Publication – Dominique Iogna-Prat, « Un lieu à soi. La construction de la personne dans l’Occident médiéval (1050-1500) »

Le christianisme ancien peut-il éclairer la façon dont s’est construite l’intériorité dans l’histoire occidentale jusqu’à l’âge où émergent les sciences de la psyché ? Pour répondre, le livre saisit le sens de la « construction » chrétienne de soi dans l’équivoque d’une « maison de Dieu » collective (les pierres vivantes que sont les fidèles) et personnelle (l’enveloppe humaine comme lieu d’accueil de Dieu qui y construit sa maison). Il montre comment la grande époque de monumentalisation de l’Église en Occident (800-1200) marque une intensification de la référence à une construction intérieure en phase avec l’architecture de la société : c’est tout à la fois le temps du renouveau du genre des « confessions » inspiré d’Augustin, du grand essor de l’exégèse des monuments bibliques et de l’efflorescence de discours mystiques propres à faire de l’intériorité une « maison », corps et âme, semblable au sanctuaire d’Église. Le domicile particulier des fidèles se construit en référence à l’église, comme si le bâtiment de la communauté pouvait se répliquer, en réduction, dans les intérieurs domestiques, au risque d’un enfermement dans un lieu en soi.

Dominique Iogna-Prat est directeur de recherche émérite au CNRS et directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales. Ses recherches portent sur le rapport génétique entre l’histoire du Moyen Âge, la théologie et les sciences sociales.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Dominique Iogna-Prat, Un lieu à soi. La construction de la personne dans l’Occident médiéval (1050-1500), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2026 ; 1 vol., 136 p. (Épures). ISBN : 979-1-04131-026-5. Prix : € 10,00.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Publication – Bruno Laurioux, « Taillevent. Histoire, recettes et mémoire du premier cuisinier français »

Au service de plusieurs rois, Taillevent fut le premier des grands cuisiniers de l’histoire française. Sa longue carrière a traversé tout le XIVe siècle, marqué par la guerre de Cent Ans et la Peste noire. Sept décennies de cuisine pendant lesquelles Guillaume Tirel – son vrai nom – gravit les échelons jusqu’à son apogée : le grand dîner offert à l’Empereur Charles IV en 1378.
La haute cuisine française atteignait alors son premier éclat, dont témoigne un recueil de recettes qui fut attribué à Taillevent de son vivant : ce Viandier combine la diversité des saveurs épicées, la recherche de couleurs chatoyantes et l’inventivité de la cuisine de carême.
Taillevent tombe ensuite dans l’oubli dont viendra le tirer un XIXe siècle à la fois fou de gastronomie et fasciné par le Moyen Âge. Son nom est donné en 1946 à un restaurant prestigieux et il est aujourd’hui le porte-drapeau de tous ceux qui, de plus en plus nombreux, cherchent à retrouver par la pratique les saveurs de la cuisine médiévale.

Historien spécialiste du Moyen Âge, Bruno Laurioux a notamment publié Manger au Moyen Âge (Pluriel, 2013) et Une Histoire de la diététique. D’Hippocrate au nutriscore (CNRS Éditions, 2025).

Il se montre ici attentif à la trajectoire d’un homme comme aux recettes qu’on lui attribua et aux mythes dont il fit l’objet. Pour cela, il décrypte la riche documentation que livrent les archives et analyse une vingtaine de recettes sur plus de sept siècles.

Professeur émérite à l’université de Tours, Bruno Laurioux préside l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation

Informations pratiques :

Bruno Laurioux, Taillevent. Histoire, recettes et mémoire du premier cuisinier français, Paris, CNRS Éditions, 2026 ; 1 vol., 384 p. ISBN : 978-2-27116-025-6. Prix : € 19,00.

Source : CNRS Éditions

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Publication – Jessica Hines, « Forms of Suffering. Ethics, Aesthetics, and Chaucerian Pity »

Forms of Suffering demonstrates how Geoffrey Chaucer transformed pity into a central ethical and aesthetic concern in English literature by tracing his reformulations of trans-European pity discourses for an English audience. In these reformulations, Chaucer brought to the fore the modes and effects of pity’s work in challenging, even overturning, traditional power structures such as social status, gender, and race. Critically, his consideration of pity also explores its precarity: the ways that pity could easily slide from transformative justice into a weapon of unjust oppression.

