Séminaire – Les Ymagiers

Fondé en 1972 à l’initiative du Père dominicain Philippe-Martin Hubert (1908-1976), le groupe des « Ymagiers » se proposait à l’origine de réunir « de temps à autre » les quelques chercheurs qui, au CNRS, à l’Université et dans les métiers de la conservation, s’intéressaient à « l’étude des documents non écrits ».

D’abord « amicales et informelles », ces réunions prirent un tour plus institutionnel à partir de 1976, lorsqu’elles bénéficièrent de l’hospitalité de l’IRHT. Sous l’impulsion de Gaston Duchet-Suchaux puis de Michel Pastoureau, elles se spécialisèrent dans les questions d’iconographie médiévale et contribuèrent à mieux faire connaître cette discipline. À partir de 1999, une nouvelle équipe, animée par Claudia Rabel et Patricia Stirnemann, ouvrit plus largement les séances, notamment vers le public étudiant, et leur donna une assise et une périodicité plus stables. Désormais les « Ymagiers » se réunissent cinq fois par an, d’octobre à juin, à l’École du Louvre, amphithéâtre Dürer (Palais du Louvre, place du Carroussel, porte Jaujard, 75001 Paris), pour entendre un orateur parler de ses recherches récentes ou en cours. L’exposé est suivi d’une discussion générale.

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Programme :

8 octobre 2018
Nicolas Trotin
«Quand les dominicaines de la Congrégation de Sainte Catherine de Sienne enluminaient des manuscrits»

17 décembre 2018
Bertrand Cosnet
«L’iconographie des vertus selon les ordres mendiants au Trecento : apologie des saints, culte et rivalité»

11 février 2019
Christine Jakobi-Mirwald
«Le langage des gestes. Un manuscrit bavarois du Décret de Gratien (Clm 17161, vers 1170)»

15 avril 2019
Ariane Adeline
«Une femme parmi ses pairs : Catherine d’Amboise, dame de Lignières (1480-1550). Recherches sur l’iconographie de ses traités en prose»

17 juin 2019
Clément Andrieux
«La Vie de saint Denis d’après un manuscrit illustré au milieu du XIIIe siècle»

Informations pratiques :

Les séances ont lieu le lundi à 17h30 à l’École du Louvre – Amphithéâtre Dürer et durent environ deux heures ; elles réunissent de trente à cinquante personnes.

Source : IRHT

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Publication – Renaud Adam, « Incunabula Namurcensia. Catalogue des incunables conservés à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin de l’Université de Namur et à la Bibliothèque du Centre de Documentation et de Recherche Religieuses (Namur) »

L’ouvrage Incunabula Namurcensia est le premier catalogue à décrire, sous un seul volume, les 108 incunables conservés à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin de l’Université de Namur et à la Bibliothèque jésuite du Centre de Documentation et de Recherche Religieuses (Namur).

Ces précieux témoins des débuts de l’ère typographique – dont une pièce unique au monde – sont décrits par ordre alphabétique avec une attention particulière aux anciennes marques de provenance, à la présence d’illustrations et d’enluminures ou de reliures exceptionnelles.

Le catalogue est précédé par une introduction revenant sur les origines de l’imprimerie, sur un historique des deux fonds ainsi que sur le contenu du fonds abordé du point de vue des textes, mais aussi pour son importance dans l’histoire du livre au xve siècle et des pratiques de lectures à cette époque. Il est complété par deux index (typographique et des noms), des tables de concordances et une bibliographie.

Ce volume intéressera les historiens du livre, les chercheurs travaillant sur la fin de l’époque médiévale et les débuts de l’époque moderne, les professionnels du livre (bibliothécaires et libraires), les bibliographes ainsi que les bibliophiles.

