Publication – Daniel Baloup, « L’homme armé. Expériences de la guerre et du combat en Castille au XVe siècle »

À partir des chroniques nobiliaires d’époque trastamare, cette étude cherche à établir comment la guerre était vécue et racontée en Castille au XVe siècle. Les deux premiers chapitres portent sur les conditions de production de ces textes, et abordent les problèmes posés par la mise en récit de l’expérience vécue. Les trois suivants montrent que la culture de guerre est alors largement partagée au sein de la noblesse, sans considération de genre ni de statut : femmes et clercs n’en sont pas exclus. En revanche, le discours sur la guerre construit une forme d’exclusivité nobiliaire qui se manifeste dans le traitement narratif réservé aux combattants roturiers. Le dernier chapitre aborde enfin le combat dans une perspective anthropologique, en s’attachant au corps et aux émotions du guerrier.

Table des matières :

Introduction. — Une anthropologie des guerres castillanes du XVe siècle est-elle possible ?

PREMIERE PARTIE. PENSER ET ECRIRE LA GUERRE

CHAPITRE PREMIER. — La noblesse et la guerre : une expérience culturelle
I.    — Un exemple d’écriture nobiliaire : Lope García de Salazar
II.    — Dynamiques et autonomie du champ intellectuel nobiliaire
III.    — Tradition et service : repenser la noblesse

CHAPITRE II. — Récit et témoignages dans l’historiographie nobiliaire
I.    — De l’autoportrait collectif aux portraits individuels
II.    — L’histoire vécue, l’histoire écrite
III.    — D’autres histoires nobiliaires

DEUXIEME PARTIE. CULTURE DE GUERRE ET PRATIQUES BELLIQUEUSES

CHAPITRE III. — Femmes en guerre
I.    — Deux topiques : femmes victimes de guerre et faiseuses de paix
II.    — La participation féminine aux activités militaires

CHAPITRE IV. — La croix et la bannière
I.    — Les freins à l’activité militaire des prélats et leur dépassement
II.    — L’épiscopat castillan et la guerre au XVe siècle

CHAPITRE V. — L’armée des ombres
I. — L’implication des auxiliaires civils dans les zones de guerre
II. — La critique nobiliaire des troupes communales
III. — L’honneur des milices

CHAPITRE VI. — Les seigneurs de la guerre
I. — Exposer sa vie dans la bataille
II. — Combattre et survivre

CONCLUSION

Sources
Bibliographie
Index des anthroponymes
Index des toponymes

Informations pratiques :

Daniel Baloup, L’homme armé. Expériences de la guerre et du combat en Castille au XVe siècle, Madrid, Casa de Velázquez, 2022 ; 1 vol., X–309 p. (Bibliothèque de la Casa de Velázquez, 83). ISBN : 978-8-49096-361-6. Prix : € 35,00.

Source : Casa de Velázquez

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Appel à contribution – Archaeologia Mediaevalis 46. Archaeologia Collecta

La 46e édition d’Archaeologia Mediaevalis se tiendra à Bruxelles le jeudi 16 et le vendredi 17 mars 2023.

Ce colloque ne s’adresse pas uniquement aux archéologues et aux archéologues du bâti, mais aussi aux archéopédologues, aux paléoanthropologues, aux spécialistes en paléoenvironnement, céramologues, etc., toutes les disciplines qui mènent à une meilleure connaissance de la période. Aussi, nous accueillons toute contribution permettant une étude extensive et intégrée du patrimoine archéologique.

Comme les années précédentes, nous consacrerons le premier jour à une journée thématique dont vous trouverez ci-joint l’argumentaire. Sous le titre Archaeologia Collecta, ce sont les collections archéologiques et leur relation avec le public qui retiendront notre attention.

Si vous désirez présenter une communication concernant vos travaux de l’année 2022 ou portant sur le thème des collections, nous vous prions de nous renvoyer la fiche jointe en annexe complétée avant le 21 janvier 2023.

Vu le nombre toujours plus important de communications chaque année, les organisateurs vous confirmeront si votre communication a été acceptée.

En ce qui concerne la Chronique, nous vous prions de nous faire parvenir vos textes relatifs aux recherches et études archéologiques avant le 21 janvier 2023 à l’adresse courriel suivante : archaeomed@gmail.com. Ces textes doivent être de courts résumés (maximum 8000 signes, espaces compris) relatifs aux sujets traités. Les références bibliographiques concernant 2022 seront envoyées séparément.

Archaeologia Collecta :

La 46e édition d’Archaeologia Mediaevalis portera, lors de la première journée du colloque, sur les collections archéologiques et leur relation avec le public.

