Appel à contribution – Corps masculins défaillants. Corps, genre et masculinités dans l’Occident médiéval (IVe-XVe siècle)

28-29 janvier 2027, Institut historique allemand de Paris

En 589, à Poitiers, des nonnes révoltées contre leur abbesse portent une grave accusation à son égard : elle cacherait au sein de la clôture « un homme qui, habillé de vêtements féminins, passait pour une femme alors qu’il était prouvé de toute évidence que c’était un homme et qu’il était assidûment au service de l’abbesse elle-même[1]». Une enquête est menée : l’homme affirme ne pas connaître l’abbesse et, surtout, ne pouvoir accomplir aucun acte viril (dixit se nihil opus posse virile agere). Face à l’insistance de Chrodielde, la meneuse des révoltées, on fait chercher Reoval, le médecin chef de l’abbaye, qui affirme avoir coupé les testicules de l’homme alors qu’il était enfant et malade de l’aine. L’abbesse actuelle, ajoute-t-il, n’en savait rien : son honneur est sauf et les nonnes révoltées cherchent alors d’autres accusations. Le récit est particulièrement clair : l’eunuque de Poitiers n’est pas véritablement considéré comme un homme car, ne pouvant avoir une sexualité active et procréative, il doit se vêtir en femme et n’est plus une menace pour la clôture monastique. Son existence interroge les catégories de la masculinité et du corps viril : peut-on être un homme lorsque l’on habite un corps castré ou incomplet ? Quelles reconfigurations des identités de genre engendrent les mutilations et, plus largement, les défaillances du corps masculin ? C’est cette question que souhaitent aborder les journées d’étude « Corps masculins défaillants. Corps, genre et masculinités dans l’Occident médiéval (IVe-XVe siècle) » qui se tiendront les 28 et 29 janvier 2027 à l’Institut historique allemand de Paris. En centrant le propos sur l’Occident latin et ses marges – la question ayant déjà été abondamment traitée pour Byzance[2] – on étudiera les continuités et les ruptures mais aussi la circulation des modèles de masculinité entre l’Antiquité tardive et la fin du Moyen Âge.

            L’historiographie a mis en avant l’importance donnée au corps dans les pratiques et les discours produits par la société médiévale sur la masculinité[3]. De nombreuses attentes pèsent ainsi sur les corps[4] : celui de l’homme laïc doit de préférence être beau, musclé, robuste, véloce et de haute stature. Les organes sexuels masculins, qui démontrent sa capacité à engendrer des héritiers, tout comme sa pilosité, dans certains contextes sociaux, distinguent également le corps de l’homme laïc viril[5]. De ces critères physiques découlent un ensemble de représentations qui conditionnent les rôles et comportements socialement genrés attribués aux hommes.

Pourtant, les corps masculins sont vulnérables face aux accidents. Les séquelles causées par la guerre, la maladie ou le handicap peuvent altérer les capacités physiques d’un individu, tandis que la vieillesse naturelle peut les diminuer. Certaines vexations corporelles peuvent être infligées de manière volontaire à la suite d’une décision judiciaire, comme dans le cas de peines imposant des mutilations corporelles[6], résulter d’un acte criminel ou être la conséquence de conflits violents. Enfin, d’autres amputations volontaires peuvent être le résultat d’un acte médical[7], ou, plus rarement, d’une mutilation que l’individu s’inflige à lui-même, à l’instar de la célèbre autocastration d’Origène[8]. Toutes ces réflexions ont été amplement renouvelées ces dernières années par les disability studies, qui proposent de nouveaux schémas d’interprétation des corps médiévaux[9].

Ces atteintes portées aux corps masculins produisent des recompositions entre des modèles de masculinités dominants, tels qu’ils ont été conceptualisés par Raewyn Connell[10], et d’autres formes de masculinités. Dans certains cas, le corps diminué ou mutilé peut contribuer à remettre en question la masculinité, voire, volontairement, à la dégrader publiquement[11]. Face à cette vulnérabilité du corps masculin, certains historiens ont noté une forme d’anxiété née de la peur de certains hommes de voir leurs masculinités ainsi fragilisées[12]. Pour autant, les conséquences de ces dégradations physiques ne doivent pas toujours être pensées comme négatives. Elles peuvent aussi être vues par les acteurs comme un évènement souhaitable : les castrations volontaires de certains ecclésiastiques, tout en restant interdites par l’Église, sont ainsi un moyen de se libérer des affres du corps. Dans d’autres circonstances, le fait de posséder un corps qui n’est pas complètement masculin n’est pas un critère déterminant et l’on note même parfois une relative indifférence à l’égard des corps anatomiquement incomplets, comme celui des hermaphrodites de la fin du Moyen Âge[13].

