Colloque – L’abbaye Sainte-Marie. Arles-sur-Tech. Redécouverte d’un monastère

Colloque international
Abbaye d’Arles-sur-Tech
15-16 novembre 2013 
L’abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech est l’un des ensembles monastiques majeurs de la Catalogne médiévale, longtemps négligé des historiens, historiens de l’art et archéologues dont l’intérêt s’est focalisé sur Saint-Michel-de-Cuxa. 

Certainement, la première fondation bénédictine de la région (vers 780), son rayonnement et sa puissance furent réels, comme l’attestent les documents d’archives et ses nombreuses possessions de part et d’autre de la chaîne des Pyrénées. Aujourd’hui, son église, son cloître, sa salle capitulaire et d’autres pièces annexes, ainsi que de nombreux vestiges de mobilier liturgique et funéraire, de même que les décors sculptés et peints témoignent encore de l’art des XIe, XIIe, XIIIe et XIVe siècles dans la région. 

L’église se démarque dans le paysage monumental catalan et plus largement des régions méridionales par sa double polarité, avec un chevet principal à l’ouest auquel répondent trois absides orientales, dont une placée en hauteur, au-dessus d’un porche. Il semblerait que cet aménagement original, auquel s’ajoute celui de la partie basse de la tour sud-ouest, avec ses quatre portes et son décor pictural, puise sa source dans le monde carolingien septentrional et réponde à des exigences liturgiques précises, où le culte des reliques des saints Abdon et Sennen joue un rôle non négligeable. 

Les premières véritables synthèses historiques et archéologiques ne sont apparues qu’en 1954 et 1955, à l’occasion de la venue en Roussillon des membres de la Société française d’archéologie pour leur congrès annuel. Elles sont signées par l’érudit roussillonnais Pierre Ponsich dans Études roussillonnaises et dans les actes du Congrès archéologique de France. Quelques années plus tard, Marcel Durliat, éminent professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge, s’intéresse à son tour au monument et à son décor sculpté pour l’ouvrage Roussillon roman, publié par Zodiaque en 1958 et qui fut l’objet de plusieurs rééditions jusqu’en 1986. Les publications postérieures, même récentes comme Catalunya romànica (Barcelone, Enciclopèdia catalana, 1996), ne vont guère au-delà de ce qui avait été écrit entre 1954 et 1958. Seul l’article co-signé par Yvette Carbonell-Lamothe et Henri Loreto, publié en 1987 dans Le paysage monumental autour de l’an mil, apporte par la suite de nouvelles données en révélant la présence d’éléments antérieurs au XIe siècle pris dans les murs de l’abbatiale. 

À la suite de fouilles non autorisées, menées dans la partie basse de la tour sud-ouest, où furent mis au jour une dalle épigraphe du XIIIe siècle et des vestiges de peinture murale, un projet collectif de recherche, dirigé par Géraldine Mallet, alors maître de conférences en histoire de l’art médiéval à l’université Paul-Valéry de Montpellier, avec l’appui du laboratoire de Lattes (UMR 154, CNRS-UPV-MCC) fut mis en place. Quatre campagnes de fouilles et d’étude du bâti, placées sous la responsabilité d’Isabelle Parron, docteur en archéologie médiévale, alors archéologue rattachée à l’UMR 5648 de l’université Lyon 2, furent menées entre 2001 et 2004, auxquelles participèrent des étudiants des universités de Montpellier et de Lyon. Parallèlement des recherches et des travaux universitaires ont permis d’approfondir les connaissances sur l’ancien monastère, certaines découvertes ayant également été portées à la connaissance du public par le biais, entre autres, de publications. 

