Publication – « Communautés maritimes et insulaires du premier Moyen Âge », dir. Alban Gautier et Lucie Malbos

Comment les hommes et les femmes du premier Moyen Âge formaient-ils des communautés lorsqu’ils se trouvaient vivre près de l’eau – sur les littoraux, dans les zones humides ou le long des fleuves, mais aussi dans les îles ? La familiarité entretenue avec le milieu aquatique, objet de crainte ou source d’opportunités, signifie que les groupes humains « faisaient communauté » autrement, mais aussi que l’historien appréhende ces phénomènes d’une manière différente. Cela est vrai de toutes les communautés qui, dans la pratique des interactions quotidiennes, se formaient près de l’eau, grâce à elle ou face à elle : communautés d’habitants, communautés cléricales ou monastiques, communautés fondées sur une activité commune comme le commerce ou la pêche. Les douze contributions que compte ce livre constituent les actes d’un colloque tenu à Boulogne-sur-Mer en mars 2017. Leurs auteurs s’attachent à croiser les sources écrites et archéologiques pour offrir un regard équilibré sur des espaces et une période qui semblent à première vue moins bien documentés que d’autres. La question de la construction et de l’existence des communautés « du bord de l’eau » y est traitée à travers toute l’Europe latine, du VIIe au XIe siècle, sur ses versants adriatique (à travers les lagunes de Venise et de Comacchio), atlantique (du littoral ibérique à l’Angleterre en passant par l’île de Noirmoutier) et septentrional (des Fens d’Est-Anglie à la mer Baltique et dans les emporia des mers du Nord), ainsi que dans la vallée de la Saône (de Lyon à Tournus).

Ancien élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, agrégé et docteur en histoire de l’Université de Lille, Alban Gautier est professeur d’histoire médiévale à l’Université de Caen Normandie, membre du Centre Michel de Boüard (CRAHAM UMR 6273) et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Ses travaux portent sur l’histoire des îles Britanniques et de l’Europe du Nord dans le haut Moyen Âge.

Ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, agrégée et docteur en histoire de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Lucie Malbos est maître de conférences en histoire médiévale à l’Université de Poitiers et membre du CESCM (UMR 7302) et du Groupement d’intérêt scientifique « Histoire et sciences de la mer » (CNRS/InSHS). Ses recherches portent sur les mondes du Nord au haut Moyen Âge.

Table des matières :

Alban Gautier avec la collaboration de Christer Westerdahl, Faire communauté par l’eau ou malgré l’eau. Communautés maritimes et insulaires du premier Moyen Âge
Stéphane Lebecq, En milieu littoral, sur l’eau et outre-mer. Regards sur les communautés et solidarités maritimes dans le bassin des mers du Nord du VIIe au XIe siècle
Lucie Malbos, Femme de marchand ou marchande ? Présence, rôle et statut des femmes dans les emporia d’Europe du Nord-Ouest (IXe-Xe siècles)
Stefano Gasparri, Une communauté à la fois maritime et territoriale. Venise jusqu’à l’an 1000
Chiara Provesi, La terre et la mer. La construction de la mémoire de Venise dans l’Istoria Veneticorum de Jean Diacre 
Sauro Gelichi, Communautés lagunaires dans l’Adriatique pendant le haut Moyen Âge. Venise et Comacchio comparées
André Evangelista Marques, An Emerging Periphery. Maritime Activities and Communities in Northern Iberia (850-1100)
Søren M. Sindbæk, Communities on the Edge. Retracing the Northern Emporia
Isabelle Cartron, De l’île au continent. La transition entre deux formes de monachisme dans la communauté de Saint-Philibert au IXe siècle
Charlotte Gaillard, La communauté monastique de l’Île-Barbe, exemple d’une fondation insulaire fluviale
Arnaud Lestremau, Piscium quem vos haked nuncupatis. Communautés monastiques et imaginaire maritime dans l’Angleterre anglo-saxonne
Pierre Bauduin, Conclusions. Connaissance, pratiques et identités des communautés maritimes et insulaires du premier Moyen Âge

English abstracts
Liste des auteurs
Index des noms de personnes
Index des noms de lieux et de peuples

Informations pratiques :

Communautés maritimes et insulaires du premier Moyen Âge, dir. Alban Gautier et Lucie Malbos, Turnhout, Brepols, 2020 (Haut Moyen Âge, 38). 222 p., 2 b/w ill. + 16 colour ill., 3 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58551-2. Prix : 55 euros.

