Publication – Stéphane Bourdin, Michel Paoli et Anne Reltgen-Tallon (dir.), « La forme de la ville de l’Antiquité à la Renaissance »

Cet ouvrage étudie la notion de la forme d’une ville par une approche transdisciplinaire qui met en perspective les acquis de l’histoire, de l’histoire de l’art, de l’archéologie, de la littérature comparée. Du Nord-Est iranien à la Libye en passant par les villes de la Méditerranée antique et de l’Occident médiéval au Paris de la Renaissance, il permet de comprendre les multiples façons dont la forme de la ville a été pensée et a pu constituer un enjeu identitaire, en même temps que la traduction concrète d’une idéologie ou d’un pouvoir politique.

Avec le soutien de TrAme (EA 4284) et de l’université de Picardie-Jules-Verne.

1432653886Table des matières : ici

Informations pratiques :
Stéphane Bourdin, Michel Paoli et Anne Reltgen-Tallon (dir.), La forme de la ville de l’Antiquité à la Renaissance, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015 (Histoire). 16,5 x 24 cm, 482 p., couleurs et N&B. ISBN : 978-2-7535-3625-8. Prix : 23,00 €.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Appel à contribution – La résurrection de Lazare

Jeudi 17 et vendredi 18 mars 2016 – université d’Artois, campus d’Arras

Fidèle à une alternance entre Ancien et Nouveau Testaments, le colloque annuel de Graphè portera en 2016 sur un miracle que Jean est seul à rapporter dans une longue péricope (Jn 11, 1-44).

Ils sont trois dans les évangiles à avoir été ramenés à la vie : la fille du notable Jaïre (Mc 5), le fils de la veuve à Naïm (Lc 7) et Lazare, le frère de Marthe et Marie. C’est à ce dernier que sera consacré le colloque que l’on ne confondra pas avec le pauvre de la parabole du mauvais riche (Lc 16). Quatre jours après la mort de son ami, Jésus se rend à Béthanie et demande qu’on enlève la pierre qui ferme le tombeau. Puis, d’une voix forte, il appelle le défunt par son nom et Lazare sort des ténèbres, les mains liées de ses bandelettes et le visage caché dans un suaire.

Le dernier « signe » donné par Jésus met en scène la condition mortelle de l’homme. Cette katabase chrétienne possède une forte charge symbolique. S’il revient à la vie, Lazare n’en demeure pas moins mystérieux et suscite nombre d’interrogations. Porteur d’une espérance fondamentale, il apparaît comme un personnage à la fois historique et éminemment littéraire, d’une rare modernité. Jean Cayrol invente le qualificatif « lazaréen » pour désigner l’errance de ceux qui sont revenus de l’enfer des camps nazis alors que Jean Giono assimile le retour de Lazare à une renaissance généreuse de la nature.

L’attente de Jésus avant de rejoindre Béthanie, ses larmes surprenantes qui s’unissent à l’émotion générale, le silence de Lazare sur son séjour dans l’au-delà font de l’épisode johannique un récit ouvert que la postérité ne manquera pas de questionner et d’interpréter. Le récit est étroitement associé au cycle liturgique pascal et baptismal car la victoire temporelle sur la mort est aussi celle sur le péché. Les Pères de l’Église y voient la préfiguration de la résurrection des morts à la fin des temps. La tradition orientale élève Lazare au rang de premier « évêque » de Chypre quand La Légende dorée rapporte qu’il a évangélisé Marseille, après avoir débarqué en Camargue avec ses sœurs et plusieurs disciples. Le merveilleux s’invite naturellement dans le récit. Dans son Mystère de la Passion Arnoul Gréban accorde une large place au personnage tandis que Bossuet donne à voir le corps de Lazare dans son célèbre sermon sur la mort. Hugo en appellera au ressuscité à des fins politiques et d’aucuns en feront même un « homme nouveau ». L’ombre de Lazare hante l’imaginaire européen jusqu’au fantastique. Mais l’ami de Jésus est aussi considéré comme un personnage négatif, assimilé malgré lui à une espèce de mort-vivant qui a du mal à retrouver sa place parmi ses semblables, à l’instar du colonel Chabert.

