Offre d’emploi – Un.e post-doctorant.e boursier.ière en Histoire du Moyen Âge à temps plein (Université de Namur)

Faculté : Faculté de philosophie et lettres
Département : Histoire
Grade : Post doc
Contrat : durée déterminée
Catégorie : personnel scientifique

Cadre de travail

L’Université de Namur, avec ses quelque 60 programmes universitaires de 1er, 2e et 3e cycles et ses 11 instituts de recherche, accueille chaque année plus de 7300 étudiant.e.s et doctorant.e.s et compte plus de 1300 membres du personnel, dont plus de 900 chercheur.euse.s.

Au sein de l’Université de Namur, la Faculté de Philosophie et Lettres compte près de 670 étudiant.e.s et 75 membres du personnel, dont 30 académiques et 35 scientifiques. Elle offre des programmes de 1er et de 3e cycles en « Histoire », « Histoire de l’art et archéologie », « Langues et lettres anciennes et modernes », « Langues et lettres françaises et romanes », « Langues et lettres germaniques » et « Philosophie », ainsi que des masters de spécialisation en « Cultures et pensées cinématographiques » et en « Expertise et gestion du patrimoine mobilier ».

La personne engagée en tant que post-doctorant.e sera intégrée au Département d’Histoire et mènera ses travaux de recherche au sein du centre « Pratiques médiévales de l’écrit », un des pôles de recherche de l’institut PaTHs (Patrimoines, Transmissions, Héritages).

Liens utiles :

https://www.unamur.be/fr/philosophie-lettre/langues-litteratures-classiques

https://www.unamur.be/fr/philosophie-lettres/departement-histoire

https://paths.unamur.be/prame

Recherche

Le projet MONETA NAMURCENSIS vise à renouveler notre connaissance du monnayage médiéval des comtes de Namur pour une période comprise entre le milieu du XIe siècle, temps des premières frappes identifiées, et le premier tiers du XVe siècle, période de l’avènement des Bourguignons en Namurois. Mêlant approches érudite et interdisciplinaire, impliquant des collaborations dans les domaines du numérique et des sciences du patrimoine, l’enquête s’orientera autour de quatre axes complémentaires :

  1. Une profonde mise à jour du catalogue de référence des monnaies namuroises, qui aboutira à la publication d’un nouvel instrument de travail imprimé ;
  2. Un prolongement de celui-ci sous format numérique, en vue de poser les bases d’une plateforme collaborative dédiée à l’inventoriage des monnaies médiévales ;
  3. Une analyse en laboratoire d’un sous-corpus déterminé de monnaies, qui permettra de mieux comprendre la production de ces artefacts ;
  4. Une enquête historique proprement dite qui tirera parti des étapes précédentes pour éclairer d’un jour neuf certains traits de la production monétaire namuroise (aire de diffusion, imitation des types monétaires étrangers, etc.). Sur un plan institutionnel, le projet permettra de renforcer l’expertise présente à l’UNamur dans le domaine des sciences auxiliaires de l’histoire et fortifiera les collaborations interdisciplinaires naissantes au sein de l’université entre les chercheurs en sciences humaines et leurs homologues du domaine des sciences exactes.

Le projet complet peut être obtenu sur demande auprès de Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur / Archives de l’État à Namur), nicolas.ruffini@unamur.be

Profil

Les personnes qui postuleront seront titulaires d’un doctorat en Histoire ou en Histoire de l’Art et Archéologie, avec une spécialisation dans l’étude de la période médiévale. Elles disposeront de compétences démontrées dans le domaine des sciences auxiliaires de l’histoire, idéalement dans le domaine de la numismatique.

Constitueront des atouts :

• Des connaissances dans le domaine de l’histoire économique et monétaire de la période médiévale ;

• Une ouverture vers les humanités numériques, notamment en matière de conception de bases de données ;

• Une expérience de collaboration interdisciplinaire dans le secteur des sciences du patrimoine.