Source : Brepols

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Webinaire – Somewhere beyond the sea… Belgo-British Research Encounters in Medieval Urban History

Open Digital Debates & Lectures

An initiative of Queen Mary University London & Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University

The COVID-19 pandemic has shaken our world and academia is no stranger to its effects. Our sector thrives on international contacts and exchange, and has grown accustomed to much travel in pursuit of research and collaborations. Medieval urban history is a particularly ‘mobile’ research field, with its scholars visiting scattered archives, tracing ancient city networks and attending conferences all over the world. Many plans and events have recently been cancelled, many collaborations made more difficult. Prominent among these, the longstanding contacts between British and Belgian medievalists, and more specifically between Queen Mary University and Ghent University, have consequently been postponed.

Yet fascinating new research in medieval urban history continues to emerge even during the crisis. Alongside the many disruptions, we have become sued to work with sustainable digital conferencing. Hence we are able to meet again!

Sharing ideas with colleagues at welcoming, peer-to-peer conferences is especially important for early career scholars. These events offer them the opportunity to meet new people, learn about new research, receive input of various kinds, and sharpen their presentation skills. Medievalists at Queen Mary University London and Ghent University are now able to offer PhD-students and postdoctoral scholars the opportunity to do exactly that. Therefore, leading researchers in medieval urban history from both institutions have organised ‘Somewhere beyond the sea. Belgo-British Research Encounters’, a digital series that will focus on the latest (PhD) research in medieval urban history.

You will find below a programme of exciting new and innovative research, which is open to all. The organising committee will consider proposals from other Belgian or British research institutions as of the start of next academic year (2nd half September 2020).


Debates & lectures will take place in an MS TEAMS environment. You do not (necessarily) need an account to get access. The organisers do need to send you an invitation and web-link for easy access, so if you are interested, make yourself

Find more information on the papers and speakers on http://www.ugent.be/pirenne or via Twitter: @MedievalUGent. If you wish to know more about the institute or subscribe to our newsletter, email the coordinator: Stefan.Meysman@UGent.be.

Organisation & access:
Miri Rubin (Queen Mary University London), Marc Boone (Ghent University), Jan Dumolyn (Ghent University)

Programme :

Friday, 3 July 2020, 4pm BST (5pm CET)
Duncan Hardy, University of Central Florida
Imperial Cities and Imperial Reform in Germany’s Long Fifteenth Century

Friday, 17 July 2020, 3pm BST (4pm CET)
Anna Boeles Rowland, University of Leuven
‘Marry thee, a doche whore, nay’. Marriage, sex and the ‘douche’ in Late Medieval London

Friday, 21 August 2020, 3pm BST (4pm CET)
Elisa Bonduel, Ghent University
Overseas trade during the twelfth and thirteenth century. The value of the oldest Flemish toll tariffs

Friday, 28 August 2020, 3pm BST (4pm CET)
Jaime Page, Independent Scholar
Miserable, Shameful Lives? Prostitution in Late Medieval German Cities

Friday, 11 September 2020, 3pm BST (4pm CET)
Leen Bervoets, Ghent University
‘Ch’est de le bourgoisie‘: Acquiring burghership in the thirteenth-century towns of Flanders and Northern France

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Cycle de conférences (en ligne) – Scritto su pelle. Terzo incontro: Frammenti di discorsi amorosi: sui manoscritti lirici

