Publication – Michele Campopiano, « Storia dell’ambiente nel Medioevo. Natura, società, cultura »

Nel Medioevo la vita era indissolubilmente legata alla natura, la cui percezione era però in continuo movimento. Piante, animali, corsi d’acqua: tutto l’ambiente era modificato dall’agire degli esseri umani, e a loro volta le trasformazioni della natura influenzavano la vita delle comunità. Il libro indaga questi mutamenti in relazione ai cambiamenti economici e sociali. Analizza come in quel periodo l’idea stessa di natura si sia modificata in relazione alle pratiche di sfruttamento dell’ambiente e alle trasformazioni ecologiche. Riflette sulle categorie culturali che definivano i confini tra l’umano e l’animale e tra il naturale e il soprannaturale. Esplora il modo in cui la cultura medievale rappresentò le interazioni fra società e ambiente e la posizione dell’essere umano nel cosmo.

Insegna Storia medievale all’Università di Catania. Il suo Writing the Holy Land (Palgrave Macmillan, 2020) ha vinto il Premio San Francesco 2021.

Informations pratiques :

Michele Campopiano, Storia dell’ambiente nel Medioevo. Natura, società, cultura, Rome, Carocci, 2025 ; 1 vol., 176 p. (Quality Paperbacks). ISBN : 978-8-82902-796-5. Prix : € 17,00.

Source : Carocci

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – Michele Campopiano, « Storia dell’ambiente nel Medioevo. Natura, società, cultura »

École d’été – Les économies de la guerre aux époques médiévale et moderne. 13e école d’été d’histoire économique

Du 25 août 2025 au 27 août 2025
Suse (Italie)

La 13e école d’été d’histoire économique qui se réunira à Suse (Piémont, Italie) les 25, 26 et 27 août 2025 aura pour thème « Les économies de la guerre aux époques médiévale et moderne ». Cette thématique permettra de poursuivre et d’approfondir celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité, l’organisation du travail, les écritures de l’économie, entreprendre, la circulation des savoirs, le risque, les espaces du commerce, les économies de la nature).

La 13e école d’été d’histoire économique se propose d’aborder le thème fondamental de la guerre qui est une donnée permanente de la vie économique aux époques considérées. Elle agit sur les sociétés par une multiplicité de facteurs. Elle détruit, d’abord récoltes, habitats et infrastructures. Elle entraîne l’organisation de transferts de richesses mobilières par les pillages et les rançons et représente de ce fait un facteur d’appauvrissement des populations. Mais ces phénomènes ont leur revers. La guerre est aussi un facteur d’accélération de la circulation des richesses et de l’amélioration des techniques, particulièrement la sidérurgie, mais pas uniquement. Elle entraîne aussi l’apparition et le maintien de groupes sociaux entiers qui vivent alternativement de solde et de pillages. L’apparition d’un métier qui accapare la fonction militaire marque une rupture avec une société où le combat définit un état à l’intérieur de la société et non une activité propre à certains corps de l’État. L’existence de l’armée implique la permanence de l’impôt et, par conséquent, est l’un des facteurs de la mise en circulation des richesses par le biais de la ponction fiscale.

Institutions partenaires

L’école d’été d’histoire économique rassemblera des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, et des doctorants de toutes nationalités. Les institutions partenaires sont l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université de Toulouse Jean-Jaurès, l’EPHE, les Archives Nationales et le CNRS. Les laboratoires impliqués sont les suivants : LAMOP (UMR 8589, Paris 1/CNRS), FRAMESPA (UMR 5136, Toulouse Jean-Jaurès/CNRS), IDHE.S (UMR 8533 Paris 1, Paris-Nanterre, ENS Cachan/CNRS), ECHELLES (UMR 8264 Paris Cité/CNRS), SAPRAT (EA 4116 EPHE), BETA (UMR 7522, Strasbourg, Lorraine, Inrae/CNRS). 

La manifestation se déroule sous le patronage de l’Association Française d’Histoire économique (AFHé).

Organisateurs / comité scientifique

Michela Barbot (CNRS ENS Cachan, Idhe.s), Patrice Baubeau (Univ. Paris-Nanterre, Idhe.s), Marc Bompaire (EPHE, Saprat), Julie Claustre (Université Paris-Cité, Echelles), Anne Conchon (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Idhe.s), Laurent Feller (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lamop), Agnès Gramain (Université de Lorraine, Beta), Jérôme Hayez (CNRS, Lamop), Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse Jean-Jaurès, Framespa), Jean-François Moufflet (Archives Nationales), Cédric Quertier (CNRS, Lamop).

Dates et lieu

Suse (Piémont, Italie) du 25 au 27 août 2025

(arrivée des participants le 24 août dans l’après midi. Nuit d’hébergement supplémentaire prise en charge si départ le 28 août)

Objectifs et nature de l’opération

La nature du thème implique, outre la mobilisation d’historiens médiévistes et modernistes, la présence d’archéologues et d’économistes. La méthode proposée est de faire présenter une série d’exposés par des spécialistes et de les mettre en débat. Elle permet également de faire dialoguer médiévistes et modernistes et comparer l’avancée de leurs réflexions sur un thème donné, voire d’infléchir les doctrines. Le but poursuivi est d’approfondir nos connaissances et nos réflexions tout en permettant à des doctorants ou à des postdoctorants de s’associer aux travaux par une participation active. La partition des doctorants et postdoctorants prendra la forme d’exposés et de prises de paroles dans le débat suivant les interventions.

Présentation

Programme

Modalités d’inscription pour les doctorants / postdoctorants

Des places sont disponibles pour les jeunes chercheurs – doctorants ou post-doctorants – en histoire économique médiévale ou moderne, en économie, sociologie, géographie ou archéologie. Les langues de travail étant l’anglais et le français, les candidats devront avoir une connaissance minimale des deux langues (l’expression orale se fera dans la langue de son choix).

Il sera demandé aux candidats une communication orale de 20 minutes en rapport avec le sujet des journées. Cette communication se fera à partir de la présentation d’un fonds d’archives ou d’une source d’histoire économique qui a été au cœur de leur recherche.

L’organisation prendra en charge l’intégralité du séjour sur place. Les frais de déplacement (aller-retour) seront remboursés jusqu’à 200 euros.

