Publication – « Emperors and Imperial Discourse in Italy, c. 1300-1500. New Perspectives », dir. Anne Huijbers

Describing the Holy Roman Empire after 1250 as a hopeless dream or an empty formula only Roman in name, historians have long minimized the impact of the imperial presence in late-medieval Italy. The nationalist historiography, on which we still largely depend, presented the Empire as alien to the very essence of humanism and modernity. Associating humanism with republicanism, scholars silently suggested that the belief in the peace-bringing emperor faded away as the Renaissance unfolded. No real humanist, so it was believed, could genuinely support the medieval construct that was the Holy Roman Empire.

Only recently has this historiographical framework really been challenged. The present volume builds further on the thesis that humanism was perfectly compatible with imperialist political ideals. It aims to bring together new perspectives on empire and emperors in Italy and to highlight the continuing importance of the imperial ideal throughout the fourteenth and fifteenth century. It focuses on imperial discourses in the writings of Italian historians, humanists, poets, jurists and notaries.
The imitation of Roman emperors is both a sign of the Renaissance and a central aspect in medieval political thought. It may, therefore, not surprise that the descent of the “king of the Romans” into Italy attracted the attention of Italians with humanist tastes. The name of empire aroused high expectations. Orations, histories, treatises, and letters show that many still generally accepted the legitimacy of the empire and considered the contemporary Holy Roman Emperor as the lawful leader of the Christian world.

Anne Huijbers wrote her dissertation at Radboud University Nijmegen. Between 2016 and 2018 she stayed at the École française de Rome with a Rubicon Fellowship of the Netherlands Organisation for Scientific Research.

Accès : ici

Informations pratiques :

Emperors and Imperial Discourse in Italy, c. 1300-1500. New Perspectives, dir. Anne Huijbers, Rome, École française de Rome, 2022 (Collection de l’École française de Rome n° 592). 368 p. ISBN : 978-2-7283-1563-5. Prix : 32 €

Source : École française de Rome

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Appel à contribution – L’animal à l’épreuve de l’histoire de l’art. Études et représentations des relations homme / animal dans l’art moderne (XIVe – XVIIIe siècles)

Les Études animales, apparues dans les années 1970, se sont peu à peu imposées dans les sciences humaines, faisant de la question animale un sujet émergent. Cette remise en cause de l’anthropocentrisme, amorcée sur fond de catastrophe écologique, a eu plus de mal à atteindre l’histoire de l’art qui semble encore réticente à embrasser ce champ de recherche pourtant incontournable. Bien que la question de l’animalité dans l’art contemporain soit de plus en plus souvent abordée – d’un point de vue critique et militant notamment – et intéresse de jeunes chercheurs, les historiens de l’art moderne semblent eux plus frileux à l’idée d’intégrer les études animales à leurs recherches. Les choses avancent cependant et la question animale s’immisce progressivement dans les perspectives critiques de l’histoire de l’art moderne. L’animal reste cependant encore largement marginal pour les investigations méthodologiques de l’art moderne, qui peine à sortir du schéma symbolique imposé par l’iconographie panofskienne et son orientation humaniste. Cette journée entend faire le bilan critique de cette discipline face à la question animale et propose d’entamer un processus de remise en question par une étape indispensable : faire de l’animal un sujet à part entière de l’histoire de l’art, considéré dans son identité propre et non plus exclusivement comme une fonction au sein d’un discours anthropocentré.

La volonté première de cette journée d’étude est d’apporter un nouveau point de vue sur l’animal trop souvent étudié par un angle exclusivement symbolique dans les arts visuels. C’est donc par des approches différentes que l’animal sera ici étudié. L’approche formaliste pourra notamment permettre d’ouvrir des pistes de réflexion concernant l’évolution de la représentation, le traitement pictural ou encore de la place spécifique réservée au sein de l’œuvre à l’animal.