On ne s’étonnera pas que la résurrection de Lazare soit l’un des motifs les plus fréquents dans les catacombes et sur les sarcophages antiques. Giotto et Roublev, Caravage, Rembrandt et Van Gogh saisiront l’occasion offerte par le texte évangélique de mettre en image ce retour à la vie terrestre, tout en jouant sur la représentation du tombeau en de subtiles variantes.

Toujours au regard du texte biblique, dans une perspective diachronique et une démarche interdisciplinaire, l’appel à communications porte sur les relectures littéraires et artistiques que la résurrection de Lazare a suscité au fil des siècles dans la culture occidentale.

Les propositions de communications (titre, court résumé et bref C.V.) sont à envoyer avant le 31 août 2015 à : jmarc.vercruysse@univ-artois.fr

Source de l’information : Ménestrel

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Publication – Clemens Gantner, Rosamond McKitterick, Sven Meeder (éd.), The Resources of the Past in Early Medieval Europe

This volume analyses the importance of history, the textual resources of the past and the integration of Christian and imperial Rome into the cultural memory of early medieval Europe within the wider question of identity formation. The case studies in this book shed new light on the process of codification and modification of cultural heritage in the light of the transmission of texts and the extant manuscript evidence from the early middle ages. The authors demonstrate how particular texts and their early medieval manuscript representatives in Italy, Francia, Saxony and Bavaria not only reflect ethnic, social and cultural identities but themselves contributed to the creation of identities, gave meaning to social practice, and were often intended to inspire, guide, change, or prevent action, directly or indirectly. These texts are shown to be part of a cultural effort to shape the present by restructuring the past.

9781107091719

Table des matières :

Introduction: cultural memory and the resources of the past – Walter Pohl and Ian Wood

Part I. Learning Empire:

1. Creating cultural resources for Carolingian rule: historians of the Christian empire – Walter Pohl
2. Cassiodorus’s Historia tripartita before the earliest extant manuscripts – Desirée Scholten
3. Politics and penance: transformations in the Carolingian perception of the conversion of Carloman (747) – Erik Goosman
4. Lessons in leadership: Constantine and Theodosius in Frechulf of Lisieux’s Histories – Graeme Ward

Part II. The Biblical Past:

5. Carolingian political discourse and the biblical past: Hraban, Dhuoda, Radbert – Mayke de Jong
6. Biblical past and canonical present: the case of the Collectio 400 capitulorum – Sven Meeder
7. Divine law and imperial rule: the Carolingian reception of Junilius Africanus – Marianne Pollheimer
8. Framing Ambrose in the resources of the past: the late antique and early medieval sources for a Carolingian portrait of Ambrose – Giorgia Vicino

Part III. Changing Senses of the Other from the Fourth to the Eleventh Centuries:

9. Pagans, rebels and Merovingians: otherness in the early Carolingian world – Richard Broome
10. Who are the Philistines? Bede’s readings of Old Testament peoples – Ian Wood
11. Gens perfida or populus Christianus? Saxon (in)fidelity in Frankish historical writing – Robert Flierman
12. Fragmented identities: otherness and authority in Adam of Bremen’s History of the Archbishops of Hamburg-Bremen – Timothy Barnwell

Part IV. The Migration of Cultural Traditions in Early Medieval Europe:

13. Transformations of the Roman past and Roman identity in the early Middle Ages – Rosamond McKitterick
14. The eighth-century papacy as cultural broker – Clemens Gantner
15. Transformations of Late Antiquity: the writing and re-writing of church history at the monastery of Lorsch, c.800 – Helmut Reimitz

Conclusion – Mayke de Jong and Rosamond McKitterick
Bibliography
Index.

Informations pratiques :
Clemens Gantner, Rosamond McKitterick, Sven Meeder (éd.), The Resources of the Past in Early Medieval Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2015. ISBN : 9781107091719. Prix : 65,00 £.

Source : Cambridge University Press

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Appel à contribution – Les historiographies des mondes normands, XVIIe-XXIe siècle : construction, influence, evolution

Les historiographies des mondes normands, XVIIe-XXIe siècle :construction, influence, évolution

Colloque international organisé à Ariano Irpino 9-10 mai 2016
(resp. : P. Bauduin, E. D’Angelo)

Versions anglaise et italienne de l’appel : ici

Le colloque se propose d’examiner les « modèles historiographiques », élaborés pour l’étude des mondes normands médiévaux. On entendra par-là, les grilles d’interprétation du passé qui orientent durablement notre lecture et notre compréhension des faits historiques dans chacun des pays ou régions concernés par l’expansion des Normands.