La compréhension du français écrit et oral ainsi qu’une grande rigueur dans le traitement des données sont essentielles à l’accomplissement du projet.

Les sources étant principalement conservées à Namur, il est attendu que la personne dont la candidature sera retenue réside en Belgique.

Renseignements complémentaires

Pour toute question en lien avec le poste, il est possible de contacter Nicolas Ruffini-Ronzani, promoteur du projet au Département d’Histoire (nicolas.ruffini@unamur.be).

Pour toute question administrative, il est possible de contacter le Service des Ressources humaines (elodie.duchene@unamur.be ; 081/72.41.50).

Remarques

1. Contrat proposé

Date d’entrée en fonction : 30 septembre 2026 au plus tard

Contrat : Ce poste est attribué pour une durée de deux ans, sans possibilité de renouvellement.

2. Modalités de sélection

• Examen et sélection des candidatures par la Commission de recrutement et sélection ;

• Audition par la Commission de recrutement et sélection.

3. Modalités pour postuler

La candidature doit comprendre :

• une lettre de candidature ;

• un curriculum vitae détaillé ;

• les copies des trois publications considérées comme les plus significatives ;

Ce dossier de candidature doit être adressé (avec fichiers au format PDF) pour le 31 mai 2026 au plus tard à Nicolas Ruffini-Ronzani (nicolas.ruffini@unamur.be). Merci d’indiquer la référence du poste dans l’objet du mail.

4. Politique de recrutement

Notre politique de gestion des ressources humaines s’inscrit dans le respect de l’égalité des droits et de traitement de tou.te.s. Cette diversité s’articule, en outre, autour de différents axes : le genre, le handicap, l’origine, les convictions, l’âge, l’orientation sexuelle, etc. L’Université de Namur est par ailleurs signataire de la charte de diversité.

L’UNamur s’est également engagée à adhérer aux 40 principes de la Charte européenne du chercheur et du Code de recrutement du chercheur de l’Union européenne dans sa gestion des Ressources humaines (politique OTM-R).

Source : Université de Namur

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Un.e post-doctorant.e boursier.ière en Histoire du Moyen Âge à temps plein (Université de Namur)

Publication – Pierre-Olivier Dittmar, « L’Invention de l’animal. Essai d’anthropologie médiévale »

Il n’y avait pas d’animal au Moyen Âge. Des cochons et des oiseaux, des bœufs et des belettes, des lapins et des ours, des loups et des abeilles, des licornes même, oui. Mais si les animaux étaient présents en nombre, partageaient leur territoire et bien d’autres relations avec les humains, l’animal en tant que catégorie, tel que nous le connaissons aujourd’hui, n’existait pas. Or, l’invention de ce concept ne crée pas seulement une fracture entre les humains et le reste du monde ; elle produit aussi m1second partage, moins visible, plus intime, qui donne naissance à une « part animale » au sein de chaque individu.
L’objet de cet ouvrage est de témoigner d’un monde, d’une période, qui ignorait cette double coupure et l’a fait émerger. Au croisement de l’histoire religieuse et de l’histoire intellectuelle, de l’histoire de l’art ou de celle de l’alimentation, il met en lumière, notamment par les images, un mode particulier de rapport au vivant et un moment décisif de l’histoire des sociétés occidentales.

Informations pratiques :

Pierre-Olivier Dittmar, L’Invention de l’animal. Essai d’anthropologie médiévale, Paris, Gallimard, 2026 ; 1 vol., 488 p. (Bibliothèque des histoires). ISBN : 978-2-07312-692-4.

Source : Gallimard

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – Pierre-Olivier Dittmar, « L’Invention de l’animal. Essai d’anthropologie médiévale »

Appel à contribution – Revue « Capitellum »

Appel à contribution
Numéro 1 – Varia

Capitellum est une revue scientifique francophone entièrement dédiée à l’histoire de l’art du Moyen Âge. La diffusion annuelle est exclusivement en ligne, en accès libre. Elle est effectuée par le comité de rédaction.