Grâce à ces travaux, les connaissances sur l’abbaye Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech ont progressé. Lors de ce colloque, les différents intervenants du PCR, ainsi que des chercheurs associés, présenteront leurs découvertes et les nouvelles données qui seront mises en perspective par rapport à un contexte historique et archéologique plus large. 
Programme

Vendredi 15 novembre 2013

9h-9h20
Accueil des participants
Salle capitulaire de l’Abbaye

9h20-9h30
RENE BANTOURE, Maire d’Arles-sur-Tech
FRANCIS MANENT, Président du Pays Pyrénées-Méditerranée
DELPHINE CHRISTOPHE, Conservatrice Régionale des Monuments Historiques

Modérateur de la journée :
DELPHINE CHRISTOPHE, Conservatrice Régionale des Monuments Historiques

9h30-10h
HENRI LORETO (Ancien Conservateur des Antiquités et Objets d’Art, Arles-sur-Tech) : Ouverture du colloque

10h-10h30
GERALDINE MALLET (Professeur d’histoire de l’art médiéval, Université Montpellier 3-CEMM) : Présentation du projet collectif de recherche

10h30-11h – Pause
Possibilité de découvrir l’exposition de photos de FRANÇOIS GORREE

11h-11h30
GILLES ROLLIER (Archéologue INRAP, Cluny) : Arles-sur-Tech : un parangon d’une installation monastique caroligienne

11h30-12h
AYMAT CATAFAU (Maître de conférences en histoire médiéval, Université de Perpignan) : Formation et développement d’un bourg monastique

12h-12h30 – Temps de débats

12h30-14h – Déjeuner

14h-14h30
SIMONE PIAZZA (Maître de conférences en histoire de l’art médiéval, Université Montpellier 3-CEMM): Aux origines du culte des martyrs Abdon et Sennen: la catacombe de Pontien et ses peintures (Rome, VI e – VIIe siècle)

14h30-15h
JEAN-PIERRE FERRARI (Association « Animations et loisirs arlésiens », Arles-sur-Tech) : Le développement du culte des reliques d’Abdon et Sennen en Occident (Moyen Âge, Epoque Moderne)

15h-15h30 – Pause

15h30-16h
JULIEN CICCONARDI (Historien de l’art, Montpellier) : Essai de restitution du monastère médiéval d’après le rapport Chambon (XVIIIe siècle)

16h-16h30
OLIVIER POISSON (Conservateur général du Patrimoine, Ministère de la Culture) : L’histoire patrimoniale de l’abbaye depuis la Révolution

16h30-17h – Temps de débats

17h-18h30
Visite de l’abbaye par la guide-conférencière d’Arles-sur-Tech et responsable de l’abbaye, CHRISTINE CORBEL
Nombre de places limitées, sur inscription

18h30
Concert de musique médiévale :
Par l’Ensemble de musique SAURIMONDA avec GISELA BELLSOLA
Lieu : église d’Arles-sur-Tech

Samedi 16 novembre 2013

9h-9h30
Accueil des participants
Salle capitulaire de l’Abbaye

Modérateur de la matinée :
SYLVAIN DEMARTHE, Docteur en histoire de l’art médiéval – ATER, Université de Grenoble / UMR ARTeHIS (Dijon)

9h30-10h
ISABELLE PARRON (Docteur en archéologie médiévale / archéologue, Archéodunum Lyon) : Etude du bâti. Proposition d’évolution architecturale des constructions

10h-10h30
GERALDINE MALLET (Professeur d’histoire de l’art médiéval, Université Montpellier 3-CEMM) : Architecture et liturgie

10h30-11h – Pause

11h-11h30
ERIC PERMINGEAT (Doctorant en histoire médiévale, Université Montpellier 3) : La pratique liturgique à Arles-sur-Tech d’après un bréviaire du XIVe siècle conservé à la Médiathèque du Grand Narbonne

11h30-12h
MORGANE GOURGUES (Doctorante en histoire de l’art médiéval, Université Montpellier 3) : Sainte-Marie d’Arles-sur-Tech : fil d’Ariane du préroman roussillonnais

12h-12h30 – Temps de débats

12h30-14h – Déjeuner

Modérateur de l’après-midi:
CLAIRE PEQUIGNOT, Docteur en histoire de l’art médiéval / archéologue 
Archéoterre

14h-14h30
IMMACULADA LORES I OTZET (Professeur d’histoire de l’art médiéval, Universitat de Lleida) : Le décor sculpté roman de l’abbatiale Sainte-Marie

14h30-15h
ANNE LETURQUE (Doctorante en histoire de l’art médiéval, Université Montpellier 3 et Universitat Autònoma de Barcelona) : Les peintures médiévales de l’abbaye d’Arles-sur-Tech : étude du décor de la tour sud-ouest