En 1903, le Service des Fouilles de l’État est créé au sein des Musées royaux d’Art et d’Histoire. Les premiers pas sont alors faits vers la politique archéologique telle qu’elle est menée aujourd’hui dans les différentes Régions de Belgique. Le transfert du Service des Fouilles de l’État vers l’Institut Royal du Patrimoine Artistique en 1958 et sa dissolution en 1988 entraînent un profond changement dans le paysage archéologique, y compris pour les collections et leur gestion.

Nous nous trouvons aujourd’hui à la veille d’une vaste réflexion sur l’importance des collections archéologiques, en particulier celles des périodes médiévale et post-médiévale, par lesquelles il faut entendre non seulement les vestiges matériels mais aussi la documentation des fouilles qui leur est inextricablement liée.

Quel rôle les musées ont-ils à jouer dans le paysage archéologique d’aujourd’hui et comment peuvent-ils faire le lien avec les recherches récentes ? Comment les dépôts régionaux et locaux peuvent-ils transmettre les gains indéniables de connaissances à un public large ? Comment accroître et revitaliser le soutien de l’archéologie aux périodes médiévale et post-médiévale ? Comment exposer de manière moderne, tout en garantissant la qualité et l’excellence en intégrant dans le storytelling les résultats de la recherche scientifique en constante évolution ?

Quel rôle les dernières techniques numériques de pointe peuvent-elles jouer dans la perception de la recherche archéologique par le public ? Comment traduire les techniques les plus récentes appliquées lors des fouilles en installations modernes dans le cadre du travail avec le public, et quels sont les pièges potentiels ?

Que peut-on faire aujourd’hui avec les nombreuses collections qui ne sont pas exposées mais qui sont stockées dans des dépôts depuis des décennies ? Comment ceux-ci peuvent-ils également rester pertinents à l’avenir ?

Pour Archaeologia Collecta, nous sommes donc à la recherche de projets récents qui frappent l’imagination et peuvent stimuler la mise en place de participation publique dans l’histoire archéologique du Moyen Âge et de la période postmédiévale. Nous envisageons quatre blocs thématiques : les musées, les dépôts, les projets sur site (fouilles, archéologie du bâtiment, paysage) et les pop-ups temporaires.

Comme à l’accoutumée, la deuxième journée du colloque sera l’occasion de présenter les résultats des dernières recherches archéologiques.

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Conférence – Archéologie à Namur : La « quatrième enceinte » en Herbatte, les casernes et la céramique de Jean-Baptiste Chabotteau. Perspectives de recherches autour du site du nouveau palais de Justice.

Jeudi 15 décembre à 17h30
> au Confluent des Savoirs (UNamur), rue Godefroid, 5 , 5000 Namur

Archéologie à Namur : La « quatrième enceinte » en Herbatte, les casernes et la céramique de Jean-Baptiste Chabotteau. Perspectives de recherches autour du site du nouveau palais de Justice. 

Trois vastes opérations immobilières contigües et simultanées ont affecté en 2020-2021 une zone de plus d’un hectare, située à l’intérieur de la ceinture de boulevards entourant la ville de Namur, dont : la construction d’un nouveau palais de justice. Ces travaux ont fait l’objet d’un suivi archéologique multidiciplinaire entre novembre 2020 et mars 2021. Marie Verbeek, Emmanuel Bodart, Sophie Challe, Fiona Lebecque & Armelle Weitz, les principaux acteurs de cette campagne, en partageront les premiers résultats.

Les travaux préparatoires à  la contruction du nouveau palais de justice et à l’aménagement d’un vaste quartier d’habitation/horeca/commerce/bibliothèque publique ainsi que d’un immeuble à appartements ont fait l’objet d’un suivi archéologique multidiciplinaire entre novembre 2020 et mars 2021.L’enregistrement des données acquises sur le terrain est succinct mais permet cependant de documenter une série de problématiques propres au quartier.

L’emprise des travaux a notamment touché plusieurs structures remarquables liées au système défensif médiéval et post-médiéval sur ce front de la troisième enceinte de Namur, offrant quelques jalons topographiques, typologiques et chronologiques (par apport de datations dendrochronologiques notamment).

La zone herbagée d’Herbatte, et ses fonctions multiples, a également pu être observée. Aux Temps Modernes, les lieux sont en outre investis pas des équipements liés aux casernements militaires. Plusieurs bâtiments ont pu être rapidement observés. L’intervention permet de documenter ad minima leurs disposition, aménagements internes, techniques de construction et modes de vie. Un très intéressant contexte lié à la production namuroise de grès au tournant des 17e été 18e siècles a également été observé.

