Appel à contribution – Appel à projets. Collège Belgique 2020

En 2020, le Collège Belgique proposera deux types d’activités au public :

  • Des cours-conférences individuels d’une ou deux leçons ;
  • Des cycles de quatre à six leçons pour approfondir un thème choisi pour son intérêt scientifique ou sociétal. Ces cycles offrent également un espace idéalement ouvert à des approches pluri- ou interdisciplinaires.

College Belgique

La lettre d’appel à projets, la note explicative décrivant les conditions auxquelles doivent répondre les candidatures ainsi que les formulaires A et B à compléter sont téléchargeables sur le site de l’Académie royale de Belgique, en cliquant sur ce lien : http://www.academieroyale.be/fr/le-college-belgique-lecons/

Les projets candidats seront communiqués par voie électronique au Collège Belgique à l’adresse collegebelgique@academieroyale.be avant le 26 août 2019 à midi. Le dépôt d’un dossier au Collège Belgique donne toujours lieu à un accusé de réception.

Source : Collège Belgique

Publié dans Appel à contributions

Appel à contribution – Les jeudis de l’art 2019-2020 : Art et sciences

Pour la neuvième année consécutive, les Jeudis de l’art, cycle de conférences en histoire de l’art gratuit et ouvert à tous, se dérouleront à l’Institut Catholique de Paris. Ils s’étendront sur les deux semestres de l’année universitaire 2019-2020 (entre octobre et avril). Dans le cadre des cursus de licence et de master de la Faculté des Lettres, ces rencontres régulières veulent apporter un complément aux enseignements généraux en abordant des sujets plus spécifiques, et créer un lieu d’échanges interdisciplinaires entre étudiants, enseignants et public extérieur.

Capture d’écran 2019-08-02 à 08.00.13

Pour cette nouvelle année, le thème retenu est « arts et sciences ». L’incendie de Notre Dame de Paris, en avril 2019, rappelle combien les liens unissant le monde des arts et celui des sciences peuvent être forts. L’analyse de l’état général de la structure ainsi que le débat sur la restauration ou la reconstruction de la toiture et de la flèche mettent justement l’accent sur ce rapport privilégié. De ce fait, la charpente disparue ainsi que l’ensemble de la construction ont fait l’objet d’une modélisation 3D, réalisée par Art Graphique & Patrimoine (AGP), particulièrement importante pour comprendre aussi bien les données architecturales qu’architectoniques. Cette relation indéfectible entre arts et sciences existe depuis longtemps et la distinction souvent faite entre les deux, c’est-à-dire entre la recherche du Beau par l’émotion d’un côté et la recherche de la vérité par la raison de l’autre, n’est qu’un principe d’organisation pratique qui ne demande aujourd’hui qu’à être de nouveau bousculé2. Déjà selon la Métaphysique d’Aristote, « c’est par l’expérience que progressent la science et l’art » ; artistes et scientifiques sont alors chacun à la recherche de nouveaux moyens pour retrouver ou retranscrire une réalité observée ou éprouvée.

Dans le monde antique et même encore médiéval, l’art est une émanation d’une technologie employée pour une fonction précise. L’Acropole d’Athènes est ainsi tout à la fois un chef d’œuvre de l’architecture et de la sculpture grecque et une merveille d’ingénierie scientifique. Léonard de Vinci a, dès la Renaissance, allié dans ses recherches l’art et la science comme étant les deux faces d’une même créativité. Plus récemment, une étude, menée par Danah Henriksen à la Michigan State University, souligne que l’intégration d’un enseignement artistique à l’enseignement scientifique favoriserait le renforcement de l’apprentissage mais permettrait surtout de développer une ouverture d’esprit et une imagination, toutes deux propices à de nouvelles explorations intellectuelles. Dans ce cadre-là, il parait particulièrement intéressant d’analyser les relations des arts et des sciences montrant une infinité d’interactions possibles. De nos jours par exemple, les recherches autour du transhumanisme, défini par Julian Huxley (1957), consistent à utiliser la science et la technologie au profit d’une amélioration de l’humain. Ainsi l’artiste australien Stelarc, propose une réflexion sur l’art, la biologie et la robotique au travers de performances où il explore le corps et ses limites.