Concernant la période viking et l’installation des Scandinaves dans différentes régions de l’Europe, les questionnements ont été différents et les réponses pour tenter de les résoudre ont fortement influencé chacune des historiographies . L’historiographie scandinave a longtemps mis en avant l’homogénéité culturelle de la Scandinavie pendant la période viking et l’histoire de celle-ci a souvent été vue comme celle des Danois, des Norvégiens et des Suédois et de leur pays . Pour la France, les questions ont concerné longtemps l’impact des attaques vikings sur l’évolution interne du monde franc. L’histoire des débuts de la principauté normande a été construite sur deux grands paradigmes historiographiques : l’opposition continuité/discontinuité par rapport à la Neustrie carolingienne et le modèle centre/périphérie dans la construction de l’Etat et de la société normandes. En Angleterre, le débat a été très intense sur la taille des armées vikings, sur la densité de l’implantation des migrants et sur les structures sociales qu’ils avaient pu amener ou consolider. Pour l’Irlande, l’attention a longtemps été centrée sur les profondes transformations connues par l’île du fait des invasions vikings. Concernant l’Ecosse, des questions récurrentes portent sur les modalités, pacifiques ou non, par lesquelles les Vikings se sont appropriés les archipels écossais et sur le sort des populations pictes. La Russie a connu depuis le XVIIIe siècle des débats intenses autour de deux systèmes (qu’on qualifia plus tard de « normannisme » et d’« antinormannisme »), avec d’une part une « théorie normande » qui attribuait l’essentiel du développement social et politique de la Russie au facteur scandinave et de l’autre le tenants d’une genèse autochtone (et d’abord slave) de la Rous.

L’ « aventure des Normands » aux XIe-XIIe siècles (F. Neveux) suscita l’admiration et la fierté en France et en Italie, où on a pu louer la combativité, le sens de l’Etat des conquérants puis, à la faveur des critiques du colonialisme, la cohabitation culturelle des communautés dont la Sicile aurait été le lieu unique . La réflexion sur l’historiographie de la conquête normande a rappelé l’importance accordée, par le passé, à l’héritage légal de la période normande et à son inscription dans l’agenda politique de l’Angleterre, notamment par le biais de la théorie du « joug normand » développée au XVIIe siècle. L’évolution des problématiques de recherche dans la seconde moitié du XXe siècle, les usages des concepts d’ « empire » – l’expression The Norman Empire due à Charles Homer Haskins fut le titre d’un ouvrage de John Le Patourel (1976) – et de « colonisation » et les débats qu’ils ont suscités ont profondément marqué les historiographies britannique et américaine et connaissent aujourd’hui de nouveaux développements . La place et le positionnement de ces traditions historiographiques est un des chantiers importants pour définir clairement la position des observateurs et afin de comprendre les images qui ont pu être construites ou la fascination qu’elles produisent.

Evidemment, sur beaucoup de points les modèles élaborés ont été déconstruits et de nouveaux questionnements ont vu le jour, autour de thèmes qui s’affranchissent du cadre régional ou national : on songe par exemples à ceux qui ont été élaborés autours de sujets tels que les identités, la « diaspora » (viking et/ou normande), l’ « européanisation de l’Europe », les frontières, centres et périphéries, les transferts culturels… Certaines de ces questions reflètent tout à la fois l’influence de courants ou d’écoles historiographiques contemporains (Cultural history, Postcolonial history…) et les préoccupations de nos sociétés (globalisation, construction européenne…).

La rencontre organisée à Ariano Irpino s’attachera notamment à examiner les constructions historiographiques élaborées depuis le XVIIe siècle, en voyant la place des « Normands » dans le « roman national » élaboré dans chaque pays. Il s’agira également d’évaluer leur influence sur notre connaissance de l’histoire des mondes normands. Quels axiomes ont influencé les débats historiographiques ? Au-delà de leur identification et de leur inventaire, il est nécessaire d’en comprendre la généalogie, les implications, la prégnance, le rejet ou la déconstruction. Le colloque cherchera à explorer les orientations d’une histoire des mondes normands élaborée à partir de questionnements qui dépassent les cadres nationaux, les écoles ou les traditions académiques.

