Appel à contribution – Les cultures politiques dans la péninsule Ibérique et au Maghreb (VIIIe-XVe siècle)

Ce séminaire vise à proposer un examen croisé des cultures politiques dans la péninsule Ibérique et au Maghreb au Moyen Âge (VIIIe-XVe siècle). Dans toute la mesure du possible, et sans jamais rien retirer aux singularités des contextes respectifs, l’étude sera fondée sur une démarche résolument comparatiste et pluridisciplinaire, associant historiens, archéologues, historiens de l’art et littéraires.

A l’encontre des approches essentialistes et différentialistes, fondées sur le mythe de l’existence de deux blocs homogènes et affrontés, il s’agira de mettre en regard différentes expériences politiques, de part et d’autre de la frontière islamo-chrétienne, afin de susciter des rapprochements, de relever des écarts, voire de révéler des situations d’interaction ou d’interdépendance, en matière de fonctionnement étatique et de culture politique, par-delà les antagonismes religieux. Certes la référence religieuse a valeur fondatrice et imprègne institutions et idéologies de combat (jihad, Reconquista, croisade), mais les acteurs de cette histoire, au travers de leurs pratiques de gouvernement et de leurs imaginaires politiques, mobilisent des répertoires bien plus vastes et plus divers qu’il s’agira d’identifier et de mieux appréhender.

C’est à l’exploration de ces cultures politiques, associant à la fois registres textuels et manifestations matérielles du pouvoir, que sont invités les jeunes chercheurs qui participeront au séminaire. Il permettra aux formateurs, doctorants et étudiants de master de se côtoyer plusieurs jours, dans le cadre de formats pédagogiques variés (conférences, présentations, ateliers).

Expériences impériales

Coordinateurs

Daniel Baloup (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne)
Véronique Lamazou-Duplan (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

Comité d’organisation

Amaia Arizaleta (Université Toulouse – Jean Jaurès)
David Bramoullé (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Laurent Callegarin (EHEHI, Casa de Velázquez)
Laurence Cabrero-Ravel (Université de Pau et des Pays de l’Adour)
Anna Caiozzo (Université Bordeaux Montaigne)
Isabelle Cartron (Université Bordeaux Montaigne)
Martine Charageat (Université Bordeaux Montaigne)
Florian Gallon (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Fabienne Guillén (Université de Pau et des Pays de l’Adour)

Site Web : http://ausonius.u-bordeaux-montaigne.fr/sessions/session-2019

Renseignements pratiques

La troisième session du séminaire se tiendra à Bielle (Pyrénées-Atlantiques), du 1er au 4 octobre 2019. Elle réunira six formateurs, 12 doctorants ou jeunes docteurs, et des étudiants de Master (ces derniers étant issus des universités organisatrices).

Le séminaire est gratuit. Les institutions organisatrices assument les frais d’hébergement des participants, à Bielle. Pour les doctorants et les jeunes docteurs dont la candidature aura été retenue, le voyage jusqu’au point de regroupement de Pau reste à leur charge.

Chaque journée de travail sera partagée entre la présentation de leurs travaux par quatre doctorants ou jeunes docteurs, et les interventions de deux formateurs qui prononceront une conférence et animeront un atelier pratique (sur les sources, la bibliographie, les notions, etc.).

Les langues de travail seront le français, l’espagnol, le portugais et l’anglais.

Pour tout renseignement concernant la logistique, veuillez contacter Ghizlane Bencheikh : ghizlane.bencheikh@u-bordeaux-montaigne.fr +33 (0)5 57 12 45 55
Inscriptions

Inscriptions au séminaire international jusqu’au 23 mai 2019 (minuit, heure de Madrid), à partir du site internet de la Casa de Velazquez

Publication des résultats : 7 juin

Présentation de la session 2019

Pour l’histoire des empires, la péninsule Ibérique et le Maghreb constituent des laboratoires exceptionnels. En effet, ces deux régions furent les pôles d’impulsion majeurs d’une succession de trajectoires impériales qui se sont déployées dans les directions les plus diverses : des califats et des sultanats d’Occident aux différentes revendications impériales de la royauté castillano-léonaise, en passant par les configurations variées de la Couronne d’Aragon.