Autour de ces grandes lignes, nous souhaitons créer des rencontres qui permettront de voir combien arts et sciences sont intrinsèquement liés. Les communications attendues pourront porter sur le traitement des sciences par l’art, de l’Antiquité à nos jours, comme le font par exemple les manuscrits médiévaux du Physiologus ou les recherches de l’impressionnisme scientifique au XIXe siècle. De même, nous serons sensibles aux réflexions portant sur la science mise au service de l’art et de l’histoire au travers notamment de l’archéologie, de la restauration ou de l’intervention sur les œuvres, mais aussi sur l’influence de l’innovation scientifique dans la création artistique, comme ce fut le projet de l’organisation Experiments in Art and Technology qui, dans les années 1960-70 avait pour but de créer des collaborations entre artistes et ingénieurs.

Six séances sont prévues, de 18h30 à 20h, un jeudi par mois (à savoir les 17 octobre, 14 novembre, 12 décembre 2019 et les 6 février, 12 mars et 23 avril 2019). Elles permettront à deux ou trois intervenants de se retrouver autour d’une thématique commune que nous déterminerons en fonction des propositions de communication reçues. Le but est de créer une discussion entre les différents participants, mais aussi avec le public. D’ailleurs, pour permettre à ce dernier de prendre part au débat plus aisément, nous mettons à sa disposition sur notre page dédiée sur le site internet de l’Institut catholique de Paris (www.icp.fr) des éléments d’informations qui lui donneront certaines clés de compréhension, et par la suite d’approfondissement, pour aborder de tels sujets.

Conditions de soumission

Toutes propositions de communication, tant de chercheurs confirmés que de jeunes docteurs et doctorants, sont bienvenues. Étant donné le sujet abordé, historiens de l’art, archéologues, conservateurs, restaurateurs, philosophes mais aussi artistes (peintres, cinéastes, illustrateurs, etc.), ingénieurs, scientifiques (mais toujours en lien avec l’art) sont les bienvenus dans la mesure où les présentations proposées sont issues de leurs spécialités de recherche et/ou de pratique. N’hésitez pas par ailleurs à nous proposer la communication d’un collègue ou d’une connaissance qui puisse mettre en relief les problématiques que vous aborderez.

Chaque intervention devra durer 25 minutes environ et sera suivie d’une discussion avec les auditeurs et les autres acteurs de la séance. Les intervenants devront tenir compte du public, mêlant auditeurs libres et étudiants de licence et de master, et adapter leur discours en conséquence.
Toute personne intéressée peut envoyer son projet de communication (CV réduit/courte biographie + synopsis d’une page maximum), par voie électronique, à l’adresse suivante : jeudisdelart@icp.fr, avant le lundi 2 septembre 2019. Merci également d’indiquer les possibles dates auxquelles vous ne pourriez pas être présent et de prévoir une image libre de droit qui pourrait illustrer l’affiche de votre séance.

Pour toute question supplémentaire, nous sommes à votre disposition !

Comité scientifique

Les propositions de conférences seront examinées par les organisateurs du cycle de conférences :

Pierre-Emmanuel PERRIER de La BÂTHIE (chargé d’enseignement en histoire de l’art du XIXe au XXIe siècle, ICP).
Elisabeth RUCHAUD (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP, École du Louvre).
Valérie RUF-FRAISSINET (chargée d’enseignement en histoire de l’art médiéval, ICP).
Anastasia SIMONIELLO (chargée d’enseignement en histoire de l’art du XIXe au XXIe siècle, ICP, Paris I et ENS Louis-Lumière).

Outre la qualité scientifique des propositions et des intervenants, nous nous attacherons également à sélectionner des interventions complémentaires au sein de chacune des six séances prévues, afin de créer une dynamique favorable aux échanges.

Publié dans Appel à contributions

Publication – Sean L. Field, « Courting Sanctity. Holy Women and the Capetians »

The rise of the Capetian dynasty across the long thirteenth century, which rested in part on the family’s perceived sanctity, is a story most often told through the actions of male figures, from Louis IX’s metamorphosis into « Saint Louis » to Philip IV’s attacks on Pope Boniface VIII. In Courting Sanctity, Sean L. Field argues that, in fact, holy women were central to the Capetian’s self-presentation as being uniquely favored by God. Tracing the shifting relationship between holy women and the French royal court, he shows that the roles and influence of these women were questioned and reshaped under Philip III and increasingly assumed to pose physical, spiritual, and political threats by the time of Philip IV’s death.