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Table des matières :

1. Avant-propos

2. Introduction
La naissance de l’imprimerie
Incunabula Namurcensia
Histoire du fonds
La Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin
La Bibliothèque du Centre de Documentation et de Recherche Religieuses (Namur)
Présentation du fonds

3. Incunables de la BUMP et du CDRR
Index et table de concordances

Bibliographie

Informations pratiques :

Renaud Adam, Incunabula Namurcensia. Catalogue des incunables conservés à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin de l’Université de Namur et à la Bibliothèque du Centre de Documentation et de Recherche Religieuses (Namur), Namur, Presses Universitaires de Namur, 2018 (Publications de la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin n° 17). 96 p., 23,5 x 25,5 x 1,5 cm. ISBN : 978-2-39029-003-2. Prix : 25 euros.

Source : Presses Universitaires de Namur

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Publication – « L’art médiéval du registre. Chancelleries royales et princières », dir. Olivier Guyotjeannin

La pratique de l’enregistrement en chancellerie prend un essor décisif, sinon fulgurant, aux temps de la grande mue documentaire qui court de la fin du XIIeau XIVe siècle. Elle signe l’émergence d’un nouvel art de mémoire gouvernemental, qui fait garder trace écrite des décisions et des ordres et instaure une nouvelle raison archivistique. Conséquemment, et plus prosaïquement, elle capte des torrents de documents qui, d’un pays à l’autre, par dizaines ou centaines de milliers, bouleversent le paysage des sources et les méthodes d’approche des historiens. Dès les années 1860, les diplomatistes ont entrepris d’explorer cette nouvelle frontière, mettant en garde historiens et éditeurs contre l’illusion de l’exhaustivité et de l’originalité, voire de l’ordre et du soin, des enregistrements.

Leur propos était tout pragmatique: il visait l’inventaire des ressources et le catalogue des pièges, et entendait épauler des entreprises d’édition aussi florissantes que désordonnées. Les études pourtant restèrent rares et l’analyse comparée, plus rare encore. Or, comme le cartulaire, comme le formulaire, le registre de chancellerie révèle beaucoup sur lui-même. À partir du cas français, ouvert à des expériences extérieures (papauté, Angleterre, Italie, Empire), le volume entend apporter sa contribution à une histoire totale des registres qui enquête sur leurs origines, leurs éventuels modèles et surtout leur évolution, faite de tâtonnements et d’inerties autant que d’innovations et d’ambitions administratives. Mises en perspective par une introduction et deux conclusions, les dix-neuf contributions ici réunies centrent le regard, sans s’interdire quelques échappées, sur les registres des chancelleries royales et princières, dressant une carte des connaissances et des hypothèses, mais encore des vastes friches qui demeurent.

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Table des matières :

Olivier Guyotjeannin – Introduction. Du « regestre » au registre : un art médiéval de la mémoire de gouvernement

Première partie – Les registres de la chancellerie royale en contexte

John Baldwin – Le moment Philippe Auguste ;
Werner Maleczek – Les registres pontificaux du XIIIe siècle ;
Nicholas Vincent – Rouleaux ou registres ? Choix et usages de l’enregistrement. La chancellerie Plantagenêt (XIIe-XIIIe siècle) ;
Gaël Chenard, Jean-François Moufflet – La pratique du registre dans les chancelleries de Louis IX et d’Alphonse de Poitiers : regards croisés ;
Cristina Carbonetti Vendittelli – Scelte redazionali e funzionalità di governo nel registro di federico ii degli anni 1239-1240 ;
Olivier Canteaut – Du bon usage des registres. Les pratiques administratives de la monarchie capétienne et la matérialité de l’enregistrement, du milieu du XIIIe siècle à 1328 ;
Hélène Maurin-Larcher – Ordre et désordre de l’enregistrement. La chancellerie de Charles VII ;
Olivier Poncet – Le miroir d’un déclin ? Les registres de la Grande Chancellerie à l’âge moderne (XVIe-XVIIIe siècle).

