Publication – « La langue des oiseaux. Des sons à la parole, Antiquité, Moyen Âge / The Langage of Birds – from sounds to speech, Antiquity, Middle Ages » (RursuSpicae, 6, 2025)

Accès : ici

Isabelle Draelants et Arnaud ZuckerEditorial

Maud Pfaff-Reydellet (Univ. de Strasbourg), Le molosse et la corneille. Explorer la vaste gamme d’émissions sonores déployée par les animaux chez Lucrèce, Virgile et Ovide – The Mastiff and the Crow. The Range of Sounds Produced by Animals in Lucretius, Virgil and Ovid

Pietro Li Causi (Univ. di Siena)Rompere il silenzio. Gli uccelli che imitano la voce umana nella Naturalis Historia di Plinio il Vecchio – Breaking the Silence : Birds (and Other Animals) Speaking with a Human Voice in Pliny the Elder’s Naturalis Historia

Alessandra Scaccuto (Univ. de Siena, Univ. Côte d’Azur), Les variations des chants des oiseaux dans le savoir zoologique latin – Birdsong Variations in Latin Zoological Knowledge

Martha Beullens (Katholieke Univ. Leuven), Des oiseaux et des hommes : signifier par le chant chez Albert le Grand – From Sound to Voice ? Animal Expression in Albert the Great

Daniele Alexandre-Bidon (Ecole des hautes études en sciences sociales), Les signes visuels du cri. Donner la parole aux animaux dans les images (XIIe-XVIe siècle) – In the days when animals could speak… Visual representations of animal cries (8th–16th centuries)

Irène Salas (École des Hautes études en Sciences Sociales)Le perroquet à la Renaissance : une remise en question de la voix humaine – The Renaissance Parrot : questioning the Human Voice

La langue des oiseaux. Des sons à la parole, Antiquité, Moyen Âge / The Langage of Birds – from sounds to speech, Antiquity, Middle Ages, éd. Isabelle Draelants et Arnaud Zucker, RursuSpicae, 6, 2025. DOI : https://doi.org/10.4000/15gs7

Source : RursuSpicae

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Colloque – Des bulles pour célébrer l’histoire

La bande dessinée occupe aujourd’hui une place importante dans les manières contemporaines de raconter le passé. Qu’elle s’intéresse à l’Antiquité, au Moyen Âge ou à l’époque contemporaine, qu’elle prenne la forme de grandes fresques historiques, de récits documentaires ou d’adaptations littéraires, elle constitue un espace privilégié de narration, de réflexion et de débat autour de l’histoire.

Le colloque Des bulles pour célébrer le passé propose d’interroger les relations entre recherche historique, création graphique et transmission des savoirs, en croisant les regards d’historiennes et d’historiens, de spécialistes de la bande dessinée, d’autrices et d’auteurs, d’illustratrices et d’illustrateurs, de scénaristes, d’éditeurs et de conseillers scientifiques. 

Mercredi 18 février 2026 – En préambule

13h – Faculté de Philosophie, Arts et Lettres, salle polyvalente
Dans le cadre des Midis de l’Antiquité

  • La série de bande dessinée Alix de Jacques Martin : entre innovation, évolution et révolutions
    Julie Gallego (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

16h – Librairie La Page d’Après

  • Atelier : Création d’un scénario de bande dessinée didactique à thème historique
    Mathieu Minet (Université de Namur)

Nombre de places limité à 10 personnes – inscription obligatoire : info@lapagedapres.be


Jeudi 19 février 2026 – Musée L

14h – 17h30 | Conférences

  • 14h-15h| La bande dessinée antiquisante comme support pédagogique
    Julie Gallego (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
  • 15h-15h30 | Les enjeux du médiévalisme en bande dessinée au prisme de l’exemple alsacien
    Tristan Martine (Université de Lille)
  • 16h-17h | Geographia. L’Odyssée cartographique de Ptolémée
    Emmanuelle Vagnon (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • 17h-17h30 | Le rôle de conseiller scientifique dans l’adaptation d’un roman historique en BD. Autour du cas des Piliers de la Terre
    Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur / Archives de l’État)
  • Discussion

18h30 – 20h | Table ronde ouverte au public

Université et bande dessinée : une bulle partagée

Intervenant·es 

  • Juliette Bleuzé, autrice de bande dessinée et illustratrice
  • Bérengère Deprez, Presses universitaires de Louvain (UCLouvain)
  • Françoise Hiraux, historienne et ancienne archiviste à l’UCLouvain
  • Frédéric Blondeau, UCLouvain Culture
  • John Tolan, historien, Nantes Université 
  • Nicolas Ruffini-Ronzani, historien et conseiller scientifique de l’adaptation des Piliers de la terre en BD, Université de Namur / Archives de l’État
  • Laurence Van Ypersele, historienne, UCLouvain

Modération : Simon Bériaux

20h – 21h30 | Drink

Infos →
Inscription →

Vendredi 20 février 2026 – Faculté de Philosophie, Arts et Lettres

Matinée – Pérégrinations médiévales en bande dessinée

  • 9h30 | Gengis Khan et l’empire mongol en BD : récit d’une expérimentation historiographique
    Marie Favereau-Doumenjou (Université Paris-Nanterre)
  • 10h | Les BD sur Gaston Fébus et Pierre Tucoo-Chala
    Elisabetta Barale (Università degli Studi di Torino)
  • 10h30 | Pause
  • 11h-12h | Safar. L’histoire du Coran en Europe de Cluny à Napoléon. Défis d’une BD à 50 mains
    Maurizio Busca (Università del Piemonte Orientale), Ulisse Cecini (Universidad Autònoma de Barcelona), Florence Ninitte (Università degli Studi di Verona)

Après-midi – Histoire romaine en bande dessinée

  • 13h30 | La revanche des cendres invite-t-elle à une lecture critique du récit de l’incendie de Rome par Tacite ?
    Antje-Marianne Kolde (HEP Vaud)
     
  • 14h | Du texte à l’image, dans l’Antiquité et de nos jours : passes et impasses d’une transposition contemporaine de l’Agricola de Tacite
    Édouard Michel (auteur scénariste)
     
  • 14h30 | Reflets de l’Histoire dans les albums d’Astérix
    Anthony Álvarez Melero (Université de Séville)
     