Afin de percevoir l’articulation entre les corps et les masculinités, on convoquera dans la mesure du possible un vaste corpus de sources, textuelles, archéologiques ou iconographiques, permettant ainsi de croiser les points de vue. L’arc chronologique envisagé va de l’Antiquité tardive, à partir du moment où le christianisme est majoritaire et change la conception des corps, jusqu’à la fin du Moyen Âge, qui est une période de renforcement de la polarité des genres et de plus forte condamnation des déviances et des différences[14]. Les communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des trois axes suivants, qui ne sont pas restrictifs.

Axe 1 – Genre et soin du corps

Le corps blessé ou défaillant doit faire l’objet de soins spécifiques. Qu’il s’agisse d’une blessure ou d’une mutilation, voire d’une maladie ou de la vieillesse, la défaillance du corps masculin suppose une adaptation de la personne et de son entourage. Diverses sources évoquent, souvent en passant, les changements nécessaires pour contourner l’impotence d’un homme : les rois âgés et obèses, comme Guillaume le Conquérant, ne peuvent plus monter à cheval ; les hommes blessés sont conduits sur le tombeau des saints par leurs proches. Les légendes peuvent s’en faire l’écho : dans la littérature arthurienne, le Roi pêcheur ou Roi blessé, Méhaigné, est blessé aux jambes et ne peut se déplacer seul. Sa blessure est aussi morale, spirituelle, et plonge son royaume entier dans la désolation, d’autant qu’elle l’empêche d’avoir un héritier. À l’inverse, certaines atteintes peuvent être minimisées ou cachées pour ne pas remettre en cause la virilité de l’homme blessé ou mutilé. Toutes ces dispositions constituent autant d’arrangements genrés qu’il serait intéressant de mettre en évidence, en les articulant à une histoire des corps et du genre.

Axe 2 – Corps affligés et légitimité à exercer le pouvoir

Comme le rappelle Isidore de Séville, la force physique (vis) est présentée comme une caractéristique masculine[15]. Elle justifie pour lui la domination des hommes et apparaît plus largement comme un facteur de légitimité pour exercer le pouvoir. Par conséquent, on s’interrogera sur la manière dont les atteintes corporelles ou le handicap, en portant préjudice à la masculinité, pouvaient contribuer à fragiliser l’autorité politique des princes[16]. C’est ce qu’illustre le cas de Charles de Provence, épileptique et dont l’administration du royaume échoit à ses proches. Les mutilations corporelles apparaissent d’ailleurs comme des peines infamantes permettant de punir et d’exclure des rivaux politiques : en témoigne certaines peines de castration[17], la pratique de la tonsure chez les Mérovingiens ou la peine de décalvation imposée par les Wisigoths aux usurpateurs[18]. Les attaques sur les marqueurs de la masculinité se révèlent ainsi être de véritables armes dans le cas de conflits politiques[19]. Mais les défaillances corporelles ne sont pas toujours un obstacle à l’exercice du pouvoir : la longue maladie dont souffre toute sa vie le roi du Wessex Alfred ne semble pas l’empêcher de gouverner. Sous la plume du moine Asser, la maladie du roi devient un atout qui démontre sa force morale et son triomphe sur la chair[20]. De ce fait, on verra comment les discours sur les corps sont autant le reflet des pratiques sociales et politiques que des outils discursifs destinés à légitimer ou remettre en question l’autorité des grands. 

Axe 3 – Corps masculins et statuts sociaux

Le sujet invite également à s’interroger sur les différentes masculinités et les attentes qu’elles font peser sur les corps. Ces modèles distincts de masculinité correspondent souvent, à la période médiévale, aux différents groupes sociaux. On peut d’abord se poser la question pour les laïcs, en distinguant les élites des hommes issus des classes inférieures. De fait, la masculinité laïque à l’époque médiévale a été principalement étudiée à travers le prisme des hommes de l’élite, chez qui la masculinité s’exprime par les exploits guerriers et plus généralement par l’exercice de la violence. Mais qu’en est-il des inermes qui ne portent pas les armes, dont le corps peut être abîmé par le travail et qui se distinguent supposément des guerriers par des traits physiques caractéristiques ? Les sources questionnent-elles la masculinité de ces hommes exclus des sphères du pouvoir ? Par ailleurs, face à des laïcs dont la masculinité passe notamment par l’expression de leurs capacités sexuelles reproductives, les membres du clergé se doivent se conserver une forme de pureté corporelle. Cette distinction a entraîné une crispation autour de la masculinité au moment de la réforme grégorienne. Les xie-xiie siècles, qui ont été identifiés comme un moment fort de restructuration du système de genre[21], furent l’occasion pour l’Église, en particulier son pendant monastique, de pousser un nouveau modèle de masculinité cléricale reposant non plus sur les prouesses sexuelles mais sur la résistance à la tentation. Le corps défaillant devient ainsi celui qui ne peut se maîtriser et il s’agit de le mettre à l’épreuve, tel Robert d’Arbrissel, accusé de dormir au milieu de femmes[22]. Il ne faut cependant pas surinterpréter cette opposition, certains clercs ne renonçant pas à l’activité sexuelle, ce qui montre aussi la force de la « masculinité hégémonique » incarnée par les hommes laïcs[23].