Mises en perspectives avec les sources archivistiques et iconographiques, ces données précisent souvent et révèlent quelquefois des pans entiers de l’histoire de ce quartier. 

Les élèves de l’IMEP, partenaire de la SAN, agrémenteront cet exposé à 5 voix de pièces musicales propices à assurer de douces transitions.

Infos pratiques :
Lieu : Namur, Confluent des Savoirs (UNamur), rue Godefroid 5, 5000 Namur
Les conférences-concerts débutent à 17h30 (durée totale : 1h30).
Inscription obligatoire auprès de  melanie.bertrand@@lasan.be ou +32 81/840 200 – Paiement sur place

Participation :
Membres SAN : 7 €/conférence
Non membres : 10 €/conférence
Gratuit pour les étudiants

Source : Société archéologique de Namur

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Appel à contribution – Reproductions | Histoire de l’art, n° 92

« Il est du principe de l’œuvre d’art d’avoir toujours été reproductible. » Depuis cette célèbre assertion de Walter Benjamin, la question de la reproduction en art s’est considérablement actualisée. Bien loin de susciter une « perte d’aura » de l’œuvre d’art, la reproduction est un outil depuis longtemps indispensable à la diffusion et à la connaissance des œuvres, et elle est aujourd’hui omniprésente, sous des formes extrêmement variées. Pour certains publics, la reproduction peut même être le seul accès possible à l’art, et les récents événements liés à la crise sanitaire ont révélé un fort besoin d’images permettant d’entrer en contact avec des collections parfois lointaines. L’apparition de nouvelles technologies numériques ces dernières années est pour beaucoup dans ce renouvellement du regard porté sur la reproduction. Des scans en très haute définition aux « Deep Fakes » (exposition, Lausanne, EPFL, 2022) en passant par la réalité virtuelle, les modalités de la reproduction en art se sont aujourd’hui diversifiées en définissant par là-même de nouveaux usages. Ces technologies s’inscrivent dans une longue histoire du perfectionnement des techniques de reproduction, qui, de l’estampe au moulage en passant par la photographie, ont permis pendant des siècles de répondre au besoin de multiplier l’œuvre, d’en garder une trace, de diffuser son image. Au-delà de la simple copie, ce numéro de la revue Histoire de l’art invite à considérer l’ensemble des techniques de reproduction et de leurs usages, notamment dans la pratique de la discipline histoire de l’art, mais aussi dans le domaine des musées et du patrimoine, et de la création artistique, sur un temps long.

Les articles pourront adopter des approches variées, permettant d’interroger les enjeux, les apports et les limites de la reproduction en art, pour toutes les techniques et toutes les périodes de l’histoire de l’art. Les études pourront s’inscrire dans les axes suivants, qui ne sont pas limitatifs.

Techniques, acteurs et circuits de diffusion

L’invention de nouvelles techniques de reproduction grâce à des outils, des matériaux, des procédés mécaniques ou industriels, constitue, depuis l’Antiquité, un enjeu majeur de la production artistique, dont il convient de garder à l’esprit les dimensions esthétique, commerciale, socio-économique, mais aussi juridique. Les propositions de communication pourront porter sur des techniques en particulier et les problèmes qu’elles posent en termes de changement d’échelle ou de médium par rapport à l’œuvre originale, et sur les différents acteurs impliqués allant des artistes ou des inventeurs comme Achille Collas aux outils eux-mêmes comme le panthographe, sans oublier l’ensemble des professionnels de la reproduction qui permettent leur commercialisation (éditeurs, marchands, etc.). Il s’agira d’étudier les stratégies commerciales, voire publicitaires, et les circuits de diffusion. La position des artistes eux-mêmes et leur degré d’implication ou non dans la diffusion de leurs œuvres par le biais de la reproduction ainsi que leurs réactions constituent également des angles d’approche possibles. Par ailleurs, les reproductions posent des problèmes juridiques pouvant conduire à des litiges ou à une nécessité de contrôle strict, comme cela a été le cas dès l’invention de l’estampe avec l’exemple précoce des conflits entre Marcantonio Raimondi et Albrecht Dürer. La question des droits d’auteurs concernant les reproductions d’œuvres d’art s’est accentuée récemment avec le numérique, comme en témoignent les politiques très différentes en termes de diffusion de l’image menées dans les institutions muséales publiques et privées à l’échelle globale, qui suscitent de nombreux débats à l’heure de l’Open Source.

