Appel à contribution – Les espaces de stockage dans le château médiéval

À partir du XIe siècle, le château, émanation et symbole du pouvoir seigneurial, illustre, entre autres, la domination sociale et économique de l’aristocratie sur la paysannerie (MAZEL F., Féodalités, Paris, Belin, 2010, p. 447-490). Les études castellologiques, archéologiques comme historiques, ont surtout insisté sur les caractères résidentiels et militaires des châteaux en lien avec le développement de la seigneurie médiévale. Dans l’introduction de son ouvrage intitulé Le château dans la France médiévale (FOURNIER G., Le château dans la France médiévale, essai de sociologie monumentale, Paris, Aubier, 1979), Gabriel Fournier soulignait déjà dans les années 1970, que le château devait être mis en relation avec l’espace et la population autour de lui mais aussi avec les faits politiques, économiques et sociaux dont il est la manifestation. Il déclarait également que le château forme un tout présentant des aspects militaires, politiques, économiques, sociaux et religieux qui s’imbriquent étroitement. Il montrait ainsi le rôle territorial du château, vecteur d’agglomération des habitants, carrefour et pôle économique local. Son étude trouve écho dans les travaux récents portant sur l’économie médiévale, notamment ceux de Laurent Feller pour qui, « la seigneurie est un organisme économique dont la fonction est d’assurer un revenu au seigneur mais c’est aussi un territoire à gouverner » (FELLER L., Paysans et seigneurs au Moyen Âge, Paris, Armand Colin, 2017, p. 137-165). 

  Le maillage castral s’accompagne ainsi d’une territorialisation croissante de la domination seigneuriale. Elle passe, comme le montre Florian Mazel, par la justice, mais aussi par des procédés socio-économiques (MAZEL F., Féodalités, Paris, Belin, 2010, p. 447-490). Ce pouvoir s’illustre dans la fiscalité relative aux châtellenies (FELLER L., Paysans et seigneurs au Moyen Âge, Paris, Armand Colin, 2017, p. 137-165). Les redevances en nature, même si leurs valeurs économiques se confondent souvent avec un aspect symbolique (CORRIOL V., « Redevances symboliques et résistance paysanne au Moyen Âge », dans Histoire & Sociétés rurales, vol. 37, 2012, p. 15-42), apparaissent chaque année dans les comptabilités médiévales et sont parfois revendues selon diverses logiques (CARRIER N., « Le rachat des redevances en nature en Dauphiné et en Savoie à la fin du Moyen Âge, d’après les venditiones des comptes de châtellenie (XIIIe-XVe siècle) », dans Calculs et rationalités dans la seigneurie médiévale, FELLER L. (dir.), Paris, Editions de la Sorbonne, 2009, p. 145-166). Le château est donc un centre de perception local. Les prélèvements permettent aussi d’« esquisser » les systèmes productifs agricoles et céréaliers des campagnes médiévales (MANEUVRIER C., « Les rentes en nature : un indicateur des systèmes céréaliers médiévaux ? À travers les campagnes normandes (IXe-XIVe siècle), dans Histoire & Sociétés rurales, vol. 13, 2000, p. 9-38). Si la fonction économique et symbolique de ses redevances ont fait l’objet d’études historiques, la gestion concrète de ces bénéfices semble être resté un impensé de la recherche. Puisque les seigneurs perçoivent une partie des revenus de la châtellenie en nature, ils devaient donc être capables de les collecter et de les conserver, à plus ou moins long terme selon le type de marchandises, au sein même de l’enceinte castrale. Il s’agit donc ici de questionner la dimension matérielle du château fonctionnant comme centre économique d’un territoire en dehors des aspects résidentiels ou militaires habituellement choisis et envisager à travers la mise en évidence des espaces de stockages, les ressources exploitées dans le territoire de la seigneurie. 