  • 15h | Discussion
     
  • 15h30 | Pause

16h | L’Incroyable histoire de la BD documentaire
Catherine Mory (scénariste, Arènes)

17h – 18h30 | Table ronde
Se documenter et représenter l’histoire : questions et enjeux de société

  • Didier Alcante (scénariste) et Nicolas Ruffini-Ronzani (conseiller scientifique)
    Les Piliers de la Terre (Glénat)
  • Fabienne Pigière (archéozoologue et scénariste)
    Libertalia (Casterman), Buonaparte (Delcourt), Pompéi (Anspach)
  • Régis Hautière (scénariste) et Hardoc (illustrateur)
    La Guerre des Lulus (Casterman)
  • Florence Ninitte (conseillère scientifique)
    Safar : l’histoire du Coran en Europe (Petit à Petit)

Pierre Legein (illustrateur)
Le Lit d’Aliénor (XO), Dampierre (Glénat), Les Reportages de Lefranc : Dunkerque 1940 (Casterman)

19h | Repas – Restaurant Il Doge


Samedi 21 février 2026

Matin – Librairie La Page d’Après

  • Atelier-rencontre avec Régis Hautière et Hardoc
    La Guerre des Lulus

Inscription obligatoire : info@lapagedapres.be

Après-midi – Musée L

  • 14h : Une fresque de la vie belge avec Kathleen (Anspach) et À toucher le ciel (Gudula)
    Interview avec Baudouin Deville (illustrateur)
  • 15h : Le Nom de la rose d’Umberto Eco : du livre au film et à la bande dessinée
     Benoît Beyer de Ryke (collaborateur scientifique, Université libre de Bruxelles) : 
  • 15h45 : Raconter l’Histoire avec le sourire : humour et émotions garanties
    Conclusions, Grégory Clesse (UCLouvain)
  • Visite libre de l’exposition Happy U !
  • Musée L – place des Sciences 3
  • Faculté de Philosophie, Arts et Lettres (Learning Center Christine de Pizan) – place Cardinal Mercier 31
  • Librairie La Page d’Après – rue des Wallons 3
  • Restaurant Il Doge – Agora 22
  • Colloque ouvert à toutes et tous
  • L’entrée est gratuite pour l’ensemble des conférences et tables rondes
  • Certains ateliers nécessitent une inscription préalable (places limitées)

 Contact : gregory.clesse@uclouvain.be
 Téléphone : +32 484 399 173

Source : UCLouvain

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Publication – Rosanna Alaggio, « Nelle terre dei principi. La migrazione italogreca nel Principato longobardo di Salerno »

La diffusione del monachesimo italogreco nelle regioni dell’Italia meridionale del versante tirrenico è la più suggestiva espressione, e certo la meglio documentata, di un fenomeno migratorio esteso e duraturo. Si tratta del processo innescato dalla conquista araba della Sicilia agli inizi del IX secolo. Il volume descrive i caratteri originali e gli esiti prodotti da quel flusso nelle “terre dei principi”, come sono definiti i territori del Principato longobardo di Salerno in un sinassario dell’abbazia greca di Grottaferrata, contenente una versione della Vita di Nilo di Rossano, tra i più celebri e venerati asceti del monachesimo italogreco. Attraverso la sapiente aggregazione di molteplici dati (scritti, materiali, artistici e antropologici), viene indagato il ruolo di monaci, contadini e artigiani, originari della Sicilia e della Calabria, nella formazione dei paesaggi storici del territorio longobardo a sud di Salerno, oggi diviso tra la Campania meridionale e la Basilicata occidentale. Memorie lontane, esito di pluriennali accurate ricerche dell’Autrice, che ancora si rinnovano nelle tradizioni collettive secolari di quei luoghi.

C. Azzara, Prefazione – G. Archetti, Premessa – Introduzione

1. La Migrazione
1.1.Agiografi, “agiografia storica” e tradizione manoscritta – 1.2. Gli sviluppi del flusso migratorio nei Bioi dei monaci calabro-siculi – 1.3. I monaci di San Filippo d’Agira

2. Ritratti di monaci, storie di territori
2.1. Le aree della prima espansione monastica – 2.2. L’eredità di Saba e gli esiti insediativi nella Basilicata occidentale – 2.3. Lucania monastica 

3. Forme istituzionali dell’insediamento italogreco nel Principato longobardo di Salerno
3.1. Spazio signorile e tempo esicastico – 3.2. Monasteriu villanu de monachi greci – 3.3. Et ominibus ad laborandum in ipse terris mittamus seu ad avitandum. Le comunità rurali – 3.4. La popolazione greca a Salerno e nel distretto cittadino – 3.5. Fisionomie collettive di lunga durata

4.Tra Oriente e Occidente
4.1. Le esperienze, gli spazi, le tipologie insediative – 4.2. La croce pettorale dell’abate di San Giovanni a Piro – 4.3. Uova di struzzo e codici miniati

5. Storie di un inesorabile declino
5.1. La conquista normanna – 5.2. La visita di Athanasios Chalkeopoulos – 5.3. Yo non aio pensero né di Papa, né di cardinale, né di archimandrita – Fonti – Bibliografia – Indice dei nomi.

Informations pratiques :

Rosanna Alaggio, Nelle terre dei principi. La migrazione italogreca nel Principato longobardo di Salerno, Spolète, CISAM, 2025 ; 1 vol., XIV–208 p. (Centro di Studi Longobardi, Richerche, 11). ISBN : 978-8-86809-454-6. Prix : € 40,00.

