Cities in Europe, Cities in the World
12th International Conference on Urban History
Portugal, Lisbonne
3-6 septembre 2014
Deadline : 15 octobre 2013
Accès : ici
Les villes médiévales et modernes en tant que lieux de concentration démographique et industrielle ont exercé une forte pression sur les forêts. Plusieurs études ont discuté ces rapports d’appropriation en s’intéressant au processus de construction politique de cette mainmise, en insistant sur l’ampleur et la diversité des produits prélevés et en concluant souvent à la dégradation plus ou moins importante des espaces forestiers. Les villes d’Europe occidentale ne furent en effet jamais confrontées à une offre de bois supérieure à la demande, que du contraire. Dans la plupart des cas, l’insuffisance, voire la pénurie redoutée de ressources ligneuses ont constitué un danger qui incita les autorités municipales et les seigneurs urbains à étendre leur mainmise sur des forêts de plus en plus lointaines, à attirer certains flux commerciaux interrégionaux, voire ‘internationaux’ et à organiser les ressources disponibles sur le marché en vue d’en assurer une accessibilité optimale garante de l’ordre économique et de la paix sociale.
Dans ce dossier complexe, la perspective environnementale et donc la lecture dynamique et dialectique des données (historiques, archéologiques, dendrochronologiques, archéobotaniques) a été peu mises en œuvre. La session ambitionne dès lors d’illustrer le potentiel de cette approche pour l’étude des rapports villes-forêts et de réunir sur ce thème un panel d’experts permettant une perspective comparative.
Les organisateurs de la session privilégieront l’étude des interactions entre besoins urbains et évolutions environnementales. Comment les villes – diversement positionnées d’un point de vue géographique – ont-elles rencontré leurs besoins en ressources ligneuses et comment les milieux forestiers ont-ils évolué sous l’effet de cette demande? Répondre à cette question révèle en retour la complexité des interactions société-environnement. Comment les villes, avec leur cadre spécifique d’approvisionnement (édiction de règlements d’exploitation et de gestion forestière, organisation des marchés, politique de tonlieux, fiscalité, etc.), ont-elles ensuite réagi aux évolutions physiques des couverts forestiers auxquelles elles ont contribué (à la fois consciemment et inconsciemment)? Quel rôle jouèrent dans ces interactions les besoins souvent contradictoires en matériau bois (bois de chauffage, charbon de bois, bois d’œuvre et de charpente)? Enfin, comment ont été articulées par les autorités urbaines les différentes sources d’approvisionnement possibles (locales, interrégionales, ‘internationales’) et quels impacts, souhaités ou non, eurent-elles sur l’évolution environnementale des espaces forestiers ? L’échelle d’analyse adoptée pour appréhender ces thématiques peut être multiple, depuis l’étude des forêts dites « périurbaines » (approvisionnement surtout local ou régional) aux grands massifs forestiers à vocation plus ‘internationale’.
Keywords: Villes; Forêts; Environnement; Interactions; Ressources Ligneuses; Usages du Bois
Period: Middle Ages; Early Modern
Type: Main Session
Session organizer(s):
Paulo Charruadas (Belgium) – Université libre de Bruxelles (CReA-Patrimoine & Bru-Cités. Urbanisation et Société) & Université de Liège; CEA
Philippe Bernardi (Fance) – LaMOP; UMR 8589 CNRS-Université Paris1 Panthéon-Sorbonne
Chloé Deligne (Belgium) – Université libre de Bruxelles; Bru-Cités. Urbanisation et Société