L’étude de l’animal à travers le prisme du commanditaire, de l’artiste pourra offrir un second grand axe de réflexions. Un intérêt particulier pourra notamment être porté à la relation qui peut exister entre l’animal représenté et le commanditaire de l’œuvre (principalement des hommes) puisqu’à partir du XVIe siècle de plus en plus d’animaux de compagnie acquièrent leur place dans la peinture. Cette célébration visuelle de l’animal en tant qu’individu vient s’ajouter aux éloges littéraires tels que les poèmes et épitaphes vantant la vie et les mérites de certains animaux et marque les débuts de la singularisation picturale de l’animal. L’étude de ce dernier dans la littérature artistique (traités, Vies, études, etc.) pourra également être envisagée.

Par ailleurs, plusieurs artistes de la Renaissance semblent développer un goût – artistique, mais aussi affectif – pour les animaux que l’on perçoit dans leurs œuvres. On peut par exemple mentionner une tendance à l’autoreprésentation ou à l’autofiguration de l’artiste avec un animal pour faire ressortir des qualités propres aux bêtes qui pourraient aussi valoriser le travail artistique. L’attachement, sinon l’intérêt, de certains peintres comme les Bassano, Titien ou Véronèse envers les animaux semblent également se traduire par le nombre de bêtes présentes dans leurs toiles, au point parfois de devenir une signature, « la patte » ou encore « la griffe » de ces peintres.

Cette journée sera consacrée aussi bien à l’étude de la représentation de l’animal dans les arts visuels de l’époque moderne qu’aux questions de méthodologies. Il s’agira de s’interroger sur ce que peuvent apporter les Animals Studies à l’histoire de l’art académique et de voir quelles pistes méthodologiques peuvent être ouvertes par cette « épreuve » de l’animal.

Modalités de soumission

Les propositions de communication (titre et résumé de 1500 à 200 signes, espaces compris) seront assorties d’une brève biographie (affiliations, domaines de recherche, projets en cours) et sont à envoyer dans un seul document au format PDF à l’adresse suivante : chloe.pluchon@univ-grenoble-alpes.fr avec pour objet « L’animal ».

La date limite d’envoi des propositions est fixée au 1er juillet.

Les intervenant·e·s seront informé·e·s des résultats de la sélection au plus tard pour le 22 juillet 2022.

Modalités pratiques

La journée d’étude se tiendra le vendredi 21 octobre 2022 à l’Université Grenoble Alpes, sur le campus de Saint-Martin-d’Hères. Une partie des frais des intervenant.e.s seont pris en charge.

Comité scientifique

Le comité de sélection sera composé de Chloé Pluchon-Riera (UGA) et du Pr. Guillaume Cassegrain (UGA).

Contact

Chloé Pluchon-Riera

Doctorante en Histoire de l’art moderne

Université Grenoble Alpes

Laboratoire de Recherche Historique en Rhône-Alpes (L.A.R.H.R.A.)

ED Sciences de l’Homme, des Politiques et du Territoire (SHPT)

chloe.pluchon@univ-grenoble-alpes.fr

Source : Calenda

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Publication – Stefan Rohdewald, « Sacralizing the Nation through Remembrance of Medieval Religious Figures in Serbia, Bulgaria and Macedonia »

Religious figures of remembrance served to consolidate first dynastic rule and later nation-state legitimacy and community. This book explains the interweaving of (Eastern) Roman, medieval Serbian and Bulgarian contexts as well as Ottoman and Western European national discourses or reinvented traditions. We can distinguish a secularization and nationalization of the religious contexts in the 19th century within historicism, followed by a nationalization of God and a sacralization of the nation until the end of WWII. Contrary to the national views, the origins of the modern content of these discourses lie only to a very limited extent in the Middle Ages or in the Early Modern period, as this study shows.

