Formation – Munich pour médiévistes 2026. Aperçus de la recherche allemande en histoire médiévale / Mediävistik in München 2026. Einblicke in die Arbeit deutscher Forschungsinstitutionen zur mittelalterlichen Geschichte

Quand : 23 au 27 août 2026 à Munich
Date limite du dépôt des candidatures : 1er juin 2026

L’Institut historique allemand (IHA) propose aux étudiant·e·s et doctorant·e·s inscrit·e·s dans une université allemande et/ou française en 2026 une excursion à Munich.

Ce voyage d’étude s’adresse à des étudiant·e·s et doctorant·e·s inscrit·e·s en histoire médiévale et disposant des connaissances de base en français et allemand. Il sera pour les candidat·e·s l’occasion de se familia­riser avec la pratique de la recherche ainsi qu’avec le paysage de la recherche en Allemagne.

Les visites des Monumenta Germaniae Historica, de la Bayerisches Hauptstaatsarchiv, de la Bayerische Akademie der Wissenschaften, de la Ludwig-Maximilians-Universität, de la Bayerische Staatsbibliothek, du Historisches Kolleg ainsi que du Zentralinstitut für Kunstgeschichte sont prévues.

Une attestation d’assiduité sera délivrée aux participant·e·s en vue d’une éventuelle validation de ce voyage d’études auprès des formations doctorales ou de master.

Les frais de participation à cette excursion s’élèvent à 50€ par personne. Les frais de voyage (par défaut en train, 2nde classe, dans la limite forfaitaire de 150€ max.) et d’hébergement (généralement dans des chambres doubles) seront pris en charge par l’IHA.

Si vous souhaitez participer à cette excursion, merci de nous envoyer une lettre de motivation (en français ou en allemand) accompagnée de votre curriculum vitae. Veuillez adresser votre dossier de candidature en indiquant la référence « Munich pour médiévistes » avant le 1er juin 2026 par mail à Justine Audebrand : Jaudebrand@dhi-paris.fr

Wann: 23.–27. August 2026 in München
Bewerbungsschluss: 1. Juni 2026

Das Deutsche Historische Institut Paris (DHIP) organisiert 2026 eine Studienreise nach München für Studierende und Promovierende deutscher und französischer Universitäten und Hochschulen.

Die Studienreise bietet deutschen und französischen Studierenden und Promovierenden der mittelalterlichen Geschichte mit guten Grundkenntnissen in der jeweils anderen Sprache die Möglichkeit, einen vertieften Einblick in das deutsche Wissenschaftssystem zu gewinnen und auf diese Weise den akademischen Austausch zu fördern.

Geplant sind Besuche der Monumenta Germaniae Historica, des Bayerischen Hauptstaatsarchivs, der Bayerischen Akademie der Wissenschaften, der Ludwig-Maximilians-Universität, der Bayerischen Staatsbibliothek, des Zentralinstituts für Kunstgeschichte sowie des Historischen Kollegs.

Eine Teilnahmebescheinigung kann ausgestellt werden.

Die Teilnahmegebühr beträgt 50,- EUR. Die Reisekosten (üblicherweise Bahnfahrt, 2. Klasse, bis max. 150,- EUR) und Übernachtung (in der Regel im Doppelzimmer) werden vom DHI Paris getragen.

Die Bewerbungsunterlagen müssen einen tabellarischen Lebenslauf sowie ein kurzes Motivationsschreiben enthalten. Sie sind bis zum 1. Juni 2026 unter dem Stichwort »Mediävistik in München« an Frau Dr. Justine Audebrand zu richten: Jaudebrand@dhi-paris.fr.

Source : IHA – DHIP

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Offre d’emploi – Ingénieur/Ingénieure d’études chargé(e) de l’édition de corpus numériques (Biblissima+) – H/F

L’École normale supérieure de Lyon produit une recherche de haut niveau dans ses 25 laboratoires et forme par la recherche quelque 2500 étudiants dont 500 doctorants. Elle compte environ 550 enseignants, enseignants-chercheurs et chercheurs et 600 personnels administratifs et techniques.

Dans le classement de Shanghai et QS, elle apparaît parmi les tous premiers établissements français en termes de performance per capita.

Son objectif est d’avoir un impact significatif en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologie tout en irriguant la fonction publique et le monde socio-économique de diplômés rompus à la complexité, capables de produire et transmettre des savoirs.

L’ENS de Lyon met ses ressources au service d’une vision ouverte de la société et des enjeux contemporains qu’elle veut éclairer.

Son budget annuel est d’environ 160 M €.

L’ENS de Lyon est une école dynamique, où la qualité de vie au travail, le développement durable et l’égalité professionnelle représentent des dimensions centrales.

À propos du poste

Le pôle Document numérique (PDN) de la MRSH (Université de Caen Normandie – CNRS) est une unité de soutien à la recherche. Il apporte des solutions de structuration et de diffusion de données en open access aux laboratoires, équipes et services dans le cadre de projets de recherche en sciences humaines et sociales. Le PDN collabore à plus de 60 projets dans le domaine des sciences humaines et des humanités numériques.

L’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT) est une Unité Propre de Recherche du CNRS qui se consacre à la recherche fondamentale sur les manuscrits médiévaux et les imprimés anciens. L’histoire des textes écrits dans les principales langues de culture du pourtour méditerranéen y est traitée dans tous ses aspects : supports matériels de l’écrit, écriture et décoration, contenu textuel, iconographie, diffusion et réception.

MISSIONS :

L’ingénieur(e) d’études sera chargé(e) du développement des outils d’édition, d’indexation et d’exposition en ligne de corpus de gloses, conformément au cahier des charges du schéma d’encodage de l’atelier « Gloses ».

La mission se déroule dans le cadre de l’Équipex+ Biblissima+ (dirigé par Anne-Marie Turcan-Verkerk), selon les objectifs du cluster 5b.

L’équipe encadrante est constituée d’Emmanuelle Kuhry (IRHT Orléans), de Frédéric Duplessis (ENS Lyon) et de Pierre-Yves Buard (PDN Caen).