15h-15h30
CARLES MANCHO (Docteur en histoire de l’art médiéval, Universitat de Barcelona) : L’iconographie des décors peints romans de l’abbatiale

15h30-16h – Pause

16h-16h30
FRANCESCA ESPAÑOL BERTRAN (Professeur d’histoire de l’art médiéval, Universitat de Barcelona): Le cloître gothique: une œuvre préfabriquée par les ateliers de Gérone

16h30-17h
SYLVIE CHAUVAIN-MARC (Doctorante en histoire de l’art médiéval, Université de Montpellier 3) : Le mobilier funéraire à l’abbaye

17h-17h30 – Temps de débats

17h30-18h
JACQUES MICHAUD (Professeur d’histoire du Droit, Faculté de Droit, Montpellier) : Pour une lecture de la prédelle du retable Saint-Benoît (1644) en l’abbatiale Sainte-Marie

18h-18h30
Présentation des projets du Pays d’Art et d’Histoire :
– Les Portes du Temps : présentation de « Son’Art », projet de l’été 2013 réalisé par des enfants et des artistes (vidéaste, danseur/chorégraphe et plasticien) en séjour dans l’abbaye (thèmes : exploitation du fer et du patrimoine minier).
– V@lls : projet de bande-dessinée interactive autour de la ville d’Arles-sur-Tech (CAUE des PO)

18h30-19h
Clôture du colloque :
Mot de remerciement de GERALDINE MALLET et HENRI LORETO
RENE BANTOURE, Maire d’Arles-sur-Tech
FRANCIS MANENT, Président du Pays Pyrénées-Méditerranée

Contacts
geraldine.mallet[at]univ-montp3.fr
valls.catalanes[at]orange.fr

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Publication – Robert Beck, Ulrike Krampl, Emmanuelle Retaillaud-Bajac (s. la dir.), "Les cinq sens de la ville du Moyen Âge à nos jours"

Les sens font la ville. Les sens fondent en effet la réalité sociale de l’espace. La ville se voit et s’entend, elle s’aperçoit par les odeurs et les saveurs ; elle engage le toucher par les matériaux et formes qui la composent et le mouvement animé des êtres qui y évoluent. Doté d’un paysage sensoriel propre, l’urbanité d’un lieu se sent, se ressent comme une expérience intime et sociale, faites d’attentes culturelles et affectives : c’est l’ambiance de la ville. L’appareil sensoriel dont est doté le corps humain est façonné par la société dans laquelle vit l’individu ; la faculté sensorielle des citadins peut ainsi être comprise comme une modalité (à la fois charnelle et culturelle) de la présence au monde, de l’engagement dans l’espace social de la ville. Réfléchir sur les cinq sens de la ville amène à réfléchir sur l’ordre social et politique de l’espace urbain. C’est aussi comprendre que la ville façonne les perceptions sensorielles par une gestion, une administration et un contrôle des sens. De la ville médiévale à la « ville durable » de nos sociétés actuelles, la ville est sensuelle.


Table des matières :

Introduction

Ulrike Krampl et Robert Beck

Concepts, approches, méthodologie


Cette première partie vise à développer une réflexion de nature théorique, conceptuelle ou méthodologique : quels outils pour étudier les « sens dans la ville » ? Autour de quels enjeux ?

Olivier Balaÿ – L’ambiance comme objet historique ?
Anne Bargès – L’incorporation sensorielle du terrain par l’ethnologue
Daniel Morat – Urban Soundscapes and Acoustic Innervation around 1900
Nicolas Reveyron – Les lumières de la ville médiévale. Essai sur la perception de la lumière architecturale dans le filtre de la ville 
Daniel Siret – Les sensations du soleil dans les théories architecturales et urbaines : de l’hygiénisme à la ville durable
Stéphanie Guilmeau-Shala – Rendre la rue au citadin : Louis Bonnier et le(s) sens de la ville(1900)
Viktoria von Hoffmann – Le goût et le toucher de la ville. La perception sensible de la ville par les “sensorialités basses” : l’exemple des Mémoires de Casanova (XVIIIe siècle)
La perception des groupes dans la ville : altérités, inclusions, exclusions

Les contributions de cette seconde partie sont plus étroitement centrées sur un groupe, un quartier, une figure, définis et appréhendés par des filtres sensoriels revendiqués ou imposés. A travers eux se trouvent posée la question des relations de sociabilité et de pouvoir, des conflits, des phénomènes d’agrégation et de rejet, au sein de l’espace urbain.