La reproduction comme outil de l’histoire de l’art

La reproduction – photographies, moulages, projections – a toujours occupé une place centrale dans les pratiques pédagogiques de l’enseignement de l’histoire de l’art comme discipline. On pense notamment aux réflexions pionnières menées par Heinrich Wölfflin sur les conséquences de l’inversion fortuite des plaques de verre qu’il présentait à ses étudiants avec deux projecteurs lors de ses cours. Depuis l’apparition du diaporama et l’accès à de plus en plus importantes quantités d’images de bonne qualité sur Internet, les contraintes sont moindres et ont modifié les pratiques d’enseignement et d’apprentissage. Par ailleurs, les reproductions constituent des outils fondamentaux pour l’histoire de l’art. L’étude de leurs modalités d’utilisation permettent de porter un regard réflexif sur les méthodes et l’épistémologie de la discipline dans tout sa diversité (connoisseurship, iconologie, etc.). De l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg à la photothèque de Bernard Berenson, les reproductions ont pu ainsi servir des desseins divers et constituer un support essentiel de la démarche scientifique. La place des reproductions en noir et blanc ou en couleurs dans les publications – revues, livres d’art, beaux livres, manuels, etc. – mérite également d’être considérée. Les nouveaux modes de visualisation – reproductions en 3D, haute définition, photogrammétrie, réalité virtuelle – ouvrent désormais de nouvelles perspectives et possibilités de recherche.

La reproduction dans le champ des pratiques muséographiques et patrimoniales

« Une œuvre photographiée est à demi-sauvée », écrivait Jacques Thuillier en 1986. La reproduction d’une œuvre permet en effet sa survie dans les mémoires, qu’elle soit conservée au fond d’une réserve d’un musée ou qu’elle ait disparu. Dans ce dernier cas,  le moulage, la gravure ou la photographie prennent valeur de témoignage et de documents irremplaçables. L’exposition « Le musée disparu », organisée au Bode-Museum de Berlin en 2015, qui présentait notamment des agrandissements photographiques d’œuvres détruites durant la Seconde Guerre mondiale, a démontré à la fois l’importance historique et patrimoniale des reproductions, mais aussi leur fort potentiel émotionnel. Alliée de la mémoire, la reproduction est également l’outil privilégié de la conservation du patrimoine existant, quand celui-ci est particulièrement fragile. Les reproductions des grottes préhistoriques ornées de peintures pariétales (Lascaux, Chauvet, Cosquer) sont parmi les exemples les plus connus de l’usage de technologies de pointe mises au service d’une illusion qui se veut parfaite. Le caractère « à l’identique » de ces reproductions est par ailleurs souvent invoqué à propos de la reconstruction d’édifices endommagés ou détruits (Frauenkirche de Dresde, château de Berlin, vieille ville de Saint-Malo…). Les récents débats sur la flèche de Notre-Dame de Paris ont ravivé cette question, mettant en valeur les limites intrinsèques de la reproduction, qui pourront être abordées. Celle-ci ne saurait éclipser l’œuvre originale. La multiplication récente d’expositions entièrement basées sur des reproductions numériques semble pourtant encourager une forme de détachement du regard de l’œuvre dans sa réalité matérielle, au profit de sa seule image, agrandie et animée.

Usages et pratiques artistiques de la reproduction

La représentation de reproductions d’œuvres d’art dans la peinture est chose ancienne, que l’on pense aux portraits d’artistes (Charles Le Brun par Nicolas de Largillière, qui trône près d’une gravure de son tableau La Tente de Darius) ou aux aristocrates du Grand Tour posant à côté de statuettes d’après l’antique. La reproduction contribue alors à anoblir la personne dépeinte, en faisant allusion à ses chefs-d’œuvre ou à sa culture. Au cours du XIXe et surtout du XXe siècle, la massification de la reproduction des œuvres d’art a incontestablement modifié le rapport des artistes à la reproduction. D’une part, celle-ci est devenue un support de création à part entière, propice à tous les détournements, qu’il s’agisse de Marcel Duchamp intervenant sur une reproduction bon marché de la Joconde (LHOOQ, 1919) ou de Martial Raysse peignant sur un agrandissement photographique de la Grande Odalisque d’Ingres (1964, Paris, musée national d’Art moderne). D’autre part, face à la prolifération des images, l’artiste assume pleinement la multiplication de son œuvre : Duchamp, à nouveau, propose des fac-similés de ses travaux (Boîte de 1914 ; Boîte-en-valise, 1936-1941) et de nombreuses répliques de ses ready-made. Mais la reproduction n’a pas seulement pour objet des œuvres matérielles : le champ de la performance est également concerné, à travers le reenactment, comme dans Seven Easy Pieces de Marina Abramovic (2005), où l’artiste reproduit des performances historiques des années 1960 et 1970. Sa démarche correspond à l’une des principales fonctions de la reproduction, la documentation d’une œuvre du passé, mais révèle également la distance inévitable entre l’œuvre et sa réplique. En effet, comme semble nous le dire Pier Paolo Pasolini dans son film La Ricotta (1963), où un metteur en scène tente de reproduire des peintures célèbres sous forme de tableaux vivants, toute reproduction ne place-t-elle pas le spectateur dans un rapport inévitable au temps, et n’est-elle pas vouée à l’échec dès lors qu’elle se veut la plus « fidèle » possible ?