Comité scientifique/ Scientific committee/ Comitato scientifico : Pierre Bauduin (Caen), Edoardo D’Angelo (Napoli), Daniel Power (Swansea), Jón Viðar Sigurðsson (Oslo), Elisabeth Van Houts (Cambridge), Ortensio Zecchino (CESN)

Les propositions de communication sont à envoyer, avec un court résumé, pour le 15 octobre 2015 à l’adresse suivante : pierre.bauduin@unicaen.fr ; edoardo.dangelo@unisob.na.it

CESN : http://www.cesn.it/
CRAHAM : http://www.unicaen.fr/craham/

Source : Centre Michel de Boüard

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Appel à contribution – Mondes animaliers dans le monde médiéval et à la Renaissance

Université de Picardie-Jules Verne – Unité de recherche TRAME (E.A. 4284) – Textes, représentations, archéologie, autorité et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance

9-11 mars 2016, Amiens

L’auteur du IXe siècle du poème vieil anglais La Panthère s’extasie devant la multiplicité des espèces animales et la merveilleuse fécondité de la terre :

En nombre incalculable sont les multiples espèces animales qui peuplent la terre dont on ne peut ni rendre justice aux nobles qualités ni savoir combien elles sont. Ces oiseaux et ces bêtes, qui parcourent notre monde en multitude, se trouvent en aussi grande abondance que les flots – l’océan qui gronde, la houle des vagues salées – et qui entourent cette belle terre féconde.

On pourra présenter et étudier les textes médiévaux qui s’intéressent ainsi aux « espèces animales qui peuplent la terre » et qui attestent d’un début d’attention réaliste / scientifique au monde naturel : traités de chasse, de fauconnerie ou d’élevage, écrits des encyclopédistes du XIIIe siècle après la redécouverte des œuvres d’Aristote, littérature médicale. On y ajoutera les réalisations des artistes (tailleurs de pierre, verriers, miniaturistes, peintres, etc.) qui trouvèrent, eux aussi, dans la vision du monde animal une source inépuisable d’inspiration.

Il suffit, cependant, de s’arrêter un instant pour contempler les vitraux des cathédrales ou les chapiteaux des cloîtres ou des cryptes pour constater qu’animaux réels et bêtes fabuleuses se côtoient toujours : la distinction entre animaux réels et imaginaires existait-elle au Moyen Âge ? Les représentations sur les portails, sur les pinacles ou sur les miséricordes mais aussi les enluminures et initiales décoratives des manuscrits ne venaient-elles pas fournir une preuve tangible et concrète de l’existence des dragons, des sirènes et autres manticores ? Et que dire des bestiaires ou des récits de voyage pour lesquels nos critères de vraisemblance et de crédibilité n’avaient aucune valeur ? On constatera que dans les textes médiévaux, la description de l’animal prépare généralement le lecteur à dégager le sens profond (moral ou religieux) du passage ou de l’œuvre. L’animal est symbolique, il est signifiant allégorique et peut fournir les clefs nécessaires pour découvrir le sens caché des choses. Ainsi pourront le prouver des communications fondées sur des énigmes, des traités de morale, des sermons de prédicateurs, ou des Vies de Saints.

Les animaux des fables sont les masques des humains qui servent, eux aussi, à illustrer des vérités morales et religieuses. Car « la pensée médiévale est trop théocentrique, et par voie de conséquence, sa littérature est trop anthropocentrique, pour faire de l’animal son objet propre. L’animal n’apparaît dans cette littérature qu’en relation avec l’homme ou avec Dieu, au service d’un projet dont il n’est pas la fin » (Michel Zink). L’anthropomorphisme est, en effet, constant dans les romans animaliers, les débats, la poésie lyrique, les fables où les animaux discutent, par exemple, d’amour, de mariage, d’adultère mais aussi de problèmes religieux fort complexes. L’animal n’est-il pas un miroir déformant dans lequel l’homme peut contempler les défauts de son monde quotidien et aussi, pourquoi pas, ses propres vices ? Dans ces conditions, pourquoi avoir choisi des animaux comme interlocuteurs ? Qu’apporte leur présence ? La réponse est-elle une simple note de divertissement (n’oublions pas le comique développé du Roman de Renart) ou une charge parodique ? Les animaux transmettent-ils plus facilement une leçon, permettent-ils pour les auteurs médiévaux de guider plus facilement l’homme et de lui apprendre à distinguer le Bien du Mal ? N’est-ce pas clairement le cas dans les récits allégoriques qui donnent une vision manichéenne des animaux ou dans les listes d’analogies établies entre les péchés capitaux et certains animaux ? On s’intéressera aux animaux qui ont ainsi valeur figurative et exemplaire.