Les pionniers de cette histoire (Menéndez Pidal, Laroui) se sont longtemps focalisés sur l’ « idée impériale », dont ils soulignaient l’originalité, l’homogénéité et la continuité. Conçue comme un projet cohérent et unitaire, elle était envisagée comme l’émanation de la conscience que partageaient les peuples de former une unité « hispanique » ou « maghrébine ». Sans totalement disparaître, cette historiographie fut marginalisée par une autre, celle de la formation des Etats-nations, qui opposa les « réalités » de la construction des Etats territoriaux aux « mirages » impériaux.

Aujourd’hui, l’histoire des empires opère un retour en force, fondé sur de nouvelles approches. Tout en menant un travail de déconstruction des grands récits impériaux, les chercheurs conçoivent désormais les empires comme des entités politiques instables, hybrides et éminemment pragmatiques. Ils les abordent comme des expériences politiques, en se focalisant sur ce qui « fait » empire et sur la mise en évidence de cultures impériales, à la fois diverses et connectées, irréductibles à un modèle unique.

C’est à l’exploration de ces expériences impériales, dans leurs dimensions textuelles et matérielles, que sont invités les participants de cette session 2019. La réflexion s’articulera autour de trois grands thèmes :

Gouvernements impériaux

Dominant plusieurs entités politiques et des populations diverses, les empires se caractérisaient par une flexibilité, un pragmatisme et une adaptabilité, qui furent une des clés de leur longévité. Au delà du constat de la diversité des répertoires impériaux, on s’efforcera d’identifier des pratiques, des modes et des logiques de gouvernement qui relèveraient de fonctionnement impériaux.

Imaginaires politiques

Ces formations impériales engendrèrent-elles une conscience politique commune ? L’analyse des mots, des gestes, des lieux et des objets permettra d’appréhender les éléments susceptibles de structurer un imaginaire impérial commun mais aussi de révéler des identités contradictoires, reflétant les tensions entre les groupes sociaux sur lesquels les empires s’appuyaient et avec lesquels ils devaient composer.
Interactions impériales

Ces empires ne se sont pas construits de manière isolée. D’une part, les empires ont cherché à s’insérer dans les traditions impériales antérieures pour se légitimer. D’autre part,ils puisèrent des éléments dans d’autres modèles impériauxcontemporains, par-delà les barrières religieuses et idéologiques. On s’intéressera aux processus de remploi, d’imitation et d’émulation, en étant attentif aux modalités d’appropriation, de recombinaison et au rôle des intermédiaires. Enfin, ces empires n’ont pas manqué de susciter, en réaction, des formes de contestation et de dissidence, qu’on analysera au miroir des modèles impériaux auxquels elles prétendaient s’opposer.

Coordinateur scientifique

Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne)

Formateurs

Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne, coordinateur)
Flocel Sabaté (Universitat de Lleida)
Tawfiq Ibrahim (Chercheur indépendant)
Javier Domingo (Pontificia Università della Santa Croce, Rome)
Marta Lacomba (Université Bordeaux Montaigne)
Susana Calvo Capilla (Universidad Complutense de Madrid)

Source : Calenda

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Journée d’étude – Matérialité, visualité et signification. 12e rencontres du GRIM

Le GRIM – Groupe de recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique fondé par Christian Heck, qui s’intéresse à l’analyse et l’interprétation des œuvres médiévales ainsi qu’aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Dorénavant lié à IMAGO et favorisant la prise de parole de jeunes chercheurs, il organise sa 12e journée d’études sur le thème « Matérialité, visualité et signification ».

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Les notions de matérialité et de visualité constituent deux champs de recherche majeurs dans le domaine des sciences humaines et sociales. Centrées autour de l’œuvre comme artefact et comme chose vue, elles permettent de nouer un riche dialogue entre l’histoire de l’art, l’anthropologie, la culture matérielle et l’histoire des sciences et des techniques. Les interventions poseront la rencontre entre le matériau, le signe et l’image, et rendront compte des méthodes d’analyse engagées dans l’étude.