Le numéro sera coordonné par Emmanuel Lamouche (Nantes Université) et Matthieu Lett (université de Bourgogne). La revue a pour rédactrice en chef Dominique de Font-Réaulx (musée du Louvre).

Les synopsis, comprenant une présentation du sujet problématisé (1 page), une bibliographie sommaire sur le sujet et une biographie de l’auteur (500 signes), sont à adresser sous forme de fichier PDF unique par courriel à revueredachistoiredelart@gmail.com pour le 27 janvier 2023 au plus tard. Le comité de rédaction étudiera les propositions envoyées. Les projets retenus feront l’objet d’articles à remettre pour le 24 avril 2023.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Conférence – Hannes Engl, « Entre centralisme et dynamisme régional. La papauté et les ordres religieux en Lotharingie (XIIe–début XIIIe s.) »

Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).

Le séminaire d’histoire médiévale organisé par l’École pratique des hautes études et l’Institut historique allemand se poursuit avec, le mercredi 7 décembre 2022, de 10h00 à 12h00,

Hannes Engl (RWTH Aix-la-Chapelle), Entre centralisme et dynamisme régional. La papauté et les ordres religieux en Lotharingie (XIIe–début XIIIe s.).

Présidence: Jean-Charles Bédague (Service interministériel des Archives de France).

Inscription
Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Rolf Große au plus tard la veille du séminaire.

Pour la participation virtuelle, merci de vous inscrire ici: Zoom

Crédit photo: L’église abbatiale Saint-Vanne de Verdun, Wikimedia Commons.

L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.

Source : Institut historique allemand

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Appel à contribution – Quo Vadis. La fabrique des savoirs à l’ère numérique

De nombreux projets de thèse sur l’histoire de l’Europe du Ve au XVIe siècle témoignent de l’actualité des nouvelles approches issues de l’histoire du savoir (Wissensgeschichte) et des humanités numériques. Quo vadis ouvre un espace de discussion franco-allemand pour les doctorants et les étudiants de master dont les projets utilisent les méthodes et les théories de ces domaines de recherche comme approches analytiques. L’objectif est de mettre en contact les jeunes chercheurs et chercheuses: en sept séances, les chercheurs présentent leurs projets ainsi qu’un article scientifique de la littérature, essentiel à leur recherche. Ces textes sont envoyés aux participants au préalable. Le séminaire ne se limite pas aux seules études historiques médiévales, mais profite d’approches interdisciplinaires, notamment de l’histoire numérique, des études romanes, des études germaniques ou encore de la sociologie.

Nous recherchons de jeunes chercheurs travaillant sur l’histoire de l’Europe du Ve au XVIe siècle, qui ont utilisé une approche de l’histoire du savoir ou des méthodes des humanités numériques, pour interroger leurs sources dans leurs contextes d’émission. De nombreux projets témoignent de l’intérêt actuel pour les conditions contemporaines de production et de transmission du savoir, ce qui leur permet de repérer des lieux et des espaces inconnus, car ils déterminent la portée du savoir. Ainsi, l’aula d’un évêque devient une salle de cours, les monastères, des laboratoires d’innovation ou la chancellerie royale, un lieu de mise en ordre, autant d’espaces de savoir, créés qu’il convient d’explorer. Sur la base d’une publication scientifique sélectionnée, la méthode utilisée ou la théorie suivie dans le projet doit être présentée afin de discuter ensemble des problèmes qui découlent de son utilisation dans le cadre d’un travail scientifique, dans l’objectif de trouver des solutions à ceux-ci.

Les langues de travail sont l’allemand, le français et l’anglais. Les organisatrices sont en charge de la modération, chaque personne intervenant dans la langue de son choix. Les séances du prochain séminaire se dérouleront du mois d’avril à la fin du mois de juillet 2023.

La candidature doit être constituée d’un résumé du projet de recherches (3 000 signes, espaces compris),

d’une proposition d’article scientifique à discuter. Un court CV académique est souhaité.