Claude Gauvard – Conclusion de la première partie

Deuxième partie – Registres princiers et seigneuriaux

Aurélie Stuckens – À l’origine de l’enregistrement dans les principautés des anciens Pays-Bas. Le recueil de Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut (1260-1276/1278) ;
Valerie Van Camp – Le début de l’enregistrement. La chancellerie comtale de Hainaut (1304-1320) ;
Michelle Bubenicek – Des registres hybrides ? De Jeanne de Bretagne à Yolande de Flandre (1331-1395) : les cartulaires dits « de la dame de Cassel » ;
Joseph Morsel – Quand enregistrer, c’est créer. La transformation des registres féodaux des évêques de Wurtzbourg aux XIVeet XVe siècles ;
Isabella Lazzarini – Registres princiers de l’Italie septentrionale aux XIVeet XVe siècles. Une première enquête (Milan, Ferrare, Mantoue) ;
Bertrand Schnerb – Des registres aux chartes de la chambre des comptes de Lille au temps des ducs de Bourgogne de la maison de Valois (1386-1477) ;
Hélène Schneider – L’art du registre dans les duchés de Bar et de Lorraine (1453-1508). État des lieux ;
Mathias Auclair – Le registre de Joffroi IV seigneur d’Apremont (1325-1370).

Olivier Mattéoni – Conclusion de la deuxième partie

Index
Résumés
Table des illustrations

Informations pratiques :

Olivier Guyotjeannin, L’art médiéval du registre. Chancelleries royales et princières, Paris, École nationale des Chartes, 2018 (Études et rencontres de l’École des chartes). 552 pages. ISBN : 9782357231429. Prix : 51 euros.

Source : LCPDU

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Publication – Walter Pohl, « The Avars. A Steppe Empire in Central Europe, 567–822 »

The Avars arrived in Europe from the Central Asian steppes in the mid-sixth century CE and dominated much of Central and Eastern Europe for almost 250 years. Fierce warriors and canny power brokers, the Avars were more influential and durable than Attila’s Huns, yet have remained hidden in history. Walter Pohl’s epic narrative, translated into English for the first time, restores them to their rightful place in the story of early medieval Europe.

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The Avars offers a comprehensive overview of their history, tracing the Avars from the construction of their steppe empire in the center of Europe; their wars and alliances with the Byzantines, Slavs, Lombards, and others; their apex as the first so-called barbarian power to besiege Constantinople (in 626); to their fall under the Frankish armies of Charlemagne and subsequent disappearance as a distinct cultural group. Pohl uncovers the secrets of their society, synthesizing the rich archaeological record recovered from more than 60,000 graves of the period, as well as accounts of the Avars by Byzantine and other chroniclers.

In recovering the story of the fascinating encounter between Eurasian nomads who established an empire in the heart of Europe and the post-Roman Christian cultures of Europe, this book provides a new perspective on the origins of medieval Europe itself.

Informations pratiques :

Walter Pohl, The Avars. A Steppe Empire in Central Europe, 567–822, Ithaca, Cornell university Press, 2018. 666 p., 4 maps. ISBN : 978-0-8014-4210-0. Prix : 69.95 $.

Source : Cornell university Press

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Colloque – Frontiers in Heritage Science

Institut de France (Paris)
14-15 February 2019

Programme : here

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Paris will host the World Meeting on Heritage, Sciences and Technologies from 13 to 16 February 2019. Organized by the Académie des sciences and IPANEMA, under the aegis of the Interacademic Group for Development, the World Meeting will be held in the prestigious venue of 3 Mazarine, the new auditorium of the Institut de France (Paris, France). It will include two main events, a scientific symposium and a day of round tables open to all audiences, accompanied by several satellite workshops in Île-de-France. More than 2000 people are expected to attend the entire Meeting.

The Scientific Symposium Frontiers in Heritage Science will be held on 14 and 15 February 2019. It will bring together internationally renowned scientists in the field of heritage materials studies. High-level speakers will provide a constructive synthesis of current works and future perspectives for research on heritage materials. This synthesis will be a valuable resource for defining the strategic research agendas of participating institutions.