Mylène Pardoen – Et la Diane retentit !
Anne-Emmanuelle Demartini – Bras rouge, bruit sourd, brouhaha de la foule. L’expérience sensorielle de l’échafaud dans la ville du XIXe siècle
Mathilde Meheust – Tranquilliser les vieux, aseptiser l’hospice. La désensibilisation de l’espace sensoriel des vieillards en institution à Paris au XIXe siècle
Anne Monjaret et Michela Niccolai – “Le bon sens de la Parisienne” : apprendre à être femme quand on est ouvrière de la fin-de-siècle et la Belle Époque 
Maria Pirogovskaya – Odour of Chlorine in Soviet Urban Reality: Notes on the Clean and the Collective 

Les identités sensorielles urbaines

Dans cette troisième partie, les auteurs dessinent des identités urbaines façonnées par les perceptions sensorielles, qu’elles relèvent de systèmes de représentations ou d’événements particuliers (guerres, catastrophes, évolutions économiques…).

Florence Alazard – Ogni luoco ribombava : la ville italienne de la Renaissance, un écrin et un instrument sonore 
Vanesa Rodriguez Galindo – Visuality and Practices of Looking in Late Nineteenth-Century Madrid: Representations of the Old and Modern City in the Illustrated Press
Nicolas Kenny – Changing Cities, Moving Bodies: Industrial Modernity in Montreal and Brussels 
Nicolas Pitsos – De Paris à Istanbul : représentations d’un ailleurs sensoriel sur les rives du Bosphore, au temps de la Question d’Orient
Emmanuelle Retaillaud-Bajac – Paris, ville des plaisirs, capitale des sens : l’élaboration d’un mythe de la sensualité parisienne au XIXe siècle
Eric Fournier – Le bombardement et l’incendie, la vue et l’ouïe : les perceptions sensorielles des Parisiens durant la “semaine sanglante” de 1871

Gérer les sens dans la ville, entre désir de progrès et contrôle social

Gérer les sens dans la ville pour l’embellir, la policer, l’améliorer, mais aussi pour définir bonnes et mauvaises sollicitations sensorielles, bons et mauvais usagers, a été de tout temps un enjeu, que reconduit aujourd’hui la problématique écologiste.

Dolly Jørgensen – The Medieval Sense of Smell, Stench and Sanitation
Alan Kissane – Manibus Violentis: Touch and Sanctuary in Medieval Lincoln
Clément Gurvil – Les faiseurs de sens. Des jardiniers organisateurs des aspirations sensorielles des Parisiens au XVIe siècle
Anne Brogini – Expériences sensorielles dans un port de frontière. Le grand Port de Malte à l’époque moderne
Philip Hahn – Sound Control: Policing Noise and Music in German Towns, ca. 1450-1800 
Paul Musselwhite – “Like a Wild Desert”: Building a Contested Urban Sensescape in the Atlantic World

Conclusion

Emmanuelle Retaillaud-Bajac

Informations pratiques :
Robert Beck, Ulrike Krampl, Emmanuelle Retaillaud-Bajac (s. la dir.), Les cinq sens de la ville du Moyen Âge à nos jours, Tours, Presses Universitaires François Rabelais, 2013 (Perspectives Villes et Territoires). 398 p., 15,5 x 23,5 mm. ISBN : 978-2-86906-289-4. Prix : 22 euros.

Source de l’information : Presses Universitaires François Rabelais
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Colloque – Hubert Damisch, l’art au travail