Le nombre des places étant limité, les candidatures seront examinées par un comité de sélection composé des organisateurs scientifiques des journées.

Le dossier (en anglais ou en français) comprendra :
. Un curriculum vitae détaillé

. Une présentation (2 pages minimum) du sujet de doctorat, des sources utilisées et de la communication orale envisagée.

Les dossiers de candidature sont à envoyer avant le 27 mai 2025 (réponse le 2 juin)
à Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse Jean-Jaurès) : emmanuel.huertas@univ-tlse2.fr

Contact :

emmanuel.huertas@univ-tlse2.fr

Source : Université de Toulouse

Publié dans École d'été | Commentaires fermés sur École d’été – Les économies de la guerre aux époques médiévale et moderne. 13e école d’été d’histoire économique

Publication – Stefano Locatelli, « The Florentine Florin. The Politics and Culture of Money in the Middle Ages »

Minted in Florence around November 1252, the florin became one of the leading gold currencies of the Middle Ages. Historians agree that its success was mainly due to the need for a stable means of payment in the networks of international trade. The Florentine Florin investigates the florin as a medium with hitherto neglected political, social, and cultural dimensions. By bringing human agents and political institutions more prominently into the history of the coin, this book enhances our understanding of money and its nature from a historical perspective, and provides an original framework for the integrated study of material culture and economic practices.

Stefano Locatelli is Marie Sklodowska-Curie Actions (MSCA) Postdoctoral Fellow between Fordham University and the University of Milan.

Table des matières :

Introduction
1 The pre-history of the florin
2 The florin and the merchants
3 The florin and the Crown
4 The florin and the papacy
Conclusion
Appendix
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Stefano Locatelli, The Florentine Florin. The Politics and Culture of Money in the Middle Ages, Manchester, Manchester University Press, 2025 ; 1 vol., 272 p. (Artes Liberales). ISBN : 978-1-52615-813-0. Prix : GBP 85,00.

Source : Manchester University Press

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – Stefano Locatelli, « The Florentine Florin. The Politics and Culture of Money in the Middle Ages »

Publication – « Medievalism in Russian and Ukrainian Political Discourses », éd. Anastasija Ropa

Medievalism has been a common and hardly innocent practice in Eastern European political discourses ever since the dissolution of the USSR in the 1990s. To use but one example, both Russia and Ukraine have laid claims on such prominent historical figures as Prince Vladimir / Volodymyr the Great, Princess Olga, Boris and Gleb/Hlib, as well as on such semi-legendary characters as Ilya of Murom. The recent military conflict has led to a renewal of interest in the history of medieval Rus’ and to the rewriting and falsification of this history, particularly in the public sphere, education and political discourse. This multidisciplinary volume draws together contributions from scholars from different countries and different disciplinary backgrounds, who analyze a variety of media and sources in which medievalisms can be manifested. The authors examine the uses of medievalising statues, fiction, cartoons, tourism and popular history in Ukrainian and Russian political discourses. The aim of this volume is to take a balanced and wide-ranging approach to medievalism as a political weapon and a cultural mainstay and to facilitate a fruitful and respectful dialogue among scholars coming from diverse cultural and ethnic backgrounds with an interest in Slavic studies, medievalism, the use of history in public discourse and the history of ex-Soviet and post-communist countries.

ANASTASIJA ROPA holds a doctoral degree from Bangor University (North Wales) and is currently a senior researcher at the Latvian Academy of Sport Education. Her most recent research explores medieval equestrianism in English and French literary sources.

Table des matières :

Introduction. Whose Medieval Past? – Anastasija Ropa, Edgar Rops

Prince Vladimir and Ilya of Murom: Whose Heroes? – Edgar Rops, Anastasija Ropa

Leo Mol and St. Volodymyr: Chiselling the Myth of Rus’-Ukraine for the Diaspora and the Western World – Anastasija Ropa

History Serves the Motherland: Alexander Nevsky in Russian Political and Militarist Discourse (2018-2023) – Olga Kalashnikova

“Peresvet’s Victory” in Mariupol: Notes on a Medieval Battle Narrative and its Contemporary Applications – Kati Parppei

Global Medievalism in Contemporary Vyborg – Aleksandr Rusanov, Alexandra Kolesnik

Conclusion: The Seductive Middle Ages – Anastasija Ropa

Notes on Contributors

Informations pratiques :

Medievalism in Russian and Ukrainian Political Discourses, éd. Anastasija Ropa, Budapest, trivent, 2025 ; 1 vol., 210 p. ISBN : 978-615-6696-46-5. Prix : € 42,00.

Source : Trivent

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – « Medievalism in Russian and Ukrainian Political Discourses », éd. Anastasija Ropa

Journée d’étude – Masculinités bibliques

Journée d’études organisée avec la coordination du réseau LIMA.GE (Littératures du Moyen Âge et genre) en partenariat avec le CERAM (Sorbonne Nouvelle), l’EA 4349 Etudes et éditions de textes médiévaux (Sorbonne Université), TRAME (UPJV)

9h00 : Accueil

9h30-9h45 : Introduction par les organisatrices

Session 1 : Masculinités et modèles bibliques : du roi-guerrier au roi-saint

Présidence : Christopher Fletcher (Université de Lille)

  • 9h45-10h10 : Valentine Ferreira (doctorante, Sorbonne Université), « Figures bibliques, modèles de virilité : usages de la Bible dans la conception d’un idéal viril de combattant moral et spirituel (Occident, IXe-XIe siècles) ».
  • 10h10-10h35 : Laetitia Barou-Guichet (doctorante, Sorbonne Université), « David et Saül au Moyen Âge : modèles de roi, modèles de prêtre… modèles d’hommes ? ».

Session 2 : Masculinités spirituelles, des Cisterciens aux Franciscains

Présidence : Sarah Delale (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis)

  • 11h15-11h40 : Irène Gay (doctorante, Institut Catholique de Paris- Albert-Ludwigs-Universität Freiburg), « Abraham et l’obéissance cistercienne ».
  • 11h40-12h05 : Thibaut Radomme (maître de conférence, Université Jean Monnet Saint‑Étienne), « François d’Assise, alter Christus, dans les vies françaises des XIIIe et XIVe siècles ».

12h30-14h00 : Déjeuner (buffet).