This website is dedicated to the registration for the Scientific Symposium. Registration for the day of round tables open to all audiences (16 February 2019) will open on a dedicated website in early 2019.

Context

Cultural and natural heritage is at the heart of our societies. Making this heritage more accessible to all, protecting it and knowing it better are essential to better understand our history and to promote dialogue between cultures. Through sectors such as tourism and the creative industries, scientific research on heritage generates significant economic benefits. These sectors are a source of new jobs at different levels of training in various fields like heritage restoration, the dissemination of research results in museums or instrumentation.

Research on heritage materials (palaeontological, archaeological and cultural heritage materials) is currently undergoing a profound renewal. New research themes are emerging, such as the study of ancient environments, which provides a better understanding of mechanisms such as fossilization and the impact of societies on their environment. This renewal also involves the development of new methods, particularly in imaging (3D scanners, lasers, large-scale facilities, etc.) or data sciences, or applications to « new objects » such as ancient proteins (proteomics) and highly altered heritage materials. Through its interdisciplinarity, heritage research is revolutionizing the ways in which experimental sciences, the humanities and environmental sciences collaborate.

These new scientific questions will be at the heart of the World Meeting on Heritage, Sciences and Technologies. This Meeting is part of the Interacademic Development Group’s mission to mobilize knowledge for co-development. A strong emphasis will be placed on the Mediterranean region and on new heritage jobs. The World Meeting is also being held as part of the development of the E-RIHS infrastructure (European Research Infrastructure for Heritage Science). It is supported by the European Commission (E-RIHS PP and IPERION CH projects) and by the Île-de-France Region (DIM Matériaux anciens et patrimoniaux).

Important dates :

Opening of registration: 16 November 2018
Poster submission deadline: 31 December 2018
Notification to poster presenters: Early January 2019
Registration deadline: 15 January 2019
Scientific Symposium: 14-15 February 2019

Source : Heritage 2019

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Appel à contribution – Pratiques et conceptions de l’espace au Moyen Âge

La revue Etudes Médiévales Anglaises (EMA) vous invite à soumettre un article pour son numéro 94 sur la notion d’espace. Les articles, en anglais ou en français, sont à envoyer à Fanny Moghaddassi avant le 30 mai 2019 (informations ci-dessous). Nous recommandons aux auteurs intéressés de faire parvenir un titre et une brève description du contenu de leur article dès que possible.

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Bien que l’espace ne soit pas un concept médiéval (au XIVème siècle, le terme moyen-anglais réfère d’abord au temps ou à l’intervalle entre deux objets, et non à l’idée abstraite d’étendue que l’on peut traverser et / ou occuper), il a cependant pris une importance critique considérable dans les études médiévales au fil des dernières décennies. Les médiévistes se sont toujours intéressés aux questions spatiales, notamment sous la forme de recherches sur la localisation et les frontières de communautés nationales et religieuses, sur les pratiques médiévales du pèlerinage, de la procession et du voyage, ou sur les symbolismes associés à divers lieux (forêt, jardin, château…). Toutefois, « un regard critique sur les catégories et concepts de l’espace » (Weiss & Salih, 2012, xv) ne s’est développé que plus récemment sous l’impulsion de la géographie culturelle, dans les années 1970, et des explorations post-modernes des soubassements idéologiques qui ont au Moyen Âge forgé et produit les espaces ruraux et urbains, les lieux de pouvoir, les sites religieux, et façonné au sein de ces espaces des zones distinctes en fonction de critères de genre et d’appartenance sociale.