    Les fouilles archéologiques ont révélé de nombreuses structures de stockages dans les contextes castraux, avec ou non la reconnaissance de leur contenu. On citera en particulier l’importante aire d’ensilage mis au jour sur le promontoire castral blésois à la fin des années 1990 (AUBOURG V. et JOSSET D., « Le site du promontoire du château de Blois du VIIIe au XIe s. (Loir-et-Cher). (Première partie : niveaux et structures) », in Revue Archéologique du Centre de la France, 39, p. 161-197 ; dont les silos sont présentés dans CRÉPIN-LEBLOND, M.-C. FOREST (dir.), Blois, un château de l’an mil, T. Paris, 2000, p. 69 et suiv.) ou les mobiliers en bois (coffres) servant pour le stockage et la vie économique du site de Charavines Colletières (COLARDELLE M., MOYNE J.-P. et VERDEL E. L’habitat fortifié de Colletière à Charavines et le pays du lac de Paladru au XIe siècle, Caen, France, Presses universitaires de Caen, 2023) dont souvent seules les clefs nous parviennent, comme par exemple à Andone (BOURGEOIS L., Une résidence des comtes d’Angoulême autour de l’an Mil : le castrum d’Andone (Villejoubert, Charente) : publication des fouilles d’André Debord, 1971-1995, Publications du CRAHAM, Caen, 2009). La spatialisation du stockage dans l’espace castral, sa place vis-à-vis de l’occupation élitaire, n’est pas une question annexe et, il semble cependant que cette dimension concourt pour une large part à la morphologie de sites castraux. Contrairement aux espaces urbains toutefois, cette thématique n’a pas fait l’objet d’une attention aussi forte pour caractériser les morphologies des espaces castraux (CONTE P. et LABORIE Y. abordent en 2006 cette question pour le site castral de Châlucet, dans un article intitulé « Stocker et conserver dans l’habitat urbain médiéval du sud-ouest de la France (XIIe-XVe siècles) », dans La maison au Moyen Âge dans le Midi de la France, Actes du colloque de Cahors 6, 7 et 8 juillet 2006, Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France – Hors-série 2008, p. 255 à 283). Par exemple, une publication récente portant sur les caves et celliers met en exergue les villes ou la maison urbaine, et, seulement un article et deux encadrés abordent cette question pour des espaces castraux (ANTAKI-MASSON P. « Pour veiller au grain : les lieux de stockage dans les fortifications croisées de Terre sainte », dans Caves et celliers dans l’Europe médiévale et moderne, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2019, p. 373‑385 ; MOREAU Q. 2019, « Le Haut-Clairvaux : structures souterraines en contexte castral », dans Caves et celliers dans l’Europe médiévale et moderne, Tours, Presses universitaires François Rabelais, p. 385-386. Un autre encadré aborde les caves dans un usage militaire : De CROUY-CHANEL E. « Les Caves du château de la Guerche », dans Caves et celliers dans l’Europe médiévale et moderne, Tours, Presses universitaires François Rabelais, 2019, p. 403-404). 

    Les questionnements relatifs à ces espaces touchent différentes branches de la recherche autour des châteaux. L’organisation de journées d’études, inscrites dans deux axes de la recherche au sein de l’UMR ARTEHIS (Fabrique du Paysage et Élaboration du passé et constructions communautaires) est l’occasion de mettre le focus sur ce sujet en mobilisant et interrogeant à la fois les sources archéologiques, mais aussi les sources historiques, car ces espaces apparaissent dans les comptabilités et les descriptions de travaux. L’intérêt d’une démarche transdisciplinaire serait de proposer des études d’ensemble (à l’échelle d’un site, d’un espace ou d’un empan chronologique) ou des cas qui entrent en résonance avec la thématique selon les interrogations présentées ci-après.  

    Nous essaierons ainsi d’identifier et distinguer les ressources stockées dans le château (ou complexe castral), et servant à la vie quotidienne ou au prestige des personnes présentes au sein de cet espace. Ainsi, nous nous concentrerons pour le moment sur les ressources vivrières

  • les sources d’archives : que nous apportent les textes dans la localisation de ces espaces et/ou sur la nature des redevances perçues ? Il s’agit ici de documenter le paysage exploité (de quelle économie paysanne proviennent-elles ?) voire de jauger les quantités perçues des productions et leur type via les comptabilités mais aussi de s’interroger sur le vocabulaire employé pour désigner les lieux et les structures de stockage ou de conservation temporaire ou pérenne (greniers, « galetas », caves, fenil, glacière, citerne…) ; comment sont-elles utilisées et sur quelle durée ?  (par exemple la temporalité des mises à l’abri lors d’épisode d’insécurité). Les sources iconographiques médiévales et modernes pourront venir en appui de la description de ces espaces ou comme apport dans le repérage de ces espaces au sein de l’espace castral. 
  • les sources archéologiques : quels types de structures archéologiques ont été identifiés comme structures de stockage (structures en creux, construites, mobiliers, bâtiments, étages, pièces dédiées)? Où sont-elles situées dans les espaces castraux au regard des autres fonctions des bâtiments (résidence, militaire) ? Quelle est leur relation avec le reste de l’ensemble castral : intégrées ou indépendantes, accessibles, défendues ou dissimulées ?  

    Aussi, si ces structures peuvent être identifiées comme espaces de stockage, que contiennent-elles et pour quelle durée (périodicité dues aux saisons, conservation courte ou longue, gestion de l’eau) ?

    Les écofacts (carpologie, phytorestes) peuvent venir documenter et éclairer la compréhension de l’environnement et des ressources gérés ou générés autour du castrum. 