Source : CISAM

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Billet – Éléments pour une sociologie des médiévistes

Accès : ici

Si la sociologie des intellectuels a pu être considérée à tort comme une tentative de réduction de la production savante, on voudrait, à rebours de ce type de représentations, s’inscrire dans une perspective réflexive, vouée, non pas à dévaloriser les producteurs ou les produits en les déduisant mécaniquement d’un « contexte », -mais à améliorer la connaissance que les disciplines ont d’elles-mêmes, voire contribuer à faire participer leurs acteurs à cette même connaissance. Si l’histoire sociale des historiens a donné lieu à des travaux significatifs1, elle demeure assez récente, marginale et peu implantée dans les pratiques. Par ailleurs son existence n’est ni facilitée ni encouragée par le fonctionnement du champ intellectuel,- qui incite plus à la spécialisation qu’au dialogue inter-disciplinaire, et ce, d’autant plus dans un contexte de concurrence exacerbée. L’intellectuel étant plus disposé à objectiver les autres qu’à s’objectiver lui-même, il s’agira ici de bousculer certaines habitudes en se proposant d’examiner les pratiques d’une catégorie particulière d’historiens, les « médiévistes », et ce à travers un échantillon disponible d’auteurs occupant une position dans l’espace savant. Cette option, qui suppose un travail préalable de catégorisation et de découpage de la réalité, expose à différents biais et incite à se montrer prudent.

Source : SocMed

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Colloque – Augustin commentateur des Psaumes

À l’occasion du soixante-dixième anniversaire de l’Institut d’études augustiniennes et pour rendre hommage à deux de ses figures – Martine Dulaey et Isabelle Bochet – ce colloque proposera un bilan des recherches sur les Enarrationes in Psalmos d’Augustin d’Hippone. Il s’agit de faire le point sur les apports philologiques, historiques, rhétoriques, philosophiques, exégétiques et théologiques de l’étude de ce corpus abondant et riche. Ce colloque est coorganisé par l’Institut d’études augustiniennes, le Laboratoire d’études sur les monothéismes, l’Institut catholique de Paris et les Facultés Loyola Paris, en lien avec les autres instituts augustiniens.

Mercredi 11 mars – Institut Catholique de Paris

13h30-14h00 : Accueil – café

14h00-14h45 : Introduction du colloque

  • Accueil par la direction de l’ICP
  • Présentation du colloque par le comité d’organisation
  • Ouverture par Mgr Philippe CURBELIÉ, sous-secrétaire du Dicastère pour la doctrine de la Foi

Les Enarrationes in Psalmos dans leur contexte historique

14h45-15h15 : Clemens WEIDMANN, CSEL – Universität Salzburg
Textual problems in the Enarrationes in psalmos

15h15-15h45 : Matthieu PIGNOT, Université de Namur – FNRS
Les Enarrationes prêchées à Carthage

15h45-16h15 : Questions et pause

16h15-16h45 : Éric REBILLARD, Cornell University
La controverse pélagienne dans les Commentaires des Psaumes d’Augustin

16h45-17h15 : Anthony DUPONT, KU Leuven – Augustiniana
Elected or Encouraged? Augustine’s Homiletic Embodiment of De dono perseuerantiae’s Rhetoric of Predestination

17h15-17h45 : Questions

18h00 : Cocktail

Jeudi 12 mars – Sorbonne

9h00-9h15 : Accueil institutionnel

L’art du prédicateur dans les Enarrationes in Psalmos

9h15-9h45 : Martine DULAEY, EPHE – LEM
Les realia dans les Enarrationes

9h45-10h15 : Pierre DESCOTES, Sorbonne Université – LEM
Les paradoxes dans les Enarrationes in psalmos

10h15-10h45 : Questions et pause

10h45-11h15 : Marie ACHET-HAUSHALTER, Sorbonne Université – Orient et Méditerranée
Partager l’intime : un défi de la prédication d’Augustin sur les Psaumes

11h15-11h45 : Isabelle BOCHET, Facultés Loyola Paris et LEM
« À chacun de voir s’il se reconnaît ici ». Les itinéraires spirituels ouverts par les Psaumes selon Augustin

11h45-12h00 : Questions

L’exégèse en œuvre dans les Enarrationes in Psalmos

12h00-12h30 : Marie PAULIAT, UCLouvain
« Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Mt 28, 20 dans les Enarrationes in Psalmos d’Augustin

12h30-12h40 : Questions

14h30-15h00 : Martin KLÖCKENER, Université de Fribourg
Les Enarrationes in Psalmos : source de la connaissance de la liturgie

15h00-15h30 : Alban MASSIE, Facultés Loyola Paris
« Ce qu’a compris Asaph » (En. Ps. 73,2). Comment l’herméneutique des figures d’Israël nourrit l’espérance chrétienne dans les Enarrationes in Psalmos

15h30-16h00 : Questions et pause

16h00-16h30 : Nathalie REQUIN, docteur de l’EPHE
En qui espérer dans l’Église ? Jr 17, 5 dans les Enarrationes in Psalmos

16h30-17h00 : Hugues VERMÈS, Facultés Loyola Paris
L’herméneutique de la grâce dans les Enarrationes in Psalmos : interpréter les psaumes avec saint Paul

17h00-17h30 : Questions

Vendredi 13 mars – Facultés Loyola Paris

9h00-9h15 : Accueil par la direction des Facultés Loyola

La théologie des Enarrationes in Psalmos

9h15-9h45 : Kolawole CHABI, Pontificium Institutum Patristicum Augustinanum
Augustin théologien de la louange dans les Enarrationes in Psalmos

9h45-10h15 : Anne-Isabelle BOUTON-TOUBOULIC, Université de Lille – STL
Nature et Providence dans les Enarrationes in Psalmos

10h15-10h45 : Questions et pause

10h45-11h15 : Michel FÉDOU, Facultés Loyola Paris
L’hymne christologique de Philippiens 2 dans les Commentaires des Psaumes

11h15-11h45 : Allan FITZGERALD et Michael CAMERON, Augustinian Institute – Villanova University
Perspectives on the Holy Spirit in the Enarrationes in psalmos

11h45-12h00 : Questions

14h00-14h30 : Nicolas POTTEAU, Institut Catholique de Paris
Faut-il souhaiter le malheur du méchant ? Augustin et la violence dans les psaumes

14h30-15h00 : David GILBERT, Institut Catholique de Paris
« Memor ero Raab et Babylonis, scientibus me » : de la cité terrestre à la cité céleste, un parcours de conversion dans les Enarrationes in Psalmos

15h00-15h30 : Questions et pause

La postérité des Enarrationes in Psalmos

15h30-16h00 : Jérémy DELMULLE, CNRS – IRHT
Prosper d’Aquitaine et l’exégèse augustinienne du Psautier. Héritage, appropriation et transmission

16h00-16h30 : Simon ICARD, CNRS – LEM
Les Enarrationes in Psalmos au XVIIe siècle

16h30-17h00 : Michel-Yves PERRIN, EPHE – LEM
Ernesto Buonaiuti et les Enarrationes in psalmos augustiniennes

17h00-17h30 : Questions

17h30 : Conclusion du colloque

Informations pratiques :

11 MARS 2026, 13H30-18H | INSTITUT CATHOLIQUE DE PARIS, SALLE Z 27

12 MARS 2026, 9H-17H30 | SORBONNE UNIVERSITÉ, SALLE DES ACTES

13 MARS 2026, 9H-18H | FACULTÉS LOYOLA PARIS, SALLE DE CERTEAU

Organisation : Institut d’études augustiniennes, Facultés Loyola Paris, Institut Catholique de Paris, Université Rennes 2, Université de Namur.