Capitellum propose de remettre les œuvres au cœur de l’étude. À un moment où l’on décrit souvent la discipline comme étant en crise, la revue vise à fédérer les chercheurs – débutants et confirmés – ainsi que les acteurs du patrimoine autour d’un objectif commun : questionner, renouveler les pratiques et les méthodes pour accroître notre connaissance de la création artistique au Moyen Âge, raison d’être de notre discipline et de notre travail.

Le seul cadre restrictif de la revue est d’ordre chronologique, en se consacrant au Moyen Âge (IVe-XVe siècle). Des incursions pourront être faites dans les autres périodes, notamment dans une perspective historiographique et épistémologique, si elles s’inscrivent dans l’objectif énoncé plus haut. Capitellum ne se donne aucune borne géographique. Enfin, elle accepte un large éventail de spécialités : architecture, sculpture, peinture, arts précieux (ivoire, orfèvrerie, enluminure), textile, autant dans le domaine religieux que dans la sphère civile et privée.

  • Comment soumettre une proposition d’article ?

Les propositions, sous la forme d’une page maximum au format .doc ou .docx, devront être envoyées avant le jeudi 30 avril 2026 à l’adresse comiteredaction@revuecapitellum.com. Elles seront accompagnées d’une présentation synthétique de l’auteur. Après examen des propositions par le comité scientifique, les auteurs recevront une réponse à partir du lundi 4 mai 2026.

Le comité de rédaction invite les auteurs à consulter les normes de publication sur la page du site.

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Revue « Capitellum »

Appel à contribution – Journal of Medieval Worlds (Relaunch Issue)

Call for Submissions: Journal of Medieval Worlds Special Issue: Fragments I: Putting the Worlds Back Together (Spring 2027) Submission Type: Short Essays & Critical Responses (1,000–3,000 words)

The Journal of Medieval Worlds is relaunching with a special issue dedicated to the “fragment” as a critical lens. We invite submissions of short-form essays that address the evolving landscape of Medieval Studies, with an emphasis on race, gender, sexuality, decolonization, and the Global Middle Ages.

This is a unique opportunity to publish shorter, critically engaged work that reflects on:
•. Archival Fragments: How do we build history from residue and partial objects?
•  Professional Fragmentation: The experience of the “Lone Medievalist” or contingent faculty.
•. Global Perspectives: How the Global Middle Ages has shifted pedagogical and scholarly approaches.

Submission Deadline: August 15. Full Call for Submissions: Here. Send manuscripts to: JMW_editorial@ucpress.edu Journal Details: https://online.ucpress.edu/jmw

Source : University of California Press

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Journal of Medieval Worlds (Relaunch Issue)

Publication – « Château et Église. Actes du colloque international de Goldegg (Autriche 3-9 septembre 2022) », éd. Peter Ettel, Anne-Marie Flambard Héricher, Thomas Kühtreiber

Créés, en 1961, à l’initiative de Michel de Boüard, membre de l’Institut et doyen de la faculté des Lettres de l’université de Caen, les colloques Château Gaillard, regroupent des spécialistes européens de castellologie qui se réunissent tous les deux ans dans un pays d’Europe à chaque fois différent. Dix pays participent à l’entreprise Château Gaillard : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse. Deux autres membres représentent le reste de l’Europe et l’Orient latin. Les représentants de chaque pays composent le comité permanent qui se charge de choisir le lieu d’organisation et le pays organisateur du colloque à venir. Il choisit également le thème des colloques et répartit les communications entre les différents pays.

Depuis plus de quarante ans tous les pays d’Europe représentés dans le « Comité permanent » ont été parcourus à plusieurs reprises : France (Andelys 1962, Blois 1974, Najac 1988, Voiron 2004, Château-Thierry 2018), Allemagne (Büderich 1964, Bad Münstereifel 1976, Schwäbisch Hall 1990, Bad Neustadt 2014), Royaume-Uni (Battle 1966, Durham 1980, Abergavenny 1994, Stirling 2008), Belgique (Gand 1968, Oostduinkerke et Floreffe 1984, Houffalize 2006), Danemark (Hindsgavl 1970, Gilleleje 1996, Aabenraa 2012), Pays-Bas (Venlo 1972, Wageningen 1986, Rindern 2010), Suisse (Bâle 1978 et Gwatt 2000), Luxembourg 1992, Autriche (Graz 1998 et Goldegg 2022), Irlande (Maynooth 2002, Roscommon 2016). 

