Appel à contribution – Les couvents mendiants et la terre en Europe centrale (v. 1220 – v. 1550)

Université Blaise Pascal – Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand (France) 
23-24 juin 2014 

Organisation : 
Jean-Luc Fray et Ludovic Viallet (CHEC, Université Blaise-Pascal) 
Marie-Madeleine de Cevins (CERHIO, Université Rennes 2) 
Cette rencontre scientifique est le premier des trois grands rendez-vous collectifs prévus par le programme MARGEC1. Plus d’un an après l’ouverture officielle de celui-ci, le moment est venu en effet de commencer à rassembler les éléments d’information qui ressortent de la documentation répertoriée à ce jour et des données prochainement réunies dans la base numérique. 
L’objectif du projet MARGEC est de faire la lumière sur la vie matérielle des couvents mendiants centre-européens au Moyen Âge et au début de l’Ère moderne. Il s’agit de mettre en évidence les mécanismes de l’« économie mendiante » – par contraste avec ceux des monastères affiliés aux « ordres anciens » d’une part et des couvents féminins d’autre part. Cela suppose de montrer comment leur fonctionnement s’articulait avec l’exigence de pauvreté, avec le primat accordé à la pastorale ainsi qu’avec la spiritualité ambiante, dans et hors des ordres concernés. 
Nous avons choisi de commencer par un aspect à la fois facile à circonscrire et déterminant aux plans matériel et symbolique – puisqu’il touche au cœur de l’ « identité » des fratres mendicantes parmi les réguliers – : le rapport des frères à la terre. 

On entendra par « terre » l’ensemble des biens et revenus fonciers à caractère agricole (terres de labour, vergers et potagers, prés, forêts, étangs, moulins et autres bâtiments d’exploitation), qu’ils se trouvent en milieu rural, périurbain ou urbain, à l’exclusion toutefois des habitations et des cens afférents. 

Les participants s’attacheront à alimenter les problématiques suivantes : 

  1. Quelle part représentaient les biens et revenus liés à la terre dans le « temporel » et les entrées des couvents mendiants ? 
  2. La répartition spatiale de ces biens reproduisait-elle les zonages propres aux couvents mendiants (circonscriptions régulières, territoires de prédication et de quête, etc.) ou se fondait-elle dans l’ensemble des relations économiques entre la ville et son arrière-pays? Comment s’inscrivait cette géographie dans l’organisation de l’économie agraire régionale ? 
  3. Quel rapport de propriété unissait les frères à ces biens (usufruit ou pleine propriété, tenure, arrentement) – ce qui nécessite un examen attentif du vocabulaire et du contexte économique local ? 
  4. Quelle proportion de ces biens et revenus résultait respectivement de l’aumône (dotation initiale, dons ponctuels ou associés à des fondations perpétuelles, etc.) ou au contraire d’acquisitions programmées et délibérées ? 
  5. Quels agents (externes ou internes aux couvents) s’occupaient d’exploiter, de défendre et de faire fructifier ces biens (procureurs et autres «personnes interposées ») ? 
  6. Quelles méthodes de gestion ont été mises en œuvre (Realökonomie ou gestion « capitaliste »), tant à l’initiative des frères que sous la pression des pouvoirs civils ou ecclésiastiques ? 

Les communications, d’une durée de 30 mn, prendront soit la forme d’études de cas portant sur tel couvent précis, soit celle de bilans synthétiques, toujours à partir de matériaux inexploités à ce jour. Elles feront l’objet d’une publication (Presses de l’Université Blaise-Pascal ou Presses Universitaires de Rennes). 
Les propositions de communication (titre, mots-clés et résumé d’environ 1000 caractères- signes) devront être envoyées à marie-madeleine@decevins.fr, j-luc.fray@univ- bpclermont.fr et viallet.ludovic@wanadoo.fr avant fin décembre 2013
Les frais de séjour et déplacement des communicants seront pris en charge.

Source de l’information : Université Rennes 2

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Réseau des médiévistes belges de langue française
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