Studenti, dottorandi e professori sono invitati a partecipare al ciclo di incontri Scritto su pelle. Esperienze di studio del manoscritto medievale, organizzato dal Dipartimento di Studi Europei, Americani e Interculturali dell’Università di Roma « La Sapienza », in collaborazione con il dottorato in scienze del testo dal medioevo alla modernità: filologie medievali, paleografia, studi romanzi organizzano. In ogni incontro, giovani ricercatori e ricercatrici si confronteranno intorno a una tema condiviso, presentando le proprie esperienze di studio. L’ultimo incontro dell’estate, Frammenti di discorsi amorosi: scritto su pelle, si terrà il 3 luglio alle ore 16 sulla piattaforma google meet. Il codice per accedere alla riunione è jcastzcmvi. Per maggiori informazioni: alessio.marzialiperetti@uniroma1.it

Programme :

Sui manoscritti lirici
Modera : Francesco Carapezza (Università di Palermo)

Julien Stout – Université de Montréal
Monuments, errances et particularismes troubadouresques: la biobibliographie et les fondements de l’autorité dans les chansonniers provençaux contenant des vidas et des razos.

Filippo Pilati – Università di Milano
Studio delle fonti e canone poetico nel canzoniere trobadorico F (BAV, Chig. L. IV. 106)

Alexandros Maria Hatzikiriakos – Firenze, I Tatti, The Harvard Center for Italian Renaissance Studies
Testi, paratesti, tracce: la musica e i codici della lirica galloromanza

Informations pratiques :

3 luglio 2020

ore 16:00
Il terzo incontro del ciclo si terrà su Google meet.

Studenti, dottorandi e professori sono invitati a partecipare.

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Publication – « Traduire et collectionner les livres italiens à la Renaissance », dir. Élise Boillet, Bruna Conconi, Chiara Lastraioli et Massimo Scandola

Les études recueillies dans ce volume sont le fruit des recherches conjointes de plusieurs spécialistes ayant participé, pendant quatre ans, au projet L’Édition italienne dans l’espace francophone à la première modernité (EDITEF – ANR-13-BSH3-0010-01). Elles portent essentiellement sur la question de la professionnalisation des traducteurs de l’italien vers le français à la Renaissance et sur l’impact de leur production sur la divulgation des savoirs élaborés dans la Péninsule. Une partie de ces essais concerne la question de l’étude du collectionnisme libraire de l’Ancien Régime, offrant des approches méthodologiques diverses et complémentaires à la fois.

Le volume a été édité par Élise Boillet (CNRS – CESR, Université de Tours), Bruna Conconi (Alma Mater Studiorum – Università di Bologna), Chiara Lastraioli (CESR – Université de Tours) et Massimo Scandola (CESR – Université de Tours).

Ont participé à ce volume : Renaud Adam (Université de Liège), Jean Balsamo (Université de Reims), Monica Barsi (Università degli Studi di Milano), Alessandro Bertolino (Università degli Studi di Torino), Élise Boillet (CNRS – CESR), Bruna Conconi (Alma Mater Studiorum – Università di Bologna), Amélie Ferrigno (CESR – Musée Paul Arbaud), Luciano Formisano (Alma Mater Studiorum – Università di Bologna), Chiara Lastraioli (CESR – Université de Tours), Francesco Montorsi (Universität Zürich), Michel Pretalli (Université de Franche-Comté), Massimo Scandola (CESR – Université de Tours).

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Traduire et collectionner les livres italiens à la Renaissance, dir. Élise Boillet, Bruna Conconi, Chiara Lastraioli et Massimo Scandola, Paris, Honoré Champion, 2020 (Savoir de Mantice, 29). 284 p. ISBN : 9782745352958. Prix :48 euros.

Source : Honoré Champion

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Publication – « Authority and Power in the Medieval Church, c. 1000–c. 1500 », dir. Thomas W. Smith

While they often go hand-in-hand and the distinction between the two is frequently blurred, authority and power are distinct concepts and abilities – this was a problem that the Church tussled with throughout the High and Late Middle Ages. Claims of authority, efforts to have that authority recognized, and the struggle to transform it into more tangible forms of power were defining factors of the medieval Church’s existence.

