Avec quelles absences, carences, discontinuités textuelles le médiéviste doit-il compter ? La question ne conditionne pas seulement le travail de reconstitution historique, en restreignant les possibilités de l’enquête en fonction de la sélection arbitraire opérée par le temps. Elle est à la base de la définition des méthodes de recherche dans la plupart des sous-champs dont la réunion forme notre discipline. À travers le problème de la disparition ou de la discontinuité de séries archivistiques, de la dialectique texte/absence de texte pour l’histoire matérielle et des techniques, de l’obsession de l’archétype dans la reconstruction textuelle, ce dossier tente d’explorer les différentes stratégies mises en œuvre par la recherche pour contourner ou apprivoiser cette omniprésente absence du texte…
Table des matières :
Philippe Bernardi – « Les à-côtés de l’écrit. Réflexions sur les modalités de la commande artisanale », p. 1-18.
Philippe Bernardi – « Les à-côtés de l’écrit. Réflexions sur les modalités de la commande artisanale », p. 1-18.
Gian Luca Borghese – « L’ombre portée d’archives disparues. Travailler sur le Royaume de Naples après la destruction des Registres angevins (30 septembre 1943) », p. 19-39.
Taku Kuroiwa – « Notes sur l’apparition des vers isolés dans les imprimés des textes dramatiques médiévaux : le cas de la deuxième édition Trepperel de Maistre Pierre Pathelin », p. 41-64.
Stéphane Péquignot – « ‘No hay nada’ ou ‘la Catalogne, source intarissable’ ? Réflexions sur une expérience de recherche entre abondance et absence d’archives », p. 65-99.
Informations pratiques :
Benoît Grévin et Aude Mairey (éd.), L’absence du texte, dans Cahiers électroniques d’histoire textuelle du LAMOP, t. 4, 2011, téléchargeable gratuitement ici.