Les candidatures sont à envoyer en un seul PDF avant le 31 janvier 2023 à l’adresse suivante: quovadis@dhi-paris.fr. Les réponses seront connues au plus tard le 28 février 2023.

»Quo vadis. La fabrique des savoirs à l’ère numérique« est organisé par Maria-Elena Kammerlander (Fribourg-en-Brisgau) et Pauline Spychala (IHA). Le séminaire se tient déjà depuis un an et nous invitons toutes les personnes intéressées à assister aux séances de cet hiver !

Quo vadis se déroule en coopération avec la Gesellschaft für Universitäts- und Wissenschaftsgeschichte, le Trier Center for Digital Humanities, le Centre de recherche en histoire européenne comparée de l’Université Paris-Est Créteil (EA 4392) ainsi qu’avec le Centre Lucien Febvre de l’Université de Franche- Comté (EA 2273).

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Publication – « Romaniser la foi chrétienne ? La poésie latine de l’Antiquité tardive entre tradition classique et inspiration chrétienne », éd. Giampiero Scafoglio, Fabrice Wendling

Le présent ouvrage participe aux recherches sur la poésie latine tardo-antique qui s’efforcent de situer et de décrire l’émergence, puis le développement de cette poésie dans le cadre de la christianisation de l’Empire. Tout en situant les auteurs et les œuvres par rapport aux grands changements et aux convulsions idéologiques qui ont traversé la société romaine du IIIe au VIe siècle, les dix contributions de ce volume, réunies par Giampiero Scafoglio et Fabrice Wendling, tentent d’appréhender par le biais de la littérature un phénomène désormais bien étudié par les historiens, celui de la transformation du christianisme dans le contexte constantinien et théodosien d’une religion devenue romaine. Si l’on observe dans la sacralisation des bâtiments et des lieux un processus qui opère une rupture avec la religion spirituelle des premiers siècles, ne peut-on trouver trace d’une telle mutation dans la poésie des IVe et Ve siècles ? Une expression désignant le Christ comme Saluator generis Romulei (Prudence), l’effacement des thématiques chrétiennes dans certains poèmes d’Ausone, l’apparition dans les hymnes de Prudence d’une topographie sacrée, l’éloge hyperbolique de l’art oratoire chez un Ennode de Pavie ou, encore, la stigmatisation de la virginité dans tel Épithalame du même Ennode ne témoignent-ils pas d’une forme de « romanisation » ou – plus exactement peut-être – d’interpretatio romana de la foi chrétienne, d’origine hébraïque ? Autrement dit, symétriquement à la « conversion » de la culture classique dont témoigne la littérature chrétienne, ne peut-on mettre au jour dans les textes poétiques un processus sans doute déconcertant, mais réel, de transformation de la foi, de transmutation de ses contenus originels, sous l’effet d’une poésie chrétienne qui garde des attaches profondes, non seulement avec la poésie classique, mais encore avec tout le « passé » de la civilisation romaine antique, jusque dans ses aspects religieux ?

L’ouvrage a été dirigé, conçu et réalisé par G. Scafoglio et F. Wendling, enseignants-chercheurs au sein d’Université Côte d’Azur et membres du CEPAM (UMR 7264), à partir de séminaires de recherche échelonnés de 2016 à 2018. Outre les responsables du présent volume, huit chercheurs, spécialistes reconnus de littérature latine tardo-antique, ont contribué à l’ouvrage : J.-L. Charlet, B. Goldlust, C. Guittard, G. Herbert de la Portbarré-Viard, J. Soler, C. Urlacher-Brecht, E. Wolff et V. Zarini

Table des matières :

G. Scafoglio & F. Wendling
Introduction

Vincent Zarini
Rome et son passé dans la poésie latine de l’Antiquité tardive

Charles Guittard
Au confluent des traditions : regards sur la poésie dans l’œuvre de Macrobe et dans le cercle de Symmaque.

Giampiero Scafoglio
Le christianisme et le paganisme dans la poésie de l’Antiquité tardive : le cas d’Ausone

Etienne Wolff
Les poèmes de l’Anthologie latine entre tradition classique et émergence chrétienne

Fabrice Wendling
Poésie et théologie dans le « Contre Symmaque » de Prudence

Jean-Louis Charlet
Contribution de trois « Carmina minora » rendus à Claudien, à la connaissance de sa religion

Céline Urlacher-Becht
« Omnibus in rebus sermonum purpura regnat » (Carm. II, 44, 7) : Place et enjeux de l’idéal aristocratique de l’orator dans les poèmes religieux d’Ennode de Pavie

Benjamin Goldlust
Une critique de la virginité chez un poète chrétien ? Retour sur l’Épithalame pour Maximus d’Ennode de Pavie (1, 4 = 388 V) et mise en perspective littéraire d’un problème doctrinal

Joëlle Soler
Les « lieux saints » dans le « Peristephanon » de Prudence : une interpretatio Romana du culte des martyrs ?