Peut-on alors conclure avec J. Bidard que « tant que l’homme médiéval s’est plu à reconnaître la multiplicité et la diversité de l’animal, ce dernier a pu s’adapter aux changements de la mentalité et de la sensibilité. Lorsque l’homme l’a réduit à un rôle didactique et systématique, son déclin a commencé » ?

Ainsi enluminures, miniatures, vitraux, sculptures, énigmes, traités de morale, sermons, Vies de Saints, fables, romans, récits de voyage, traités de chasse, bestiaires, etc. permettront aux participants de ce colloque de mars 2016 de rendre compte de la diversité des mondes animaliers médiévaux et des multiples questions qu’ils posent.

A titre exceptionnel, le colloque sera ouvert aux spécialistes de l’Inde et de l’Extrême-Orient : une session spéciale sera, en effet, consacrée aux littératures  de ces mondes lointains qui, à bien des égards, sont proches des écrits du Moyen Âge occidental.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir proposer votre sujet de communication le plus tôt possible, au plus tard le 15 juillet 2015 (vor dem 15. Juli 2015). A Danielle Buschinger : danielle.buschinger@wanadoo.fr

Source de l’information : Ménestrel

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Publication – Delphine Boyer-Gardner et Mathieu Vivas, « Déplacer les morts. Voyages, funérailles, manipulations, exhumations et réinhumations de corps au Moyen Âge »

Pourquoi déplaçait-on les morts ? Pour quels motifs, obligations ou contraintes ? Vers quelles destinations ? Quels moyens matériels étaient mis en œuvre ? Comment gérait-on un cadavre ou des ossements ? La diversité des situations qui ont amené les hommes du Moyen Âge à déplacer les morts et les solutions apportées pour permettre ces déplacements, qu’ils aient été des cadavres encore frais, en décomposition avancée ou réduits à l’état de squelette, constituent un champ de recherche encore peu exploité. Ce deuxième volume de la collection Thanat’Os, qui réunit archéologues, anthropologues et historiens, a pour objectif de proposer une première approche d’ensemble sur les formes et les enjeux des déplacements de corps morts au Moyen Âge en Europe Occidentale.

Why moving the dead? For what reasons, obligations or constraints? For which destinations? What material resources were implemented? How were corpse or bones managed? The diversity of the situations in which men were led to move the dead in the Middle Ages, and the solutions provided to enable these transfers, whether they were fresh corpses, in advanced decomposition or reduced to bones, is a field research still largely untapped. This second volume of the Thanat’Os collection, which brings together archaeologists, anthropologists and historians, provides a first comprehensive approach to the forms and issues of displacement of the dead in the Middle Ages in Western Europe

Édition des actes de la Journée d’étude organisée à la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine le 18 novembre 2010.

DBG-Vivas-209x300Table des matières :

Avant-propos

I – Conduire les morts vers une première sépulture

Emmanuelle Santinelli – Funérailles masculines, funérailles féminines : rituels communs et pratiques sexuées au haut Moyen Âge
Patrice Georges-Zimmermann – Être préparé pour le grand voyage. Traitements des corps morts plus ou moins loin au Moyen Âge
Guillaume Grillon – Lieux de vie, de trépas et de repos. Géographie de la mort en Bourgogne ducale (XIIIe-XVe siècles
Mathieu Vivas – Déplacer les « mauvais morts » au Moyen Âge (VIe-début XIVe siècle).

