Brussel
25-26/03/2026
Museum Kunst & Geschiedenis
Jubelpark 10, 1000 Brussel
En archéologie, comme tant d’autres domaines, la quantité de données numériques croît de manière exponentielle. Les enregistrements de terrain comme les études génèrent quantité d’informations diverses. Suivant les recommandations de la Convention de La Valette, ratifiée par la Belgique en 2010, ces données doivent être conservées et transmises.
Cette masse de données numériques constitue désormais une part importante du patrimoine archéologique mais représente en même temps un défi : comment conserver ces données de manière durable et pertinente, tout en les rendant accessibles tant aux chercheurs qu’au grand public ? Il ne s’agit pas d’une simple question technique : elle touche aux fondements de la recherche. Une bonne gestion de l’information numérique est en effet aussi essentielle que la conservation du matériel archéologique ou des rapports sur papier.
Les archives numériques jouent ici un rôle central. Elles permettent de stocker les données de manière sécurisée, conformément aux principes FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable) et de les rendre accessibles en s’appuyant sur des modèles communs de métadonnées et de liens sémantiques, afin que la recherche future puisse s’appuyer sur ce qui est collecté aujourd’hui.
La collaboration entre chercheurs, gestionnaires du patrimoine et des archives est essentielle pour préserver les traces numériques de notre passé et pour valoriser ces données dans des actions de médiation plus larges, afin d’accroître la conscience du public à l’égard de notre patrimoine archéologique. La maîtrise e.a. de l’IA générative et des principes derrière des notions comme les Big Data est primordial afin de permettre autant une exploitation rapide et efficace qu’une sauvegarde et une conservation à long terme.
Quel avenir pour nos données (numériques) ? Quelles actions numériques sont mises en œuvre ? Quels sont les plans de numérisation de nos institutions pour les données anciennes qui ne sont pas numérisées ? Quels défis et problèmes sont rencontrés ? Quelles opportunités se présentent ? Quel rôle joueront nos données médiévales et post-médiévales dans les réseaux de recherche belges voire européens de demain ? Quelles données mettons-nous à disposition d’un public plus large, et comment ? Et comment pouvons-nous, ensemble, veiller à ce que les connaissances acquises aujourd’hui sous forme numérique puissent encore être exploitées demain ?







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