Journée d’étude – Formes et mécanismes de l’innovation documentaire dans les écrits pragmatiques en Europe du Nord-Ouest (XIIIe-XVe s.)

Le « tournant pragmatique » ou la « révolution documentaire » du large XIIIe siècle sont marqués, comme on le sait, par un développement non seulement quantitatif, mais également qualitatif de la production écrite. Dans les principaux domaines concernés, qu’il s’agisse de l’administration royale, seigneuriale, urbaine ou monastique, le flux croissant de données prises en compte par le médium de l’écrit appelle à mettre en place de nouveaux systèmes de gestion de l’information, ce qui aboutit d’une part à l’émergence de types documentaires inédits et d’autre part à la transformation de types documentaires existants. Au-delà de cette première période, se pose également la question du devenir de la révolution documentaire à la fin du Moyen Âge, dans un contexte de diffusion du papier et de consolidation des institutions, notamment royales.

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On constate par exemple que l’enregistrement et la multiplication des registres deviennent l’une des solutions privilégiées de la gestion des flux informationnels dans un grand nombre de contextes, tels que l’administration domaniale ou le gouvernement civique. De nouvelles formes de « cartularisation » apparaissent, avec la mise en codex de types de documents à valeur juridique ou administrative autres que des chartes (mandements, plaids, procurations, pétitions, lettres, quittances). Le codex administratif lui-même se dote de nouveaux modes d’organisation, avec des divisions en parties et des tables des matières et des index – y compris par ordre alphabétique –, ou adopte de nouveaux formats, plus adaptés au terrain. Du reste, le codex n’est pas la seule forme concernée : rouleaux ou simples cahiers, de papier ou de parchemin, contribuent à la diversification des supports de l’écrit pragmatique. Malgré la permanence de certains types tels que le censier ou le cartulaire, l’introduction de nouvelles techniques, de nouvelles logiques et de nouveaux supports dans la gestion de l’information fait donc de la période qui va du début du XIIIe à la fin du XVe siècle un long temps d’innovation documentaire, dont les logiques sont encore mal appréhendées.

Lors de cette journée, nous souhaitons étudier à la fois les formes documentaires nouvelles qui apparaissent à cette époque et les mécanismes qui ont contribué à leur genèse. Quelles sont les catégories d’informations concernées ? Quels furent les choix d’organisation et de présentation adoptés et en quoi différaient-ils de ce qui était pratiqué jusqu’alors ? Quel fut leur succès ? Enfin, quelle fut la part des circulations, des emprunts, de l’imposition de normes ou de l’initiative individuelle dans la genèse de nouvelles formes documentaires ? Nous souhaitons par exemple évaluer le rôle de la diffusion verticale de modèles – depuis les administrations royales ou princières, ou par la hiérarchie ecclésiastique – et les transferts possibles avec les milieux universitaires, marchands, urbains et seigneuriaux. Du point de vue géographique, l’étude de la circulation de pratiques, particulièrement entre l’Angleterre et le continent, tient également une place importante dans ce questionnement.

De l’administration royale aux particuliers, en passant par les villes et les seigneurs laïques ou ecclésiastiques, les communications pourront donc concerner tous les producteurs et contextes de production d’écritures pragmatiques – gouvernement, justice, fiscalité, gestion domaniale, commerce, etc. –, afin de dégager les tendances de fond de ces transformations en Europe du Nord-Ouest.

Informations pratiques :

Organisateur : Harmony Dewez (UNamur) – harmony.dewez@unamur.be

17 novembre 2017, 9h00-17h15

Adresse : Université de Namur
Salle NARC
55, rue de Bruxelles – 5000 Namur

Source : Centre « Pratiques médiévales de l’écrit » (UNamur)

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Appel à contribution – Orality and writing: the two faces of words

« More than any other single invention, writing has transformed human consciousness». To those living in a society thoroughly familiar with writing like ours, this statement by W.J. Ong could sound strange. Several ground-breaking studies of the twentieth century – such as Preface to Plato by E. Havelock (1963) and Orality and Literacy by Ong (1982) – have pointed out that the transition from an oral to a chirographic society (which later came to be superseded by the printed word and, finally, by its electronic equivalent) represents the most relevant developments of human thought. But is this the only possible interpretation? More recent contributions to this topic (O. Oruka, 1991; B. De Sousa Santos, 2014) have proposed a new account of the access to knowledge, substituting the traditional idea of the existence of one single universal epistemology, one that generally depends on writing, with a plurality of epistemological approaches (‘sage philosophy’, ‘orature’, ‘corporeality of knowledge’).