II – Manipulations secondaires de corps, aménagement et rationalisation des espaces funéraires

Frédérique Blaizot – Apporter, placer, déplacer et replacer : de l’expression individuelle à l’expression collective dans le cimetière des Ruelles, à Serris (Seine-et-Marne), du VIIe au début du XIe siècle
Valérie Delattre – Du cadavre à l’os sec : exhumer, trier puis ranger au Moyen Âge en Île-de-France
Alexandre Bande – Déplacer les cœurs et les entrailles à la fin du Moyen Âge
Mark Guillon – Déplacer les morts à l’abbaye d’Ardenne. De la réduction de corps à la sépulture secondaire.

Informations pratiques :

Delphine Boyer-Gardner et Mathieu Vivas, Déplacer les morts. Voyages, funérailles, manipulations, exhumations et réinhumations de corps au Moyen Âge, Bordeaux : Ausonius, 2014 (Collection Thanat’ Os, 2).

Source : CESCM

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Publication – John Drendel (ed.), « Crisis in the Later Middle Ages. Beyond the Postan–Duby Paradigm »

A critical appraisal of the influence exerted by Malthusian explanations of crisis in the early fourteenth century in the work of Michael Postan and Georges Duby.

These papers are taken from the first of a series of five international conferences devoted to the European conjuncture in 1300. They examine the enduring influence of Michael Postan’s Malthusian model of economic crisis, and in particular the impact upon non-English speaking historians of Postan’s ideas as interpreted by Georges Duby. Through both historiographical essays and original research, the authors reinterpret the later medieval crisis on the continent and in Britain. The vision they express is of a medieval society in which economic, political, and social threads wove together town and country in a complex web extending to the furthest reaches of the ‘margin’, in the highlands of the Mediterranean and on the heaths of England. In order to understand the later medieval crisis, our attention must shift to how individuals negotiated and manoeuvred among institutions of exchange, power, and culture in their bewildering complexity rather than focus upon the modelling of reified factors.

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Table des matières :

John Drendel – Introduction

Richard Britnell – Commercialization, Stagnation, and Crisis, 1250–1350
Christopher Dyer – Medieval Small Towns and the Late Medieval Crisis
John Langdon – The Long Thirteenth Century: An Era of Schumpeterian Growth?
Phillipp Schofield – M. M. Postan and the Peasant Economy
Anne Dewindt – Historians and Peasant Agency: Studies of Late Medieval English Peasants
John Munro – ‘Money Matters’: A Critique of the Postan Thesis on Medieval Population, Prices, and Wages
Erik Thoen and Tim Soens – The Family or the Farm: A Sophie’s Choice? The Late Medieval Crisis in Flanders —
Thierry Pécout – Le destin heuristique d’une histoire de la panique. La Crise en Provence au Moyen Âge finissant: Jalons historiographiques pour le XIVe siècle
Monique Bourin – De nouveaux chemins de développement dans le Languedoc d’avant la peste
Philippe Bernardi – Quand le bâtiment va … Une facette des rapports ville-campagne: Le Marché des matériaux
Francine Michaud – Réflexions sur la condition des travailleurs au cours du XIVe siècle à Marseille
Laure Verdon – Les capbreus royaux roussillonnais et la crise malthusienne
Constance H. Berman – Cistercian Agriculture in Female Houses of Northern France, 1200–1300

Informations pratiques :
John Drendel (ed.), Crisis in the Later Middle Ages. Beyond the Postan–Duby Paradigm, Turnhout, Brepols, 2015 (The Medieval Countryside, 13). XII+368 p., 10 b/w ill., 23 b/w tables, 1 b/w line art, 156 x 234 mm. ISBN: 978-2-503-54742-8. Prix : 90 euros.

Source : Brepols

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Colloque – Histoire et mémoire chez les chartreux (XIIe-XXe siècle)

Histoire et mémoire chez les chartreux (XIIe-XXe siècle)
IXe centenaire de la chartreuse de Portes (1115-2015)

portesColloque international
24-27 juin 2015 Belley (Ain) Maison Saint-Anthelme

Organisé par le LEM-CERCOR UMR 8584, les Analecta Cartusiana, la Société Nouvelle Gorini.

Programme : ici

Partenariat : Association Mahaut d’Artois, Centre de recherches cartusiennes, Société « Le Bugey », Association de restauration des Cartes de Chartreuse, Centre de recherches et d’études de spiritualité cartusienne.

Source : Cartusiana

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Conférence – Catherine Yvard, « Feuillets d’ivoire et de parchemin : Sculpture sur ivoire et art du livre, du XIVe au XVIe siècle ».