En partenariat avec le GRIM et IMAGO (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, université de Poitiers)

Comité scientifique

  • Charlotte Denoël (BnF)
  • Isabelle Marchesin (INHA)
  • Anne-Orange Poilpré (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Cécile Voyer (université de Poitiers)

Intervenants

  • Jeunes chercheurs sur appel à contribution

Domaine de recherche Histoire de l’art du IVe au XVe siècle, sous la direction d’Isabelle Marchesin.

Programme :

Introduction par Charlotte Denoël, Isabelle Marchesin, Anne-Orange Poilpré, Cécile Voyer

La charpenterie mudéjar : le bois comme support d’un langage symbolique en Espagne – Francisco Mamani Fuentes (doctorant, École Normale Supérieure-PSL et université de Grenade)
Focus sur la matérialité des murs, traces de l’intervention humaine et mémoire des hommes. L’exemple de saint Georges au château de Selles de Cambrai (Nord) – Audrey Ségard (docteure, université Lille 3)
Stratégies dévotionnelles de Marguerite d’Autriche. Le trésor de Brou : reconstitution in situ du trésor légué par Marguerie d’Autriche à sa fondation funéraire – Maria Lesimple (doctorante, université Grenoble-Alpes)
Discussion et pause

Entre matérialité et iconographie de l’architecture : la rotonde de Saint-Jean à Vigolo Marchese (Plaisance) comme interprétation du modèle du Saint-Sépulcre – Virginia Grossi (Master 2, université de Pise-Scuola, Normale Superiore de Pise)
Une sculpture sans-papiers : approche méthodologique de la matérialité – Amal Azzi (Master 2, université de Nantes)
Discussion
Pause déjeuner

Exacerber la matière picturale pour faire connaître l’intervalle entre le sensible et le divin. L’exemple du sanctuaire de Saint-Martin de Fenollar – Élise Vernerey (doctorante, université de Poitiers)
Le corps, le signe et l’image : autour de la console figurative de la Dernière communion de Marie l’Égyptienne (Colmar, musée Unterlinden, v. 1150) – Cécile Maruéjouls (doctorante, université de Poitiers)
La danseuse et la relique. À propos d’un chapiteau roman de la cathédrale de Besançon et des nouvelles pratiques de l’image de saint Jean-Baptiste au tournant des xiie et xiie siècles – Emeric Rigault (doctorant, université Toulouse-Jean Jaurès)
Discussion et pause

Salvum me fac deus : réflexions sur la matérialité d’un psautier-bréviaire bâlois féminin du XIIIe siècle  – Melissa Nieto (doctorante, université de Lausanne)
Du portrait de Toute Belle à la statue de Pygmalion : l’image du féminin modelé comme support de prière amoureuse, aux XIVe et XVe siècles  – Audrey Pennel (docteure, université Bourgogne-Franche-Comté)
Discussion

Informations pratiques :

23 mai 2019 – 9h30-18h00

INHA, Galerie Colbert, salle Giorgio Vasari
Institut national d’histoire de l’art
6, rue des Petits-Champs ou 2, rue Vivienne
75002 Paris

Entrée libre

Source : INHA

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Séminaire – L’exégèse visuelle de Pieter Bruegel l’Ancien

Cycle de séminaires d’exégèse visuelle
Mercredi 22 mai 2019 à 14h
Auditorium du Musée L
Inscription obligatoire : matthieu.somon@uclouvain.be

Pieter Brueghel

Programme :

Reindert Falkenburg (NYU, Abu Dhabi)
Thick and Thin Speculation on Pieter Bruegel’s Way to Calvary

Jürgen Müller (Université de Dresde)
Pierre Bruegel l’Ancien et le paradoxe du temps

Michel Weemans (ENSA Bourges)
L’interprétation de l’araignée. Une exégèse visuelle du Por- tement de Croix de Pieter Bruegel

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Publication – « Maîtresses et favorites dans les coulisses du pouvoir du Moyen Âge à l’Époque moderne »,dir. Juliette Dor, Marie-Élisabeth Henneau et Alain Marchandisse

Le recueil d’études historiques proposé ici a pour ambition de reprendre le dossier trop longtemps galvaudé des maîtresses royales ou princières d’Ancien Régime, pour le soumettre aux questionnements conjoints de l’histoire politique et culturelle d’une part, de l’histoire des femmes et du genre d’autre part. Le sujet, qui renvoie à d’autres questions sur les coulisses du pouvoir et le poids réel ou fantasmé de l’entourage immédiat des princes, est toujours étonnamment d’actualité. Des chercheurs et des chercheuses tentent ici d’en analyser scientifiquement les configurations et les agissements, dans le passé comme dans le présent le plus immédiat. Loin des aspects anecdotiques souvent privilégiés, leurs contributions s’attachent à renouveler l’approche du phénomène, en l’abordant sur le long terme, dans un espace géographique relativement large, et à la lumière de plusieurs disciplines.

