Publication – « Prognostication in the Medieval World. A Handbook », dir. Matthias Heiduk, Klaus Herbers et Hans-Christian

Two opposing views of the future in the Middle Ages dominate recent historical scholarship. According to one opinion, medieval societies were expecting the near end of the world and therefore had no concept of the future. According to the other opinion, the expectation of the near end created a drive to change the world for the better and thus for innovation. Close inspection of the history of prognostication reveals the continuous attempts and multifold methods to recognize and interpret God’s will, the prodigies of nature, and the patterns of time. That proves, on the one hand, the constant human uncertainty facing the contingencies of the future. On the other hand, it demonstrates the firm believe during the Middle Ages in a future which could be shaped and even manipulated. The handbook provides the first overview of current historical research on medieval prognostication. It considers the entangled influences and transmissions between Christian, Jewish, Islamic, and non-monotheistic societies during the period from a wide range of perspectives. An international team of 63 renowned authors from about a dozen different academic disciplines contributed to this comprehensive overview.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Prognostication in the Medieval World. A Handbook, dir. Matthias Heiduk, Klaus Herbers et Hans-Christian, De Gruyter, 2021 (De Gruyter Reference). 1027 p., 24.0 x 17.0 cm. ISBN : 978-3-11-050120-9. Prix : 279 euros.

Source : De Gruyter

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Séminaire – Recherches sur l’histoire des textes arabes

Ce séminaire est un lieu de rencontre et de débat autour des recherches menées au sein de la section arabe de l’IRHT. Ses membres, parfois accompagnés d’un invité, y présenteront leurs travaux en lien avec l’étude du manuscrit arabe des premiers siècles de l’Islam jusqu’à nos jours. L’objectif est ici de mettre en valeur, à travers des exemples concrets, la grande diversité des sources manuscrites en arabe et des domaines d’études. 

Le séminaire se tient de 10h à 12h au campus Condorcet. La première séance du 11 décembre au moins aura lieu en visioconférence. Inscription obligatoire auprès de muriel.roiland@irht.cnrs.fr

Programme :

11 décembre 2020 – Naïm Vanthieghem, Mathieu Tillier: Discussion autour d’un document présentant une guerre civile en Égypte.

8 janvier 2021 – Aboubakr Chraibi et Ibrahim Akel : Point sur l’histoire textuelle des Mille et une nuits : Nabia Abbott et le fragment de Chicago (IXe siècle) ; La constitution et la dissolution d’une bibliothèque personnelle en Syrie (fin XVIIIe / début XIXe s.).

12 février 2021 – Ismail Warscheid, Alexis Trouillot : Partager l’héritage au désert : l’application des farā’id dans l’Ouest saharien (XVIIe-XIXe siècle) ».

14 mai 2021 – Christian Müller : Authenticité et évolution du texte manuscrit : l’exemple de la Risala d’al-Shāfi‘ī.

11 juin 2021 – Jean-Charles Coulon : Les épidémies : traités magiques contre la Peste.

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Publication – Daisy Black, « Play time. Gender, anti-Semitism and temporality in medieval biblical drama »

This book presents an important re-theorisation of gender and anti-Semitism in medieval biblical drama. It charts conflicts staged between dramatic personae in plays that represent theological transitions, including the Incarnation, Flood, Nativity and Bethlehem slaughter. Interrogating the Christian preoccupation with what it asserted was a superseded Jewish past, it asks how models of supersession and typology are subverted when placed in dramatic dialogue with characters who experience time differently. The book employs theories of gender, performance, anti-Semitism, queer theory and periodisation to complicate readings of early theatre’s biblical matriarchs and patriarchs. Dealing with frequently taught plays as well as less familiar material, the book is essential reading for specialist, undergraduate and postgraduate researchers working on medieval performance, gender and queer studies, Jewish-Christian studies and time.

