La section Testi, Tradizioni e Culture del Libro de la Scuola Superiore Meridionale de Naples (SSM), sous le patronage de l’Associazione Italiana dei Paleografi e Diplomatisti (AIPD), de la Consulta Universitaria dei Paleografi, Diplomatisti, Codicologi (CUPaDiC), du Dipartimento di Studi Umanistici de l’Università degli Studi di Napoli ‘Federico II’ et de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT), organise deux journées de rencontre, lundi 4 et mardi 5 mai 2026, entre jeunes chercheurs internationaux qui se consacrent de diverses manières à des recherches sur les manuscrits et les documents de l’Antiquité au début de l’ère moderne, dans le but d’encourager les échanges au sein de la communauté scientifique, de faciliter la collaboration entre les chercheurs qui en font partie et de favoriser une meilleure coordination des recherches en cours. L’initiative, prioritairement mais non exclusivement destinée aux jeunes chercheurs actifs dans les domaines de la paléographie, de la codicologie et de la diplomatique, latines et grecques, prendra la forme d’un colloque international structuré en sessions thématiques.
Les travaux du congrès seront organisés en plusieurs sessions, chacune précédée d’une conférence inaugurale confiée aux membres du comité scientifique, assistés par des modérateurs de renom. Pour en garantir la plus large diffusion, le congrès se déroulera en mode hybride (présentiel et en ligne). Une publication des actes est prévue.
Le caractère résolument transversal de cette rencontre, favorisant l’interaction entre chercheurs jeunes ou moins jeunes appartenant à différentes disciplines de l’étude des manuscrits et des documents, vise à offrir un lieu de dialogue et de débats scientifiques, ainsi qu’un réseau de contacts – non moins utile – pour la collaboration entre chercheurs. Toutes les personnes intéressées sont encouragées à soumettre leurs propositions de participation au congrès.
Dans l’histoire de l’écriture, il n’est pas rare de rencontrer des cas de collaboration entre écrivains. La présence de plusieurs mains à l’œuvre peut considérablement accélérer le travail de transcription d’un texte ou répondre à des besoins spécifiques. Les relations entre les copistes et le texte (et entre les copistes eux-mêmes) déterminent le produit final, qui se situe à chaque fois dans un spectre large et diversifié : par exemple, des ouvrages de luxe et très volumineux, nécessitant une organisation systématique du travail, jusqu’à des manuscrits plus modestes, assemblés par des groupes d’intellectuels et/ou simplement de leurs sodales.
D’un point de vue plus général, les écrivains – tant dans le domaine du livre que du documentaire – se sont toujours organisés en groupes de travail, sans nécessairement intervenir ensemble au sein d’un même objet. Les exemples vont des ateliers florentins du bas Moyen Âge – parmi lesquels se distinguent ceux des Danti del Cento et de Vespasiano da Bisticci – aux groupes “notariaux” cohésifs, entendus au sens large, chacun caractérisé par ses propres écritures et pratiques (par exemple, Coluccio Salutati et ses collaborateurs), ou encore aux cercles érudits qui, dans divers contextes, laissent des traces de leur activité dans les manuscrits grecs. Des formes de collaboration horizontale (copistes, notaires, enlumineurs travaillant sur un même projet) ou verticale (maîtres guidant le travail de leurs élèves) peuvent également être observées en dehors des cercles de professionnels de l’écriture: on peut penser aux relations entre membres d’une même famille, où les aînés s’investissent dans l’alphabétisation des plus jeunes ou, au contraire, où des écrivains de compétences diverses se retrouvent à travailler ensemble à la réalisation d’un témoignage écrit, comme c’est le cas pour les livres de famille.
En déplaçant le regard des choix des écrivains vers leurs produits, il est bien connu que différents types graphiques, codicologiques et documentaires peuvent en quelque manière se combiner ou s’hybrider. Il suffit de penser aux écritures distinctives de l’époque carolingienne, à la cohabitation entre texte et glose, souvent distincts même graphiquement, à l’articulation des majuscules, des rubriques et du texte, ainsi qu’aux particularités des colophons. D’autres pistes sont offertes par le mélange des cursives du XVe siècle ; en ce qui concerne les contenants livresques, par les manuscrits au format “vacchetta” rédigés en mercantesca, qui accueillent uniquement des textes littéraires, et ainsi de suite. L’objectif de la deuxième édition de Manoscritti, Scritture e Scriventi est d’examiner ces relations, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la page, dans les domaines documentaires comme livresques, selon les axes de recherche suivants :
- stratégies de gestion de la page et du fascicule en présence de plusieurs mains;
- stratégies de gestion de la page dans l’articulation de ses différents éléments;
- modalités de supervision du travail de copie (par ex. concepteur, chancelier, etc.);
- caractéristiques et organisation du travail de production documentaire ou livresque par des groupes spécifiques;
- hybridation de formes graphiques, codicologiques et documentaires différentes, ou dialogue entre plusieurs types dans un même objet.
Modalités d’adhésion
L’appel à contributions s’adresse aux jeunes chercheurs, doctorants et étudiants de master spécialisés dans les disciplines de la paléographie latine, de la paléographie grecque, de la codicologie et de la diplomatique. Conformément au thème choisi, les propositions d’interventions à deux voix sont particulièrement encouragées, afin d’enrichir le débat scientifique par des perspectives interdisciplinaires.
Pour participer, il est nécessaire d’envoyer un résumé (500 mots maximum), accompagné d’un titre et d’un bref profil biobibliographique (150 mots maximum), avant le 31 janvier 2026 à l’adresse manoscrittiscritturescriventi@gmail.com en indiquant comme objet du message “mss application”.
L’acceptation sera communiquée avant le 28 février 2026. La publication en volume des contributions ayant passé le processus d’évaluation par les pairs est prévue.
Le Comité organisateur
Federica De Biase, Vittoria Fotticchia, Daphne Grieco, Riccardo Montalto, Paola Rea, Paolo Claudio Russo
Source : IRHT







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