Le poste sera idéalement basé à l’ENS de Lyon mais en fonction du lieu de résidence du candidat retenu il pourra être basé au Pôle Document Numérique de la MRSH de Caen ou IRHT (Institut de recherche et d’histoire des textes) à Aubervilliers (Campus Condorcet) ou à Orléans.

ACTIVITES :

Activités principales :

Évolution et mise à jour de l’environnement numérique d’édition de gloses :

Outils de de saisie, de structuration et d’indexation des gloses dans XMLMind XMLEditor en lien avec les objectifs du cluster 5b de Biblissima+Configuration du moteur d’affichage MaX pour l’affichage des textes glosés

Alimentation des thesaurus utilisés dans le cadre de cluster 5b avec des concepts ayant trait aux gloses, notamment le thesaurus de description typologique des ressources textuelles produites par les membres du consortium CAHIER

Activités secaires :

Participation à des réunions de travail et échanges avec l’équipe projet

Profil recherché

COMPÉTENCES REQUISES :

Niveau d’études souhaité : Master.

Expérience professionnelle souhaitée : 1 à 3 ans

Connaissances sur l’environnement professionnel :

  • Connaissance des applications et des techniques spécifiques à l’activité (XQuery, XSLT, éditeur XML, outils d’exposition de corpus documentaires et de bases textuelles…)
  • Bonne compréhension des principes d’encodage XML TEI
  • Sensibilisation aux Humanités numériques et aux vocabulaires contrôlés
  • Connaissance du contexte intellectuel et de l’édition de sources anciennes (des connaissances en paléographie des écritures médiévales serait idéales).

Savoir‑faire opérationnels :

  • Maîtrise des langages de structuration de données (XML, schémas, etc.) et des normes et standards de structuration de données (TEI, EAD) 
  • Maîtrise des systèmes de gestion de base de données (en particulier base de données natives XML : BaseX)
  • Maîtrise des langages de transformation et d’interrogation de données structurées (XSLT, XQuery, RestXQ)
  • Maîtrise des principes ergonomiques, techniques et langages du web (CSS, HTML, JavaScript) du maquettage web
  • Savoir rédiger une documentation

Savoirs‑être :

  • Sens de l’organisation et autonomie dans la gestion du temps 
  • Capacité à collaborer au sein d’une équipe pluridisciplinaire
  • Ouverture à l’expérimentation et aux méthodes exploratoires 

Rémunération : selon grille de rémunérationdes agents contractuels de l’ENS de Lyon

Source : ENS Lyon

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Colloque – Pour une archéologie de l’habitat vernaculaire (XVe-XXe siècles)

Rennes
28-31 mai 2026

Université Rennes 2 – Campus Villejean
(bâtiment L, amphi L3)

Société d’Archéologie Médiévale, Moderne et Contemporaine (SAMMC)
Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire (UMR 6566 – CReAAH)

Programme : ici

Dans les dernières années de la décennie 1970, sous l’influence des « vernacular architecture studies » anglo-saxonnes, s’impose progressivement en France l’adjectif « vernaculaire » pour désigner l’habitat que l’on appelait auparavant « traditionnel ».

La définition que l’on peut donner de l’habitat vernaculaire, en s’appuyant sur les réflexions de chercheurs comme Bernard Rudofsky aux États-Unis, Eric Mercer au Royaume-Uni, Christian Lassure en France ou encore François Varin au Canada, est celle d’un habitat d’essence populaire, fruit d’un contexte géographique, social, économique et culturel spécifique, adoptant des modèles architecturaux, des techniques constructives et des matériaux très largement locaux, tout en pouvant assimiler avec le temps des influences extérieures en fonction de l’émergence de besoins nouveaux.

Le concept d’« habitat vernaculaire » s’est utilement substitué au concept d’« habitat traditionnel », prenant ainsi nettement mieux en charge la dimension d’évolution chronologique contre la dimension fixiste et fondamentalement achronique du « traditionnel », même si l’adjectif « vernaculaire » n’est pas exempt lui-même de difficultés, prenant ainsi mal en compte les questions de distinction sociale : l’habitat vernaculaire est l’habitat du plus grand nombre, celui des strates sociales inférieures ou médianes, mais cela n’exclut pas du tout l’existence d’une hiérarchie au sein de celles-ci.

Il faut toutefois bien constater que la notion d’habitat vernaculaire a été essentiellement mobilisée dans les travaux des chercheurs – particulièrement en France – pour désigner, de manière réductrice, l’habitat rural ancien encore visible en élévation au XXe siècle, et particulièrement le bâti agricole qui s’est vu progressivement désigné comme le constituant essentiel de l’architecture dite « vernaculaire ». Si quantitativement, au regard de la proportion de la population que représentaient les paysans (dans toute leur diversité) en Europe jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’habitat paysan peut en effet jouer ce rôle, il est loin d’en être le seul représentant et c’est notamment ce que souhaiterait montrer ce congrès.

Le bâti vernaculaire, dans toute sa variété donc et bien que longtemps délaissé par les savants, représente en volume l’immense majorité des constructions produites dans les sociétés préindustrielles et même des premiers temps industriels. Formant un ensemble initialement considérable, ce bâti est néanmoins très fragile et sujet à une érosion constante qui s’est accélérée depuis la seconde moitié du XXe siècle. La « rénovation » de celui-ci, souvent avec des matériaux inadaptés, et sa transformation, plus ou moins hasardeuse, pour répondre aux aspirations des modes de vie contemporains, font peser une menace continue sur son intégrité et sa préservation.

Souhaitant résolument s’inscrire dans le domaine de l’archéologie des périodes moderne et contemporaine, notre congrès réduira à sa période chronologique la plus récente le champ d’études en se concentrant sur les XVe-XIXe siècles, de la toute fin des temps médiévaux aux premières années du XXe siècle.

Alors que la France s’était pourtant dotée dès le début des années 1960 d’outils pour investir ce domaine, avec la création du service de l’Inventaire général des richesses artistiques de la France, les archéologues – tardivement par rapport à certains pays d’Europe septentrionale et à l’Amérique du Nord – ne se sont intéressés au bâti vernaculaire d’époque moderne et subcontemporaine que depuis la fin du XXe siècle, en lien étroit avec l’essor exponentiel de l’archéologie préventive, qui a entraîné un renouvellement continu des champs d’investigation de l’archéologie.

