Appel à contribution – Ordonner l’Église II : Communautés cléricales et communautés monastiques dans le monde carolingien (8e-10e s.) / Categorising the Church II: Clerical and monastic communities in the Carolingian World (8th-10th)

English version below

Le colloque programmé les 11-13 octobre 2018 constituera le deuxième volet d’une réflexion comparatiste sur la question de la mise en ordre(-s) de l’Église en Occident entre la fin du 8e et la fin du 10e siècle.

L’époque carolingienne est considérée par beaucoup comme une phase d’institutionnalisation aiguë de l’Église, dont l’un des aspects serait la (re)définition, via les grands conciles de 816-817 et les capitulaires ultérieurs, des ordres monastique et canonique (ou « canonial »). La question de l’impact réel de l’effort qui consista à imposer comme seules normes de vie les institutiones canonicorum et sanctimonialium et la règle de Benoît reste pourtant largement ouverte, en dépit de travaux comme ceux de J. Semmler ou R. Schieffer et de ce point de vue l’idée même d’institutionnalisation peut être questionnée.

La rencontre tenue à Vienne en 2017[1] ayant permis de préciser le sens de la règlementation édictée à l’initiative du pouvoir central et d’évaluer sa réception textuelle, il s’agira d’interroger les effets (ou l’absence d’effets) concrets de cette régulation sur le terrain, en se plaçant au niveau des établissements, pour observer leurs évolutions entre le 8e et la fin du 10e ou les premières décennies du 11e siècle. À se focaliser uniquement sur la question de la réception de la norme dans la deuxième moitié du 9e siècle, on risquerait en effet de perdre de vue le fait que ces communautés avaient une vie propre, qui démarre bien avant 816-817. Le choix de changer de focale et de partir de l’observation des communautés elles-mêmes sur la longue durée devrait permettre de renverser la perspective et de préciser 1/dans quelle mesure certaines pratiques ou expérimentations locales ont pu précéder et inspirer la réglementation édictée au niveau central, qui n’en serait finalement que la normalisation, et 2/ à quel point 816-817 constitue ou non une inflexion majeure dans l’histoire de l’organisation de l’Église et des communautés ecclésiastiques. Mais l’enjeu sera aussi de progresser dans la connaissance de ce qui différencie dans les faits, au-delà des normes donc, les moines des clercs canoniques (ou « chanoines »). Il importe en effet de ne pas plaquer sur les communautés la grille de lecture des réformateurs, qui vise précisément à imposer une interprétation de ce que doit être un clerc canonique ou un moine, et leur mode de vie respectif.

Les communautés et leurs mutations institutionnelles (Études de Cas)

On pourra donc en premier lieu chercher à identifier ce qui caractérise les communautés ecclésiastiques et les changements (ou absence de changements) qui les affectent sur le plan institutionnel entre le 8e et le tournant du 11e siècle, sans préjuger d’une rupture en un temps donné. On procédera par études de cas, à l’échelle d’une communauté, d’un diocèse ou d’une région (qui pourrait se situer au cœur de l’espace carolingien ou dans une zone limitrophe), en se concentrant sur 1/ la question de la propriété (renoncement ou non à la propriété individuelle, possession et gestion en commun des biens de la communauté, division des menses, …) ; 2/ les modalités de la vie commune (permanente ou intermittente ; pratiquée par tous ou seulement par certains ; limitée au partage des repas ou incluant le sommeil, dans des maisons individuelles, des chambres ou cellules personnelles au sein d’un même bâtiment ou dans un dortoir commun, …) ; 3/ la liturgie, son contenu et son organisation.