    Les communications que nous souhaitons accueillir lors de ces journées qui se tiendront à la MSH de Dijon les 24 et 25 septembre 2026, porteront sur des travaux inédits (recherches historiques, rapports archéologiques, études spécialisées…) permettant d’éclairer une ou plusieurs des questions soulevées. En effet, la publication de ces journées est projetée. 

L’appel à communication est ouvert jusqu’au 1er juin 2026 sur le site suivant : https://stockchateau26.sciencesconf.org/?lang=fr

La réponse devra prendre la forme d’un résumé de la communication d’environ 500 mots, accompagné d’une image si possible, ainsi que d’un court CV.

Source : Sciencesconf

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Appel à contribution – Rural Network. 16th European Social Science History Conference

The call for panels and papers for the 16th ESSHC Conference – which will take place in Lyon on 21-24 April 2027 – is now open. The deadline for application is April 15, 2026.

Since 1996, the aim of the ESSHC is to bring together scholars interested in explaining historical phenomena using the methods of the social sciences. The conference, organized in English in 28 thematic networks, will host specific sessions on rural, agrarian and environmental history, from Antiquity to Contemporary age.

In particular, the Rural Network embraces economic, social, ecological, geographical, demographical, cultural and political approaches to the rural. Global food needs, rural heritage, management of natural resources are all relevant topics of rural history, as are topics such as productivity change in agriculture, transfer of property, and rural organization.

We believe that the use of comparisons between periods and regions can strengthen our discipline. Finally, we want to be a forum where new sources and methods for the many branches of rural history can be tested and discussed.

Everyone interested in applying for one or more panels through the Rural History Network can contact one of us as co-chairs, according to his or her research area and/or interest.

– Lev Centrih: lev.centrih@fhs.upr.si (Eastern and Southern Europe, Modern and Contemporary age)

– Davide Cristoferi: davide.cristoferi@ulb.be (Western and Southern Europe, Antiquity, Medieval and Early Modern times)

– Harm Zwarts: h.zwarts@rug.nl (Western and Northern Europe, Modern and Contemporary age)

Here the guidelines of how to submit a paper or session proposal.

Here the guidelines for a paper and/or panel/session proposal on the Oxford Abstracts Platform.

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École d’été – Handschriftenforschung und ihr Weg ins Digitale. Kulturelles Erbe erschließen und als Forschungsdaten bereitstellen

Vom 29. September bis 2. Oktober 2026 führen wir in Berlin eine Handschriftenportal-Summer School durch. Die Veranstaltung richtet sich an fortgeschrittene Master-Studierende sowie Promovierende mediävistischer Fächer, die vertiefende Kenntnisse in den Bereichen Kodikologie und Paläographie sowie Digital Humanities und Forschungsdaten erwerben möchten. Sie bietet den Teilnehmenden die Gelegenheit, in der Praxis den gesamten Prozess von der Erschließung einer Handschrift bis hin zur Dateneingabe und Verknüpfung mit Linked Open Data im Handschriftenportal anhand von Originalfragmenten aus dem Bestand der Staatsbibliothek zu Berlin zu erproben und einzuüben.

Ausschreibung

Ab sofort können Sie sich für die Summer School bewerben!

Teilnahmevoraussetzungen

  • Studium eines geisteswissenschaftlichen Fachs mit mediävistischem Schwerpunkt; M.A. oder kurz vor Masterabschluss stehend
  • Erwünscht: Grundkenntnisse des Mittelhochdeutschen und des Lateinischen

Bewerbungsunterlagen

  • ein kurzes Motivationsschreiben (max. eine halbe Seite) mit Ihren Kontaktdaten
  • einen aktuellen tabellarischen Lebenslauf
  • Abiturzeugnis und akademische Abschlusszeugnisse oder Leistungsnachweise

Es werden keine spezifischen technischen bzw. IT-Kenntnisse vorausgesetzt.

Die Teilnehmenden erhalten einen Unterbringungs- und Reisekostenzuschuss.

Bitte senden Sie Ihre Bewerbung als pdf bis einschließlich 3.5.2026 an nicole.eichenberger@sbb.spk-berlin.de.  Die Auswahl erfolgt nach Qualifikation. Eine Nachricht über die Auswahlentscheidung erhalten Sie bis 8.6.2026.

Zum zeitlichen Rahmen und zum Format des Kurses

Dienstag, 29.9., 9.30 bis ca. 18 Uhr
Mittwoch, 30.9., 9 bis ca. 19.30 Uhr
Donnerstag, 1.10., 9 bis ca. 19.30 Uhr
Freitag, 2.10., 9 bis 13 Uhr

Der Kurs beinhaltet Impulsreferate zu Handschriftenkatalogisierung, Kodikologie, Paläographie und Schreibsprachenbestimmung, zum Handschriftenportal und seiner technischen Grundlage sowie zu TEI-XML-Codierung und Linked Open Data. Dazwischen liegen Phasen praktischer Arbeit mit den Originalfragmenten und mit dem Katalogisierungsmodul des Handschriftenportals. Vorträge von Fachexpert:innen aus den Bereichen Handschriftenforschung und Digital Humanities runden das Programm ab.