Dans ce contexte, les chercheurs se sont attelés à comprendre « l’hétérogénéité et la fluidité des paradigmes spatiaux » au Moyen Âge (Cohen & Madeline, 2014, 7). Les approches interdisciplinaires se sont multipliées, rapprochant notamment les champs géographique, littéraire et culturel. Une conscience accrue de l’importance des réseaux qui dépassent les identités « nationales » a permis de repenser la formation de l’Europe (par exemple Wallace, 2016) tandis que des lectures nourries par la théorie post-coloniale se sont attachées aux discours médiévaux sur l’autre, en Europe et au-delà (Conklin-Akbari, 2009). L’intérêt pour les études spatiales a aussi alimenté des analyses sur les « topographies du pouvoir » (de Jong & Theuws, 2001) et des enquêtes sur l’organisation des espaces sacrés et profanes, en particulier en relation avec les conceptions médiévales des divisions sociales et de genre (Gilchrist, 1994). Plus récemment, l’écocritique a permis de diversifier la perspective en ouvrant le discours critique à des préoccupations nationales.

Concept omniprésent et protéiforme des études médiévales, l’espace éclaire de très nombreux aspects des sociétés médiévales, des institutions politiques et de leur mise en scène du pouvoir, à l’émergence progressive de l’individualité, des études archéologiques d’espaces sociaux aux espaces littéraires et aux cartographies imaginaires.

Etudes Médiévales Anglaises vous invite à soumettre des articles sur les pratiques et conceptions de l’espace au Moyen Âge dans les Iles Britanniques, sans exclusivité de champ disciplinaire.

On pourra ainsi s’intéresser à :

La conceptualisation de l’espace

  • Les conceptions astronomiques au Moyen Âge.

  • La contribution des Iles Britanniques à l’essor de la géographie et de la cartographie.

  • Qu’est-ce qu’un royaume ? Les tentatives de définition du royaume, notamment dans un contexte d’extension territoriale mouvante.

  • Faire communauté au Moyen Âge (Chrétienté, identité « nationale » …).

Façonner l’espace

  • Délimiter le territoire dans les Iles Britanniques au Moyen Âge : techniques, théories et pratiques.

  • Espaces urbains et ruraux, architecture et mise en forme de l’espace, leurs implications sociales, politiques, religieuses et culturelles.

  • L’avènement de l’individu et de l’intimité.

  • Les réseaux économiques, insulaires et européens, leurs influences sur la vie quotidienne dans différents contextes.

  • Réseaux religieux et politiques.

Pratiques médiévales de l’espace

  • Pratiques sociales et religieuses : processions, pèlerinages et voyages, réels et imaginaires.

  • Pratiques genrées des espaces privés et publics au Moyen Âge.

  • L’espace et la guerre : comment les chevaliers envisageaient-ils l’espace, dans le contexte guerrier ?

  • La mer : pratiques et représentations de la navigation dans le contexte des représentations médiévales de la mer.

  • La forêt, le désert, les lieux qui échappent à l’ordre social, sont souvent chargés de danger et se révèle lieux d’expérience spirituelle (les ermitages) ou d’aventures (rencontres féeriques ou surnaturelles).

Modalités de soumission

Les articles, en anglais ou en français, seront à envoyer

avant le 30 mai 2019

à Fanny Moghaddassi f.moghaddassi@unistra.fr.

Ils donneront lieu à une évaluation en double aveugle. La feuille de style est disponible sur le site de l’AMAES.

Source : AMAES

Publié dans Appel à contributions

Publication – « Le transept et ses espaces élevés dans l’église du Moyen Âge (XIe-XVIe siècles) Pour une nouvelle approche fonctionnelle (architecture, décor, liturgie et son) », éd. Barbara Franzé et Nathalie Le Luel