Daisy Black is Lecturer in English Literature at the University of Wolverhampton

Table des matières :

Introduction: what God was doing before he created the world
1 The old man and the pregnant virgin: linear time and Jewish conversion in the N-Town plays
2 Grave new world: fantasies of supersession and explosive questions in the York and Chester Flood plays
3 Time out of joint: queering the Nativity in the Towneley Second Shepherds’ Play
4 Passion meets Passover: temporal origami in the Towneley Herod the Great
5 Conclusion: the spectator’s God’s-eye view
Epilogue
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Daisy Black, Play time. Gender, anti-Semitism and temporality in medieval biblical drama, Manchester, Manchester University Press, 2020 (Manchester Medieval Literature and Culture). 248 p. ISBN : 978-1-5261-4686-1. 80 GBP.

source : Manchester University Press

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Séminaire – « Comment finir ? »

En raison du confinement, le séminaire aura lieu à distance. Vous pourrez y participer en vous connectant sur le lien : meet.google.com/wev-timi-dht

Beaucoup d’œuvres médiévales nous sont parvenues inachevées, pour ne citer que les exemples notoires du Conte du graal, du Tristan de Béroul ou du Roman de la rose de Guillaume de Lorris. Au-delà des raisons accidentelles –mort de l’auteur, lacune de la tradition manuscrite– difficilement mesurables, on questionnera la pertinence de la notion d’achèvement pour les œuvres médiévales. Comment pense-t-on, au Moyen-Age, la fin d’une œuvre ? Cette dernière doit-t-elle nécessairement aboutir à une forme close qui seule achèverait de lui donner un sens ? Est-ce l’achèvement, le fait de mener l’œuvre à chief, de lui donner par-là une forme de couronnement, qui fait l’œuvre ? La question de l’achèvement de l’œuvre soulève celle de l’achèvement du sens.

On envisagera les œuvres inachevées –ou supposées telles– qui travaillent sans fin « l’impossibilité d’en finir », et la question des continuations qui les prolongent. Laisser inachevé, donc, pour pouvoir toujours recommencer. S’interrompre, s’arrêter de dire pour laisser la place au « contre-dit ». À l’inverse, comment clore ? Comment mettre un terme à l’écriture, sortir de l’œuvre ?

On s’intéressera aux œuvres achevées, sans distinction de genre, en interrogeant plutôt la notion d’achèvement en fonction du temps dans lequel l’œuvre cherche à s’inscrire : temps chronologique, historique qui peut donner à l’œuvre ses bornes (mariage, événement historique, mort), ou au contraire temps cyclique, éternité encore… Nombreuses sont, parmi ces œuvres, celles qui mettent en scène ostensiblement leur clôture. Différents procédés soulignent la fin du texte : sommaires conclusifs qui règlent le sort des personnages, indications intratextuelles, chargées d’inscrire dans le texte même sa propre fin (nom de l’auteur, de l’œuvre, de son commanditaire..), éléments péritextuels, comme l’explicit. Mais l’achèvement de l’œuvre ne commence pas seulement à la fin du texte. Certaines œuvres l’anticipent, faisant semblant de finir pour pouvoir commencer, comme Erec et Enéide. D’autres préfèrent finir plutôt deux fois qu’une, comme Le Livre du duc des vrais amants de Christine de Pizan. Finir deux fois. Pour maîtriser le sens, éviter qu’il ne s’échappe ? À l’inverse, finir en différant la fin toujours plus loin. Ou enclore le texte, tout en libérant le sens…

La question de l’achèvement concerne tout type d’œuvre narrative, et au sein des différents corpus, la présence et la suspension de programmes iconographiques. Elle intéresse enfin les formes lyriques qui, a priori closes, mais généralement structurées par le retour d’un refrain, programment en quelque sorte leur infinitude. « Ma fin est mon commencement… »

Ce séminaire, qui explorera la dialectique entre l’inachevable et ses clôtures s’inscrit dans un des axes majeurs du CEMA. Il répond aux recherches sur les seuils qui avaient donné lieu à une publication en 2002 (Seuils de l’œuvre dans le texte médiéval, éd. E. Baumgartner et L. Harf, Paris, PSN, 2002), et vient compléter celles sur brièveté, rassemblées dans Faire court. L’esthétique de la brièveté dans la littérature du Moyen Âge, Catherine Croizy-Naquet, Laurence Harf-Lancner et Michelle Szkilnik (eds), Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2011, ainsi que celles sur l’amplification qui ont occupé le séminaire du CEMA de 2017 à 2018.