Field’s narrative highlights six holy women. The saintly reputations of Isabelle of France and Douceline of Digne helped to crystalize the Capetians’ claims of divine favor by 1260. In the 1270s, the French court faced a crisis that centered on the testimony of Elizabeth of Spalbeek, a visionary holy woman from the Low Countries. After 1300, the arrests and interrogations of Paupertas of Metz, Margueronne of Bellevillette, and Marguerite Porete served to bolster Philip IV’s crusades against the dangers supposedly threatening the kingdom of France. Courting Sanctity thus reassesses key turning points in the ascent of the « most Christian » Capetian court through examinations of the lives and images of the holy women that the court sanctified or defamed.

9781501736193

Sean L. Field is Professor of History at the University of Vermont. He is the author, editor, or translator of nine previous books, including, most recently, Late Medieval Heresy, Visions of Sainthood in Medieval Rome, and The Sanctity of Louis IX.

Table des matières :

Contents

List of Maps
Preface
List of Abbreviations

Introduction

Part One: Creation
Prologue: The Rise of Capetian Sanctity and the Reign of Louis IX
1. Isabelle of France: A Holy Woman at the Heart of the Capetian Court
2. Douceline of Digne: Co-mother to the Capetians

Part Two: Interrogation
Prologue: A Crisis in the Reign of Philip III
3. Elizabeth of Spalbeek: A Prince’s Death, a Queen’s Crime, and a King’s Sin
4. Writing Holy Women, 1282–85

Part Three: Destruction
Prologue: The Culminating Reign of Philip IV
5. Paupertas of Metz: Peacemaker, Prophet, or Poisoner?
6. Marguerite Porete and Margueronne of Bellevillette: The Beguine and the Sorceress

Epilogue: Echoes and Afterlives
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Sean L. Field, Courting Sanctity. Holy Women and the Capetians, Thaca, Cornell University Press, 2019. 288 p., 3 cartes. ISBN : 9781501736193. Prix : 39,95 $.

Source : Cornell University Press

Publié dans Publications

Offre d’emploi – Research Associate (Fixed Term) Medieval Manuscripts

University of Cambridge – Fitzwilliam Museum
Location: Cambridge
Salary: £32,236 to £39,609 per annum
Hours: Full Time
Contract Type: Fixed-Term/Contract
Placed On: 6th August 2019
Closes: 1st September 2019
Job Ref: DA20217
Salary: £32,236-£39,609 per annum

52.gif

The Fitzwilliam Museum was founded by the bequest of Richard, 7th Viscount Fitzwilliam in 1816 and opened to the public in 1848. Today it houses over half a million works of art and antiquities from four continents spanning a period of four thousand years, in which most , if not all, major civilisations are represented. The Museum and its staff are known internationally for excellence in research, exhibitions and public engagement. As well as being the principal museum of the University of Cambridge, and both a centre and resource for research and teaching within the University, the Fitzwilliam Museum is the largest cultural venue in the East of England region, welcoming around 500,000 visitors a year. It is also the lead partner of the University of Cambridge Museums (UCM), a partnership of eight University Museums and the Botanic Garden.

The Department of Manuscripts and Printed Books (MSSPB) is one of five curatorial departments within the Museum’s Collections Division. It preserves one of the finest museum collection of illuminated manuscripts in the world, one of the most important collections of manuscript and printed music in this country, fine printed books, literary autographs and correspondence.

An opportunity has arisen within the department for a fixed-term (18 months) Post-Doctoral Research Associate, specialising in medieval manuscripts

This post is an exceptional early career opportunity to be part of a busy, research-led curatorial environment.

The post-holder will support the Acting Keeper (AK) of Manuscripts and Printed Books with all aspects of the department’s curatorial work. Under the supervision of the AK, they will take primary responsibility for dealing with enquiries on medieval manuscripts, and other collections material as required. Working closely with other colleagues, they will help to deliver excellent reader services in the Founder’s Library, one of the Museum’s two study rooms. The post-holder will research and catalogue medieval manuscripts relevant to current research projects and priorities, and add entries to the Museum’s on-line catalogue, Collections Explorer.

