Publication – Laura Slater, « Art and Political Thought in Medieval England, c.1150-1350 »

Images and imagery played a major role in medieval political thought and culture, but their influence has rarely been explored. This book provides a full assessment of the subject. Starting with an examination of the writings of late twelfth-century courtier-clerics, and their new vision of English political life as a heightened religious drama, it argues that visual images were key to the development and expression of medieval English political ideas and arguments. It discusses the vivid pictorial metaphors used in contemporary political treatises, and highlights their interaction with public decorative schemas in English great churches, private devotional imagery, seal iconography, illustrations of English history and a range of other visual sources. Meanwhile, through an exploration of events such as the Thomas Becket conflict, the making of Magna Carta, the Barons’ War and the deposition of Edward II, it provides new perspectives on the political role of art, especially in reshaping basic assumptions and expectations about government and political society in medieval England.

Laura Slater is a Fulford Junior Research Fellow at Somerville College, University of Oxford.

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Table des matières :

Introduction
Imagining Power in Angevin England
From the Clerics to the Court, c.1200-1250
The Barons’ War and the Dreams of Reformers
Visions of Government During the Three Edwards
Conclusion
Bibliography

Informations pratiques :

Laura Slater, Art and Political Thought in Medieval England, c.1150-1350, Boydell & Brewer, 2018 (Boydell Studies in Medieval Art and Architecture). 10 colour, 39 black and white illustrations, 343 pages, 24×17 cm. ISBN: 9781783273331. Prix : 60 £.

Source : Boydell & Brewer

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Conférence – Agnès Graceffa, « Médiévistique et amitié au XXe siècle: le réseau international de Ferdinand Lot (1866–1952) »

Le 12 décembre 2018, Agnès Graceffa (Université libre de Bruxelles) présentera une communication intitulée Médiévistique et amitié au XXe siècle: le réseau international de Ferdinand Lot (1866–1952) dans le cadre du Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle)

Présidence: Olivier Guyotjeannin (École nationale des chartes)

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Informations pratiques :

Paris
Institut historique allemand
10h00 (12.12.) – 12h00 (12.12.)

Source : Institut historique allemand

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Colloque – Ovide dans la Romania médiévale

Les œuvres d’Ovide sont traduites en langue vernaculaire à partir du XIIe et du XIIIe siècles. En parallèle, ses textes sont abondamment commentés en latin, afin d’en tirer un enseignement moral et de comprendre les nuances de sa langue, les contenus mythographiques et historiographiques qu’ils contiennent. Traducteurs et commentateurs, textes latins et vernaculaires se partagent ainsi la scène dans la réception médiévale d’Ovide, surtout parce que les traductions incorporent dès le début l’exégèse latine. La journée d’étude Ovide dans la Romania médiévale réunit des chercheurs qui travaillent tant sur les commentaires latins d’Ovide que sur les traductions vernaculaires. Dans cette première rencontre, le thème sera centré sur les commentaires latins et les traductions en langues romanes (langue d’oïl, castillan, italien, catalan) datées du XIIIe au XVe siècle et produites dans ce qu’il est convenu d’appeler la Romania. L’objectif est de réfléchir ensemble sur les liens qui existent entre ces textes, que ce soit du point de vue des sources latines et romanes médiévales communes ou de celui des modes de traduction et d’interprétation de l’original ovidien.

Ovide romania

Programme :

9h30 – 10h : Accueil

10h–11h30
Première table
Du commentaire latin aux premières traductions romanes

Lisa Ciccone, Universität Zürich : Le mythe, la poésie et l’histoire dans le commentaire du ms. Vat. lat. 1479 (Metamorphoseon Libri XV)
Irene Salvo García, Syddansk Universitet / CIHAM : Ovide en Castille au XIIIe siècle : histoire, poésie et science dans un contexte européen
Débat (puis pause de 10 min)

11h30 – 13h
Deuxième table
Les Métamorphoses en France : l’Ovide moralisé et l’Ovidius Moralizatus

Laura Endress, Universität Zürich : Du paratexte à l’interpolation : quelques ajouts dans l’Ovide Moralisé à la lumière des commentaires latins
Marek Thue Kretschmer, Norges teknisk-naturvitenskapelige universitet : Les ajouts de la version parisienne de l’Ovidius moralizatus de Pierre Bersuire
Débat
Pause déjeuner

14h –16h
Troisième table
Volgarizzamenti, traducciones et traduccions : Ovide en italien, castillan et catalan