Certain is, however, that writing does not entail the disappearance of orality, since the latter continues to represent the first experience of language: from the composition of the Homeric poems to the processing of words with the most modern technologies, orality and writing have never ceased to interact and influence each other.

Therefore, today more than ever, a number of phenomena falling under the category of ‘secondary orality’ call for an in-depth and up-to-date study of the relationships between orality and writing from its beginning to the present. This conference aims to tackle this theme from multiple perspectives, including the various declinations of the humanities, ranging from literature to linguistics, from pedagogy to philosophy. Such a wide and interdisciplinary approach will shed further light on the dynamics of orality and writing, hopefully leading to a more comprehensive view of their interactions, so that their contribution to the development of human thought and culture may be equally recognised.

Here follows a list of possible areas of enquiry:

  • From orality to writing: reconfigurations of the thought, of language and of literary production in the transition from orality to writing. Studies of cases in the past and the present.
  • Linguistic varieties: old and new identities between conservation and contemporaneity (dialects, minority languages, multilingualism etc.).
  • Orality in writing: permanence of structures and forms of oral expression in written texts and in their literary style.
  • Writing in orality: influence of literacy on oral culture (orality with learned origins, transition of structures and themes linked to writing into oral performances etc.).
  • Interactions between orality and writing in the arts: coexistence and dialogue of orality and writing in music, art, literature, theatre etc., with special attention to the forms that include oral performances of written texts.
  • Secondary orality: influence of new technologies on words (social networks, various forms of telecommunication, etc.) and on writing in linguistic, literary or pedagogic-didactic terms.

This is by no means an exhaustive and constrictive list: the Committee will welcome also those contributions that, although they do not necessarily belong to the areas listed above, nonetheless prove to be relevant to the main topic of the conference.

PhD students, post-doctoral students and young researchers are invited to express their interest in participation by submitting a 250-word abstract as well as a 100-word biography to oralitascrittura.pd@gmail.com by 15 September 2017. Presenters are requested to provide their details (name, email address, home institution) in the abstract and will be notified of the outcome of the selection by the Committee by 2 October 2017.

Presentations should last no longer than twenty minutes. Papers, which can be either in Italian or in English, will be considered for the publication of the conference proceedings.

No registration fee is required. For further information, please contact the Committee by sending an email to oralitascrittura.pd@gmail.com.

Scientific board and organizing committee:
Alvaro Barbieri
Jacopo Garzonio
Annalisa Oboe
Emanuele Zinato
Niccolò Zorzi

PhD students: Diana Antonello, Pietro Bertocchini, Teresa Cancro, Camilla Covazzi, Alice Cravotta, Chiara De Paoli, Giulia Nalesso, Olga Retziou, Francesco Roncen, Valeria Russo, Giovanna Todaro, Raffaele Tondini, Angelica Vedelago, Susanna Zellini.

Source : Oralità e scrittura

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Offre d’emploi – Historien de l’art (KIK – IRPA, Bruxelles)

L’IRPA est l’institution scientifique fédérale en charge de la documentation, l’étude et la conservation-restauration du patrimoine culturel et artistique de notre pays. Historiens de l’art, photographes, chimistes, archéologues, ingénieurs et conservateurs-restaurateurs effectuent des recherches interdisciplinaires de pointe sur les matériaux et les techniques utilisés dans le patrimoine et sur les produits et les méthodes de conservation-restauration. L’IRPA est un instrument unique pour la diffusion de la documentation scientifique, photographique et technique dans ces domaines.

