Formation – Journée d’initiation à la lemmatisation des textes médiévaux

Cosme2 (Consortium Sources Médiévales 2)
Groupe de travail « Lemmes » – Atelier 4
Journée d’initiation à la lemmatisation des textes médiévaux

Lundi 17 juin 2019 – 9h30-18h
Paris – IRHT – Salle Jeanne Vielliard – 40 avenue d’Iéna (métro Iéna)

Capture d’écran 2019-04-12 à 22.40.09

En plus d’être flexionnelles, les langues employées dans l’Occident médiéval (latin et langues vernaculaires) se caractérisent par une très grande variation orthographique. La lemmatisation, c’est-à-dire le regroupement des différentes formes d’un mot sous leur lemme, se trouve ainsi être une opération fondamentale aux études des textes, notamment celles utilisant des procédures de recherche formalisées et assistées informatiquement.

Dans le contexte actuel de multiplication des numérisations des textes médiévaux, plusieurs outils et paramètres de lemmatisation ont vu le jour et continuent d’être développés. De l’aide à la traduction jusqu’à la préparation aux analyses statistiques et sémantiques des larges corpus, ces outils demeurent, cependant, pas ou peu connus des médiévistes.

L’objectif de cette journée est de proposer une introduction à la lemmatisation et la découverte de quelques outils-clé à partir d’exercices pratiques. Elle vise aussi à faire se rencontrer les concepteurs d’applications et leurs utilisateurs potentiels.

Cette initiation s’adresse à tous les intéressés : étudiants, doctorants, ingénieurs, chercheurs et enseignants-chercheurs. Pour que cette initiation s’accompagne d’une mise en pratique réelle, le nombre des participants est limité à 15.

La participation est gratuite, mais devra obligatoirement faire l’objet d’une demande motivée, pour que la limite fixée à 15 participants puisse être vérifiée.

La prise en charge des frais de transport, voire de logement (une nuitée), est possible dans la mesure des crédits disponibles, à condition d’en faire la demande explicite au moment de la candidature. L’ordre des candidatures sera pris en compte en cas de besoin.

Pour faire acte de candidature, adressez par courriel une demande motivée à eliana.magnani@univ-paris1.fr avant le 15 mai 2019, en précisant vos nom, prénom, institution de rattachement, thème de recherche, courriel et, le cas échéant, les besoins de prise en charge (transport, nuitée). Tous les candidats seront prévenus par courriel le 20 mai de l’état de leur candidature.

Programme

9h30 – Accueil et tour de table introductif
10h – La lemmatisation des corpus médiévaux. Pourquoi et comment ? (Nicolas Perreaux et invités à confirmer)
11h45 – Pause

12h – Installation, prise en main et utilisation de Collatinus. Lemmatiseur et analyseur morphologique de textes latins (Yves Ouvrard, Philippe Verkerk)
13h15 – Buffet

14h30 – Phyrra : lemmatisation et correction (latin, ancien français, etc.) (Thibault Clérice, Vincent Jolivet, Ariane Pinche)
16h – Pause

16h30 – Palm. Plateforme d’analyse linguistique médiévale : anglais, français et latin médiévaux (Aude Mairey)

17h30 – Tour de table conclusif

Organisation

Eliana Magnani (CNRS-LaMOP), Nicolas Perreaux (SFB 1095 – Goethe-Universität) et l’équipe administrative de l’IRHT

Comité scientifique

Paul Bertrand (Univ. Louvain)
Estelle Ingrand-Varenne (CNRS-CESCM)
Eliana Magnani (CNRS-LaMOP)
Nicolas Perreaux (SFB 1095 – Goethe-Universität)

Liens utiles

http://cosme.hypotheses.org/
https://www.huma-num.fr/consortiums
https://www.irht.cnrs.fr/
https://outils.biblissima.fr/fr/collatinus-web/
http://www.glossaria.eu/treetagger/
http://palm.huma-num.fr/PALM/

Publié dans Enseignement

Publication – Lea Debernardi, « Lo specchio della famiglia. Cultura figurativa e letteraria al castello della Manta »

Celebre per gli affreschi tardogotici della sua sala di rappresentanza, il castello della Manta (bene FAI – Fondo Ambiente Italiano oggi in provincia di Cuneo) fu teatro di vicende culturali assai più articolate, sviluppatesi dal XV secolo sino alle soglie del Novecento.