As the studies assembled here demonstrate, claims to authority by members of the Church were often in inverse proportion to their actual power – a problematic paradox which resulted from the uneven and uncertain acceptance of ecclesiastical authority by lay powers and, indeed, fellow members of the ecclesia. The chapters of this book reveal how clerical claims to authority and power were frequently debated, refined, opposed, and resisted in their expression and implementation. The clergy had to negotiate a complex landscape of overlapping and competing claims in pursuit of their rights. They waged these struggles in arenas that ranged from papal, royal, and imperial curiae, through monastic houses, law courts and parliaments, urban religious communities and devotional networks, to contact and conflict with the laity on the ground; the weapons deployed included art, manuscripts, dress, letters, petitions, treatises, legal claims, legates, and the physical arms of allied lay powers.

In an effort to further our understanding of this central aspect of ecclesiastical history, this interdisciplinary volume, which effects a broad temporal, geographical, and thematic sweep, points the way to new avenues of research and new approaches to a traditional topic. It fuses historical methodologies with art history, gender studies, musicology, and material culture, and presents fresh insights into one of the most significant institutions of the medieval world.

Thomas W. Smith, PhD (Royal Holloway, University of London, 2013), teaches history at Rugby School and is a Fellow of the Royal Historical Society. He is the author of Curia and Crusade: Pope Honorius III and the Recovery of the Holy Land, 1216–1227 (Brepols, 2017), which was Highly Commended in the British Records Association’s Janette Harley Prize 2018.

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Table des matières :

Acknowledgements, Abbreviations, List of Illustrations

Introduction — THOMAS W. SMITH

Part I: Concepts of Papal Authority

  • Privilegium Romanae Ecclesiae: The Language of Papal Authority over the Church in the Eleventh Century — I. S. ROBINSON
  • Papal Authority and Power during the Minority of Emperor Frederick II — BENEDICT WIEDEMANN
  • The Medieval Papacy and the Concepts of ‘Anti-Judaism’ and ‘Anti-Semitism’ — REBECCA RIST
  • The Place of the Papacy in Four Illuminated Histories from Thirteenth-Century England — LAURA CLEAVER

Part II: Representatives of Papal Authority

  • The Interface between Papal Authority and Heresy: The Legates of Honorius III in Languedoc, 1216–1227 — THOMAS W. SMITH
  • Papal Legates in Thirteenth-Century Hungary: Authority, Power, Reality — GÁBOR BARABÁS
  • Pope Alexander IV, King Henry III and the Imperial Succession: Master Rostand’s Role in the Sicilian Business, 1255–1258 — PHILIPPA J. MESIANO
  • Cardinal Gerard of Parma as Co-Ruler in the Kingdom of Sicily, 1285–1289 — JEAN DUNBABIN

Part III: The Papacy and the East

  • The Power of Tradition: The Papacy and the Churches of the East, c. 1100–1300 — † BERNARD HAMILTON
  • Politics and Power in Latin Efforts at Church Union, 1300–1360 — JAMES HILL
  • Modifications to Papal Trade Licences at the Avignon Curia — MIKE CARR

Part IV: Cultures of Ecclesiastical Authority and Power

  • The Late Medieval Papal Chapel: A Culture of Power and Authority — MATTHEW ROSS
  • Dress to Impress: Jacque de Vitry’s Clothing and Episcopal Self-Fashioning — JAN VANDEBURIE
  • Imaging Power: Gender, Power, and Authority in Florentine Piety — CATHERINE LAWLESS
  • Royal Women, the Franciscan Order, and Ecclesiastical Authority in Late Medieval Bohemia and the Polish Duchies — KIRSTY DAY