Federico Rossi, Scuola Normale Superiore di Pisa : Ovide chez Dante : mémoire et réécriture du mythe
Amalia Desbrest, ENS de Lyon : La première traduction castillane des Héroïdes d’Ovide (Séville, Bibl. Colombina, ms. 5-5-16). Présentation
Gemma Pellissa, Universitat de Barcelona : Francesc Alegre : traduction, commentaire et sources dans les Transformacions
Débat (puis pause de 10 min)
16h –16h45

Table ronde, avec la participation de Véronique Rouchon, Marianne Besseyre, Magali Romaggi et Prunelle Deleville (CIHAM / Université Lumière-Lyon 2)

Informations pratiques :

18 octobre 2018
ENS de Lyon, site Buisson, salle 003
9h30 – 17h

Journée d’étude « Ovide dans la Romania médiévale », organisée par Irene Salvo-Garcia et Marylène Possamai-Pérez

Source : CIHAM

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Appel à contribution – Le Temps / Time. Symposium of the International Medieval Society

English version below

Symposium of the International Medieval Society, Paris
Paris, 8–10 July /juillet 2019

« Qu’est-ce donc que le temps » demandait saint Augustin. « Qui pourra, pour en parler convenablement, le saisir même par la pensée ? Cependant quel sujet plus connu, plus familier de nos conversations que le temps ? »

De l’estimation des dates historiques au calcul de la date de Pâques et à l’élaboration du calendrier liturgique, les savants du Moyen Âge ont compté le temps. Le mouvement des corps dans le ciel nocturne permettait aux observateurs de calculer l’heure, de même que les instruments tels que le cadran solaire, l’horloge à eau, la bougie et éventuellement l’horloge mécanique. Architectes, sculpteurs, enlumineurs et artisans ont tous aspiré à représenter visuellement le temps à travers différents media, et des programmes iconographiques complexes ont employé les relations allégoriques ou anagogiques afin d’entrecroiser les histoires. Les romanciers ont expérimenté différentes manières de représenter le passage du temps et d’organiser l’action narrative, tandis que les poètes lyriques ont employé la répétition de motifs pour retourner le temps sur lui-même. Dans le domaine de la notation musicale, les théoriciens du Bas Moyen Âge ont développé différents procédés pour indiquer le rythme, phénomène dont l’absence dans la notation des siècles précédents, comme dans le chant monophonique en langue vernaculaire, a donné lieu à des débats parmi les érudits modernes.

Pour le monachisme médiéval, le temps consistait en l’emboîtement de cycles qui déterminaient la pratique quotidienne, mensuelle et annuelle en établissant des associations concrètes entre temps et types de travail, lecture, et repas. En cela, le temps ne correspondait pas seulement à – mais était le moyen d’ – un monde matériel qui pouvait être transcendé par la contemplation. Les réflexions des philosophes et théologiens, de leur côté, portaient sur les points d’articulation entre les différentes temporalités : le temps linéaire et fini de la vie humaine, le temps cyclique de la liturgie et le temps eschatologique du Salut.

Aujourd’hui, les historiens se demandent, avec Jacques Le Goff : « Faut-il vraiment découper l’histoire en tranches ? », et interrogent tant les marqueurs traditionnels des périodes historiques qui séparent l’Antiquité du Moyen Âge et le Moyen Âge de la Renaissance, que les effets de cette périodisation sur la manière de penser l’objet historique.

Dès lors, comment faire avancer la réflexion sur la durée, l’événement, le moment ? Comment réfléchir à l’expérience de la dilatation du temps ou de sa profondeur ?

Pour la 16e édition de son colloque annuel, l’International Medieval Society Paris lance un appel à contribution sur tous les aspects du temps au Moyen Âge. Les propositions pourront traiter de l’expérience ou de l’exploitation du temps, de son calcul et de sa mesure, de son inscription, sa théorisation, ou de la question de savoir comment, pourquoi ou s’il faut délimiter le « Moyen Âge ». Les communications portant sur un matériel historique ou culturel de la France médiévale ou de la Gaule dans l’Antiquité tardive, ou sur des textes en Français ou en Occitan médiéval, sont particulièrement encouragés, mais les propositions convaincantes portant sur d’autres matières seront bien sûr aussi prises en compte.

Le colloque annuel de l’International Medieval Society Paris est une rencontre internationale et bilingue, rassemblant professeurs, chercheurs et doctorants. Les propositions pourront être en français ou en anglais, et toucher des domaines d’expertises aussi divers que l’histoire de l’art, la musicologie, l’étude des rituels et de la liturgie, l’histoire de la danse, la littérature, la philosophie, l’anthropologie, l’histoire, l’histoire des sciences et techniques, ou encore l’archéologie.