Il volume ricostruisce l’intreccio degli episodi gurativi e letterari sorti intorno alla dimora, portando alla luce i processi di autorappresentazione e costruzione della memoria familia- re che ne guidarono la realizzazione. Il quadro che emerge ha al suo centro le successive generazioni dei signori del luogo, i Saluzzo della Manta, e l’evoluzione delle loro iniziative culturali in parallelo al contesto politico, in un confronto costante con il regno di Francia e il ducato di Savoia.

Lea Debernardi ha conseguito la laurea in Storia e civiltà presso l’Università di Pisa e, in parallelo, il diploma in Discipline storico-artistiche della Scuola Normale Superiore. È attual- mente allieva del corso di dottorato in Storia dell’arte alla Scuola Normale e del Doctorat en Histoire, textes, documents all’École pratique des hautes études di Parigi.

Manta

Table des matières :

Premessa

1. Il Quattrocento
1. Valerano di Saluzzo, primo signore della Manta
2. La decorazione quattrocentesca del castello
3. Una cappella sepolcrale per la famiglia

2. Il Cinquecento e il primo Seicento
1. Gli anni di crisi del marchesato
2. Uno sguardo oltre le mura del castello: la Sphinge e l’omaggio ai Savoia
3. La memoria familiare e la dimora
4. Il ramo cadetto della famiglia: i Saluzzo della Manta e di Verzuolo

3. L’Ottocento
1. Il secolo di abbandono e la riscoperta romantica
2. La Manta sabauda

Conclusioni Appendici
1. Tituli dei Prodi e delle Eroine
2. Canzone per la guarigione di Margherita
3. Iscrizioni graf te della sala baronale
4. I medaglioni con i motti equivoci della sala delle grottesche
5. Vedute architettoniche della sala delle grottesche
Bibliografia
Indice dei nomi di persona e di luogo

Informations pratiques :

Lea Debernardi, Lo specchio della famiglia. Cultura figurativa e letteraria al castello della Manta, I libri di Viella, 2019. pp. 264, 84 tav. col.,, 17×24 cm, bross. ISBN: 9788833130538 | € 45,00.

Publié dans Publications

Offre d’emploi – Un.e assistant.e doctorant.e (100%) rattaché.e à la chaire d’Histoire de l’Art et de Muséologie (Université de Neuchâtel)

L’Institut d’Histoire de l’Art et de Muséologie (IHAM) de l’Université de Neuchâtel est un leader dans le domaine de l’enseignement de la muséologie, de l’histoire des collections, et du conseil au musée. Son master en études muséales, qui offre des enseignements de qualité internationale, accueille de nombreux étudiants étrangers ; il a reçu le label ICOM des formations certifiées dans le domaine de la muséologie.

Pour compléter son équipe, l’IHAM engage, pour le 1er juillet 2019,

un.e assistant.e doctorant.e (100%)
rattaché à la chaire d’histoire de l’art et de muséologie II
(prof. Pierre Alain Mariaux)

UNINE

Le profil du poste requiert une personne titulaire d’un master en histoire de l’art du Moyen Age ou en muséologie avec dominante histoire de l’art, ou d’un titre jugé équivalent dans l’une de ces disciplines. En raison de la nature des projets de recherche menés actuellement par les médiévistes réunies autour du prof. Mariaux à l’UniNE, une spécialisation dans le domaine des XIII-XVème siècles sera considérée avec un intérêt particulier.

D’entente avec le professeur, la personne titulaire inscrit un sujet de thèse de doctorat, au moment de son immatriculation, relatif à un aspect de l’histoire de l’art du Moyen Age. Elle est appelée et encouragée à assumer, dans le cadre de son activité, des travaux de recherche et de publication scientifique pour son propre compte.

Le Cahier des charges complet ainsi que les renseignements relatifs au salaire correspondant au poste peuvent être obtenus auprès de Madame Ketty Villemin, IHAM, FLSH, Université de Neuchâtel, Espace Louis-Agassiz 1, 2000 Neuchâtel, Suisse, ketty.villemin@unine.ch.