Please note, this is volume 2 of a 2-volume set. Click here to see volume 1.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Stefan Rohdewald, Sacralizing the Nation through Remembrance of Medieval Religious Figures in Serbia, Bulgaria and Macedonia, Leyde–Boston, Brill, 2022 (East Central and Eastern Europe in the Middle Ages, 450-1450, Volume: 85/2). 469 p. ISBN : 978-90-04-51630-4. Prix : 119 euros.

Source : Brill

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Journée d’étude – Regards médiévaux sur l’écrivain antique

Si les travaux s’intéressant à la réception médiévale des textes de l’Antiquité sont aujourd’hui nombreux, les chercheurs se sont interrogés de manière moins systématique sur la perception médiévale des auteurs de ces textes. Les huit interventions réunies lors de cette journée d’études questionneront les portraits physiques et moraux que les auteurs médiévaux dressent des auctoritates antiques. Elles analyseront comment ces choix de représentations sont porteurs d’une réflexion sur les conditions de la création littéraire, et traduisent un jeu de réflexivité complexe entre l’auteur médiéval et l’autorité dont il se réclame. 

Programme : ici

Informations pratiques :

29 juin 2022, 9h-17h
La journée aura lieu en bi-modal : 
– En présentiel :  Salle du Conseil de la Maison de la Recherche,   4 rue des Irlandais, 75005 Paris
– En visioconférence :  Si vous souhaitez recevoir le lien pour assister aux interventions, vous pouvez vous inscrire en écrivant à l’adresse regardsmedievaux@gmail.com 

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Publication – Dietrich Lohrmann, « Energieressourcen Westeuropas vor 1500 »

Die mittelalterliche Energiegeschichte war lange ein Stiefkind der Forschung. Sie verlangt intensive Quellenarbeit und erhält in dieser Sammlung ein breit aufgefächertes Studienmaterial als Anregung für künftige Untersuchungen. Vor allem in der Zeit der Hochkonjunktur (12.-13. Jh.) war schon im Mittelalter eine Fülle von Problemen zu lösen. Band 1 konzentriert sich zunächst auf die klassischen Antriebskräfte Muskelkraft, Wasser- und Windkraft in ihren geographisch sehr unterschiedlichen Ausprägungen. Europas Mühlenbauer zeigten sich erfinderisch, sie fanden Lösungen auch für Standorte ohne Wasserkraft und erschlossen den weiten Bereich der Windkraft. Der zweite Teil behandelt die oft unterschätzten Leistungen des Verkehrswesens, angefangen von der Fütterung der Reit- und Zugtiere, dem Straßen-, Brücken-, Kanal-, Schleusen-, Leitungsbau bis hin zum Warentransport durch Flößen, Treideln und Triften auf Flüssen.

Band 2 bringt zehn Kapitel zu den wenig erforschten Wärmequellen und sechzehn Kapitel zu der erstaunlich aktiven Suche nach neuen Antriebs- und Wärmequellen in der Zeit vom 13. bis 15. Jahrhundert. Innerhalb der Unterabschnitte sind die Dokumente chronologisch angeordnet, so dass vielfach das Beharren, häufiger die schnelle Entwicklung innerhalb der langen Periode hervortritt, einer Zeit, in der sich Europa auf seine künftige große Expansion vorbereitete. Endpunkt der Dokumentation sind vielfach die Aufzeichnungen eines Leonardo da Vinci oder die noch zu wenig bekannten Traktate des venezianischen Arztes und Ingenieurschriftstellers Johannes Fontana. Die Bände sind reich illustriert, die Texte übersetzt und kommentiert.

Informations pratiques :

Dietrich Lohrmann, Energieressourcen Westeuropas vor 1500, Shaker Verlag, 2022. 2 vol., 528 p. + 476 p., ISBN : 978-3-8440-8576-1 et 978-3-8440-8577-8. Prix : 49,80 euros.

