Publication – « Investment and Saving Opportunities for Different Socio-Economic Groups in Medieval and Early Modern Europe », éd. Stephan Nicolussi-Köhler, Marco Conti, Kirsten Wandschneider (Jahrbuch für Wirtschaftsgeschichte, 66)

This special issue focuses on the financial behaviour of different participants in European medieval and early modern financial markets. It extends our knowledge of the financial strategies employed by households, merchants, charities, city governments and corporations by asking what investment opportunities, ways of saving money and maintaining cash flow were available to different socio-economic groups in premodern societies. Borrowing and lending activities were not limited to formal capital markets, but also included informal financial transactions within social networks. In many cases, people did not rely on a single financial institution, but used a variety of financial intermediaries and strategies, each with its own advantages and disadvantages. Medieval and early modern capital markets often involved different institutions that complemented each other. The current issue contributes to our understanding of early financial behaviour by highlighting specific historical markets and actors, ranging from institutional actors (governments, charitable institutions) to merchants, craftsmen, and peasants, including many women.

Informations pratiques :

Investment and Saving Opportunities for Different Socio-Economic Groups in Medieval and Early Modern Europe, éd. Stephan Nicolussi-Köhler, Marco Conti, Kirsten Wandschneider, Jahrbuch für Wirtschaftsgeschichte, 66, 2025 ; 1 vol.,

Source : De Gruyter – Brill

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Appel à contribution – II Medieval Hunting Meeting: Setting up the Chase: Where and When

Following on the success of the first Medieval Hunting Meeting, organised by the Institute for Medieval Studies at NOVA University (IEM) and the Network for the Environment in Medieval Usages and Society (NEMUS) in 2024, the call for papers is out for the second edition. 

Under the moniker ‘Setting up the Chase: Where and When?’, we seek to explore time and place in medieval hunting practices. Throughout the middle ages, many kinds of hunting grounds were used, and these were characterised by the surrounding nature, including endemic fauna and flora. At the same time, practices of hunting were always cyclical, as they depended on the natural rhythm of seasons and the weather. Simultaneously, they were influenced by man-induced conditions and could take place in various ways, in times of peace but also in times of war and on festive occasions with an international dimension, such as royal matrimonies. However, hunting was still carried out on the most ordinary of days. 

The interactive dynamics of time and space thus provides our motto for thinking about medieval hunting. We accept contributions from archaeology, biology, history, literature, geography, art history and any other areas that allow for fresh, interdisciplinary debate. Topics are unrestricted, but the following are suggested: 

*Hunting parks (location and evolution in time)
*Access to game and hunting grounds
*Seasonality of hunting practices
*Anthropic rhythms: hunting in peace, war and times of need
*Physical and environmental conditions 
*Influence of specific fauna and flora on local hunting practices
*Recreational and subsistence hunting spaces
*Hunting in rivers and the ocean 

Send your proposal in english, containing a 400-word abstract and short CV (up to 150 words), to medhunting@fcsh.unl.pt until 15th may of 2025.

We look forward to your proposals!

Organising Committee

Afonso Soares de Sousa (IEM NOVA/FCSH; FLUC) 
Diana Martins (IEM NOVA/FCSH) 
Tiago Viúla de Faria (IEM NOVA/FCSH) 

Scientific Committee:

Fabrice Guizard (Institut Sociétés & Humanités, Université Polytechnique Hauts-de-France)
Isabel Drumond Braga (Universidade de Lisboa)
José Manuel Fradejas Rueda (Universidad de Valladolid)
Leontina Domingos Ventura (Universidade de Coimbra)
Maria Helena da Cruz Coelho (Universidade de Coimbra)
Paulo Catarino Lopes (IEM NOVA/FCSH)
Rémy Cordonnier (Institut de Recherches Historiques du Septentrion, Lille III – CNRS)
Rita Costa Gomes (Towson University)
Rolando Volzone (DINÂMIA’CET-Iscte; ISCTE-IUL)
Saul António Gomes (Universidade de Coimbra)

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Colloque – Alexander Hispanus : nouveaux regards sur Alexandre le Grand dans les cultures ibériques médiévales

Vendredi 16 mai 2025
9h-17h

Université Toulouse-Jean Jaurès
Bibliothèque Universitaire Centrale · La BUlle

Organisation et contact : Clara Pascual-Argente (CEIIBA)
clara.pascual-argente@univ-tlse2.fr

Matin

9h00    Accueil des participant·e·s

9h15    Présentation de la journée

9h30    Amaia Arizaleta (Université Toulouse-Jean Jaurès)

Translatio, palacio, ciencia. El pretexto alejandrino

10h00  Ángel Escobar (Universidad de Zaragoza)

Cabalgando contradicciones durante el Medievo hispano: el reflejo literario de las rencillas entre el parvo Alejandro y el magno Aristóteles

11h00  Pause

11h15  Luca Sacchi (Università degli Studi di Milano)

            Heterocromías alejandrinas: la juventud del Macedonio entre el Libro de Alexandre y la tradición francesa

11h45  María Díez Yáñez (Universidad Complutense de Madrid)

            Alejandro Magno: persona y personaje

12h15  Débat

12h45 Pause repas

Aprés-midi

14h30  Julia Abendaño Dorado (Université Toulouse-Jean Jaurès)

Présentation de l’exposition Alexandre le Grand, un héros médiéval et contemporain (en collaboration avec le CollEx Études Ibériques)

15h00  Émilie Picherot (Université de Lille)

Le manuscrit aljamiado sur Alexandre : un témoignage unique sur les pratiques crypto-musulmanes des Morisques en Aragon quelques années avant l’expulsion définitive

15h30  Rosa María Rodríguez Porto (Universidade de Santiago de Compostela)

Alexander Hispanus: tradiciones librarias e imaginación histórica

16h00  Clara Pascual-Argente (Université de Toulouse-Jean Jaurès)

La translation d’Alexandre, veinticinco años después

16h30  Débat et conclusions

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Appel à contribution – Interpréter et transmettre : le chant grégorien dans la liturgie

Collège des Bernardins
Paris, France (75)

Échéance : 30 avril 2025

Ce colloque entend interroger les traditions et les pratiques associées à l’interprétation du chant grégorien dans le cadre liturgique, depuis les origines jusqu’à nos jours, et envisager les perspectives contemporaines pour la perpétuation et la transmission de ce patrimoine. Il couvrira l’ensemble des monodies sacrées liturgiques latines, y compris le plain-chant et les autres répertoires monodiques (chant ambrosien, chant mozarabe, etc.).