Modalités de contribution

Les propositions de communication d’une page maximum devront comporter un titre provisoire et être accompagnées d’une courte biographie. Elles devront être envoyées par mail, avant le 1er juillet 2026, à l’ensemble des membres du comité d’organisation par les trois adresses suivantes : jaudebrand@dhi-paris.fr ; margot.laprade@univ-paris1.fr ; valentine.ferreira@sorbonne-universite.fr

Les communications, d’une durée de 25 minutes pourront être présentées en français, en anglais ou en allemand. Une publication est envisagée.

Comité d’organisation

Justine Audebrand (Institut historique allemand)

Valentine Ferreira (Centre Roland Mousnier – Sorbonne Université)

Margot Laprade (LaMOP – Université de Caen-Normandie)

Comité scientifique

Cristina Andenna (Universität des Saarlandes)

Oliver Auge (Christian-Albrechts-Universität zu Kiel)

Damien Boquet (Aix Marseille Université)

Nahema Hanafi (Université d’Angers)

Laurence Moulinier-Brogi (Université Paris Nanterre)

Clovis Maillet (Dr. EHESS)

Christof Rolker (Otto-Friedrich Universität Bamberg)


[1] Grégoire de Tours, Decem libri historiarum, X, 15, trad. Robert Latouche, Histoire des Francs, Paris, 2005, p. 287-288.

[2] Georges Jablonski-Sideris, Les anges du palais. Eunuques, trisexuation et pouvoir à Byzance (IVe-VIIe siècle), Turnhout, 2025 ; Matthew S. Kuefler, The Manly Eunuch. Gender Ambiguity and Christian Ideology in Late Antiquity,Chicago, 2001.

[3] Jacqueline Murray, « ‘The Law of Sin that is in my Members’: The Problem of Male Embodiment », in Samantha Riches et Sarah Salih (dir.), Gender and Holiness: Men, Women and Saints in Late Medieval Europe, Londres, New-York, 2005, p. 9-22.

[4] Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre, xiie-xve siècle, 2e éd., Paris, 2023.

[5] Sur ces caractéristiques physiques : Claude Thomasset, « Le médiéval. La force et le sang », in Alain Corbin, Jean-Jacques Courtine, Georges Vigarello (dir.), Histoire de la virilité. 1. De l’Antiquité aux Lumières : l’invention de la virilité, Paris, 2011, p. 141-180 ; Matthew Bennett, « Military Masculinity in England and Northern France, c. 1050-1225 » in Dawn M. Hadley (dir.), Masculinity in Medieval Europe, Londres, 1999, p. 71-88.

[6] Jay Paul Gates et Nicole Marafioti, Capital and Corporal Punishment in Anglo-Saxon England, Woodbridge, 2014.

[7] Laurence Moulinier, « La castration dans l’Occident médiéval », in Lydie Bodiou, Véronique Mehl et Myriam Soria (dir.), Corps outragés, corps ravagés de l’Antiquité au Moyen Âge, Poitiers, Turnhout, 2009, p. 189‑216.

[8] Sur la castration : Larissa Tracy (dir.), Castration and Culture in the Middle Ages, Woodbridge, 2013 ; Susan Tuchel, Kastration im Mittelalter, Düsseldorf, 1998.

[9] Ninon Dubourg, Disabled Clerics in the Late Middle Ages. Un/suitable for divine service?, Amsterdam, 2023 ; Cordula Nolte, Bianca Frohne, Uta Halle, Sonja Kerth (dir.), Dis/ability History der Vormoderne. Ein Handbuch. Premodern Dis/ability History. A Companion, Affalterbach, 2017.

[10] Raewyn Connell, Gender and Power: Society, the Person and Sexual Politics, Cambridge, Polity Press and Blackwell, 1987.

[11] Stefan Meysman, « Degrading the Male Body: Manhood and Conflict in the High-medieval Low Countries », Gender & History, 28-2, 2016, p. 367‑386. Hugo Fresnel, « La castration : une arme politique dans le monde anglo-normand » in Nahema Hanafi (dir.), Castrations. Testicules et masculinité, Paris, 2025, p. 193-212.

[12] Jacqueline Murray, « Sexual Mutilation and Castration Anxiety: A Medieval Perspective » in Matthew S. Kuefler (dir.), The Boswell Thesis. Essays on Christianity, Social Tolerance, and Homosexuality, Chicago, University of Chicago Press, 2006, p. 254-272.

[13] Christof Rolker, « Der Hermaphrodit und seine Frau. Körper, Sexualität und Geschlecht im Spätmittelalter », Historische Zeitschrift, 297-3, 2013, p. 593-620.

