Journée d’étude – Le sceau princier au Moyen Age (XIIe –XIVe siècles) Une certaine image de soi ?

Le vendredi 30 septembre 2016 aura lieu à Toulouse une rencontre intitulée : « Le sceau princier au Moyen Age (XIIe –XIVe siècles) Une certaine image de soi ? », organisée par Laurent Macé (Université Toulouse Jean Jaurès).

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Au cours de cette journée, l’occasion sera donnée de découvrir les sources sigillographiques, documents du Moyen Age qui associent à la fois texte et image sur une surface assez réduite et sur une matière particulièrement fragile, la cire.

S’interroger sur le sceau princier peut surprendre tant la matière est abondante : sceller est un acte étroitement associé aux prérogatives des rois et des puissants. Et les fonds d’archives en ont conservé de très nombreux exemplaires. Pour autant, la plasticité physique et symbolique du sceau permet à tout détenteur du pouvoir d’entreprendre une « politique de communication » qui laisse une grande place à la souplesse et à la singularité du message proclamé. Même si certaines formes, certains codes, certains gestes sont attendus de façon légitime (l’empreinte valide le document écrit, elle a une évidente valeur probatoire), elle laisse la part belle à l’originalité de celui qui veut commander au graveur de la matrice une « certaine image de soi.

Cette présentation introductive permettra d’illustrer les récents apports d’une réflexion menée à l’université de Toulouse Jean Jaurès sur les sceaux des hommes et des femmes de l’aristocratie des temps médiévaux. Elle s’appuie sur le travail d’investigation effectué par de jeunes chercheurs, étudiants de masters en Histoire médiévale, qui livreront, de concert avec des chercheurs confirmés, résultats et interrogations sur leurs sujets d’étude. La manifestation est ouverte à tous les curieux qui veulent découvrir une approche originale de l’exercice du pouvoir à l’époque médiévale.

Programme complet : ici

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Publication – Peter Brown, « À travers un trou d’aiguille. La richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme »

Jésus enseigna à ses disciples qu’il était plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Or, à l’époque de la chute de Rome, l’Église était devenue démesurément riche. À travers un trou d’aiguille est l’histoire intellectuelle et sociale du problème épineux que cette richesse posa au christianisme dans un empire en train d’imploser sous l’effet d’une crise majeure.

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Peter Brown, spécialiste mondial de l’Antiquité tardive, analyse, avec une humanité pleine de sagesse, les défis posés par l’argent à une institution qui épousait la vertu de pauvreté. Puisant dans les écrits d’immenses penseurs chrétiens comme Augustin, Ambroise et Jérôme, Brown examine les controverses et les changements d’attitude que provoqua l’afflux de la nouvelle richesse dans les coffres des églises. Il décrit les actes spectaculaires par lesquels de riches donateurs se dépouillèrent de leur fortune, et comment les gens ordinaires renoncèrent à leurs biens dans l’espoir de disposer d’un trésor dans le ciel. Le soin des pauvres rivalisa avec des formes de philanthropie civique plus anciennes, profondément enracinées dans le monde romain. Cet usage de la richesse à des fins religieuses altéra peu à peu la texture même du christianisme.

En établissant que l’Église de l’Antiquité tardive réussit à s’imposer grâce aux ressources dont elle bénéficia, Brown en renouvelle radicalement l’histoire. Exploitant l’archéologie, la circulation des monnaies, les inscriptions funéraires ou le décor des villas autant que les textes, À travers un trou d’aiguille apporte un éclairage fondamental sur la question toujours brûlante des rapports entre richesse et pauvreté, pouvoir et argent.

Table des matières :

Partie I Richesse, christianisme et don à la fin d’un monde ancien

Chapitre premier. Aurea aetas : la richesse à l’âge de l’or
Chapitre 2. Mediocritas : le profil social de l’église latine, 312- ca. 370
Chapitre 3. Amor civicus : l’amour de la cité la richesse et ses usages dans un monde ancien Chapitre 4. « Un trésor dans le ciel » la richesse dans l’église chrétienne .