Les relations entre Château et Église étaient au cœur des réflexions des chercheurs réunis à Goldegg (Autriche) pour le 30e colloque Château Gaillard en 2021. Les 28 contributions de cet ouvrage balaient l’espace européen du Danemark au Portugal et de l’Irlande à la Livonie et à la Silésie, avec une incursion en Syrie. Archéologie oblige, elles abordent les bâtiments eux-mêmes et leur architecture quel que soit leur statut : chapelle, église, abbaye, en évoquant leur construction et leur implantation (hors du château ou dans le château et à quel emplacement de ce dernier), mais en abordant aussi les circonstances de leur fondation, les dates, les pouvoirs qui sont à l’œuvre et les relations qu’entretiennent détenteurs de châteaux et établissements religieux. L’antériorité des unes ou des autres est au cœur des réflexions, que ce soit en Bretagne ou en Toscane. L’influence du contexte politique sur la multiplication des églises ou des châteaux est également abordée, ainsi dans l’Angleterre du XIIe siècle, et l’on voit que la transformation de certains monastères en châteaux ou l’inverse s’avère une pratique courante que ce soit en Irlande ou en Allemagne.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Château et Église. Actes du colloque international de Goldegg (Autriche 3-9 septembre 2022), éd. Peter Ettel, Anne-Marie Flambard Héricher, Thomas Kühtreibe, Louvain, Peeters, 2026 (Château Gaillard. Études de Castellologie Médiévale, 30). ISBN : 978-2-96037-782-8. Prix : € 50,00.

Source : Peeters – Leuven

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – « Château et Église. Actes du colloque international de Goldegg (Autriche 3-9 septembre 2022) », éd. Peter Ettel, Anne-Marie Flambard Héricher, Thomas Kühtreiber

Publication – Mark Cruse, Gabriella Parussa, « L’iconographie de l’Epistre Othea de Chrisitine de Pizan »

Ce volume présente une étude de l’iconographie de l’Epistre Othea de Christine de Pizan dans le manuscrit 606 du fonds français de la Bibliothèque nationale de France. Composé par Christine vers 1400, l’Epistre Othea est un prosimètre à la forme complexe, dans lequel le sens est le produit des relations qui s’établissent entre chaque texte en vers, et la glose et l’allégorie qui suivent, rédigés en prose. Par sa forme, son contenu, et sa visée didactique, l’Epistre rompt avec les textes poétiques brefs que Christine composait auparavant et marque le début de sa carrière d’écrivaine moralisatrice voulant instruire la noblesse française. Bien que l’Epistre ne soit pas le texte le plus connu et le plus apprécié de nos jours, il s’agit d’un texte majeur dans la vie de la première femme de lettres de la littérature française : le nombre de manuscrits conservés (presque une cinquantaine) atteste de l’accueil que lui ont réservé les lecteurs et lectrices du XVe siècle.