Session 3 : Le genre masculin en question

Présidence des organisatrices

  • 14h00-14h25 : William Barreau (doctorant, Sorbonne Université), « Force et faillibilité : les pleurs de David et de saint Pierre ».
  • 14h25-14h50 : Leticia Ding (maîtresse assistante, Université de Lausanne), « Masculinité païenne et masculinité chrétienne des saintes trans ».

15h20-15h35 : Conclusions

Journée d’études CERAM (Sorbonne Nouvelle) / Etudes et éditions de textes médiévaux (Sorbonne Université) / TRAME (UPJV) / Réseau LIMA.GE (Littératures du Moyen Âge et genre)

Jeudi 24 avril 2025

Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle (4, rue des Irlandais, Paris) – Salle Claude Simon

Contact (visioconférence) : reseaulima.ge@gmail.com

visioconférence : https://webinaire.sorbonne-universite.fr/rooms/guy-s3r-28m-j5g

Organisation

  • Emma Belkacemi-Molinier
  • Dominique Demartini
  • Clara de Raigniac

Comité scientifique

  • Sophie Albert
  • Christopher Fletcher
  • Anne-Isabelle François
  • Cédric Giraud
  • Didier Lett
  • Clovis Maillet
  • Bénédicte Milland-Bove
  • Christiane Veyrard-Cosme
Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Journée d’étude – Masculinités bibliques

Colloque – Tombs of the Aristocracy

The Church Monuments Society is delighted to invite you to the next symposium which will be held at West Dean College from Friday 29th to Sunday 31st August 2025.

Our theme, Tombs of the Aristocracy, is inspired by the magnificent tombs of the Fitzalans and Howards (Earls and Dukes of Norfolk) in Arundel and Chichester but covers so much more (see the provisional programme below). The event will include expert lectures and two excursions, with both residential and non-residential options for attending. Please download the relevant booking form from below, which can be emailed to us (instructions on the form).

The symposium is open to anyone, but members of the Church Monuments Society are eligible for Early Bird rates (up to 31st March 2025). The final deadline for bookings is 30th June 2025. Those aged under 30, and/or registered on full- or part-time degree courses, are eligible for a special reduced rate, but these are strictly limited and available on a first-come, first-served basis. See the booking forms for more details and conditions.

Non-residential attendees have the option to pay for the evening meal and lecture on Friday, and the extra meal on Saturday evening. Sunday-only attendees are able to attend the evening lecture (but not the evening meal) on Saturday with their Sunday-only ticket because, due to extra speakers filling the programme, Saturday now has a fuller programme of talks.

Friday 29th August: West Dean College

  • Registration (time TBC but after 3pm)
  • Hot buffet dinner (private room) with President’s Welcome
  • After dinner lecture: Dr Dirk Breiding on commonalities and differences in iconography between English and Continental aristocratic tombs

Saturday 30th August: West Dean College lectures and excursion to Chichester Cathedral

  • Brian & Moira Gittos, ‘Beaufort’s pride’: the Tomb of John, 1st Duke of Somerset at Wimborne Minster
  • Dr Keith Dowen, All’Antica or Alla Moderna? The Monuments of Erasmo and Giantonio di Narni in Padua
  • Mid-morning refreshments
  • Sophia Dumoulin, ‘meete for my degree and callinge’: The Monument to Frances Sidney, Countess of Sussex, in Westminster Abbey
  • Pat Poppy, Fashion, status or timeless: clothing in 17th century church monuments.
  • Buffet lunch at West Dean
  • Visit to Chichester Cathedral
  • Optional evening buffet meal (self-service)
  • After dinner lecture: Dr Roger Bowdler, Humility in the Grave: outdoor aristocratic monuments over the centuries

Sunday 31st August: West Dean College lectures and excursion to Fitzalan Chapel, Arundel

  • Dr David Carrington, The Church Monuments Society in Action: progress report on the Getty-funded North Yorkshire monument conservation publication
  • Dr Adam White, John, Lord Lumley, the last of his line
  • Mid-morning refreshments
  • Dr Tobias Capwell, The French Connection: Refining the Stylistic Attribution of Armour Represented on Certain English Effigies c. 1435-1450
  • Buffet lunch at West Dean
  • Visit to Fitzalan Chapel, with talks

Source : Church Monuments Society

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Colloque – Tombs of the Aristocracy

Conférence – Angéline Rais, « Le marché du livre rare en Suisse au début du XIXe siècle : les achats de Sir Thomas Phillipps (1792-1872) »

En 1822, le célèbre bibliophile anglais Sir Thomas Phillipps, alors âgé de 30 ans et dépensant déjà d’importantes sommes d’argent pour enrichir sa collection, décida de quitter le Royaume-Uni afin de réduire ses dettes. Pensant que la Suisse serait plus abordable et que le choix de livres rares serait moins grand qu’à Londres, il s’installa en septembre à Berne et passa l’été suivant à Genève. Cependant, cette solution ne porta pas ses fruits, et il acheta plus de 850 manuscrits et imprimés lors de son séjour. En plus d’acquérir des ouvrages chez les libraires établis dans les principales villes du pays, Phillipps se procura des manuscrits médiévaux, incunables et livres imprimés auprès de propriétaires privés et de communautés religieuses du canton de Fribourg. L’étude de la provenance de ces volumes permet de saisir le fonctionnement du marché du livre rare en Suisse au début du XIXe siècle, avec ses connections nationales et internationales. Les acquisitions de Phillipps révèlent aussi des caractéristiques bien connues de sa bibliothèque tout en soulignant des aspects plus inattendus de ses activités de collectionneur.

Informations pratiques :

Histoire des bibliothèques anciennes

Les séances auront lieu un jeudi par mois, de 10h à 12h, au Campus Condorcet, à partir du jeudi 7 novembre 2024 (visio-conférence possible, contacter jeremy.delmulle@irht.cnrs.fr).

