Conférence – Histoire des sciences médiévales – Cadres théoriques en confrontation avec la nature et l’expérience au Moyen Âge

 Séminaire Histoire des sciences médiévales 
16 janvier 2014  
Journée de conférences organisé par le CESCM (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale / CNRS – Université de Poitiers) et la SFHST (Société française d’histoire des sciences et des techniques), dans le cadre du Master 1 et 2 Civilisation antique et médiévale
 
Cadres théoriques en confrontation avec la nature et l’expérience au Moyen Âge
Le cadre théorique dans lequel les maîtres du Moyen Âge pensent le monde est l’aristotélisme qui couvre de nombreux domaines. Mais les explications fournies par Aristote semblent parfois en contradiction avec ce que l’on peut observer ou avec des explications issues d’autres traditions. On trouve ainsi, dans le cadre des explications sur le mouvement, des dispositifs mettant en jeu des aimants, qui, pour certains, sont en contradiction avec ce que l’on peut observer. Et l’attraction à distance du fer par l’aimant est un des phénomènes qui poussent l’aristotélisme dans ses retranchements. Il en est de même pour ce que les médiévaux appellent les « propriétés occultes ». Celles-ci furent-elles un moyen pour la science scolastique de dissimuler ses ignorances ou doivent-elles être comprises comme la condition sine qua non d’un cadre où peut se déployer la « science normale » ? La question du rôle assigné à l’expérience pratique se pose par ailleurs pour les médecins. Ceux-ci étaient, presque toujours, des praticiens expérimentés, confrontés à des cas difficiles ou incompréhensibles. Ces cas pouvaient-ils remettre en cause la doctrine médicale tout entière ? Enfin, on peut se demander pourquoi l’existence de penseurs atomistes au Moyen Âge a échappé si longtemps à l’histoire des sciences. Une partie de la réponse tient peut-être au fait que ces atomistes soient presque tous des théologiens et que leur atomisme sert un projet scientifique, mais poursuit aussi un objectif théologique. 
Programme
 
9h15 : Cécile Treffort (directrice du CESCM) et Sabine Rommevaux (directrice de recherche au CNRS) Accueil 
9h30 – 10h30 : Sabine Rommevaux Une théorie en apparente contradiction avec les résultats de l’expérience : le magnétisme 
10h30-10h45 : Questions
10h45-11h45 : Nicolas Weill-Parot (professeur d’histoire médiévale, Université Paris-Est Créteil)Asile de l’ignorance ou terme nécessaire de l’explication ? La notion d’occulte dans la science scolastique
11h45-12h : Questions
14h-15h : Joël Chandelier (maître de conférences en histoire médiévale, département d’histoire, Université Paris 8 Vincennes- Saint-Denis)Les médecins et l’expérience au Moyen Âge
15h-15h15 : Questions
15h15-16h15 : Aurélien Robert (chargé de recherches au CNRS) L’idée d’atome au Moyen Âge entre science et théologie 
16h15-16h45 : Questions et conclusions. 
Information pratiques :
Date : jeudi 16 janvier – 9h15 à 16h45
Lieu : Pôle Histoire des sciences et des techniques, Culture scientifique, technique et industrielle en Poitou-Charentes à l’Espace Mendès France – 1 place de la Cathédrale – Poitiers
Entrée libre – ouvert à tous
Source de l’information : CESCM

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Réseau des médiévistes belges de langue française
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