A l’été 1513, la France fut menacée par une redoutable coalition européenne. Pendant que les Anglais et les Impériaux attaquaient au nord, une importante armée suisse descendait sur la Bourgogne et venait mettre le siège devant la cité de Dijon, défendue par le gouverneur de la province, Louis II de La Trémoille.
Après plusieurs jours de bombardement, la situation devint critique et les Suisses étaient prêts à monter à l’assaut des murailles éboulées, lorsque La Trémoille obtint in extremis de négocier avec eux. Contre une forte indemnité de guerre et quelques promesses, les envahisseurs acceptèrent de rentrer chez eux, renonçant à continuer une guerre qui s’annonçait désastreuse non seulement pour Dijon et la Bourgogne, mais pour le royaume tout entier.
Le départ, totalement inattendu des Suisses, fut perçu par les Dijonnais comme un véritable miracle, qu’ils attribuèrent à l’intercession de Notre-Dame de Bon-Espoir, une Vierge romane, vénérée en l’église Notre-Dame. C’est en son honneur qu’ils organisèrent une procession annuelle à travers les rues de la cité. C’est aussi en son honneur qu’un échevin, Philibert Godran, commanda une immense tapisserie commémorative, toujours conservée au musée des Beaux-Arts et récemment restaurée.
Pour l’anniversaire du 500e anniversaire de la levée du siège de Dijon (septembre 2013), date qui correspond aussi à la réouverture du musée des Beaux-Arts et à la nouvelle présentation de la tapisserie, il nous a paru intéressant de revenir sur cet événement aujourd’hui bien oublié ou jugé anecdotique. Il ne s’agit pas de traiter le seul point de vue dijonnais. L’invasion de la Bourgogne et le siège de Dijon sont à replacer dans leur véritable contexte – celui des guerres d’Italie et des guerres européennes qui ont suivi.
Le fil directeur de l’ouvrage est la tapisserie des Suisses, un chef-d’œuvre qui mesure près de huit mètres de long, et qui relate chaque scène du siège tout en en présentant les principaux protagonistes. La tapisserie offre aussi la plus ancienne représentation connue de la ville de Dijon.
L’analyse méthodique de cette œuvre exceptionnelle, jointe au dépouillement des très riches archives communales de la ville permet d’offrir une vision renouvelée du siège de 1513, mais également de la vie bourguignonne en ce début du XVIe siècle. Les récentes fouilles menées à l’occasion des travaux du tramway fournissent en outre l’occasion de proposer un point sur les fortifications disparues de Dijon et une carte archéologique de la cité au moment du siège.
Table des matières :
Préface de François Rebsamen, sénateur de la Côte-d’Or, maire de Dijon
Avant-propos de Jean Richard,membre de l’Institut, doyen et professeur émérite de l’université de Bourgogne
Partie 1: Louis XII et le rêve italien
Partie 2: L’année terrible
Partie 3: Le siège de Dijon
Partie 4: La cité de Dijon en 1513
Annexes : Édition et traduction des textes sur le siège
Les auteurs :
Co-directeurs :
Laurent Vissière, maître de conférences en histoire médiévale (université de ParisSorbonne) et membre de l’Institut universitaire de France
Alain Marchandisse, maître de recherches du F.R.S.-FNRS (université de Liège), président du Réseau des Médiévistes belges de Langue française
Jonathan Dumont, maître de conférences (université de Liège) et chargé de recherches du F.R.S.-FNRS
De grands spécialistes de l’histoire bourguignonne et européenne du début du XVIe siècle, conservateurs d’archives, de bibliothèques, de musées dijonnais et archéologues de la région ont aussi participé à son écriture :
Cécile Becchia, agrégéed’histoire et ATER àl’université de Paris-Sorbonne
Martine Chauney-Bouillot, bibliothèque municipale de Dijon
Fabrice Cognot, docteur de l’université de Paris-I
Paul Delsalle, maîtrede conférences HDRà l’université de Franche-Comté
Christian Dury, archiviste de l’Évêché de Liège
Sophie Jolivet, chercheuse associée à ARTeHIS à l’université de Bourgogne
Sophie Jugie, directrice du musée des Beaux-Arts de Dijon
Emmanuel Laborier, assistant d’étude et d’opération à l’Inrap
Marielle Lamy, maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Paris-Sorbonne
Éliane Lochot, directrice des archives communales de Dijon
Andrea Martignoni, chargé de cours en histoire médiévale à l’Institut catholique de Paris
Hervé Mouillebouche, maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Bourgogne
Audrey Nassieu Maupas, maître de conférences à l’EPHE
Jean Richard, membre de l’Institut, doyen et professeur émérite de l’université de Bourgogne
Benjamin Saint-Jean-Vitus, ingénieur chargé de recherches à l’Inrap
Marino Viganò, professeur à l’université catholique de Milan
Christian Vernou, directeur du musée archéologique de Dijon
Informations pratiques :
Laurent Vissière, Alain Marchandisse et Jonathan Dumont (dir.), 1513, l’année terrible. Le siège de Dijon, Dijon, Éditions Faton, 2013. 252 pages, 220 ill., 21,5 x 28,5 cm. Prix : 45 euros.
Contact presse : Olivier Fabre
Tél :0380404121– Courriel : olivier-fabre@faton.fr
Éditions FATON– 25, rue Berbisey – 21000 Dijon
Commande : Éditions Faton