Séminaire 2020-2021 :

20 novembre 2020
Anne Rochebouet (UVSQ), « (En)clore l’histoire universelle dans le manuscrit : lignées et matières au prisme des seuils textuels et manuscrits »

11 décembre 2020
Aurélie Houdebert (Université Sorbonne Nouvelle), « Que dire après la fin de l’histoire ? la démesure épilogale du Cléomadès »

8 janvier 2021
Mickael Ribreau (Université Sorbonne Nouvelle), « La fin a-t-elle un genre ? L’exemple des « traités » d’Augustin »

5 février 2021
Bénédicte Milland-Bove (Université Sorbonne Nouvelle), Vanessa Obry (Université de Haute-Alsace), « Finir pour recommencer : du roman au manuscrit »

12 mars 2021
Christine Silvi (Paris Sorbonne Université), « Peut-on finir une encyclopédie médiévale ? »

9 avril 2021
Gioa Paradisi (Université de Rome), « Stratégies de la fin dans les textes sur Alexandre le Grand. Un regard comparatif. »

21 mai 2021
Emma Cayley (Université de Leeds), « ‘The sense of an ending ?’ : Fournir le ‘demourant’ dans les débats poétiques de la fin du quinzième siècle »

Source : CEMA – Sorbonne Nouvelle

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Publication – « The Rood in Medieval Britain and Ireland, c.800-c.1500 », dir. Philippa Turner et Jane Hawkes

The rood was central to medieval Christianity and its visual culture: Christ’s death on the cross was understood as the means by which humankind was able to gain salvation, and depictions of the cross, and Christ’s death upon it, were ubiquitous.

This volume brings together contributions offering a new perspective on the medieval rood – understood in its widest sense, as any kind of cross – within the context of Britain and Ireland, over a wide period of time which saw significant political and cultural change. In doing so, it crosses geographical, chronological, material, and functional boundaries which have traditionally characterised many previous discussions of the medieval rood. Acknowledging and exploring the capacity of the rood to be both universal and specific to particular locations and audiences, these contributions also tease out the ways in which roods related to one another, as well as how they related to their physical and cultural surroundings, often functioning in dialogue with other images and the wider devotional topography – both material and mental – in which they were set.

The chapters consider roods in a variety of media and contexts: the monumental stone crosses of early medieval England, twelfth-century Ireland, and, spreading further afield, late medieval Galicia; the three-dimensional monumental wooden roods in English monasteries, Irish friaries, and East Anglian parish churches; roods that fit in the palm of a hand, encased in precious metals, those that were painted on walls, drawn on the pages of manuscripts, and those that appeared in visions, dreams, and gesture.

PHILIPPA TURNER gained her PhD in History of Art at the University of York
JANE HAWKES is Professor of Art History at the University of York. Contributors: Sarah Cassell, Sara Carreño, Jane Hawkes, Malgorzata Krasnodebska-D’Aughton, John Munns, Kate Thomas, Philippa Turner, Maggie Williams, Lucy J. Wrapson.