Le dossier de candidature, accompagné d’un curriculum vitae, d’un projet de thèse ou à défaut d’une liste des intérêts de recherche, d’une liste des publications ainsi que des copies de diplômes et de certificats, doit être adressé sous forme électronique à ketty.villemin@unine.ch

Délai de postulation : 30 mai 2019

Publié dans Offre d'emploi

Journée d’étude – La description du manuscrit liturgique. Hommage à Victor Leroquais

La journée d’étude, La description du manuscrit liturgique. Hommage à Victor Leroquais, du mercredi 24 avril 2019, a pour but de constituer un point de départ pour une nouvelle approche des manuscrits liturgiques.

Objet complexe en raison de sa nature à la fois normative et «documentaire», le livre liturgique offre une diversité de formes qui rend parfois son classement malaisé. Les différents livres destinés au culte sont à considérer non seulement en fonction des textes qu’ils contiennent, mais aussi quant à la manière dont les textes sont organisés, voire présentés, aux aspects codicologiques tels que les dimensions et la mise en page, et surtout à la raison pour laquelle ils ont été copiés, à savoir les circonstances liturgiques, ou encore le lieu et ou le destinataire ultime.

Malgré cette approche analytique déjà expérimentée, il faut constater, à côté de typologies bien identifiées, un nombre considérable de cas «hybrides», ressortant d’une variabilité absolument remarquable. En effet, les efforts taxonomiques ont dû parfois laisser la place à une description sommaire qui ne tient compte que du texte et de son organisation, en renonçant à tout essai de discernement quant aux raisons sous-jacentes à des configurations atypiques. Le but de la discussion envisagée lors de cette journée d’étude est de faire émerger les cas les plus problématiques et de constituer un point de départ pour une nouvelle approche des manuscrits liturgiques.

Manuscrit liturgique

Programme :

9h – Introduction
9h20 – Andrew Irving (Rijksuniversiteit Groningen) : The Canon and the Mass Book
10h – Cécile Lanéry (IRHT-CNRS) : Manuscrits liturgiques à contenu hagiographique et usage liturgique de manuscrits hagiographiques : quelques pistes de réflexion

10.40 Pause-café

11h – Nicholas Bell (Trinity College Cambridge) : Problems of nomenclature in the cataloguing of liturgical books
11h40 – Harald Buckinger (Universität Regensburg) : Book-Organisation in Early St. Gall Mass-Books
12h20 – Christian Meyer (CESR-CNRS) : Le catalogue des manuscrits notés des bibliothèques publiques de France : un carnet de bord

13h – Déjeuner

Présentation des projets

14h30 – Marie-Noël Colette (EPHE) : Identification de manuscrits notés (Programme MANNO : Manuscrits notés en neumes français du département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, IXe-XIIe siècles)
15h – Elisabetta Caldelli (ICCU-Rome) : Quando Manus Online incontra i manoscritti liturgici : il progetto MOL Liturgica
15h30 – Eleonora Celora (Università di Pavia) et Laura Albiero (IRHT-CNRS) : La base des données Iter Liturgicum Italicum : problématiques et perspectives

16h – Pause café

16h15 – Table Ronde : avec Nicholas Bell, Harald Buckinger, Elisabetta Caldelli, Marie-Noël Colette, Andrew Irving, Cécile Lanéry, Claire Maître, Christian Meyer
17h Conclusions et clôture

Informations pratiques :

Institut de recherche et d’histoire des textes
Salle Jeanne Vielliard
40, avenue d’Iéna, 75116 Paris
Entrée libre dans la limite des places disponibles
laura.albiero@irht.cnrs.fr

24 avril 2019

Cette journée d’étude a bénéficié du soutien d’Apices (Association Paléographique Internationale Culture Écriture Société), Dotations J.M.M. Hermans

Source : IRHT

Publié dans Conférences

Colloque – Les sermons anonymes latins dans l’Antiquité tardive et au haut Moyen Âge (300-800) : transmission, classification, datation

Les sermons anonymes latins dans l’Antiquité tardive et au haut Moyen Âge (300-800) : transmission, classification, datation

Comité scientifique : Paul BERTRAND (UCLouvain), Emanuela COLOMBI (Università di Udine), Xavier HERMAND (UNamur), Gert PARTOENS (KULeuven), Matthieu PIGNOT (UNamur)

Contact : Matthieu Pignot (matthieu.pignot@unamur.be)

Organisateurs : Matthieu Pignot (UNamur).