S’il est attesté dès le début de l’ère chrétienne et tout au long du Moyen Âge, le transept n’est pas une structure obligatoire dans l’économie de l’espace ecclésial. Et c’est justement le caractère facultatif d’une construction si onéreuse qui le rend significatif. Multiforme, le corps transversal et ses espaces élevés ont des fonctions également multiples, bien sûr liturgiques mais aussi identitaires, ecclésiologiques et de circulation. Il estaussi révélateur de la société qui le produit, dans la mesure où l’église qui l’accueille estconçue en tant qu’équivalent de l’Eglise, l’assemblée des fidèles, selon une métonymieadoptée en principe au cours de l’âge grégorien. De plus, en encadrant le pôle du sacré, les autels et les célébrant rassemblés dans le choeur, le transept et ses espaces élevés participent à sa valorisation: premièrement parce qu’ils permettent une mise en scène du sacré, dans un faste parfois multisensoriel, deuxièmement parce qu’en créant un espace de transition entre la nef, espace des laïcs, et le pôle du sacré, espace du clergé, ils en révèlent son caractère exceptionnel. Les documents historiques qui témoignent de ses usages sont rares; de fait, seules les recherches et observations des spécialistes de la période, souvent ponctuelles, nous apportent des solutions d’interprétation convaincantes. A l’occasion des journées du colloque et des présentes contributions, les historiens de l’art et de l’architecture, les archéologues, les liturgistes et les musicologues ont croisé leurs regards, contribuant à nous apporter un nouvel éclairage sur ce lieu si emblématique de l’architecture religieuse du Moyen Âge.

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Table des matières :

Barbara Franzé, Nathalie Le Luel, Introduction. Le transept et ses espaces élevés dans l’église du Moyen Âge

Nicolas Reveyron, Le transept dans l’organisation de l’espace ecclésial
Xavier Barral i Altet, La projection au sol des espaces élevés du transept : le rôle des mosaïques de pavement médiévales
Olivier Manaud et Cécile Barrandon, Le dialogue de la pierre et du son. L’hospitalité acoustique des abbayes romanes
Kristin Hoefener, In choro sanctorum : reconstitution d’un office de sainte Ursule et ses compagnes à Essen et Quedlinburg
Barbara Franzé, Un transept pour les laïcs : Saint-Sernin de Toulouse et Saint-Lazare d’Autun
Mathieu Piavaux, Le transept dans le diocèse de Liège du XIe au XIVe siècle : permanence des fonctions liturgiques et identité architecturale
Kérim Berclaz, Le transept de la cathédrale de Lausanne (XIIe -XVIe siècle) : un pivot essentiel à la vie religieuse
Christian Gensbeitel, Les transepts dans l’Aquitaine romane : un tour d’horizon
Pierre Martin, Les transepts à collatéraux et tribunes des grandes églises ligériennes de l’an mil
Thomas Spencer, Le transept de Saint-Remi de Reims : une nouvelle analyse hiérarchique des dispositions architecturales à l’époque romane
Elisabeth Ruchaud, Espace mémoriel liturgique et représentation symbolique de l’Anastasis: Hildesheim et Schwarzrheindorf
Carlo Tosco, Le transept dans l’architecture de l’Italie septentrionale du Xe au XIIe siècle
Mauro Cortelazzo et Renato Perinetti, Une église et deux espaces liturgiques:le double chevet de la cathédrale d’Aoste, entre le royaume de Bourgogne et la famille aristocratique des Anselmides
Toby Huitson, The Practical Functions of Transeptal Upper Spaces in England and the Continent before 1300
Eduardo Carrero Santamaría, The Transept in Iberian Cathedrals during the Middle Ages. A Functional and Liturgical Approach

Jean-Pierre Caillet, Conclusions

Biographies des auteurs

Informations pratiques :

Barbara Franzé et Nathalie Le Luel (éd.), Le transept et ses espaces élevés dans l’église du Moyen Âge (XIe-XVIe siècles) Pour une nouvelle approche fonctionnelle (architecture, décor, liturgie et son), Turnhout, Brepols, 2018 (Dissertationes et Monographiae, 11). 262 p., 46 b/w ill. + 100 colour ill., 200 x 280 mm, 2018. ISBN: 978-953-6002-94-8. Prix : 50 euros.

Source : Brepols

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