La question sous-jacente est celle du degré d’adhésion à l’une ou l’autre règle instituée en 816-817 (règle de Benoît ou institutio canonicorum/sanctimonialium) et au modèle qu’elle décrit. Mais il s’agira également d’essayer de dégager une série de critères permettant de caractériser les communautés d’époque carolingienne et de rendre compte de leur diversité, au-delà des catégories monastiques et canoniques/canoniales, qui ne sont pas toujours opératoires. Il semble en effet que la communauté ne soit pas tant définie, à l’époque carolingienne, par la résidence ou la table partagée, qui n’ont rien de systématique, que par la pratique d’une liturgie chorale et/ou la communauté de bien. Sur ces problèmes, le questionnaire relatif à la vie commune des clercs mis au point par C. Violante et C. D. Fonseca en 1959 pourrait servir de grille analytique de départ[2].

Discours, Conflits, Auto-représentation

On pourra par ailleurs s’interroger sur les discours relatifs au changement de statut de l’une ou l’autre communauté ou à l’adoption de telle norme de vie, qu’elle intervienne immédiatement après 816-817 ou plus tardivement, en se montrant attentif aux réécritures postérieures qui tendent à « bénédictiniser » ou à « chanoiniser » communautés et récits des événements. Une attention particulière sera accordée aux conflits et aux refus engendrés par la nouvelle réglementation, que ce soit au sein même de la communauté ou entre cette communauté et une autorité extérieure. Dans tous les cas on se demandera de quelle manière la représentation que la communauté se fait d’elle-même et la façon dont elle se caractérise (monastique, canonique/canoniale ou autre) évolue dans ce contexte, toutes évolutions dont le lexique peut, entre autres éléments, se faire le reflet.

Sources

Un dernier aspect, plus méthodologique, consisterait à réfléchir aux sources mobilisables pour l’étude des transformations concrètes des communautés religieuses à l’époque carolingienne, ainsi qu’à leurs apports potentiels respectifs. Au-delà des sources évidentes comme les chroniques, les gesta ou les fonds diplomatiques, quels éclairages sont susceptibles d’apporter sur ces questions les collections canoniques, les données archéologiques, les livres liturgiques ou les sources musicales ? Marie-Céline Isaïa a bien montré, par exemple, comment l’hagiographie du 9e siècle pouvait se faire le lieu d’une résistance sourde à la réforme. Il était également apparu lors de la rencontre de Vienne que certains manuscrits pouvaient refléter une forme d’identité canoniale ou a contrario monastique, piste que les organisateurs souhaiteraient voir creusée.

Conditions de soumission des propositions

Les chercheurs sont invités à envoyer leurs propositions de communication (titre et résumé d’environ 300 mots) au plus tard le 8 juin 2018, à l’adresse suivante : emilie.kurdziel@univ-poitiers.fr

Les langues de communication du colloque seront le français et l’anglais.

Comité scientifique :
Rutger Kramer
Emilie Kurdziel
Cécile Treffort
Graeme Ward

[1] « Categorising the Church: Debates about Religious Communities in the Carolingian World », 4-5 Mai 2017, Vienne (actes à paraître).
[2] C. Violante et C.D. Fonseca, « Questionario », dans La vita comune del clero nei secoli xi e xii. Atti della Settimana di studio : Mendola, settembre 1959, vol. 1, Milan, 1962, p. 494-536.

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Categorising the Church II
Clerical and monastic communities in the Carolingian World (8th-10th)

The Centre d’études supérieures de civilisation médiévale of the Université de Poitiers is happy to announce a workshop on 11-13 October 2018.

The main goal of this workshop will be to discuss the ordering of the Western Church between the middle of the 8th and the end of the 10th century.

The Carolingian era has seen by many as a time when the Church became increasingly institutionalised. One of the main aspects of this development, exemplified by the series of councils held between 816 and 819, was a (re)definition of the canonical and monastic orders and the requirement for each community in the realm to comply either with the institutiones canonicorum and sanctimonialium or with the Rule of Benedict. Despite the influential works of J. Semmler or R. Schieffer, however, the real impact of these proposed reforms is still an open question, and from this perspective, the very notion of institutionalisation can also be questioned.