15/06/2015

École du Louvre, amphithéâtre Dürer
Palais du Louvre, Place du Carrousel, Porte Jaujard
75001 Paris

londres-va-livres-devotion-ivoireLa prochaine réunion des Ymagiers aura lieu le lundi 15 juin 2015, à 17 h 30, à l’Ecole du Louvre, amphithéâtre Dürer. Nous aurons le plaisir d’écouter Catherine Yvard, « Feuillets d’ivoire et de parchemin : Sculpture sur ivoire et art du livre, du XIVe au XVIe siècle ».

Comme toute autre œuvre d’art, la sculpture sur ivoire, pour être mieux comprise, doit être mise en rapport avec le reste de la production artistique de l’époque. Cette communication explorera les liens qu’entretiennent les ivoires sculptés avec les manuscrits et, plus tard, les gravures. Nous verrons que de nombreux livrets, tablettes à écrire et diptyques d’ivoire du XIVe siècle sont étroitement liés, tant du point de vue de leur iconographie que de leur fonction, aux manuscrits contemporains, et tout particulièrement aux ouvrages de dévotion individuelle. Plus tard, l’impact de l’imprimerie se fait ressentir sur le répertoire iconographique des ivoiriers : nous montrerons ainsi qu’un large groupe de baisers de paix exécutés autour de 1500 et dans les premières décennies du XVIe siècle prend pour modèles des estampes dans le style parisien d’Ypres. Il n’est pas surprenant de voir ces compositions traduites en ivoire puisque leur influence semble avoir pénétré tous les domaines de la production artistique à cette époque, de la broderie à l’orfèvrerie, de la décoration intérieure à l’émaillerie.

Catherine Yvard est historienne de l’art spécialisée dans l’enluminure du XVe siècle. Elle a travaillé sur des projets de numérisation des manuscrits médiévaux à la Chester Beatty Library à Dublin, à la Bodleian Library à Oxford, et à la British Library à Londres. Depuis 2008, elle est chef de projet pour le Gothic Ivories Project au Courtauld Institute of Art à Londres (www.gothicivories.courtauld.ac.uk). Sa mission touche à sa fin, avec aujourd’hui près de 5000 ivoires en ligne. A partir de juillet 2015, elle sera pour un an Research Fellow à Trinity College Dublin, dans un projet de numérisation de livres d’évangiles insulaires des Ve et VIIIe siècles. Ses recherches portent plus particulièrement sur les livres d’heures en France au XVe siècle et sur les échanges entre livre manuscrit et livre imprimé. Elle explore également le contexte de production de la sculpture sur ivoire aux xive et xve siècles et sa fortune ultérieure au XIXe siècle.

Source : IRHT

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Conférence – Maria Alessandra Billotta, « Un manuscrit juridique bolonais en France méridionale. Le Décret de Gratien, ms 67 du Carré d’Art de Nîmes »

Le 26 juin 2015, à 20h30, Maria Alessandra Billotta (historienne de l’art médiéval, enseignant-chercheur à l’IEM – Universidade Nova de Lisbonne) donnera une conférence intitulée Un manuscrit juridique bolonais en France méridionale. Le Décret de Gratien, ms 67 du Carré d’Art de Nîmes aux Archives départementales de l’Aude dans le cadre du cycle de conférences « Enluminure en Languedoc, IXe-XVIe siècle ».

Billotta - Mss enluminés - GratienL’historienne, qui s’intéresse tout particulièrement à la production et à la circulation des manuscrits juridiques enluminés entre la fin du XIII et la première moitié du XIV siècle dans le Midi de la France, fera porter son analyse sur l’un des trésors de la bibliothèque du Carré d’Art de Nîmes : le ms 67, un manuscrit du Décret de Gratien, l’une des plus importantes compilations de droit canonique.

L’étude de ce manuscrit, de son contexte et de sa décoration peinte ouvre des perspectives fort utiles pour la compréhension des échanges culturels et artistiques en Méditerranée occidentale.

Informations pratiques :
Archives départementales de l’Aude
41 avenue Claude Bernard, 11855 Carcassonne Cedex 9
Tél. : 04-68-11-31-54 ; Fax : 04-68-11-31-87 ; mail : archives@aude.fr ; site : audealaculture.fr

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