Part V: Ecclesiastical Communities and Collective Authority and Power

  • Shall the First Be Last? Order and Disorder Amongst Henry II’s Bishops — NICHOLAS VINCENT
  • Eustathios’s Life of a Married Priest and the Struggle for Authority in Twelfth-Century Byzantium — MAROULA PERISANIDI
  • The Bishop, the Convent and the Community: The Attempt to Enclose the Nuns of S. Giustina, Lucca, 1301–1302 — CHRISTINE MEEK
  • Archbishop Walter Reynolds, the Clerical gravamina, and Parliamentary Petitions from the Clergy in the Early Fourteenth Century — MATTHEW PHILLIPS
  • The Power of the Cardinals: Decision-Making at the Papal Curia in Avignon — MELANIE BRUNNER
  • Negotiation and Conflict: The Templars’ and Hospitallers’ Relations with Diocesan Bishops in Britain and Ireland — HELEN J. NICHOLSON
  • Hospitaller and Teutonic Order Lordships in Germany — KARL BORCHARDT

Informations pratiques :

Authority and Power in the Medieval Church, c. 1000–c. 1500, dir. Thomas W. Smith, Turnhout, Brepols, 2020. 412 p., 19 b/w ill., 2 b/w tables, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-58529-1 (Europa Sacra, 24). Prix : 100 euros.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Culture du pouvoir, pouvoir de la culture. Circulation des savoirs autour de la mer baltique du Moyen Âge au début du XXème siècle

Après une première édition autour du thème “Éducation, pédagogie et formation” qui s’est tenue le 5 mars 2020, nous avons le plaisir de vous annoncer qu’une deuxième édition de la journée d’études,“Circulation des savoirs autour de la mer baltique du Moyen Âge au début du XXe siècle”. Elle se tiendra à Toulouse le jeudi 4 mars 2021 et s’articulera autour du thème : culture du pouvoir, pouvoir de la culture.

Cette journée s’inscrit dans une volonté de se réunir autour d’une aire géographique, la mer baltique (Allemagne du nord, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pologne, Russie et Suède) afin d’échanger entre chercheur.se.s et de mettre en lumière leurs travaux . Elle s’adresse aussi bien aux jeunes chercheur.se.s de Master qu’aux chercheur.se.s plus confirmé.e.s.

Argumentaire

Par la pratique de l’histoire culturelle et politique, Tim Blanning dans son ouvrage éponyme, The Culture of Power and the Power of Culture (2002) , ambitionne une étude complète de ce thème dans le cas de l’Europe du XVIII e siècle. Salué pour son approche comparative et sa grande maîtrise de l’espace germanophone, cet ouvrage se limite toutefois à la trinité Allemagne, France et Angleterre, laissant de côté l’Europe orientale et nordique. La région de la Baltique ne trouve refuge que dans l’utilisation de personnalités bien connues telles que Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie.

Aujourd’hui, en France, les recherches autour de la mer Baltique sont contrastées, entre une connaissance profonde de certains sujets et d’autres qui demeurent obscurs. Toutefois, cette zone reste le point d’origine et le terrain d’essai de nombreuses théories dans toutes les disciplines. De prime abord, sa position géographique et son histoire peuvent paraître confinées, rendant difficile son étude à ceux qui n’y sont pas familiarisés. Considérée bien souvent comme une région périphérique où le centre serait l’Occident (surtout la France, l’Allemagne, l’Angleterre), elle fut envisagée comme réceptive et non productrice d’idées culturelles et politiques. Pour Thomas DaCosta Kauffmann, cette région souffre encore de notions, comme les transferts culturels, qui considèrent « la Baltique simplement comme un destinataire d’un tel transfert, et non pas comme une source ». (KAUFFMANN T. D, « Baltic Reflections », p.19)

Cette deuxième édition de la journée d’étude s’attache à considérer les questions relatives de la culture du pouvoir et le pouvoir de la culture, en les replaçant autour de la Baltique comme un lieu de création et de rencontre. Les deux notions, fortes, de pouvoir et de culture sont des notions transdisciplinaires, abordées et traitées à la fois en histoire, histoire de l’art, géographie, linguistique ou encore littérature.

Ce carrefour culturel de l’Europe a été au cours des siècles balayé par des jeux de pouvoirs politiques, intellectuels et artistiques qui ont orienté le comportement des Hommes en société et défini un sentiment identité partagé. Suivant les époques, les personnalités (monarques, penseurs, artistes, diplomates, etc.) et les institutions (ministères, académies, universités, musées, etc.) ont cherché à redéfinir leur attachement au reste du monde ou à se recentrer sur leur propre identité.

