L’écrit est omniprésent dans la société contemporaine et, à ce titre, il nous semble parfaitement familier. Pourtant, son usage ne va pas de soi, comme se sont attachés à le montrer nombre d’anthropologues : pour s’imposer, l’écrit ne nécessite pas seulement des compétences techniques de lecture et d’écriture de la part de ses utilisateurs, il doit aussi apparaître aux yeux de tous – y compris de ceux qui ne le maîtrisent pas – comme une technologie de communication efficiente et crédible. En Occident, c’est précisément au cours du Moyen Âge que sont nées les conditions matérielles et mentales qui ont permis à l’écrit de s’imposer : entre le XIIe et le XIVe siècle, l’écrit, dont l’usage était jusqu’alors réservé à une élite essentiellement cléricale, se répand massivement, pour atteindre, à des degrés divers, toutes les couches de la société. Dans le même temps, ses fonctions se diversifient, fondant de nouvelles pratiques culturelles et sociales. C’est donc à une découverte des racines médiévales de notre rapport à l’écrit que convie la présente formation.

Programme :
L’écrit médiéval, concepts et outils
L’écrit, outil d’une élite (VIᵉ-XIIᵉ s.)
La « révolution de l’écrit » (XIIᵉ-XIVᵉ s.)
Histoire d’archives, histoire de bibliothèques
Informations pratiques :
Du jeudi 23 juin 2016 au vendredi 24 juin 2016
Lieu : École nationale des chartes, au 65, rue de Richelieu, Paris 2ᵉ
Tarif public : 420 euros
Tarif privé : 840 euros
S’inscrire : ici
Nos formations sont accessibles dans le cadre des plans de formation CPF et bénéficient de différents dispositifs de financement.
Contact
École nationale des chartes
service de la formation continue
65, rue de Richelieu – 75002 Paris
et
19, rue de la Sorbonne – 75005 Paris
T. +33 (0)1 55 42 21 53
formation.continue_at_enc-sorbonne.fr
Équipe pédagogique :
Olivier Canteaut – Maître de conférences à l’École nationale des chartes
Archiviste paléographe et agrégé d’histoire (2000), Olivier Canteaut a consacré son doctorat à l’étude des mécanismes décisionnels à la cour royale française au début du XIVe siècle et à l’analyse, notamment par le recours à la prosopographie, des élites qui y œuvrent. Dans la lignée de ces recherches, ses travaux s’orientent aujourd’hui dans deux directions. D’une part, il s’attache à étudier les pratiques de gestion de l’écrit développées par les administrations de la fin du Moyen Âge, confrontant notamment les modalités de production et d’utilisation de l’écrit qui prévalent usages dans l’appareil d’État capétien avec celles développées par son homologue anglais ou par la Curie pontificale. D’autre part, il s’intéresse aux structures institutionnelles de la monarchie française et aux groupes humains qui les sous-tendent ; il concentre en particulier son attention sur le Conseil du roi et sur les hommes qui le peuplent.
Enfin, il s’intéresse au développement des humanités numériques. Dans ce cadre, il participe notamment aux réflexions menées par le Centre Jean-Mabillon sur l’édition électronique et se penche sur l’application d’outils et méthodes informatiques pour le traitement des corpus d’actes diplomatiques.
Il est membre du GDR Diplomatique et du GDR Capétiens et du comité exécutif du labex HASTEC.
Source : École nationale des chartes






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