Partie II Un âge d’abondance

Chapitre 5. Symmaque Être noble dans la Rome du ive siècle
Chapitre 6. Avidus civicae gratiae : avide de la reconnaissance de la cité Symmaque et le peuple de Rome
Chapitre 7. Ambroise et son peuple
Chapitre 8. « L’avarice, racine de tous les maux » ambroise et l’Italie du nord
Chapitre 9. augustin Spes saeculi : carriérisme, patronage et communauté religieuse, 354-384 Chapitre 10. De Milan à Hippone : augustin et la formation d’une communauté religieuse, 384-396 Chapitre 11. « la communion d’une certaine république céleste et divine » : augustin sur le public et le privé dans une communauté monastique
Chapitre 12. Ista vero saecularia : les choses qui sont de ce monde ausone, les villas et le langage de la richesse
Chapitre 13. Ex opulentissimo divite : aussi riche qu’il est possible de l’être paulin de nole et le renoncement à la richesse, 389-395
Chapitre 14. Commercium spiritale : le commerce spirituel paulin de nole et la poésie de la richesse 395-408
Chapitre 15. Propter magnificentiam urbis Romae : de par la magnificence de la cité de Rome les riches Romains et leur clergé, de Constantin à damase, 312-384
Chapitre 16. « Chanter le Seigneur sur la terre étrangère » Jérôme à Rome, 382-385
Chapitre 17. Entre Rome et Jérusalem les femmes, le patronage et l’érudition, 385-412

Partie III Un âge de crise

Chapitre 18. « Le trou d’une aiguille » et « le trésor de l’âme » le renoncement, la noblesse et le sac de Rome 405-413
Chapitre 19. Tolle divitem : supprimez les riches la critique pélagienne de la richesse
Chapitre 20. L’afrique d’augustin le peuple et l’église
Chapitre 21. « Dialogues avec la foule » les riches, le peuple et la Cité dans les sermons d’augustin Chapitre 22. Dimitte nobis debita nostra : pardonnez- nous nos péchés augustin, la richesse et le pélagianisme, 411-417
Chapitre 23. « Out of africa » la richesse, le pouvoir et les églises, 415-430
Chapitre 24. « C’était encore à l’époque un Empire plus prospère » la crise de l’Occident au ve siècle

Partie IV Répercussions

Chapitre 25. Parmi les saints Marseille, arles et lérins, 400-440
Chapitre 26. Romana respublica vel iam mortua : l’Empire romain déjà mort ou sur le point d’expirer Salvien et sa gaule, 420-450
Chapitre 27. Ob Italiae securitatem : pour la sécurité de l’Italie Rome et l’Italie, ca. 430- ca. 530
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Chapitre 28. Patrimonia pauperum : le patrimoine des pauvres Richesse et conflits dans les églises du vie siècle
Chapitre 29. Servator fidei, patriaeque semper amator : gardien de la foi et toujours amoureux de [sa] patrie Richesse et piété au vie siècle

Conclusion
Notes
Bibliographie
Table des cartes
Table des illustrations
Index

Informations pratiques :

Peter Brown, À travers un trou d’aiguille. La richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme, Paris, Les Belles Lettres, 2016. Traduit de l’anglais par Béatrice Bonne. Broché, XXIV – 814 p. ISBN-13 978-2-251-38134-3.

Source : Les Belles Lettres

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Journée d’étude – Autour du Corpus philippicum

Une journée d’étude sera consacrée au Corpus philippicum, fonds documentaire créé par Robert Fawtier pour rassembler les sources relatives au règne de Philippe le Bel (1285-1314), le vendredi 7 octobre de 10 h à 17 h 30, à l’IRHT.

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Programme :

9 h 45 – Introduction par Élisabeth Lalou
10 h 15 – Elizabeth A. R. Brown, « Souvenirs et espoirs »
11 h – Sébastien Nadiras, « Carrière et action d’un conseiller royal : les ressources du Corpus philippicum sur Guillaume de Nogaret »
11 h 45 – Caroline Bourlet, « L’activité des notaires du Châtelet à travers le Corpus philippicum »
14 h – Julien Théry, « Guillaume de Nogaret, les ennemis de la foi et les mamelles de la Sainte Mère Église. Autour de quelques références aux Écritures dans les écrits du légiste »
14 h 45 – Xavier Hélary, « L’ost de Flandre de l’automne 1302 : effectifs et typologie des combattants, d’après le Corpus philippicum »
15 h 30 – Table-ronde : quelles perspectives pour le Corpus philippicum ?