Source : Shaker Verlag

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Publication – « Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens », trad. de différentes langues par Gérard Gros, Pierre-Yves Lambert, Jacques-Charles Lemaire, Laurence Mathey-Maille, Daniel Poirion et Philippe Walter. Édition de Martin Aurell et Michel Pastoureau

Héritée d’une tradition païenne antique, ancrée dans l’opposition et la résistance des Bretons à l’envahisseur germanique, chantée par les bardes dans un dialecte celtique, la légende arthurienne prend corps au IXe siècle, en terre galloise, dans les récits en latin et en prose. C’est à partir de 1130 que l’histoire légendaire de ce roi vaillant et brave, chef charismatique et incontesté, personnage fabuleux et victorieux, connaît un écho retentissant auprès du public, à travers toute l’Europe, grâce à l’ambitieuse chronique du clerc anglais Geoffroi de Monmouth, Histoire des rois de Bretagne. À sa suite, en particulier sous l’impulsion de Chrétien de Troyes, le roman arthurien s’enrichit de nombreux épisodes des aventures du roi et de ses compagnons chevaliers : exploits prodigieux, conquêtes amoureuses, quête du saint Graal…

À la lumière de l’histoire culturelle, sociale et politique du Moyen Âge et de ses images (enluminures, sceaux, armoiries…), cette édition propose de mieux comprendre la transformation de la matière dite de Bretagne en l’une des plus grandes légendes de tous les temps.

Cycle sans égal inscrit au patrimoine littéraire mondial, la légende arthurienne n’a cessé de nourrir toutes les formes de la création – des récits de Chrétien de Troyes aux opéras de Wagner, aux beautés préraphaélites, jusqu’au nonsense des Monty Python… – et de hanter notre imaginaire.

Informations pratiques :

Les Chevaliers de la Table ronde. Romans arthuriens, trad. de différentes langues par Gérard Gros, Pierre-Yves Lambert, Jacques-Charles Lemaire, Laurence Mathey-Maille, Daniel Poirion et Philippe Walter. Édition de Martin Aurell et Michel Pastoureau, Paris, Gallimard, 2022 (Collection Quarto). 080 pages, 158 ill., sous couverture illustrée, 140 x 205 mm. ISBN : 9782072849411 Prix : 34 euros.

Source : Gallimard

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Publication – Laura Viaut, « Fecimus Concordiam. Les mécanismes de gestion des conflits dans l’espace aquitain au Haut Moyen Age (VIIIe-XIIe siècle) »

Le premier Moyen Âge a longtemps souffert d’une mauvaise réputation, celle d’être une période sombre et particulièrement violente. À l’appui de nouvelles grilles de lecture, la recherche a entrepris, au cours des dernières décennies, une réévaluation de sa justice. Mais ce champ d’études est encore lacunaire, et plus encore pour l’Aquitaine. La présente étude s’attache donc à reconstituer ses cadres institutionnels et sociétaux entre le début de la période carolingienne et la fin du XIIe siècle. Une étude d’anthropologie historique du droit permet, à partir de cas concrets, de démontrer les mécanismes par lesquels les conflits pouvaient être gérés, tout en dégageant les évolutions majeures qui s’observent dans les sources. Appréhender la justice altimédiévale passe par la reconstitution des structures, des procédures judiciaires et des stratégies sociales alors déployées pour trouver une solution aux différends. Il apparaît bien vite que les juges se sont appliqués à donner des réponses aux litiges en privilégiant les accords et la paix, plus que la coercition. Leur action se situe à la croisée du droit, du social et du religieux. Dans cette perspective, il est nécessaire de regarder le Moyen Âge, non pas du dehors avec des yeux modernes, mais du dedans pour comprendre les logiques qui en soutiennent toute la structure. Cette analyse donne l’occasion de mettre en lumière les manuscrits juridiques aquitains, dont une partie est encore inédite, pour reconsidérer l’efficacité de la justice altimédiévale.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Laura Viaut, Fecimus Concordiam. Les mécanismes de gestion des conflits dans l’espace aquitain au Haut Moyen Age (VIIIe-XIIe siècle), parsi, De Boccard, 2022 (Romanité et modernité du droit). 1080 p., ISBN : 978-2-7018-0602-0. Prix : 119 euros.