An initial meeting in Vienna in May 2017 focused on the way the court in Aachen took the initiative in formulating its grand vision of the Church in the early ninth century and on the textual reception of this effort. Based on these findings, which will be published in the course of 2018/9, this second meeting will explore the impact of these proposals on the ground.

It will do so by focusing on individual communities and tracing their evolution between the 8th and the end of the 10th or the early 11th centuries. By taking a longer time-frame and scrutinizing the transformations (or lack thereof) of communities rather than merely look for the local reception of the proposed reforms, it should be possible to reexamine this vital period and analyse:

1) to what extent certain local practices and experiments may have influenced the rules formulated at a central level, in what was probably a dynamic process of communication involving individual communities rather than purely the impetus from the court ;

2) whether or not 816/9 indeed constituted a pivotal moment in the history of the organisation of the Church and of ecclesiastical communities, and if it was ever experienced as such. Moreover, focusing on individual communities will allow us to explore further what differentiated, in practical terms and not from a normative viewpoint, canonical clerics from monks, sanctimoniales from nuns, and the extent to which any real difference existed between such categories for contemporary observers. One should indeed refrain from looking at those communities or analysing them through the very framework of the reformers, who aimed precisely at imposing one interpretation of what a canonical cleric or a monk (and their respective lives) should be.

Case Studies: Institutional Changes Within Local Communities

A first line of research will be to identify what characterizes religious communities on a concrete and institutional level, and what evolutions, if any, can be observed between the 8th and the turn of the 11th centuries, without prejudging a rupture at a specific point in time.

Focusing on case studies (a single monastery, a diocese or a region, located either in the heart of the Carolingian world or in a bordering area), three themes will be central in gauging how communities were organised and conceived of themselves as institutions:

1) the way they, and their individual members, dealt with property (renunciation of private property or not), its management (in common or not) and its distribution; 2) the self-imposed limits to communal life; 3) the organisation and the contents of the liturgy.

The underlying issue is the degree to which a given community self-consciously adhered to norms set « from the outside » (for instance, as prescribed by the councils of 816/9) or if it would (claim to) follow its own rules. The goal would also be to identify a set of criteria to help characterize Carolingian communities and to account for their diversity, beyond “monastic” and “canonical” categories. What defined a religious community in the Carolingian and post-Carolingian era is not as obvious as the discourse of the court would let us think. There were canonical communities where clerics did not live together inside a claustrum nor share meals, except on a few occasions: in those cases, what made a community seems to have been the practice of a choral liturgy and the existence of common property. Even for monks the sense of community or communal life might not be as clear as one would think by sticking to the model provided by such written rules as the Rule of Columbanus or Benedict. On these problems, the questionnaire elaborated by C. Violante and C.D. Fonseca could be used as an analytic template (even if it was intended for a later period)[1].

Discourse, Conflicts, Self-Representation

Another option would be to study the way communities conceived of themselves as institutions (canonical? monastic? something else?) and the rhetoric used to justify the adoption of new norms for living from one community to another, regardless of whether this happened in the immediate aftermath of 816-9 or later. In each case, a central question should be how a community understands and represents itself, and, if this self-understanding evolves in the course of such changes, what the vocabulary used to describe the community, among other things, is likely to reflect. To do so, however, later réécritures and their tendency to retrospectively « Benedictize » or « Canonize » communities and recounting of events often need to be deconstructed. Special attention will be paid to conflicts generated by the introduction of new rules, within communities as well as between them and their superiors.

Sources

A final, more methodological aspect of this workshop concerns the sources at our disposal for studying the transformations of religious communities during and after the Carolingian era. In addition to the obvious sources, such as chronicles, gesta or charters, what are the new insights that may grow out of hagiographical narratives, canonical collections, liturgical and musical handbooks? What about material remains – both archaeological, and those found within the manuscripts themselves? This last avenue of research proved to be particularly salient during the first meeting in Vienna, where it was made visible how manuscripts (rather than just their textual contents) could reflect canonical or monastic identities. The organisers of the Poitiers meeting would encourage people to continue on that path.