In collaboration with the Assistant Keeper they will also have the opportunity to contribute to the public engagement and teaching work of the department, and to help with the temporary display of medieval manuscripts.

You will need to upload a full curriculum vitae, research statement, list of publications and the contact details of two academic referees. Please ensure that your referees are aware that they will be contacted by the HR Office Administrator to request that they upload a reference for you to our Web Recruitment System, and please encourage them to respond promptly.

Fixed-term: The funds for this post are available for 18 months in the first instance.

Once an offer of employment has been accepted, the successful candidate will be required to undergo a basic disclosure (criminal records check) check and a security check.

To apply online for this vacancy and to view further information about the role, please visit :

http://www.jobs.cam.ac.uk/job/22691.

Closing Date: Sunday 1st September 2019 at 12 Midnight

Interview Date: Thursday 12th September 2019

Please quote reference DA20217 on your application and in any correspondence about this vacancy.

The University actively supports equality, diversity and inclusion and encourages applications from all sections of society.

The University has a responsibility to ensure that all employees are eligible to live and work in the UK.

Source : Jobs.ac.uk

Publié dans Offre d'emploi

Atelier – Du parchemin à la fouille de données. Nouveaux outils pour la création, la formalisation et l’analyse des corpus médiévaux

Le numérique s’est aujourd’hui imposé comme un outil incontournable pour le médiéviste. Depuis plusieurs décennies, un certain nombre d’historiens et de philologues du Moyen Âge appuient en effet leurs travaux sur des éditions numériques et des bases de données, dont la conception a parfois été pensée dès le milieu des années 1960. Pourtant, en dépit des apparences, l’exploitation de ces instruments de recherche et de ces corpus demeure globalement en-deçà de leurs potentialités. Hormis quelques notables exceptions, rares sont les médiévistes à s’être engagés dans une approche quantitative globale et fouillée des ensembles documentaires numérisés. Sans être exclusives des lectures plus traditionnelles, de nouvelles méthodes d’analyse permettent d’interroger ces corpus de manière inédite. L’objectif de cet atelier sera d’offrir une première initiation à des outils informatiques de création, de formalisation et d’analyse des corpus textuels médiévaux. Il s’agira ici d’apprendre le maniement d’un certain nombre d’outils et de méthodes d’analyse que chacun pourra ensuite appliquer à son propre corpus.

Concrètement, l’atelier se propose de former les stagiaires à la création et au traitement complet d’un corpus textuel : de l’acquisition des données jusqu’à leur analyse statistique, en passant par la formalisation. Différentes problématiques seront abordées, à commencer par celle de la reconnaissance optique des caractères (OCR) et du traitement à appliquer aux données collectées pour les rendre exploitables dans le cadre d’une analyse numérique. Une large place sera également accordée à la question de la formalisation des corpus, à travers l’apprentissage de techniques de nettoyage de texte (« expressions régulières » ou regex), de lemmatisation et d’encodage de métadonnées. Enfin, la troisième partie de la formation sera consacrée à l’analyse historienne proprement dite. Les participants y apprendront à réaliser des enquêtes élémentaires à l’aide de l’outil TXM et à produire des visualisations de données pertinentes et efficaces. Des exercices pratiques seront proposés tout au long des séances, en vue de garantir une bonne assimilation de la formation.

Ce rendez-vous se clôturera par une journée de « hackathon » ouverte aux stagiaires ainsi qu’à des participants maîtrisant déjà les outils présentés lors de la formation. L’ambition de cette dernière journée sera double : il s’agira, d’une part, de mettre en application les notions apprises lors des étapes précédentes et, d’autre part, de construire ensemble un nouveau corpus textuel. Ce dernier sera ensuite mis librement à disposition de la communauté des médiévistes. En travaillant au sein de groupes restreints, les stagiaires seront amenés à nettoyer et à assurer le traitement d’un corpus déjà OCRisé, mais ne se présentant à l’heure actuelle que sous la forme d’un texte brut : celui des Cartulaires de Notre-Dame de Paris publiés par Benjamin Guérard au milieu du XIXe siècle.