Zum Hintergrund

Die Erforschung von Handschriften als physische Objekte hat in den letzten Jahrzehnten – ausgehend von Ansätzen wie New Philology und Material turn – einen großen Aufschwung erlebt. So wird die handschriftliche Überlieferung in mediävistischen Disziplinen heute nicht mehr nur für textgenetische Fragen herangezogen, sondern auch als zentraler Faktor für das Verständnis der Texte selbst, ihrer Verbreitung und ihrer zeitgenössischen Rezeptionskontexte wahrgenommen. Zudem ist der Zugang zu Handschriften, zumindest in Form von Reproduktionen, durch die digitale Transformation sehr viel leichter und in größerem Umfang möglich geworden. In diesem Umstand liegen zugleich immense Chancen als auch neue Herausforderungen für die Mittelalterforschung. Denn die Arbeit mit Handschriften – in analoger wie digitaler Dimension – erfordert zunächst vertiefte kodikologische Kenntnisse, die in akademischen Curricula oft nur marginal vertreten sind. Darüber hinaus ist die Handschriftenforschung inzwischen von digitalen Methoden (TEI-Codierung, automatische Texterkennung) und Infrastrukturen (Handschriftendatenbanken, Linked Open Data) geprägt, sodass ein Grundverständnis von Digital Humanities-Aspekten für eine wissenschaftliche Tätigkeit in diesem Bereich ebenfalls unabdingbar ist – ein weiterer Baustein, der in der mediävistischen Ausbildung oft fehlt. Diese beiden Desiderate werden in der Handschriftenportal-Summer School adressiert. Organisiert wird die Veranstaltung von drei am Handschriftenportal-Projekt beteiligten Institutionen, der Staatsbibliothek zu Berlin, der Bayerischen Staatsbibliothek München und der Universitätsbibliothek Leipzig, sowie dem Konsortium 4Memory der Nationalen Forschungsdateninfrastruktur (NFDI).

Als Ergänzung zur Handschriftenportal-Summer School empfehlen wir den Besuch des 10. Sommerkurses für Handschriftenkultur an der Universitätsbibliothek Leipzig „Mittelalterliche Handschriften verstehen lernen“, der vom 23. bis 29. August 2026 in Leipzig stattfindet und stärker grundwissenschaftlich ausgerichtet ist. Informationen dazu unter: https://www.ub.uni-leipzig.de/forschungsbibliothek/sommerkurs-handschriftenkultur

Source : Staatsbibliothek zu Berlin

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Publication – « Marmoutier au Moyen Âge. Nouveaux regards sur l’abbaye et la ville. Actes de la journée d’études du 22 octobre 2024 à Strasbourg », éd. Anne Rauner

La petite ville alsacienne de Marmoutier est d’abord connue pour son abbatiale et son massif occidental roman, symbole de la puissance de l’abbaye bénédictine aux XIe-XIIe siècles. Par sa richesse et son influence, par sa situation dans une région frontière entre diocèse de Strasbourg et diocèse de Metz, l’abbaye de Marmoutier a marqué l’histoire médiévale de la vallée du Rhin supérieur et de la Lorraine. Elle entretenait en effet des liens étroits avec les évêques de Metz à l’autorité temporelle desquels elle était soumise. Au cours du Moyen Âge, elle appartint également à divers réseaux bénédictins : les réseaux de confraternité, en particulier de l’abbaye de la Reichenau, au haut Moyen Âge, puis au réseau de l’abbaye de Gorze au XIIe siècle, enfin, au début du XVIe siècle, à la congrégation de Bursfeld. Mais elle fut aussi une ville et une seigneurie qui devinrent un foyer d’insurrection de la guerre des Paysans en 1525.

La journée d’études intitulée « Marmoutier au Moyen Âge. Nouveaux regards sur l’abbaye et le bourg », organisée le 22 octobre 2024 à l’Université de Strasbourg à l’occasion du 1300e anniversaire de l’accession de l’abbé Maur à la tête de la communauté et de la refondation du monastère (d’après la tradition), proposait de renouveler une historiographie maurimonastérienne encore trop souvent marquée par les récits forgés à l’époque moderne. L’ouvrage réunit l’ensemble des contributions de cette rencontre scientifique. Grâce à la découverte de nouvelles sources écrites et archéologiques au réexamen d’autres documents, les auteurs apportent un éclairage nouveau sur l’évolution topographique de l’abbaye et du bourg au Moyen Âge, le récit de fondation de l’abbaye, la vie liturgique, les relations de Marmoutier avec la papauté et la famille noble de Geroldseck, l’importance de la ville dans la guerre des Paysans. Ils mettent également l’accent sur des acteurs de l’histoire maurimonastérienne peu étudiés jusqu’à présent, en particulier la ville de Marmoutier et les institutions charitables.

