L’enquête archéologique se poursuit au fil des travaux de restauration à l’abbaye Notre-Dame du Vivier à Marche-les-Dames. Elle permet de remettre sur le métier, sur base des sources matérielles, toute l’histoire de cette petite communauté de moniales cisterciennes. De fond en comble, l’étude des structures exceptionnellement bien conservées de l’abbaye nous mène au plus près de Mère Yvette et de ses sœurs : une pièce de bois aussi petite qu’une cheville servant à assembler une charpente contribue à éclairer le dossier touffu de la fondation de l’abbaye ; Un pan-de-bois « fantôme » vient montrer combien les travaux qui suivent la réforme de Marie de Berwier furent conséquents ; une fenêtre du 18e siècle illustre la volonté de mise en scène de ce siècle et une collection impressionnante d’encriers retrouvés dans un dépotoir nous rapproche de l’accueil fait aux jeunes pensionnaires du 19e siècle.
Bien que cloitrées dans le silence, nous verrons que les religieuses sont bien ancrées dans le siècle, suivant les pratiques de leur temps et exploitant au mieux les ressources matérielles à leur disposition pour maintenir leur installation à l’équilibre vaille que vaille, tout en souscrivant aux indications de la Règle de Saint-Benoît, de l’Ordre, de leurs protecteurs et de leur évêque.
Informations pratiques :
Conférence : Ex silentio : archéologie à l’abbaye Notre-Dame du vivier
Date : le 25 janvier 2026, à 14h
Abbaye Notre-Dame du Vivier
Rue Notre-Dame du Vivier, 153
5024 Namur
Source : Nordoc’Archéo







Vous devez être connecté pour poster un commentaire.