Si vous souhaitez participer à cet atelier, merci de vous y inscrire avant le vendredi 27 septembre 2019 à l’adresse suivante : ateliernouveauxoutils@gmail.com . Nous vous serions reconnaissants de préciser si vous vous inscrivez à l’ensemble de la formation ou à la seule journée de hackathon. Quelques jours avant le début de la formation, les stagiaires recevront une liste d’outils qu’ils seront invités à télécharger et à installer sur leur ordinateur portable. La formation est gratuite et ouverte à tous (étudiants de Master, doctorants, postdoctorants, enseignants-chercheurs, …).

AtelierNouveauxOutils2_affiche

Structure du programme :

Lundi 28 octobre 2019

I. Acquisition et nettoyage des données
I.1. Du papier au numérique
I.2. OCRisation – Partie 1 : acquisition et pré-traitement
I.3. OCRisation – Partie 2 : post-traitement

II. Traitement, formalisation et création d’un corpus (début)
II.1. Nettoyer un texte : les regex ou « expressions régulières »
II.2. Lemmatisation (aspects théoriques)

Mardi 29 octobre 2019

II. Traitement, formalisation et création d’un corpus (fin)
II.3. Outils disponibles et formats d’entrée
II.4. Intégrer des métadonnées

III. L’analyse historienne
III.1. Enquêtes élémentaires
III.2. Visualiser les données

Mercredi 30 octobre 2019

IV. Hackathon – Ouvert à tous

Informations pratiques :

Campus Condorcet (Paris), le numéro du local sera communiqué ultérieurement.
28-30 octobre 2019

Comité organisateur :
– Paul Bertrand (UCLouvain)
– Étienne Cuvelier (ICHEC)
– Sébastien de Valeriola (ICHEC, UCLouvain, ULB)
– Nicolas Perreaux (UNamur)
– Nicolas Ruffini-Ronzani (UVSQ / UNamur)

Partenaires :

Consortium COSME2
Campus Concorcet
Institut de Recherche et d’Histoire des Textes
TGIR Huma-Num
« Quaresmi », laboratoire de recherche de l’ICHEC Brussels Management School
« H 37 – Histoire et culture graphiques », groupe de recherche de l’UCLouvain
« Pratiques médiévales de l’écrit », centre de recherche de l’UNamur

Affiche au format PDF : Atelier – Nouveaux outils

Source : COSME2

 

Publié dans Enseignement, Séminaire, Web

Journée d’étude – Le médiévalisme ou le Moyen Âge aujourd’hui

Table ronde : « Le médiévalisme ou le Moyen Âge aujourd’hui »
Lieu : CESM
Date : vendredi 4 octobre 2019, 9-18 heures

Le Moyen Âge est vivant. Il se manifeste dans bien des aspects de notre quotidien : roman historique, série télévisée, bande dessinée, fête villageoise, propagande politique… Ces media véhiculent la doxa de l’obscurantisme moyenâgeux ou, au contraire, d’une période ludique, joyeuse et parfois grivoise qu’on regrette avec nostalgie. Cette résurrection du Moyen Âge ne saurait se cantonner au registre prétendument populaire. Elle touche aussi des approches plus scientifiques, parmi lesquelles l’archéologie expérimentale tient le haut du pavé. Depuis quelques années, les spécialistes s’intéressent à toutes ces résurgences, et ils les analysent dans une nouvelle branche de leur discipline qu’ils nomment le « médiévalisme » et qu’ils distinguent de l’historiographie, centrée davantage sur le travail érudit. Les enjeux de ce nouveau champ du savoir sont essentiels, car la réception du Moyen Âge par nos concitoyens conditionne la reconnaissance sociale de la médiévistique en tant que science et, par conséquent, la survie même de nos disciplines dans un monde démocratique. Le CESCM ne saurait rester à l’écart de cette réflexion.

ob_9efc26_l-adoubement-leighton-1901

Programme :

Martin Aurell (professeur d’histoire médiévale, directeur du CESCM) : « Le médiévalisme : sociologie, pédagogie, art ».

Transmettre la médiévistique à la société globale

Vincent Debiais (chargé de recherche, CRH-AHLoMA (EHESS-CNRS, Paris) : « Adapter le Moyen Âge : citations, évocations, transferts ».
Ileana Sasu (docteur en littérature anglaise médiévale, CESCM) : « User du médiévalisme dans les manifestations scientifiques et pédagogiques ».
Florian Besson (normalien, agrégé d’histoire, docteur en histoire médiévale) : « Louis le Pieux s’assoit sur le trône de fer : les enjeux pédagogiques du médiévalisme ».