Source : IRHT

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Conférence – Angéline Rais, « Le marché du livre rare en Suisse au début du XIXe siècle : les achats de Sir Thomas Phillipps (1792-1872) »

Offre d’emploi – Postdoctorat en Histoire, projet : « ‘De main de maître’. Vers une transcription automatique des archives de l’historien Henri Pirenne et leur analyse ‘génétique’ et intellectuelle »

Conditions de travail

• Bourse de postdoctorat en mobilité internationale (Fellowship de type Post Doc)
• Domaine : Histoire (médiévale ou contemporaine)
• Durée : 9 mois – octobre 2025 à juin 2026
• Travail à temps plein et en présentiel
• La personne retenue sera membre du corps scientifique de l’Université libre de Bruxelles
• Environnement de travail : sociAMM (Histoire, Arts, Cultures des Sociétés Anciennes, Médiévales et Modernes) ; Ratio DH (Centre de recherche en Humanités Numériques de la Maison des Sciences Humaines de l’ULB)
• Montant de la bourse : 3.116,45€ net minimum/mois

La personne retenue mènera une recherche postdoctorale financée dans le cadre du projet « Action Blanche » intitulé ‘De main de maître’. Vers une transcription automatique des archives de l’historien Henri Pirenne et leur analyse ‘génétique’ et intellectuelle, dirigé par Sébastien de Valeriola (ULB, Faculté de Lettres, Traduction et Communication, Ratio DH) et Alexis Wilkin (ULB, Faculté de Philosophie et Sciences sociales, sociAMM).

Ce projet a deux objectifs principaux :

• Entraîner un modèle d’HTR (Handwritten Text Recognition) capable de lire l’écriture de l’historien belge Henri Pirenne (1862-1935), afin de transcrire automatiquement les documents d’archives du fonds Henri Pirenne conservé à l’ULB. Ce travail en cours est réalisé en étroite collaboration avec le Département des Bibliothèques et de l’Information scientifique de l’ULB.

• Effectuer, en appliquant des outils de fouille de textes aux transcriptions obtenues, une analyse de « génétique intellectuelle » d’une des œuvres majeures de Henri Pirenne, Mahomet et Charlemagne.

Description du poste et de la fonction

Ce mandat de recherche, conçu comme partie intégrante du projet ‘De main de maître’, sera conduit à l’ULB, sur le campus du Solbosch à Bruxelles, pour une durée de 9 mois sous la direction de Sébastien de Valeriola (Faculté LTC, Ratio DH) et Alexis Wilkin (Faculté PhiSoc, sociAMM). Le travail ne pourra pas se faire à distance (un poste de travail sera mis à disposition).

La recherche se concentrera sur le second objectif du projet, à savoir l’analyse génétique et intellectuelle du Mahomet et Charlemagne de Henri Pirenne. À l’issue de la première phase de transcription du projet, la personne engagée aura notamment à sa disposition les différentes versions du Mahomet et Charlemagne de Pirenne (de sa première version sous forme d’article au manuscrit non finalisé avant la mort de Pirenne), des notes de lectures préparatoires et des manuscrits de son Histoire de l’Europe, ainsi que des papiers plus anciens qui permettent d’interroger l’éventuelle ancienneté des idées de Pirenne, avant la Première Guerre. En s’aidant d’outils de fouille de textes, il s’agira d’étudier la formation, les inflexions et évolutions de la théorie telle qu’elle est présentée dans les versions successives de Mahomet et Charlemagne. La personne sélectionnée aura également à sa charge l’organisation d’une journée d’étude portant sur les résultats du projet ‘De main de maître’ et la publication d’un article sur les résultats de l’analyse de génétique intellectuelle du Mahomet et Charlemagne.

1La personne engagée participera aux activités des centres sociAMM et Ratio DH. Ces environnements de travail combinés assureront à celle-ci l’accès à diverses expertises pertinentes à la réalisation du projet dont elle aura la charge.

Profil requis

Diplôme requis

• Diplôme de docteur à thèse en Histoire (médiévale ou contemporaine). Tout autre domaine disciplinaire assimilé ou similaire sera évalué par la commission de sélection.

Compétences principales requises

• Connaissances sur les débats historiographiques de l’époque de Henri Pirenne ;

• Maîtrise du français et de l’anglais (oral et écrit) ; la maîtrise de l’allemand est un atout ;

• Être familier avec les outils de fouille de textes ;

• Intérêt prononcé pour les Humanités Numériques.

Critères d’éligibilité pour les bourses postdoctorales en « mobilité internationale »

Pour être retenu, le candidat / la candidate devra répondre aux critères d’éligibilité des bourses postdoctorales dites « en mobilité internationale », à savoir :

• N’être lié par aucun contrat d’emploi avec l’ULB, rémunéré ou non et ce, quel que soit l’horaire, et garantir cette condition durant toute la période d’octroi de la bourse.

• Être Docteur à thèse depuis moins de 8 ans.

• Remplir les conditions de « mobilité internationale », à savoir ne pas avoir résidé ou exercé son activité principale (emploi, études,…) en Belgique pendant plus de 24 mois au cours des 3 dernières années qui précèdent immédiatement la première période de séjour postdoctoral (les séjours de courte durée tels que les vacances, la participation à un congrès ou à un court séjour de préparation au séjour postdoctoral ne sont pas pris en compte pour vérifier que cette condition est remplie).

Procédure et délais de candidature et de sélection

• Date limite de soumission de la candidature : 30 mai 2025

• Entretien en distanciel : à partir du 9 juin 2025

• Date d’entrée en fonction : 1er octobre 2025

Le dossier de candidature sera rédigé en français et contiendra les pièces suivantes :

• Un curriculum vitae, incluant la liste des publications ;

• Une lettre de motivation (1 à 2 pages) dans laquelle le candidat / la candidate développera notamment son intérêt pour le thème et sa vision du projet de recherche ;

• Une copie du diplôme de doctorat ;

• Une copie PDF de la thèse et de publications éventuelles pouvant attester de l’adéquation du candidat /de la candidate au profil recherché pour le projet ;

• Les noms et adresses mail de trois personnes de référence susceptibles d’être contactées par la commission chargée d’évaluer les dossiers.

Le dossier de candidature devra être adressé et envoyé sous format électronique aux directeurs du projet, Sébastien de Valeriola (Sebastien.De.Valeriola@ulb.be) et Alexis Wilkin (alexis.wilkin@ulb.be), avec Mélanie de Montpellier en copie (medemont@ulb.be). Des renseignements complémentaires éventuels peuvent être obtenus directement auprès des responsables du projet.