Gaëlle Viard
Epigraphie et poésie spirituelle dans l’œuvre de Paulin de Nole

Informations pratiques :

Romaniser la foi chrétienne ? La poésie latine de l’Antiquité tardive entre tradition classique et inspiration chrétienne, éd. Giampiero Scafoglio, Fabrice Wendling, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 255 p. (Collection d’études médiévales de Nice, 20). ISBN : 978-2-503-60087-1. Prix : € 60,00.

Source : Brepols

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Publication – « Figures du notaire dans la France méridionale. Institutions, clientèles et actes (XIIe-XVIe siècle) », dir. Olivier Poncet, Sylvie Desachy, Olivier Guyotjeannin

Pour les historiens qui fréquentent les archives des départements du Sud de la France, l’étude des actes notariés est une démarche usuelle, quel que soit leur champ d’investigation, tant le notaire au Moyen Âge et jusqu’au xvie siècle a pris une place essentielle et parfois centrale dans la société et les institutions du Midi. Les travaux n’ont d’ailleurs pas manqué depuis des décennies autour de ce phénomène, aussi bien du côté juridique qu’historique. Toutefois, une approche globale de ce notariat méridional, dans sa genèse comme dans sa diffusion, de l’évolution de cette institution, de ses actes et de leur archivage restait à faire. C’est l’ambition que se donne le présent ouvrage : offrir une vue kaléidoscopique des pratiques du notariat méridional du xiie au xvie siècle à travers des approches variées (diplomatique, archivistique, histoire du droit, histoire sociale et économique), qui visent à restituer son caractère protéiforme – en fonction notamment des espaces géographiques – et à replacer son rôle dans l’histoire institutionnelle et sociale de la France du Sud en regard de pratiques plus septentrionales.

Table des matières :

Avant-propos par Sylvie Desachy, Olivier Guyotjeannin et Olivier Poncet 

Origines et diffusion du notariat méridional. Propos liminaires par Jean-Louis Biget 

D’une Renaissance à l’autre, l’avènement d’un homme et de son métier dans le Midi de la France : le notaire du XIIe au XVIe siècle par Olivier Guyotjeannin et Olivier Poncet 

Première partie : Émergence et développement du notariat

Gênes et Giovanni Scriba, aux sources du notariat méridional par Alfonso Assini et Paola Caroli 

De la Ligurie au Languedoc : l’émergence du notariat en Languedoc à travers les actes de la pratique (XIIe siècle) par Sylvie Desachy 

Les notaires et les arbitres ou amiables compositeurs en Languedoc (milieu du XIIe-début du XIIIe siècle) par Maïté Ferret-Lesné 

Origines et spécificités du notariat pyrénéen. L’exemple du Béarn (XIIIe-XVe siècle) par Dominique Bidot-Germa 

Deuxième partie : Plus au nord : des marges notariales ?

Une approche de la population des notaires du bailliage de Grésivaudan autour de 1450 par Hélène Maurin-Larcher et Hélène Viallet 

Où s’arrête le notariat méridional ? L’exemple du notariat poitevin, forme de notariat méridional en pays de droit coutumier (XIIIe-XVIe siècle) par Romain Le Gendre

Notaires, tabellions, clercs. Une approche comparée des processus de professionnalisation (XIIIe-XVe siècle) par Isabelle Bretthauer 

Troisième partie : Des outils efficaces et innovants

Le nouveau support de l’écrit, le papier des notaires par Françoise Chauzat, Janine Mathieu, Jean-Manuel Picasso et Martine Sainte-Marie 

Typologie des actes notariés : l’exemple du Tarn (XIIIe-XVIe siècle) par Sophie Imbert 

Répertoires chronologiques et tables alphabétiques. Typologie et évolution par Bruno Poinas 

Quatrième partie : Le notaire à l’étude

Les notaires du Gévaudan (XIIIe-XVIe siècle) par Philippe Maurice 

Un notaire au travail : Pere Candell, Perpignan, 1414-1452 par Élodie Capet 

Les notaires rouergats et la pratique de l’occitan du XIIIe au XVIIe siècle par Jean Delmas 

Conclusions. Notaires méridionaux : retour au droit par Patrick Arabeyre

Résumés 

Index des noms géographiques et de personne 

Informations pratiques :

Figures du notaire dans la France méridionale. Institutions, clientèles et actes (XIIe-XVIe siècle), éd. Olivier Poncet, Sylvie Desachy, Olivier Guyotjeannin, Paris, École nationale des chartes, 2022 (Études et rencontres de l’École des chartes) ; 1 vol., 336 p. ISBN : 978-2-35723-167-2. Prix : € 34,00.