Informations pratiques :

Journée d’étude
Entrée libre

07/10/2016
IRHT – Centre Félix-Grat

Source : IRHT

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Colloque – Reliques, reliquaires et culte des saints dans la France du Sud-Ouest

Responsables scientifiques Sophie Brouquet et Michelle Fournié

Rocamadour
15 & 16 octobre 2016
Contact et inscriptions
patrimoine-vallee-dordogne@wanadoo.fr
0565338136

Programme : ici

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La célébration du 850e anniversaire de la découverte du corps entier et inaltéré de saint Amadour en 1166 à Rocamadour, offre aux chercheurs l’occasion de se réunir pour reconsidérer la légende hagiographique de saint Amadour, son histoire depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours et, au-delà, d’organiser une rencontre entre historiens, archéologues et historiens de l’art, consacrée plus largement au culte des reliques, aux sanctuaires et aux reliquaires qui les abritent ainsi qu’aux modes de diffusion des textes hagiographiques dans la France du Sud-Ouest.

Dans la lignée du colloque de Rocamadour consacré aux Vierges Noires en octobre 2013, nous souhaiterions envisager plusieurs thèmes selon une approche pluridisciplinaire, s’appuyant sur l’exemple spécifique de saint Amadour pour se diriger vers une réflexion plus générale sur le culte des saints et des reliques dans la France médiévale du Sud-Ouest, qui s’organiserait autour de plusieurs thématiques :

La première consisterait en une approche de la matérialité des reliques : corps entier, corps divisé, invention, translation, divisions et profanation.

La deuxième se consacrerait aux espaces dédiés aux reliques, au travers de leur place au sein des sanctuaires ainsi que des réceptacles qui les abritent de la tombe au reliquaire, et bien entendu des évolutions de ces lieux en regard des cultes qui leur sont rendus.

La dernière chercherait à replacer le culte de saint Amadour au sein d’une hagiographie de la France méridionale, notamment en rapport avec les autres saints aquitains et au-delà de son expansion en Italie et en péninsule ibérique. Il conviendrait aussi d’interroger les supports textuels et iconographique de la diffusion du culte des saints locaux de la France méridionale au travers de l’écriture hagiographique, Vies, Légendes, Actes, Miracles, enluminures, peintures, sculptures, etc

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Appel à contribution – Le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz, à la croisée des sources de l’Occident chrétien

English version below

Le plus important ensemble français de sculpture du haut Moyen Âge est conservé au musée de La Cour d’Or – Metz Métropole : le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains, unique par son ampleur et la richesse d’inspiration de son décor. Il se compose de 38 plaques et piliers sculptés d’entrelacs, croix, rinceaux de feuillages, damiers, et Christ bénissant sur la seule plaque du chancel portant un décor figuré. L’église du monastère de bénédictines Saint-Pierre-aux-Nonnains fut élevée à l’époque mérovingienne dans les murs d’un grand édifice civil de plan basilical de la deuxième moitié du IVe siècle. Le premier chancel mis en place au VIIe siècle et remanié à l’époque carolingienne, fut réutilisé en remploi dans les piliers de la nef, lors de la tripartition de l’église à la fin du Xe siècle. C’est dans cette situation que les éléments du chancel furent découverts, pour la plupart lors de fouilles en 1897.

L’histoire du chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains justifie l’importance qui lui a été accordée lors de la rénovation du musée en 1980 : une salle de 8 mètres de hauteur spécialement aménagée pour mettre en scène l’ensemble, dans un espace suggérant un chœur liturgique. Pour les besoins de la muséographie, les éléments fragmentaires du chancel ont alors été complétés par des blocs en pierre brute. Plaques et piliers étaient disposés de façon arbitraire, dans une restitution archéologiquement infondée. En réalité, on ignore tout de leur disposition originelle et l’aspect hétérogène de cet ensemble est renforcé par les remaniements successifs. Comment comprendre la mise en œuvre de ce chancel ?

