Appel à contribution – Cluny et l’économie. L’abbaye médiévale entre la Bourgogne et l’Europe

Dans le cadre du colloque «Cluny et l’économie. L’abbaye médiévale entre la Bourgogne et l’Europe» qui se tiendra du 20 au 22 juin 2024 à Cluny, un appel à contributions est lancé jusqu’au mercredi 5 juillet 2023.

Ce colloque est organisé par l’Université de Ratisbonne (Jörg Oberste) et l’IRHT-CNRS (Sébastien Barret, section diplomatique), en collaboration avec la ville de Cluny, la Bibliothèque Constable et le Centre des Monuments Nationaux. Ce colloque étant également l’occasion de commémorer le millénaire de la naissance de l’abbé Hugues le Grand (1024-1109), une section de cette journée sera consacrée au long règne de ce saint abbé.

Les organisateurs seront heureux de recevoir des propositions de contributions sur l’ensemble du champ thématique esquissé, et invitent expressément les jeunes chercheuses et chercheurs, doctorantes et doctorants, issus de différentes disciplines telles que l’histoire économique et sociale, l’histoire des ordres religieux, l’histoire de l’art ou l’archéologie à proposer une communication.

  • Une brève candidature accompagnée d’un CV et d’un exposé thématique doit être envoyée par courrier électronique avant le 5 juillet 2023 à : Pauline Ambrazé et Sébastien Barret.

L’abbaye de Cluny n’était pas seulement l’un des centres de réforme monastique les plus importants du Moyen Âge, mais elle était aussi profondément enracinée dans les conditions politiques, sociales et économiques de son époque. Du fait de l’énorme croissance du convent et de la congrégation des monastères clunisiens, l’abbaye devint elle-même au cours des Xe et XIe siècles un acteur économique de premier plan, qui influença aussi bien les conditions agricoles du Mâconnais que le comportement de la noblesse bourguignonne en matière de fondations pieuses, ou encore les relations commerciales entre la Bourgogne et les autres régions européennes. Au sein du réseau européen de prieurés et d’abbayes liés à Cluny, des redevances et des subsides étaient régulièrement versés à la maison mère. La papauté utilisait également ces ressources pour la perception de la dîme de la croisade. Alors que les grands chantiers de Cluny et d’autres maisons filles ainsi que les prestations matérielles croissantes dans le domaine de la commémoration des morts engloutissaient des sommes énormes, l’économie de Cluny se montrait vulnérable aux perturbations politiques et financières. Les mesures de réforme prises par l’abbé Pierre le Vénérable (1122-1156) reflétaient le poids écrasant des dettes et les problèmes d’efficacité dans l’approvisionnement agricole du monastère à l’époque suivant celle des saints abbés.

Source : IRHT

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