Table des matières :

Introduction: Rethinking the Rood – Philippa Turner
Approaching the Cross: The Sculpted High Crosses of Anglo-Saxon England – Jane Hawkes
The Mark of Christ in Wood, Grass and Field: Open-Air Roods in Old English Medical Remedies – Kate Thomas
Twelfth-Century English Rood Visions: Some Iconographic Notes – John Munns
Crosses, Croziers, and the Crucifixion: Twelfth-Century Crosses in Ireland – Maggie Williams
From Religious Artefacts to Symbols of Identity: The Role of Stone Crosses in Galician National Discourse – Sara Carreño
The Rood in the Late Medieval English Cathedral: The Black Rood of Scotland Reassessed – Philippa Turner
The Cross of Death and the Tree of Life: Franciscan Ideologies in Late Medieval Ireland – Malgorzata Krasnodebska-D’Aughton
Heralding the Rood: Colour Convention and Material Hierarchies on Late Medieval English – Lucy Wrapson
Reframing the Rood: Fifteenth-Century Angel Roofs and the Rood in East Anglia – Sarah Cassell

Informations pratiques :

The Rood in Medieval Britain and Ireland, c.800-c.1500, dir. Philippa Turner et Jane Hawkes, Boydell & Brewer, 2020 (Boydell Studies in Medieval Art and Architecture). 14 colour, 48 black and white illustrations, 247 pages, 24×17 cm. ISBN : 9781783275526. Prix : 60 £.

Source : Boydell and Brewer

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Publication – Alain J. Stoclet, « Du Champ de Mars mérovingien au Champ de Mai carolingien. Éclairages sur un objet fugace et une réforme de Pépin, dit « le Bref » »

Qu’est-ce que le « Champ de Mars » qui fait de brèves apparitions dans les sources sous les premiers Carolingiens et auquel, nous dit-on, Pépin « le Bref » aurait substitué un « Champ de Mai » tout aussi énigmatique ? Quel rapport entre ce Champ de Mars et celui qui fut l’un des centres névralgiques de la Rome républicaine ? Telles sont les questions qui inspirent le présent ouvrage. Il n’y répond pas tant « de front » — les données exploitables, rares, éparses et fragmentaires n’y suffisent pas — que par petites touches, en apportant des éclairages nouveaux ou renouvelés sur un certain nombre de points choisis : l’historiographie du sujet, qui révèle, entre autres aspects inattendus, la vitalité et la permanence extraordinaires de formules d’une très haute antiquité, relayées et amplifiées par l’érudition du Grand Siècle ; l’exploration des six ou sept cents ans séparant l’original romain de l’avatar alto-médiéval, qui livre la trace ténue de continuités d’un ordre différent, liées, notamment, aux cérémonies d’investiture des princes de ce monde ; puis, au cœur de l’ouvrage, l’examen des témoins textuels de la tradition franque (diplômes mérovingiens, chronique de Nibelung, annales dérivées de celles, perdues, de Murbach, vignettes sur les derniers Mérovingiens apparentées à celle d’Éginhard, célèbre entre toutes) ; enfin, la dimension calendaire de la réforme pippinienne, son rapport supposé à l’affirmation ou à la diffusion de créneaux religieux exclusifs (Quatre-Temps, Carême). L’enquête dont on pose ici quelques jalons prend donc en quelque sorte le contrepied des mégalographies des Lumières, si déterminantes en dépit de leurs défauts évidents — l’histoire n’était guère, alors, qu’une science auxiliaire au service de la philosophie politique.

Ancien Maître de Conférences à l’Université Lyon 2, Membre Étranger Associé de la Société Nationale des Antiquaires de France, Membre Associé de l’UMR 5648 du CNRS, Alain J. Stoclet est Associate Fellow au Pontifical Institute of Mediaeval Studies (Toronto). Il est l’auteur de nombreux articles et de plusieurs livres, dont, également chez Brepols, mais dans la collection Histoires de famille : Fils du Martel : la naissance l’éducation et la jeunesse de Pepin, dit le « le Bref » (v. 714 – v. 741).

Information pratiques :

Alain J. Stoclet, Du Champ de Mars mérovingien au Champ de Mai carolingien. Éclairages sur un objet fugace et une réforme de Pépin, dit « le Bref », Turnhout, Brepols, 2020 (Haut Moyen Âge, 41). 448 p., 17 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58693-9. Prix : 85 euros.