L’IRPA recherche actuellement un(e) : historien(ne) de l’art (h/f)

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Vous travaillerez au département Documentation, dans la cellule recherche en histoire de l’art et inventaire. Cette cellule regroupe les historiens de l’art de l’IRPA. Ils se chargent de compléter et d’améliorer l’inventaire photographique existant, ainsi que la méthodologie qui y préside. En outre, ils effectuent des études scientifiques dans le cadre de leurs spécialités, que ce soit pour un doctorat ou pour un projet particulier. Grâce au soutien de la Politique scientifique ou d’autres partenaires, le département Documentation mène ainsi plusieurs projets de recherche. Les historiens de l’art de l’IRPA peuvent aussi fournir gratuitement, dans le cadre de leur activité scientifique, des avis d’histoire de l’art sur des œuvres ressortissant à leur spécialité.

Plus précisément, vous travaillerez au projet OrnaSacra : recherche iconologique et anthropologique sur le patrimoine liturgique des Pays-Bas (1400-1700). Voici un résumé, en anglais, de ce projet :

This collective project, gathering scholars from different institutions (KIK-IRPA, UCL, KUL), aims at conducting an iconological and anthropological research devoted to the late medieval and early modern liturgical heritage (called ornamenta sacra during this period) from the Southern Netherlands (1400-1700). It is concern with different kinds of objects – made of a wide variety of materials and techniques (such as chalices, monstrances, censers, altar vases, candlesticks, chasubles…) – fundamental to the ceremonial, that occupied a central place in the religious art of the past. We will investigate the provenance, the nature (material, technical, stylistic, iconographic…) and the evolution of this production in order to better understand its religious, social and artistic importance for a timeframe characterized by profound transformations of the liturgy and by religious conflicts and reforms.

In this respect, the focus on the Southern Netherlands is particularly relevant. Indeed, this area appears to be an interesting vantage point to observe all the reconfigurations of the relationships between art and liturgy, due to its position at confessional and cultural borders. The spatiotemporal framework will allow us to appreciate how far the evolving norms (especially after the Council of Trent and the consecutive Romanisation of the liturgy) but also the politico-religious turmoil (e.g. the iconoclasm crisis of 1566) had an impact on practices.

The historical anthropology of the visual, the sensible and the ritual will offer us a methodological framework within which we will consider the material and symbolic nature as well as the spatial and ritual context of these objects, so as to provide a renewed analysis of their forms and functions. We will also build up an original methodology in order to trace the links (in terms of provenance, of typology, of chronology) between the objects which are part of liturgical sets often today dismantled and spread through different places (museums, private collections, church treasures…).

Grâce à l’ampleur de la photothèque de l’IRPA, qui constitue un socle solide (masse critique importante), l’objectif de ce projet est de créer un outil de référence qui répondra aux attentes des chercheurs belges et étrangers spécialisés dans le domaine, ainsi que des chercheurs dans des domaines connexes. L’intérêt dépasse en effet le domaine de l’art proprement dit (techniques de fabrication, esthétique…) et concerne d’autres aspects, notamment la sociologie et l’anthropologie. L’outil sera également précieux pour les gestionnaires de patrimoine: pouvoirs publics, conservateurs de musées, restaurateurs, services de police, fabriques d’églises et bénévoles travaillant à l’entretien du patrimoine des églises. Enfin, vu le grand nombre d’objets étudiés, répartis dans l’ensemble du pays, l’output (site web) sera orienté grand public, afin que chacun puisse collaborer à la sauvegarde d’un patrimoine qui appartient à tous.

Dans le cadre de ce projet, vous réaliserez les tâches suivantes :

Bibliothèque :
– indexation des publications, afin de générer des listes bibliographiques ;
– compilation de sources et aide à la réalisation des scope notes des termes du
thésaurus (courte définition).