Si la notion d’« habitat vernaculaire » évoque spontanément le monde rural, le congrès ambitionne de sortir de ce champ restreint (pour autant loin d’être si étudié que cela) pour aborder aussi la question dans le monde urbain (des bourgs aux villes) et les espaces périurbains, les faubourgs par exemple dont l’importance n’a cessé de s’amplifier de la fin du Moyen Âge à nos jours.

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Colloque – Frauen in der spätmittelalterlichen Stadt an Mittel- und Oberrhein. Soziale, ökonomische und rechtliche Perspektiven

Frauen in der Stadt haben bereits seit langer Zeit einen festen Platz in der mediävistischen Forschung, zunächst im Rahmen der Historischen Frauenforschung, später in der Geschlechtergeschichte, Kulturgeschichte und Stadtgeschichte. Der Schwerpunkt lag dabei jedoch größtenteils auf geistlichen Frauen wie Nonnen und Beginen, während weltliche Frauen in den Hintergrund rückten. In räumlicher Hinsicht dominierten lokale und regionale Untersuchungen.

Vor diesem Hintergrund nimmt die Tagung weltliche städtische Frauen in den Städten am Mittel- und Oberrhein in vergleichender Perspektive in den Blick. Welche beruflichen und wirtschaftlichen Betätigungsfelder sind erkennbar? Wie wurden Frauen wahrgenommen? Wie stellten sie sich selbst dar? Welche Rechtsstellung hatten sie? Wie unterschied sich dies bei bürgerlichen und nicht-bürgerlichen Frauen? Die Tagung öffnet den Blick für die bislang weniger beachteten Facetten des Komplexes „Frau und Stadt“ im Spiegel sozialer, ökonomischer und rechtlicher Perspektiven.

Mittwoch, 8. April 2026

12.30 Uhr PD. Dr. Regina Schäfer (Mainz): Einführung in das Tagungsthema

Sektion I: Bürgerinnen und ihre Tätigkeitsfelder
Moderation: Dr. Heidrun Ochs (Mainz)

13.00 Uhr Prof. Dr. Sabine von Heusinger (Köln): Frauen innerhalb und außerhalb der Zunft

13.45 Uhr Dr. Raoul Hippchen (Mainz): Nicht nur die heilige Hildegard. Frauen im mittelalterlichen Bingen am Rhein

14.30 Uhr Kaffeepause

15.00 Uhr Prof. Dr. Sonja Breustedt (Mainz): Zwischen Grundstücksgeschäften und Weinzapfrecht – Frauen mit Bürgerrecht in Frankfurt am Main und Köln im Hoch- und Spätmittelalter

15.45 Uhr Janne van der Loop, M.A. (Hons) (Mainz): Druckerinnen in den Städten am Mittel- und Oberrhein in der ersten Hälfte des 16. Jahrhunderts

16.30 Uhr Kaffeepause

17.00 Uhr Chiara Daab, M.A. (Mainz): Wirtschaftliche Handlungsspielräume von Frauen in den Städten des Mittel- und Oberrheins: Akteurinnen in Zunft, Markt- und Messehandel

Öffentlicher Abendvortrag
Moderation: Dr. Matthias Schmandt (Bingen)

19.00 Uhr Prof. Dr. Christof Rolker (Bamberg): Männer, Frauen und der Rat: Überlegungen zur (Un-)Sichtbarkeit von Frauen in der mittelalterlichen Stadt

Im Anschluss Empfang

Donnerstag, 9. April 2026

Sektion 2: Selbst- und Fremdwahrnehmung
Moderation: PD Dr. Regina Schäfer

9.00 Uhr Dr. Julia Noll (Mainz): Frauen im Stiftungswesen. Bürgerfrauen als Glasmalereistifterinnen im spätmittelalterlichen Köln

9.45 Uhr Dr. Martina Hacke (Düsseldorf): Typische Bürgersfrauen? Das Beispiel der Baselerinnen Barbara Amerbach und ihrer Tochter Margarete anhand ihrer Briefe

10.30 Uhr Kaffeepause

11.00 Uhr Dr. Markus Jansen (Köln): Frauen und Kriegsdienst in rheinischen Städten des Spätmittelalters

11.45 Uhr Dr. Dilshat Harman (Göttingen): Bräute, Ehefrauen und regionale Kostüme: Das Kölner Mädchen in Dürers Skizzenbuch

12.30 Uhr Mittagsimbiss am Tagungsort

13.30 Uhr Anna-Lea Gisela Krampe, M.A. (Bielefeld): Sichtbar hingerichtet, unsichtbar verbannt: Handlungsspielräume, Strategien und Wahrnehmungen der Sodomiterinnen im städtischen Gerichtsverfahren (Speyer, 1477)

14.15 Uhr Prof. Dr. Nina Gallion (Mainz): Im Spiegel der Erinnerung. Weibliche Identität und Memoria in Mainzer Nekrologen

15.00 Uhr Exkursion: Bingen, Museum und Stadt

Freitag, 10. April 2026

Sektion 3: Nicht-Bürgerinnen in der mittelalterlichen Stadt
Moderation: Prof. Dr. Nina Gallion (Mainz)

9.00 Uhr Prof. Dr. Gabriela Signori (Konstanz): Mägde

9.45 Uhr PD Dr. Birgit Wiedl (St. Pölten): Jüdische Frauen in der mittelalterlichen Stadt

10.30 Uhr Kaffeepause

11.00 Uhr Dr. Sabine Klapp (Kaiserslautern): Frauenklöster und Beginengemeinschaften in oberrheinischen Städten am Beispiel von Straßburg, Speyer und Worms

11.45 Uhr PhD James Page (Graz): Labelling, Selbstbestimmung, und (In)Toleranz im Milieu der Sexarbeit. Beispiele aus der Reichsstadt Zürich (14.-15. Jahrhundert)