Le manuscrit 606 du fonds français de la Bibliothèque nationale de France, produit entre 1405 et 1408, faisait partie à l’origine du deuxième recueil des oeuvres de Christine, commandité par Louis d’Orléans, fils du roi Charles V (r. 1364-1380) et frère du roi Charles VI (r. 1380-1422). Dans ce manuscrit, chaque ensemble « texte-glose-allégorie » de l’Epistre est complété par l’ajout d’une miniature. Le manuscrit fr. 606 est le plus ancien des trois manuscrits présentant un cycle complet de 101 enluminures exécutés sous sa supervision. Il montre l’approche innovatrice de Christine en ce qui concerne l’organisation textuelle et le rapport entre l’image et le texte, sa capacité à mobiliser une équipe d’artistes de qualité (ici le Maître de l’Épître Othéa et son atelier, le Maître au safran, et le Maître d’Egerton), ainsi que son désir de valoriser le rôle de la femme dans l’histoire et la société. Quelques années plus tard, le peintre responsable de l’iconographie du manuscrit Harley 4431 de la British Library (le célèbre « Manuscrit de la Reine ») reprendra en l’imitant la structure de l’ensemble des enluminures du fr. 606 et la composition de chacune d’entre elles. Le manuscrit fr. 606 est ainsi d’une grande importance pour l’histoire de l’art, de la littérature et des idées.

Mark Cruse est professeur de français à Arizona State University (Phoenix, USA). Médiéviste, ses recherches portent sur le rapport entre la littérature et la culture visuelle, et sur les relations entre Occident et Orient.

Gabriella Parussa est professeure de linguistique et de philologie à Sorbonne Université. En tant qu’historienne de la langue, elle a travaillé sur l’orthographe et sur la représentation de l’oral à l’écrit. Ses recherches portent notamment sur le moyen français, Christine de Pizan et le théâtre médiéval.

Table des matières :

Une femme monte en chaire : enseigner avec des mots et des images
– Christine de Pizan au milieu des clercs
– Éduquer les jeunes nobles par les « figures des poètes »
– Le premier cycle iconographique complet de l’Epistre Othea
Conception du cycle iconographique
– Comment la relation entre texte et image construit le sens
– Liste des manuscrits conservés de l’Epistre Othea

Le cycle iconographique
– Avertissement au lecteur

Bibliographie
Planches

Mark Cruse, Gabriella Parussa, L’iconographie de l’Epistre Othea de Chrisitine de Pizan, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 221 p. (Répertoire Iconographique de la Littérature du Moyen Âge, 10). ISBN : 978-2-503-61150-1. Prix : € 100,00.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – Mark Cruse, Gabriella Parussa, « L’iconographie de l’Epistre Othea de Chrisitine de Pizan »

Appel à contribution – Genre et âge dans les littératures médiévales

Ce colloque explore l’intersection du genre et des âges de la vie dans les textes médiévaux, au croisement de la littérature, de l’histoire, du droit et de la médecine. Il s’agit d’analyser comment le genre façonne la perception des étapes de l’existence, entre réalités biologiques et constructions sociales (maternité, autorité, fluidité). L’étude interroge également l’influence de l’âge sur la création textuelle : existe-t-il une corrélation entre le temps de la vie et le choix des genres littéraires ? En confrontant les outils modernes des gender et ageing studies aux sources anciennes, la rencontre vise à fonder un socle épistémologique pour comprendre les hiérarchies et les identités médiévales. Cette approche pluridisciplinaire permet de saisir comment le texte littéraire est modelé, dans sa forme comme dans son fond, par ces temporalités enchâssées.

Placé sous l’égide du réseau LIMA·GE, et soutenu par l’Université Clermont-Auvergne, l’Université Sorbonne Nouvelle, le CELIS, le CERAM et l’IHRIM, ce colloque souhaite explorer, dans les textes du Moyen Âge, les rapports entre genre et âge, « systèmes qui interagissent constamment »[1].

Ces deux catégories, souvent naturalisées et essentialisées malgré leur caractère construit et discursif, déterminent, par leur intersection, des trajectoires individuelles et organisent des rapports de pouvoir inter-individuels et collectifs, de façon spécifique selon les contextes spatio-temporels considérés. Envisagée comme un champ d’interaction entre société, discours et représentations, la littérature du Moyen Âge contribue à notre compréhension des phénomènes sociaux dans l’histoire, dans les mentalités et dans la culture. Dans le même temps, les problématiques sociétales sont constituées en objet poétique, esthétique et discursif par la littérature. C’est le domaine de ces interactions, qui relèvent des études de genre, de la sociopoétique et de la littérature, que le colloque prend comme objet.