[14] Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge. Histoire du genre, XIIe-XVe siècle, Paris, 2023, p. 319-320.

[15] Isidore de Séville, Étymologies, éd. W. M. Lindsay, Isidori Hispalensis episcopi Etymologiarum Sive Originum libri XX, Oxford, 1911, II, p. 23.

[16] Sur le lien entre masculinité et pouvoir politique : Christopher D. Fletcher, Sean Brady, Rachel Moss E. et Lucy Riall (dir.), The Palgrave Handbook of Masculinity and Political Culture in Europe, Londres, 2018 ; sur le handicap et la capacité à régner : Olivier Auge, « Physische Idoneität? Zum Problem körperlicher Versehrtheit bei der Eignung als Herrscher im Mittelalter », in Cristina Andenna et Gert Melville, Idoneität – Genealogie – Legitimation. Begründung und Akzeptanz von dynastischer Herrschaft im Mittelalter, Cologne / Weimar / Vienne, 2015, p. 39-58.

[17] Klaus van Eickels, « Gendered Violence: Castration and Blinding as Punishment for Treason in Normandy and Anglo-Norman England », Gender & History 16, 2004, p. 588-602.

[18] Bruno Dumézil, « La peine de décalvation chez les Wisigoths », in Bertrand Lançon et Marie-Hélène Delavaud-Roux (dir.), Anthropologie, mythologies et histoire de la chevelure et de la pilosité : le sens du poil, Paris, 2011, p.  35‑147.

[19] Christopher D. Fletcher, Richard II: Manhood, Youth, and Politics, 1377-99, Oxford, 2008.

[20] Asser, Ælfredi regis res gestae, éd. et trad. Alban Gautier, Histoire du roi Alfred, Paris, 2013. chap. 74, p. 106-111 ; Janet L. Nelson, « Monks, Secular Men and Masculinity, c.900 », in Dawn M. Hadley (dir.), Masculinity in Medieval Europe, Londres, 1999, p. 121-142.

[21] Jo Ann McNamara, « The ‘Herrenfrage’: the Restructuring of the Gender System, 1050-1150 », in Clara A. Lees (dir..), Medieval Masculinities: Regarding Men in the Middle Ages, Minneapolis, 1994, p. 3-29.

[22] Jacques Dalarun, « Robert d’Arbrissel et les femmes », Annales. Économies, sociétés, civilisations, vol. 39, n°6, 1984, p. 1140-1160. 

[23] Jennifer D. Thibodeaux (dir.), Negotiating Clerical Identities: Priests, Monks and Masculinity in the Middle Ages, Basingstoke, 2010 ; Michelle Armstrong Partida, « Mariage clérical et masculinité sacerdotale dans la Catalogne du XIVe siècle », in M. Fournié, D. Le Blévec, J. Théry-Astruc (dir.), L’Église et la chair (xiie-xve siècle) (Cahiers de Fanjeaux, 52), Toulouse, 2017, p. 423-465.

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Colloque – Entre le royaume et l’empire. La croisade de 1226 et le siège d’Avignon

Il y a 800 ans, en juin 1226, le roi de France Louis VIII, accompagné du légat Romain Bonaventure et à la tête d’une armée de croisade, mettait le siège devant Avignon située pourtant en terre d’Empire. La reddition de la ville à la fin de l’été précipita la conclusion de la croisade contre les Albigeois et marqua le début d’une présence capétienne durable dans le Midi. Ce colloque entend réévaluer la portée de l’événement, longtemps minoré dans l’historiographie française et pourtant très présent dans les récits contemporains, bien au-delà d’Avignon et de sa région.

Mercredi 3 juin

14h00 – 14h15 : Accueil des participants

14h15-15h00 : Jacques Chiffoleau (EHESS), Introduction. Avignon, 1226 : un siège oublié ? un siège incompris ?

Les échos du siège

15h00-15h30 : Marjolaine Raguin (Université Toulouse 2 Jean Jaurès), Le siège d’Avignon dans la Chanson de la Croisade albigeoise.

15h30-16h00 : Pierre Courroux (Université de Pau), Le siège vu par la chronique de Philippe Mousket.

16h00-16h45 : Discussions et pause

16h45-17h15 : Isabelle Guyot-Bachy (Université de Lorraine, EPHE), « Le roy Loys qui mourut a Monpencier » : Avignon et le récit du règne de Louis VIII dans les chroniques de la France septentrionale (XIIIe-XVe s.).

17h15-17h45 : Martín Alvira Cabrer (Universidad Complutense de Madrid), Le siège d’Avignon vu depuis la péninsule Ibérique.

17h45-18h15 : Discussions

Jeudi 4 juin

9h00-9h30 : Béatrice Beys (Montpellier, Université Paul Valéry) et Paul Payan (Avignon Université), Le siège d’Avignon en images (XIVe-XVIe s.).