Inscription : colloqueenarrationes@gmail.com

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Appel à contribution – The Valois (1328–1589): Governing France between Medieval and Modern

French History is an international forum for major new articles covering all aspects of the histories of France and the Francophone world, from the early Middle Ages to the twenty-first century. The journal invites submissions for an upcoming special issue on the Valois.

Special Issue Editors: Christelle Balouzat-Loubet and Erika Graham-Goering

Deadline for Submissions: 30 April 2026

The year 1328 marked the accession to the French throne of Philippe VI de Valois, the first sovereign of a dynasty that would reign until 1589. This political shift, the consequence of the extinction of the direct Capetian line, opened a new era in the kingdom of France characterized by profound political and social crises: the Black Death, the Hundred Years’ War, the Italian wars, the Wars of Religion, and revolts both peasant and princely. The first Valois kings were long seen by historians as sovereigns on the wane, whose reigns accompanied ‘the autumntide of the Middle Ages’ (in Johan Huizinga’s memorable phrasing), while its last representatives became mired in civil and religious strife.

But more recent work has brought to light the dynasty’s importance in the development of the French state across the fourteenth to sixteenth centuries. Under the reigns of the Valois kings, the monarchy expanded its administrative apparatus, professionalized the army, strengthened its fiscal oversight and engaged in new forms of diplomacy, while progressively reimagining the nature of royal power itself. Meanwhile, the dynasty’s artistic and literary patronage took on renewed significance as a political tool, as humanism, the book trade and architectural commissions made the French court a preeminent hub of creativity and cultural exchange. Individual kings have received fresh attention for their key contributions to these processes, but other major historiographical turns have allowed us to better appreciate the critical role played the wider membership of the royal family, and especially its female representatives as political actors.

This special issue will recognize the 700th anniversary of the advent of the Valois dynasty in 2028. We seek contributions that deal with the exercise of power, the dynastic and political strategies, or the cultural projects of the Valois rulers, their wives, and/or their children. Rather than reifying the traditional medieval/modern divide of the title, we aim to challenge the premise of that periodization by considering the dynamism of the fourteenth to sixteenth centuries in their own right, as well as within the continuous frame of French history. Possible areas of discussion include, but are not limited to:

  • Rulership and/or state formation
  • Political culture and diplomacy
  • Familial dynamics, collaboration and conflict
  • Court culture, arts and patronage
  • Figures, identities and representations
  • Historiography and memory

Initial proposals of a 500-word abstract and 2-page CV should be sent to Christelle Balouzat-Loubet and Erika Graham-Goering by 30 April 2026.

Full articles of up to 10,000 words including footnotes will be due at the start of 2027. Articles can be in English or in French. French History offers a free translation service from French to English for accepted articles. Final article acceptance is contingent on the journal’s standard peer-review procedures.

 

Appel à contributions : French History, numéro spécial Les Valois (1328–1589) : Gouverner la France entre Moyen Âge et modernité

Date limite des propositions : 30 avril 2026

L’année 1328 marque l’accession au trône de France de Philippe VI de Valois, premier souverain d’une dynastie qui régne jusqu’en 1589. Cet avènement, conséquence de l’extinction de la ligne directe des Capétiens, ouvre une nouvelle ère dans le royaume de France, caractérisée par des crises profondes, à la fois politiques et sociales : Peste Noire, guerre de Cent Ans, guerres d’Italie, guerres de Religion, révoltes paysannes et princières. Les premiers Valois ont longtemps été perçus dans l’historiographie comme les souverains du déclin, dont les règnes accompagnent « l’automne du Moyen Âge » (pour reprendre le titre du célèbre ouvrage de Johan Huizinga) tandis que les derniers représentants de la dynastie se sont enlisés dans des troubles civils et religieux.

Les recherches les plus récentes, qui soulignent l’apport de la dynastie au développement de l’État moderne entre les XIVe et XVIe siècles, invitent à nuancer ce constat. Sous les règnes des Valois, la monarchie étend son appareil administratif, professionnalise l’armée, renforce sa fiscalité et engage de nouvelles formes de diplomatie, tout en repensant progressivement la nature même du pouvoir royal. Parallèlement, le mécénat artistique et littéraire de la dynastie prend une importance nouvelle en tant qu’instrument politique, tandis que l’humanisme, l’essor du livre et les commandes architecturales font de la cour française un foyer de création et d’échange culturel de premier plan. Certains rois ont bénéficié d’un regain d’attention pour leur contribution majeure à ces processus, mais d’autres renouvellements historiographiques ont permis de mieux apprécier le rôle essentiel joué par l’ensemble de la famille royale, en particulier par ses représentantes féminines en tant que véritables actrices politiques.

À l’occasion du 700ᵉ anniversaire de l’avènement de la dynastie des Valois en 2028, ce numéro spécial se propose d’aborder les modalités d’exercice du pouvoir, les stratégies politiques et dynastiques, ainsi que l’action culturelle des souverains Valois, de leurs épouses, et/ou de leurs enfants. Plutôt que de reprendre la division conventionnelle entre Moyen Âge et époque moderne évoquée dans le titre, nous souhaitons plutôt mettre en valeur, au-delà des périodisations traditionnelles, le dynamisme de l’époque qui s’étend du XIVe au XVIe siècle. Les thèmes envisagés sont les suivants (liste non exhaustive):

  • L’exercice du pouvoir et/ou la construction de l’État
  • Diplomatie et cultures politiques
  • Dynamiques familiales, collaboration, conflits
  • Culture de cour, arts et mécénat
  • Figures, identités et représentations
  • Historiographie et mémoire

Les propositions initiales comprenant un résumé de l’article de 500 mots et un C.V. de 2 pages doivent être envoyées à Christelle Balouzat-Loubet (christelle.balouzat-loubet@univ-lille.fr) et Erika Graham-Goering (e.m.graham-goering@iakh.uio.no) avant le 30 avril 2026.