Jessica Hines describes how Chaucer’s writing was formative in shaping an English pity discourse increasingly critical of the sociopolitical capacity of pity to act as a tool for challenging injustice and reforming oppressive social structures. Forms of Suffering makes clear the profound appeal of pity’s ability to challenge structures of power in Chaucer’s writing, as well as the ways that pity itself could be—and was being—manipulated by the powerful for their own ends.

Jessica Hines is Assistant Professor of English at the University of Southern Maine.

Informations pratiques :

Jessica Hines, Forms of Suffering. Ethics, Aesthetics, and Chaucerian Pity, Ithaca, Cornell University Press, 2026 ; 1 vol., 240 p. ISBN : 978-1-50178-919-9. Prix : USD 31,95.

Source : Cornell University Press

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Publication – Wace, « Le Roman de Brut », trad. Philippe Martimort

Le Roman de Brut par Wace conte dans un style épique et poétique l’histoire légendaire des rois de Bretagne, depuis les mythiques origines troyennes jusqu’à la domination anglo-saxonne, en passant par le célèbre roi Arthur. En voici une première traduction intégrale versifiée en français moderne.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Wace, Le Roman de Brut, trad. Philippe Martimort, Paris, Classiques Garneir, 2026 ; 1 vol., 488 p. (Moyen Âge en traduction, 17). ISBN : 978-2-406-19839-0. Prix : € 45,00.

Source : Classiques Garnier

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Publication – Jeff Sypeck, « The Little Garden of Walahfrid Strabo. A Carolingian Poem in Verse Translation »

Composed in the tumultuous decades following the reign of Charlemagne, the garden poem of Carolingian monk Walahfrid Strabo (c.809–849) has long charmed readers with its timeless descriptions of late-winter labors and its suggestions for the medicinal uses of various plants. This new translation, rendered in engaging metrical verse printed alongside the original Latin text, makes Walahfrid’s best known work fully accessible in English for scholars and casual readers alike. A concise introduction provides background and context, while extensive notes offer interpretation and commentary for those who wish to explore the poem further. A glimpse into the mind of a monk who was deeply entangled in the politics of his day, Walahfrid’s “Little Garden” may be tantalizingly brief, but as a trove of classical learning, Christian allegory, ninth-century plant lore, and charming personal observations, it overflows with the great human complexity of its era.

Introduction: Little Garden, Deep Roots  

The World of Walahfrid Strabo

A Poet in His Garden  

A Legacy for Later Gardeners  

Hints, Implications, and Things Left Unsaid  

About the Translation  

Walking through Walahfrid’s Garden 

A Caution about Walahfrid’s Remedies

The Little Garden of Walahfrid Strabo  

i. On the Cultivation of Gardens  

ii. The Difficulty of Undertaking the Labor

iii. The Perseverance of the Gardener and the Fruits of His Labors  

iv. Sage 

v. Rue 

vi. Southernwood  

vii. Bottle Gourd  

viii. Melon  

ix. Wormwood  

x. Horehound

xi. Fennel 

xii. Iris 

xiii. Lovage  

xiv. Chervil  

xv. Lily 

xvi. Poppy 

xvii. Clary (and Costus)  

xviii. Mint  

xix. Pennyroyal  

xx. Celery 

xxi. Betony  

xxii. Agrimony 

xxiii. Tansy  

xxiv. Catmint  

xxv. Radish 

xxvi. Rose  

xxvii. The Commending of the Little Work  

Notes 

Further Reading

Bibliography 

Index 

Informations pratiques :

Jeff Sypeck, The Little Garden of Walahfrid Strabo. A Carolingian Poem in Verse Translation, Uppsala, Uppsala Books, 2026 ; 1 vol., 136 p. ISBN : 978-1-961361-56-0. Prix : USD 29,99.