Le chant grégorien, dont la formation remonte aux premiers siècles du Moyen Âge, constitue un héritage musical et spirituel unique par sa richesse et son ancienneté. Fruit d’un long processus d’élaboration mêlant influences romaines, gallicanes et wisigothiques, il s’est imposé comme le chant liturgique du christianisme en Occident sous l’impulsion des réformes carolingiennes. Dès l’origine, ce répertoire a été confronté à la question essentielle de sa transmission. Parce qu’il est indissociable de la liturgie, le chant grégorien n’est pas seulement un objet d’étude historique ou musicologique : il constitue une pratique vivante, ancrée dans une tradition rituelle, pédagogique et interprétative.

La transmission de ce répertoire, qui reposait autrefois sur le rôle central des chantres et des maîtres de chœur, a progressivement évolué dès l’apparition des premières formes de notation à partir du IXe siècle. Les premiers neumes, voués à guider la mémoire des chantres, n’avaient pas vocation à fixer l’interprétation. Ce passage progressif et complexe de l’oral à l’écrit a transformé les pratiques d’apprentissage et d’enseignement du répertoire.

Cet événement s’adresse aux chercheurs de toutes les disciplines, en particulier la musicologie, les sciences historiques et philologiques, les sciences religieuses, la liturgie et la théologie. Il s’adresse également aux chanteurs, membres de communautés régulières, maîtres de chœur et chantres, musiciens professionnels, instrumentistes et compositeurs, et à tous ceux qui étudient ou pratiquent ce répertoire musical.

Ce colloque entend interroger les traditions et les pratiques associées à l’interprétation du chant grégorien dans le cadre liturgique, depuis les origines jusqu’à nos jours, et envisager les perspectives contemporaines pour la perpétuation et la transmission de ce patrimoine. Il couvrira l’ensemble des monodies sacrées liturgiques latines, y compris le plain-chant et les autres répertoires monodiques (chant ambrosien, chant mozarabe, etc.).

De l’oral à l’écrit : du livre au chant

Le chant grégorien est l’un des plus anciens répertoires connus pour lequel une écriture musicale a été développée. La diversité des formes de notation ne recouvre pas seulement des différences de répertoire et d’interprétation, mais également un rapport différent à l’acte musical et liturgique. Le développement de la notation musicale – jusqu’à aujourd’hui – s’est accompagné d’une évolution dans les pratiques rituelles et les techniques de mémorisation et d’exécution.

Cette demi-journée sera consacrée aux rapports entre le chant et sa notation, à la collaboration entre fonctions liées à la direction et à la pratique musicale, et à l’étude des familles de notation.

Du maître à l’élève : à l’école des chantres

La transmission du chant grégorien a pris des formes différentes au cours des âges. Comment la diffusion des livres liturgiques, la création de méthodes de plain-chant ou l’inclusion du chant grégorien dans l’enseignement académique de la musique aujourd’hui font-ils écho aux efforts des chantres masculins et féminins du Moyen-Âge pour transmettre leur mémoire musicale et rituelle ?

Cette demi-journée accueillera des interventions sur l’apprentissage du chant grégorien, du répertoire et des écoles d’interprétation à travers les âges.

Du chant romain au chant grégorien (Antiquité tardive et Moyen-Âge)

Issu d’une hybridation entre le chant romain et les répertoires transalpins, le chant grégorien a connu plusieurs évolutions, réformes et restaurations tout au long sa diffusion à l’époque carolingienne et au Moyen-Âge. Le rôle des communautés monastiques masculines et féminines, le développement de l’activité intellectuelle et des échanges ont favorisé la structuration de la vie liturgique, notamment à travers la constitution d’un corpus doctrinal, juridique et théologique.

Cette demi-journée sera l’occasion de faire le bilan des recherches accomplies au cours des dernières décennies, portant sur l’Antiquité tardive et la période médiévale.

Du plain-chant au « chant propre de la liturgie romaine » (époques moderne et contemporaine)

Les infortunes de l’édition médicéenne ont pu occulter par le passé l’immense richesse des pratiques et des réformes du chant à l’époque moderne. Depuis plusieurs décennies cependant, le plain-chant et les pratiques liturgiques à l’époque moderne font l’objet d’un intérêt renouvelé de la part des chercheurs, notamment en lien avec l’histoire sociale, politique, et musicale.

Aujourd’hui, bases de données numériques et intelligence artificielle font écho à l’usage novateur de la photographie par les paléographes bénédictins au début du XXe siècle. Si les nouvelles technologies contribuent à la préservation de ce patrimoine ancien et fragile, l’époque contemporaine continue de s’interroger sur la place du chant grégorien dans un paysage musical et liturgique qui s’est considérablement diversifié.

Cette dernière demi-journée sera consacrée aux travaux portant sur les époques moderne et contemporaine, notamment dans le cadre d’approches interdisciplinaires.