Enjeux politiques et ecclésiologiques globaux

9h30-10h00 : Xavier Hélary (Sorbonne-Université, EPHE), Louis VIII et le Midi : un tournant de la politique capétienne.

10h00-10h45: Discussions et pause

10h45-11h15 : Simone Balossino (Università di Verona), Le siège d’Avignon : enjeux politiques et géopolitiques entre France et Empire.

11h15-11h45 : Pascal Montaubin (Université Amiens-Picardie), La légation du cardinal Romano en 1225-1227.

11h45-12h15 : Discussions

L’expédition : préparation et rapports de force

14h00-14h45 : Nicole Bériou (Université Lumière Lyon 2) et Christoph Maier (Université de Zurich), Une prédication de croisade historique : les sermons de Philippe le Chancelier et Eudes de Châteauroux en 1226.

14h45-15h15 : Daniel Power (Swansea University), Les assiégeants d’Avignon : les participants à la croisade de 1226 et leur recrutement.

15h15-16h00 : Discussions et pause

16h00-16h30 : Arnaud Baudin (Archives départementales de l’Aube), Thibaud IV de Champagne et le siège d’Avignon.

16h30-17h00 : Laurent Macé (Université Toulouse 2 Jean Jaurès), « Inondant les pieds de Votre Majesté de nos larmes et de nos prières ». Les soumissions au roi des seigneurs occitans au moment du siège de 1226.

17h00-17h30 : Discussions

Vendredi 5 juin

Avignon pendant et après le siège : impacts matériels et mémoires locales

9h00-9h30 : Damien Carraz (Université Toulouse 2 Jean Jaurès), L’impact social et économique du siège de 1226 à moyen terme : une recomposition des dominations à l’aune du marché foncier (années 1210-1260) ?

9h30-10h00 : François Guyonnet (Isle-sur-la-Sorgue, Direction du patrimoine), Paysage urbanistique et monumental d’Avignon au moment du siège.

10h00-10h30 : Paul Payan (Avignon Université), Louis VIII et la confrérie des Pénitents gris d’Avignon : la construction d’un récit fondateur.

10h30-11h15 : Discussions et pause

11h15-11h45 : Guido Castelnuovo (Avignon Université), Conclusion.

Informations pratiques :

Avignon Université, Campus Hannah Arendt, salle 2E04

3 – 5 juin 2026

Organisation : Laboratoires CIHAM-UMR 5648, FRAMESPA-UMR 5136 et Université de Vérone, avec le soutien de la Société des Amis du Palais des papes et des Monuments d’Avignon, et de l’Académie de Vaucluse.

Comité scientifique : Simone Balossino (Université de Vérone), Damien Carraz (Université Toulouse 2 Jean Jaurès, FRAMESPA), Jacques Chiffoleau (EHESS), Laurent Macé (Université Toulouse 2 Jean Jaurès, FRAMESPA), Paul Payan (Avignon Université, CIHAM).

Contact : colloqueavignon1226@gmail.com

Ce projet a obtenu le soutien de l’Institut Culture, Patrimoine, Sociétés Numériques, à travers une dotation financière d’Avignon Université.

Image : Jean Fouquet, Grandes chroniques de France, v. 1455. Paris, BnF, fr. 6465, fol. 251v.

Source : CIHAM

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Conférence – « Pétrarque, portrait de famille », présentation du volume par Étienne Anheim


Le 8 mai prochain, sociAMM (ULB) aura le plaisir d’accueillir l’historien Etienne Anheim, directeur d’études EHESS, pour la présentation de son nouveau livre : « Pétrarque, portrait de famille » (Les Éditions de Minuit).

8 mai 2026, 12h
Local NA.4.302, Bâtiment NA, Campus du Solbosch, ULB
Entrée libre – Inscriptions : Alexis.Wilkin@ulb.be

Source : Université libre de Bruxelles

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Publication – « Maîtres auxerrois du IXe siècle : Heiric et Remi d’Auxerre », éd. Angela Cossu

Le volume réunit les actes du colloque « Maîtres auxerrois du IXe siècle. Nouvelles perspectives sur l’école carolingienne d’Auxerre » (Auxerre, 16-17 septembre 2021) et se donne pour objectif de réexaminer cet important foyer culturel à partir de l’activité de ses maîtres, de leurs œuvres et des réseaux dans lesquels ils s’inscrivent. Il se concentre en particulier sur les figures d’Heiric et de son disciple Remi d’Auxerre, afin de renouveler la réflexion sur ces acteurs majeurs de la transmission des savoirs. Sont ainsi étudiés les travaux d’Heiric d’Auxerre dans les domaines de la nature, de la musique, de l’arithmétique et de la lexicographie, ainsi que la réception médiévale et les usages politiques de ses œuvres hagiographiques. La section consacrée à Remi examine, pour sa part, son rôle de scholiaste des Satires de Juvénal et propose de nouvelles méthodes pour établir la chronologie relative de ses nombreux écrits didactiques.