User et abuser du Moyen Âge aujourd’hui

Georges Bertin (directeur de recherches en sciences sociales du CNAM des Pays de La Loire) : « De la religiosité médiévale au néo-paganisme contemporain ».
Xavier Storelli (agrégé d’histoire, docteur en histoire médiévale, CESCM) : « L’œuvre de Tolkien entre médiévalisme, traditionalisme et postmodernisme ».
Tina Anderlini (docteur en histoire de l’art, CESCM) : « Vêtir le Moyen Âge à l’écran, une historicité impossible ? ».
Justine Breton (agrégée de lettres, docteur en littérature médiévale, CAREF, Université de Picardie) : « Le Moyen Âge télévisé : un humour (dés)enchanteur ».

Source : CESCM

Publié dans Conférences

Publication – Burchard of Mount Sion, O. P., « Descriptio Terrae Sanctae », éd. John R. Bartlett

In his ‘Description of the Holy Land’, written in Latin around 1283, the Dominican Burchard explores the land in a series of itineraries starting from Acre in the north, and then from Jerusalem in the south. His particular concern is to identify and describe towns and other sites mentioned in the Bible as an aid to pilgrims and biblical scholars. He treated the evidence of the Bible and other sources carefully, he used the evidence of place-names preserved from antiquity, and he knew the land from personal observation, not simply from the writings of his predecessors. His identifications (e.g., of Dan and Beersheba) are not always supported by modern archaeological evidence, but he understood the importance of it, as shown by his explanation of the survival below ground level of early Christian sites, and his discussion of the site of ancient Jerusalem.

Burchard’s work exists in both a longer and a shorter, abbreviated, version. This book contains the Latin texts, drawn from selected manuscripts, complete with apparatus criticus, and translations of both versions. Introductory chapters cover what is known of Burchard and his career, the manuscript evidence for his two versions of the Descriptio and their relationship, an account of the different printed editions of Burchard’s work, a study of his presentation of the geography of the land, and a discussion of early maps showing knowledge of his work. Further chapters explore the churches visited by Burchard, and his use of scripture and other written sources.

Burchard names over four hundred places; the identification of biblical places is central to his work. Consistency in the spelling of biblical place-names deriving from ancient Hebrew or Greek and handed down via Latin, Arabic, and through many biblical translations in different languages, is well-nigh impossible. This book includes a list of the Latin names used by Burchard, together with their English equivalents as commonly used by modern scholars, and also as found in the historical maps of the Atlas of Israel (2nd edition, 1970). Palestine Grid coordinates have been added for ease of precise location on the map. Eight maps have been included to illustrate Burchard’s knowledge of the Holy Land and the Egypt described in his final chapters.

John R. Bartlett was educated at Bury Grammar School and Brasenose College, Oxford, and held a number of positions at Trinity College, Dublin throughout his teaching career. He was Principal of the Church of Ireland Theological College from 1989 until his retirement in 2001. He was President of the Society for Old Testament Study in 2002, and a Member of the Royal Irish Academy in 2005. He worked as a site supervisor on K. M. Kenyon’s excavations in Jerusalem in 1962, on C. M. Bennett’s excavations in Buseirah, Jordan in 1973 and 1974, and as a member of J. M. Miller’s survey of the Kerak Plateau, Jordan in 1979 and 1982. Bartlett’s academic publications have mostly been concerned with the history and geography of kingdoms in Jordan in biblical times, and with the Maccabaean period, with particular interest in the identification of biblical sites.

9780198789512

Table des matières :

Introduction
Descriptio Terrae Sanctae (the longer version, with apparatus criticus, English translation, and notes)
Descriptio Terrae Sanctae (the shorter version, with apparatus criticus, English translation, and notes)
Concordance
Bibliography

Informations pratiques :

Burchard of Mount Sion, O. P., Descriptio Terrae Sanctae, éd. John R. Bartlett, Oxford, Oxford University Press, 2019 (Oxford Medieval Texts). 528 Pages | 7 black and white maps, 216x138mm. ISBN: 9780198789512. Prix : 95 £.

Source : Oxford University Press

Publié dans Publications