Source : École nationale des chartes

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Publication – Nadia Mariana Consiglieri, « Los animales en los Beatos. Representación, materialidad y retórica visual de su fauna apocalíptica (ca. 900-1248) »

Beatus illuminated manuscripts were mainly produced in the Iberian region but also in French and Italian territories between the 10th and 13th centuries when Beatus of Liébana’s Commentary on the Apocalypse was copied in monastic scriptoria. Depending on their origin and time, the versions of their animals were modified. In this regard, the different animal figures were structured in these manuscripts from the sacred and devil poles in continuity with the Isidorian classification based on the opposite concepts domestication- bestiality, featured in his Etymologiae. These zoomorphic representations in Beatus codex acquired ideological and rhetorical functions by acting as effective support structures for the eschatological contents of the Commentary in the activity of monastic lectio.

Informations pratiques :

Nadia Mariana Consiglieri, Los animales en los Beatos. Representación, materialidad y retórica visual de su fauna apocalíptica (ca. 900-1248), Buenos Aires–Barcelona, Miño y Dávila editores – Ciudad Autónoma de Buenos Aires, Editorial de la Facultad de Filosofía y Letras Universidad de Buenos Aires, 2022 ; 1 vol., 552 p. ISBN: 978-84-18095-92-4. Prix : USD 8,40.

Source : Miño y Dávila editores

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Appel à contribution – Interreligious Communication. Transmediterranean Perspectives (7th–16th Cent.)

Recent years have seen a plethora of publications on Jewish-Christian-Muslim relations. A lot of this research, however, has come short in concretely analysing and conceptualising how members of different religious groups have actually communicated with each. Against this backdrop, the conference aims to fundamentally engage with theories and frameworks of communication, as well as with the extant documentation and concrete communication.

Interreligious Communication. Transmediterranean Perspectives (7th–16th Cent.)

Recent years have seen a plethora of publications on Jewish-Christian-Muslim relations, many of which fall into the framework of “Mediterranean Studies”. A lot of this research, however, has come short in concretely analysing and conceptualising how members of different religious groups (including those that stand or are perceived to stand in-between these groups, keyword “hybridity”) have communicated with each other directly and

– in different situations or concrete settings, such as when trading or dealing with diplomatic matters
– under different socio-political and socio-economic circumstances
– on a variety of topics, such as law, religion, science, or civic matters
– within and across different categories of belonging, such as gender, identity, religion or race
– orally, symbolically, in writing, as well as by means of material exchange
– in different languages and linguistic variations, including sociolinguistic registers
– and with different assumptions and, indeed, different outcomes

Against this backdrop, the conference aims to fundamentally engage with theories and frameworks of communication, as well as with the extant documentation and concrete instances of communication between Jews, Christians, and Muslims in and around the Mediterranean between the seventh to sixteenth centuries. In so doing, we hope to move the discussion away from a focus on “relations” to more concrete cases of direct communication.

The conference will feature invited papers from established experts in the field as well as discussion sessions in which we aim to approach the topic of ‘communication’ on an overarching, more abstract level. With this Call for Papers, we hope to address scholars who are either PhD candidates or postdoctoral researchers working on topics that fall into our areas of interest. We are keen to hear from you!

We particularly welcome papers that fit into our four main themes:

– Legal frameworks and interaction
– Science, philosophy and materiality
– Violence, war and diplomacy
– Trading networks and commerce

This conference is organised by the research group RELCOM (“Religious Communication in and between the Arabic-Islamic and Latin-Christian Sphere”) and it is generously funded by the AHRC and the DFG. We will be able to invite candidates travelling from within the UK and Europe. Applicants from other locations are also welcome to apply but funding can then only be partial.

Please send an abstract of a maximum of 500 words together with a provisional title and a short CV to: kate.f.tinson@durham.ac.uk and alejandro.pelaez-martin@uni-konstanz.de by 30th of November.

Organisers, the RELCOM team: Theresa Jäckh, Daniel G. König, Alejandro Peláez Martín and Kate Tinson

Venue: St Chad’s College, Durham University, 18 North Bailey, Durham DH1 3RH, United Kingdom

Source : H-Soz-Kult

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