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Postdoctorat en Histoire, projet : « ‘De main de maître’. Vers une transcription automatique des archives de l’historien Henri Pirenne et leur analyse ‘génétique’ et intellectuelle »

Appel à contribution – Penser la société en catégories au Moyen Âge 

Oxford, 11-12 décembre 2025

Présentation brève du projet

Le Projet de Recherche Collaborative (PRC) ‘SOCIOMA – Pour une sociologie médiévale’, soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche (2024-2028), a pour ambition d’écrire une histoire des savoirs sociologiques dans l’Europe latine des XIIe-XVe siècles. Cette enquête se distingue des travaux d’histoire sociale en privilégiant l’étude des pensées classificatrices, pour montrer que celles-ci ne sont pas seulement descriptives, mais qu’elles sont des outils intellectuels performatifs, un répertoire des formes sociales à disposition des acteurs, une « technologie du pouvoir ».

Trois axes orientent ce travail de recherche :

1/ une enquête lexicographique consacrée au vocabulaire latin et vernaculaire des catégories sociales à l’échelle de l’Occident latin ;

2/ l’étude et l’édition de corpus savants théologiques, juridiques, philosophiques et médicaux porteurs d’un discours sur l’architectonique de la société médiévale ;

3/ l’observation de l’usage des taxinomies sociales dans la littérature pragmatique, afin de mieux révéler les dynamiques sociales qui en résultent.

Au sein d’une très longue histoire de la pensée sociale catégorielle, qui recouvre largement celle des formes et modalités de la domination étatique, et qui s’étale des premières listes de catégories socio-professionnelles écrites en cunéiformes (ED Lú A, v. 3200 av. J.-C.) aux outils statistiques les plus récents – telle la Nomenclature des Professions et Catégories Socio-professionnelles de l’INSEE (2018) – la période médiévale mérite assurément d’être étudiée comme une étape importante dans l’élaboration des outils d’identification et de catégorisation sociales, et la promotion d’une forme de rationalité sociologique.

Argumentaire

En 2013, dans un éditorial publié dans les Annales HSS appelant à « repenser les statuts sociaux en histoire », ses auteurs livraient un double constat : d’une part que « l’existence des “statuts sociaux“ précède celle des sciences sociales » comme en témoigne « le vocabulaire par lequel les groupes sociaux se désignent à travers le temps et l’espace » ; d’autre part, que la question des statuts sociaux semble être passée au second plan des préoccupations des chercheurs depuis les années 1980, probablement en raison de l’abandon des grands paradigmes historiques qui avaient la prétention d’offrir des interprétations globales des sociétés humaines [Anheim, Grenier, Lilti, 2013].

Ce double constat invite à souligner l’angle mort que constitue bien souvent la période médiévale dans l’histoire des idées sociologiques : les synthèses classiques renvoient trop fréquemment le Moyen Âge à une incapacité structurelle de ses acteurs à développer une pensée sociale qui leur soit propre. Pourtant, le Moyen Âge européen fut un terrain d’observation constant de la science sociologique en construction, depuis l’analyse des formes de la vie religieuse par Émile Durkheim, jusqu’aux réflexions sur les structures de la domination de Max Weber. Ce dernier voyait notamment dans les concepts de « communalisation » (Vergemeinschaftung) et de « sociation » (Vergesellschaftung), deux types de relations sociales complémentaires, participant d’un processus historique conjoint d’institutionnalisation des groupes sociaux, dans le cadre de la ville médiévale [Weber, 2014 ; Oexle 1992]. Plus récemment, Pierre Bourdieu regrettait que la sociologie contemporaine ne prenne pas au sérieux les théologiens médiévaux qui « parlant de leurs problèmes de théologiens proposaient une théorie du social particulièrement raffinée, particulièrement moderne, transposant à leur institution des modes de pensée qu’ils avaient coutume d’utiliser pour leurs objets théologiques » [Bourdieu, 2015]. Les sociologues ne sont évidemment pas les seuls responsables de ce dialogue interdisciplinaire inabouti avec les historiens [Fontbonne 2023]. De leur côté, les médiévistes n’ont sans doute pas su proposer de commodes outils de synthèse ou les analyses systématiques qui auraient permis aux non spécialistes du Moyen Âge de dépasser certains préjugés et permettre une intégration des résultats de la recherche historique à l’histoire des idées sociologiques. Il convient ainsi de reconnaître que les grandes entreprises de sociographie du Moyen Âge, soucieuses d’en restituer les dynamiques catégorielles, impulsées dans les années 1960 [Roche, Labrousse, 1973] et conduites jusque dans les années 1980 [Duby, 1978 ; Le Goff, 1989], ont été depuis largement délaissées par les historiens. Les médiévistes se trouvent ainsi encore largement démunis lorsqu’il convient de « dire la stratification sociale » avec les outils conceptuels propres aux médiévaux [Aurell, 2005].

Hors du champ des spécialistes, le Moyen Âge reste ainsi souvent associé au seul imaginaire social des trois ordres, quand bien même les limites de ce paradigme au-delà du XIIe siècle ont été soulignées de longue date [Denton, 1999 ; Jussen, 2001]. Georges Duby lui-même avait souligné à quel point les maîtres des écoles parisiennes – Étienne Langton à leur tête – s’étaient très tôt émancipés du cadre restrictif de la tripartition fonctionnelle, pour s’appliquer dès le XIIe siècle à « tamiser le social » [Duby, 1978]. Animés d’un zèle pastoral, les théologiens des XIIe-XIIIe siècle distinguèrent dans leurs sermons ad status parfois plusieurs dizaines de catégories de fidèles fondées sur des critères variés d’âge, sexe, condition cléricale, profession, etc. [Bériou, 1998 ; Muessig, 2002]. Cette pensée catégorielle se répand dans nombre d’outils de la pastorale, tels les Sommes de confesseurs [Le Goff, 1964], et gagne une littérature morale qui s’en inspire : jeux d’échecs moralisés [Mehl, 1999], danses macabres [Batany, 1984], sans oublier les Contes de Canterbury d’un Geoffrey Chaucer [Mann, 1973]. Parallèlement à la sphère pastorale, l’organisation du monde social en catégories s’observe à partir des XIIe-XIIIe siècles dans l’ordre économique et fiscal – notamment dans le cadre des métiers –, mais aussi dans l’ordre politique et juridique, au sein duquel les premières ordonnances somptuaires de la fin du Moyen Âge apparaissent comme une tentative saisissante d’objectivation vestimentaire de l’ordre social et de mise en conformité de la représentation sociale avec les « états » [Bulst, 1997].