Les articles complets (jusqu’à 10 000 mots, y compris notes de bas de page) seront à rendre début 2027. Les articles peuvent être écrits en anglais ou en français. French History propose un service de traduction gratuit du français vers l’anglais pour les articles acceptés. L’acceptation définitive des articles est soumise aux procédures d’évaluation de la revue.

Source : Oxford University Press

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Appel à contribution – Écrire et imager la guerre (Moyen Âge – XVIe siècle) 

Coordonnateurs
Lionel Piettre, Aix Marseille Université (CIELAM)
Clara de Raigniac, Université de Lille (ALITHILA)
Comité scientifique
Benjamin Deruelle, Professeur d’histoire moderne, Université du Québec à Montréal.
Claude La Charité, Professeur de littérature, Université du Québec à Rimouski.
Pauline Lafille, MCF en histoire de l’art moderne et contemporain, Université de Limoges.
Michelle Szkilnik Professeur émérite de littérature du Moyen Âge, Université Sorbonne Nouvelle.
Laurent Vissière, Professeur des Universités en histoire médiévale, Université d’Angers.

Calendrier et consignes
Les propositions d’articles (250-300 mots) peuvent être soumises jusqu’au 1er avril 2026 à lionel.piettre@univ-amu.fr et clara.de-raigniac@univ-lille.fr, accompagnées d’une courte notice-bio-bibliographique. Le comité donnera sa réponse début mai 2026.
Les articles dont les propositions seront retenues seront à rendre pour le 1er octobre 2026 et ne devront pas dépasser 40 000 signes. Les consignes (à lire avant de commencer à rédiger) sont précisées sur le site de la revue : https://utpictura18.univ-amu.fr/consignes-mise-en-page-articles

Présentation du numéro

Comme d’autres sujets, la guerre fait désormais l’objet de studies, lesquelles se caractérisent par leur approche interdisciplinaire d’un thème. Alors que les strategic studies, développées aux États-Unis après 1945, considéraient la guerre comme « un outil militaire au service du politique », les war studies la voient comme « un fait social qui touche à l’ensemble des domaines de l’action humaine » (Holeindre et Taillat, 2015). Les recherches se tournent alors peu à peu vers l’expérience des soldats, s’intéressent à tous les acteurs et actrices, se diversifient en prenant en compte les impacts psychologiques de la guerre et sa mémoire (voir Evans, 2007). C’est parmi ces nouvelles perspectives que la question des représentations de la guerre trouve sa place.
Comme souvent dans l’histoire des représentations, celle de la guerre a fait l’objet de subdivisions séculaires et disciplinaires. Bien qu’on leur connaisse des influences et des héros communs, les guerres médiévales, en particulier, sont rarement mises en relation avec les conflits armés du XVIe siècle, lesquels sont davantage reliés à ceux de la période moderne et contemporaine – on pense par exemple à la figure du chevalier Bayard (Deruelle et Vissière, 2021) ou à Gaston de Foix (Barreto, 2015). De même, les textes de guerre des littéraires et historiens ne sont que ponctuellement envisagés avec les images des historiens de l’art. Ces deux corpus, écrits et visuels, partagent pourtant des supports, et s’inscrivent dans un même imaginaire qui pousse à les appréhender ensemble, dans une histoire culturelle commune. S’ils sont désormais légion, les travaux traitant des rapports entre textes et images ne portent pas spécifiquement sur la guerre. (On peut malgré tout noter l’existence du groupe de recherche Guerres Espaces Représentations lié à l’Université Bordeaux Montaigne, dont les membres traitent de représentations textuelles et visuelles de la guerre à différentes époques ; sur l’histoire culturelle, voir Burke, 2022.)
L’objectif de ce numéro de Rubriques est alors double : il s’agit de penser l’interaction entre les textes et images de guerre, en s’inscrivant sur un temps long en amont de la Renaissance, du Moyen Âge au XVIe siècle.