Calendrier et modalités de participation

Toutes les personnes intéressées – chercheurs, étudiants, artistes et autres – peuvent adresser leur proposition de communication d’une page maximum, au format Word ou PDF, accompagnée d’une brève présentation de l’intervenant (bio-bibliographie). Les propositions devront être envoyées par mail à nail.lazrak@gmail.com et anne.guyard50@gmail.com,

avant le 30 avril 2025

Les communications pourront être présentées en français ou en anglais et peuvent s’inscrire dans l’un des deux formats suivants :

  • Conférence : présentation d’environ 30 minutes suivie d’une discussion de 15 minutes.
  • Intervention courte : présentation de 15 à 20 minutes suivie d’une discussion de 10 à 15 minutes. Ce format peut notamment permettre à des étudiants de présenter des travaux en cours ou à des artistes de témoigner de leur expérience.

Si vous avez une préférence entre l’un de ces deux formats, merci de le préciser.

Votre proposition de contribution doit inclure un titre proposé et une brève description de votre propos et de votre argumentaire. Il est souhaitable mais non indispensable d’inclure une courte bibliographie, notamment si votre intervention s’appuie sur des sources inédites.

Nous invitons tous les chercheurs qui disposent d’une affiliation institutionnelle à solliciter en priorité leur institution de rattachement pour financer leurs frais de déplacement et de séjour. Des aides pourront être accordées, mais restent limitées en nombre et en montant.

Les propositions seront examinées par le comité scientifique, qui pourra éventuellement formuler des suggestions. Toutes les personnes ayant envoyé une proposition de contribution recevront une réponse courant mai 2025.

Le colloque se tiendra au Petit Auditorium du Collège des Bernardins à Paris (France), les jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025. Les modalités pratiques seront communiquées aux intervenants dans les semaines qui précèdent l’événement.

Les travaux présentés pourront faire l’objet d’une publication dans un volume d’actes. Les intervenants désireux de se joindre à cette publication seront invités à envoyer un manuscrit définitif dans les mois qui suivront la clôture du colloque.

Comité scientifique

  • Guillaume Antoine (Centre spirituel et culturel de l’Abbaye de la Lucerne)
  • Dominique Crochu (Association de Musicologie Médiévale)
  • Sylvain Dieudonné (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris)
  • Geoffroy Drouin (Collège des Bernardins)
  • Charles-Antoine Fogielman (Collège des Bernardins)
  • Kristin Hoefener (CESEM – Centre for Music Studies, Universidade Nova Lisbon, Portugal ; IRHT-CNRS)
  • Naïl Lazrak (Laboratoire d’Études sur les Monothéismes, EPHE-PSL)
  • Dom Xavier Perrin, o.s.b. (Our Lady of Quarr Abbey, Royaume-Uni)
  • Anne Pouget (Choeur Grégorien de Paris)

Contacts

  • Naïl Lazrak (nail.lazrak@gmail.com)
  • Anne Pouget (anne.guyard50@gmail.com)
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Appel à contribution – XLIV Annual Conference of the Associação Portuguesa de História Económica e Social, 

From the 19th-century notion of “difference” to the contemporary perception of “variety”,the concept of diversity has evolved across different historical contexts. Its plural applications in the humanities, social sciences, and political studies highlight its dynamic and multifaceted nature. As an analytical category, diversity requires critical reflection – not only to ensure an inclusive approach that acknowledges differences but also to understand exclusion as a consequence of homogenization processes. How have different historical processes been shaped by and experienced diversity?

The dynamism and plurality of approaches to this category enable connections across various fields of historical knowledge, examining the configurations, representations, and (dis)encounters of diversity in past and present societies. Beyond analysing differences and diversity categories, this also entails exploring the impact of shifting economic structures and social movements on the construction and negotiation of differences between minorities and elites.

Suggested topics:
– Different theoretical and methodological frameworks of diversity
– Diversity in different historical and geographical contexts
– Economic and social policies (un)favorable to diversity: uses and applications
– Social, economic and gender experiences in the configuration and representation of diversity
– Categories of difference and exclusion: role and impact of colonial dynamics, economic systems and socioeconomic inequalities
– Intersections between History, Economy and diversity

We welcome proposals for papers or panels exploring diverse historical and geographical perspectives. Submissions must be sent by 15 May to 44aphes@uevora.pt.

Source : University of Evora

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Appel à contribution – Migrations and the Perception of the Other in Medieval East-Central Europe

Acta Mediaevalia
Series Nova
Volume 2 (2025)

Deadline : 30 April 2025

One of the major issues faced by modern Europe is migration: the movement of individuals and groups of people within the continent and, most significantly, from without. This phenomenon was also present in the Middle Ages, especially in the polyethnic and multicultural, multiconfessional communities of Central and Eastern Europe.

Dukes and kings of Poland, Hungary, Bohemia and even pagan Lithuania invited settlers to defend their borders, develop urban communities, reform agriculture and mining, and expand trading networks. These foreigners were granted special privileges, based on German Law. Settlers arriving in East-Central Europe brought their own traditions, social behaviour, customs, and religious diversity. In the late Middle Ages, in particular from the mid-fourteenth century, mass migration of Jews made Bohemia, Hungary, and Poland hubs of Jewish settlement and culture.

Migrants also contributed to developments in learning. In the fourteenth century both Cracow and Prague were homes to universities with valued theologians, philosophers, lawyers, astrologers and astronomers. Mobility of scholars and students did not only facilitate the transfer of knowledge, but it also provided the platform for wide circulations of reformatory ideas, which boosted the conciliarist movement, but at the same time stimulated the growth of the Hussite reform movement in Bohemia.

Migration is a topic of medieval European imagination and self-identity, too. National origins’ myths often reflect memories of actual migrations, whilst some use them as metaphors explaining the rights of particular classes. The gentry of medieval Lithuania justified their right to political power by claiming to be the descendants of refugees persecuted under the Emperor Nero. The Czechs allegedly viewed their future homeland from Mount Říp like Moses viewed Canaan from Mount Nebo. Hungary, Croatia, Ruthenia and Poland also had their own origins myths.