Un résumé de 300 mots maximum (en français ou en anglais) pour une communication de 20 minutes, accompagné d’un CV, pourra être envoyé à communications.ims.paris@gmail.com avant le 30 novembre 2018. Les résumés seront d’abord expertisés de manière anonyme avant la sélection finale ; ils devront donner une idée claire du sujet abordé et de l’argumentation développée pour la communication. La sélection des papiers sera connue par retour de mail dans le courant du mois de janvier 2019.

IMS-Paris Prix pour doctorants

La Société Internationale des Médiévistes propose un prix qui sera décerné pour la meilleure proposition de communication de la part d’un(e) doctorant(e). Le dossier de candidature qui sera envoyé à communication.ims.paris@gmail.com avant le 30 novembre 2018 comprendra :

1) la proposition de communication,
2) une esquisse du projet de recherche actuel (thèse de doctorat),
3) les noms et coordonnées de deux références universitaires.

Le lauréat sera choisi par le bureau de l’IMS-Paris et un comité de membres honoraires ; il en sera informé dès l’acceptation de sa proposition. Une prime de 150 € pour défrayer une partie des coûts d’hébergement et de transport à Paris depuis la France (350 € depuis l’étranger) lui sera versée lors du Congrès.

Time/ Le temps
Symposium of the International Medieval Society, Paris
Paris, 8–10 July /juillet 2019

“What is time?” asked St. Augustine. “Who can comprehend this even in thought so as to articulate the answer in words? Yet what do we speak of, in our familiar everyday conversation, more than of time?”

From the diverse reckoning of historical dates to the calculation of the date of Easter and the elaboration of the liturgical calendar, medieval scholars counted time. The movement of the bodies in the night sky allowed medieval viewers to calculate the hour, and so did such instruments as the sundial, the water clock, the candle clock, and eventually the mechanical clock. Architects, sculptors, illuminators, and artisans strove to represent time iconographically in different media, and complex programs of images employed allegorical or anagogical relations in order to interweave narratives. Narrative writers experimented with ways to represent the passage of time and organize narrative action, while lyric poets used patterned repetition to turn time back on itself. In the domain of musical notation, late medieval theorists developed different ways of indicating rhythm, a phenomenon whose absence from earlier notation, such as that of vernacular monophony, has inspired debates among modern scholars.

In the medieval monastic context, time consisted of nested cycles that determined daily, monthly, and annual practice by building concrete associations between time and types of labor, reading, and eating. In this, time not only corresponded to, but was a feature of, a material world that could be transcended through contemplation. For their part, philosophers and theologians reflected on the points of articulation between different temporalities: the linear and finite time of human life, the cyclical time of the liturgy, the eschatological time of Salvation.

Today, historians ask with Jacques Le Goff, “Must we chop up history into slices?,” and some question the traditional period markers that separate Antiquity from the Middle Ages and the Middle Ages from the Renaissance, as well as the effects of that periodization for conceptualizing the historical object.

How, therefore, can we best reflect on duration, on the event, on the moment? How can we reflect on the experience of time’s dilation, or of its depth?

For its 16th annual symposium, the International Medieval Society Paris invites scholarly papers on any aspect of time in the Middle Ages. Papers may deal with the experience or exploitation of time, its reckoning or measuring, its inscription, its theorization, or the question of how or why or whether we should demarcate the “Middle Ages.” Papers focusing on historical or cultural material from medieval France or post-Roman Gaul, or on texts written in medieval French or Occitan, are particularly encouraged, but compelling papers on other material will also be considered.

The annual symposium of the International Medieval Society Paris is an interdisciplinary, international, bilingual meeting of faculty, researchers, and advanced graduate students. We welcome submissions in French or English from art history, musicology, studies of ritual or liturgy, history of dance, literature, linguistics, philosophy, theology, anthropology, history, history of science and technology, or archaeology.

An abstract of no more than 300 words (in French or English) for a paper of 20 minutes should be sent, along with a CV, to communications.ims.paris@gmail.com by 30 November 2018. Abstracts will receive a preliminary blind review before the final selection and should give a clear idea of the topic and anticipated argument of the paper. Presenters will be notified of their selection in January 2019.

IMS-Paris Graduate Student Prize:

The IMS-Paris is pleased to offer one prize for the best paper proposal by a graduate student. Applications should consist of:

1) a symposium paper abstract
2) an outline of a current research project (PhD dissertation research)
3) the names and contact information of two academic referees

The prize-winner will be selected by the board and a committee of honorary members, and will be notified upon acceptance to the Symposium. An award of 350€ to support international travel/accommodation (within France, 150€) will be paid at the symposium.