Écrire la guerre, du Moyen Âge au XVIe siècle

Pour la période médiévale, la guerre est une réalité qui peut prendre différentes formes, de la lutte seigneuriale à la croisade. Avec pour socle la pensée augustinienne sur la « guerre juste » (Augustin, 2010), elle fait l’objet de réflexions théologiques, philosophiques et éthiques sur sa légitimité ; on s’interroge aussi sur ses aspects tactiques en se reposant surtout sur les Stratagemata de Frontin et le De Re militari de Végèce (Contamine, 1999). Dans l’ordre social, la guerre apparaît comme la raison d’être de la chevalerie, lui permettant de prouver son mérite (Kaeuper, 2016). Racontée dans les chroniques qui témoignent des événements du temps, elle est aussi un sujet central dans bon nombre de textes fictionnels médiévaux. Dans les dix dernières années, plusieurs ouvrages se sont emparés du sujet. Parmi eux, en 2016, la thèse de Marion Bonansea a fait date en étudiant les chansons de geste et romans arthuriens en prose des XIIe et XIIIe siècles (Bonansea, 2016). Trois ans plus tard, en 2019, le numéro spécial L’écriture de la guerre au Moyen Âge de la revue Moyen Âge avait pour but de définir une poétique du récit de guerre, en s’appuyant sur un corpus plus vaste encore : des discours fictionnels (chansons de geste et romans), historiques (chroniques de croisade et chroniques universelles) et didactiques (œuvres allégoriques, traités) ; le volume affichait aussi une vision transhistorique du war narrative puisqu’il proposait en annexe des parallèles entre des textes médiévaux et modernes (Croizy-Naquet et Szkilnik, 2019). En 2022, les actes du colloque Émergences d’une littérature militaire en français (XIIe-XVe siècles) ont permis de réunir des historiens, littéraires et philologues autour d’œuvres à la dimension didactique plus affirmée (Biu et Ducos, 2022). Ces dernières années, enfin, les travaux des historiens médiévistes comme L. Vissière (Vaivre et Vissière, 2014 ; Vissière, 2015, 2018a, 2018b, 2018c ; Trévisi et Vissière, 2016), Ch. Masson (Masson, 2016, 2020 ; Dubourg et Masson, 2025) ou P. Courroux (Courroux, 2019, 2020a, 2020b, 2021, 2022) ont porté sur l’écriture et l’expérience de la guerre, témoignant de l’inscription de la discipline dans les war studies.
Associer les périodes « médiévales » et « renaissantes » s’impose d’autant plus que, pour le XVIe siècle, les études récentes ont relativisé l’idée d’une « révolution militaire » et fait apparaître les continuités des pratiques et plus encore des représentations de la guerre, le XVIe siècle ne pouvant plus être décrit, ainsi qu’il l’a longtemps été, comme le temps du crépuscule de la chevalerie, dont les valeurs restent vivaces, comme l’ont montré les travaux de Benjamin Deruelle (Deruelle, 2015). C’est d’ailleurs sur une plus longue période qu’un « siècle » arbitrairement isolé que l’on considère désormais l’importance des mutations techniques comme l’artillerie ou l’évolution de la poliorcétique et des fortifications. Il n’en reste pas moins qu’aux XVe et XVIe siècles les représentations de la guerre subissent des influences croisées. Sur le plan de l’image, l’imprimé permet l’ample diffusion des romans de chevalerie, largement réimprimés jusqu’au mitan du XVIe siècle et qui ne disparaissent pas dans les bibliothèques dans les décennies suivantes. L’imaginaire de la monarchie et de la noblesse continue d’exalter la culture chevaleresque, tant dans l’art peint et sculpté que dans les manuscrits offerts aux princes, les tournois, les entrées royales et les publications qui en découlent.
À cette culture cependant, l’humanisme vient apporter ses ressources, ses images, ses fantasmes. L’humanisme militaire a récemment fait l’objet d’études qui mettent l’accent sur des visées réformatrices inspirées des Anciens (Verrier, 1997), dont témoigne le succès européen de l’Art de la guerre de Machiavel et de sa paraphrase française, les Instructions sur le faict de la guerre (1548). Ces visées touchent à l’image la noblesse, appelée à se réformer par la connaissance de l’histoire, de l’art militaire et de ses ruses (Piettre, 2021, 2022a), comme en témoignent notamment les œuvres de Rabelais (La Charité, 2017 ; Cornilliat, 2022 ; Piettre, 2026). Enfin, les études sur l’imaginaire se sont largement développées en insistant à la fois sur la violence et les émotions suscitées par la guerre, ses images et ses récits (Trévisi et Vissière, 2016 ; Bastien, Deruelle et Roy, 2021). Mais plus rares sont les études qui font le lien entre texte et image, comme l’article de Daniel Ménager consacré au récit de guerre à la Renaissance, qui rapproche les tableaux de Léonard avec les récits de Guichardin ou des frères Du Bellay (Ménager, 2005). Les études consacrées aux Mémoires militaires ont cependant montré l’importance des représentations allégoriques associées à la guerre, comme celle de la Fortune (Viaud, 2021), tout en insistant par ailleurs sur la culture rhétorique qui donne à voir les batailles par les procédés classiques de l’ekphrasis et de l’hypotypose, par lesquels le texte produit une image mentale (Piettre, 2022b).

Imager la guerre, du Moyen Âge au XVIe siècle
Comme pour les textes, l’étude des images de guerre a fait l’objet de publications majeures dans les dernières années de la critique française. L’approche des représentations modernes et contemporaines, à partir du XVIe siècle, a d’abord été historique et formelle dans le volume Peindre la guerre (2009) ; il s’agissait d’identifier les solutions plastiques utilisées pour donner à voir la réalité complexe de bataille, laquelle est toujours un événement construit, dont la représentation est « nourrie d’une mythologie, qu’elle soit romantique, conquérante ou totalitaire » (Delaplanche et Sanson, 2009, p. 5). La même approche transséculaire et formelle a été adoptée dans le volume Vivre la bataille ? Expérience et participation dans les arts, XVe-XXIe siècle (2023), avec un accent supplémentaire mis sur la réception du spectateur. Ce dernier, face à une image de bataille, était d’abord sollicité par le regard et l’imagination, jusqu’à un moment de bascule acté au XIXe siècle : le panorama constitue alors un changement d’échelle si important que la bataille n’est plus une simple représentation mais une « véritable illusion, à travers une immersion sensorielle » (Barreto, Delon et Lafille, 2023, p. 10). Il faut ajouter à ces deux volumes la publication de la thèse de Pauline Lafille, Peindre pour la mémoire. La bataille dans la peinture italienne du XVIe siècle, dans laquelle l’historienne de l’art s’inspire de l’histoire culturelle pour étudier la scène de bataille, « en s’intéressant à ses usages politiques et sociaux, à son iconographie et à l’évolution de ses formes artistiques » (Lafille, 2024, p. 17).
Mais toutes ces études, transdisplinaires et transéculaires, prennent pour point de départ la peinture du XVIe siècle. En amont de la Renaissance, les siècles du Moyen Âge n’ont fait l’objet d’aucune somme similaire. Si les récits de guerre ont été commentés dans plusieurs travaux récents, les miniatures des manuscrits, les tentures, les vitraux ou les plafonds peints qui rendent compte de faits militaires n’ont pas été envisagés de manière systématique (ainsi la thèse de Raigniac, 2023, portait uniquement sur le corpus des Chroniques de Froissart). L’étude des images de guerre antérieures se limite généralement à les considérer comme une source d’information pour l’historien (par exemple, pour mieux comprendre les tactiques militaires dans Porter, 1998 ; Viallon, 2015), et il faut consulter des articles sur des œuvres précises ou sur un thème plus général, comme la violence, pour voir apparaître quelques analyses (Raynaud, 1994).