Source : Brepols

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Publication – Fozia Bora, « Writing History in the Medieval Islamic World. The Value of Chronicles as Archives »

In the ‘encyclopaedic’ fourteenth century, Arabic chronicles produced in Mamluk cities bore textual witness to both recent and bygone history, including that of the Fatimids (969–1171CE). For in two centuries of rule over Egypt and North Africa, the Isma’ili Fatimids had left few self-generated historiographical records. Instead, it fell to Ayyubid and Mamluk historians to represent the dynasty to posterity. This monograph sets out to explain how later historians preserved, interpreted and re-organised earlier textual sources.

Mamluk historians engaged in a sophisticated archival practice within historiography, rather than uncritically reproducing earlier reports. In a new diplomatic edition, translation and analysis of Mamluk historian Ibn al-Furat’s account of late Fatimid rule in The History of Dynasties and Kings, a widely known but barely copied universal chronicle of Islamic history, Fozia Bora traces the survival of historiographical narratives from Fatimid Egypt. Through Ibn al-Furat’s text, Bora demonstrates archivality as the heuristic key to Mamluk historical writing.

This book is essential for all scholars working on the written culture and history of the medieval Islamic world, and paves the way for a more nuanced reading of pre-modern Arabic chronicles and of the epistemic environment in which they were produced.

Table des matières :

Acknowledgements
Abbreviations
List of Illustrations
Note on Terminology, Transliteration and Dates

Introduction
1 The Archival Function of Historiography
2 An exemplary chronicle as archive: Ibn al-Fura¯t’s Ta’rikh al-duwal wa ‘l-muluk
3 Fatimid Archivalia: Narratives and Documents in Late Fatimid Egypt
4 Mamluk Archivalities: Late Fatimid History in Ibn al-Furat’s Chronicle
5 A Micro-Historical Analysis of Ibn al-Furat’s Archive (Part 1): Two Fatimid Vizierates
6 A Micro-Historical Analysis of Ibn al-Furat’s Archive (Part 2): Fatimid Caliphs and Viziers to the Rise of ?ala? al-Din
7 Concluding Remarks: The Value of Chronicles as Archives
Appendices
Bibliography

Informations pratiques :

Fozia Bora, Writing History in the Medieval Islamic World. The Value of Chronicles as Archives, Bloomsbury, 2020. 272 p., 8 ill. ISBN : 9780755638512. Prix : 28,99 euros.

Source : Bloomsbury

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Séminaire – La fabrique de l’urbain à Lille du Moyen Âge à l’agrandissement de 1858

L’histoire de la ville de Lille a donné lieu à une intense production historiographique aboutissant au tournant des années 60 et 70 à la somme de références que cons tue la série dirigée par Louis Trénard et qui offre encore aujourd’hui les ouvrages les plus sûrs pour qui veut appréhender l’histoire de la ville des origines au XXe siècle. Cependant, alors que la bibliographie s’est arrêtée en 1995, les études sous formes d’articles, de mémoires et de thèses dirigés en par e à l’université de Lille n’ont cessé de faire évoluer notre connaissance de la ville, tandis que de nouvelles méthodes, de nouveaux questionnements, de nouvelles investigations viennent régulièrement approfondir voire drastiquement bouleverser les informations trop longtemps considérées comme définitives. Longtemps perçue comme la simple toile de fond d’une histoire poli que et sociale, l’objet urbain est désormais considéré pour lui-même, comme un organisme vivant, façonné par les multiples acteurs naturels, culturels et sociaux qui concourent tous à la « fabrique de la ville ».

