Colloque – Épigraphie et latinité au Moyen Âge

Épigraphie et latinité au Moyen Âge (18-23 mai 2026)
Colloque international organisé par le CESCM (Université de Poitiers/CNRS)
(english version below)

Comité scientifique :
Vincent Debiais, CNRS, EHESS
Estelle Ingrand-Varenne, CNRS, CESCM
Andreas Rhoby, Austrian Academy of Sciences
Damien Strzelecki, CNRS, CESCM
Carlo Tedeschi, Università degli Studi « G. d’Annunzio » Chieti – Pescara
Cécile Treffort, Université de Poitiers, CESCM, IUF

 Texte de cadrage

Clôturant les projets de recherche ERC GRAPH-EAST et IUF CARMECA, le colloque Épigraphie et latinité au Moyen Âge, organisé par le CESCM avec l’appui de l’Equipex+ Biblissima+, va bien au-delà d’un nécessaire bilan historiographique autour de l’épigraphie médiévale (réflexions théoriques, fondements et développements de la discipline, champs d’application récents…). Adoptant une perspective de décloisonnement disciplinaire, il vise en effet à explorer, dans une alternance de synthèses thématiques et d’études de cas, les inscriptions médiévales dans le contexte de la latinité et à ses marges (géographiques ou culturelles), pour mesurer l’enjeu d’une écriture exposée dans la construction des identités.

            À la fois concept historique et notion historiographique, la latinitas semble se prêter particulièrement bien à cette exploration. Au-delà de son usage rhétorique d’origine, le concept de latinitas pris au sens large permet en effet d’aborder des champs très divers dans le cadre de l’épigraphie. Avec l’alphabet latin, on touche la question de l’écriture. La langue latine, quant à elle, concerne à la fois les questions purement linguistiques, mais également littéraires et stylistique. Si l’on se place d’un point de vue culturel, social et/ou géographique, la latinitas peut désigner, à travers une chrétienté multilingue, celle qui – en Occident ou en Orient – a pour langue liturgique le latin et se range sous la primauté de l’Église romaine. En Orient, la latinitas définit aussi une « identité » collective, celle des « Latins », qui peut aller jusqu’à comprendre un habitus particulier (mœurs, coutumes, vêtements…). Parler de latinité médiévale oblige enfin se situer dans le temps, entre la romanitas de l’Antiquité classique ou tardive et la « néo-latinité » de la Renaissance et des humanistes.

            Le colloque de Poitiers vise donc à s’interroger sur le rôle des inscriptions dans la construction et le développement, la prise de conscience ou la mise en scène de cette notion de latinitas dans les contextes les plus variés. Il permettra d’analyser la pluralité de cette latinité médiévale à travers les media épigraphiques et leurs acteurs, en favorisant une histoire « connectée », de penser en termes dynamiques les relations avec les autres cultures épigraphiques, que ce soit dans le domaine méditerranéen ou plus septentrional. Ainsi, la notion de « latinité » pourra être mise en regard d’autres identités de groupes, dont les néologismes de « francité », « grécité » ou « arabité » ne rendent qu’imparfaitement les contours.

            La documentation épigraphique fournit ainsi un angle d’attaque original et de premier plan pour repenser la latinitas médiévale. En effet, dans la lignée des études lancées dans les années 1990 autour des pratiques sociales de l’écrit et, plus généralement, de la scripturalité (literacy), les recherches actuelles en épigraphie médiévale appréhendent désormais l’objet inscrit à la fois comme un véritable « texte en contexte » dont la dimension spatiale, visuelle et plastique, voire iconique et symbolique, peut être particulièrement élaborée. Cette perspective globale, qu’on peut qualifier d’“holistique” ou d’“écologique”, permet d’appréhender les inscriptions en s’intéressant à la fois à leur texte, à leurs formes graphiques ou matérielles, aux conditions de leur réalisation, à leur réception dans un contexte donné. Elle donne aussi l’occasion de franchir les limites disciplinaires traditionnelles, qui permet, par une conception large de l’épigraphie, d’inclure également les légendes sur les sceaux et les monnaies, ou les graffitis, souvent proches de l’écriture cursive, manuscrite.

            Afin de favoriser les échanges et discussions, le colloque est conçu selon cinq grands axes thématiques :

1) L’écriture. Dans le domaine épigraphique, l’écriture représente sans doute l’élément visuel le plus immédiatement reconnaissable, donc le plus efficace pour l’expression et la reconnaissance de la latinité. Les questions suivantes pourront être abordées : l’écriture épigraphique, par ses formes, sa visualité et son iconicité, a-t-elle contribué à forger le paysage graphique de l’Occident ? Quel rapport scripteurs des inscriptions – commanditaires, rédacteurs, artistes et artisans – entretiennent-ils avec la latinité ? Les matières et techniques choisies jouent-elles dans la production et la perception des lettres latines ? Comment interpréter les « images d’écriture » (pseudo-écriture latine, imitation plus ou moins bien maîtrisée d’écriture étrangère) et l’altérité graphique dans cette perspective ?

2) Question de style. Si le langage épigraphique apparaît souvent très normé, on peut aussi s’interroger sur la place de inscriptions dans la construction d’un certain type de latinité. Peut-on considérer que la circulation et la transmission au fil des siècles de certaines modalités langagières communes (par exemple les formules) ont contribué à tisser des réseaux textuels spécifiques, tant en Occident qu’en Orient ? La poésie dite épigraphique, monde vaste et multiforme, jusqu’alors délaissée par les historiens et pourtant omniprésente, tant dans les manuscrits que dans les inscriptions matérielles, a-t-elle de même pu jouer un tel rôle ?

3) Latin et langues vernaculaires. Les inscriptions mettent par ailleurs en évidence les relations entre les langues à l’intérieur d’une même société ou à plus vaste échelle, que ce soit dans les divers registres et strates du latin entre Antiquité tardive et Moyen Âge, puis avec la mise par écrit des langues vernaculaires au cours du Moyen Âge, ou enfin avec un certain retour de la latinité à la Renaissance. Ces rapports dynamiques non dichotomiques seront au cœur de la réflexion, dans une perspective linguistique tout comme sociolinguistique et socio-sémiotique. Une attention particulière sera portée aux textes épigraphiques en français médiéval, inscrits sous différentes formes dialectales de l’Irlande à Chypre et aux États latins de Terre sainte.