12.30 Uhr Prof. Dr. Jörg Rogge (Mainz): Zusammenfassung und Schlussdiskussion

13.30 Uhr Tagungsende

Informations pratiques :

08.04.2026 – 10.04.2026

Museum am Strom

Annette Zimmermann (Sekretariat)
Historisches Seminar der JGU Mainz
+49 (0)6131 39-24462
landesgeschichte-mittelalter@uni-mainz.de

Source : H-Soz-Kult

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Journée d’étude – Les oligarchies rurales au Moyen Âge

CIHAM (UMR 5648) | UNIVERSITÉ DE TURIN – ERC DEMALPS
Organisation : Florentin BRIFFAZ, Joséphine MOULIER-CALBRIS, Simon ROZANÈS

22 avril 2026 | 9-17 heures
MSH Lyon St-Étienne | Salle Marc-Bloch
14 avenue Berthelot, Lyon 7e

9 heures9 h 45 | Accueil

9h4510 h 15 | Introduction : Joséphine MOULIER-CALBRIS (Univ. Lyon 3), Florentin BRIFFAZ (Univ. de Turin, ERC DEMALPS ; Univ. Lyon 2), Simon ROZANÈS (Univ. Lyon 2 ; Univ. Paris 8)

Président de séance : Nicolas CARRIER (Univ. Lyon 3)

10 h 15–10h45 Attilio STELLA (Univ. de Vérone) – Chronicle of a Death Foretold. Violence and Social Distinction in a Northern Italian Village (12th‑13th Centuries)

10h45–11h15 | Frédéric BOUTOULLE (Univ. Bordeaux Montaigne, Ausonius) – Porosités sociales et parcours transclasses au sein des élites paysannes gasconnes du XIIIe siècle

11h30–12 heures | Jérôme OKECKI (Univ. Lyon 2) – Le cercle des « reclus » (ʿazzāba) : une forme d’autorité juridique et théologique aux marges de l’Ifrīqiya

12 heures – 12 h 30 | Yaël CAUGNE (Univ. Lyon 3) – Les élites rurales versus les pouvoirs urbains constitués : fabriquer les élites rurales dans les châtellenies urbaines savoyardes à la fin du Moyen Âge (fin XIIIe – début XVIe siècle)

12 h 30 – 12 h 45 | Discussion

Président de séance :
Jean-Louis GAULIN (Univ. Lyon 2)

14 heures – 14 h 30 | Joséphine MOULIER-CALBRIS (Univ. Lyon 3), Florentin BRIFFAZ (Univ. de Turin, ERC DEMALPS ; Univ. Lyon 2) – Représenter et défendre une communauté montagnarde, des Alpes au Massif central : une étude comparée des Gets et de Dienne à la fin du Moyen Âge

14 h 30 – 15 heures | Davide MORRA (Univ. de Turin, ERC DEMALPS ) – Sur les traces d’une « oligarchie de vallée » dans les Alpes occidentales : le cas du Val Pellice (XIVe‑XVe siècles)

15 h 15 – 15 h 45 | Ronan CAPRON (Univ. Lyon 3) – Gouverner le village au nom du bien commun. Le pouvoir de l’oligarchie rurale et ses limites. (Valentinois, mi-XIVe – début du XVIe siècle)

15 h 45 – 16 h 15 | Clément CARNIELLI (Univ. Lyon 2) – Les acteurs du gouvernement dans les villages de Haute‑Provence aux XIVe-XVe siècles. Profils et capacités d’action

16 h 15 – 16 h 30 | Discussion

16 h 40 – 17 heures | Conclusions : Laure VERDON (Aix-Marseille Université, TELEMMe)

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Appel à contribution – Les motifs épigraphiques sur les objets du Moyen Âge et de la Première Modernité

Revue Le Moyen Âge

Numéro coordonné par Anne-Clothilde Dumargne (MRAH-KMKG), Sarah Flitti (Sorbonne Université) et Julie Marchand (ULB, MRAH-KMKG) 

Dans les sociétés pré-typographiques, le rapport à l’écrit revêt une importance fondamentale, tant dans les pratiques visuelles, que sociales et cognitives. Les inscriptions signifiantes (textes lapidaires, commémoratifs, votifs, dédicaces, signatures, légendes, etc.) occupent une place majeure dans certains milieux sociaux et culturels et ont fait l’objet d’importantes recherches dans l’historiographie des relations entre épigraphie et histoire de l’art médiéval et de la première modernité. Ces travaux ont notamment souligné comment les inscriptions peuvent être comprises non seulement comme des sources textuelles, mais aussi comme des dispositifs visuels intégrés à l’architecture ou aux objets, liant écriture, image et fonction sociale des œuvres. 

En revanche, les inscriptions a priori non signifiantes (pseudo-inscriptions, suites de lettres sans signification apparente, imitations graphiques de systèmes d’écriture) ont souvent été négligées par les approches strictement paléographiques ou philologiques. Or, ces “fausses” inscriptions généralement interprétées comme des erreurs textuelles, des retranscriptions maladroites ou des preuves d’analphabétisme, sont aussi des objets graphiques ayant leur propre statut visuel et fonctionnel, qui participent d’une culture graphique mobile et contextuelle spécifique (Napolitano 2019). 

Si l’épigraphie comme discipline académique a longtemps privilégié des corpus d’inscriptions textuellement significatives, cet appel à contributions entend démontrer le potentiel d’un champ de recherche consacré à ces motifs épigraphiques, comme témoins de pratiques d’écriture et de communication – qu’il s’agisse d’inscriptions dépourvues de lecture immédiate ou de graphies imitées à des fins décoratives ou sémantiques – à la croisée de l’histoire de l’écriture, de l’histoire visuelle et de l’anthropologie historique. 