Alors que se multiplient les théories des images et que l’idée d’une « pensée des images » s’est progressivement imposée, il nous a semblé important de revisiter le travail d’Hubert Damisch, qui a eu un rôle critique décisif dans la redéfinition épistémologique de l’histoire de l’art depuis les années soixante-dix en élaborant notamment une réflexion originale sur le paradigme structuraliste. Ses contributions ont permis d’articuler le rapport entre histoire et théorie de l’art autrement que par la division du travail qui sépare traditionnellement le domaine philosophique de l’esthétique du champ de la recherche historique. Selon la perspective inaugurée dans Théorie du nuage (1972), certaines oeuvres d’art singulièrement complexes sont en mesure d’articuler une pensée et d’élaborer des modèles d’intelligibilité par leurs propres moyens lorsqu’on les situe au coeur d’un système de transformations.
En tant qu’‘objets théoriques’, ces oeuvres dialoguent avec des énoncés d’ordre philosophique, quitte à les contredire et ne sont donc pas réductibles au seul champ de l’histoire, tout en réclamant qu’on les considère dans toute leur épaisseur historique et anthropologique. Où en est aujourd’hui l’ambition de construire une histoire de l’art centrée sur l’intelligence des oeuvres ? Le colloque se propose de réfléchir sur l’actualité de la pensée d’Hubert Damisch, de façon à en comprendre les articulations avec l’iconologie, la philosophie, l’anthropologie, la sémiotique, et la psychanalyse. Certaines contributions permettront de mettre en lumière l’apport de Damisch dans l’émergence d’approches singulières en histoire de l’art mais aussi en architecture et au cinéma.
Programme :
Vendredi 8 novembre 2013 
9h00 : Accueil des intervenants
9h30 : Ouverture 
9h45 : Introduction – Giovanni Careri et Georges Didi-Huberman (EHESS)
10h15 : Projection
10h30 : Pause
11h00 : Ralph Ubl (Université de Bâle- Centre Eikones) – Qu’est-ce que s’orienter dans la gravure?
11h45 :  Bernard Vouilloux (Université Paris IV-Sorbonne) – Un art de l’échafaudage
12h30 : Pause déjeuner
14h00 : Projection
Modération : Georges Didi-Huberman (EHESS)
14h15 : Yve-Alain Bois (Institute for Advanced Studies, Princeton) 
15h00 : Angela Mengoni (Université de Venise) – « Rassembler les fils, tous en repliant la tresse sur elle-même » : anachronies
15h45 : Pause
16h15 : Jean-Claude Bonne (EHESS) – D’un mur l’autre
17h00 : Jean-Louis Cohen (Institute of Fine Art, New York University) – Amérique/Europe : le transfert à l’œuvre
17h45 : Wolfram Pichler (Institut für Kunstgeschichte, Université de Vienne) – Caravaggio’s diptychs
Samedi 9 novembre 2013
Modération : Claudia Cieri Via (Université de Rome)
9h30 : Catherine Soussloff (University of British Columbia, Vancouver) – L’objet théorique et la pensée en peinture
10h15 : Emmanuel Alloa (Université de Saint-Gall – Centre Eikones, Bâle) – Florence 1435 : le stade du miroir de la peinture
11h00 : Pause
11h30 : Projection
11h45 : Luis Pérez-Oramas (Museum of Modern Art, New York) – Vue idéale de Lygia Clark: saillance de la peinture et corps fantôme
12h30 : Pause déjeuner
Modération : Andreas Beyer (Centre allemand d’histoire de l’art)
14h00 : Projection
14h15 : Luc Vancheri (Université Lumière Lyon 2) – Revivre la mort d’Orphée. L’iconographie politique de Suddenly, Last Summer
15h00 : Elisa Coletta (EHESS) – Travailler avec les œuvres. Ressort et enjeu de l’iconologie analytique
15h45 : Pause
16h15 : Léa Dorev (Bar Ilan university, Ramt Gan, Israel) – Leonardo’s dimostrazione si terribile: Limits, Liminality, and the Being of Nothingness in an unpublished chapter by Hubert Damisch
17h00 : Giovanni Careri (EHESS) – Per via di levare. L’iconologie structurelle de Michel-Ange
Informations pratiques :
Organisateurs :
Giovanni Careri (EHESS/CEHTA),
Georges Didi-Huberman (EHESS/CEHTA),
Philippe Sénéchal (INHA).
Institut national d’histoire de l’art
Auditorium de la galerie Colbert,
2, rue Vivienne ou 6, rue des Petits-Champs – 75002 Paris
Métro : Bourse ou Palais Royal-musée du Louvre
Contact :
Marine Acker
01.47.03.89.29
marine.acker@inha.fr
Source de l’information : blog de L’ApAhAu
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Colloque – L’écriture de l’histoire au Moyen Âge (XIe-XVe siècle) entre contraintes génériques et contraintes documentaires

Colloque international
Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
Auditorium de la BU
45, Boulevard Vauban
78280 Guyancourt

Comment l’écriture de l’histoire organise-t-elle son matériau ? Historiens et littéraires, spécialistes de l’époque médiévale, vont faire le point sur cette question.