Récemment restauré, le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains doit faire l’objet d’une nouvelle muséographie, pour permettre une meilleure approche de cette œuvre majeure par le public. Un projet de colloque est né de l’étude scientifique corollaire de ces travaux de restauration. La recherche récente sur les chancels permet d’envisager une mise en contexte renouvelée du chancel messin, par la comparaison avec d’autres ensembles conservés. Le colloque « Le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz, à la croisée des sources de l’Occident chrétien ? », est ouvert à la problématique générale des chancels du haut Moyen Âge. L’objectif est aussi de faire connaître les travaux menés sur les clôtures de chœur : les questions liées aux dispositifs, les sources d’inspiration des décors et la fonction liturgique de ces mobiliers.

La tenue à Metz d’un tel événement centré sur le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains, s’impose. L’importance accordée à ce chancel vient sans doute du prestige de l’édifice auquel il fut destiné, une fondation royale ou impériale. Si Paul Diacre ne mentionne pas le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains, l’auteur des Gesta Episcoporum Metensium souligne le rôle moteur de la réforme liturgique more romano – introduite par l’évêque de Metz Chrodegang (742–766) – pour l’aménagement de mobiliers liturgiques dans les sanctuaires. L’émergence du chant messin appelé ensuite « grégorien », accompagna ce développement. La programmation du colloque en 2017 coïncidera avec les 30 ans de l’ensemble vocal Scola Metensis, investi dans la diffusion du chant grégorien dans l’esthétique originelle de cette école messine.

Grâce aux études scientifiques et techniques, on connaît un peu mieux le chancel de Saint-Pierre-aux- Nonnains, mais il garde une part de mystère, car le remploi ancien de ses éléments dans la maçonnerie de l’église a éparpillé les pièces du puzzle. La question complexe de sa restitution est liée à la confrontation peu fructueuse entre les données techniques et archéologiques. Actuellement, aucun élément technique n’est déterminant pour préciser la disposition des pièces du chancel et en établir une restitution crédible dans l’architecture de l’église. La qualité d’exécution plaide en faveur d’une réalisation du chancel en plusieurs étapes. Toutefois, les données archéologiques lacunaires ne permettent pas de restituer de manière assurée les états successifs. Malgré l’homogénéité du matériau employé – une pierre antique de récupération provenant des carrières de Norroy-lès-Pont-à-Mousson en Meurthe-et-Moselle –, et l’impression qui se dégage d’une certaine cohérence d’ensemble, des interrogations persistent sur la datation. Le personnage debout sous un arc en mitre, identifié à un Christ bénissant – seule représentation humaine dans ce chancel – évoque la sculpture de l’Italie lombarde au VIIIe siècle, alors que le répertoire « germanique » utilisant des motifs d’entrelacs, est présent dans l’orfèvrerie au VIIe siècle. Les motifs d’inspiration paléochrétienne sont plus difficiles à dater.

Axes de recherche

Le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains a été restauré en vue de l’élaboration d’une nouvelle muséographie, qui adopte pour principes une hauteur de présentation de tous les éléments à 1 mètre, et leur regroupement par types de décors et traits communs de mise en œuvre technique. Les observations effectuées lors des étapes de la restauration favorisent aussi un débat renouvelé sur la datation, en confrontant les approches iconographique, stylistique et technique et en ouvrant largement à la comparaison.

Les communications pourront porter sur des études de cas, dans un large domaine géographique. Les typologies des dispositifs de chancels, les questions de terminologie, les problématiques techniques, iconographiques et stylistiques sont au cœur de la réflexion. L’objectif du colloque est aussi de replacer l’iconographie et le style des décors du chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains dans le répertoire ornemental utilisé aux époques mérovingienne et carolingienne. Certains caractères le rattachent à un fonds commun à l’art de la fin du VIIe siècle et de la première moitié du VIIIe siècle. Et pourtant, certains aspects techniques le rendent bien particulier. En somme, on réfléchira à la manière de situer le chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains dans une filiation artistique, et on s’interrogera sur ce qui en fait un ensemble aussi exceptionnel.