4) Latinité en contact. Que ce soit en Orient ou en Occident, les sociétés cosmopolites et multiculturelles offrent un paysage épigraphique complexe et enchevêtré, dans lequel la notion de latinité peut jouer un rôle soit catalyseur, soit révélateur. On pourra alors s’interroger sur les formes de porosité, de contamination, voire d’hybridation perceptibles dans le contenu comme dans la mise en voir du message épigraphique, qu’il s’agisse du choix des formes de lettres, de la structuration visuelle et de l’esthétique graphique, ou encore de l’utilisation de techniques particulières. Sans exclure les mondes septentrionaux (avec les runes ou l’écriture oghamique), le contexte méditerranéen sera privilégié, car propice à observer de manière croisée les productions latines et les autres (grecques, arabes, syriaques, arméniennes, géorgiennes, hébraïques, cyrilliques, …). Les cas de bilinguisme ou bigraphisme au sein d’une même inscription, voire d’un même site, feront l’objet d’une attention particulière, permettant d’appréhender des questions variées : celle de la similarité ou de la distanciation textuelle des différents témoins mis en regard (entre traduction et adaptation), de la culture bilingue des commanditaires, artisans ou des publics visés et, plus généralement, des enjeux de choix souvent forts d’un point de vue identitaire.

5) La latinité vue par les autres. La dernière partie du colloque sera consacrée à la perception des inscriptions latines par les autres cultures, entre le Moyen Âge et les périodes récentes, y compris dans le cadre de l’érudition moderne ou des courants orientalistes. Comment perçoit-on, de l’extérieur, les inscriptions en caractères latins ? Peut-on observer des tentatives de « latinisation », c’est-à-dire d’appropriation identitaire des édifices par l’apposition d’une écriture monumentale latine, ou au contraire des réactions négatives conduisant à l’effacement, à la destruction ? Quelles sont représentations socioculturelles, idéologiques voire politiques, liées à ces langues et écritures exposées ?

Le site vers l’inscription (obligatoire) et le programme est disponible en cliquant sur le lien suivant : https://epilat.sciencesconf.org/?lang=fr

Epigraphy and Latinity in the Middle Ages (May 18-23, 2026)

International Conference organized by CESCM (University of Poitiers/CNRS)

Conference Committee :

Vincent Debiais, CNRS, EHESS
Estelle Ingrand-Varenne, CNRS, CESCM
Andreas Rhoby, Austrian Academy of Sciences
Damien Strzelecki, CNRS, CESCM
Carlo Tedeschi, Università degli Studi « G. d’Annunzio » Chieti – Pescara
Cécile Treffort, Université de Poitiers, CESCM, IUF

Conference Description

            Concluding the ERC GRAPH-EAST and IUF CARMECA research projects, the international conference ‘Epigraphy and Latinity in the Middle Ages’, organised by the CESCM with the support of Equipex+ Biblissima+, aims to do more than just provide a historiographical review of medieval epigraphy (covering theoretical reflections, disciplinary foundations and developments, and recent applications). This conference will explore medieval inscriptions within the broader context of Latin culture and its geographical and cultural margins through thematic summaries and case studies. The goal is to assess the significance of written expression in shaping identities.

      ‘Latinitas,’ both a historical concept and historiographical notion, is particularly well-suited for this exploration. Beyond its original rhetorical use, the concept of Latinitas, in its broadest sense, allows for an examination of very different epigraphic fields. The Latin alphabet brings up the question of writing itself. The Latin language, meanwhile, addresses not only linguistic issues but also literary and stylistic ones.       

      From a cultural, social, or geographical perspective, Latinitas can refer to those in the West or East who, through a multilingual Christianity, used Latin as their liturgical language and were subject to the primacy of the Roman Church. In the East, Latinitas also defined a collective ‘identity’ – that of the ‘Latins’ – which could even encompass a particular habitus (manners, customs, clothing, etc.). Finally, discussing medieval Latinitas requires situating it in time, between the Romanitas of classical or late Antiquity and the ‘neo-Latinitas’ of the Renaissance and the humanists.

      The Poitiers conference seeks to explore how inscriptions contributed to the formation, development, understanding, and presentation of the concept of ‘Latinitas’ across diverse contexts. It will provide an opportunity to analyze the varied manifestations of medieval Latinitas through epigraphic media and their creators, promoting a ‘connected’ historical perspective and a dynamic approach to interactions with other epigraphic cultures, spanning the Mediterranean and further north. This allows for comparison of ‘Latinitas’ with other group identities, whose nuances are only partially captured by neologisms like ‘Francité,’ ‘Grecité,’ or ‘Arabité.’

      Epigraphic documentation thus offers a unique and important lens for re-evaluating medieval Latinitas. Building on studies initiated in the 1990s concerning social writing practices and literacy, contemporary research in medieval epigraphy now views the inscribed object as a true ‘text in context.’ Its spatial, visual, and material dimensions—even its iconic and symbolic aspects—can be remarkably intricate. This broader perspective, which can be termed as ‘holistic’ or ‘ecological’, enables us to understand inscriptions by examining their text, graphic and material forms, the circumstances in which they were created, and reception within specific contexts. It also provides an opportunity to break down traditional disciplinary barriers, allowing for a broad definition of epigraphy that encompasses inscriptions on seals, coins, and even graffiti, which often resembles cursive handwriting.

To foster lively exchange and discussion, the conference is structured around five key themes:

1. Writing. In epigraphy, writing is undeniably the most instantly recognizable visual element, making it the most effective means of expressing and identifying Latin culture. We will consider: How has epigraphic writing, through its forms, visuality, and iconicity, shaped the graphic landscape of the West? What connection do the creators of inscriptions—patrons, editors, artists, and craftsmen—have with Latin culture? Does the choice of materials and techniques influence the production and perception of Latin letters? From this viewpoint, how can we interpret ‘images of writing’ (e.g., pseudo-Latin writing, more or less skilled imitations of foreign scripts) and graphic ‘otherness’?

