Journée d’étude – Découvertes et restaurations à la cathédrale de Chartres, 2007-2012

Découvertes et restaurations à la cathédrale de Chartres, 2007-2012, journées d’étude organisées sous la direction de Jean-Paul Deremble et Arnaud Timbert, maître de conférences à l’université Charles-de-Gaulle-Lille 3.
Les conférences des journées d’études du Centre international du Vitrail ont lieu à la Maison du Saumon – Salon Fulbert, 8-10, rue de la Poissonnerie – 28000 Chartres.

Session 1 : Les matériaux de construction 

Les grands monuments de la période gothique ont été essentiellement étudiés par le seul biais des formes, laissant ainsi de côté la nature des matériaux employés et les techniques mises en œuvre pour créer ces formes. Les travaux en cours depuis 2007 à la cathédrale de Chartres, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, donnent une occasion unique de réaliser de multiples observations sur la mise en œuvre du fer et du plomb, sur les techniques d’appareillage et de taille de la pierre, sur les méthodes de confection du mortier, sur les enduits et les revêtements polychromes. C’est pourquoi le Centre international du Vitrail et l’université Charles-de-Gaulle-Lille 3 ont associé leurs compétences dans la perspective de constituer un groupe de recherche pluridisciplinaire destiné à étudier la matérialité de l’édifice. 

Session 2 : Techniques et symboliques 

Le propos de ces nouvelles journées d’étude organisées par le Centre  international du Vitrail est de communiquer les résultats de ces travaux en proposant des  exposés sur les matériaux du chantier (la pierre, le bois et le métal) et les artisans qui les  façonnent, mais également sur le symbolisme de ces matériaux et les théologiens qui les interprètent. En effet, les recherches sur les matériaux utilisés pour la 

construction des édifices religieux impliquent, dans l’esprit médiéval, la recherche de leur lien avec la quête de l’immatériel, dont précisément l’Église veut célébrer dans son lieu la prégnance. On pourrait  penser qu’il existe une distance infranchissable entre le monde de la matière et le monde immatériel divin: il n’en est rien dans le contexte d’une théologie médiévale qui s’efforce de démontrer le lien entre 
les deux mondes du matériel et de  l’immatériel, de l’humain et du divin. Cette quête d’un lien pensé a pour  premier effet de justifier la considération quasi amoureuse de la matière non pour elle-même, mais pour ce qu’elle révèle déjà de la promesse de divinisation. 

Programme et inscription : ici.

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Réseau des médiévistes belges de langue française
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