Axes de réflexion
Pour envisager ensemble textes et images de guerre, du Moyen Âge au XVIe siècle, plusieurs axes sont à privilégier.
L’approche peut d’abord être historique : en enjambant les bornes chronologiques traditionnelles, il s’agit de compléter l’histoire des représentations de la guerre. On pourra ainsi identifier des textes et images clés qui construisent un imaginaire culturel, mais aussi des lieux, des personnes et des supports qui assurent leur transmission. Le passage du livre manuscrit à l’imprimé apparaît par exemple comme un laboratoire, où les textes des copistes et les miniatures des peintres inspirent les premiers éditeurs parisiens et lyonnais (Bonicoli, 2022).
Car imager les conflits armés n’est pas (seulement) une affaire personnelle : pour représenter la réalité complexe qu’est la bataille et la guerre en général, chaque auteur, artiste ou artisan dispose de modèles (bibliques, antiques, historiographiques, romanesques…) qu’il actualise. Un enjeu est alors d’identifier ces nombreux patrons, dans le but de construire une poétique des représentations de la guerre. Sans pour autant penser qu’il existe une grammaire stable du Moyen Âge au XVIe siècle, la récurrence de certaines scènes et détails invite à penser un index de motifs, tant visuels que textuels. En effet, au-delà de la bataille terrestre, qui est le paroxysme des événements militaires (sur cette construction de la bataille comme événement, voir Duby, 1973 ; Keegan, 1993 [1976], et plus récemment Chaline, 2005 ; Boltanski, Lagadec et Mercier, 2015), d’autres topoi abondent : le siège, la bataille navale, la chevauchée, l’embuscade, le conseil avant la bataille rangée et la poursuite des vaincus après… À partir de 1620-1630, on distingue trois types de scènes de bataille : la peinture d’histoire, la peinture topographique, et la bataille générique (voir Delaplanche, 2011) ; entre le XVe siècle et le début du XVIIe siècle en revanche, Pauline Lafille remarque que la critique parle précautionneusement de « représentation » de bataille, d’« image », de « depiction » en anglais, et de « Bild » en allemand, pour évoquer ce « corpus kaléidoscopique » des « battaglie » et de « stori[e] della battaglia » (Lafille, 2024, p. 15-16).
On pourra aussi réfléchir à l’importance de l’image comme outil de réflexion et support de vulgarisation d’une pensée de la guerre. À l’âge de l’imprimé, l’utilisation des diagrammes par Machiavel dans son Art de la guerre, les gravures qui accompagnent le traité des fortifications de Dürer, l’édition par Guillaume Budé de Végèce et Frontin, ou encore les cartes qui illustrent certains occasionnels racontant une bataille, font des écrits militaires des écrits mixtes qui appellent une réflexion intermédiale.
Enfin, l’histoire des représentations de la guerre doit s’accompagner d’une étude de leurs réceptions et pratiques. Comment ces textes et images, sur différents supports, sont-ils utilisés ? Les vitraux et les miniatures d’ouvrages de piété permettent-ils par exemple de soutenir un discours moral et religieux sur la guerre ? Dans les cours et les foyers, comment la violence esthétisée des batailles participe-t-elle à la culture de guerre ? Plus loin dans le temps, comment les textes et images de guerre passées forgent-elles le discours épique d’œuvres modernes (voir Besson et Poulain-Gautret, 2018) ?

Bibliographie
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BASTIEN, Pascal, DERUELLE, Benjamin, et ROY, Lyse, dir., Émotions en bataille, XVIe-XVIIIe siècle : sentiments, sensibilités et communautés d’émotions de la première modernité, Paris, Hermann, 2021.
BESSON, Anne et POULAIN-GAUTRET, Emmanuelle, dir., Combattre (comme) au Moyen Âge : Relectures du Moyen Âge, Bien dire et bien aprandre, 33, 2018.
BIU, Hélène et DUCOS, Joëlle, dir., Émergences d’une littérature militaire en français (XIIe-XVe siècle), Paris, Honoré Champion, 2022.
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Colloque – Le paysan désarmé. Pour une sociologie du majoritaire dans le le monde médiéval

Durant la période médiévale, l’activité et la survie de l’essentiel de la population s’inscrivent dans un mode de production dominant fondé sur l’agriculture et reposant sur un contrôle simultané des hommes et des terres. S’essayer à une « sociologie majoritaire » du monde médiéval implique donc d’étudier les spécificités de cette forme particulière, dont la perpétuation avait permis à Jacques Le Goff de défendre l’idée d’un long Moyen âge.

Afin de ne pas sombrer dans les généralités ou de donner une vision trop homogène de l’univers étudié, une telle étude doit se pencher sur des dimensions particulières : ici, le désarmement paysan, c’est-à-dire la manière dont les producteurs agricoles ont été progressivement réduits à une position de purs producteurs. En d’autres termes, il s’agira d’identifier la façon dont se constitue de manière relativement systématique la position du « paysan ».

Ce processus possède une triple dimension :

– Le désarmement physique : c’est-à-dire la privation de la capacité de résistance à la violence et d’action violente en dehors de la sphère limitée du groupe des producteurs lui-même. Cette privation de la violence est toujours une notion relative : la possession d’armes et l’activité violente n’impliquent pas que l’on puisse en faire un usage légitime et, surtout, significatif. La privation peut ainsi passer par des transformations dans le domaine de l’armement qui rendent inopérantes hors du groupe des producteurs les modalités de violence auxquels ils ont accès. Cela implique aussi la disparition au sein de la communauté, et dans la forme de vie de chaque producteur, de la position de combattant « pertinent », c’est-à-dire à la fois légitime et doté d’une capacité effective face aux spécialistes de la violence.

– Le désarmement symbolique : soit, à la fois, le même processus de privation dans la sphère de l’économie symbolique dominante (l’ecclesia) et la participation des groupes de producteurs à leur propre domination. Il peut donc y avoir à la fois une violence légitime à l’intérieur du groupe des producteurs et une perte de cette légitimité lorsqu’elle sort de la sphère de la communauté de production.

– Le désarmement historiographique : cette dernière étape concerne la naturalisation de la position socialement construite de paysan-producteur.

Les enquêtes n’auront pas pour but de mettre en avant un modèle global, mais au contraire de présenter la multiplicité d’occurrences et de formes du processus étudié, afin de déterminer dans quelle mesure celui-ci est à la fois significatif et distinctif pour l’Occident médiéval latin – sans perdre de vue que cette variation constitue l’une des conditions de possibilité du mode de production dominant de l’époque contemporaine.