2. Questions of Style. While epigraphic language frequently appears highly standardised, we can also investigate the role of inscriptions in shaping a particular type of Latin culture. Could the long-term circulation and transmission of common linguistic features (e.g., formulas) have contributed to the formation of specific textual networks in both the West and the East? Might so-called epigraphic poetry—a vast and multifaceted domain, previously overlooked by historians yet ubiquitous in both manuscripts and material inscriptions—have played a similar role?

3. Latin and Vernacular Languages. Inscriptions also illuminate the relationships between languages within societies or on a broader scale. This includes the various registers and layers of Latin from late Antiquity through the Middle Ages, followed by the emergence of vernacular writing during the Middle Ages, and ultimately, a renewed interest in Latin culture during the Renaissance. These dynamic, nondichotomous relationships will be central to our discussion, approached from linguistic, sociolinguistic and socio-semiotic perspectives. We will pay particular attention to epigraphic texts in medieval French, encompassing their diverse dialectal forms from Ireland to Cyprus and the Latin states of the Holy Land.

4. Latinity in contact. Whether in the East or the West, cosmopolitan and multicultural societies present a complex and intertwined epigraphic landscape in which the concept of Latinity can serve either as a catalyst or a lens of revelation. This invites us to explore forms of permeability, crossfertilisation, and even hybridity evident in both the content and presentation of epigraphic messages— manifested through choices in letterforms, visual composition, graphic aesthetics, or specific techniques employed. While not excluding northern traditions such as runes or Ogham script, the Mediterranean context will be prioritized, given its rich opportunities for comparative analysis between Latin and other scripts and languages, including Greek, Arabic, Syriac, Armenian, Georgian, Hebrew, Cyrillic, and more. Particular emphasis will be placed on instances of bilingualism or digraphism within individual inscriptions or sites, enabling an examination of diverse issues: similarity or difference in textual relationships—whether translation or adaptation—between different examples; the bilingual cultural backgrounds of patrons, artisans, or intended audiences; and, more broadly, the significant identity dynamics reflected in these epigraphic choices.

5. Latinity as seen by others. The final segment of the conference will focus on how Latin inscriptions have been perceived by other cultures from the Middle Ages to the present day, including within the frameworks of modern scholarship and Orientalist perspectives. How are inscriptions rendered in Latin characters viewed from an external standpoint? Can we identify instances of ‘Latinisation,’ that is, the appropriation of identity through the incorporation of monumental Latin inscriptions on architecture, or, conversely, negative responses manifesting as erasure or destruction? What socio-cultural, ideological, and political meanings are attached to these languages and scripts when displayed?

The registration site (mandatory) and program details are available via the following link: https://epilat.sciencesconf.org/?lang=en

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Publication – « Monasticism and renewal in southern Italy. The Chronicle of Montecassino by Leo Marsicanus, c. 529-1075 », éd. Graham A. Loud

The chronicle of Leo Marsicanus recounts the history of the abbey of Montecassino from its foundation by St. Benedict in the sixth-century up to 1075. It presents a detailed and compelling story of tribulation and renewal, with the abbey twice destroyed and abandoned in the early Middle Ages and then rebuilt. It concludes with an informative account of the building and dedication of the new abbey church by Abbot Desiderius in 1066-71. The chronicle is also a key source for the more general history of southern Italy in the early Middle Ages, and of the conquest of the region by the Normans during the eleventh century. In addition, Montecassino was one of the great intellectual centres of western Christendom and a major contributor to the reform movement within the Church during the later eleventh century. Leo’s chronicle is a crucial witness to that role.

Graham A. Loud is Professor Emeritus of Medieval History at the University of Leeds

Introduction

Book I

Book II

Book III

Bibliography

Informations pratiques :

Monasticism and renewal in southern Italy. The Chronicle of Montecassino by Leo Marsicanus, c. 529-1075, éd. Graham A. Loud, Manchester, Manchester Unievrsity Press, 2026 ; 1 vol., 360 p. (Manchester Medieval Sources). ISBN : 978-1-52617-417-8. Prix : GBP 90,00.

Source : Manchester University Press

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Conférence – Laetitia Xhrouet, « De Baudouin le Courageux à Philippe le Bon. Un modèle princier au sein des Chroniques de Hainaut »

Atelier de l’historien.ne (UCLouvain)
Mardi 17 mars, de 17h à 18h
Auditoire SOCR 20 (Bâtiment Socrate)

Laetitia Xhrouet (doctorante à Saint-Louis – LHS) viendra nous présenter ses recherches doctorales dans un exposé intitulé « De Baudouin le Courageux à Philippe le Bon. Un modèle princier au sein des Chroniques de Hainaut ».

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Formation – Munich pour médiévistes 2026. Aperçus de la recherche allemande en histoire médiévale / Mediävistik in München 2026. Einblicke in die Arbeit deutscher Forschungsinstitutionen zur mittelalterlichen Geschichte

Quand : 23 au 27 août 2026 à Munich
Date limite du dépôt des candidatures : 1er juin 2026

L’Institut historique allemand (IHA) propose aux étudiant·e·s et doctorant·e·s inscrit·e·s dans une université allemande et/ou française en 2026 une excursion à Munich.

Ce voyage d’étude s’adresse à des étudiant·e·s et doctorant·e·s inscrit·e·s en histoire médiévale et disposant des connaissances de base en français et allemand. Il sera pour les candidat·e·s l’occasion de se familia­riser avec la pratique de la recherche ainsi qu’avec le paysage de la recherche en Allemagne.

Les visites des Monumenta Germaniae Historica, de la Bayerisches Hauptstaatsarchiv, de la Bayerische Akademie der Wissenschaften, de la Ludwig-Maximilians-Universität, de la Bayerische Staatsbibliothek, du Historisches Kolleg ainsi que du Zentralinstitut für Kunstgeschichte sont prévues.

Une attestation d’assiduité sera délivrée aux participant·e·s en vue d’une éventuelle validation de ce voyage d’études auprès des formations doctorales ou de master.