Docteure en histoire médiévale et professeure agrégée d’histoire, Anne Rauner est membre associée de l’ARCHE | UMR 3400 : Arts, civilisation et histoire de l’Europe (Université de Strasbourg) et du CRESAT (Université de Haute-Alsace). Elle consacre ses recherches aux documents nécrologiques (nécrologes et obituaires entre autres), aux pratiques scripturaires médiévales, à l’histoire religieuse et culturelle de l’Alsace et de la vallée du Rhin supérieur.

Liste des abréviations

Anne Rauner, Marmoutier au Moyen Âge : une introduction                              

Première partie. Les sources de l’histoire de Marmoutier

Boris Dottori, Un bourg abbatial à la période médiévale : archéologie et topographie historique de Marmoutier                                                                   

Anne Rauner, Écrire le récit des origines de l’abbaye de Marmoutier du Moyen Âge à la Révolution                                                                                     

Thomas Brunner, Les sceaux des abbés et de l’abbaye de Marmoutier (mi-XIIe-mi-XVIIsiècles)                                                                                                     

Thomas Brunner, Typologie des sceaux de la civitas de Marmoutier (XIVe siècle, 1682, 1713)                                                                                                          

Benoît Jordan, La vie liturgique de l’abbaye de Marmoutier : à la recherche des sources                                                                                             

Deuxième partie. Institutions maurimonastériennes

Élisabeth Clementz, À la recherche des institutions charitables de Marmoutier

Bernhard Metz, Les sires de Geroldseck, avoués de l’abbaye et seigneurs de la ville de Marmoutier                                                                                                    

Troisième partie. De la réforme « grégorienne » à la Réformation

Paul Abel, L’abbaye et la Marche de Marmoutier durant la Guerre des Paysans (1525)                                                                        

Marmoutier au Moyen Âge. Nouveaux regards sur l’abbaye et la ville. Actes de la journée d’études du 22 octobre 2024 à Strasbourg, dir. Anne Rauner, Strasbourg, Société académique du Bas-Rhin (publié par la Société savante d’Alsace), 2025 ; 1 vol., 181 p. ISBN : 978-2-9534733-8-4. Prix : 20 €.

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Colloque – Britisch-irisches Mittelalter

Im März 2026 findet an der Universität Innsbruck das fobim – Forum zum britisch-irischen Mittelalter – statt.

19.03.2026 – 20.03.2026

Gäste sind herzlich willkommen. Falls Sie digital teilnehmen möchten,melden Sie sich bitte bis zum 17.3.2026 unter mail@fobim.de an.

Donnerstag, 19.3.2026

12:30–14:00 Uhr

Stephan Bruhn (Tübingen): Armenfürsorge im frühmittelalterlichen England – Konturen eines Forschungsdesiderats

Aurora Clark (Calgary): Hamwic and the Politics of Liminality: Royal Expansion and Emporia in the Seventh- and Eighth-Century Solent

Jule Meyer (Heidelberg): Insulare Spuren in der Mainzer Schriftkultur

14:30–15:45 Uhr

Rike Szill (Tübingen): Enigmater. Natur und Geschlecht bei Aldhelm von Sherborne

Leah Tanha (Köln): Spottende Dämonen, unzuverlässige Engel und himmlische Freuden. Unterhaltungselemente in Jenseitsreisen des britisch-irischen Raums im Frühmittelalter

16:15–17:30 Uhr

Johannes Kratz (Oslo): Once a viking, always a viking? The Perception of Scandinavians in the North Sea area 800–1100. A Study of Imagines and Knowledge of Scandinavia in Early Medieval Irish, Anglo-Saxon, and Frankish Sources

Aliyah Parsons (LMU München): Femizidale Gewalt in erzählenden Quellen des wikingerzeitlichen England

Freitag, 20.3.2026

9:00–10:15 Uhr

Lea Wittig (Köln): Die „Katharer“ in England? Verbreitung einer konstruierten Häresie im Hochmittelalter

Patrick Nehr-Baseler (Kiel): Zisterziensische Um-Welten? Überlegungen zu einer Um-Welt(en)-Geschichte des hoch- und spätmittelalterlichen Schottlands am Beispiel der Vita S. Kentgerni und der Vita S. Waldevi des Jocelin von Furness (fl. 1175–1214)

10:45–12:00 Uhr

Thomas H. Kaal (DHI London): Dum blanda vox queritur, perfecta vita deseritur – Musik, Moral und die Lollarden-Kontroverse

Robin Wheeler (FU Berlin): Waren für den Widersacher? Englische Wirtschaftspolitik im späten Hundertjährigen Krieg zwischen Verflechtung und Konflikt