Migrants interacted with local populations in different ways, stimulating processes of accommodation and integration on the one hand, but also giving a strong impulse to the rise of conflicting collective identities on the other. Curiosity and inclusion of the other existed alongside misunderstanding and fear of newcomers who spoke incomprehensible languages, cultivated strange customs, and held different religious practices.

Acta Mediaevalia. Series Nova welcomes papers on East-Central Europe focused on migrations and the perception of the other, especially in the context of various genres of source material (e.g. narratives, sermon collections, codes of law, charters, visual representations).

Suggested research areas include (but are not limited to):

– politics, economics
– religion, art, architecture
– education, philosophy 
– travel routes
– origin myths

SUBMISSION GUIDELINES FOR AUTHORS: HTTPS://CZASOPISMA.KUL.PL/PLIKI/AM/GUIDELINES.PDF

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Publication – « The Emotional Expression of Authority and Power in the Middle Ages », éd. Flocel Sabaté

The relationship between rulers and their subjects is always channelled by emotion. This volume explores the specific tones this relationship took on in the Middle Ages, as well as their accordance with a concept of power based ultimately on agreement, an inclination to visualise emotions, a social pedagogy based on fear, and a religious ideology which placed humanity between divine order and divine wrath. It also examines the emotive models used to rule society and deal with conflicts. Together, the contributions in this book demonstrate how our understanding of late medieval society can be enhanced by recognising the emotional strategies present in the game of power and how they were used to build authority.

Flocel Sabaté, Ph.D. (1993), Universitat de Barcelona, is Professor of Medieval History at the Universitat de Lleida and Doctor Honoris Causa at the Universidad Nacional de Cuyo. He has published many books about medieval society, such as The Death Penalty in Late-Medieval Catalonia (Routledge, 2020).

Contributors are: Alexandru Stefan Anca, Attila Bárány, Ulrike Becker, Luciano Gallinari, Sari Katajala-Peltomaa, Vinni Lucherini, Esther Martí Sentañés, Francesc Massip, Rob Meens, Tamás Olbei, Bernard Ribémont, Flocel Sabaté, and Hans-Joachim Schmidt.

Table des matières : ici

The Emotional Expression of Authority and Power in the Middle Ages, éd. Flocel Sabaté, Leyde–Boston, Brill, 2025 ; 1 vol., XXII–297 p. (Later Medieval Europe, 28). ISBN : 978-90-04-71908-8. Prix : € 120,00.

Source : Brill

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Bourse – LECTIO & DigiSoc Visiting Fellowship 2025–2026

For the academic year 2025–2026, LECTIO and DigiSoc (through its Working Group Media and Culture) are pleased to announce the second edition of their joint non-stipendiary Visiting Fellowship. This fellowship is open to scholars working on the reception of the past in the digital society: how texts, ideas, and images from the past are represented or reconfigured through new technologies. The successful applicant will be invited to spend a short research period (four to six weeks) at KU Leuven.

Meet Our Current Fellow

In the first edition of this joint fellowship, Julien Régibeau (University of Liège) is the current 2024–2025 Visiting Fellow. Julien’s work explores the intersection of politics and religion in 16th- and 17th-century Europe, with a focus on papal diplomacy. His project at KU Leuven investigates how historical imagery is used in Flemish video games to evoke and reconfigure the past.

► Read the full interview: « Rethinking the Past in the Digital Age: The Impact of Digital Technologies on Historical Interpretation – An Interview with Julien Régibeau« 

Our offer:

  • A research stay at KU Leuven of 4 to 6 weeks at the interdisciplinary KU Leuven Institutes LECTIO and DigiSoc.
  • Reimbursement of travel expenses (train/economy class flight) up to €500.
  • Accommodation for the entire period of stay.
  • Access to university facilities (libraries, internet access, university restaurants).
  • Office space (depending on availability).
  • In addition to their LECTIO affiliation, Visiting Fellows will also have a visiting affiliation with the Faculty or Research Group of their academic host at KU Leuven.

Our expectations:

  • You must have a PhD.
  • You will reside in Leuven for a consecutive period of 4 to 6 weeks between September 2025 and June 2026.
  • You will engage actively with the LECTIO and DigiSoc research communities and discuss your research with members of both institutes.
  • You will give at least one open seminar/lecture on your current research.
  • You will acknowledge the LECTIO & DigiSoc Fellowship in any publications (partly) resulting from the fellowship.

Application procedure:

  • Applicants must hold a PhD. Early Career Researchers (postdocs, junior professors) are especially encouraged to apply.
  • Applications should be submitted via the LECTIO website. Please provide us with the following materials:
    • CV (max. 2–3 pages)
    • Short description (1–2 pages) of the work you would like to conduct at KU Leuven and how it relates to current LECTIO and DigiSoc research
    • Name of at least one current LECTIO Steering Committee or DigiSoc member who is willing to act as your academic host (a confirmation email from the host is sufficient; no letter of support is needed). Support from members of different research groups is strongly encouraged and will be considered an asset.
  • Extended deadline: May 20, 2025, 23:59 CET
  • Decisions will be announced by the end of June 2025.
  • Please note that academic hosts must not provide a letter of support. It suffices for them to send an email to  lectio@kuleuven.be confirming the support of the application.

Source : LECTIO

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Appel à contribution – Faire l’amour. Des pratiques affectives au service du lien social

Dans le Liber Feudorum Maior, fragment d’un grand cartulaire réalisé vers 1196 par le doyen de l’église de Barcelone Raimond de Caldes, une enluminure représente la conclusion d’une alliance matrimoniale : sous le regard bienveillant de son épouse, Cécile de Provence, Bernard Aton, vicomte de Carcassonne, scelle l’alliance diplomatique et réconciliatrice et ainsi produit aux yeux de tous l’amour entre sa fille, Ermengarde de Carcassonne, et son gendre, Raimond-Bernard Trencavel, vicomte d’Albi et de Nîmes. Les mains disent tout des nœuds qui se tissent à l’occasion de cette célébration affective et sociale : celles des mariés, portées au cœur, rendent public le sentiment amoureux ; la main droite de la mère ­– main associée au rituel du serment[1] – apporte son soutien à la naissance du lien conjugal ; les mains du père, enserrant les poignets des mariés, ordonnent la communauté miniature que forme désormais le couple.