Angela CossuIntroduction

Ernesto StagniLibri, maestri e scambi : Auxerre nella Francia del sec. ix. L’esempio problematico di una miscellanea famosa

Autour d’Heiric

Autour de Remi

Frédéric Duplessis Établir la chronologie relative des commentaires de Remi d’Auxerre : méthode et premiers résultats

Daniela Gallo Tracce di Remi di Auxerre nella recensio λ degli scoli a Giovenale

Informations pratiques :

Maîtres auxerrois du IXe siècle : Heiric et Remi d’Auxerre. Actes du colloque tenu à Auxerre le 16 et 17 septembre 2021, éd. Angela Cossu, BUCEMA, Hors-série, t. 17, 2026 ; 1 vol. DOI : https://doi.org/10.4000/15yrj

Source : BUCEMA

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Publication – Dany Lake-Giguère, « Administrer les forêts royales en Normandie au Moyen Âge (1204-1328) »

Au début du XIIIe siècle, les rois de France s’intéressent plus particulièrement à la gestion et à l’exploitation des forêts royales, ce qui mène à la création des premières règlementations forestières de la France médiévale et à l’émergence d’officiers spécialisés, les maîtres des eaux et forêts.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Dany Lake-Giguère, Administrer les forêts royales en Normandie au Moyen Âge (1204-1328), Paris, Classiques Garnier, 2026 ; 1 vol., 477 p. (Bibliothèque d’histoire médiévale, 48). ISBN : 9782406200734. Prix : € 49,00.

Source : Classiques Garnier

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Colloque – Nicholas of Verdun’s Pulpit for Klosterneuburg

The workshop brings together scholars from various disciplines to explore the work of Nicholas of Verdun from new perspectives. The focus is on his enamel work (1181), preserved in Klosterneuburg, one of the most significant examples of High Medieval goldsmithing, which stands out for its complex visual language, theological themes, and inscription regarding its authorship.

Thursday, May 7, 2026

Seminar Room 1
Department of Art History, University of Vienna
Universitätscampus Hof 9, Garnisongasse 13
1090 Vienna
& online (Zoom)

17:00–17:30
Welcome Address by Raphael Rosenberg, Head of the Department of Art History

17:30–19:00
Martina Pippal, Department of Art History, University of Vienna
Christine Ratkowitsch, Department of Classical Philology, Medieval and Neolatin Studies, University of Vienna
Naturalismen im typologischen Rahmen – interdisziplinäre Beobachtungen zur Ungleichzeitigkeit der Medien

Friday, May 8, 2026

Quartier 1114
Room: Sambucus
Klosterneuburg Abbey
Stiftsplatz 1
3400 Klosterneuburg
& online (Zoom)

9:00–9:30
Welcome Address by a representative of the Klosterneuburg Abbey & Wolfgang Huber, Collection Curator Klosterneuburg Abbey

Section 1: The pulpit cover from 1181 to the present day
Introduction and chair: Andreas Zajic

9:30–11:00
Sabine Miesgang, Institute for Medieval Research, Department of Text Edition and Source Studies/MIR, Austrian Academy of Sciences, Vienna
Nicholas’ Goldsmith Workshop and his Klosterneuburg “Places”: An Overview of the History and Reception of the Klosterneuburg Pulpit from the Late Middle Ages to the Present Day

Arwed Arnulf, Department for Art History, FU Berlin & Department of Art History, Georg-August-University Göttingen
Antiquarische Interpretation, repräsentative Inanspruchnahme, Umnutzung und Präsentation hochmittelalterlicher Goldschmidewerke nach 1500. Die nachmittelalterliche Geschichte des Klosterneuburger Goldschmiedewerks im Vergleich

11:00–11:30 Break

Section 2: Production and Appropriation
Chair: Martina Pippal

11:30–13:00
Jan Friedrich Richter, Staatliche Museen zu Berlin, Kunstgewerbemuseum
Ein Schreinfragment im Berliner Kunstgewerbemuseum. Fragen zur Arbeitsorganisation in der hochmittelalterlichen Goldschmiedekunst

Bernát Rácz, Central European University, Vienna
The Artist of the Reliquary of Pétermonostora and Nicholas of Verdun

13:00–14:30 Lunch Break

Section 3: Image – Text – Titulus
Chair: Arwed Arnulf
14:30–17:00

Flora Prohaska, Institute for Medieval Research (IMAFO), Austrian Academy of Sciences, Vienna
Kurt Smolak, Department of Classical Philology, Medieval and Neolatin Studies, University of Vienna
OBSCVRA … FIGVRA? Eine latinistische Bestandsaufnahme der Inschriften des Klosterneuburger Goldschmiedewerks. Zugleich eine Nachlese zum Unverständnis der Forschung gegenüber den Texten des Objekts