Ce numéro thématique espère contribuer à l’étude des rapports entre écriture, image et matérialité, en mettant en lumière ces formes épigraphiques à la frontière du lisible et du visible. Centré sur les motifs épigraphiques visibles sur des objets du Moyen Âge et de la Première Modernité (XIe-XVIIe siècles) produits ou circulant par/dans les mondes chrétiens et islamiques, il invite les chercheurs et chercheuses à explorer ces phénomènes selon les axes suivants (non exclusifs) :

1. Matérialité visuelle des motifs épigraphiques

  • Formes, dimensions, langues et systèmes graphiques mobilisés
  • Lettrage, mise en page, supports et techniques
  • Rythmes et sens de lecture 
  • Articulation entre texte et décor
  • Processus d’ornementalisation de l’écriture

Comment et pourquoi les lettres et formes épigraphiques sont-elles mobilisées comme motifs décoratifs ? Quelles sont les pratiques de mise en espace et en mots utilisées ? Dans quelle mesure l’écriture s’apparente-t-elle à une image ? 

2. Contextes de production et de réception des objets

  • Conception, ateliers, signatures et rôle des scripteurs et/ou des artisans
  • Circulation des modèles
  • Usages sociaux et contextes de réception

Comment ces motifs étaient-ils perçus et interprétés par leurs contemporains ? Quelle place occupaient-ils dans les environnements domestiques, religieux ou socio-culturels ?

3. Approches relationnelles et comparatives

  • Objets d’une même typologie portant des inscriptions comparables
  • Objets de typologies différentes mobilisant des motifs similaires
  • Transferts formels et culturels

L’étude sérielle ou comparative permet-elle de mieux comprendre les logiques de diffusion et d’adaptation de ces motifs ?

4. Pratiques sociales, agentivité et dynamiques transculturelles

  • Inscriptions exposées ou cachées
  • Rapport entre mobilité de l’objet et agentivité de l’écriture
  • Motifs incorporés (textiles, vaisselles… )
  • Engagement des sens dans l’appréhension de l’objet épigraphique

Pouvoir symbolique de la répétition, du rythme et de la scansion des lettres, mots ou phrases

5. Enjeux méthodologiques et terminologiques

  • Déchiffrements en cours
  • Identification et reconnaissance des inscriptions et pseudo-inscriptions
  • Définition et typologie des objets concernés
  • Pertinence des catégories : « décorations épigraphiques », « motifs d’inscriptions », « pseudo-écritures »

Comment distinguer écriture signifiante et écriture non signifiante ? Quels outils théoriques et méthodologiques permettent d’analyser ces objets ?

Dans quelle mesure le caractère non signifiant de certaines inscriptions participe-t-il néanmoins de leur efficacité symbolique ? Comment ces motifs opèrent-ils dans des contextes transculturels ?

Modalités de participation

Les propositions pourront s’inscrire dans une perspective historique, anthropologique, philologique, ou issue des études culturelles, visuelles et matérielles. Une attention particulière sera portée aux contributions croisant analyse formelle et approche socio-culturelle.

Les auteurs sont invités à soumettre : 

  • un titre provisoire,
  • un résumé d’environ 500 mots,
  • une courte notice biographique et jusqu’à 5 publications notables de l’auteur,
  • le statut et l’institution de rattachement de l’auteur 

Par email aux coordinatrices du numéro thématique, en copie : 

Calendrier prévisionnel 

  • Date limite d’envoi des contributions : 15 mai 2026 
  • Annonce de la sélection des propositions : 29 mai 2026 
  • Date limite d’envoi des articles rédigés (50 000 signes maximum, notes et espaces compris) : 15 décembre 2026. Les consignes relatives à la mise en forme des manuscrits sont consultables sur le site de la revue : https://shs.cairn.info/docs/Regles_d_edition.pdf?lang=fr 
  • Les articles acceptés seront évalués de manière anonyme, selon le principe de l’expertise en double aveugle (peer review), conformément aux usages de la revue. 
  • Mise en ligne des articles : 2027.

Danièle Alexandre-Bidon, Dans l’atelier de l’apothicaire. Histoire et archéologie des pots de pharmacie. XIIIe-XVIe siècle, Paris, Picard, 2013.

Finbarr Barry Flood et Beate Fricke, Tales Things Tell: Material Histories of Early Globalisms, Princeton, Princeton University Press, 2024.

Brigitte Bedos-Rezak et Jeffrey F Hamburger (dir.), Sign and Design: Script as Image in Cross-Cultural Perspective (300-1600 CE), Washington, Dumbarton Oaks Research Library and Collection, 2016.

Sheila Blair, Islamic Inscriptions, Édimbourg, Edinburgh University Press, 1998.

John P. Bodel et Stephen D. Houston, The Hidden Language of Graphic Signs: Cryptic Writing and Meaningful Marks, Cambridge-New York, Cambridge University Press, 2021.

Vincent Debiais, Inscrire l’art médiéval : objets, textes, images, Turnhout, Brepols, 2024.

Antony Eastmond (dir.), Viewing Inscriptions in the Late Antique and Medieval World, New York, Cambridge University Press, 2015.

Aden Kumler, « Writing on the World Beyond the Page: Medieval Inscriptions as Facta and Ficta», Deutsche Vierteljahrsschrift für Literaturwissenschaft und Geistesgeschichte, 97, no 2, 2023, p. 447‑484.

Ennio G. Napolitano, Arabic inscriptions and pseudo-inscriptions in Italian art, thèse de doctorat, université de Bamberg, 2019 ; doi: 10.20378/irbo-54582. 
Don C. Skemer, Binding Words: Textual Amulets in the Middle Ages, University Park, Pennsylvania State University Press, 2006.

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Appel à contribution – 78th Conference of the International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions (ICHRPI)

Barcelona, Spain, 1-4 September 2026

We are pleased to inform you that the 78th Conference of the International Commission for the History of Representative and Parliamentary Institutions (ICHRPI) will take place in Barcelona from 1 to 4 September 2026. The conference will be hosted by the Pompeu Fabra University, in collaboration with the Parliament of Catalonia, the Department of Humanities of the Pompeu Fabra University, the European Observatory on Memories (EUROM) of the Fundació Solidaritat UB, the Jaume Vicens Vives Institute of History (IUHJVV), and the Catalan Society for Historical Studies of the Institute for Catalan Studies (SCEH/IEC).

In this regard, we invite all researchers in the field to present their paper proposals. The languages of the conference will be: Catalan, Spanish, English, French, and German.