S’appuyant sur le dynamisme des analyses archéologiques menées dans la foulée des récents chantiers urbains, sur l’exploita on récente des approches planimétriques et des SIG–elles-mêmes stimulées par le « tournant spa al » de l’histoire urbaine, ainsi que sur les études menées à nouveaux frais dans les riches dépôts d’archives de la ville et du département, le séminaire que nous proposons souhaite cons tuer un lieu de concentra on de tous ces savoirs, rassemblant autour des doctorants des partenaires relevant d’institutions variées. Archéologues, géomaticiens, archivistes, historiens, historiens de l’art, architectes et urbanistes, littéraires… seront invités à présenter leurs méthodes, leurs résultats et à confronter leurs hypothèses au crible de l’histoire comparée.

Les recherches menées par les doctorants de Lille et d’ailleurs trouveront dans ce séminaire une plateforme d’échanges intellectuels nécessaires à la mise à l’épreuve de leurs hypothèses. Il s’agit donc, à par r du cas lillois, de former les étudiants aux approches et aux méthodologies les plus actuelles de l’histoire du phénomène urbain. Les méthodologies découvertes et acquises au cours du séminaire seront transposables à d’autres terrains, tandis que la focalisa on sur le cas lillois charpentera la cohérence du groupe. L’invita on de jeunes chercheurs et de chercheurs confirmés, impliqués dans des programmes de recherche nationaux et internationaux (ALPAGE, GISTORICAL Antwerp) familiarisera les doctorants au fonctionnement de ces grands projets de recherche subventionnée. Enfin, la participation de plusieurs jeunes docteurs et chercheurs confirmés des universités de Bruxelles, Anvers et Louvain- la-Neuve, fruit de collaborations anciennes et constamment entretenues entre historiens lillois et belges, ancre le séminaire dans la dynamique transfrontalière de l’université de Lille.

Programme :

15 JANVIER – 13H30
Hélène NOIZET (LAMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne) – L’apport des SIG à l’étude de la fabrique urbaine : le cas de Paris
Nathalie DEREYMAEKER (IRHiS, ULille, INCA, UCL) – Le plan-relief de Lille : un précieux outil pour mieux comprendre la ville

12 FÉVRIER – 13H30
Émilie D’ORGEIX (Histara, EPHE) – Les marges de la ville forte (XVIe-XVIIIe siècle)
Nicolas DESSAUX (Service archéologique, Mairie de Lille) – Lille avant 1235 : Questions en suspens

19 MARS – 13H30
Mathieu VIVAS (IRHiS, ULille) – La ville et la fabrique judiciaire des corps morts à l’époque médiévale et prémoderne. Approche interdicisiplianire
Thibaut WOESTELANDT (IRHiS, ULille) – La manifestation dans la ville : étude des parcours des 1er mai lillois (1891-1968)

16 AVRIL – 13H30
Christine CERCY (Inrap, associée IRHiS) – Hors, puis dans la ville : le faubourg des Reignaux et le ragrandissement de Lille du costé de Flandres (XVIe-début XVIIe). Contribution d’une étude documentaire à un chantier archéologique
Tim SOENS (UAnvers) – Le moment SIG : le GIStorical Antwerp et l’analyse spa ale de la fabrique de l’urbain, du Moyen Âge au 19e siècle

Informations pratiques :

4 SÉANCES • 13h30 – 18h00 SALLE DE SÉMINAIRE DE L’IRHiS
UNIVERSITÉ DE LILLE — SITE DU PONT-DE-BOIS – VILLENEUVE D’ASCQ

Direction
Élodie Lecuppre-Desjardin
Catherine Denys

Coordination
Éloi Vincendet

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Publication – Marco Robecchi, « Riccold de Monte di Croce, ‘Liber peregrinationis’, traduit par Jean le Long d’Ypres »

Le Liber peregrinationis de Riccold de Monte di Croce, écrit en 1300, est une des six œuvres latines traduites par Jean le Long d’Ypres en 1351. Riccold y décrit son pèlerinage en Terre Sainte, ses voyages à travers la Turquie et le Moyen Orient et son long séjour à Bagdad, où il a appris à connaître le mode de vie et les pratiques religieuses des chrétiens considérés comme hérétiques et des Musulmans. Jean le Long place ce récit à l’intérieur d’une collection de textes divers, tous consacrés à l’Orient et formant ainsi un ensemble cohérent et équilibré.