Source : Uppsala Books

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Séminaire – Iconographie médiévale et bases de données

Pour la première fois, le département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France et le groupe de recherche « Anthropologie historique du long Moyen Âge » (AHLomA) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales coordonnent un cycle de conférences. Destiné aux chercheurs médiévistes et aux étudiants en formation, mais également ouvert au grand public, le séminaire est consacré à l’étude du manuscrit enluminé et aux enjeux de l’indexation dans les bases de données, comme Mandragore, base iconographique de la BnF, et la base Images de l’EHESS. 

6 octobre 2026 – Pierre-Olivier Dittmar (Maître de conférences, EHESS) et Sabine Maffre (Conservatrice au service des manuscrits médiévaux et de la Renaissance du département des Manuscrits, BnF) : « Séance inaugurale : les animaux en marges »

Avec l’apparition des marges enluminées au XIIIe siècle, une nouvelle façon de représenter les animaux s’impose dans l’art médiéval, avec de nouvelles espèces (comme les papillons) et de nouvelles façons de représenter, plus naturalistes. Cette séance partira de la représentation animale dans le bréviaire de Belleville, qui propose des images naturalistes d’une grande précision, et sera articulée à la publication récente de l’ouvrage de Pierre-Olivier Dittmar, L’invention de l’animal. Essais d’anthropologie médiévale, (Gallimard, Bibliothèque illustrée des histoires, 2026).

10 novembre 2026 – Jean-Claude Bonne, Directeur d’études émérite à l’École des hautes études en sciences sociales : « Un rituel de la couleur au Moyen Âge ? »

Cette séance sera consacrée à la question de l’ornement dans le Sacramentaire de Saint-Étienne de Limoges, fleuron de l’enluminure romane. En 1983, Jean-Claude Bonne rédige un article « Rituel de la couleur. Fonctionnement et usage des images dans le Sacramentaire de Saint-Etienne de Limoges » qui est devenu un jalon essentiel pour penser les interactions entre l’ornement et la performance liturgique. Cette séance sera l’occasion d’un retour sur ce manuscrit exceptionnel, revisité à l’aune des problématiques contemporaines.

 8 décembre 2026 – Anne-Orange Poilpré, professeure d’histoire de l’art médiéval (Paris I Panthéon Sorbonne) : « Écrire ou figurer la vie du Christ ? L’image à l’épreuve de la Bible dans l’Empire carolingien »

Cette séance sera consacrée à la publication de l’ouvrage d’Anne-Orange Poilpré, Histoire du Christ en images, Évangiles latins, VIe-XIesiècle (PUR, 2O24). La conférence s’appuiera tout particulièrement sur un des chefs-d’œuvre de l’enluminure carolingienne, les Évangiles de Saint-Médard de Soissons.

Les séances se tiendront le mardi de 17h à 18h30 dans la salle des Conférences de la BnF, sur le site Richelieu (accès libre dans la limite des places disponibles).

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Publication – Leigh Ann Craig, « Deprived of Sense and Intellect. Insanity, Possession, and Diagnosis in Medieval Europe »

Medieval saints were thought to be able to provide miraculous cures for a wide variety of illnesses, and about one-tenth of their miracles involved the restoration of sanity to those who had lost their minds. Deprived of Sense and Intellect explores 460 of these stories written across Latin Christendom between 1240 and 1500. The study uses the lens of critical disability studies to bridge the gap between discussions of demonic possession and naturally arising somatic conditions, treating all these narratives about disability and miraculous healing not as documentation of changes to the function of an individual person, but instead as evidence of substantial and intrusive interpersonal tensions in medieval communities

While medieval communities assigned these tensions to a malfunction of consciousness in a single person, medieval miracle texts also reveal how the function and malfunction of consciousness was named and classified. In studying these texts, Leigh Ann Craig explores the terminology and rhetoric used to diagnose a loss of mind as either from natural causes or as an effect of demonic predation, tracing the use of Latin vocabulary in medical compendia, law, and theology. Deprived of Sense and Intellect finds that since diagnoses were difficult and frequently subject to doubt, they varied based on regional cultures of disability in northern and southern Europe, the influences on the development of community consensus in Latin Europe in the Middle Ages, and assumptions based on gender, material evidence, and self-diagnosis.