L’amour dans les sociétés médiévales et modernes s’exprime à travers un vaste répertoire de paroles, de transcriptions, de gestes et de pratiques qui créent un lien – entre soi et les autres, entre soi et Dieu. Loin de se limiter à une émotion strictement intime – objet de savoir difficilement saisissable par l’historien, puisque l’expérience psychique des émotions est hors d’atteinte[2] –, l’amour est aussi, et avant tout, une émotion sociale qui se décline en une série de pratiques affectives par lesquelles un individu rend visible ce lien aux yeux d’autrui. Dire et faire l’amour, c’est en effet créer ou renforcer des liens sociaux, ou en apaiser certains, voire masquer des dissensions ou des violences. Si l’amour manifeste l’expression d’une vie affective exceptionnellement riche qui ne se limite pas à l’amour charnel[3], mais qui recouvre également l’amitié, la charité, et tout un panel de signes d’affection entre des personnes, il n’en constitue pas moins un fondement incontournable de la pérennité communautaire et sociale. C’est ce rôle social, ou plutôt toute la variété des rôles sociaux de l’amour qui est cœur de cette journée d’étude.

Parce que l’amour est un fait social – ses modalités d’expression existent en dehors des consciences individuelles et s’imposent à elles[4] –, son étude est d’abord une étude des normes, des ordonnancements de la vie affective par la culture. C’est l’idée que les pratiques affectives s’alimentent de normes collectives implicites[5], qui sont « historiquement déterminées »[6]. Le contrôle externe exercé aux périodes médiévales et modernes sur les témoignages de l’amour contribue à fabriquer l’amour, à suggérer ses usages[7]. Les témoignages d’amour jouent donc un rôle social en ce qu’ils constituent des moyens d’expression, des signes de l’ordre social et du pouvoir, ce qui entre en contradiction avec le rôle théorique attribué à l’amour, censé exprimer et fonder des relations d’entraide plutôt que hiérarchiques. Il y a donc dissonance entre la théorie d’un amour chrétien et philosophique désintéressé par principe, et la pratique intersubjective de la vie quotidienne où l’amour et le pouvoir vont de pair. Au-delà de cette appréhension de l’amour par son expression normative, qui met en question la possibilité d’une sincérité du sentiment amoureux, l’amour peut être envisagé par l’étude de sa mise en récit. Si l’amour est représenté dans tous types de sources narratives, des genres littéraires, comme le roman courtois[8], lui sont spécifiquement dédiés. Ces récits consacrés à l’expression émotionnelle de l’amour ne sont pas étrangers aux enjeux sociaux puisqu’ils participent à souder des communautés – il en va ainsi de l’aristocratie dans la littérature courtoise – ou à définir la juste place de l’amour, ou des amours, dans l’ordre social. Nous proposons donc au cours de cette journée d’étude d’envisager les pratiques, les discours et les représentations permettant d’accéder aux rôles sociaux de l’amour selon trois axes d’études.

Axe I : Relations sexuelles et conjugales

L’expression “faire l’amour” ne désigne l’acte sexuel qu’à partir du xviie siècle, et ne s’affirme surtout qu’à l’époque contemporaine. Associer amour et sexualité n’a en effet rien d’évident. Plus généralement, le vocabulaire de l’amour et de l’union cache la complexité des rapports entre conjugalité, mariage et sexualité. Parmi les pratiques affectives recouvertes par le terme « amour », les relations sexuelles semblent avoir une position à part. Les tentatives d’encadrement des pratiques sexuelles tout au long du Moyen Âge et de l’époque moderne indiquent en effet qu’elles peuvent être un facteur de désordre social, plutôt que des liants sociaux. Pourtant, la relation sexuelle crée bien des liens entre les personnes impliquées, notamment par la potentielle naissance d’une descendance. Par ailleurs, si elle n’implique pas nécessairement le sentiment amoureux, elle y est souvent associée, ainsi dans l’eros des poètes qui mêle amour et désir sexuel. La répression du concubinage et la condamnation de l’infidélité par les autorités ecclésiastiques tendent toutefois à confiner la sexualité légitime auxlimites du mariage. Les amours charnelles sont alors subordonnées aux impératifs de reproduction et au cadre de la famille.

Les pratiques sexuelles peuvent être incluses dans le domaine des pratiques affectives au sens large, et invitent à penser la diversité des relations qu’elles créent. Les travaux récents d’histoire du genre mettent en avant la pluralité des sexualités : maritale, extra-maritale, hétérosexuelle, homosexuelle[9]. La sexualité homosexuelle vient notamment travailler le lien entre amour et conjugalité, car les amours homosexuelles existent essentiellement en dehors du mariage[10]. Même au sein du couple, la sexualité pose parfois problème : aux yeux de l’Église, le mariage idéal est chaste, à l’image de la relation entre Marie et Joseph. La sexualité conjugale est donc permise uniquement pour engendrer une descendance. Elle peut cependant être une source de souffrances : des époux qui ne s’aiment pas peuvent répugner à s’unir, et le sexe devenir un espace de violences. Dans le viol et notamment dans le viol conjugal, elles sont parfois camouflées sous le vocabulaire et les apparences de l’amour[11]. Entre maîtres et esclaves, les relations sexuelles peuvent aussi être un espace où se rejoue la domination coloniale[12].