Les frais de participation à cette excursion s’élèvent à 50€ par personne. Les frais de voyage (par défaut en train, 2nde classe, dans la limite forfaitaire de 150€ max.) et d’hébergement (généralement dans des chambres doubles) seront pris en charge par l’IHA.

Si vous souhaitez participer à cette excursion, merci de nous envoyer une lettre de motivation (en français ou en allemand) accompagnée de votre curriculum vitae. Veuillez adresser votre dossier de candidature en indiquant la référence « Munich pour médiévistes » avant le 1er juin 2026 par mail à Justine Audebrand : Jaudebrand@dhi-paris.fr

Wann: 23.–27. August 2026 in München
Bewerbungsschluss: 1. Juni 2026

Das Deutsche Historische Institut Paris (DHIP) organisiert 2026 eine Studienreise nach München für Studierende und Promovierende deutscher und französischer Universitäten und Hochschulen.

Die Studienreise bietet deutschen und französischen Studierenden und Promovierenden der mittelalterlichen Geschichte mit guten Grundkenntnissen in der jeweils anderen Sprache die Möglichkeit, einen vertieften Einblick in das deutsche Wissenschaftssystem zu gewinnen und auf diese Weise den akademischen Austausch zu fördern.

Geplant sind Besuche der Monumenta Germaniae Historica, des Bayerischen Hauptstaatsarchivs, der Bayerischen Akademie der Wissenschaften, der Ludwig-Maximilians-Universität, der Bayerischen Staatsbibliothek, des Zentralinstituts für Kunstgeschichte sowie des Historischen Kollegs.

Eine Teilnahmebescheinigung kann ausgestellt werden.

Die Teilnahmegebühr beträgt 50,- EUR. Die Reisekosten (üblicherweise Bahnfahrt, 2. Klasse, bis max. 150,- EUR) und Übernachtung (in der Regel im Doppelzimmer) werden vom DHI Paris getragen.

Die Bewerbungsunterlagen müssen einen tabellarischen Lebenslauf sowie ein kurzes Motivationsschreiben enthalten. Sie sind bis zum 1. Juni 2026 unter dem Stichwort »Mediävistik in München« an Frau Dr. Justine Audebrand zu richten: Jaudebrand@dhi-paris.fr.

Source : IHA – DHIP

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Offre d’emploi – Ingénieur/Ingénieure d’études chargé(e) de l’édition de corpus numériques (Biblissima+) – H/F

L’École normale supérieure de Lyon produit une recherche de haut niveau dans ses 25 laboratoires et forme par la recherche quelque 2500 étudiants dont 500 doctorants. Elle compte environ 550 enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs et 600 personnels administratifs et techniques.

Dans le classement de Shanghai et QS, elle apparaît parmi les tous premiers établissements français en termes de performance per capita.

Son objectif est d’avoir un impact significatif en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologie tout en irriguant la fonction publique et le monde socio-économique de diplômés rompus à la complexité, capables de produire et transmettre des savoirs.

L’ENS de Lyon met ses ressources au service d’une vision ouverte de la société et des enjeux contemporains qu’elle veut éclairer.

Son budget annuel est d’environ 160 M €.

L’ENS de Lyon est une école dynamique, où la qualité de vie au travail, le développement durable et l’égalité professionnelle représentent des dimensions centrales.

À propos du poste

Le pôle Document numérique (PDN) de la MRSH (Université de Caen Normandie – CNRS) est une unité de soutien à la recherche. Il apporte des solutions de structuration et de diffusion de données en open access aux laboratoires, équipes et services dans le cadre de projets de recherche en sciences humaines et sociales. Le PDN collabore à plus de 60 projets dans le domaine des sciences humaines et des humanités numériques.

L’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT) est une Unité Propre de Recherche du CNRS qui se consacre à la recherche fondamentale sur les manuscrits médiévaux et les imprimés anciens. L’histoire des textes écrits dans les principales langues de culture du pourtour méditerranéen y est traitée dans tous ses aspects : supports matériels de l’écrit, écriture et décoration, contenu textuel, iconographie, diffusion et réception.

MISSIONS :

L’ingénieur(e) d’études sera chargé(e) du développement des outils d’édition, d’indexation et d’exposition en ligne de corpus de gloses, conformément au cahier des charges du schéma d’encodage de l’atelier « Gloses ».

La mission se déroule dans le cadre de l’Équipex+ Biblissima+ (dirigé par Anne-Marie Turcan-Verkerk), selon les objectifs du cluster 5b.

L’équipe encadrante est constituée d’Emmanuelle Kuhry (IRHT Orléans), de Frédéric Duplessis (ENS Lyon) et de Pierre-Yves Buard (PDN Caen).

Le poste sera idéalement basé à l’ENS de Lyon mais en fonction du lieu de résidence du candidat retenu il pourra être basé au Pôle Document Numérique de la MRSH de Caen ou IRHT (Institut de recherche et d’histoire des textes) à Aubervilliers (Campus Condorcet) ou à Orléans.

ACTIVITES :

Activités principales :

Évolution et mise à jour de l’environnement numérique d’édition de gloses :

Outils de de saisie, de structuration et d’indexation des gloses dans XMLMind XMLEditor en lien avec les objectifs du cluster 5b de Biblissima+Configuration du moteur d’affichage MaX pour l’affichage des textes glosés

Alimentation des thesaurus utilisés dans le cadre de cluster 5b avec des concepts ayant trait aux gloses, notamment le thesaurus de description typologique des ressources textuelles produites par les membres du consortium CAHIER

Activités secaires :

Participation à des réunions de travail et échanges avec l’équipe projet

Profil recherché

COMPÉTENCES REQUISES :

Niveau d’études souhaité : Master.

Expérience professionnelle souhaitée : 1 à 3 ans

Connaissances sur l’environnement professionnel :

  • Connaissance des applications et des techniques spécifiques à l’activité (XQuery, XSLT, éditeur XML, outils d’exposition de corpus documentaires et de bases textuelles…)
  • Bonne compréhension des principes d’encodage XML TEI
  • Sensibilisation aux Humanités numériques et aux vocabulaires contrôlés
  • Connaissance du contexte intellectuel et de l’édition de sources anciennes (des connaissances en paléographie des écritures médiévales serait idéales).