Dates du colloque : 27, 28 et 29 avril 2017

Lieu : Metz, église Saint-Pierre-aux-Nonnains et salle Claude Lefèvre (Arsenal – Metz en Scènes).

Propositions de communications : avant le 15 novembre 2016. Envoi des résumés : pour le 30 décembre 2016

Publication des Actes : fin 2018.

Partenaires : Centre de Recherche Universitaire Lorrain d’Histoire et Arsenal – Metz en Scènes.

Comité d’organisation : Anne Adrian, Patrick Corbet, Michèle Gaillard, Catherine Guyon, François Héber-Suffrin, Pierre-Edouard Wagner.

Contact : Anne Adrian, conservateur au musée de La Cour d’Or – Metz Métropole, 2 rue du Haut-Poirier, 57000 Metz – 03 87 20 13 27 – aadrian@metzmetropole.fr

ROOD SCREEN OF SAINT-PIERRE-AUX-NONNAINS IN METZ, AT THE CROSSROADS OF THE DIFFERENT SOURCES OF THE CHRISTIAN WEST?

The largest set of French sculptures from the early Middle Ages is kept in the Musée de La Cour d’Or – Metz Métropole: the rood screen of Saint-Pierre-aux-Nonnains, unique in terms of its extent and the beauty and inspiration of its ornamentation. It consists of 38 slabs and pillars carved with interlacing, crosses, sprays of leaves, checked patterns and a Christ blessing on the only slab of the rood screen with figurative ornamentation. The church of Saint-Pierre-aux-Nonnains Benedictine monastery was built during the Merovingian period in the walls of a large secular basilica-type building of the second half of the 4th century. The first rood screen set up in the 7th century and remodelled in the Carolingian era, was reused again in the pillars of the nave, during the tripartition of the church at the end of the 10th century. It was during this time that the elements of the rood screen were discovered, mostly during excavations in 1897.

The history of the rood screen of Saint-Pierre-aux-Nonnains justifies the importance that was given to it during the renovation of the museum in 1980: A room with an 8-metre high ceiling specially equipped to display the ensemble, in a space suggesting a liturgical choir. For museum purposes, the fragmented components of the rood screen were completed by blocks of rough stone. Slabs and pillars were placed arbitrarily, in an archaeologically unfounded reconstruction. In reality, their original layout remains unknown. The set was reworked several times, giving it a miscellaneous appearance. How do we interpret the implementation of this rood screen?

Recently restored, the rood screen of Saint-Pierre-aux-Nonnains must be displayed differently, to help the public better understand this major work. A symposium project was born from the corollary scientific research during the restoration. Recent research on rood screens provides us with a new context for the one of Metz, by comparing it to other preserved sets. The “Rood screen of Saint-Pierre-aux-Nonnains in Metz, at the crossroads of the different sources of the Christian West?” symposium, deals with the general issues of rood screens of the early Middle Ages. The aim is to publicize the current research on choir screens: issues related to the organisation, sources of inspiration for the sculpted ornamentations and the liturgical function of this type of furniture.

An event in Metz focused on the rood screen of Saint-Pierre-aux Nonnains is required. The importance of this rood screen probably comes from the prestige of the royal or imperial building for which it was designed. If Paul Diacre did not mention the rood screen of Saint-Pierre-aux-Nonnains, the author of Gesta Episcoporum Metensium underlines the leading role of the liturgical reform more romano – introduced by Bishop Chrodegang of Metz (742–766) – for the construction of liturgical furniture in the sanctuaries. The emergence of “chants messins” later known as “Gregorian chants”, accompanied this development. The symposium program in 2017 will coincide with the 30th anniversary of the Scola Metensis vocal ensemble, which is involved in promoting Gregorian chants in the original style of this school in Metz.