L’amour conjugal ne va par ailleurs pas de soi : Georges Duby écrit en 1988 que « le mariage n’est pas le lieu de ce que l’on définit alors comme l’amour[13] ». La passion amoureuse n’a pas sa place dans le mariage, fondement de l’ordre social et érigé en sacrement chrétien au xiie siècle. La collaboration quotidienne des époux peut toutefois faire naître des pratiques affectives conjugales, dans l’intimité de la vie partagée et dans la mise en scène de l’affection, par exemple dans les correspondances familiales. À partir du xviie siècle, le lien conjugal devient la cellule principale au sein des familles[14]. La valorisation progressive du mariage voit ainsi naître, au xviiie siècle, l’idéal partagé du mariage d’amour.

L’amour fait enfin l’objet de nombreuses représentations artistiques et littéraires plurielles, voire contradictoires, formant une culture de l’amour qui peut influencer les pratiques affectives des amoureux et amoureuses. L’exemple le plus frappant de la période est l’amour courtois, qui représente l’amour pour une dame mariée, inaccessible, un amour donc le plus souvent non consommé. De même, les dogmes religieux sont porteurs de représentations de l’amour, dans les textes des clercs, mais également dans les images de l’union à Dieu qui se teintent parfois d’une dimension mystique et érotique. L’étude des représentations populaires de l’amour est particulièrement encouragée, en ce qu’elle permet d’inclure, à travers des chansons, des poèmes ou des contes populaires, des catégories sociales qui sont plus difficiles à étudier, notamment les populations paysannes[15].

Axe II : Tisser les nœuds de la concorde

            Penser que les chansons de geste et les romans courtois n’offrent à lire qu’une course éperdue à l’amour serait oublier que les quêtes que l’on y suit sont toujours doublées d’enjeux d’ascension morale, mais aussi sociale. L’amour, dans cette littérature comme dans le monde social qui la produit[16], loin d’être une simple passion de jeunes chevaliers, apparaît bien comme une pratique incontournable pour réaliser une ascension personnelle. Toutefois, si l’amour est l’expression d’une ascension sociale, qui se manifeste avec le plus de force par le mariage, il est avant tout celle d’une ordre social stable. L’amour, et son degré antérieur qu’est l’amitié, sont en effet les meilleures sources de garantie de la cohésion sociale et du maintien de la concorde autant entre différentes communautés qu’au sein d’une même communauté, qu’elle s’étende à la famille, à l’entourage social immédiat ou à un ensemble imaginé[17]. L’amour et ses expressions animent les actions des gouvernants tout en nourrissant les équilibres sociaux au sein des sociétés médiévales et modernes de l’Occident. L’amour agit ainsi au cœur du lien social à travers un véritable répertoire gestuel et un ensemble de valeurs qu’il est nécessaire de prendre en compte[18].


            A rebours d’une vision faisant de ces siècles une période de passions, il apparaît que les sentiments se trouvent fréquemment mis au service de la raison. Incontournable à la légitimation du pouvoir, comme dans son application pratique, l’amour est au fondement des liens sociaux, tout en contribuant à renforcer la cohésion identitaire des communautés[19]. Ainsi, sa démonstration publique, notamment à travers des cérémonies telles que le mariage, le serment ou les réjouissances, permet de régler les querelles et rétablir la paix[20]. Un usage intéressé permet également de franchir des barrières communautaires, qu’elles soient religieuses, politiques, sociales ou culturelles, autrement imperméables, assurant par ce biais l’entente et la prospérité des individus en leur sein[21].


            Au sein de ces sociétés éminemment agonistiques – ce qui est particulièrement avéré chez les élites aristocratiques, desquelles nous connaissons le mieux les joutes amoureuses – il se forme un équilibre entre amicitia & hostilitas. L’amour peut dès lors être compris comme la plus forte expression de la première et par conséquent le meilleur moyen de se prémunir de la seconde[22]. Aimer permet alors de sceller des alliances, d’éviter les représailles, de rétablir la paix, ou d’ouvrir une nouvelle possibilité d’échange entre des communautés, tout en renforçant le pouvoir intrinsèque des ensembles s’aimant. L’amour communautaire représenterait pour ses membres une source de fierté, laquelle renforcerait l’attachement voué à l’entité dont ils dépendent. D’après un modèle civique, remis à jour au grès des époques selon différentes perspectives, qu’elles soient chrétiennes, royales, impériales ou nationales, l’amour formerait le socle sur lequel repose la communauté, dont les différents membres partagent un attachement commun à ces valeurs émotionnelles[23].


            Pour autant, cette fonction sociale d’un amour qui nous apparaît entièrement intéressé diffère largement des modèles successivement mis en avant par les sociétés médiévales comme modernes. Dans l’optique de magnifier un amour indissociable de la concorde, les auteurs de ces périodes n’hésitent pas à alimenter une ambiguïté, en dissimulant ces intérêts sous une palette d’émotions exacerbées. Aimer librement se heurte donc de plein fouet à l’enjeu supérieur de la recherche de la paix civique. Fuyant le modèle d’amitié cicéronien, aimer en ce temps est bien une affaire collective et indubitablement insérée dans des espérances de contrepartie. L’amour est socialement façonné pour tenir le rang d’un outil socio-politique, qui n’accorde qu’une maigre place au sentiment.