Table des matières :

List of Tables: ix
List of Maps: xi
Acknowledgments: xiii
Abbreviations: xv

Part I. Stories about Loss of Mind
1. The Debate in Colombella: 3
2. Loss of Mind in Medieval Miracles: 31

Part II. Loss of Mind, Disability, and Lived Experience
3. Tensions and Emotions: 51
4. Time: 79

Part III. Representing Diagnoses
5. Etiology and Terminology: 109
6. Rhetoric: 141

Part IV. Applying Diagnostic Categories

7. Diagnostic Selection: 171
8. Complexity: 203
Conclusion: 233
Bibliography: 241
Index: 273

Leigh Ann Craig, Deprived of Sense and Intellect. Insanity, Possession, and Diagnosis in Medieval Europe, Ann Arbor, University of Michigan Press, 2026 ; 1 vol., 296 p. ISBN : 9780472133710. Prix : USD 90,00.

Source : University of Michigan Press

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Appel à contribution – Peintures antiques et médiévales : approches techniques comparées

Depuis plusieurs décennies, l’approche matérielle a renouvelé l’étude des peintures murales. Le développement des analyses physico-chimiques, de l’archéométrie, de la toïchographologie et de l’archéographie éclaire la matérialité sous un jour nouveau et renouvèle l’histoire des techniques picturales, depuis la provenance des matériaux utilisés, que soit pour les mortiers ou les couches picturales, jusqu’à leur mise en œuvre sur les murs. Pour nourrir les réflexions collectives et réinterroger nos pratiques en s’affranchissant des poncifs historiographiques, il semble pertinent de comparer les approches développées parallèlement par les antiquisants et les médiévistes, les historiens de l’art et les archéologues sur les techniques.

Dans l’historiographie, les peintures médiévales ont parfois pâti d’un jugement esthétique et technique péjoratif, fondé sur une image idéalisée de la fresque antique, idéal absolu à l’aune de laquelle elle était décrite. La “fresque” médiévale serait ainsi l’imparfaite héritière de son illustre prédécesseur antique en raison d’une prétendue décadence de la maitrise technique. Largement inspiré de la lecture évolutionniste de l’art, ce jugement sévère s’explique par l’application à la période médiévale d’une lecture trop littérale des traités antiques, sans comparaison critique entre les principes décrits dans les textes et la réalité du travail observé sur les peintures antiques. Ce faisant, ce postulat occulte les choix techniques liés à une recherche esthétique, aux matériaux disponibles, ou encore à l’organisation du chantier. L’étude matérielle des peintures antiques apporte une vision plus nuancée de l’idéal artistique antique. De fait, l’importance accordée à la maitrise technique, véritable critère d’appréciation d’une œuvre, résulte de la redéfinition du concept d’art et d’artiste à partir de la Renaissance : un artiste se reconnaît à son style mais aussi à sa maitrise technique. L’étude des peintures qu’elles soient antiques ou médiévales est donc héritière de l’histoire de l’histoire de l’art. Toutes deux sont observées à la lumière des préoccupations modernes et de la terminologie forgée depuis le XVIe sans considération de leur pertinence ou non pour des périodes antérieures. Depuis plusieurs décennies, l’approche matérielle a renouvelé l’étude des peintures murales. Le développement des analyses physico-chimiques, de l’archéométrie, de la toïchographologie et de l’archéographie éclaire la matérialité sous un jour nouveau et renouvèle l’histoire des techniques picturales, depuis la provenance des matériaux utilisés, que soit pour les mortiers ou les couches picturales, jusqu’à leur mise en œuvre sur les murs. Il soulève également des questions sémantiques. Les débats sur le terme “fresque” utilisé pour les œuvres monumentales du Moyen Âge en France, en sont un exemple : rend-t-on la volonté de peindre à frais, même si certaines étapes sont posées à sec ? S’appuie-t-on sur la description faite dans les traités antiques ou raisonnons-nous à partir de la réalité chimique selon laquelle le voile de carbonatation d’une fresque doit nécessairement couvrir l’ensemble des couches picturales de l’œuvre ? Un consensus semble se dessiner autour de la terminologie “technique mixte issue de la fresque”, qui rend explicitement la combinaison volontaire d’étapes posées à frais et d’autres à sec, effective pendant la période romane et pour certains ensembles italianisants plus tardifs.