Quelques idées de thèmes qui pourraient être abordés durant cette journée :

– Les rapports entre différents acteurs : entre gouvernants et gouvernés, artistes et mécènes, professeurs et élèves, etc. ; les penseurs et théoriciens du pouvoir de la culture ;
– Art, propagande et politique : propagande royale, propagande politique, propagande nationale ; littérature (théâtre, romans, poésie, etc.) ; art (peinture, sculpture, etc.) ; courants artistiques et littéraires ;
– Représentations du pouvoir : pouvoir royal, pouvoir intellectuel, pouvoir des élites, etc. ;
– Obtenir, légitimer et imposer : un roi à des sujets, les élites face au peuple, un maître à ses apprentis. ;
– Les emprunts politiques et culturels : l’ailleurs comme source d’inspiration;
– Les lieux du pouvoir culture : les gestes fondateurs (création d’universités, académies, écoles, musées, galeries, etc.) théâtres, opéras, cours, jardins, places publiques, musées.

Proposition de communication 

Les propositions, en français ou en anglais, de 2000 signes (espaces compris) seront accompagnées d’une courte présentation (structure de rattachement, sujet de recherche, travaux..). Elles doivent être envoyées avant le vendredi 2 octobre 2020 aux deux adresses suivantes : lisal.castro@gmail.com et hugo.tardy@univ-tlse2.fr .

Date : jeudi 4 mars 2021

Lieu : Hôtel d’Assézat, Toulouse.

Comité d’organisation 

Lisa Castro, doctorante en histoire contemporaine à l’Université Toulouse Jean Jaurès
Hugo Tardy, doctorant en histoire de l’art moderne à l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Comité scientifique 

Marie-Thérèse Duffau, chargée de recherche CNRS, Laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) – Université Toulouse – Jean Jaurès (UT2J)
Pascal Julien, Professeur d’histoire de l’art à l’UT2J
Jean-Marc Olivier, Professeur d’histoire à l’UT2J
Anne Perrin-Khelissa, Maître de conférences à l’UT2J

Contacts 

lisal.castro@gmail.com
hugo.tardy@univ-tlse2.fr
Lien Calenda de l’AAC et pour la version en anglaishttps://calenda.org/783756

Publié dans Appel à contributions

Bourse – Fellowships: Paris x Rome Fellowship, Bibliotheca Hertziana – Max-Planck-Institut für Kunstgeschichte and the German Center for Art History – Institute of the Max Weber Foundation (DFK Paris)

Le Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris) – institut de la fondation Max Weber – et la Bibliotheca Hertziana – Max-Planck-Institut für Kunstgeschichte – proposent conjointement une bourse de recherche de six mois pour l’année 2021. Celle-ci doit permettre d’effectuer des séjours de recherche respectifs de trois mois dans des fonds d’archives ou de bibliothèques à Paris et à Rome, d’échanger avec les scientifiques des deux instituts et de se familiariser avec les approches transnationales de l’histoire de l’art en France et en Italie. La bourse Paris x Rome s’inscrit dans les axes de recherches majeurs des deux instituts et dans leur programme d’activités scientifiques : ainsi, à la Bibliotheca Hertziana, elle se rattache à l’initiative Rome Contemporary et à son groupe de recherche qui étudie l’art moderne et contemporain à Rome ; au DFK Paris, elle est reliée à l’analyse épistémologique des relations artistiques pendant la guerre froide. Les doctorants et postdoctorants en histoire de l’art et d’autres disciplines voisines sont invités à postuler.

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La bourse Paris x Rome inclut le remboursement des frais de voyage, une aide financière pour couvrir le coût de la vie d’un montant d’au moins 1.700 € mensuel, ainsi que l’utilisation des ressources des instituts et l’intégration dans leurs projets de recherche.