Proposals

You are invited to send a proposal for a 20-minute paper by 8 June at the latest. In order to be considered, please send a 300-word abstract to emilie.kurdziel@univ-poitiers.fr. Papers may be given in French or English.

Scientific committee :

Rutger Kramer
Emilie Kurdziel
Cécile Treffort
Graeme Ward

[1] C. Violante et C.D. Fonseca, « Questionario », dans La vita comune del clero nei secoli xi e xii. Atti della Settimana di studio : Mendola, settembre 1959, vol. 1, Milan, 1962, p. 494-536

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Publication – Jean François Boyer, « Pouvoirs et territoires en Aquitaine du VIIe au Xe siècle. Enquête sur l’administration locale »

L’analyse des tiers de sou d’or mérovingiens permet d’avancer qu’il ne s’agit pas d’une monnaie d’échange classique, mais d’un outil de la collecte fiscale. Les noms de lieux et de monétaires qui y sont inscrits désigneraient les recettes fiscales et les agents actifs au sein des vici, districts administratifs hérités de l’Empire romain. A la fin du VIIe siècle, le regnum Francorum unifié sous Clotaire II perd sa cohérence. Dès le début du VIIIe siècle, les ducs aquitains jouissent d’une large autonomie, perçoivent les impôts, nomment les comtes. Après la mise au pas de Pépin le Bref, Charlemagne crée en 781 un regnum pour Louis le Pieux, ajoutant à l’Aquitaine, la Gascogne, la Marche de Toulouse et la Septimanie. Pour seconder les comtes dans ces cités parfois très vastes, le pouvoir met en place des vicarii, affectés au niveau vicinal. Par la suite, apparaissent les vicariae, dans lesquelles le vicarius, notable local, semble un médiateur entre communautés d’habitants et pouvoir comtal. Cette organisation paraît avoir pris appui sur les anciens vici, districts administratifs qui pourraient aussi être la matrice des grandes paroisses créées par le pouvoir épiscopal au sein des diocèses.

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Informations pratiques :

Jean François Boyer, Pouvoirs et territoires en Aquitaine du VIIe au Xe siècle. Enquête sur l’administration locale, Stuttgart, Frnaz Steiner Verlag, 2018. 967 p., 103 b/w ill. ISBN 978-3-515-11859-0. Prix : 149 euros.

Source : Franz Steiner

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Prix – Prix Jean Carbonnier de la recherche sur le droit et la justice 2018

La campagne de recueil des candidatures pour le prix Jean Carbonnier de la recherche sur le droit et la justice 2018 est lancée. Ce prix récompense des travaux portant sur le droit ou la justice, quelle que soit la discipline des sciences humaines et sociales concernée. Rédigés en français, publiés ou non, ils doivent constituer pour leur auteur, français ou étranger, l’une de ses premières recherches ou l’un de ses premiers travaux. Ils doivent avoir été achevés, et soutenus s’il s’agit d’une thèse, entre le 1er septembre 2016 et le 31 décembre 2017Une subvention de 5000 € est attribuée au lauréat. Depuis 2017, le Prix Carbonnier est attribué en partenariat avec les éditions Dalloz. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 20 avril 2018. 

N.B. : Les candidats ayant postulé au Prix les années précédentes ne sont pas admis à concourir.

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Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit impérativement comprendre les pièces suivantes :

En format numérique (PDF), sur clé USB ou CD-Rom :

  • Un fichier de la thèse ou de l’ouvrage référencé comme suit : pour une candidature au Prix Carbonnier : PC 2018 – Nom de famille
  • Une lettre de candidature
  • Un CV mentionnant, notamment les coordonnées postales, électroniques et téléphoniques du candidat
  • La liste de ses publications
  • Le résumé de la thèse ou de l’ouvrage (2 à 5 pages)
  • Le rapport de soutenance (pour la thèse)
  • L’introduction de la thèse ou de l’ouvrage
  • Le plan de la thèse ou de l’ouvrage
  • Deux lettres de recommandation, pouvant émaner de personnalités scientifiques étrangères.
  • Toutefois, s’agissant d’une thèse, les membres du jury du Prix Carbonnier ainsi que ceux du jury de thèse ne sauraient accorder un tel parrainage. Les lettres de recommandation devront impérativement être insérées dans le dossier. Aucune lettre ne sera acceptée en dehors de ce dernier.