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Table des matières :

Remerciements
Marie-Élisabeth Henneau – Introduction

Première partie : Actrices ou instruments de pouvoir ?

Bruno Dumézil – « Il se rangeait trop volontiers aux avis des femmes ». Le roi mérovingien face à ses concubines
Laura Tompkins – La maîtresse du roi. Alice Perrers, Édouard III et la crise politique en Angleterre au XIVe siècle
Matteo Provasi et Federica Veratelli – Maîtresses et mères. Les concubines face à la continuité dynastique dans les cours italiennes de la Renaissance
Juliette Dumas – Sexualité et maternité à la cour ottomane. Les sources de pouvoir des concubines royales à l’époque moderne
Sophie Vergnes – Maîtresses et « bonnes amies » dans les coulisses de la Fronde
Flavie Leroux – La fortune familiale d’une favorite sous Louis XIV. Mme de Montespan et la politique matrimoniale des Rochechouart-Mortemart
Danielle Haase-Dubosc – Favorites sans être maîtresses ? Le destin de la duchesse de Châtillon et de la princesse des Ursins
Aurore Chéry – La duchesse de Polignac : favorite de Louis XVI, instrument d’un roi vertueux

Deuxième partie : Heurs et malheurs de femmes

Maria Nadia Covini – « Concubine, amasie, femine ». Les maîtresses des seigneurs et ducs de Milan aux XIVe et XVe siècles
Laurent Guitton – Fastes et malheurs du métier de favorite. Antoinette de Maignelais, de la cour de France à la cour de Bretagne (1450-1470)
Marion Chaigne-Legouy – Le « dossier Agnès Sorel ». État de la question et perspectives de recherche
Gigliola Fragnito – « Che non pensasse di veder mai più Roma ». L’enlèvement de Clélia Farnèse dans la Rome de Sixte Quint
Guillaume Garnier – Le coucher, le lever, le sommeil des maîtresses royales. Les exemples de Mme de Maintenon et de Mme de Pompadour
Greet De Bock et Gita Deneckere – Les Mémoires d’une maîtresse évincée. L’intimité des princes, entre censure et révélation dans l’Europe postrévolutionnaire

Troisième partie : Réceptions, fictions et légendes

Juliette Dor – Rosamonde Clifford et Aliénor d’Aquitaine. L’histoire d’une légende
Cesarina Casanova – Vannozza Catani et Giulia la Bella à la cour de Rodrigue Borgia – Alexandre VI
Éliane Viennot – Marguerite de Valois et Henri IV. La contribution d’une reine à une typologie de la maîtresse royale
Nathalie Grande – Les favorites de Louis XIV. Quand la chronique galante devient pamphlet politique
Lise Leibacher-Ouvrard – « Le Changement, c’est Maintenon », d’après Mme de Sévigné, Fénelon et Saint-Simon

Éliane Viennot – Conclusions

Notices sur les contributrices et contributeurs
Résumés
Bibliographie
Index

Informations pratiques :

Maîtresses et favorites dans les coulisses du pouvoir du Moyen Âge à l’Époque moderne, dir. Juliette Dor, Marie-Élisabeth Henneau et Alain Marchandisse, Saint-Étienne, Presses universitaires de Saint-Étienne, 2019 (L’école du genre). 364 pages ; 24 x 16 cm ; broché. Prix : 20 euros. ISBN : 978-2-86272-694-6.