Conference themes

1) Parliamentary and representative institutions. From the peace and truce assemblies to the cortes of the Crown of Aragon.

2) Parliamentary and representative institutions. From the Middle Ages to the present day. Cities, states, nations, empires, colonies and supranational organizations.

3) Parliamentary and Representative Institutions in extraordinary contexts: Crises, wars, revolts, and revolutions.

4) The actors of parliamentary life and representative assemblies: biography, prosopography, sociology, political parties, groupings and convergences.

5) Procedures, parliamentary work and functioning of the assembly. External projection, transparency and corruption within parliamentary and representative institutions.

6) Parliamentary and representative institutions versus other powers (executive, judicial, economic, religious and media).

7) Parliamentary and representative institutions. Memory policies, conflicting contemporary narratives and (dis)memories.

8) Parliamentarism and Anti-Parliamentarism. Parliamentary speeches and hate speech.

Submission deadline for presenting papers to the conference

Abstracts of no more than 200 words, in English, French, German, Catalan or Spanish, referring to one of the themes proposed, should be submitted by 30 April 2026 to conference.ichrpi2026@upf.edu.

Notification of the acceptance of papers will be made by 31 May 2026.

The conference programme will be published by 7 June 2026.

Conference fees :

100 euros for members of the ICHRPI, of the UPF and for degree and postgraduate students

150 euros for other scholars

80 euros for accompanying partners

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École d’été – Geschichte schreiben (8. bis 16. Jh.). SCRIPTO Workshop

Die schriftliche „Erzählung dessen, was vollbracht wurde, wodurch das, was in der Vergangenheit geschah, bekannt wird“, wie Isidor von Sevilla (gest. 636) Geschichte definiert, gehört zu den literarischen Gattungen seit der Antike. Doch mussten die Berichterstatter im Mittelalter und in der Frühen Neuzeit eigene Wege finden, um Vergangenes festzuhalten, sowohl was den Inhalt als auch die mediale Gestalt angeht.

Der SCRIPTO-Kurs „Geschichte schreiben“ setzt sich zum Ziel, anhand ausgewählter Originalhandschriften aus dem 8. bis 16. Jh. aus den reichen Sammlungen der Österreichischen Nationalbibliothek die medialen Strategien zu erklären, welchen Geschichtsschreiber und ihre Leser folgten, um dem Anspruch gerecht zu werden, „das, was erinnerungswürdig ist, der Schrift anzuvertrauen“ (Isidor). Dabei werden sowohl die nachklassische Rezeption antiker Historiographen wie Caesar oder Livius berücksichtigt als auch die schriftliche Fixierung von neuen historischen Erzählungen.

Die Teilnehmerinnen und Teilnehmer werden unter der Leitung von Prof. Dr. Michele C. Ferrari (Friedrich-Alexander-Universität (FAU), Erlangen-Nürnberg), Akad. Dir. Dr. Stefan Weber (FAU, Erlangen-Nürnberg), Dr. Katharina Kaska (Direktorin der Sammlung von Handschriften und alten Drucken der Österreichischen Nationalbibliothek, Wien) und Dr. Veronika Drescher (Österreichische Nationalbibliothek, Wien) in zwei mehrstündigen Sitzungen wertvolle Originalhandschriften des 8. bis 16. Jh. studieren. Im Kurs enthalten sind zudem eine Führung in der Österreichischen Nationalbibliothek sowie eine Führung durch das mittelalterliche Wien durch Dr. Christoph Egger (Institut für Österreichische Geschichtsforschung).

Die Anzahl der Teilnehmerinnen und Teilnehmer ist begrenzt. Kursbeginn ist am Mittwochnachmittag, Kursende am Freitagnachmittag, bitte beachten Sie dies bei der Planung von An- und Abreise.

Kursprachen sind Deutsch und Englisch.

Die Teilnehmerinnen und Teilnehmer erhalten nach Abschluss des Kurses ein Teilnahme-Zertifikat der Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg (FAU), das einen Workload bescheinigt, der max. 5 ECTS entspricht.

Die Teilnahmegebühr beträgt 400 € (Bitte beachten Sie, dass in der Gebühr keine Reise- und Aufenthaltskosten enthalten sind).

Bewerbungsschluss ist der 1. Mai 2026.

Bewerbungen mit vollständigem Lebenslauf senden Sie bitte postalisch (mit Kennwort „SCRIPTO Wien“ auf dem Umschlag) an:

Prof. Dr. Michele C. Ferrari
Friedrich-Alexander-Universität
Mittellatein und Neulatein
Kochstr. 4/3
91054 Erlangen

oder per E-Mail mit Kennwort „SCRIPTO Wien“ im Betreff an Dr. Stefan Weber unter stefan.weber@fau.de.

Source : Friedrich-Alexander-Universität

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Web – Du nouveau du côté des répertoires de cartulaires

Accès : ici

En 2005-2006, après des années d’attente, une première base de données consacrée aux cartulaires français apparaissait en ligne. Vingt ans plus tard, elle fait peau neuve, largement revue grâce au soutien de Biblissima+ : le contenu des notices a été nettoyé largement, toutes les données relatives aux cartulaires du Sud-Est de la France (publiées en version papier en 2003 : Isabelle Vérité (et alii), Répertoire de cartulaires français Provinces ecclésiastiques d’Aix, Arles, Embrun, Vienne Diocèse de Tarentaise, Paris, CNRS éditions, 2003) sont maintenant en ligne, tandis que les informations contenues dans les fiches de la section de diplomatique disponibles jusqu’ici sur RegeCart (https://regecart.irht.cnrs.fr/), sans relation avec la base CartulR, ont été ajoutées. Le répertoire a donc cru d’un bon tiers et est publié ici dans une nouvelle édition, améliorée et techniquement plus aisée à utiliser.

Un nouveau répertoire s’ajoute à celui-ci : celui des cartulaires ecclésiastiques wallons, que Nathalie Verpeaux avait publié sous format PDF dans le cadre d’un projet posdoctoral FNRS sur le site PraME de l’UNamur en 2006. Les données ont été revues, restructurées et publiées ici en base de données plus aisée à interroger, dans une nouvelle édition, grâce au travail de Marceau Brootcorne et François Hermand.

