Les Archives nationales inaugurent leur nouveau cycle d’expositions Les Remarquables avec le rouleau d’interrogatoire des templiers de 1307.
Ce document, placé au cœur de l’exposition, plonge le visiteur dans l’une des plus grandes « affaires » de l’Histoire : l’arrestation des templiers décidée par le roi de France, Philippe IV le Bel. Véritable « machine à remonter le temps », ce rouleau consigne l’interrogatoire de 138 templiers par l’inquisiteur du royaume de France. Plus de sept cents ans après les faits, il permet de ressentir, avec la même intensité, le poids des mots et la violence des actes.
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À la suite de l’exposition du rouleau d’interrogatoire des templiers, c’est à vous de choisir les prochains documents des Archives nationales qui seront exposés dans le cadre de ce nouveau cycle.
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Popularisée par de nombreuses œuvres de fiction, l’épopée templière se résume souvent au destin tragique d’une communauté de moines chevaliers injustement persécutée. Cette chute inattendue survient après une période faste de deux siècles qui les a vus étendre l’influence des royaumes d’Occident jusqu’à Jérusalem et au Proche-Orient.
Comment cet ordre religieux et militaire – si puissant qu’il dialoguait avec les souverains d’Europe et gardait même le trésor de certains d’entre eux – a-t-il pu être accusé d’hérésie par le roi de France de l’époque, Philippe IV le Bel, et dissous par la plus haute autorité spirituelle, le pape Clément V ?
Ce rouleau d’interrogatoire permet d’appréhender le conflit sous-jacent entre le roi de France et le pape. Il est remarquable à plusieurs titres, par le nombre de personnes impliquées dans les faits relatés, sa longueur – 22 mètres, dont 3 dévoilés au public –, son très bel état de conservation et la quantité de témoignages accablants qu’il contient (seulement quatre n’avouèrent rien).
Entre les lignes se dessine la bataille entre deux conceptions du pouvoir : d’un côté, une souveraineté royale, qui souhaite s’affranchir de toute ingérence papale dans le royaume, voire se substituer à une autorité spirituelle jugée défaillante ; de l’autre, une théocratie pontificale qui réaffirme sa suprématie sur tout gouvernement séculier.
Source : Archives Nationales







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