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Appel à contribution – Recovering the Ritual Object in Medieval and Early Modern Art

Brighton, 4–6 Apr 2019
Deadline: Nov 5, 2018 

Session Convenors: Dr Catriona Murray, University of Edinburgh, c.a.murray@ed.ac.uk; Dr Halle O’Neal, University of Edinburgh, halle.o’neal@ed.ac.uk

In the medieval and early modern worlds, ritual served as a legitimising process, a dynamic mechanism for mediating a transference or transformation of status. Objects played an essential part in this performative practice, charged with symbolism and invested with power. Distanced from their original contexts, however, these artefacts have often been studied for their material properties, disconnecting function from form and erasing layers of meaning. The relationships between ritual objects and ritual participants were identity-forming, reflecting and shaping belief structures. Understanding of how these objects were experienced as well as viewed, is key to revealing their significances.

This panel intends to relocate ritual objects at the centre of both religious and secular ceremonies, interrogating how they served as both signifiers and agents of change. The organisers specialise in early modern British art and medieval Japanese art, and so we invite proposals from a range of geographical perspectives, in order to investigate this subject from a cross-cultural perspective. We particularly encourage papers which discuss medieval and early modern ritual objects—broadly defined —as social mediators.

Issues for discussion include but are not limited to:
– Recovery of the everyday in ritual objects
– Embodiment
– Audiences and interactions
– Performativity
– Ritual object as emotional object
– Spatiality and temporality
– Re-use, recycling, removal
– Illusion and imagination
– Memory
– Thing theory

How to apply: Please email your paper proposal direct to the session convenors, details above. Provide a title and abstract (250 words maximum) for a 25-minute paper, your name and institutional affiliation (if any).

Source : Medieval Art Research

Publié dans Appel à contributions

Publication – John Tolan, « Mahomet l’Européen. Histoire des représentations du Prophète en Occident »

Mahomet fascine l’Europe depuis le Moyen Âge. Les caricatures et portraits polémiques se sont répandus dans les pages des manuscrits, le représentant tour à tour comme un charlatan, un hérésiarque, un personnage lubrique ou l’incarnation de l’Antéchrist. Un personnage était né : le prophète de l’islam vu par les Européens.

L’historien John Tolan en retrace ici le destin dans un récit passionnant.

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Alors que ce sont, tout d’abord, les peurs de la Chrétienté qui se cristallisent dans les portraits de Mahomet, celui-ci deviendra pourtant au fil des siècles un objet de fascination, comme chez Goethe ou Lamartine. De même certains théologiens le tiendront pour un grand réformateur, et il sera admiré par Napoléon. Tantôt vilipendé, tantôt glorifié, Mahomet est un adversaire ou un allié toujours profitable, instrumentalisé par les Européens depuis des siècles dans leurs polémiques internes. Ainsi éclairé par une formidable érudition, il devient une figure incontournable pour comprendre comment l’Europe s’est construite. Un livre qui fera date.

Informations pratiques :

John Tolan, Mahomet l’Européen. Histoire des représentations du Prophète en Occident, Paris, Albin Michel, 2018. 145mm x 225mm, ISBN : 9782226326966. Prix : 24,50 euros.

Source : Albin Michel

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Publication – Livia Visser-Fuchs, « ‘History as Pastime’ : Jean de Wavrin and His Collection of Chronicles of England »

The Burgundian author Jean de Wavrin (c.1400-c.1477) has been known to historians for a long time but his work is usually considered derivative and of little importance. Closer study reveals that he had an interesting career, first serving in the Anglo-Burgundian army, then marrying a rich widow and settling down to a quieter life in Lille, where he composed his vast compilation of the histories of England. At the same time he became a supplier of romances to Philip the Good, Duke of Burgundy, and an avid collector of all kinds of books himself. A very unusual draughtsman, whom he almost uniquely patronised, was later named ‘The Wavrin master’ by art historians. Wavrin’s life as a soldier and civilian, ambassador and courtier, is here presented as fully as possible and put into context. His library and his interests are analysed and his own book, its creation, use of sources, purpose and value are discussed, and its often beautifully illustrated manuscripts described and explained. The work is a major study of a neglected medieval chronicler who offers a unique perspective on events in England during the Wars of the Roses and the reign of Edward IV. There is a full index and detailed appendices examining the surviving manuscripts.

Wavrin - History as Pastime

Informations pratiques :

Livia Visser-Fuchs, History as Pastime’ : Jean de Wavrin and His Collection of Chronicles of England, Donington: Shaun Tyas, 2018. 26cm., hardcover, 682pp., 16pp. color plates. ISBN: 9781907730696. Price: $89.95.

Source : Art Books

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