Savoir‑faire opérationnels :

  • Maîtrise des langages de structuration de données (XML, schémas, etc.) et des normes et standards de structuration de données (TEI, EAD) 
  • Maîtrise des systèmes de gestion de base de données (en particulier base de données natives XML : BaseX)
  • Maîtrise des langages de transformation et d’interrogation de données structurées (XSLT, XQuery, RestXQ)
  • Maîtrise des principes ergonomiques, techniques et langages du web (CSS, HTML, JavaScript) du maquettage web
  • Savoir rédiger une documentation

Savoirs‑être :

  • Sens de l’organisation et autonomie dans la gestion du temps 
  • Capacité à collaborer au sein d’une équipe pluridisciplinaire
  • Ouverture à l’expérimentation et aux méthodes exploratoires 

Rémunération : selon grille de rémunérationdes agents contractuels de l’ENS de Lyon

Source : ENS Lyon

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Colloque – Pour une archéologie de l’habitat vernaculaire (XVe-XXe siècles)

Rennes
28-31 mai 2026

Université Rennes 2 – Campus Villejean
(bâtiment L, amphi L3)

Société d’Archéologie Médiévale, Moderne et Contemporaine (SAMMC)
Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire (UMR 6566 – CReAAH)

Programme : ici

Dans les dernières années de la décennie 1970, sous l’influence des « vernacular architecture studies » anglo-saxonnes, s’impose progressivement en France l’adjectif « vernaculaire » pour désigner l’habitat que l’on appelait auparavant « traditionnel ».

La définition que l’on peut donner de l’habitat vernaculaire, en s’appuyant sur les réflexions de chercheurs comme Bernard Rudofsky aux États-Unis, Eric Mercer au Royaume-Uni, Christian Lassure en France ou encore François Varin au Canada, est celle d’un habitat d’essence populaire, fruit d’un contexte géographique, social, économique et culturel spécifique, adoptant des modèles architecturaux, des techniques constructives et des matériaux très largement locaux, tout en pouvant assimiler avec le temps des influences extérieures en fonction de l’émergence de besoins nouveaux.

Le concept d’« habitat vernaculaire » s’est utilement substitué au concept d’« habitat traditionnel », prenant ainsi nettement mieux en charge la dimension d’évolution chronologique contre la dimension fixiste et fondamentalement achronique du « traditionnel », même si l’adjectif « vernaculaire » n’est pas exempt lui-même de difficultés, prenant ainsi mal en compte les questions de distinction sociale : l’habitat vernaculaire est l’habitat du plus grand nombre, celui des strates sociales inférieures ou médianes, mais cela n’exclut pas du tout l’existence d’une hiérarchie au sein de celles-ci.

Il faut toutefois bien constater que la notion d’habitat vernaculaire a été essentiellement mobilisée dans les travaux des chercheurs – particulièrement en France – pour désigner, de manière réductrice, l’habitat rural ancien encore visible en élévation au XXe siècle, et particulièrement le bâti agricole qui s’est vu progressivement désigné comme le constituant essentiel de l’architecture dite « vernaculaire ». Si quantitativement, au regard de la proportion de la population que représentaient les paysans (dans toute leur diversité) en Europe jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’habitat paysan peut en effet jouer ce rôle, il est loin d’en être le seul représentant et c’est notamment ce que souhaiterait montrer ce congrès.

Le bâti vernaculaire, dans toute sa variété donc et bien que longtemps délaissé par les savants, représente en volume l’immense majorité des constructions produites dans les sociétés préindustrielles et même des premiers temps industriels. Formant un ensemble initialement considérable, ce bâti est néanmoins très fragile et sujet à une érosion constante qui s’est accélérée depuis la seconde moitié du XXe siècle. La « rénovation » de celui-ci, souvent avec des matériaux inadaptés, et sa transformation, plus ou moins hasardeuse, pour répondre aux aspirations des modes de vie contemporains, font peser une menace continue sur son intégrité et sa préservation.

Souhaitant résolument s’inscrire dans le domaine de l’archéologie des périodes moderne et contemporaine, notre congrès réduira à sa période chronologique la plus récente le champ d’études en se concentrant sur les XVe-XIXe siècles, de la toute fin des temps médiévaux aux premières années du XXe siècle.

Alors que la France s’était pourtant dotée dès le début des années 1960 d’outils pour investir ce domaine, avec la création du service de l’Inventaire général des richesses artistiques de la France, les archéologues – tardivement par rapport à certains pays d’Europe septentrionale et à l’Amérique du Nord – ne se sont intéressés au bâti vernaculaire d’époque moderne et subcontemporaine que depuis la fin du XXe siècle, en lien étroit avec l’essor exponentiel de l’archéologie préventive, qui a entraîné un renouvellement continu des champs d’investigation de l’archéologie.

Si la notion d’« habitat vernaculaire » évoque spontanément le monde rural, le congrès ambitionne de sortir de ce champ restreint (pour autant loin d’être si étudié que cela) pour aborder aussi la question dans le monde urbain (des bourgs aux villes) et les espaces périurbains, les faubourgs par exemple dont l’importance n’a cessé de s’amplifier de la fin du Moyen Âge à nos jours.

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Colloque – Frauen in der spätmittelalterlichen Stadt an Mittel- und Oberrhein. Soziale, ökonomische und rechtliche Perspektiven

Frauen in der Stadt haben bereits seit langer Zeit einen festen Platz in der mediävistischen Forschung, zunächst im Rahmen der Historischen Frauenforschung, später in der Geschlechtergeschichte, Kulturgeschichte und Stadtgeschichte. Der Schwerpunkt lag dabei jedoch größtenteils auf geistlichen Frauen wie Nonnen und Beginen, während weltliche Frauen in den Hintergrund rückten. In räumlicher Hinsicht dominierten lokale und regionale Untersuchungen.