Le présent volume comporte la première édition critique de la traduction du Liber peregrinationis par Jean le Long, accompagnée de l’édition de son antécédent latin. Une analyse codicologique et ecdotique approfondie fournit une description de la tradition manuscrite – sept témoins latins, six français et trois italiens – et des différentes versions du Liber peregrinationis. L’étude scriptologique, quant à elle, met en relief les caractéristiques diatopiques et diachroniques du moyen français picard du traducteur, en exploitant notamment les apports d’un glossaire méthodologique- ment exigeant.

Table des matières :

1. Riccold de Monte di Croce
2. JeanleLongd’Ypres
3. Les manuscrits
4. Rapports entre les manuscrits français
5. Jean le Long traducteur
6. Étude linguistique
7.-8. Liber peregrinationis
9. Fiches lexicographiques et glossaire
10. Index onomastique, toponymique…
11. Bibliographie

Informations pratiques :

Marco Robecchi, Riccold de Monte di Croce, ‘Liber peregrinationis’, traduit par Jean le Long d’Ypres, ELiPhi, 2020 (Études et textes romans du Moyen Âge). xii + 448 p. – 50 € – 978-2-37276-031-7.

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Publication – « Cherchez la petite bête. L’animal au haut Moyen Âge. Actes des 37e Journées internationales d’archéologie mérovingienne », éd. Stéphanie Desbrosse-Degobertiere et Marie-Cécile Truc

Chassé, pêché, domestiqué, familier ou sauvage, l’animal est indispensable à la survie de l’homme et se place naturellement au centre de l’économie des sociétés pré-industrielles. Vivant, l’animal est tout autant le pourvoyeur de ressources directes que, par sa force motrice, le complément indispensable aux activités agricoles, artisanales et commerciales. Mort, un large éventail d’activités, boucherie, tannerie, tabletterie, le transforme et lui confère alors une seconde vie.

Par ailleurs, l’animal participe à l’affichage du statut social d’une personne, de son vivant comme dans sa mort, comme en témoignent la pratique de la chasse, la taille d’un cheptel ou encore les tombes de chevaux jouxtant des sépultures royales et aristocratiques. Mais la relation animal-homme ne se limite pas à une simple exploitation de l’un par l’autre et l’on ne saurait étudier les sociétés altomédiévales sans prendre en compte la part affective, symbolique, voire religieuse, de l’animal : ornementation sur les bijoux et les accessoires vestimentaires, dépôts alimentaires ou banquets funéraires. Ce vaste champ imaginaire et spirituel recèle encore des pans à explorer.

Ces dernières décennies, l’archéozoologie et les spécialités apparentées se sont révélées comme d’irremplaçables vecteurs de connaissance des modes alimentaires, des pratiques agro pastorales, des épizooties, mais aussi des contextes paléoenvironnementaux. De tels apports ne peuvent que modifier le regard du chercheur et l’amener à réfléchir sur les méthodes de fouille, de prélèvement, ainsi que sur les nouveaux champs d’étude à privilégier dans un avenir proche.

À poils, à pattes, à plumes, à écailles, du parasite au mammifère : cet ouvrage présente les actes des 37e journées internationales d’archéologie mérovingienne qui se sont tenues à Saint-Dizier (Haute-Marne) du 6 au 16 octobre 2016. Ces journées ont été l’occasion d’effectuer un bilan sur l’animal au haut Moyen Âge. Une session a également été consacrée aux actualités altomédiévales dans le quart nord-est de la France.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Cherchez la petite bête. L’animal au haut Moyen Âge. Actes des 37e Journées internationales d’archéologie mérovingienne, éd. Stéphanie Desbrosse-Degobertiere et Marie-Cécile Truc, Mémoires de l’association française d’archéologie mérovingienne, t. 34.

Source : AFAM

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