Source : De Boccard

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Publication – Luciana Petracca, « Le terre dei baroni ribelli. Poteri feudali e rendita signorile nel Mezzogiorno aragonese »

Il tema dei poteri signorili nell’Italia tardomedievale è tornato di recente al centro del dibattito storiografico, alimentato da ricerche che hanno messo in luce aspetti a lungo trascurati, come la natura dei diritti esercitati, le forme di amministrazione, le pratiche del prelievo o il grado di “pervasività” dei signori. Con particolare riferimento al Mezzogiorno aragonese, il prevalente interesse per la dimensione politica ha lasciato in ombra il ruolo e l’impatto economico della signoria.

Qual era la struttura del reddito feudale? Quanto incidevano le varie componenti del prelievo sull’ammontare complessivo della rendita? E in che misura mutava la composizione del bilancio tra aree geografiche o tra differenti tipologie di signori?

Questi gli interrogativi da cui ha preso avvio la ricerca, focalizzata sui poteri feudali e sulla rendita signorile nel secondo Quattrocento. In questa chiave, il libro, oltre a ricostruire l’estensione di alcune signorie meridionali, oggetto di confisca da parte della Corona a seguito della grande congiura baronale del 1485, approfondisce il carattere economico del dominio feudale.

Luciana Petracca insegna Storia medievale e Didattica della storia presso l’Università del Salento. Tra le sue ultime pubblicazioni: Quaterno de spese et pagamenti fatti in la cecca de Leze (Roma 2010); Gli Inventari di Angilberto del Balzo. Modelli culturali e vita di corte nel Quattrocento Meridionale (Roma 2013); Un borgo nuovo angioino di Terra d’Otranto (Galatina 2017); Le pergamene dell’Archivio Capitolare della collegiata di Francavilla in Terra d’Otranto (secc. XIV-XV) (Roma 2021).

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Luciana Petracca, Le terre dei baroni ribelli. Poteri feudali e rendita signorile nel Mezzogiorno aragonese, Rome, Viella, 2022 ; 1 vol., 336 p. (I libri di Viella, 419). ISBN: 9791254690048. Prix : € 32,00.

Source : Viella

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Publication – Fabienne Henryot, « De l’oratoire privé à la bibliothèque publique. L’autre histoire des livres d’heures »

Les livres d’heures, best-seller durant six siècles, sont le meilleur témoin des mutations qui affectent l’objet-livre entre le XIVe et le XXe siècle. L’économie dans laquelle il s’insère, les mutations iconographiques et textuelles, enfin les usages symboliques qu’en font leurs propriétaires sont révélateurs des inflexions majeures que connaît le livre au cours du temps. Au-delà d’une classique histoire du livre, cet essai entend aussi et surtout prolonger la réflexion en direction des usages patrimoniaux des livres de prière : comment un livre conçu pour les oratoires domestiques renaît-il aujourd’hui dans les réserves climatisées des bibliothèques publiques d’Occident ? Ce parcours est retracé dans le détail, des cabinets des collectionneurs depuis le XVIIe siècle jusqu’aux équipements culturels actuels, en passant par les salles des ventes, les bureaux des érudits depuis le XIXe siècle, les manuels scolaires, les tables à dessin des enlumineurs amateurs. Une attention particulière est réservée aux politiques culturelles et aux mesures conservatoires édictées par l’État depuis le début du XIXe siècle, et aux effets des « classements » sur les biens patrimoniaux.

Cette histoire des livres d’heures entend donc articuler le temps de la production et de la consommation d’une part, et celui des requalifications patrimoniales sur le temps long.

