La chartreuse de Glandier, fondée en 1219, est une des deux seules chartreuses du diocèse de Limoges. Les archives de la chartreuse ont beaucoup souffert à la suite de la Révolution, si bien que le chartrier n’est connu, pour l’essentiel, qu’à travers les analyses et extraits pris, au XVIIe siècle, par dom Cl. Estiennot et le P. J.-B. Pradilhon, feuillant, puis, au XVIIIe siècle, par l’abbé J. Nadaud. C’est grâce à ces érudits que nous avons une trace du nécrologe et d’un livre des bienfaiteurs médiéval. En 1683, un frère de la maison entreprend la rédaction d’un Calendarium, un obituaire en deux parties, la première consacrée aux religieux dont la communauté faisait mémoire, et la seconde aux bienfaiteurs séculiers, cet obituaire étant précédé d’une histoire de la chartreuse, malheureusement incomplète. Ce Calendarium est aujourd’hui conservé dans les archives du monastère de la Grande Chartreuse. A la différence du nécrologe, qui témoigne des fondations faites spécifiquement à la chartreuse limousine, il renferme nombre de religieux et de bienfaiteurs dont la mémoire était célébrée dans l’ensemble de l’ordre, mais dont les noms étaient parvenus à Glandier ou y avaient été retenus, témoin de la pratique mémorielle des chartreux.
Informations pratiques :
Les obituaires de la chartreuse de Glandier, éd. Jean-Loup Lemaître, Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2023 ; 1 vol., XII–252 p. (Recueil des historiens de la France, Obituaires, Nouvelle série, 30). ISBN : 978-2-87754-705-5. Prix : € 40,00.







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