Vor diesem Hintergrund nimmt die Tagung weltliche städtische Frauen in den Städten am Mittel- und Oberrhein in vergleichender Perspektive in den Blick. Welche beruflichen und wirtschaftlichen Betätigungsfelder sind erkennbar? Wie wurden Frauen wahrgenommen? Wie stellten sie sich selbst dar? Welche Rechtsstellung hatten sie? Wie unterschied sich dies bei bürgerlichen und nicht-bürgerlichen Frauen? Die Tagung öffnet den Blick für die bislang weniger beachteten Facetten des Komplexes „Frau und Stadt“ im Spiegel sozialer, ökonomischer und rechtlicher Perspektiven.

Mittwoch, 8. April 2026

12.30 Uhr PD. Dr. Regina Schäfer (Mainz): Einführung in das Tagungsthema

Sektion I: Bürgerinnen und ihre Tätigkeitsfelder
Moderation: Dr. Heidrun Ochs (Mainz)

13.00 Uhr Prof. Dr. Sabine von Heusinger (Köln): Frauen innerhalb und außerhalb der Zunft

13.45 Uhr Dr. Raoul Hippchen (Mainz): Nicht nur die heilige Hildegard. Frauen im mittelalterlichen Bingen am Rhein

14.30 Uhr Kaffeepause

15.00 Uhr Prof. Dr. Sonja Breustedt (Mainz): Zwischen Grundstücksgeschäften und Weinzapfrecht – Frauen mit Bürgerrecht in Frankfurt am Main und Köln im Hoch- und Spätmittelalter

15.45 Uhr Janne van der Loop, M.A. (Hons) (Mainz): Druckerinnen in den Städten am Mittel- und Oberrhein in der ersten Hälfte des 16. Jahrhunderts

16.30 Uhr Kaffeepause

17.00 Uhr Chiara Daab, M.A. (Mainz): Wirtschaftliche Handlungsspielräume von Frauen in den Städten des Mittel- und Oberrheins: Akteurinnen in Zunft, Markt- und Messehandel

Öffentlicher Abendvortrag
Moderation: Dr. Matthias Schmandt (Bingen)

19.00 Uhr Prof. Dr. Christof Rolker (Bamberg): Männer, Frauen und der Rat: Überlegungen zur (Un-)Sichtbarkeit von Frauen in der mittelalterlichen Stadt

Im Anschluss Empfang

Donnerstag, 9. April 2026

Sektion 2: Selbst- und Fremdwahrnehmung
Moderation: PD Dr. Regina Schäfer

9.00 Uhr Dr. Julia Noll (Mainz): Frauen im Stiftungswesen. Bürgerfrauen als Glasmalereistifterinnen im spätmittelalterlichen Köln

9.45 Uhr Dr. Martina Hacke (Düsseldorf): Typische Bürgersfrauen? Das Beispiel der Baselerinnen Barbara Amerbach und ihrer Tochter Margarete anhand ihrer Briefe

10.30 Uhr Kaffeepause

11.00 Uhr Dr. Markus Jansen (Köln): Frauen und Kriegsdienst in rheinischen Städten des Spätmittelalters

11.45 Uhr Dr. Dilshat Harman (Göttingen): Bräute, Ehefrauen und regionale Kostüme: Das Kölner Mädchen in Dürers Skizzenbuch

12.30 Uhr Mittagsimbiss am Tagungsort

13.30 Uhr Anna-Lea Gisela Krampe, M.A. (Bielefeld): Sichtbar hingerichtet, unsichtbar verbannt: Handlungsspielräume, Strategien und Wahrnehmungen der Sodomiterinnen im städtischen Gerichtsverfahren (Speyer, 1477)

14.15 Uhr Prof. Dr. Nina Gallion (Mainz): Im Spiegel der Erinnerung. Weibliche Identität und Memoria in Mainzer Nekrologen

15.00 Uhr Exkursion: Bingen, Museum und Stadt

Freitag, 10. April 2026

Sektion 3: Nicht-Bürgerinnen in der mittelalterlichen Stadt
Moderation: Prof. Dr. Nina Gallion (Mainz)

9.00 Uhr Prof. Dr. Gabriela Signori (Konstanz): Mägde

9.45 Uhr PD Dr. Birgit Wiedl (St. Pölten): Jüdische Frauen in der mittelalterlichen Stadt

10.30 Uhr Kaffeepause

11.00 Uhr Dr. Sabine Klapp (Kaiserslautern): Frauenklöster und Beginengemeinschaften in oberrheinischen Städten am Beispiel von Straßburg, Speyer und Worms

11.45 Uhr PhD James Page (Graz): Labelling, Selbstbestimmung, und (In)Toleranz im Milieu der Sexarbeit. Beispiele aus der Reichsstadt Zürich (14.-15. Jahrhundert)

12.30 Uhr Prof. Dr. Jörg Rogge (Mainz): Zusammenfassung und Schlussdiskussion

13.30 Uhr Tagungsende

Informations pratiques :

08.04.2026 – 10.04.2026

Museum am Strom

Annette Zimmermann (Sekretariat)
Historisches Seminar der JGU Mainz
+49 (0)6131 39-24462
landesgeschichte-mittelalter@uni-mainz.de

Source : H-Soz-Kult

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Journée d’étude – Les oligarchies rurales au Moyen Âge

CIHAM (UMR 5648) | UNIVERSITÉ DE TURIN – ERC DEMALPS
Organisation : Florentin BRIFFAZ, Joséphine MOULIER-CALBRIS, Simon ROZANÈS

22 avril 2026 | 9-17 heures
MSH Lyon St-Étienne | Salle Marc-Bloch
14 avenue Berthelot, Lyon 7e

9 heures9 h 45 | Accueil

9h4510 h 15 | Introduction : Joséphine MOULIER-CALBRIS (Univ. Lyon 3), Florentin BRIFFAZ (Univ. de Turin, ERC DEMALPS ; Univ. Lyon 2), Simon ROZANÈS (Univ. Lyon 2 ; Univ. Paris 8)

Président de séance : Nicolas CARRIER (Univ. Lyon 3)