13:00–14:15 Uhr

Sarah Schnödewind (Münster): Æthelred the Ill King? Zum Spiel mit Leseerwartungen und narrativen Ebenen in Richards Vita Elphegi metrica (Cambridge Corpus Christi Ms 375)

Jennifer C. Bleibel (Tübingen): How to Get Rid of a King. Oder: Sexualität als Körper-markierung und ihre Rolle in der (De-)Konstruktion von Herrschaftsfähigkeit im England des 14. Jahrhunderts

Source : H-Soz-Kult

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Appel à contribution – Women doing dynasty? – Frauen in der Dynastiebildung der „Wittelsbacher“ im 14. Jahrhundert

Workshop der Regesta Imperii, Teilprojekt Ludwig der Bayer an der Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz am 29. und 30. September 2026

Die Geschichtsschreibung zu mittelalterlichen Adelsgeschlechtern bedient sich gern der abschließenden Formulierung: „im Mannesstamm erloschen“. Damit wird der Eindruck vermittelt, eine Familie mit all ihren Angehörigen, Rechten und Besitztümern sei schlichtweg verschwunden, während über verbliebene Töchter, Schwestern, Schwägerinnen oder Witwen häufig der Mantel des Schweigens fällt.

Indes bestehen die sozialen Verbände, die seit dem 18. Jahrhundert als „Dynastien“ bezeichnet werden[1], gut zur Hälfte aus Frauen, deren Rolle sich mitnichten auf das Gebären von männlichen Erben beschränkte. Die jüngere mediävistische Forschung hat deutlich gemacht, dass adelige Frauen vielfach als Vermittlerinnen in Heiratsprojekten, Fürsprecherinnen ihrer Kinder in (erb-)rechtlichen Angelegenheiten, Repräsentantinnen ihrer Häuser oder Gestalterinnen der familiären memoria in Erscheinung traten. Sie trugen damit maßgeblich zur Ausformung von Regeln und Ansprüchen ihres Verwandtschaftsverbandes und damit zur „Dynastiebildung“ bei. Gezielt wurde dynastisches Handeln von Frauen bisher allerdings vor allem von der Frühneuzeitforschung in den Blick genommen.[2]

Demgegenüber erscheint dieser Aspekt für das Spätmittelalter, insbesondere die 1. Hälfte des 14. Jahrhunderts, weniger gut untersucht, obwohl sich gerade die Verwandtschaftsverbände der römisch-deutschen Herrscher dieses Zeitraums dafür anbieten. Die Luxemburger, Habsburger und Wittelsbacher gelten als die prägenden Dynastien des 14. Jahrhunderts, die Vergrößerung der „Hausmacht“ als wesentliche Triebfeder ihrer Politik. Besonders für die Angehörigen des Hauses Bayern – die erst deutlich später als „Wittelsbacher“ bezeichnet werden[3] – scheint diese Zeit, die voller innerfamiliärer Konflikte, Teilungen, Einungen und Erbfolgeregelungen (wie beispielsweise der Hausvertrag von Pavia) war, eine bedeutsame Phase der Dynastiebildung darzustellen. Die Rolle von Frauen wurde dabei bisher kaum untersucht, obwohl beispielsweise das Emporkommen Ludwigs IV. zum römischen Kaiser nicht zuletzt auf die Unterstützung durch seine Mutter, Mechthild von Habsburg, gegen Ansprüche seines älteren Bruders Rudolf I. zurückgeführt wird.[4]

Um der Dynastiebildung des Hauses Bayern näherzukommen und zugleich eine neue Forschungsperspektive – weg vom „Mannesstamm“ hin zu den weiblichen Verästelungen einer „Dynastie“ – einzunehmen, veranstaltet die Arbeitsstelle Ludwig der Bayer der Regesta Imperii am 29. und 30. September 2026 einen Workshop an der Akademie der Wissenschaften und der Literatur in Mainz. Der Schwerpunkt soll dabei auf Frauen des „Hauses Bayern” und seines Umfelds im 14. Jahrhundert liegen, wobei bewusst offen gelassen ist, wo eine Zugehörigkeit zu den „Wittelsbachern” beginnt bzw. endet: Von Töchtern und Schwestern der bayerischen Herzöge über Ehefrauen, Witwen und Schwägerinnen zu Bediensteten oder Gattinnen von Getreuen. Auch Vergleichsbeispiele aus anderen zeitlichen und räumlichen Kontexten sind willkommen. Neben Studien auf der Basis von Urkunden und chronikalischen Quellen bieten sich auch Untersuchungen von Grabmälern, Siegeln, Wappen und Münzen an.

Wir laden HistorikerInnen und Forschende benachbarter Disziplinen herzlich ein, bis zum 31. März 2026 Vorschläge für einen 20-minütigen Vortrag einzureichen (max. 300 Wörter).