Thanks to scientific and technical research, we know a little bit more about the rood screen of Saint-Pierre- aux-Nonnains. However, since its components were scattered in the masonry of the church at the time it was reused, part of it still remains a mystery. The complex issue of its layout is linked to the unfruitful encounter between technical and archaeological data. Currently, no technical element helps in clarifying the arrangement of the rood screen and in picturing a credible reconstruction in the architecture within the church. The craftsmanship’s mastery suggests that the work be carried out in several stages. However, incomplete archaeological data does not allow us to fully understand these successive phases. Despite the uniformity of the material used – ancient stone recovered from the quarries of Norroy-lès-Pont-à-Mousson in Meurthe-et- Moselle –, and the impression of an overall consistency, there are still doubts about how old it is. The character standing under an angular arc, representing Christ blessing – the only human representation on the rood screen – evokes the 8th century Italian sculpture in Lombardy, while the “Germanic” repertoire using interlaced patterns is present in 7th century silver smithery. Early Christian patterns are more difficult to date.

Lines of research

The rood screen of Saint-Pierre-aux-Nonnains was restored in preparation for a new museography, designed to display every element 1 metre off the ground and group them by type of ornamentation and technical implementation. Observations made during the stages of restoration also encourage a renewed debate on dating, comparing iconographic, stylistic and technical approaches and measuring their impact.

Papers may cover case studies, in a wide geographical area. Typologies of the arrangement of rood screens, terminology concerns and technical, iconographic and stylistic issues are the centre of discussion. The objective of the symposium is to place the iconography and style of the motifs of the rood screen of Saint- Pierre-aux-Nonnains in the ornamental repertoire used in the Merovingian and Carolingian eras. Some characters attach it to a pool of art of the late 7th century and the first half of the 8th century. Yet some technical aspects make it very special. In short, we will think about how to place the rood screen of Saint-Pierre- aux-Nonnains in an artistic lineage, and talk about what makes it an exceptional piece.

Dates of the symposium: 27, 28 and 29 April 2017

Location: Metz, Saint-Pierre-aux-Nonnains Church and Claude Lefèvre (Arsenal – Metz en Scènes) room.

Paper proposals: before 15 November 2016

Deadline for submission of abstracts: 30 December 2016 Publication of the proceedings: end of 2018

Partners: Centre de Recherche Universitaire Lorrain d’Histoire and Arsenal – Metz en Scènes.

Organising committee: Anne Adrian, Patrick Corbet, Michèle Gaillard, Catherine Guyon, François Héber-Suffrin, Pierre-Edouard Wagner.

Contact: Anne Adrian, curator at the museum of La Cour d’Or – Metz Métropole, 2 rue du Haut-Poirier, 57000 Metz – +33 (0)3 87 20 13 27 – aadrian@metzmetropole.fr

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Colloque – Principes et episcopi. Dynamiques du pouvoir princier en Lotharingie (seconde moitié du Xe – première moitié du XIIe s.)

19es Journées Lotharingiennes
27 – 28 octobre 2016

Université du Luxembourg
Faculté des Lettres, des Sciences humaines, des Arts et des Sciences de l’éducation
Esch/Belval, Maison des Sciences Humaines, 11, Porte des Sciences.

L’entrée au colloque est libre et gratuite dans la limite des places disponibles. L’inscription est souhaitée.
Pour tout complément d’information et pour inscription: herold.pettiau@uni.lu

Programme :

Jeudi 27 octobre
(Maison des Sciences Humaines, Rez-de-Chaussée, Black Box)

9h00 : Accueil
9h20 : Hérold Pettiau (Université du Luxembourg): Mots de bienvenue
9h30 : Michel Margue (Université du Luxembourg): Introduction au colloque

I. Pouvoirs princiers entre Francie occidentale et orientales: remarques préliminaires

9h45 : Thomas Kohl (Eberhard Karls Universität Tübingen): Was macht der Graf? Östliche und westliche Perspektiven im langen 11. Jahrhundert
10h15 : Fraser McNair (University of Cambridge): A Kingdom Divided: Ottonian Intervention and West Frankish Ideological Communities
10h45 : Discussion 11h15 : Pause-café