Axe III : Une charité bien ordonnée

Dans l’Occident chrétien médiéval et moderne, l’amour parfait a un nom : la charité. Paul de Tarse (1 Cor. 13, 1-13) la définit comme un amour pur, désintéressé et dépourvu de tout orgueil, mais également comme un élan, et non comme une simple pratique de don matériel. Dans cette conception, faire la charité, c’est rendre concret l’amour de Dieu pour les hommes, sans réciprocité[24]. Toutefois, dans les faits, la charité est souvent indissociable de l’intérêt et du pouvoir. L’intérêt de cet amour désintéressé est avant tout le salut, mais la charité offre aussi l’opportunité de manifester et de légitimer l’étendue de sa richesse et de son pouvoir. Si, depuis Augustin, la charité est pensée comme un ordo amoris ou un ordo caritatis (envers Dieu, soi-même et les autres), la mise en pratique de cette charité manifeste également un ordre, celui de la société. Dans la perspective de cette journée, il est intéressant d’aborder la charité en actes pour dévoiler son rôle social en tant qu’elle donne une cohésion à la communauté en l’ordonnant.
            D’une part, la charité fait communauté, notamment à travers la création d’institutions charitables qui tissent des liens sociaux entre les donateurs, ceux qui prodiguent la charité au quotidien dans ces institutions et ceux qui la reçoivent. Si l’Église occupe une place centrale dans cette organisation de la charité, des puissants laïcs, des villes, et des confréries s’en emparent et fondent différentes institutions au service des plus démunis. Ces fondations, mais aussi les actes individuels comme la simple aumône, renforcent les communautés qu’elles soient chrétiennes, catholiques ou protestantes. Cet outil de la charité est également utilisé au-delà du contexte chrétien, parmi les diasporas et les communautés minoritaires juives et musulmanes[25].

D’autre part, la charité ordonne la communauté, puisque dès le ive siècle, la charité devient un instrument entre les mains des évêques pour fonder leur pouvoir sur les communautés urbaines à travers l’assistance aux pauvres[26]. Qu’ils fondent un monastère ou un hôpital, les grands donateurs, dont le profil se diversifie, accompagnent cet acte de discours qui les glorifient et qui légitiment leur pouvoir puisque la charité fait partie des vertus indispensables aux (bons) princes. La charité est, en outre, un instrument de mise en ordre morale de la société. La charité, dès la fin du Moyen Âge[27], se fait de plus en plus sélective : tant les institutions que les individus séparent les « bons pauvres » à qui on peut faire la charité, des « mauvais pauvres » qui doivent être exclus des liens sociaux de la charité. Si faire l’amour ne va parfois pas sans dissensions et violences, la charité n’exclut pas les conflits entre ceux qui entendent la faire[28].

Modalités de participation

Les propositions de communication, rédigées en français, devront comporter un titre provisoire, une présentation en 400 mots maximum ainsi qu’une courte biographie en 100 mots environ. Elles devront être envoyées par mail (jedoctorantscrm@gmail.com) avant le 31 mai 2025, date à laquelle elles seront étudiées par les membres organisateurs qui font office de comité scientifique. Les auteurs des propositions retenues seront avertis par mail avant fin juin 2025 de leur participation et des modalités pratiques de la journée d’étude. Les communications d’une vingtaine de minutes devront être présentées sur place, au Centre Roland Mousnier.

Comité scientifique (doctorantes et doctorants du Centre Roland Mousnier) :

–       Matthieu Bayle

–       Borromée Cavro

–       Alexandre Getenet

–       Camille Hamon

–       Zoé Plaza-Leroux

–       Éric Védrenne


[1] H. Debax, « Le serrement des mains. Éléments pour une analyse du rituel des serments féodaux en Languedoc et en Provence (XIe-XIIIe siècles) », dans Le Moyen Age. Revue d’histoire et de philologie, tome CXIII (1), 2007, p. 9-23.

[2] R. MacMullen, Les Émotions dans l’Histoire, ancienne et moderne, Paris, Les Belles Lettres, 2004, p. 93.

[3] H. Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience, Paris, Presses Universitaires de France, 2013. [1889].

[4] É. Durkheim, Les Règles de la méthode sociologique, Paris, Presses Universitaires de France, 2013. [1895].

[5] D. Le Breton, Les Passions ordinaires. Anthropologie des émotions, Paris, Payot, 1998.

[6] D. R. Middleton, “Emotional Style: the Cultural Ordering of Emotions”, dans Ethos, 17, 1989, pp. 189-201, p. 187.

[7] P. L. Berger et Thomas Luckmann, The Social Construction of Reality. A treatise in the sociology of knowledge, Anchor Books, New York, 1966.

[8] J. Blanchard, Poétiques de l’amour. Sexualité, genre, pouvoir. XIe-XVe siècle, Paris, Passés Composés, 2022.

[9] S. Steinberg, Une histoire des sexualités, Paris, Presses universitaires de France, 2018.

[10] G. Ferguson, Same-Sex Marriage in Renaissance Rome. Sexuality, Identity, and Community in Early Modern Europe, Ithaca/Londres, Cornell University Press, 2016.

[11] A. Limbada, La nuit de noces. Une histoire de l’intimité conjugale, Paris, La Découverte, 2023 ; Georges Vigarello, Histoire du viol. XVIe-XXe siècle, Paris, Seuil, 1998.

[12] J. Palmer, « Quotidien Intimacy: Gender and Slavery in Eighteenth-Century La Rochelle », Lumières : Histoire. Littératures. Philosophie, 35(1), 2021, p. 57-70.

[13] G. Duby, Mâle Moyen Âge : de l’amour et autres essais, Paris, Flammarion, 1987, p. 45.

[14] M. Daumas, Le mariage amoureux. Histoire du lien conjugal sous l’Ancien Régime, Paris, Armand Colin, 2004.

[15] A. Farge, Le hasard amoureux, Droue-sur-Drouette, Éditions la Pionnière, 2023 ; Jean-Louis Flandrin, Les amours paysannes : XVIe-XIXe siècle, Paris, Gallimard, 1993.

[16] G. Duby, Guillaume le Maréchal ou le meilleur chevalier du monde, Paris, Fayard, 1984.

[17] B. Anderson, Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, Londres, Verso Books, 1991.

[18] D. Boquet et al. (dir.), Sensible Moyen Âge : une histoire des émotions dans l’Occident médiéval, Paris, Éditions du Seuil, 2015.