Les dossiers de candidature devront comprendre un CV, une liste des publications, une description du projet avec bibliographie et un plan de travail comme PDFs séparés. Ils pourront être rédigés en allemand, français, italien ou anglais. De bonnes connaissances en italien et en français sont requises. La bourse s’accompagne d’une obligation de résidence sur les lieux des instituts.
Les candidatures peuvent être téléchargée jusqu’au 15 juillet 2020 sur le site suivant: https://recruitment.biblhertz.it

Prof. Thomas Kirchner
Direktor Deutsches Forum für Kunstschichte
Hôtel Lully
45, rue des Petits Champs
F-75001 Paris

Prof. Dr. Tristan Weddigen
Direktor Bibliotheca Hertziana – Max-Planck-Institut für Kunstgeschichte
Via Gregoriana 28
IT-00187 Rom

Source : Medieval Art Research

Publié dans Bourse

Publication – Godefroid de Saint-Victor, « Oeuvres, 1. : Microcosmus », éd. Françoise Gasparri

Élève des écoles parisiennes vers 1145-1150, en particulier de celle d’Adam du Petit-Pont, devenu lui-même enseignant – vers 1150-1155 environ – Godefroid entre à Saint-Victor où il « se soumit à l’autorité d’un maître » qui fut Richard, avant d’y déployer une activité intellectuelle et enseignante « en prose, en vers rythmiques et métriques, et en mélismes » et de remplir la charge de bibliothécaire et liturge (armarius). Philosophe et poète (auteur d’un Fons philosophiae dédié à Étienne de Tournai), prédicateur fécond (on conserve un volume de ses sermons), orateur quasi-officiel (dans des chapitres généraux de l’Ordre victorin ou des synodes parisiens), musicien et poète dans une abbaye qui illustre le genre de la séquence liturgique, un peu artiste (il aura laissé des autoportraits), auteur d’une compilation canonique : ces talents multiples n’ont pas empêché Godefroid d’être considéré comme un auteur du second rang, dont l’œuvre n’est accessible, en des éditions dispersées, que pour une faible part. Son Microcosmus pourtant va bien au-delà, et pas seulement par sa masse, de l’opuscule de circonstance. Plus encore, Godefroid est, avec Guillaume de Saint-Thierry et Absalon de Saint-Victor, un des rares auteurs du XIIe siècle dont on possède des autographes. La découverte, après l’édition princeps de Philippe Delhaye en 1951, des autographes entiers ou partiels du Microcosmus, demandait qu’en soit reprise à nouveaux frais l’édition, en tenant compte de la transcription de Godefroid, de ses propres interventions sur son manuscrit, de sa transcription par un copiste, des repentirs de celui-ci et des nouvelles interventions de l’auteur. Un apparat critique génétique permet de rejoindre le texte de Godefroid et de baliser les étapes de son émergence.

Archiviste paléographe et docteur en histoire, membre de l’Ecole française de Rome, Françoise Gasparri s’est spécialisée dans la culture écrite médiévale et son fondement. Ses travaux ont en outre porté sur Suger de Saint-Denis, le monde victorin et les autographes de Godefroid de Saint-Victor.

Informations pratiques :

Godefroid de Saint-Victor, Oeuvres, 1. : Microcosmus, éd. Françoise Gasparri, Turnhout, Brepols, 2020 (Sous la Règle de saint Augustin, 16). 516 p., 2 colour ill., 140 x 210 mm. ISBN: 978-2-503-58561-1. Prix : 95 euros.

Source : Brepols

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Publication – Nicholas Morton, « The Crusader States and their Neighbours. A Military History, 1099-1187 »

The Crusader States and their Neighbours explores the military history of the Medieval Near East, piecing together the fault-lines of conflict which entangled this much-contested region. This was an area where ethnic, religious, dynastic, and commercial interests collided and the causes of war could be numerous. Conflicts persisted for decades and were fought out between many groups including Kurds, Turks, Armenians, Arabs, and the crusaders themselves. Nicholas Morton recreates this world, exploring how each faction sought to advance its own interests by any means possible, adapting its warcraft to better respond to the threats posed by their rivals. Strategies and tactics employed by the pastoral societies of the Central Asian Steppe were pitted against the armies of the agricultural societies of Western Christendom, Byzantium, and the Islamic World, galvanising commanders to adapt their practices in response to their foes. Today, we are generally encouraged to think of this era as a time of religious conflict, and yet this vastly over-simplifies a complex region where violence could take place for many reasons and peoples of different faiths could easily find themselves fighting side-by-side.