Ces questionnements sémantiques peuvent s’étendre à la production antique. La question de la technique utilisée pour l’application des pigments a fait l’objet de débats anciens, notamment pour la peinture romaine. Si un consensus semblait s’être finalement dessiné au sein de la communauté archéologie pour reconnaître que la fresque était la principale technique utilisée, la multiplication des analyses archéométriques montre que les solutions sont multiples, justifiant pleinement le terme de « technique mixte ».

Pour nourrir les réflexions collectives et réinterroger nos pratiques en s’affranchissant des poncifs historiographiques, il semble pertinent de comparer les approches développées parallèlement par les antiquisants et les médiévistes, les historiens de l’art et les archéologues sur les techniques, les matériaux et leur mise en œuvre. Parmi elles, une place particulière sera accordée à l’expérimentation, qui s’impose progressivement comme une méthode scientifique à part entière pour tester des hypothèses, mieux comprendre les traces à la surface des œuvres et, de manière plus générale, mieux appréhender la matérialité des productions. Au-delà de ces aspects méthodologiques, cette journée permettra d’observer et de mieux discuter la continuité technique, de repérer les temps de mutation pour réfléchir à leurs causes (matériaux disponibles, gestion du chantier, choix formels ou esthétiques). Sont attendus des réflexions méthodologiques, des dossiers comparatifs ou des cas d’études, s’intégrant au sein des trois axes suivants :

Les communications (20 min de temps de présentation + 10 min de questions) pourront être spécialisées sur l’une des deux périodes, ou bien mettre en comparaison les deux. Sont attendues autant les études individuelles que des présentations méthodologiques (protocoles d’investigations) ou des questionnements ouverts. Un résumé d’une page maximum précisant l’institution de rattachement, accompagné d’une courte biographie sont à envoyer à claire.boisseau@cnrs.fr, amaelle.marzais@univ-lyon2.fr et mathilde.carrive@univ-poitiers.fr avant le 01 octobre 2026.

Informations pratiques :

Organisation :
Claire Boisseau (CR CNRS Centre André-Chastel)
Mathilde Carrive (Mcf Poitiers, Herma)
Amaëlle Marzais (Mcf Lyon 2, ArAr)

INHA, salle Vasari – 2 rue Vivienne
Paris, France (75)

Source : Calenda

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Publication – Hugh Feiss, « Tabernacle, Table, Ark, and Text. Richard of Saint Victor on the Interpretation of Scripture »

Richard of Saint Victor (d. 1173) is widely recognized for his commentaries on the spiritual senses of Scripture and for his theological contributions to Trinitarian doctrine, the Christian life, and contemplation. This study highlights two additional and often overlooked dimensions of his thought: his sustained reflections on the art of biblical interpretation, both literal and spiritual, and his detailed interpretations of the Mosaic Tabernacle in the desert and its contents. It presents improved Latin texts, together with English translations, of Richard’s Literal Explanation of the Tabernacle and his Allegories on the same subject. The result is a fresh appreciation of Richard’s interest in the literal meaning of the Old Testament’s sacred architecture, and of his theory and practice of biblical interpretation.

Hugh Bernard Feiss, OSB, serves as managing editor and contributor for Brepols’ ten-volume Victorine Texts in Translation series. He co-edited and contributed to the two-volume Benedictine Reader (Liturgical Press) and has written on, as well as translated, works by Peter of Celle and other medieval Benedictines. His studies took him to the Catholic University of America (STL, PhL), Sant’Anselmo in Rome (STD), and the University of Iowa (MA). He later taught for thirty years at Mount Angel Seminary.