Enfin, un répertoire inédit complète l’ensemble : celui des cartulaires ecclésiastiques italiens, lancé par Jean-Marie Martin et Cristina Carbonetti en 2012, dans le cadre des programmes de l’École française de Rome. Le voici enfin mené à bien et publié dans une version évolutive, par les soins de Giorgia Vocino.

Les données de ces trois répertoires suivent la même structure et sont ainsi interrogeables aisément, en open access, suivant les principes FAIR, dans la même collection scientifique, dans le cadre de TELMA/IRHT, sous la direction de Paul Bertrand, avec toute la section de diplomatique de l’IRHT, Sébastien Barret et Marlène Helias Baron, ainsi que Giorgia Vocino, grâce aux compétences techniques de Cyril Masset (IRHT).

Source : Telma

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Appel à contributon – Construire la déviance religieuse en Islam et dans les chrétientés médiévales

Journée d’étude, 12-13 novembre 2026

Organisateurs : Cyrille Aillet, Université Lumière Lyon 2, CIHAM (UMR 5648) Enki Baptiste, INALCO, CERMOM (EA4091) Valentina Toneatto, Université Lumière Lyon 2, CIHAM (UMR 5648)

Cette journée d’étude propose d’explorer les processus de construction de la déviance religieuse dans les deux traditions monothéistes du christianisme et de l’islam médiévaux, à travers l’analyse du vocabulaire et des représentations discursives et picturales de l’exclusion religieuse. La discrimination s’appuie en effet sur un lexique de la stigmatisation et de la différenciation qui prend racine dans le registre de la polémique, se diffuse dans différents domaines de la culture écrite et visuelle, mais peut aussi gagner le domaine du droit.

Pour comprendre la manière dont les discours, tant verbaux que visuels, créent des représentations qui dépassent la réalité et contribuent à “inventer” l’autre comme groupe à exclure ou à combattre, nous nous intéresserons aux mécanismes par lesquels les pouvoirs religieux et laïcs définissent et catégorisent l’altérité religieuse, en portant une attention particulière à la fois aux langages théologiques et littéraires, aux images ainsi qu’aux langages du droit, dont il sera intéressant de faire émerger la porosité et les influences réciproques dans la mise au point de l’accusation d’hérésie et plus généralement de déviance religieuse. Nous encourageons les études portant sur diverses typologies de sources produites entre le IVe et le XVe siècle dans les aires culturelles latine, byzantine et arabe.

Les axes de recherche privilégiés s’articulent autour des domaines de disqualification suivants :

  • l’animalité : métaphores bestiales, comparaisons avec des animaux réels ou mythiques
  • la sauvagerie : opposition entre domestiqué/sauvage, civilisé/barbare
  • les anomalies physiques : difformités, maladie de l’âme, folie
  • la sexualité et le genre : métaphores sexuées dépréciatives, contre-modèles genrés
  • l’économie : accusations de mauvais comportement économique
  • le champ du politique : le désordre, la désobéissance, le chaos et la discorde (la fitna en arabe).

Modalités de contribution

Les propositions de communication d’une page maximum, assorties d’une courte biographie, sont à envoyer avant le 15 mai 2026 aux trois organisateurs :

  • Cyrille Aillet (cyrille.aillet@univ-lyon2.fr)
  • Enki Baptiste (enki.baptiste@inalco.fr
  • Valentina Toneatto (valentina.toneatto@univ-lyon2.fr)

Projet 

Construire l’altérité par le langage: discours de stigmatisation et processus d’exclusion au Moyen Âge (Occident latin, Byzance et mondes islamiques, IVe–XVe siècle)

Ce programme prend la suite d’autres initiatives comparatistes comme le projet européen RELMIN, qui portait sur le « statut légal des minorités religieuses dans l’espace euro-méditerranéen des Ve–XVe siècle ». Si les travaux en histoire sociale et économique et en histoire religieuse de l’Occident médiéval ont déjà fait émerger de l’ombre certaines catégories tels que les pauvres, les criminels, les lépreux, ceux qui pratiquaient des métiers infamants ou encore les étrangers et les hérétiques, ces recherches se sont surtout focalisées sur les aspects socio-économiques et juridiques de la marginalisation, ou sur le versant religieux à la fois de la mise sous tutelle ou, au contraire, de la mise à l’écart, voire de la persécution d’une partie de la population.

Pour le Moyen Âge latin en particulier, Robert I. Moore avait élaboré la théorie d’une « société de persécution », rassemblant dans un même processus d’émargination sociale des groupes à l’apparence disparate (juifs, hérétiques, homosexuels, indigents, travailleurs déconsidérés…) en tant que cibles d’une oppression systématique exercée par le pouvoir politique. En s’inspirant en partie de l’entreprise de Moore, Giacomo Todeschini a pu déterminer les modalités d’élaboration du code social de l’exclusion en Europe sur la longue durée. Son analyse de la littérature théologique, notamment franciscaine, a mis en lumière les processus par lesquels certains groupes furent retranchés de la communauté chrétienne en raison de leur provenance, de leurs actes délictueux, ou de leur condition sociale. Les hérétiques comptent parmi ces exclus frappés d’infamie et l’historiographie récente sur l’hérésie a démontré que les auteurs ecclésiastiques ont largement « forgé » ce phénomène, requalifiant toute dissidence d’ordre politique, social ou économique à l’égard du clergé en menace à éradiquer, jusqu’à l’assimiler à un crime de lèse-majesté divine nécessitant un arsenal juridique et des procédures canoniques d’exception. Néanmoins les articulations entre dissidence religieuse et autres formes de marginalité demeurent insuffisamment explorées, malgré l’existence avérée de passerelles discursives et juridiques entre la représentation des hérétiques et celle d’autres groupes stigmatisés.