10 h 15–10h45 Attilio STELLA (Univ. de Vérone) – Chronicle of a Death Foretold. Violence and Social Distinction in a Northern Italian Village (12th‑13th Centuries)

10h45–11h15 | Frédéric BOUTOULLE (Univ. Bordeaux Montaigne, Ausonius) – Porosités sociales et parcours transclasses au sein des élites paysannes gasconnes du XIIIe siècle

11h30–12 heures | Jérôme OKECKI (Univ. Lyon 2) – Le cercle des « reclus » (ʿazzāba) : une forme d’autorité juridique et théologique aux marges de l’Ifrīqiya

12 heures – 12 h 30 | Yaël CAUGNE (Univ. Lyon 3) – Les élites rurales versus les pouvoirs urbains constitués : fabriquer les élites rurales dans les châtellenies urbaines savoyardes à la fin du Moyen Âge (fin XIIIe – début XVIe siècle)

12 h 30 – 12 h 45 | Discussion

Président de séance :
Jean-Louis GAULIN (Univ. Lyon 2)

14 heures – 14 h 30 | Joséphine MOULIER-CALBRIS (Univ. Lyon 3), Florentin BRIFFAZ (Univ. de Turin, ERC DEMALPS ; Univ. Lyon 2) – Représenter et défendre une communauté montagnarde, des Alpes au Massif central : une étude comparée des Gets et de Dienne à la fin du Moyen Âge

14 h 30 – 15 heures | Davide MORRA (Univ. de Turin, ERC DEMALPS ) – Sur les traces d’une « oligarchie de vallée » dans les Alpes occidentales : le cas du Val Pellice (XIVe‑XVe siècles)

15 h 15 – 15 h 45 | Ronan CAPRON (Univ. Lyon 3) – Gouverner le village au nom du bien commun. Le pouvoir de l’oligarchie rurale et ses limites. (Valentinois, mi-XIVe – début du XVIe siècle)

15 h 45 – 16 h 15 | Clément CARNIELLI (Univ. Lyon 2) – Les acteurs du gouvernement dans les villages de Haute‑Provence aux XIVe-XVe siècles. Profils et capacités d’action

16 h 15 – 16 h 30 | Discussion

16 h 40 – 17 heures | Conclusions : Laure VERDON (Aix-Marseille Université, TELEMMe)

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Appel à contribution – Les motifs épigraphiques sur les objets du Moyen Âge et de la Première Modernité

Revue Le Moyen Âge

Numéro coordonné par Anne-Clothilde Dumargne (MRAH-KMKG), Sarah Flitti (Sorbonne Université) et Julie Marchand (ULB, MRAH-KMKG) 

Dans les sociétés pré-typographiques, le rapport à l’écrit revêt une importance fondamentale, tant dans les pratiques visuelles, que sociales et cognitives. Les inscriptions signifiantes (textes lapidaires, commémoratifs, votifs, dédicaces, signatures, légendes, etc.) occupent une place majeure dans certains milieux sociaux et culturels et ont fait l’objet d’importantes recherches dans l’historiographie des relations entre épigraphie et histoire de l’art médiéval et de la première modernité. Ces travaux ont notamment souligné comment les inscriptions peuvent être comprises non seulement comme des sources textuelles, mais aussi comme des dispositifs visuels intégrés à l’architecture ou aux objets, liant écriture, image et fonction sociale des œuvres. 

En revanche, les inscriptions a priori non signifiantes (pseudo-inscriptions, suites de lettres sans signification apparente, imitations graphiques de systèmes d’écriture) ont souvent été négligées par les approches strictement paléographiques ou philologiques. Or, ces “fausses” inscriptions généralement interprétées comme des erreurs textuelles, des retranscriptions maladroites ou des preuves d’analphabétisme, sont aussi des objets graphiques ayant leur propre statut visuel et fonctionnel, qui participent d’une culture graphique mobile et contextuelle spécifique (Napolitano 2019). 

Si l’épigraphie comme discipline académique a longtemps privilégié des corpus d’inscriptions textuellement significatives, cet appel à contributions entend démontrer le potentiel d’un champ de recherche consacré à ces motifs épigraphiques, comme témoins de pratiques d’écriture et de communication – qu’il s’agisse d’inscriptions dépourvues de lecture immédiate ou de graphies imitées à des fins décoratives ou sémantiques – à la croisée de l’histoire de l’écriture, de l’histoire visuelle et de l’anthropologie historique. 

Ce numéro thématique espère contribuer à l’étude des rapports entre écriture, image et matérialité, en mettant en lumière ces formes épigraphiques à la frontière du lisible et du visible. Centré sur les motifs épigraphiques visibles sur des objets du Moyen Âge et de la Première Modernité (XIe-XVIIe siècles) produits ou circulant par/dans les mondes chrétiens et islamiques, il invite les chercheurs et chercheuses à explorer ces phénomènes selon les axes suivants (non exclusifs) :

1. Matérialité visuelle des motifs épigraphiques

  • Formes, dimensions, langues et systèmes graphiques mobilisés
  • Lettrage, mise en page, supports et techniques
  • Rythmes et sens de lecture 
  • Articulation entre texte et décor
  • Processus d’ornementalisation de l’écriture

Comment et pourquoi les lettres et formes épigraphiques sont-elles mobilisées comme motifs décoratifs ? Quelles sont les pratiques de mise en espace et en mots utilisées ? Dans quelle mesure l’écriture s’apparente-t-elle à une image ? 

2. Contextes de production et de réception des objets

  • Conception, ateliers, signatures et rôle des scripteurs et/ou des artisans
  • Circulation des modèles
  • Usages sociaux et contextes de réception

Comment ces motifs étaient-ils perçus et interprétés par leurs contemporains ? Quelle place occupaient-ils dans les environnements domestiques, religieux ou socio-culturels ?

3. Approches relationnelles et comparatives

  • Objets d’une même typologie portant des inscriptions comparables
  • Objets de typologies différentes mobilisant des motifs similaires
  • Transferts formels et culturels

L’étude sérielle ou comparative permet-elle de mieux comprendre les logiques de diffusion et d’adaptation de ces motifs ?