Évoquer ainsi la privation de la violence fait immédiatement penser à la définition wébérienne de l’État comme groupe dominant ayant le monopole de la violence légitime sur un territoire donné – une violence dont Pierre Bourdieu a souligné ensuite l’importance de la dimension symbolique[1], en plus de la violence physique[2]. Cependant, cette approche peut conduire à associer chronologiquement et de manière quasi mécanique formation de l’État et processus de monopolisation de la violence. Il s’agit au contraire d’aborder des modalités, intermédiaires, préalables à la monopolisation étatique – ces deux termes devant s’entendre sous le sens de conditions de possibilités d’une forme particulière de l’État, et non comme étapes nécessaires d’un processus général – ce qui implique aussi d’établir un certain nombre de comparaisons avec des situations extra-européennes, où ce processus de confiscation prend des formes différentes ou encore ne se manifeste pas, sans pour autant empêcher la construction de formes usuellement attribuées à l’État.

[1]La dimension symbolique ne consiste pas dans une « moitié » symbolique dont l’autre moitié serait physique mais dans le fait que la violence est acceptée par les agents qui la subissent. La violence symbolique est donc l’incorporation de la domination par les dominés eux-mêmes.

[2]Sur l’histoire de ce principe et de cette formulation avant Weber, cf. Whitman, James Q. « Aux origines du “monopole de la violence” ». De la société à la sociologie, édité par Catherine Colliot-Thélène et Jean-François Kervégan, ENS Éditions, 2002.

Programme :

13h30 : Accueil

14h00 : Alexis Fontbonne (Université de Namur/École normale supérieure) – Le « paysan désarmé » une spécificité occidentale ? Introduction comparatiste

14h45 : Etienne Renard (Université de Namur) – Le rôle militaire du paysan, Ve-Xe siècle

15h45 : pause

16h00 : Philippe Lefeuvre (Université de Tours) – Des paysans désarmés par la cité ? Réflexion historiographique sur la Toscane des XIe-XIVe siècles

17h00 : Laurent Feller (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) – Résister au dominium par le droit : l’usage de l’institution de l’adoption par des paysans en contexte de lutte (Campanie, XIIIe siècle)

9h00 : Lorenzo Tabarrini (Università di Bologna) – Formes de résistance paysanne en Toscane et en Émilie au Moyen Âge central (1100-1250)

10h00 : Charles West (The University of Edinburgh) – Le paysan désarmé, des Carolingiens à la paix de Dieu.

11h00 : Pause

11h30 : Stuart Pracy (University of Exeter) – The Lordly Reconfiguration of Time in Early Medieval England

12h30 : Alexis Fontbonne (Université de Namur/École normale supérieure) – Mot de conclusion

13h00 : repas

9-10 mars 2026
Université de Namur – Faculté de Philosophie et Lettres, Salle académique

Organisation : Alexis Fontbonne (UNamur/ENS)
Inscription : alexis.fontbonne@unamur.be

Source : Université de Namur – PraME

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Publication – Justine Audebrand, « La vie des femmes au Moyen Âge. Une autre histoire, VIe – XIe siècle »

Lorsque l’on pense aux femmes du Moyen Âge, de nombreux noms viennent à l’esprit, de Jeanne d’Arc à Aliénor d’Aquitaine en passant par Christine de Pizan ou Hildegarde de Bingen. Mais qui connaît Dhuoda, Radegonde ou Æthelflæd ? Les six siècles qui suivent la fin de l’empire romain restent bien souvent le parent pauvre de l’historiographie, alors même que la condition féminine au cours de cette période tranche avec celle observée entre les XIIe et XVe siècles. Pouvoir, production du savoir, travail… La place éminente des femmes se révèle, à cette période, fort différente de celle que charrie l’imaginaire collectif.

Cet ouvrage entend donc explorer le rôle des femmes entre le VIe et le XIe siècle en montrant la diversité de leurs conditions : de la serve à la reine, toutes vivent dans un monde patriarcal mais, loin d’être réduites à l’impuissance, elles ne sont pas dépourvues de moyens d’action.

Justine Audebrand raconte et décortique avec brio cette histoire injustement méconnue.

Informations pratiques :

Justine Audebrand, La vie des femmes au Moyen Âge. Une autre histoire, VIe – XIe siècle, Paris, Perrin, 2026 ; 1 vol., 400 p. ISBN : 978-2-26210-496-2. Prix : € 22,90.

Source : Perrin

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Offre d’emploi – Predoctoral and Postdoctoral Fellowships, Bibliotheca Hertziana

The department of Prof. Dr. Tristan Weddigen (Art of the Modern Age in a Global Context) at the Bibliotheca Hertziana is pleased to offer

Predoctoral and Postdoctoral Fellowships for the 2026/27 academic year.

Under the overarching theme of Art of the Modern Age in a Global Context, the department welcomes projects addressing – but not limited to – one of its five research priorities: Rome Contemporary, Materiality and Mediality, Italy in a Global Context, Transnational History of Art History, and Digital Visual Studies. Please find further information about these research priorities and other projects on the department’s website: https://www.biblhertz.it/en/dept-weddigen.

Applicants should be at an early stage in their career and can propose a funding period of three to twelve months. Scholarship recipients may request an extension through a new application, provided that the total duration of the scholarship does not exceed twelve months. Successful candidates will be part of a group of junior scholars related to one of the five topics and are expected to actively participate in the department’s activities.

Candidates may submit their application by February 28, 2026, on the institute’s recruitment platform: https://recruitment.biblhertz.it.

Online interviews will take place in mid-March. The earliest start date is May 1st, 2026. Contracts must end before September 15, 2027. In addition to providing personal information on the application platform, candidates must upload separate PDF files containing:

cover letter
curriculum vitae
list of publications
description of the research project including bibliographic references and a work plan (max. 12 p.)
optional writing samples (max. 10 MB each)

The Max Planck Society is committed to equality and diversity in all scientific fields and particularly welcomes applications from underrepresented group

Source : Blog de l’ApAhAu

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Predoctoral and Postdoctoral Fellowships, Bibliotheca Hertziana