L’ordre ecclésial fut incontestablement l’une des principales matrices de cette pensée sociologique médiévale : adossée à une théologie de l’ordre céleste et terrestre fournie dès le VIe siècle par le Pseudo-Denys l’Aréopagite, les clercs n’eurent de cesse de penser l’ordonnancement social et ses hiérarchies, dans une quête d’harmonie et de mise en conformité de l’ordre terrestre avec les desseins divins. Ainsi l’ecclésiologie médiévale ne serait autre qu’une forme de sociologie, soucieuse d’ordonner et de hiérarchiser le corps social qu’est l’ecclesia [Bougard, Iogna-Prat & Le Jan, 2008 ; Iogna-Prat, 2016]. Produit des transformations de la société médiévale au XIIe siècle, les doctrines savantes, que l’on redécouvre ou que l’on réinvestit alors pour les enseigner dans les toutes premières universités – le droit, la théologie ou la philosophie naturelle –, contribuèrent à catégoriser, découper et classer le réel, en portant un regard tant descriptif que prescriptif. Théologiens, juristes, médecins et philosophes, en prise avec la société à laquelle ils appartenaient, s’appliquèrent à forger des outils sémantiques et sémiologiques nécessaires à la description du monde social, à produire des divisions et des distinctions propres à leur champ qui furent aussi des contributions à une conception architecturée de l’ordre social. Au-delà de la production savante, et dans le contexte d’un élargissement des usages de l’écrit, la littérature pragmatique participe elle aussi à la construction de conceptions sociales actives. Législations urbaines sur les métiers et nomenclatures du travail [Lachaud, 2006 ; Bourlet, 2015], écrits comptables et de gestion, chroniques, écrits historiques et livres de familles, écrits judiciaires, tout ce vaste ensemble documentaire dévoile en réalité un abondant maniement des taxinomies sociales par les auteurs, qui agit sur les formes de conscience d’une appartenance sociale et façonne les identités sociales [Judde, 2023].

Dans cette perspective, la première journée d’étude du projet SOCIOMA aspire à interroger les ressorts de la pensée catégorielle telle qu’appliquée à la société médiévale : quels sont les mécanismes ou procédés intellectuels mobilisés par les acteurs sociaux pour définir, circonscrire et nommer les catégories sociales ?

Les travaux récents de sociologie peuvent à cet égard constituer un point d’appui méthodologique également utile aux médiévistes. Ainsi, dans un article publié en 2015, Luc Boltanski et Laurent Thévenot se penchaient ainsi sur « la fabrication pratique » des classifications sociales et observaient – dans une perspective de sociologie des interactions – la façon dont les individus mobilisaient des compétences ou aptitudes diverses pour classer des individus en groupe, puis nommer ces groupes [Boltanski et Thévenot, 2015]. Il apparaissait à l’issue de cette enquête une opposition forte entre deux façons distinctes d’appréhender le monde social. Si les nomenclatures savantes tendent à supposer l’existence d’un espace social « homogène, segmenté et orienté […] dans lequel toutes les positions sociales pourraient être distribuées avec une égale facilité », les « catégories sémantiques des langages ordinaires » reposent au contraire sur l’appréhension d’un espace social diversifié, et polarisé à partir de « points saillants ». Ces « points saillants » sont des positions ou des professions qui sont aisément identifiables car elles ont fait ou font l’objet d’un « travail social de représentation » : leur existence est communément admise du fait d’un discours social qui s’est appliqué à les promouvoir. Dès lors, le processus de catégorisation fonctionne non pas par distribution mais par « assimilation aux points saillants », à partir de critères variables (âge, sexe, lieu de vie, études et diplômes, rémunération, pratiques culturelles, etc.) et de positions plus ou moins éloignées à ceux-ci dans l’espace social, dessinant les frontières mal définies entre chaque catégorie. Or, dans le jeu de la catégorisation aucun agent n’est neutre. En découle un vaste vocabulaire descriptif, dans lequel se croisent également des considérations esthétiques et morales, qui participe de l’élaboration d’un imaginaire social parfois conflictuel.

            Cette première rencontre souhaitant se consacrer aux structures culturelles et aux procédés intellectuels en action dans la pensée catégorielle, les participants seront invités à se saisir des questions suivantes : quelles taxinomies savantes et/ou pratiques dans l’Europe latine ? Qui sont les agents de ces classifications, dans quel but les produisent-ils et à partir de quels critères propres ? Quels outils intellectuels sont mobilisés pour produire ces nomenclatures et quel vocabulaire pour en rendre compte ? Quelles influences ces nomenclatures exercent-elles sur d’autres groupes que ceux qui les ont produites, comment contribuent-elles à un « travail social de représentation » et à énoncer un imaginaire social ? Quelle porosité entre ces catégories ou, au contraire, quelle conflictualité ?

            Envisageant l’ensemble de l’espace de la chrétienté latine ou l’une de ses parties, les contributions pourront se saisir d’un corpus documentaire spécifique, d’un groupe social préalablement défini, d’un terme ou d’une notion à interroger, d’une période, d’un lieu ou d’un événement spécifiques qui constitueraient des révélateurs d’une évolution ou d’une inflexion, ou encore d’un auteur ou d’une œuvre remarquables par leur acuité sociologique.

            Les communications d’une durée de 30 minutes pourront être présentées en français ou en anglais. Les propositions devront être soumises avant le 15 juin 2025 et adressées à antoine.destemberg@univ-artois.fr. Les frais de déplacement, de logement et de restauration seront pris en charge par l’organisation.

“Thinking society in categories in the Middle Ages”

Oxford, 11-12 December 2025

A brief presentation of the Project

The aim of the Collaborative Research Project ‘SOCIOMA – For a Medieval Sociology’, funded by the French National Agency for Scientific Research (2024-2028), is to write a history of sociological knowledge in Latin Europe from the 12th to the 15th centuries. This research differs from other works of social history by focusing on the study of classificatory thought, in order to show that such thought is not merely descriptive, but that it is a performative intellectual tool, a repertoire of social forms available to actors, a ‘technology of power’.