II. Expressions du pouvoir : actes comtaux et épiscopaux

11h30 : Michel Margue (Université du Luxembourg): Qu’est-ce qu’un comte au XIe- début XIIe siècle? Quelques réflexions sur la terminologie des sources de l’époque et leurs usages politiques entre Meuse et Moselle
12h00 : Jean-Baptiste Renault (Université de Lorraine): L’expression du pouvoir dans les actes des évêques de Metz (XIe-début XIIe siècles)
12h30 : Discussion
13h00 : Déjeuner

14h15 : Andrea Stieldorf (Universität Bonn): Die Urkunden der Erzbischöfe von Köln und Trier im Rheinischen Urkundenbuch als Spiegel der erzbischöflichen Macht in Lotharingien bis 1100
14h45 : Discussion

III. Les pouvoirs princiers : une combinaison de biens, droits et pouvoirs

15h00 : David Guilardian (Musée-archives du CPAS Bruxelles, Université Libre de Bruxelles): Comtes de Louvain ou ducs de Brabant ? Quelques réflexions sur le pouvoir princier dans l’espace brabançon (XIe-XIIe s.)
15h30 : Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur/FNRS): L’analyse de réseaux peut-elle nous permettre de relire l’émergence des principautés territoriales ? Premières réflexions à partir du dossier hennuyer
16h00 : Discussion
16h30 : Pause-café

17h00 : Jean-François Nieus (Université de Namur): Fiefs, vassaux et pouvoirs régionaux en Lotharingie : état des recherches
17h30 : Philippe Mignot et Frédéric Chantinne (Direction de l’Archéologie/Service public de Wallonie): Le château fait-il le comte ? Caractérisation et fonctions des châteaux de rang comtal en Lotharingie aux Xe-XIe siècles
18h00 : Discussion

20h00 : Repas du soir pour les orateurs à Esch/Alzette

Vendredi 28 octobre
(Maison des Sciences Humaines, 1er étage, Salle 1.090 – 1.240 du LISER)

9h00: Julien Maquet (Institut du Patrimoine wallon/Archéoforum de Liège): L’évolution des pouvoirs de l’évêque de Liège (fin Xe-milieu XIIe siècle)
9h30 : Jean-Pol Evrard (Université de Lorraine/CRUHL): Les pouvoirs des évêques de Verdun (Xe-XIe siècles)
10h00 : Discussion
10h30 : Pause-café

IV. Sphères ecclésiastiques et laïques : de l’imbrication à la rupture

11h00: Tristan Martine (Université Paris Est Marne-la-Vallée/Université de Lorraine): Les fondations ecclésiastiques de l’aristocratie laïque en Lotharingie méridionale (Xe–mi XIe siècles): l’émergence de pôles multifonctionnels?
11h30 : Michel de Waha et Jérôme Verdoot (Université Libre de Bruxelles): Hainaut et Liège, puissances antagonistes mais complémentaires
12h00 : Discussion
12h30 : Déjeuner

V. Espaces culturels, politiques et économiques : vers la territorialisation des pouvoirs

14h00 : Alexis Wilkin (Université Libre de Bruxelles) : « Terra sancti Lamberti » ? Construction et usages du patrimoine des évêques de Liège, entre action politique et fonctions religieuses
14h30 : Nicolas Schroeder (Université Libre de Bruxelles/FNRS): Principautés abbatiales : les cas de Stavelot-Malmedy et de Prüm
15h00 : Discussion

15h30: Alain Dierkens (Université Libre de Bruxelles): Remarques conclusives

16h00 : Café et fin du colloque

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Appel à contribution – Formes et usages de la Bible au Moyen Âge

Au Moyen Âge, la Bible s’écrit, se lit, s’étudie et se vit. Elle assure de la légitimité au gouvernement des hommes ou à la pastorale tout en répondant aux problèmes nouveaux de la chrétienté. Les Psaumes peuvent alors être déclamés pour contrer des adversaires. Les Livres Sapientiaux inspirent les législateurs. Les textes sont glosés voire mis en images afin de faciliter leur lecture. On se réapproprie la Bible en fonction de sa réception. Ainsi, au-delà des commentaires qui l’accompagnent, il est nécessaire de considérer ses usages sociaux. Elle est l’affaire de tous et concerne des domaines tels que la liturgie, la prédication, le droit, l’Histoire, la politique ou encore la littérature. À chaque fois, elle est adaptée selon des contraintes inhérentes aux différentes pratiques. Comment alors donner sens à ses infléchissements formels ?