Pour les mondes musulmans médiévaux, les recherches se sont orientées dans deux directions principales. En premier lieu, un champ de recherche fécond sur l’ethnicité et l’identité a récemment renouvelé en profondeur nos connaissances sur les dynamiques d’intégration ou d’extranéisation de communautés. Kurdes, Berbères, Persans et Arabes ont fourni autant de cas d’étude mettant en lumière ces dynamiques socio-politiques intimement liées à la fabrique de discours sur la norme et de la déviance. En second lieu, l’intérêt pour les notions problématiques d’orthodoxie et d’hétérodoxie appliquées à l’islam s’est également développé, avec l’accroissement des travaux sur les dissidences et les minorités religieuses. À la vision longtemps admise d’un champ religieux polarisé dès les origines par un sunnisme central triomphant s’est substituée celle d’une mosaïque d’appartenances collectives dès la fin de la première guerre civile (656–661). Cela a eu pour effet de ramener au centre des débats la question de l’élaboration de la norme et donc également des contours de la déviance dans les discours théologiques et juridiques, à mesure que les identités communautaires se sont cristallisées. Enfin, des recherches en histoire sociale, encore très insuffisantes cependant, s’intéressent aux mouvements de révolte et aux populations “subalternes”, marginalisées ou placées en retrait de la société et de ses normes : populations serviles, pègres et milices urbaines, rebelles, vagabonds et soufis antinomiens…

En souhaitant renouveler l’approche du thème de l’altérité et de l’exclusion, nous proposons de mettre davantage en lumière les processus de construction des représentations en montrant de quelle façon le langage tant verbal que visuel peut créer des images qui ont plus de force que la réalité elle-même et qui l’infléchissent, en allant jusqu’à « inventer » l’autre, en en faisant un groupe à condamner et à exclure, voire un adversaire à combattre. Aborder le thème de la construction de l’autre par le biais du langage permettrait de ne pas se focaliser sur un type donné de marginaux appréhendés du point de vue de l’histoire sociale ou religieuse en tant que groupe au sein de la société médiévale, mais de cibler les processus de construction de la différence par rapport à une norme qu’ils contribuent à bâtir, en enquêtant sur la perméabilité des qualifications de l’altérité qui façonnent la réalité en la pliant aux nécessités du pouvoir.

On s’intéressera donc à la formation et à l’usage politique de procédés lexicaux, rhétoriques, ainsi que visuels, qui décrivent et définissent l’autre par la stigmatisation de sa différence (réelle ou présumée), qui le catégorisent le qualifiant juridiquement, et le font exister par la façon dont il est nommé, en finissant par produire un effet de mise à l’écart, voire de ségrégation ou encore de persécution. Dans ce contexte, parmi les langages d’autorité produits par les pouvoirs religieux et laïcs, il est nécessaire de tenir compte des langages du droit qui produisent des qualifications juridiques contraignantes et il s’avère fondamental d’interroger les usages de l’accusation, de type polémique ou juridique, en tant qu’élément de construction de la différence et de sa condamnation. 

Prenant appui sur l’analyse des langages, nous voudrions interroger des sources de type très varié, produites, diffusées ou commanditées par les pouvoirs religieux et laïcs, allant des sources théologiques aux textes littéraires et poétiques, aux récits historiques, aux images peintes et sculptées, aux textes juridiques, dans les aires culturelles latine, byzantine et islamiques et sur le temps long, du IVe au XVe siècle.

Les langages disqualifiants peuvent emprunter à différents domaines, qui viennent parfois se croiser et se superposer dans les sources, et dont il est nécessaire de comprendre l’usage. Ainsi nous interrogerons les domaines suivants :

  • l’animalité, exprimée par les métaphores et les comparaisons avec des animaux réels ou mythiques/imaginaires
  • ce champ croise celui de la bestialité et de la sauvagerie, où le sauvage s’oppose au domestiqué, qu’il s’agisse de l’homme semblable à une bête, ou de l’espace non civilisé qui s’oppose à l’espace ordonné et apprivoisé par l’homme
  • les anomalies physiques et les difformités, champ qui croise aussi celui, plus vaste, de la maladie de l’âme et de la folie
  • la sexualité et le genre, par le biais par exemple de comparaisons sexuées dépréciatives, de métaphores qui renvoient à une sexualité débridée ou bestiale, de contre-modèles tels que celui de la femme sournoise et séductrice…
  • l’économie, lorsque l’accusation de mauvais comportements économiques devient source de discrimination
  • le champ du politique, puisque l’altérité est souvent assimilée au désordre, à la désobéissance, voire au chaos et à la discorde (la fitna en arabe).

Selon les époques et les contextes, tant dans la chrétienté latine et grecque que dans le monde arabe, ont pu être ciblés l’hétérodoxie, le paganisme, les minorités (religieuses, politiques, ethniques…), différents groupes sociaux (paysans, travailleurs pauvres…), différentes formes de marginalité (mendiants, malades, étrangers…), mais aussi le crime politique et la lèse-majesté.

On se demandera donc pourquoi certains individus ou groupes sont décrits par un langage donné, quelle est sa finalité et son utilité pour définir éventuellement une démarche politique (condamner la révolte et réprimer la rébellion, construire la communauté, renforcer le pouvoir politique laïc ou religieux, etc.) et comment certains individus peuvent être la cible d’attaques qui jouent sur des plans lexicaux multiples dans le but de renforcer leur mise à l’écart voire leur condamnation.

L’idée est en effet d’étudier les croisements et les intersections entre différents discours en prêtant une attention particulière à leur formation sur la longue durée, à leurs développements et spécialisations dans le temps et dans différents contextes, à leur cristallisation éventuelle dans des figures honnies et des modèles négatifs.

Le projet prévoit trois journées d’études, organisées autour de trois thématiques connectées :

  • la première JE (12–13 novembre 2026) interrogera le problème de la déviance religieuse et entend cibler l’hétérodoxie, le paganisme et les minorités religieuses;
  • la deuxième rencontre (avril 2027) interrogera les altérités sociales, l’altérité de mode de vie et l’image de l’étranger, dans le cas des minorités ethniques par exemple, dans le domaine religieux et laïc ; 
  • une troisième rencontre (novembre 2027) ciblera plus précisément le domaine du politique (la rébellion, le crime politique, la lèse-majesté…).

Source : Calenda

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