Ce colloque a été conçu comme l’aboutissement de trois journées d’études qui ont rassemblé historiens et littéraires autour de la question suivante : comment l’écriture de l’histoire organise-t-elle son matériau, entre les contraintes liées au genre littéraire qu’impose le travail d’écriture ou de réécriture et la nécessité de recourir aux documents, indispensables à la dimension référentielle du discours ? La question se pose avec une particulière acuité pour l’historiographie médiévale, où la notion de document fait problème. La réflexion va donc s’ordonner autour de trois notions clefs, remploi, référence et autorité. Remploi, car il s’agit d’étudier les modalités de la présence des documents, ou d’une réalité documentaire, dans le récit. Référence, car cette insertion vient dans certains cas au moins renforcer la fonction référentielle du langage. Autorité enfin, car cet usage d’hypotextes autorise le scripteur.

Programme :

Mercredi 20 novembre 

13h30 : Interventions de Bruno Laurioux (directeur de l’IECI) et de Jean-Pascal Dumas (CASQY). 

14h00 : Introduction – Francine Mora et Anne Rochebouet (Université de Versailles Saint-Quentin-en- Yvelines). 

14h30: Première session – Remploi
Présidence : Francine Mora (Université de Versailles Saint- Quentin-en-Yvelines)

Olivier Szerwiniack (Université de Picardie) – Le rôle des documents dans l’écriture de l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais de Bède le Vénérable 

Chantal Senséby (Université d’Orléans) – Écrire l’histoire à Saint-Aubin d’Angers au XIIe siècle. Métamorphoses et fonctions des documents d’archives dans la production historiographique

15h30 : discussion et pause 

Julian Führer (Institut Historique Allemand) – Documentation et écriture de l’histoire chez l’abbé Suger (1122-1151)

Françoise Laurent (Université de Clermont-Ferrand 2) – Influence des sources documentaires dans l’historiographie anglo-normande du XIIe siècle

Elena Abramova-Lemaire (LAMOP / Université de Paris 1) – Les documents juridiques, les textes narratifs et autres témoignages dans l’Histoire des comtes de Guines de Lambert d’Ardres (fin XIIe s.) : sélection des sources

17h45 : discussion 
18h30 : cocktail


Jeudi 21 novembre

9h00 : Deuxième session – Remploi et référence
Première partie
Présidence : Catherine Croizy- Naquet (Université de Paris 3)

Michèle Guéret-Laferté (Université de Rouen) : « L’Histoire des Lombards de Paul Diacre, modèle de l’Ystoire de li Normant d’Aimé du Mont-Cassin : imitations et emprunts, écarts et distorsions ».

Florent Coste (Université de Lorraine) : « La Légende dorée de Jacques de Voragine et les écritures de l’histoire : montages manuscrits, (dis)continuités génériques et domestication du temps ».

Denis Gabriel (Université d’Aix- en-Provence) : « L’écriture d’une histoire : rapporter les faits dans un procès. L’affaire opposant la Sorbonne au chapitre de Saint-Benoît (1274-1281) ».

10h30 : pause

Vincent Challet (Université de Montpellier 3) : « Une reconstruction mémorielle : écritures et réécritures du « Petit Thalamus » de Montpellier ».

Marco Grimaldi (Université de Montpellier 3) : « La complexité documentaire à l’épreuve de la TEI : les enjeux d’une édition électronique des Annales occitanes de Montpellier ».

12h15 : discussion et déjeuner-buffet

Deuxième partie
Présidence : Michel Zink (Collège de France)

Raquel Alonso Alvarez (Université d’Oviedo) : « Le Liber testamentorum ecclesiae ouetensis (XIIe s.). L’utilisation des sources pour la rédaction des narrations historiques du cartulaire ».