À l’heure actuelle, la plupart des recherches se développent sur deux versants distincts. L’intérêt porte soit sur les manuscrits et leur mise en page soit sur l’utilité du Livre dans la société. La bibliologie a révélé comment le format des livres et l’agencement des gloses et des commentaires ont été optimisés pour répondre aux besoins des frères ou encore des étudiants. Les historiens ont quant à eux donné sens à la présence des textes bibliques dans la société. Cependant, les contenus et la variété formelle des Écritures ne sont pas encore assez étudiés en fonction de l’usage du Livre. Quelles différences existe-t-il par exemple entre les adaptations et les traductions ? Cite-t-on la Bible de la même manière en droit ou en littérature ?

Nous aimerions mettre à profit l’apport des recherches actuelles pour éclairer les textes en eux-mêmes. Dans le prolongement du récent ouvrage coordonné par E. Poleg et L. Light Form and function in the late medieval Bible, il s’agira d’interroger la dialectique qui s’instaure entre les formes et les pratiques en envisageant plus étroitement le lien entre la bibliologie, la philologie, l’histoire et la sociologie. Comment penser les différentes réalisations textuelles des Écritures à la faveur de leur contexte socio-historique et littéraire ? Comment le Livre s’est-il constitué au gré des besoins du moment ? Pourquoi et comment faire référence à lui dans des œuvres de disciplines variées ?

Nous envisagerons deux axes de recherche selon les deux principales réalisations formelles des Écritures :

L’établissement du Livre et du texte. Dès l’origine, la Bible ne saurait être considérée comme uniforme. La forme et la mise en page des manuscrits varient selon les désirs des commanditaires et du lectorat. Chaque version représente aussi un « entrelacs de traditions » (G. Lobrichon) qui répond aux besoins et aux goûts du copiste et de la société qui le voient naître. Les réformes carolingienne et grégorienne ont notamment insufflé une volonté de rendre le Livre plus accessible. Qu’implique alors de choisir de le traduire plutôt que de le gloser, de l’adapter ou encore de le paraphraser ? À quels enjeux répondent ces choix formels ? Les textes engendrés ont-ils des spécificités les uns par rapport aux autres au sein d’un même corpus ?

Les références et emprunts bibliques. Les Écritures peuvent n’être reprises que partiellement et changer de nouveau d’aspect. Il existe plusieurs façons de les intégrer dans un discours ou un récit. Pourquoi alors choisir la citation, l’interpolation, l’emprunt ou encore l’allusion ? Chacune de ces méthodes renvoie-t-elle à un enjeu ou un emploi spécifique ? Plus largement encore, pourquoi utiliser tel ou tel passage ? Dans quelles limites peut-on le modifier ? Existe-t-il des spécificités propres à certaines disciplines comme le droit, la théologie, la prédication ou encore la littérature ? Comment fait-on usage de la Bible dans les droits canons, les sermons, l’hagiographie, l’historiographie, les apocryphes ou encore la prose graalienne ?

Les contributions à ce thème transdisciplinaire comporteront 600 mots environ et prendront ensuite la forme de communications de vingt minutes lors des séminaires du 18 novembre et du 16 décembre (18h-20h, Maison de la Recherche de la Sorbonne). QUESTES est une association s’adressant aux jeunes chercheurs. Les propositions sont à envoyer à maite.sauvetre@gmail.com avant le 18 octobre 2016 et le sujet de thèse ou du mémoire de l’étudiant y sera indiqué. Les contributions retenues pourront dans un second temps faire l’objet d’une publication sous forme de bulletin.

L’organisatrice recherche par ailleurs un étudiant pour co-organiser le séminaire et le bulletin avec elle. Il est possible de la contacter à l’adresse ci-dessus.

Publié dans Appel à contributions