Adresse :
Université de Namur
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
5000 Namur
Salle académique (RdC)

Capture d’écran 2019-04-10 à 21.36.05

Programme :

09h30 : Introduction (M. PIGNOT, UNamur)

Session I : Prédication tardo-antique
(modérateur : M. RIBREAU, Université Sorbonne Nouvelle)

09h45 : R. VILLEGAS MARIN (Universitat de Barcelona), Le corpus du pseudo-Eusèbe Gallican et l’essor de la prédication en Gaule aux Ve et VIe siècles
10h30: M. PAULIAT (École normale supérieure de Lyon), Recherches sur la prédication pseudépigraphe africaine : l’exemple de l’adoration des mages (Mt 2, 1-12)
11h15 : pause café

Session II : Les collections du haut Moyen Âge
(modérateur : M. PIGNOT, UNamur)

11h30 : M. POLLHEIMER (Österreichische Akademie der Wissenschaften), “… because they are given without their authors’ names”. The production of sermon collections and the Carolingian reform
12h15 : S. BOODTS (Radboud Universiteit Nijmegen), Pseudo-Augustinian sermons in the 8th-century homiliary of Alanus of Farfa: an experiment in methodology
13h : déjeuner

Session III : La nature fluide des sermons : entre adaptations, centons et réécritures
(modératrice : E. COLOMBI, Università di Udine)

14h15 : C. WEIDMANN (CSEL/Universität Salzburg), Patchwork sermons: an unstudied literary genre
15h00 : F. DOLBEAU (École Pratique des Hautes Études, Paris), Un sermon pseudo-augustinien pour la fête de Pâques, confronté à ses sources
15h45 : pause café

Session IV : Situer et classer les sermons
(modérateur : P. ASSENMAKER, UNamur)

16h00 : G. PARTOENS (KULeuven), Une version plus originale de la Homelia sacra dans un manuscrit de la bibliothèque capitulaire de Cologne
16h45 : J. DELMULLE (CNRS-IRHT), Deux tractatus sur Prov. 30, 15-20 (CPPM, I A, 56 et I B, 5027) et la question de leur attribution à Grégoire d’Elvire

17h30 : Conclusions (M. PIGNOT, UNamur) suivies d’une discussion

Source : Centre de recherche « Pratiques médiévales de l’écrit »

Publié dans Conférences

Appel à contribution – La Sorcière sur le grill : héritages d’une icône culturelle

Johns Hopkins University
French Graduate Conference at Johns Hopkins University
1er et 2 novembre 2019

Witches at Stake: Legacies of a cultural Icon
La Sorcière sur le grill : héritages d’une icône culturelle

Conférencière d’honneur : Robin Derby (Associate Professor à l’Université de Californie UCLA, département d’Histoire.

Du Malleus Maleficarum à La sorcière de Michelet et, plus récemment, Sorcières de Mona Chollet, la représentation de la sorcière a connu de nombreuses transformations et ajustements dans la littérature et la société françaises. Ces œuvres, qui s’offrent comme des réflexions sociales, constituent d’importantes sources de représentations littéraires d’une figure qui ne se conforme pas aux normes religieuses, morales ou scientifiques. Ce genre de représentations peut se manifester dans les pratiques vaudou et les remèdes magiques, et diffèrent de ce que l’on trouve dans les représentations démoniques chrétiennes de la sorcellerie. Ce sont des thèmes et des éléments culturels cruciaux dans le monde francophone contemporain.

Aujourd’hui, la figure de la sorcière, tout comme la sorcellerie, refont surface dans la culture française et francophone contemporaine et semblent ouvrir de nouvelles perspectives pour aborder les thèmes liés à la marginalité. Par exemple, ce personnage, souvent – mais non exclusivement – associé aux femmes du fait de ses liens avec la médecine et le corps féminin, offre un discours alternatif concernant la féminité et le féminisme dans le monde contemporain. De nos jours, ses illustrations dans les arts tels que la littérature ancienne et contemporaine, le théâtre ou le cinéma, semblent mettre en évidence les implications sociales de cette figure d’une part, et la fiction littéraire construite autour de la sorcellerie d’autre part. Plus encore, la prolifération de productions artistiques autour de ce thème propose un angle d’observation favorable pour étudier la manière dont la sorcière est passée d’un objet de persécution à un symbole respecté, et même un personnage assimilé au cours des siècles.