Table des matières :

Introduction
The Scope of This Work
Victorine Biblical Interpretation: Literal and Spiritual
Tabernacle: Revelations and Concealment
The Tabernacle in Its Biblical Setting
Origen on the Tabernacle

Chapter One. Richard of Saint Victor, Explanation of the Literal Meaning of the Tabernacle
Introduction
Text
Translation
Commentary
Conclusions and Questions

Chapter Two. Richard of Saint Victor, Allegoriae tabernaculi foederis
Introduction
Text
Translation
Allegoriae and De archa Moysis
Why did Richard Write the Allegories? For Whom?
Allegories on the Tabernacle and Explanation of the Literal Meaning of the Tabernacle

Chapter Three. The Tabernacle, Ark, Table and Menorah in the Liber exceptionum, The Menorah in Sermones centum 81, The Table in Sermones centum 95
Introduction
Liber exceptionum 2.3.2, 9, 11
Comparison of the Meanings of the Ark in the Allegories and Liber exceptionum 2.3.9.
Sermones centum 81: On the Feast of St. Gregory
Sermones centum 95: On the Table of Proposition from the Book of Exodus in Praise of Sacred Scripture
Conclusion

Chapter Four. The Table of the Scriptures
Allegories, lines 258-337: The Table
Liber exceptionum: Prologues to the Second Part
Richard’s Theology of Scriptural Interpretation
Conclusion

Chapter Five. Into the Promised Land: The Ark of the Covenant in De Extermianatione mali et promotione boni
Introduction: Res gestae
De exterminatione mali et promotione boni
Commentary
  
Summary & Conclusions

Works Cited

Indices
The Scriptures
Ancient & Medieval Authors
Modern Authors

Informations pratiques :

Hugh Feiss, Tabernacle, Table, Ark, and Text. Richard of Saint Victor on the Interpretation of Scripture, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 234 p. (Studia Traditionis Theologiae, 67). ISBN : 978-2-503-62378-8. Prix : € 65,00.

Source : Brepols

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Publication – Frances Courtney Kneupper, « Prophecy and the Battle for Spiritual Authority, 1360–1400. Outsiders, Women, and Reformers »

The end of the fourteenth century was a time of upheaval and contested authority among the traditional institutions of medieval Europe. In response to these conditions, a number of people began to claim their own authority, as prophets speaking the word of God. They came from outside of the clerical elite and were mostly women and reformers. This book examines the battle over authority which ensued. Prophetic women and other non-elites successfully used prophecy to exert influence and to enter the corridors of power, while educated male clerics insinuated that prophecy was the product of demonic influence and therefore a hazard to the public. Surprisingly, a third faction also emerged—an international network of clerical men who wrote in support of female prophecy. This volume traces the arguments made by these three groups, the clashes that erupted, and the long-term impacts of this battle on ideas of spiritual authority.

Frances Courtney Kneupper has spent her scholarly career focused on the voices of the marginalized in late medieval Europe. In particular, she has studied the way that spirituality, especially heresy and prophecy, have been used to express critiques of the status quo. She has published widely on prophecy and prophetic women in the Middle Ages, addressing the topics of prophecy, gender, and authority.

Table des matières :

Introduction
Part 1. The Prelude
1:Prophetic Models: Birgitta the Bride and Johannes the Astonishing
2:Advocating for New Prophets—Establishing Rules for Prophecy
3:The Outbreak of Schism and the First Skirmish over Prophecy (1378–80)
Part 2. An Outpouring of Prophecy
4:Mystical Love Prophets
5:Female Prophets Breaking Gender Conventions
6:Outsiders and Reformers
Part 3. “Beware False Prophets” – Responses and Defenses
7:Theologians, Prophecy, and Demons
8:“God is silent in his anger”
9:Uncertainty, Skepticism, Schism, and Antichrist
10:Confounding the Wise
Conclusion

Frances Courtney Kneupper, Prophecy and the Battle for Spiritual Authority, 1360–1400. Outsiders, Women, and Reformers, Oxford, Oxford University Press ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-0-19894-035-7. Prix : GBP 99,00.

Source : Oxford University Press

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