[19] R. Le Jan, Amis ou ennemis ? Émotions, relations, identités au Moyen Âge, Paris, Seuil, 2024.

[20] G. Althoff, Verwandte, Freunde und Getreue. Zum poltischen Stellenwert der Gruppenbindungen im früheren Mittelalter, Darmstadt, Wissenschaftliche Buchgesellschaft, 1990.

[21] F. Trivellato, The familiarity of strangers: the Sephardic diaspora, Livorno and cross-cultural trade in the early modern period, New Haven, Conn., Yale University Press, 2009.

[22] R. Keller, Les profits de la guerre. Prédation et pouvoir dans le monde franc (VIe-Xe siècle), Thèse de doctorat, Université Paris Est Marne-la­Vallée, 2013.

[23] A. Corbin et al. (dir.), Histoire des émotions. De l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2016.

[24] A. Guerreau-Jalabert, « Spiritus et caritas. Le baptême dans la société médiévale », dans F. Héritier et É. Copet-Rougier (dir.), La parenté spirituelle, Paris-Bâle, Editions des archives contemporaines, 1995, p. 133-203.

[25] N. Muchnik, « Charité et communauté diasporique dans l’Europe des XVIe-XVIIIe siècles », Revue d’histoire moderne & contemporaine, n° 61 (2014/3), p. 7-27.

[26] P. Brown, Pouvoir et persuasion dans l’Antiquité tardive, Paris, Seuil, 1998.

[27] M. Mollat, Les pauvres au Moyen Âge, Paris, Hachette, 1978.

[28] C. Jones, The Charitable Imperative. Hospitals and Nursing in Ancien Régime and Revolutionary France, Londres, Routledge, 1989.

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Appel à contribution – Les Rencontres de musicologie médiévale (2026)

Les Rencontres de musicologie médiévale sont proposées annuellement par le Groupe des médiévistes de la Société française de musicologie. Elles répondent au désir d’insuffler une dynamique disciplinaire, scientifique et humaine à la communauté des médiévistes français et francophones. Ces Rencontres, dont la première édition s’est tenue à Paris en juin 2021, sont un lieu d’échanges entre musicologues médiévistes, chercheurs des disciplines connexes, ainsi que divers acteurs de la musique et de la musicologie médiévales. Elles sont l’occasion d’entendre des communications pendant lesquelles sont présentés des travaux achevés, des recherches en cours ou des projets scientifiques, artistiques et pédagogiques. S’y ajoute un volet de réflexion disciplinaire sur la recherche, l’enseignement et la diffusion de la musique médiévale, mené sous forme de courtes communications, de tables rondes et d’ateliers.

Appel à communication

L’appel s’adresse à la communauté musicologique française et internationale, chercheurs comme étudiants de master et de doctorat, aux chercheurs des disciplines connexes, ainsi qu’aux autres acteurs de la musique médiévale, tels les interprètes, luthiers, programmateurs ou médiateurs culturels. Les communications devront se faire en français.

Cette année, l’appel comprend quatre volets :

– Un appel à communication libre, ouvert à tous les sujets de recherche liés à la musique médiévale.

– Un appel destiné aux étudiants de master et de doctorat afin qu’ils présentent leur travail de recherche en cinq minutes lors d’une session dédiée. Il est également possible, pour les étudiants de doctorat, de proposer une communication plus longue.

– Un appel à présentation d’ouvrages parus récemment ou de projets de recherche.

– Un appel à présentation sous forme de poster, tout particulièrement pour les projets.

Les propositions de communication ne devront pas excéder 300 mots. Outre les informations habituelles, on y trouvera le statut du communicant, son affiliation éventuelle, le format et la durée souhaités (dans la limite de 30 min). Les Rencontres se voulant avant tout un lieu d’échanges sans format prédéterminé, les communicants ne doivent pas hésiter à proposer des formules originales. En outre, il est possible de soumettre une communication faisant intervenir plusieurs personnes, ainsi qu’une session de plusieurs communications.

Les propositions devront être envoyées à l’adresse rmm@sciencesconf.org avant le 30 juin 2025.

Dans la mesure du possible, des aides ponctuelles pourront être accordées aux intervenants (notamment aux étudiants) ne pouvant être financés par leur institution de recherche.

Les Rencontres de musicologie médiévale étant placées sous l’égide de la Société française de musicologie, il est d’usage que les communicants soient adhérents au moment des Rencontres.

Calendrier

30 juin 2025 : clôture de l’appel à communication (à l’exception des propositions pour la session « Étudiants »)

30 septembre 2025 : clôture de l’appel pour les étudiants de Master ou Doctorat souhaitant faire une courte présentation de leurs recherches lors de la session « Étudiants ».

12-14 janvier 2026 : sixième édition des Rencontres de musicologie médiévale

Lieu

Université de Lorraine – Metz (57000), Ile du Saulcy.

Organisateurs

Kévin Roger (Université de Lorraine, CRULH)

Océane Boudeau (Universidade Nova de Lisbonne et SAPRAT/EPHE, Paris)

Anne-Zoé Rillon-Marne (UCO, Angers ; IReMus)

Gaël Saint-Cricq (Université Lumière Lyon 2, IHRIM)

Comité scientifique

Océane Boudeau (Universidade Nova de Lisbonne ; SAPRAT/EPHE, Paris)

Gisèle Clément (Université Paul-Valéry Montpellier 3 ; CEMM)

Florence Mouchet (Université Toulouse – Jean Jaurès ; LLA-CREATIS)

Isabelle Ragnard (Sorbonne Université, IReMus)

Anne-Zoé Rillon-Marne (UCO, Angers ; IReMus)

Kévin Roger (Université de Lorraine, CRULH)

Gaël Saint-Cricq (Université Lumière Lyon 2, IHRIM)

Nous contacter

rmm@sciencesconf.org

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