Clemens M.M. Bayer, Service Histoire du moyen âge occidental, University of Liège
Die sogenannte Widmungsinschrift des Klosterneuburger Ambos von 1181: Zum philologischen Befund und zum sachlichen Gehalt

Andreas Zajic, Institute for Medieval Research (IMAFO), Austrian Academy of Sciences, Vienna
Bitte weitergehen – hier gibt es nichts zu sehen! Oder: Was ist „normal“ am Klosterneuburger Ambo? Beobachtungen zu bild-textlichen und schrift-bildlichen Konventionen des Objekts

17:00–17:30 Break

Evening Lecture
17:30–18:30
Heike Schlie, Institute for Medieval and Early Modern Material Culture (IMAREAL), University of Salzburg
Eine Summa in Kupfer und Email. Überlegungen zu Material- und Technikikonologie der Goldschmiedearbeit des Nikolaus von Verdun in Klosterneuburg

Saturday, May 9, 2026
Quartier 1114
Room: Sambucus
Klosterneuburg Abbey
Stiftsplatz 1
3400 Klosterneuburg
& online (Zoom)

Section 4: The dialogue of the three eras—typology and temporality
Chair: Martina Pippal

9:00–10:30
Henriette Hochgatterer, Vienna
Gestik, Dramatik und Narration am Klosterneuburger Ambo des Nikolaus von Verdun

Friedrich Dahm, Vienna
Bilderfindung im Hochmittelalter?

10:30–11:00 Break

11:00–12:30
Miroslav Varšo, Centre of social and psychological sciences SAS, Institute of Social Sciences, Košice
How did Samson reach out to Nicholas of Verdun‘s Pulpit?

Vratislav Zervan, Institute of Art History, Art Research Centre, Slovak Academy of Sciences, Bratislava
Potenziale Künstlicher Intelligenz für die Analyse der Similitudo am sogenannten Verduner Altar

12:30–14:00 Lunch Break

14:00–15:30
Ivan Gerát, Institute of Art History, Art Research Centre, Slovak Academy of Sciences, Bratislava, & Department of History of Arts and Culture, University of Trnava
The Typology and Temporality of Baptismal Images in the 12th Century

Anna Boreczky, Fragmenta et Codices Research Group, National Széchényi Library, Budapest
Luxury Artefacts and Everyday Objects. Notes on the Multiplicity of Functions and the Changing Agency of Pictorial Exegesis Between the 12th and the 16th Centuries

15:30–17:00
Visit of the Verdun Altar

17:00–17:30 Break

Section 5: A historiographical analysis of the studies on the pulpit (and on Nicolas of Verdun) in the socio-political context of the last two centuries
Chair: Ivan Gerát

17:30–19:00
Vedran Sulovsky, Medieval History, School of History, LMU Munich
Nicholas of Verdun and the Court Chapel

Ivan Foletti, Masaryk University, Brno
Adrien Palladino, Musée du Louvre, Paris & Masaryk University, Brno
The Klosterneuburg Pulpit as Historiographical Myth During the Cold War

19:00–19:30
Summary of the Workshop

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Publication – Franck Mercier, Martine Ostorero, « Combattre l’invention du sabbat. Le ‘De synagoga demonum’ d’Humbert de Costa (vers 1470), le premier traité contre la chasse aux sorcières? »

La découverte récente d’un traité de la fin du XVe siècle, le De synagoga demonum, révèle des pans entiers d’une histoire méconnue de la genèse médiévale de la chasse aux sorcières: celle d’une précoce et explicite résistance intellectuelle face aux tentatives de certains juges et démonologues pour faire croire à la réalité du complot satanique. Un homme incarne cette résistance: le théologien Humbert de Costa rattaché au couvent des Carmes de Lyon. Adossé à toute la tradition médiévale de l’illusion, H. de Costa se donne pour mission de détruire ce qu’il nomme lui-même l’«invention du sabbat». En s’adressant d’abord au roi de France, puis à l’Université de Paris et enfin au pape, ce carme de Lyon n’a pas ménagé ses efforts pour combattre sur le terrain à la fois intellectuel, judiciaire, pastoral et politique, la croyance dans l’effectivité des assemblées nocturnes, voire de celle du vol magique des sorcières. Inconnu jusqu’à présent, ce traité fort original rend compte de l’actualité brûlante de la question du sabbat dans l’Europe de la fin du Moyen Âge.

Le présent ouvrage propose une analyse contextualisée du traité, accompagnée de l’édition critique de ses chapitres les plus importants et novateurs ainsi que de leur traduction française.