Publié dans Publications

Conférence – François Bougard, « Les livres de Charles III de Croÿ (1560-1612): enquête sur les manuscrits »

Conférence de Françoiis Bougard (IRHT)
Les livres de Charles III de Croÿ (1560-1612): enquête sur les manuscrits

CroY

Informations pratiques :

Mardi 11 juin 2019 à 13 h 30
Bibliothèque Royale de Belgique – Koninklijke Bibliotheek van België
4, Bd de l’Empereur – 1000 Bruxelles – SALLE DU CONSEIL (niveau + 2)

Entrée libre

CENTRE INTERNATIONAL DE CODICOLOGIE (ASBL)
GROUPE DE CONTACT DU F.N.R.S. « CODICOLOGIE »

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Colloque – Doyens de chrétienté et archiprêtres, des temps carolingiens à l’époque moderne. Les « moyens » de la juridiction ecclésiastique

Colloque international organisé par Véronique Beaulande-Barraud et Grégory Combalbert à l’Université de Reims, les 3 et 4 juin 2019

Lieu : Université de Reims Champagne-Ardenne – Campus Croix-Rouge, UFR Lettres et sciences humaines – 57 rue Pierre Taittinger bâtiment 17 – Salle du Conseil.

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Programme :

LUNDI 3 JUIN

9 h. 30. Accueil
9 h. 45. Introduction par Véronique Beaulande-Barraud (Université de Reims Champagne Ardenne, CERHiC).

ORIGINES ET PREMIERS DÉVELOPPEMENTS DE L’INSTITUTION DÉCANALE
Président : Patrick Demouy

10 h. 15. Charles Mériaux (Université de Lille), Doyens et archiprêtres dans la documentation carolingienne
11 h. Grégory Combalbert (Université de Caen Normandie), Les premiers doyens ruraux dans la province de Rouen (XIe- XIIe siècle)
12 h. Déjeuner

UN ÉCHELON DU GOUVERNEMENT DIOCÉSAIN. 1. LE MOYEN ÂGE
Président : Bernard Delmaire

13 h. 30. Emmanuël Falzone (HeaJ et Université saint-Louis de Bruxelles), Doyens et chapitres ruraux dans les diocèses des Pays-Bas méridionaux (XIIe-XIIIe siècles)
14 h. 15. Isabelle Bretthauer (Archives nationales et CRAHAM), La place du doyen dans l’administration diocésaine à la fin du Moyen Âge
15 h. Pause

15 h. 15. Christine Barralis (Université de Lorraine) Le rôle des doyens dans la législation locale d’après les statuts synodaux français des XIIIe-XIVe siècles
16 h. Emanuele Curzel (Université de Trente), Sopra le chiese battesimali: partizioni intermedie delle diocesi in area italiana
16 h. 45. – 17 h. 15. Discussion générale

MARDI 4 JUIN

UN ÉCHELON DU GOUVERNEMENT DIOCÉSAIN. 2. ÉPOQUE MODERNE
Présidente : Isabelle Poutrin

9 h. 30. Martin Ingram (Université d’Oxford), In search of rural deans in late medieval and early modern England
10 h. 15. Simona Negruzzo (Université de Bologne), Ea vicarii praecipua cura sit. La juridiction des vicaires forains du diocèse de Brescia au XVIe siècle
11 h. Pause

11 h. 15. Estelle Martinazzo (Université d’Artois), Du doyen rural au vicaire forain (diocèse de Toulouse, XVIe-XVIIe siècle)
12 h. Anne Bonzon (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), La correspondance entre les doyens ruraux et l’évêque dans le diocèse de Beauvais au XVIIe siècle
12 h. 45. Déjeuner

FONCTIONS JURIDICTIONNELLES DES DOYENS RURAUX
Présidente : Caroline Galland

14 h. Grégory Combalbert (Université de Caen Normandie), Les doyens ruraux du diocèse de Rouen et leur rôle dans la juridiction gracieuse (XIIIe siècle)
14 h. 45. Véronique Beaulande-Barraud (Université de Reims Champagne Ardenne), Les doyens ruraux et les officialités champenoises, XVe-XVIe siècles
15 h. 30. Pause
15 h. 45. Discussion générale

16 h. 15. Conclusions par Catherine Vincent (Université Paris Nanterre) et Stefano Simiz (Université de Lorraine)

Source : CERHIC

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Publication – « Transiger. Éléments d’une ethnographie des transactions médiévales », dir. Julie Claustre

À une époque où la société contractuelle est présentée comme un idéal émancipateur et modernisateur, il n’est pas inutile de mener une réflexion historique sur le phénomène contractuel. C’est ce à quoi s’emploie cet ouvrage, résultat du travail d’un groupe de chercheurs de plusieurs disciplines : des historiennes et historiens, un historien du droit, une spécialiste de littérature romane et un sociologue, examinent les formes et les implications de la montée en puissance du phénomène contractuel à l’époque médiévale.