Les croisements interdisciplinaires, qui sont au fondement des études de genre et de la sociopoétique, se verront allouer une place importante. Seront en particulier sollicités l’histoire, la sociologie historique, la linguistique, le droit et les sciences médicales, en vue de réfléchir à un socle épistémologique des études de genre et d’âge pour les textes médiévaux en général, sans se limiter à la littérature.

Problématiques et axes d’étude

L’intersection des problématiques genre-âge-textes au Moyen Âge nécessite d’envisager trois temporalités enchâssées :celle du (ou des) temps de la vie, elle-même prise dans la temporalité textuelle, elle-même ancrée dans un temps historiquement éloigné du nôtre mais scruté par les outils modernes de la recherche contemporaine (gender studies, ageing studies).

Le croisement entre âge, genre et littérature produit, schématiquement, deux grands groupes d’interrogations, qui, nous l’espérons, se trouveront enrichies par des éclairages permettant de replacer la littérature médiévale dans son contexte historique et intellectuel.

1. Comment le texte médiéval rend-il compte des temps de la vie et y a-t-il une distinction dans cette construction des âges en fonction du genre ?

La question de la conscience de l’âge et de son axiologie, telle que les textes les expriment, les représentent et les construisent, est au cœur de ce premier faisceau problématique. L’âge est-il genré et relève-t-il d’une perception biologique, du corps, de l’esprit, d’une expérience, ou d’une construction sociale, culturelle et littéraire ? Les âges de la femme, de l’homme, sont-ils différenciés, et selon quels critères ? Obéissent-ils à une logique de genre binaire ou à une logique fluide ? (on pense aux personnages déguisés, travestis, métamorphosés, transgenres, eunuques, etc.). La définition des âges au Moyen Âge se fait souvent, pour les femmes, en fonction du mariage et de la maternité, et pour les hommes, selon leur fonction sociale ou leur accession à une position de pouvoir ou d’autorité politique, morale, spirituelle, etc. L’intersection genre / âge produit des hiérarchies et des systèmes de valeur, des discriminations, des systèmes de domination dont on pourra évaluer la portée. On pourra aussi se demander quels autres facteurs ou paramètres peuvent éclairer cette intersectionnalité particulière (origine géographique, milieu social, handicap, maladie, etc.), ou encore si l’on peut mettre en regard l’âge du vivant humain et l’âge du vivant non humain.

2. Réciproquement, qu’est-ce que l’âge revendiqué, représenté, construit, peut produire dans le texte médiéval et quelles poétiques implique-t-il ?

La problématique de l’intersection du genre et de l’âge est susceptible de conditionner, modeler le texte littéraire, ou en tout cas d’ interagir avec lui, dans sa forme, son genre, son contenu. Sont concernées par ce faisceau problématique les questions relatives au genre et à l’âge des auteurs / autrices, des personnages dans les univers de fiction, des personnes réelles ou fictives auxquelles la parole littéraire est adressée.

Quelles sont les interférences entre le texte et l’âge de celles et ceux qui le produisent ? Y a-t-il un âge pour écrire, lire, commenter tel ou tel texte ? Existe-t-il une corrélation entre âge et genre textuel, et y a-t-il des genres de vieux, des genres de vieilles, des genres de jeunes, des genres de textes pour tous les âges ? Jeunesse et vieillesse investissent-t-elles les mêmes genres littéraires ? Infléchissent-elles la lecture des œuvres ? L’âge agit-il sur les modalités de leur réception aujourd’hui ? Fait-il vieillir ou rajeunir le texte ?

Les communications pourront porter sur les questionnements suivants :

  • Axe 1 : Que disent les œuvres littéraires de l’intersection entre genre et âge et comment la construisent-elles ?
  • Axe 2 : Quels sont les enjeux sociaux et sociétaux portés par les discours littéraires sur les interactions de genre et d’âge ?
  • Axe 3 : Comment le texte littéraire est-il modelé par cette problématique intersectionnelle ?
  • Axe 4 : Quels sont les outils conceptuels et méthodologiques qui permettent de construire un socle épistémologique moderne pour l’étude du genre et de l’âge dans les textes médiévaux ?

