précepte en Italie au XVIIIe siècle : Guadagnini et le Progetto di fissazione del calendario ecclesiastico – Marco Rochini

Prélats jansénistes et calendriers diocésains dans la France septentrionale – Philippe Moulis

La fête processionnelle en France au XVIIIe siècle entre dévotion et police – Gaël Rideau

Identités urbaines et fêtes d’obligation à Lyon au XVIIIe siècle – Nicolas Guyard

Troisième partie. Aux marges de la catholicité

Un calendrier à l’épreuve. Dimanches et jours fériés en Angleterre fin XVIe-XVIIe siècle – Alain Cabantous

Les fêtes dans le monde réformé (XVIe-XVIIIe siècles) – Yves Krumenacker

Une fête religieuse impensable chez les protestants français ? La « fête des morts dans l’Église réformée » (1901) – Nicolas Champ

Quatrième partie. La fête contemporaine : entre continuité et innovation

Contraindre à la messe – Philippe Martin

Repos dominical et jours fériés en Belgique au XIXe siècle : la transformation des obligations religieuses en revendication sociale – Pierre-Olivier De Broux, Florence Maertens de Noordhout

Calendrier légal et temps religieux. Célébrer la messe pro populo de Benoît XIV à Pie IX – Vincent Petit

Conclusions – Philippe Desmette, Philippe Martin

Informations pratiques :

Philippe Desmette et Philippe Martin (éd.), Orare aut laborare ? Fêtes de précepte et jours chômés du Moyen Âge au début du XXe siècle, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2017. 16 x 24 x 1,4 cm, 250 pages. ISBN : 978-2-7574-1725-6. Prix : 23 euros.

Source : Presses universitaires du Septentrion

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Offre d’emploi – Freelance cataloguer medieval manuscripts : Les Enluminures

Freelance position cataloguing medieval manuscripts (payment per manuscript).

Advanced degree and experience cataloguing manuscripts required. Access to excellent research library required, but there is no need to relocate; work can be done from home. Good writing skills (in English). Must have good Latin; wide knowledge of languages preferred (manuscripts in Latin, Italian, French, Flemish, Spanish and German — not all languages required apart from Latin; please specify abilities and areas of expertise). Paleography and codicology background necessary. Wide experience with various types of texts necessary — liturgical, historical, philosophical, theological, legal, literary, and documents.

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Please view http://www.textmanuscripts.com to understand the level and nature of cataloguing. Two month trial to start. Although this is a freelance position, we are looking for someone who can commit to cataloguing three to four manuscripts per month. Please send cover letter and cv to Laura Light, lauralight@lesenluminures.com.

Start date: immediately
Salary: $500 per description

Contact:

Laura Light lauralight@lesenluminures.com
Website: http://www.textmanuscripts.com
Primary Category: Medieval and Byzantine History / Studies
Secondary Categories: None
Posting Date: 10/06/2017
Closing Date 01/04/2018

Source : H-Net

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Colloque – La reconnaissance des écritures manuscrites pour les sources médiévales

L’Institut de recherche et d’histoire des textes organise une journée d’étude, vendredi 27 octobre 2017, pour présenter, expliquer et discuter l’impact des technologies de reconnaissance d’écriture manuscrite pour les études médiévales et les institutions patrimoniales.

Le projet européen HIMANIS (HIstorical MANuscript Indexing for user-controlled Search) piloté par l’IRHT a permis de rassembler plusieurs équipes de recherche en Sciences de l’ingénieur, tant du privé comme la société A2iA, que du public, avec le Pattern Recognition and Human Language Technology Research Center (Universitat Politècnica de València) et le groupe Alice – Artificial Intelligence and Cognitive Engineering de la Rijksuniversiteit Groningen, avec le soutien des Archives Nationales et de la Bibliothèque nationale de France.