Thésaurus :
– réalisation d’une base de données qui servira à générer un écran de recherche ainsi que les pdf qui seront liés au thésaurus : origine du terme (étymologie), évolution de sa signification, emploi aux différentes époques, description (évolution de la typologie : matières, techniques, formes…), utilisation en tant qu’attribut d’un saint (ex. : ostensoir pour sainte Claire, saint Norbert de Prémontré, sainte Julienne de Cornillon, saint Charles Borromée), équivalent dans les autres langues du Comité international d’Histoire de l’Art (FR-NL-EN-DE-ES-IT) et en latin, illustrations les plus significatives (objet et représentation de l’objet) ;
– amélioration de la hiérarchie dans le thésaurus multilingue.

Photothèque :
– vérification des fiches encodées (dates, artistes, matières, technique) ;
– amélioration de la description iconographique, tant pour l’iconographie sur les objets,
que pour les objets représentés.

Nous demandons :

– Vous êtes en possession d’un diplôme de master (ou équivalent) en histoire de l’art ;
– Vous pouvez justifier d’une expérience de 2 ans minimum, de préférence dans un
établissement scientifique, une université ou un musée ;
– Ce poste est ouvert aux candidats qui peuvent prétendre au rôle linguistique francophone
tel que déterminé par la législation en vigueur sur l’utilisation des langues dans
l’administration ; une bonne connaissance du néerlandais est un atout ;
– Vous avez d’excellentes capacités rédactionnelles ;
– Vous êtes capable de travailler en équipe et de manière autonome ;
– Vous possédez les compétences sociales et communicatives requises pour vous entretenir
avec les collègues et les différents intervenants du projet ;
– Les outils informatiques de base vous sont familiers ;
– Une expérience en gestion de bases de données et de thésaurus est un atout.

Nous offrons
– Un contrat à mi-temps de 36 mois, à débuter au plus tard le 1er octobre 2017 ;
– En fonction de votre expérience utile, un traitement brut mensuel de € 1466,33 minimum
pour un mi-temps, auquel s’ajoutent pécule de vacances et prime de fin d’année ;
– Horaire variable dans une semaine de 19h ;
– Lieu de travail : l’IRPA à Bruxelles ou éventuellement in situ ;
– Gratuité des transports en commun pour le trajet domicile-travail et possibilité d’indemnité vélo ;
– Assurance hospitalisation collective avantageuse ;
– Possibilité d’une prime linguistique ;
– Large possibilité de formations ;
– Avantages divers grâce à la carte Fed+.

Procédure de sélection
Les candidats sont invités à envoyer leur dossier complet (voir ci-dessous les documents à fournir) au plus tard pour le 31 juillet 2017 à 17h, par voie électronique (avec la mention, dans le sujet du mail « OrnaSacra : candidature »), à l’adresse suivante : directeur@kikirpa.be.
Tout dossier incomplet ou remis hors délai ne sera pas pris en compte.

Les documents à fournir sont :
– curriculum vitae ;
– lettre de motivation ;
– copie du diplôme ou équivalence accordée par la Communauté française ;
– copie de la carte d’identité recto-verso ;
– composition de ménage récente (maximum trois mois) ;
– certificat de bonnes vie et mœurs récent (maximum trois mois) ;
– attestations de service ou autres documents justifiant votre expérience.

L’évaluation des candidatures sur la base des dossiers reçus aura lieu entre le 14 et le 18 août 2017. 10 candidats sélectionnés seront invités à un entretien dans la période du 4 au 15 septembre 2017. Les candidats seront interrogés sur leur culture générale, leurs connaissances historiques, leur connaissance de l’art liturgique, de l’iconographie religieuse et des sources documentaires ; ils seront confrontés à des exercices de logique.

Contact
Dr Marie-Christine Claes (promotrice du projet à l’IRPA) T. +32 2 739 68 02
F. +32 2 732 01 05
@ : marie-christine.claes@kikirpa.be

Source : KIK – IRPA

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Web – Mapping Paintings Platform Launched

A new, open-source platform, Mapping Paintings (www.mappingpaintings.org), allows users to map the movement of artworks across space and time. Developed by Jodi Cranston and generously funded by the Kress Foundation, the platform encourages RSA members to join the community of users, contribute data, and share their research projects.