Table des matières :

Introduction

Première partie: Six siècles de livres d’heures
Chapitre premier: Le temps des manuscrits
Chapitre 2: Imprimer les Heures: la naissance d’une catégorie éditoriale
Chapitre 3: Vers 1730 – vers 1900: des Heures au Paroissien

Deuxième partie: La requalification du livre d’heures dans le champ du patrimoine: redécouvertes et mise sous protection
Chapitre 4: Le temps des collectionneurs
Chapitre 5: Le temps de l’érudition
Chapitre 6: Le livre d’heures, objet d’attention publique

Troisième partie: Le livre d’heures et ses médiations: lieux et acteurs
Chapitre 7: Le livre d’heures et le public: histoire d’une rencontre
Chapitre 8: De la médiation comme outil à l’enjeu social de la bibliothèque: valoriser les livres d’heures

Conclusion

Informations pratiques :

Fabienne Henryot, De l’oratoire privé à la bibliothèque publique. L’autre histoire des livres d’heures, Turnhout, Brepols, 2022. 482 p. ISBN: 978-2-503-59377-7. prix : 85 euros.

Source : Brepols

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Colloque – Les économies méditerranéennes après la Peste Noire : Productions, diversifications et consommations des ressources.

2e journée d’étude : 28 juin 2022

Aubervilliers, Campus Condorcet, bâtiment Sud, Centre de colloques, 3e étage, salle 3.02

(plan interactif : https://www.campus-condorcet.fr/cartographie)

Contact : cedric.quertier@rmblf

Productions, diversifications et consommations des ressources.

Cette seconde journée d’études est destinée à ouvrir la réflexion sur quelques-unes des thématiques importantes de l’économie méditerranéenne de l’après-peste. L’un des enjeux est de parvenir à intégrer la réflexion sur l’Orient et l’Occident malgré les différences documentaires qui orientent différemment les réflexions sur la vie économique.

On s’intéressera par conséquent aux éléments fondamentaux de celle-ci, à savoir la mobilisation des ressources productives, la réorganisation de la production et les nouvelles consommations, la question de l’économie rurale en tant que telle, bien que fondamentale, étant renvoyée à la suite du programme.

La journée se propose ainsi d’offrir des coups de projecteur sur quelques secteurs particulièrement bien étudiés en s’efforçant d’établir un équilibre entre Orient et Occident : les mines et les jardins, la soie et les marchés, le sucre, enfin, qui offre un bon exemple de production servant d’interface entre Orient et Occident.

La commercialisation des surplus et l’intégration économique des activités artisanales s’accroît durant la période et fait circuler le numéraire en même temps qu’elle met sur le marché des produits de plus en plus diversifiés. L’une des interrogations à venir portera sur l’évolution des consommations et, par conséquent, de la demande. À l’échelon local, le repli de la surface agricole s’accompagne d’innovations techniques et organisationnelles. En Méditerranée, des spécialisations régionales s’opèrent, les productions et les marchandises échangées se diversifient.

Les ressources productives :

D. Boisseuil (Université de Tours ; CeTHiS  EA 6298) : Mines et industries extractives : l’exemple de l’alun

La réorganisation de la production 

R. Estangui Gomez (Université Paris 1 ; Orient et Méditerranée – UMR 8167) : L’empereur oikonomos : transformations dans la gestion et l’exploitation des derniers territoires de l’Empire byzantin (1354-1453)

Lucas Fassio (Université Paris 1 ; ED 113 ; LAMOP – UMR 8589) : Échanger, transmettre et exploiter les jardins à Ganges (Languedoc) en temps de famines et de pestes (1348-1361)

Nouvelles consommations et spécialisations régionales

J. Petrowiste (Université de Paris ; ICT – EA 337) : Dispositifs commerciaux et dynamiques de consommation en France méridionale (vers 1350-vers 1450)

M. Ouerfelli (Aix-Marseille-Université ; IREMAM – UMR 7310) : Produits orientaux (sucres et épices) et stratégies d’approvisionnement des cités maritimes (1350-1450)

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