Principal résultat de ce projet, il est désormais possible d’effectuer des recherches par mot-clef dans le corpus des registres de la chancellerie royale française des XIVe et XVe siècles. Pour l’instant il y a 147 volumes de la série Archives nationales, JJ 7 – JJ 209 et 20 volumes de la Bibliothèque nationale de France. L’interface (encore provisoire) est consultable à l’adresse suivante : http://prhlt-kws.prhlt.upv.es/himanis/. C’est une interface de test, qui va être amenée à évoluer dans les prochains mois, avec des manuscrits supplémentaires et de nouvelles fonctionnalités, notamment pour naviguer entre les résultats, pour afficher les regestes et éditions. HIMANIS vise aussi à l’analyse assistée par ordinateur des différentes mains qui interviennent dans chacun des volumes, pour étudier le fonctionnement de la chancellerie royale et la construction progressive de l’Etat centralisé de la monarchie française.

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Programme :

14h – François Bougard (directeur de l’IRHT) et Emmanuel Rousseau (directeur des fonds, Archives Nationales), Introduction
14h30 – Jean-François Moufflet (conservateur du patrimoine, responsable de fonds au département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime, Archives Nationales), Le projet HIMANIS ou la mise à l’index des registres
15h – Dominique Stutzmann (chargé de recherche, IRHT), L’indexation automatique pour la recherche en histoire médiévale
15h30 – Ronaldo Messina (A2iA) et Christopher Kermorvant (Teklia), Les modèles de reconnaissance d’écriture : apprendre à lire aux machines, de l’édition électronique à l’intelligence artificielle
16h – Pause

16h15 – Enrique Vidal (Universitat Politècnica de València), Text indexing and user-controlled search
16h45 – Lambert Schomaker (University Groningen) et Sukalpa Chanda (University Groningen), Writer identification
17h15-18h – Table ronde avec des chercheurs et représentants des utilisateurs finaux, avec Sébastien Barret (responsable de la section de diplomatique, IRHT), Paul Bertrand (professeur en histoire médiévale et en humanités numériques à l’Université Catholique de Louvain), Charlotte Denoël (conservateur des bibliothèques, chef du service des manuscrits médiévaux, Bibliothèque nationale de France), Judicaël Petrowiste (maître de conférences en histoire médiévale (Université Paris 7 – Paris Diderot, à confirmer)

Informations pratiques :

27/10/2017 – 14:00
Lieu: Paris, IRHT – Centre Félix-Grat
Organisateur IRHT: Stutzmann Dominique

Source : IRHT

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Appel à contribution – Généalogie et héraldique, entre guerre et paix 

Arras (France)
2 au 5 octobre 2018

La Fédération française de Généalogie et la Société française d’Héraldique et de Sigillographie, organisatrices, ont retenu le thème « Généalogie et Héraldique, entre guerre et paix ».

Les commémorations de la fin de la Première guerre mondiale offrent l’occasion de s’interroger sur les liens que guerre et paix entretiennent avec l’héraldique. Quelle que soit l’hypothèse retenue pour expliquer l’origine des armoiries, l’art de la guerre y a joué un rôle prépondérant et a influé sur la composition héraldique jusqu’à nos jours.

Du Moyen Âge au XXe siècle, des guerres de religion aux guerres mondiales, en passant par les guerres de succession, d’indépendance ou napoléoniennes, l’Ancien et le Nouveau Monde n’ont cessé de vivre des conflits qui ont bouleversé le sort des familles et des peuples et ont modifié les relations internationales des pays belligérants comme des pays neutres.

De vastes possibilités d’approches possibles

Le thème des liens entretenus entre l’héraldique d’une part, la guerre et la paix d’autre part, pourra être abordé de la manière suivante au XXXIIIe CIGH d’Arras en 2018 :

  • la glorification des valeurs et des exploits guerriers grâce à l’héraldique, à toutes les époques et dans tous les pays, qu’il s’agisse d’armoiries concédées ou librement assumées par des personnes civiles ou morales ; au contraire, les armoiries mettant en avant le refus de la violence et les valeurs de paix (armoiries de religieux, de diplomates, de médecins et d’humanitaires, de cités reconstruites…) ;
  • les interactions entre l’héraldique et les autres systèmes emblématiques militaires (vexillologie, insignes, uniformes….) ;
  • les utilisations de l’héraldique dans les discours célébrant la guerre ou la victoire, honorant les soldats et les victimes ou appelant à la paix (affiches de propagande, monuments commémoratifs…).