Informations pratiques :

Franck Mercier, Martine Ostorero, Combattre l’invention du sabbat. Le ‘De synagoga demonum’ d’Humbert de Costa (vers 1470), le premier traité contre la chasse aux sorcières?, Florence, Edizioni del Galluzzo–SISMEL, 2026 ; 1 vol., VIII–547 p. (Micrologus Library, 132). ISBN : 978-88-9290-454-5. prix : € 85,00.

Source : Brepols

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Publication – William D. Paden, « Love and Marriage in the Time of the Troubadours »

Medieval marriages are often understood to have been loveless, due partly to assumptions about arranged matches that have been reinforced by scholars who suggest that troubadour poetry was not concerned with love but rather with poetic form and structure. In this book, William Paden challenges that belief, using historical sources to argue that the songs of the troubadours reveal an inextricable link between desire and marriage.

Paden analyzes twelfth- through fourteenth-century troubadour poetry from the Occitan region, which stretched across portions of medieval France, Catalonia, and Italy; visual art, both images and objects; a corpus of over a thousand marriage contracts; and various liturgical manuscripts. Tracing literary and artistic output alongside the evolution of the institution of marriage from late antiquity to the early and high Middle Ages, Paden demonstrates that the stereotype of loveless unions reflects modern scholarly bias more than medieval reality. Love and Marriage in the Time of the Troubadours restores the period’s complexity, showing how desire and devotion often intertwined—and how courtly song reveals the relationship between the two.

William D. Paden, professor emeritus of French at Northwestern University, is the author of many books, including An Introduction to Old Occitan and A Troubadour Reader.

List of Figures

List of Tables

Acknowledgments

List of Abbreviations

1. Looking Ahead

2. Art: Depicting Desire

3. Laws: Principles of Marriage

4. Contracts: Practice of Marriage

5. Church: Celebrating Marriage

6. Partings: When Marriage Fails

7. Poetry: Singing Desire

8. Looking Beyond

Appendix A. Marriage Contracts

Appendix B. Troubled Marriages

Appendix C. Ritual Manuscripts

Manuscripts Cited

Works Cited

Index

Informations pratiques :

William D. Paden, Love and Marriage in the Time of the Troubadours, Gainesville, University Press of Florida, 2026 ; 1 vol., 370 p. ISBN : 978-0-81307-958-5. Prix : USD 100,00.

Source : University Press of Florida

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Publication – « Sens et contresens du Moyen Âge au XXIe siècle », éd. Christine Lombez, Bruno Méniel

Les notions de sens et de contresens renvoient aux incertitudes de toute démarche d’interprétation. Quels sont les mécanismes qui conduisent au contresens ? Celui-ci est-il toujours évitable, toujours involontaire, toujours infécond ? Et si le grand lecteur était celui qui se rendait capable de prendre un texte dans tous les sens simultanément ? Il a été possible de mener l’enquête en couvrant une grande diversité d’époques et d’aires culturelles.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Sens et contresens du Moyen Âge au XXIe siècle, éd. Christine Lombez, Bruno Méniel, Paris, Classiques Garnier, 2026 ; 1 vol., 397 p. (Esprit des Lois, Esprit des Lettres, 18). ISBN : 978-2-406-19114-8.

Source : Classiques Garnier

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Publication – Francesco Borri, « Il regno perduto degli dèi. Il paganesimo nell’Europa medievale (300-1200) »

Dalla conversione di Costantino alla conquista di Arkona nel 1168, in una vasta regione che dal Mediterraneo raggiungeva il Mar Baltico e l’Irlanda, donne e uomini continuarono a seguire usanze antiche, praticando potenti rituali e immolando agli dèi. I cristiani li chiamarono pagani, narrandone il caleidoscopico mondo spirituale in racconti laconici e incerti, tra fascinazione e biasimo. Sono tracce sbiadite che conducono in luoghi distanti: le zone d’ombra dei grandi regni, foreste tenebrose e stagni profondi, fino alle sconfinate terre che si estendevano oltre i limiti della parola scritta. Rare testimonianze che ci consentono di gettare uno sguardo su pratiche, credenze e divinità: scorgiamo i grandi fuochi accesi sui campi nel cuore dell’inverno, il legame che univa le streghe, la luna e i lupi, i cruenti sacrifici officiati nelle paludi del Nord, il fosco Wodan e la sinistra schiera di numi senza nome. Il volume ci guida in un viaggio attraverso un mondo perduto, oscuro ma rischiarato da frammenti che, preziosi, scintillano nel buio.

Insegna Storia medievale all’Università Ca’ Foscari Venezia. Si è occupato di barbari, marinai e monaci volanti. Su questi e altri temi ha scritto libri, articoli e curato volumi miscellanei.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Francesco Borri, Il regno perduto degli dèi. Il paganesimo nell’Europa medievale (300-1200), Rome, Carocci, 2026 ; 1 vol., 456 p. (Frecce). ISBN : 978-8-82903-336-2. Prix : € 42,00.

Source : Carocci

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