En quatorze études précises menées à partir de dossiers de sources exceptionnels en France, Germanie, Italie et Espagne du VIIIe au XVe siècle, précédées d’une dense introduction et suivies d’une conclusion, l’ouvrage propose la première synthèse sur les transactions médiévales, utile tant aux historiens qu’aux sociologues et anthropologues.

Les transactions, entendues non seulement à travers les contrats qui les sanctionnent, mais aussi comme des processus de négociation, sont abordées à la fois sous l’angle juridique, dans leurs enjeux socio-économiques et dans leurs aspects matériels et scripturaux. L’intrication des dimensions marchandes et non-marchandes au sein de ces transactions constitue un des objets de réflexion du volume. Mais il les envisage dans toute leur richesse, faisant varier les situations sociales (famille, relations de travail, procédures judiciaires, échanges économiques…), les profils de contractants (le propriétaire foncier, le marchand, le chevalier, l’artisan…) et les usages sociaux de ces transactions. Cet ouvrage offre enfin aux lecteurs l’édition de nombreux documents étudiés par les auteurs.

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Table des matières :

Introduction – Julie Claustre

Première partie. LES MOTS DES TRANSACTIONS MÉDIÉVALES

Des terres et des liens. Transactions foncières du haut Moyen Âge – Laurent Feller
Quelques transactions dans le texte dit littéraire au XIIe siècle. Les discours économiques des grands laïcs – Éléonore Andrieu
Les transactions par ceux qui les font. Perception professionnelle de la transaction (XIVe-XVe siècle) – Isabelle Bretthauer
Rendre visible le droit. Investitures et transactions à Pistoia (XIe-XIIe siècle) – Emmanuel Huertas

Deuxième partie. RITUELS, CHAÎNES DE TRANSACTIONS ET LIENS TRANSACTIONNELS

Transactionnel et para-transactionnel. Le dossier sur une rente de l’abbaye d’Ambert (août 1378-décembre 1379) – Marie Dejoux
Les transactions judiciaires à l’époque carolingienne. Les actes du Liber traditionum de Freising – Laurent Jégou
Pacte conjugal et jeux de transactions en Aragon (XVe-XVIe siècle) – Martine Charageat
La chaîne d’écrits, une transaction morcelée ? L’affaire Guerci-Agulhenqui, Aix-en-Provence, 1450-1451 – Philippe Bernardi
Transactions d’artisans et d’ouvriers lucquois à la fin du XIVe siècle – Diane Chamboduc de Saint Pulgent

Troisième partie. ENJEUX DE L’INSCRIPTION DES TRANSACTIONS

Les tanneurs, le cordonnier et l’apothicaire : comment des artisans prouvent-ils leurs transactions ? (Pise-Florence, 1375) – Cédric Quertier
Colin, Thibault, Jean et les autres. Les auteurs multiples des comptes d’un couturier parisien du XVe siècle – Julie Claustre
Écrire et récrire. Les inscriptions multiples d’une transaction à l’Hôtel-Dieu d’Orléans (1461-1561) – Kouky Fianu
Artisan et marchand du XIVe siècle. Les archives privées de Jean Teisseire – Mélanie Dubois Morestin
Échanges marchands et non marchands dans une boutique d’armuriers-merciers. L’agence Datini d’Avignon vers 1386 – Jérôme Hayez

Conclusions – Pierre François

Résumés des chapitres
Présentation des auteurs
Index des lieux
Table des tableaux et figures
Table des annexes

Informations pratiques :

Transiger. Éléments d’une ethnographie des transactions médiévales, dir. Julie Claustre, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2019 (Histoire ancienne et médiévale). 516 pages, 16 x 24 cm. ISBN : 979-10-351-0303-3. Prix : 27 euros.

Source : Éditions de la Sorbonne

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