La question de l’impact de la guerre – à toutes les époques et dans tous les pays – sur les familles, les généalogies et les groupes sociaux, sur les archives produites ou détruites, pourra être déclinée à Arras selon les axes suivants :

  • archives publiques et archives privées : destruction ou transport en temps de guerre, sauvegarde ou reconstitution en temps de paix ;
  • les généalogies de soldats, les dynasties militaires et leur évolution au cours des siècles : l’impact des carrières militaires sur la généalogie (mariages et naissances à l’étranger…) ;
  • la transmission de la mémoire des guerres dans les familles et leur impact sur les destinées familiales ;
  • les victimes de guerre, civiles ou militaires : de l’inhumation au recensement, de la mémoire gravée à la mémoire numérisée ;
  • les populations réfugiées, à l’arrière des opérations militaires ou dans les pays neutres : études prosopographiques ;
  • nouveaux États, nouvelles frontières issus des conflits : migrations et questions de nationalité.

Consignes pour les communications et les posters

Communications

Les propositions de communication (entre 200 et 300 mots) doivent être envoyées avant le 20 novembre 2017 à l’adresse suivante : arrascigh.cs@gmail.com Les propositions seront examinées par le comité scientifique, qui rendra son avis au plus tard le 31 janvier 2018.

Les langues du congrès sont, outre le français et l’anglais, l’allemand, l’italien et l’espagnol. Les communications devront être illustrées par un diaporama, légendé dans une langue autre que celle de la communication elle-même (français ou anglais) afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier du contenu de l’exposé.

Chaque orateur dispose d’un temps de parole de 20 minutes, suivi de 10 minutes pour les questions.

Afin de permettre la parution des actes dans un délai raisonnable, les intervenants devront remettre aux organisateurs le texte définitif de leur communication (30 000 signes maximum, espaces compris, pour une limite de 10 illustrations) pour le 31 décembre 2018. Si possible, merci de prévoir un résumé dans une autre langue que celle de l’article lui-même.

Posters

Les étudiants en master et en doctorat, ainsi que tout chercheur qui le souhaiterait, peuvent soumettre un projet de poster présentant un travail de recherche scientifique en cours portant sur l’héraldique ou la généalogie, en lien avec le thème du congrès. Les posters sélectionnés par le comité scientifique seront exposés lors du congrès et commentés par leurs auteurs lors d’une session spéciale.

Les projets (ou les posters s’ils sont déjà prêts) devront être eux aussi adressés avant le 20 novembre 2017, en précisant quelles sont les institutions impliquées (universités, laboratoires de recherches, archives…).

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Appel à contribution – L’architecture religieuse et monastique dans le nord de la France et régions limitrophes (XIe – XIIIe siècles) : conception, réalisation et transfert

Colloque international
Univer sité d ’Artois et Univer sité Ch arles -de-Gaulle-Lille 3
11, 12 et 13 octobre 2018

Dans le nord de la France, « […] non seulement il n’y est pas question de monuments de transition, mais ceux du treizième y sont tout à fait inconnus […]. Généralement parlant, un édifice de cent cinquante ans est, dans ce pays, une sorte de rareté […] », telle était l’opinion formulée par Ludovic Vitet en 18311. Les travaux de synthèse de Pierre Héliot sur les églises du Pas-de-Calais au début des années 1950 puis de Jacques Thiébaut sur le Nord montraient bien que cette idée ne pouvait être admise2. Certes nombreux sont les grands monuments qui ont disparu, victimes de la Révolution et des conflits, mais il est nécessaire de se pencher de nouveau sur ceux qui subsistent et ceux révélés par les fouilles. En effet, la multiplication des chantiers, l’appropriation de l’archéologie du bâti par l’historien de l’architecture, l’apport des méthodes de datation (dendrochronologie, C14) et la relecture des sources renouvellent nos connaissances. Les travaux récents, parfois confidentiels, méritent d’être valorisés et partagés devant un large public. Leur présentation sera l’occasion d’échanger et de faire le point sur les nouveaux acquis et les perspectives de recherche.