En format papier :

  • 12 exemplaires recto-verso et agrafés, du dossier complet, à l’exclusion de la thèse ou de l’ouvrage.

LES DOSSIERS INCOMPLETS NE SERONT PAS EXAMINÉS

Dépôt des candidatures

Les candidatures doivent être adressées par voie postale* pour le vendredi 20 avril 2018 au plus tard  (cachet de la Poste faisant foi) ou déposées** ce même jour au plus tard à la Mission entre 9h30 et 16h.

*Adresse postale : Mission de recherche Droit et Justice / Ministère de la Justice / Site Olympe de Gouges – bureau 3E018, 13, place Vendôme 75042 Paris cedex 01

** En cas de dépôt à la Mission, merci de prévenir à l’avance Mme Sophie Sebag (sebag@gip-recherche-justice.fr/01.70.22.70.67). L’adresse de remise est : 35 rue de la Gare, 75019 Paris. Se munir d’une pièce d’identité à présenter à l’accueil.

Pour y venir :

Métro Ligne 7 « Corentin Cariou » + Navette fluviale (embarcadère à 3 minutes de marche, quai de la Charente) ou Ligne 12 « Front Populaire » + Bus RATP ligne 239 direction Rosa Parks – arrêt « Parc du Millénaire ».

Tram – T3B direction porte de la Chapelle « porte d’Aubervilliers », puis 7 minutes à pied.

RER E – station Rosa Parks

Contact pour le prix Carbonnier :

Jeanne Chabbal : 01 70 22 70 55/chabbal@gip-recherche-justice.fr

Lire le règlement du Prix Carbonnier

Lire les conditions générales de candidature

Source : Mission de recherche Droit et Justice

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Publication – Roland Betancourt, « Sight, Touch, and Imagination in Byzantium »

Considering the interrelations between sight, touch, and imagination, this book surveys classical, late antique, and medieval theories of vision to elaborate on how various spheres of the Byzantine world categorized and comprehended sensation and perception. Revisiting scholarly assumptions about the tactility of sight in the Byzantine world, it demonstrates how the haptic language associated with vision referred to the cognitive actions of the viewer as they grasped sensory data in the mind in order to comprehend and produce working imaginations of objects for thought and memory. At stake is how the affordances and limitations of the senses came to delineate and cultivate the manner in which art and rhetoric was understood as mediating the realities they wished to convey. This would similarly come to contour how Byzantine religious culture could also go about accessing the sacred, the image serving as a site of desire for the mediated representation of the Divine.

9781108424745

Table des matières :

Acknowledgements
Note to the reader
Introduction: can’t touch this
Part I. How Sight Is Not Touch:
1. The medium of sight
2. The problem of tactility
3. The commonalities of the senses
Part II. Photios and the Unfolding of Perception: Introduction
4. Has the mind seen?: the language of effluxes
5. Has it grasped?: apprehending the object
6. Has it visualized?, I: the grasp of the imagination
7. Has it visualized?, II: the problem of fantasy
8. Then it has effortlessly …: judgment and assent
Conclusion
Part III. Mediation, Veneration, Remediation:
9. Medium and mediation
10. Tactility and veneration
11. Synaesthesia and remediation
Conclusion: tempted to touch
Bibliography
Index.

Informations pratiques :

Roland Betancourt, Sight, Touch, and Imagination in Byzantium, Cambridge, Cambridge University Press, 2018. 235 x 160 x 26 mm, Hardback. ISBN : 9781108424745. Prix : 90,00 £.