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Source : Renaissance Society of America

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Offre d’emploi – Project Cataloguer and Researcher (England and France 700-1200)

Salary: £26,000 per annum
Location: St Pancras
Job Type: Fixed Term Contract
Vacancy Group: Collections
Category: Cataloguers, Reference and Research
Date Posted: 07/07/2017
Reference: 01328

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Description

Full Time, Fixed Term for 1 Year

The British Library is pleased to announce a one-year post for a Cataloguer and Researcher on the England and France 700-1200 Project in the Ancient, Medieval and Early Modern Manuscripts section of the Western Heritage Department. The British Library is collaborating with the Bibliothèque nationale de France to enhance access to and promote 800 pre-1200 manuscripts, half of which are held by the British Library.

This post is for a post-graduate researcher to catalogue and research pre-1200 Latin illuminated manuscripts to be digitised and to enhance existing catalogue records. The post-holder will also prepare short summaries of the digitised manuscripts for a general audience, to be placed on the Library’s website. Other tasks may include preparing blog posts, checking and publishing images, answering enquiries, presenting medieval manuscripts to specialist and non-specialist audiences, and other activities promoting the project.

The successful applicant will have a post-graduate degree, or its equivalent, in medieval history or art history, language, or other directly relevant field, together with specialist knowledge and research experience of Latin medieval manuscripts and their decoration. Experience of cataloguing or describing Latin medieval manuscripts is essential.

The successful candidate will also demonstrate excellent attention to detail and strong organisational skills. The requirements of the role will involve summary cataloguing in a short period of time (an average of one manuscript per day) therefore an ability to work quickly and efficiently to strict deadlines is vital. The ability to write concise, unambiguous, and accurate text in English for a general audience is also crucial, as is the ability to work independently, with minimal supervision, and as part of a team.

Closing Date: 16 August 2017
Interview date: 4 September 2017

Source : British Library

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Podcast – 1250 : La Cathédrale de Chartres

Les prouesses de la foi à l’âge gothique et l’humanité vivante dans un ensemble unique de vitraux.

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« Chartres est une cathédrale » dit Charles Peguy qui en 1913 se rend à pied depuis Notre-Dame de Paris vers la capitale de la Bosse. Construite sur les ruines d’un édifice datant de la fin de l’Empire romain, victime des sacs des Wisigoths et des Vikings, la Cathédrale de Chartres est ravagée par le feu en 1194. Jérôme Clément

Le bleu des vitraux de Chartres est unique et contribue à la renommée de la cathédrale et de la ville. Jérôme Clément

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=bf464a84-345a-4555-85d4-439e4c07b504

Source : France Culture

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Appel à contribution – “Writing the human/animal continuum in the Middle Ages”, special session at the ICMS Kalamazoo 2018

The distance between human and non-human across medieval culture could be populated by a plethora of hybrid beings whose identity lingered between the two categories, creating a space of indeterminacy, of life in-between species. Humanoid monsters with animal features, or animals with disturbing resemblances to humans, traced a constellation of possibilities of life in the continuum. While scientific and theological texts tended to present this variety of beings as a sheer demonstration of the variety of God’s creation, the hybrid could not but channel also fear and fascination. Wherever these monsters appeared in art, literature and science, the possibility for the human body to merge with the animal brought along reflections concerning ethnic identity, cultural norms, relation with the environment, social and political order.

This session aims to highlight the role of human/animal hybrids of medieval imagination in a centuries-long meditation around an open and fluid concept of human. To this purpose, we encourage medievalists to interrogate pre-modern examples of indeterminacy in the human/animal continuum by interrogating chronicles, scientific and fictional texts produced in Europe across the Middle Ages. The papers of this session should address one or more of the following questions: how do these hybrids substantiate the concept of human? how do human/animal hybrids establish a connection with humans or animals and what do they mean for them? where does the epistemological and cultural framework of the author or the audience/user stand in relation with the hybrid? how does the use of the hybrid change across time and languages?

We invite paper proposals from scholars at all levels and from all fields of medieval studies. If interested, please submit a 250-words abstract to antonella.sciancalepore@uclouvain.be by September 15, 2017.

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