Dans ce colloque le choix est porté sur l’architecture religieuse et monastique entre le début du XIe siècle et le début du XIIIe siècle dans la partie septentrionale de l’ancienne province ecclésiastique de Reims (diocèses de Thérouanne, Tournai, Arras et Cambrai), qui s’étendait bien au-delà des limites actuelles du nord de la France. À cette époque, l’activité constructrice est féconde :il s’agit soit de reconstructions sur des sites existants, comme pour les cathédrales d’Arras ou de Cambrai, ou les abbayes, telle Saint-Bertin de Saint-Omer, soit de nouvelles implantations, qui sont parfois l’œuvre de nouvelles communautés canoniales, qu’elles soient séculières (Saint-Omer de Lillers, Saint-Pierre de Lille ou Saint-Pierre d’Aire-sur-la-Lys) ou régulières (prémontrés à Dommartin), ou de nouvelles communautés monastiques, tels les cisterciens, par exemple. Qu’ils aient subsisté ou disparu, les monuments construits durant cette période révèlent le dynamisme de la création architecturale de cette vaste région, au carrefour de l’Europe du nord. Les routes commerciales favorisèrent les échanges entre le monde anglo-normand, le royaume de France et le comté de Champagne, via le Vermandois. Les voies fluviales, dont l’Escaut, frontière naturelle entre le Saint Empire romain germanique et la Flandre, fut un axe majeur, permirent notamment la circulation de matériaux, accompagnée des transferts des formes et des techniques.

Le thème retenu, l’architecture religieuse et monastique, implique que l’édifice de culte ne soit pas l’objet d’étude exclusif, mais que la présentation et l’analyse des autres bâtiments de la vie communautaire, trop souvent négligés, aient toute leur place ici. La périodisation définie permettra de s’intéresser autant aux édifices romans qu’à ceux des premiers temps du gothique. Il s’agira alors de s’interroger sur la continuité de certains partis architecturaux associés à des références formelles nouvelles et de mieux apprécier la première architecture gothique dans cette région.

Cet appel à communications invite les chercheurs, d’horizons différents – historiens, historiens de l’architecture et archéologues –, à réfléchir à cette histoire de l’architecture et de la construction au cours de cette période marquée par des innovations à la fois conceptuelles et techniques. Il conviendra de s’intéresser tout autant au transfert des pratiques constructives qu’à celui des formes qui conduisirent à ce nouvel art de bâtir. Ainsi, par exemple, il s’agira de réenvisager le lien entre, d’une part, le perfectionnement de la taille de la pierre, le développement du moyen appareil régulier, l’extension de la voûte d’ogives et la rationalisation de certains procédés de construction et, d’autre part, l’émergence de nouveaux modèles de la première architecture gothique dès le dernier tiers du XIIe siècle sur ce territoire.

Les propositions pourront traiter, par le biais de la monographie ou de façon thématique, des sujets portant sur le projet architectural, le commanditaire et le maître d’œuvre, les usages, le choix des matériaux et leur mise en œuvre, l’évolution des techniques, le décor monumental, entre autres.

Chaque communication durera de 25 à 30 mn (en fonction du nombre de participants) et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance.

 

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Calendrier :

1er décembre 2017 : date limite de soumission des propositions de communication – titre, bref résumé (500 mots) – et court CV à envoyer à : sandrine.conan40@orange.fr et
delphine.hanquiez@univ-artois.fr

31 mars 2018 : envoi des notifications par le comité scientifique

11-13 octobre 2018 : colloque

15 décembre 2018 : date limite de remise des articles pour publication.

Organisation et coordination : Sandrine Conan et Delphine Hanquiez
Comité scientifique :

  • Anne Baud, professeur d’archéologie, Univ. Lyon 2,UMR 5138 – ARAR
    Sandrine Conan, archéologue du bâti, doctorante en histoire de l’art médiéval, Univ. Lille, UMR 8529 – IRHiS
  • Delphine Hanquiez, maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Univ. Artois, EA 4027 – CREHS
  • Mathieu Piavaux, professeur d’histoire de l’art médiéval, Univ. Namur, AcanthuM
  • Philippe Plagnieux, professeur d’histoire de l’art médiéval, Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EA 4100- HiCSA
  • Jeroen Westerman, services des monuments historiques de Gueldre (Gelderland, Pays-Bas), docteur ès lettres, Univ. Leiden

Ce colloque bénéficie du parrainage de la Société Française d’Archéologie.

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