This research project has three main topics:

1/ a lexicographical study of Latin and vernacular vocabulary for social categories in the Latin West;

2/ the study and editing of scholarly theological, legal, philosophical and medical corpuses that convey a discourse on the architectonics of medieval society;

3/ the analysis of the use of social taxonomies in pragmatic literature, in order to reveal the resulting social dynamics.

Within a very long history of categorical social thought, which largely overlaps with that of the forms and modalities of State domination, and which extends from the first lists of socio-professional categories written in cuneiform (ED Lú A, c. 3200 BC) to the most advanced statistical tools – such The National Statistics Socio-econonomic classification (NS-SEC of 2010) – the medieval period certainly deserves to be studied as an important stage in the development of tools for social identification and categorisation, and the promotion of a form of sociological rationality.

Argument

In 2013, in an editorial published in Annales HSS calling for a “rethinking of social status in history”, its authors delivered a twofold observation: on the one hand, that “the existence of ‘social statuses’ predates that of the social sciences” as evidenced by “the vocabulary by which social groups refer to themselves across time and space”; on the other hand, that the question of social statuses seems to have slipped into the background of researchers’ concerns since the 1980s, probably due to the abandonment of the major historical paradigms that claimed to offer global interpretations of human societies [Anheim, Grenier, Lilti, 2013].

This twofold observation highlights the blind spot that the medieval period very often represents in the history of sociological ideas: classical syntheses too often refer to the Middle Ages as the structural inability of its actors to develop their own social thought. However, the European Middle Ages were a constant observation ground for the sociological science under construction, from Émile Durkheim’s analysis of the forms of religious life to Max Weber’s reflections on the structures of domination. Weber saw the concepts of ‘communalisation’ (Vergemeinschaftung) and ‘sociation’ (Vergesellschaftung) as two complementary types of social relationship, part of a joint historical process of institutionalising social groups in the medieval city [Weber, 1958; Oexle, 1992]. More recently, Pierre Bourdieu regretted that contemporary sociology did not take seriously the medieval theologians who, ‘speaking of their problems as theologians, proposed a particularly refined, particularly modern theory of the social, transposing to their institution the modes of thought they were accustomed to using for their theological objects’ [Bourdieu, 2015]. Sociologists are obviously not the only ones responsible for this unfinished interdisciplinary dialogue with historians [Fontbonne, 2023]. For their part, medievalists have undoubtedly been unable to offer practical synthesis tools or systematic analyses that would have enabled non-specialists in the Middle Ages to overcome certain prejudices and allow the results of historical research to be integrated into the history of sociological ideas. It has to be said that the major sociographic studies of the Middle Ages, which were undertaken in the 1960s [Roche, Labrousse, 1973] and continued until the 1980s [Duby, 1981; Le Goff, 1990], with the aim of reconstructing the dynamics of categorisation, have since been largely abandoned by historians. As a result, medievalists are still largely at a loss when it comes to ‘describing social stratification’ using the conceptual tools specific to the Middle Ages [Aurell, 2005].

Outside the field of specialists, the Middle Ages often remain associated solely with the social imaginary of the three orders, even though the limits of this paradigm beyond the 12th century have long been emphasised [Denton, 1999; Jussen, 2001]. Georges Duby himself emphasised the extent to which the masters of the Parisian schools – Stephen Langton at the helm – had very early emancipated themselves from the restrictive framework of functional tripartition, applying themselves from the 12th century onwards to ‘sifting the social’ [Duby, 1978]. Driven by pastoral zeal, theologians of the 12th to 13th centuries sometimes distinguished in ad status sermons several dozen categories of faithful based on various criteria of age, sex, clerical status, profession, etc [Bériou, 1998; Muessig, 2002]. This categorical thinking spread to a number of pastoral tools, such as the Summae confessorum [Le Goff, 1964], and spread to moral literature inspired by it: Moralized Game of Chess [Mehl, 1999], Dances of Death [Batany, 1984], as well as Geoffrey Chaucer’s Canterbury Tales [Mann, 1973]. Alongside the pastoral sphere, the organisation of the social world into categories can be seen from the 12th to 13th centuries in the economic and fiscal order – particularly in the context of the trades – but also in the political and legal order, where the first sumptuary laws of the late Middle Ages appear to be a striking attempt to objectify the social order in terms of dress and to bring social representation into line with the ‘states’ [Bulst, 1997].

The ecclesial order was undoubtedly one of the main sources of this medieval sociological thought: backed by a theology of the heavenly and earthly order provided as early as the 6th century by Pseudo-Dionysius the Areopagite, the clerics never stopped thinking about the social order and its hierarchies, in a quest for harmony and bringing the earthly order into line with divine designs. In a way, medieval ecclesiology is thus nothing other than a form of sociology, concerned with ordering and hierarchising the social body that is the ecclesia [Bougard, Iogna-Prat & Le Jan, 2008; Iogna-Prat, 2016]. As a product of the transformations in medieval society in the 12th century, scholarly doctrines – such as law, theology and natural philosophy – which were then rediscovered or reinvented to be taught in the very first universities, helped to categorise, divide and classify reality, both descriptively and prescriptively. Theologians, lawyers, physicians and philosophers, in touch with the society to which they belonged, applied themselves to forging the semantic and semiological tools needed to describe the social world, producing divisions and distinctions specific to their field that were also contributions to an architectural conception of the social order. Beyond scholarly production, and in the context of a broadening of the uses of the written word, pragmatic literature also played a part in the construction of active social conceptions. Urban legislation on trades and labour nomenclatures [Lachaud, 2006; Bourlet, 2015], accounting and management writings, chronicles, historical writings and family books, judicial writings – this vast body of literature reveals an abundant use of social taxonomies by authors, which affects forms of awareness of social belonging and shapes social identities [Judde, 2023].

With this in mind, the first study day of the SOCIOMA project aims to examine the driving forces behind categorical thinking as applied to medieval society: what intellectual mechanisms or processes were used by social actors to define, circumscribe and name social categories?