Modalités de soumission

Le colloque prendra aussi en compte les propositions consacrées à la Basse Antiquité ainsi qu’au XVIe siècle dans une perspective élargie qui permettra de mieux comprendre les phénomènes sur le temps long. À ce titre, toutes les littératures et tous les types de textualité sont les bienvenus, quelles que soient leurs langues d’écriture. Les projets de communication, d’une longueur de 300 à 400 mots, devront être adressés conjointement, à :

  • Nathalie Bragantini-Maillard : nathalie.bragantini_maillard@uca.fr
  • Dominique Demartini : dominique.demartini@sorbonne-nouvelle.fr
  • Sébastien Douchet : sebastien.douchet@uca.fr
  • Bénédicte Milland-Bove : benedicte.milland-bove@sorbonne-nouvelle.fr
  • Nora Viet : nora.viet@uca.fr

avant le 31 mars 2026.

Comité scientifique

  • Sophie Albert (Sorbonne Université) Damien Boquet (Aix-Marseille Université)
  • Chloé Chaudet (Université Clermont Auvergne) Michèle Clément (Université Lyon II)
  • Catherine Croizy-Naquet (Université Sorbonne Nouvelle) Sarah Delale (Université Paris VIII – Vincennes-Saint-Denis) Rose Delestre (Universités de Genève et Rennes 2)
  • Patrick Del Duca (Université Clermont Auvergne) Valentine Eugène (Université Paris Cité) Yasmina Foehr-Janssens (Université de Genève)
  • Anne-Isabelle François (Sorbonne Nouvelle – GIS Institut du Genre) Laurence Harf (Sorbonne Nouvelle)
  • Nathalie Koble (ENS – PSL)
  • Françoise Laurent (Université Clermont Auvergne) Didier Lett (Université Paris Cité)
  • Laurence Moulinier (Nanterre Université) Anne Paupert (Université Paris Cité)
  • Maud Pérez-Simon (Université Sorbonne Nouvelle) Fabienne Pomel (Université Rennes 2)
  • Sonia Porzi (Université Clermont Auvergne) Clara de Raignac (Université de Lille) Mireille Séguy (Sorbonne Nouvelle)
  • Marie Sorel (Sorbonne Nouvelle) Michelle Szkilnik (Sorbonne Nouvelle) Andrea Valentini (Sorbonne Nouvelle)

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Genre et âge dans les littératures médiévales

Conférence – Hanna Vorholt, « Grid as Ground. Ruled Lines and Manuscript Images »

Most printed and electronic documents, like this one, show text organized along invisible horizontal and vertical lines. In medieval Europe, where the primary text technology was the manuscript, lines formed visible grids on the parchment or paper surface. Scholars have examined the resulting patterns and analysed their role in the layout of the written text. While manuscript images were frequently executed on the same ruled surfaces as the written text, their relationship to the ruling has rarely been the subject of research. Hanna Vorholt’s forthcoming book Grid as Ground provides the first sustained analysis of this topic across the wide range of image types encountered in manuscripts, from tables, maps, and diagrams, to figural imagery across different domains of learning. The lecture introduces the project and some of the opportunities this analysis presents for humanities research on lines and grids as tools for cognition, creativity, and control.

Hanna Vorholt is Senior Lecturer in Art History at the University of York. She was previously employed at the Fitzwilliam Museum and the British Library and received fellowships from the Warburg Institute, Cambridge University Library, the British Academy and the Leverhulme Trust. Her publications include Shaping Knowledge: The Transmission of the Liber Floridus (2017) and, as co-editor, Imagining Jerusalem in the Medieval West (2012), Visual Constructs of Jerusalem (2014) and Between Jerusalem and Europe (2015). Her forthcoming book Grid as Ground is under agreement with Harvey Miller Publishers. 