Source : Cambridge University Press

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Appel aux dons – King Baudoin Foundation United States: Richelieu renaissance, restoration of precious bindings, publication on the Treasures of the BnF

Join us to restore and preserve, and make available to all our global heritage

The Bibliothèque nationale de France (BnF) is France’s oldest cultural organization, originating in 1368 as the Royal Library of Charles V. It has grown over the ensuing 650 years into one of the world’s largest, most prestigious, and most digitally accessible libraries.

The BnF is a leading custodian of a world heritage. Its encyclopedic collections are unique: all disciplines, whether intellectual, artistic or scientific, are represented in a comprehensive way. The BnF preserves over 40 million documents. In addition, the BnF’s digital library, Gallica, provides free access to over 4 millions documents, for people from around the world to use for reading and learning. The BnF strives to provide educational, cultural and social enrichment to all.

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3 projects to support

There is a wide variety of projects to support at the BnF: digitization, acquisition, research activities, scholarships, etc. We selected 3 specific projects you may be interested to support:

  • Richelieu renaissance
  • Medieval book-bindings restoration
  • English publication on the Treasures of the BnF

Please, click on the dedicated tabs below to find more information about them.

If you wish to find another project to support, feel free to contact us.

http://bnf.fr/

Alternative ways to give:

Alternative ways to give:

For gifts by check: Address your check to KBFUS, write « Friends of the National Library of France » in the memo section of the check, and send it to KBFUS, 10 Rockefeller Plaza, 16th Floor, New York, NY 10020.

Gifts by wire transfer or to contribute other types of property: Email KBFUS at: info@kbfus.org or phone (212) 713 7660.

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Publication – Anonyme, « La Quête du Graal », éd. et trad. Albert Béguin et Yves Bonnefoy

La Quête du Graal est une œuvre de littérature spirituelle, dont tous les détails “signifient” et servent à la transmission d’un certain message. Mais ce roman est en même temps un authentique chef-d’œuvre littéraire, l’un des plus beaux de tout le Moyen Âge. Il n’a rien d’une prédication ou d’un récit seulement édifiant ; les sermons mêmes des ermites qui périodiquement instruisent les héros et leur expliquent leurs songes ou leurs aventures ne rompent pas la trame de l’invention romanesque. Ce développement des symboles est nécessaire à une œuvre dont toute l’imagination est orientée vers une intelligence de signes cachés dans les événements, les rencontres et les rêves.

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Informations pratiques :

Anonyme, La Quête du Graal, éd. et trad. Albert Béguin et Yves Bonnefoy, Paris, Seuil, 2018 (Sagesses). 320 pages. ISBN : 9782757872598. Prix : 8,20 €.

Source : Seuil

 

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Prix – The Church Monuments Essay Prize

The Council of the Church Monuments Society offers a biennial prize of £250 called the Church Monuments Essay Prize, to be awarded with a certificate for the best essay submitted in the relevant year. The aim of the competition is to stimulate people, particularly those who may be writing on church monuments for the first time, to submit material for the peer-reviewed international CMS journal Church Monuments. Therefore, the competition is open only to those who have not previously published an article in Church Monuments.

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The subject of the essay must be an aspect of church monuments of any period in Britain of abroad. The length (including endnotes) shall not exceed 10,000 words and a maximum of 10 illustration, preferably in colour. The prize will only be awarded if the essay is considered by the judges to be of sufficiently high standard to merit publication in Church Monument.

The closing date for new entries is 31 December 2018. For a copy of the rules and for the guidelines to contributors please see the Society’s website http://www.churchmonumentssociety.org, or contact the Hon. Journal Editor for more details and/or advice on the suitability of a particular topic.

Address for details and for submission of articles (deadline 31 December 2018):

Dr Jonathan Trigg, Editor
E-mail: jrtrigg@liverpool.ac.uk

Source : Medieval Art Research

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