Anmerkungen:
[1] Zum Begriff der „Dynastie” vgl. Lennart PIEPER, Einheit im Konflikt. Dynastiebildung in den Grafenhäusern Lippe und Waldeck in Spätmittelalter und Früher Neuzeit, Köln 2019, S. 10–13.
[2] Z. B. Heide WUNDER (Hg.), Dynastie und Herrschaftssicherung in der Frühen Neuzeit. Geschlechter und Geschlecht, Berlin 2002.
[3] Vgl. Franz FUCHS, Das »Haus Bayern« im 15. Jahrhundert. Formen und Strategien einer dynastischen ‘Integration’, in: Fragen der politischen Integration im mittelalterlichen Europa, hg. Werner MALECZEK, Ostfildern 2005, S. 303–324, hier S. 323f.
[4] Vgl. Gabriele SCHLÜTTER-SCHINDLER, Regis filia – Comitissa Palatina Rheni et Ducissa Bavariae. Mechthild von Habsburg und Mechthild von Nassau, in: Zeitschrift für bayerische Landesgeschichte 60 (1997), S. 183–251, hier S. 210.

Kontakt

dynastie-workshop@regesta-imperii.de

Source : H-Soz-Kult

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Séminaire – Debating Sainthood: Didactic Images and the Construction of Colette of Corbie c.1470-75

After Colette of Corbie’s (1381-1447) death, members of her community sought ways to ensure the success of her reformed monastic order and the longevity of her burgeoning saint’s cult. This paper will take a new look at an early illuminated manuscript copy of Colette’s hagiography, la vie de Colette (Ghent, Bisschoppelijk Archief van het Bisdom, Monasterium Bethlehem MS 8), examining the complexities of its rich miniature cycle. Though the creation of these miniatures has often been oversimplified as one in which text informs image, this manuscript contains the most extensive pictorial cycle of Colette’s hagiography and begins to develop an iconography where none had previously existed. This would have been a challenging task for the manuscript’s creators, who had to consider the manuscript’s patron, Valois Burgundian Duchess Margaret of York (1446-1503), as well as the state of Colette’s saint’s cult as it had evolved from the text’s creation around 1449. Therefore, this talk will focus on the function of these images as learning tools which aid the manuscript’s patron in understanding and accessing the complex issues surrounding the creation of a ‘new’ saint in the 1470s. In doing so, it will reveal a focus on early demonological and eschatological debates in Colette’s early saint’s cult, an interest which goes beyond the manuscript and can be further located in Margaret of York’s networks.

Dr Marisa Michaud is a Wellcome Trust IFRC Research Fellow at Birkbeck, University of London, where she previously held a fixed-term lectureship. She holds a PhD in Medieval Studies from the University of York and is currently a Humanities Research Centre Postdoctoral Research Fellow there.

3 March 2026, Birkbeck and online, 17:00—18:30 (GMT) 

Please Book Here for the In-Person Seminar

Source : Medieval Art Research

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Appel à contribution – Les manuscrits et le défi de l’immatérialité

11e Cours de formation doctorale

du 7 au 9 septembre 2026

Appel au format PDF : ici

organisé par l’Institut d’études médiévales et le Centre de recherche sur les manuscrits – Université de Fribourg, avec le soutien du programme doctoral en études médiévales de la CUSO.

L’Institut d’études médiévales de l’Université de Fribourg invite au 10e cours de formation doctorale, les doctorant·e·s de diverses disciplines dont les travaux sont en lien avec la culture des manuscrits médiévaux. Les participant·e·s issu·e·s des domaines suivants sont les bienvenu·e·s : histoire, philosophie, histoire de l’art, littératures latine et vernaculaires, philologie, paléographie, codicologie, musicologie, sciences liturgiques et théologie.

Source : Université de Fribourg

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Publication – « A Companion to Rome (c. 400–c. 1050) », éd. Caroline Goodson, Julia Hillner

The city of Rome had a remarkable and complex urban continuity even after antiquity and it provided a model of urban living for other cities throughout the Middle Ages. Much existing research has nevertheless focused instead on Rome as the seat of papal power or as an influential idea rather than a real place. This volume radically refocuses our attention on Rome’s inhabitants, their identities, relationships, institutions, experiences, agencies, and spaces, and on how these local aspects interacted with the city’s universal character. It also bridges two periods of the history of Rome that are typically separated, namely late antiquity and the early Middle Ages, through a unique design of mirrored essays on key themes of Rome’s urban history. This volume brings to an Anglophone audience new scholarship from scholars across Europe and America.

