Les pas d’armes sont des jeux corporels où la dépense physique, les accidents, l’esprit compétitif, les tricheries et le chauvinisme font rage, dans un cadre réglementé. Spectacles pour un public nombreux en partie féminin, les pas d’armes ont aussi une réalité financière et politique. Les plus grands princes de Castille, de Bourgogne ou de France côtoient les champions les plus réputés. Avec ce regard sur les pratiques physiques médiévales, la comparaison entre sport et pas d’armes devient possible. Elle s’oppose aux « penseurs du muscle » qui ont communément admis que le sport est né au XIXe siècle en Angleterre sur des bases antiques…
Table des matières :
Préface
Introduction
Première partie – Une pratique physique
I. Le matériel, les règles et l’affrontement
S’équiper
Combattre
Tricher et être discourtois
II. Une pratique physique édulcorée ?
Durée et fréquence des combats
S’exposer aux blessures
III. Des jeux pour les chevaliers
Jouter pour jouer
Les maîtres du jeu
De l’amateur au professionnel
Conclusion de la première partie
Deuxième partie – Un spectacle
IV. Une « Internationale chevaleresque »
Le circuit européen
Des professionnels de l’organisation
Une culture européenne
V. La splendeur des joutes
Les décors
Entrer en lice
Le plaisir des spectateurs
VI. Le champion, chevalier idéal
Être illustre et s’illustrer
Le chevalier idéal
La complicité des chroniqueurs
Conclusion de la deuxième partie
Troisième partie – Des enjeux économiques et politiques
VII. L’argent : un moteur essentiel ?
Financer un pas
S’enrichir
VIII. Politique et diplomatie
Politique intérieure
Diplomatie
Conclusion de la troisième partie
Conclusion générale
Annexes
Bibliographie
Index des principaux personnages
Informations pratiques :
Sébastien Nadot, Le spectacle des joutes. Sport et courtoisie à la fin du Moyen Âge, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012 (Histoire). 15,5 x 24 cm, 354 p. ISBN : 978-2-7535-2148-3. Prix : 18,00 €