4. Pratiques sociales, agentivité et dynamiques transculturelles

  • Inscriptions exposées ou cachées
  • Rapport entre mobilité de l’objet et agentivité de l’écriture
  • Motifs incorporés (textiles, vaisselles… )
  • Engagement des sens dans l’appréhension de l’objet épigraphique

Pouvoir symbolique de la répétition, du rythme et de la scansion des lettres, mots ou phrases

5. Enjeux méthodologiques et terminologiques

  • Déchiffrements en cours
  • Identification et reconnaissance des inscriptions et pseudo-inscriptions
  • Définition et typologie des objets concernés
  • Pertinence des catégories : « décorations épigraphiques », « motifs d’inscriptions », « pseudo-écritures »

Comment distinguer écriture signifiante et écriture non signifiante ? Quels outils théoriques et méthodologiques permettent d’analyser ces objets ?

Dans quelle mesure le caractère non signifiant de certaines inscriptions participe-t-il néanmoins de leur efficacité symbolique ? Comment ces motifs opèrent-ils dans des contextes transculturels ?

Modalités de participation

Les propositions pourront s’inscrire dans une perspective historique, anthropologique, philologique, ou issue des études culturelles, visuelles et matérielles. Une attention particulière sera portée aux contributions croisant analyse formelle et approche socio-culturelle.

Les auteurs sont invités à soumettre : 

  • un titre provisoire,
  • un résumé d’environ 500 mots,
  • une courte notice biographique et jusqu’à 5 publications notables de l’auteur,
  • le statut et l’institution de rattachement de l’auteur 

Par email aux coordinatrices du numéro thématique, en copie : 

Calendrier prévisionnel 

  • Date limite d’envoi des contributions : 15 mai 2026 
  • Annonce de la sélection des propositions : 29 mai 2026 
  • Date limite d’envoi des articles rédigés (50 000 signes maximum, notes et espaces compris) : 15 décembre 2026. Les consignes relatives à la mise en forme des manuscrits sont consultables sur le site de la revue : https://shs.cairn.info/docs/Regles_d_edition.pdf?lang=fr 
  • Les articles acceptés seront évalués de manière anonyme, selon le principe de l’expertise en double aveugle (peer review), conformément aux usages de la revue. 
  • Mise en ligne des articles : 2027.

Danièle Alexandre-Bidon, Dans l’atelier de l’apothicaire. Histoire et archéologie des pots de pharmacie. XIIIe-XVIe siècle, Paris, Picard, 2013.

Finbarr Barry Flood et Beate Fricke, Tales Things Tell: Material Histories of Early Globalisms, Princeton, Princeton University Press, 2024.

Brigitte Bedos-Rezak et Jeffrey F Hamburger (dir.), Sign and Design: Script as Image in Cross-Cultural Perspective (300-1600 CE), Washington, Dumbarton Oaks Research Library and Collection, 2016.

Sheila Blair, Islamic Inscriptions, Édimbourg, Edinburgh University Press, 1998.

John P. Bodel et Stephen D. Houston, The Hidden Language of Graphic Signs: Cryptic Writing and Meaningful Marks, Cambridge-New York, Cambridge University Press, 2021.

Vincent Debiais, Inscrire l’art médiéval : objets, textes, images, Turnhout, Brepols, 2024.

Antony Eastmond (dir.), Viewing Inscriptions in the Late Antique and Medieval World, New York, Cambridge University Press, 2015.

Aden Kumler, « Writing on the World Beyond the Page: Medieval Inscriptions as Facta and Ficta», Deutsche Vierteljahrsschrift für Literaturwissenschaft und Geistesgeschichte, 97, no 2, 2023, p. 447‑484.

Ennio G. Napolitano, Arabic inscriptions and pseudo-inscriptions in Italian art, thèse de doctorat, université de Bamberg, 2019 ; doi: 10.20378/irbo-54582. 
Don C. Skemer, Binding Words: Textual Amulets in the Middle Ages, University Park, Pennsylvania State University Press, 2006.

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Appel à contribution – 78th Conference of the International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions (ICHRPI)

Barcelona, Spain, 1-4 September 2026

We are pleased to inform you that the 78th Conference of the International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions (ICHRPI) will take place in Barcelona from 1 to 4 September 2026. The conference will be hosted by the Pompeu Fabra University, in collaboration with the Parliament of Catalonia, the Department of Humanities of the Pompeu Fabra University, the European Observatory on Memories (EUROM) of the Fundació Solidaritat UB, the Jaume Vicens Vives Institute of History (IUHJVV), and the Catalan Society for Historical Studies of the Institute for Catalan Studies (SCEH/IEC).

In this regard, we invite all researchers in the field to present their paper proposals. The languages of the conference will be: Catalan, Spanish, English, French, and German.

Conference themes

1) Parliamentary and representative institutions. From the peace and truce assemblies to the cortes of the Crown of Aragon.

2) Parliamentary and representative institutions. From the Middle Ages to the present day. Cities, states, nations, empires, colonies and supranational organizations.

3) Parliamentary and Representative Institutions in extraordinary contexts: Crises, wars, revolts, and revolutions.

4) The actors of parliamentary life and representative assemblies: biography, prosopography, sociology, political parties, groupings and convergences.

5) Procedures, parliamentary work and functioning of the assembly. External projection, transparency and corruption within parliamentary and representative institutions.

6) Parliamentary and representative institutions versus other powers (executive, judicial, economic, religious and media).

7) Parliamentary and representative institutions. Memory policies, conflicting contemporary narratives and (dis)memories.

8) Parliamentarism and Anti-Parliamentarism. Parliamentary speeches and hate speech.

Submission deadline for presenting papers to the conference

Abstracts of no more than 200 words, in English, French, German, Catalan or Spanish, referring to one of the themes proposed, should be submitted by 30 April 2026 to conference.ichrpi2026@upf.edu.

Notification of the acceptance of papers will be made by 31 May 2026.

The conference programme will be published by 7 June 2026.

Conference fees :

100 euros for members of the ICHRPI, of the UPF and for degree and postgraduate students

150 euros for other scholars

80 euros for accompanying partners

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