Table des matières :

VOLUME 1

Introduction — Caroline Goodson, Julia Hillner

Part 1. External Forces

Mark Humphries — Coming to Rome in Late Antiquity

Francesca Tinti — Coming to Rome in the Early Middle Ages

Kristina Sessa — War upon Rome in Late Antiquity

Sarah Whitten — War upon Rome in the Early Middle Ages

Part 2. Internal Forces

Massimiliano A. Vitiello — Late Antique Romans

Andrea A. Verardi — Early Medieval Romans

Silvia Orlandi — Urban Administration in Late Antique Rome

Clemens Gantner — Urban Administration in Early Medieval Rome

Samuel Cohen — Social Conflict in Late Antique Rome

Shane Bobrycki — Social Conflict in Early Medieval Rome

Julia Hillner — Law and Justice in Late Antique Rome

François Bougard — Law and Justice in Early Medieval Rome

Part 3. Economies, Materialities, and Environment

Paul S. Johnson — Welfare in Late Antique Rome

Francesca Romana Stasolla — Welfare in Early Medieval Rome

Giulia Bordi — Artisans in Rome: Textile Craft and Trade

Caroline Goodson — Plants and Animals in Rome

Federico Marazzi — The Suburbium of Rome in the Transition from Antiquity to the Middle Ages

VOLUME 2

Part 4. Identity and Belief

Maijastina Kahlos — Religious Communities in Late Antique Rome

Marios Costambeys — Religious Communities in Early Medieval Rome

Robert Heffron — Women in Collective Spaces, Places, and Rituals of Late Antique Rome

Joseph Dyer — Laity and Clergy in Collective Spaces, Places, and Rituals of Early Medieval Rome

Markus Löx — Saints and Their Cults in Late Antique Rome

Maya Maskarinec — Saints and Their Cults in Early Medieval Rome

Part 5. Living and Dying in the City

Margaret M. Andrews — Neighborhoods in Late Antique Rome

Veronica West-Harling — Neighborhoods in Early Medieval Rome

Carlos Machado — Domestic Spaces in Late Antique Rome

Riccardo Santangeli Valenzani — Domestic Spaces in Early Medieval Rome

Dennis Trout — Education, Literacy, and Literature in Late Antique Rome

Giorgia Vocino — Education, Literacy, and Literature in Early Medieval Rome

Lucrezia Spera — Death in Late Antique Rome

Michela Stefani — Death in Early Medieval Rome

Part 6. Conclusion

Paolo Liverani — From Ancient to Medieval Rome: A Tale of Two Cities

Informations pratiques :

A Companion to Rome (c. 400–c. 1050), éd. Caroline Goodson, Julia Hillner, Leyde–Boston, 2025 ; 2 vol. (Brill’s Companions to European History, 32). ISBN : 978-90-04-73877-5, 978-90-04-74176-8. Prix :€ 152,00, € 152,00.

Source : Brill

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Appel à contribution – Forma Scientiarum: Image (&) Translation

09:00–17:00, 17 March 2026, University of East Anglia

Forma Scientiarum: Image (&) Translation, A Collaborative Study Day

Organised by Benedetta Mariani and Lauren Rozenberg, Leverhulme Early Career Fellows

Translation/Translatio, in all its forms, was inherent to the shaping and practice of medieval sciences. Scholarship has long established that written ideas were constantly shifting from one form to another – from places, languages, and milieux.

But what of images?

Today, associating scientific texts with images is taken for granted. But what of medieval images? How did they complexify the communication of ideas and add new perspectives to written elements which could not be translated otherwise? Beyond the long-studied word/image relationship, how did images translate scientific concepts into a visual language of their own?

Images in scientific texts are usually considered through the lenses of standard and/or pre-existing iconographies. Yet, many were produced when new scientific ideas were translated (both physically and linguistically) into Europe and often there were no such visual traditions to refer to. How then did these images visualise the ‘new’?’ Did they function as a cultural visual translation of sorts?

To tackle these questions, the day will be divided into three collaborative sessions. Firstly, participants will reflect on the ‘forma scientiarum’ of the Middle Ages by responding to a pre-circulated image or word. We conceptualise ‘forma’ as encapsulating different languages – textual, visual, and scholarly – which jointly work(ed) toward shaping medieval sciences.

This will be followed by a second, smaller workshop discussing how scholars mediate(d) the role of visual translations into their own scholarship.

Finally, the day will close with a roundtable. For this session, willing participants will be asked to prepare and pre-circulate a short piece; this can take whatever form they find most useful. We are not expecting ‘conference-style’ papers and welcome more creative ‘formae’.

If you are interested in participating, please send a short expression of interest (no more than 250 words) detailing your research interest and what you’d consider pre-circulating for discussion along with a short biography (no more than 150 words) to the organisers Benedetta Mariani and Lauren Rozenberg at b.mariani@uea.ac.uk and l.rozenberg@uea.ac.uk by 02 March 2026.

Source : Medieval Art Research

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