Recent work in sociology can also provide useful methodological support for medievalists. In an article published in 2015, Luc Boltanski and Laurent Thévenot looked at the ‘practical manufacture’ of social classifications and observed – from the perspective of the sociology of interactions – the way in which individuals mobilised various skills or aptitudes to classify individuals into groups and then to name these groups [Boltanski and Thévenot, 2015]. At the end of this survey, there appeared to be a strong opposition between two distinct ways of understanding the social world. While scholarly nomenclatures tend to assume the existence of a ‘homogeneous, segmented and oriented social space […] in which all social positions could be distributed with equal ease’, the ‘semantic categories of ordinary languages’, on the other hand, are based on the apprehension of a diversified social space, polarised on the basis of ‘salient points’. These ‘salient points’ are positions or professions that are easily identifiable because they have been or are being ‘socially represented’: their existence is commonly accepted as a result of the social discourse that has promoted them. From then on, the categorisation process operates not by distribution but by ‘assimilation of salient points’, based on variable criteria (age, gender, place of residence, education and qualifications, pay, cultural practices, etc.) and positions more or less distant from these in the social space, drawing ill-defined boundaries between each category. In the social game of categorisation, no agent is neutral. The result is a vast descriptive vocabulary, in which aesthetic and moral considerations also intersect, helping to create a sometimes-conflicting social imaginary. 

As this first meeting will focus on the cultural structures and intellectual processes at work in categorical thinking, participants will be invited to consider the following questions: what scholarly and/or practical taxonomies were used in Latin Europe? Who are the agents of these classifications, for what purpose do they produce them and on the basis of what criteria? What intellectual tools are used to produce these classifications, and what vocabulary is used to describe them? What influence do these nomenclatures have on groups other than those who produced them, and how do they contribute to the ‘social work of representation’ and to the formulation of a social imaginary? How do these categories interact or, on the contrary, conflict?

Looking at the whole of Latin Christendom or just one part of it, papers may focus on a specific corpus of documents, a predefined social group, a term or concept to be examined, a specific period, place or event that may reveal an evolution or an inflection, or an author or a work that is remarkable for its sociological acuity.

The 30-minute papers may be presented in English or French. Proposals must be submitted by 15 June 2025 to antoine.destemberg@univ-artois.fr. Travel, accommodation and catering expenses will be covered by the organisation of the workshop.

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Penser la société en catégories au Moyen Âge 

Offre d’emploi – Mise au concours d’un poste de doctorant-e-x FNS en histoire de l’art médiéval Université de Neuchâtel

La section d’histoire de l’art et de muséologie de la Faculté des lettres de l’Université de Neuchâtel met au concours un poste de doctorant-e-x FNS dans le domaine de l’histoire de l’art médiéval.

Informations liées au poste

Entrée en fonction : 1e juin 2025

Durée du contrat : 1 an, renouvelable une fois pour trois ans

Taux d’activité : 100%

Lieu de travail : Faculté des Lettres, Espace Tilo-Frey 1, Neuchâtel

Activités

Le projet « Matières animales et création d’objet au Moyen Âge (XIIe-XVIe siècles) » porte sur l’intégration de l’ensemble ou d’une partie du corps animal dans les objets liturgiques et, ponctuellement, la vaisselle et les ornements de table. L’objectif est de réfléchir à l’identité zoologique sous-jacente à ces objets-animaux (œufs-reliquaires, ramures de cerf utilisées en qualité de pupitre, coquillages-bénitiers, cornes de narval, etc.) sans recourir au langage symbolique du bestiaire moralisé.

Dans le cadre de ce projet, lae candidat-e-x au doctorat sera appelé-e-x à mettre en réseau les différents objets d’un corpus donné. À l’aide de méthodes statistiques, il s’agira ainsi de déterminer – dans la mesure du possible – où ces objets ont été réalisés, à partir de quelle source la matière animale a été obtenue pour leur confection, et quels sont les textes susceptibles d’éclairer leur biographie (inventaires de trésors d’église, manuels de cuisine, traités cynégétiques, etc.). Selon les nécessités du projet, des mobilités internationales, notamment pour la recherche en archives, sont envisageables.

Profil

– Être titulaire d’un Master II en histoire médiévale, histoire de l’art du Moyen Âge ou en anthropologie, avec un intérêt marqué pour la culture matérielle médiévale et les Animal Studies ;

– Disposer de compétences de base en humanités digitales, qui peuvent également être acquises moyennant une formation complémentaire durant le doctorat ;

– Maîtriser le français, l’anglais (oral et écrit), l’allemand et l’italien (écrit) ;

– Montrer des capacités probantes au travail en équipe, dans un environnement interdisciplinaire.

Avantages

L’équipe du projet FNS « Matières animales et création d’objet au Moyen Âge (XIIe-XVIe siècles) » se porte garante d’un cadre de travail agréable et formateur, dans un environnement académique multiculturel et diversifié. Lae candidat-e-x pourra ainsi bénéficier de nombreuses possibilités de formation continue, participer à des activités de soutien à l’enseignement dans l’institut de rattachement, et promouvoir sa recherche à travers les colloques et publications du groupe.

Dossier de candidature

Délai de postulation : 30 avril 2025

Les personnes intéressées sont priées d’envoyer un dossier complet en format PDF contenant :

– Une lettre de motivation ;

– Une lettre de recommandation ;

– Un Curriculum Vitae incluant la liste des publications/travaux de recherches accomplis et le nom d’une personne de référence autre que l’auteur-e-x de la lettre de recommandation ;

– Une copie des diplômes universitaires obtenus ;

– Une copie du travail de mémoire de Master II.

Le dossier est à faire parvenir à l’adresse suivante : pierre-alain.mariaux@unine.ch

Pour tout renseignement complémentaire

Contacter : Professeur Pierre Alain Mariaux : pierre-alain.mariaux@unine.ch

Remarques

L’UNINE s’engage :

• Pour l’égalité, la diversité et l’inclusion au sein de sa communauté ;

• À garantir un environnement ouvert, respectueux et propice à l’épanouissement ;

• À offrir des conditions de travail favorables à la conciliation des différentes sphères de vie ;

• À soutenir la relève scientifique.

https://www.unine.ch

Publié dans Offre d'emploi | Commentaires fermés sur Offre d’emploi – Mise au concours d’un poste de doctorant-e-x FNS en histoire de l’art médiéval Université de Neuchâtel