Source : Medieval Art Research

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Conférence – Hanna Vorholt, « Grid as Ground. Ruled Lines and Manuscript Images »

Publication – « Marc Bloch. L’histoire en résistance », éd. Florian Mazel, Yann Potin

Esprit brillant, rénovateur de la science historique, fervent républicain d’origine juive alsacienne, athée et patriote, combattant des deux guerres mondiales, résistant, Marc Bloch est une figure majeure de l’intellectuel engagé, jusqu’au sacrifice de sa vie puisqu’il est brutalement assassiné par les nazis en 1944.

Son entrée au Panthéon, le 23 juin 2026, offre l’occasion de montrer l’inextricable alliance savante, politique et morale qu’incarnent son parcours, ses travaux historiques et sa vie posthume. Car l’histoire, en tant que méthode, matière à réflexion personnelle et source d’engagement collectif, fut pour lui, sa vie durant, une forme de résistance.

Son héritage qu’analyse la génération actuelle des historiennes et historiens, et auquel elle rend hommage dans cet ouvrage collectif, nous rappelle plus largement que l’exigence de la vérité et le partage du savoir sont des combats essentiels et d’une impérieuse actualité.

Florian Mazel est professeur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publié au Seuil L’Évêque et le Territoire (2016) et dirigé la Nouvelle Histoire du Moyen Âge (2021, « Points Histoire », 2024-2025).

Yann Potin est conservateur en chef aux Archives nationales et maître de conférences associé en histoire du droit à l’université Paris-Nord. Il a notamment codirigé avec Jean-François Sirinelli, Générations historiennes (XIXe-XXe siècles) (CNRS Éditions 2019).

Informations pratiques :

Marc Bloch. L’histoire en résistance, éd. Florian Mazel, Yann Potin, Paris, Seuil, 2026 ; 1 vol., 600 p. (L’Univers historique). ISBN : 978-2-02154-635-4. Prix : € 27,90.

Source : Seuil

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – « Marc Bloch. L’histoire en résistance », éd. Florian Mazel, Yann Potin

Offre d’emploi – Stipendiary Lecturer in Early Medieval History (University of Oxford)

The Queen’s College, Oxford

The Queen’s College seeks to appoint a six-hour Stipendiary Lecturer in Early Medieval History for twelve months from 1st September 2026 to provide teaching during a College Fellow’s period of sabbatical leave. The successful candidate will be responsible for providing six weighted hours (about which more can be found in the further particulars) of undergraduate tuition in Medieval History at The Queen’s College and at Pembroke College per week averaged over the course of three eight-week terms.

The successful candidate will be expected to be willing to teach the following papers:

  • History of the British Isles 1: c.300-1100 (both first- and second-year versions of the paper)
  • European and World History 1: 370-900 (The Transformation of the Ancient World)
  • At least one and preferably two of the FHS European and World History papers: The World of Late Antiquity, 250-650; The Early Medieval World, 600-1000; The Central Middle Ages, 900-1300; The Global Middle Ages, 500-1500
  • Disciplines of History (co-taught with colleagues)
  • Approaches to History (at least one of the seven available ‘approaches’)

Detail regarding the content of these papers is available at https://www.history.ox.ac.uk/ba-history

Salary and Entitlements

The postholder will receive a salary on a scale of £17,433 to £19,197 per annum, depending on experience. They will be entitled to lunch and dine in College free of charge six times per week during Weeks 0-9 (not including weekends and with other limited exceptions). The lecturer can also apply for an allowance for teaching materials of up to £1,217 per annum. Full details of benefits and allowances may be found in the Further Particulars.

Place of Work: Main College site in central Oxford.

Closing Date: 11:59pm (EDT) Monday 13th April 2026

Interviews are expected to be held on Tuesday 28th April 2026.

Further Particulars and Application Guidance

Further Particulars are available at Job description and person specificationselection criteria

Source : Jobs.ac.uk

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Stipendiary Lecturer in Early Medieval History (University of Oxford)