Ainsi, notre conférence souhaite explorer le concept de la sorcellerie à travers les arts français et francophones. Le but est de comprendre comment la sorcière opprimée est devenue l’une des plus importantes figures qui conteste les anciennes catégories sociales. Nous désirons interroger la constance avec laquelle ces personnages marginaux ont été adaptés aux attentes et aux besoins religieux, sociaux et politiques des différentes époques.

Cela étant un colloque qui vise une culture française et francophone, nous considérerons des propositions de présentation portant sur la période du Moyen Age jusqu’au XXIè siècle et explorant des questions telles que : comment les sorcières sont-elles représentées dans la littérature, le cinéma et les autres arts ? Pourquoi existe-t-il une fascination continuelle pour les sorcières et la sorcellerie ? Comment les constructions sociales associées à cette figure se reflètent-elles dans les productions littéraires d’une époque donnée ? Comment l’image médiévale de la sorcière nourrit-elle les discours féministes contemporains ? Qu’est-ce qui rend cette figure si adaptable sur les plans littéraire et social ?

Les contextes de notre analyse de la sorcière pourront inclure :

  • Sorcières, sorciers et sorcellerie dans la littérature et les arts français et francophones
  • Monstres, transformation et hybridité
  • Vaudou, chamanisme et magie noire
  • Littérature fantastique
  • Représentations des genres et de la sexualité
  • Marginalité
  • Répression religieuse
  • Histoire de la violence et des persécutions

Vous êtes invités à soumettre une proposition de présentation d’une longueur de 250 mots, en anglais ou en français, avant le 20 avril 2019 à l’adresse : frenchconference.jhu2019@gmail.com. Merci d’inclure un court résumé, le titre de votre présentation, des mots clés, de même que votre nom et votre affiliation académique. Vous pouvez nous adresser toute question à l’adresse email mentionnée ci-dessus

Source : Fabula

Publié dans Appel à contributions

Publication – « Raoul de Houdenc et les routes noveles de la fiction, 1200-1235 », dir. Stéphane Douchet

Longtemps considéré comme un simple épigone de Chrétien de Troyes, Raoul de Houdenc est l’auteur d’une œuvre dense et variée, qui se décline en deux versants : romans arthuriens et récits allégoriques, tous écrits entre 1200 et 1235 environ. Les études ici réunies reviennent sur ce jugement et montrent que, bien qu’il ait écrit après le « maître champenois », Raoul a joui tout au long du Moyen Âge et jusqu’au xvie siècle d’une renommée qui n’avait rien à envier à Chrétien.

Paradoxalement, son œuvre est à la fois drôle et désabusée. Drôle parce que Raoul maîtrise à la perfection l’art de la parodie burlesque, du contre-pied et de l’inattendu. Désabusée, car de son œuvre se dégage une nostalgie pour le temps passé et révolu de la courtoisie, définitivement supplantée par l’appât du gain et l’égoïsme de ses contemporains. De ce paradoxe naît une jouissive verve satirique, un plaisir de la fiction utile, qui apportent une compensation, ou du moins une consolation, en ces temps mauvais que faute de pouvoir contrer, on tient dans une distance joyeuse.

Raoul propose ainsi des routes nouveles à la fiction qui, si elle doit beaucoup aux prédécesseurs de Raoul – à commencer par Chrétien –,s e donne comme utile et plaisante, et rejette l’accusation de vanité dont, dès le tournant du xiiie siècle, fut accusé le roman.

Les œuvres ici explorées sont Meraugis de Protlesguez, la Vengeance Raguidel, le Songe d’Enfer, le Roman des eles et le Dis Raoul Hosdaing.

Table des matières : ici

89982

Informations pratiques :

Raoul de Houdenc et les routes noveles de la fiction, 1200-1235, dir. Stéphane Douchet, Aix-en-Provence, Presses Universitaires d’Aix-Marseille Université, 2019. ISBN: 9791032001868. Nombre de pages: 214.

Source : Fabula

Publié dans Publications