Nicholas Morton is a lecturer in History at Nottingham Trent University where he specialises in the history of the Crusades, the Military Orders, and the Medieval Mediterranean. He is especially interested in interfaith relations, medieval biblical exegesis, and military history, and has written extensively on these themes. His recent publications include: The Field of Blood: The Battle for Aleppo and the Remaking of the Medieval Middle East (2018), The Uses of the Bible in Crusader Sources (2017, co-edited with Elizabeth Lapina), and Encountering Islam on the First Crusade (2016). He is also an editor of the Routledge series: Rulers of the Latin East and The Military Religious Orders: History, Sources and Memory.

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Table des matières :

Introduction
1: Frankish Expansion
2: Friends and Foes (1099-1129)
3: Aleppo and Damascus (1117-1129): The challenge of the Big Cities
4: The evolving balance of power (1130s-1148)
5: The rise of Nur al-Din 1149-1174
6: Saladin and the battle Hattin
7: Innovation and cross-cultural exchange in the evolution of Near Eastern warfare
Why did the Crusader States lose the contest for the Near East?

Informations pratiques :

Nicholas Morton, The Crusader States and their Neighbours. A Military History, 1099-1187, OXford, Oxford University Press, 2020. 320 Pages, 234x156mm. ISBN: 9780198824541. Prix : 60 £.

Source : Oxford University Press

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Publication – Rosamond McKitterick, « Rome and the Invention of the Papacy The Liber Pontificalis »

The remarkable, and permanently influential, papal history known as the Liber pontificalis shaped perceptions and the memory of Rome, the popes, and the many-layered past of both city and papacy within western Europe. Rosamond McKitterick offers a new analysis of this extraordinary combination of historical reconstruction, deliberate selection and political use of fiction, to illuminate the history of the early popes and their relationship with Rome. She examines the content, context, and transmission of the text, and the complex relationships between the reality, representation, and reception of authority that it reflects. The Liber pontificalis presented Rome as a holy city of Christian saints and martyrs, as the bishops of Rome established their visible power in buildings, and it articulated the popes’ spiritual and ministerial role, accommodated within their Roman imperial inheritance. Drawing on wide-ranging and interdisciplinary international research, Rome and the Invention of the Papacy offers pioneering insights into the evolution of this extraordinary source, and its significance for the history of early medieval Europe.

Rosamond McKitterick is Professor Emerita of Medieval History at the University of Cambridge, a Fellow of Sidney Sussex College, and Chair of the Faculty of Archaeology, History and Letters of the British School at Rome. She was awarded the Dr A.H. Heineken International Prize in History in 2010. Her previous publications include History and Memory in the Carolingian World (2004), Perceptions of the Past in the Early Middle Ages (2006), Charlemagne: The Formation of a European Identity (2008), and two co-edited volumes on medieval Rome, Rome Across Time and Space: Cultural Transmission and the Exchange of Ideas (2011), and Old Saint Peter’s, Rome (2013).

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Table des matières :

  • The Liber pontificalis: text and context
  • The Liber pontificalis and the city of Rome
  • Apostolic succession
  • Establishing visible power
  • Bishop and pope
  • Transmission, reception and audiences: the early medieval manuscripts of the Liber pontificalis and their implications
    Conclusion: the power of a text

Informations pratiques :

Rosamond McKitterick, Rome and the Invention of the Papacy. The Liber Pontificalis, Cambridge, Cambridge University Press, 2020. 288 p., 235 x 159 x 22 mm. ISBN : 9781108836821. Prix : 29,99 euros.

Source : Cambridge University Press

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