Hélène Sirantoine (CNRS-CESCM, Poitiers) : « L’acte diplomatique comme ‘preuve‘ dans l’écriture de l’histoire au travers de deux cas hispaniques : l’Historia Compostellana et le Corpus Pelagianum (première moitié du XIIe s.) ».

Anne Rochebouet (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) : « La présence de réalités documentaires dans les récits de la chute de Troie : entre l’insertion encyclopédique autorisante et l’effet de réel ».

16h : discussion et pause

Pierre Courroux (Université de Poitiers) : « « Si com jou truis el livre escrit » : les références externes dans la Chronique rimée de Philippe Mousket ».

Florence Tanniou (Université de Paris Ouest – Nanterre – La Défense) : « Mémoire des lettres et des lois : modalités d’insertion et interprétation des traces documentaires dans les Mémoires de Philippe de Novare ».

17H45 : discussion

Vendredi 22 novembre


9h : Troisième session – Référence en autorité
Présidence : Laura Kendrick (Université de Versailles Saint- Quentin-en-Yvelines, directrice d’ESR).

Laura Lazar Zavaleanu (Université de Cluj-Napoca) : « Auctoritas et références dans les chroniques roumaines du Moyen Âge : entre légende et attestation documentaire ».

Marjolaine Raguin (Université de Clermont-Ferrand 2) : « Écriture de l’histoire au XIIIe siècle : le cas d’une chronique histo- rico-épique (la Chanson de la Croisade albigeoise) ».

Nicolas Ruffini-Ronzani (Université de Namur) : « Une histoire à usage politique : les Gesta episcoporum de l’évêque Gérard de Cambrai († 1051) et la construction d’un passé diocésain ».

10h30 : discussion et pause

Sébastien Fray (Université de Paris 4) : « Intertextualité et stratégies d’autorité dans les e Gesta abbatum de Conques (XII siècle) ».

Éléonore Andrieu (Université de Bordeaux 3) : « Le personnage de Charlemagne à l’abbaye de Saint-Denis (XIIe siècle) : le rhinocéros jugulé ? ».

12h15 : discussion et déjeuner-buffet

2e partie
Présidence : Laurent Feller (Université de Paris 1).

Irène Fabry-Tehranchi (Université de Reading) : « Écrire l’histoire de Stonehenge : narration historique et fiction romanesque (XIIe-XVe s.) ».

Magali Janet (Université de Paris Est – Marne-la-Vallée) : « L’écriture de la première croisade : la fin de Renaut Porcet dans les récits des XIIe-XIIIe s. ».

15h30 : discussion et pause

Luigi Russo (Université Européenne de Rome) : « ‘Réinventer’ la croisade dans le XVe siècle : sur l’originalité de la réécriture de l’histoire ».

Vera Vejrychova (Université Charles de Prague / Université de Paris 4) : « La réécriture de l’histoire chez Jean Froissart. Le chroniqueur face à ses sources ».

17H15 : Conclusions

Comité scientifique :
Étienne ANHEIM (Histoire médiévale, UVSQ / ESR / LAMOP)
Pierre CHASTANG (Histoire médiévale, UVSQ / ESR)
Catherine CROIZY-NAQUET (Littérature médiévale, Université de Paris 3 / CERAM)
Laurent FELLER (Histoire médiévale, Université de Paris 1 / LAMOP)
Francine MORA (Littérature médiévale, UVSQ / ESR)
Michel ZINK (Littérature médiévale, Collège de France)

Affiche, programme et résumé des communications : Laboratoire Etats, société, religion (ESR)
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Offre d’emploi – Assistant Professor in Early Modern French or British History (University of St Thomas – Minnesota, USA)

Closing date 7th December 2013.

Assistant Professor in Early Modern French or British History,
University of St Thomas (Minnesota, USA)
The History Department at the University of St. Thomas (MN) invites applications for a full-time, tenure-track position at the rank of Assistant Professor in early modern (1500-1815) French or British history. Candidates with the Ph. D. or equivalent are preferred, but ABD with an imminent completion date will be considered (with an initial appointment at the rank of instructor). Applicants should be committed to excellence in undergraduate teaching and ongoing research in their field. Position begins in Fall 2014.
The teaching load of three courses per semester involves some combination of the following: HIST 111 Origins of the Modern World to 1550 or HIST 112 The History of the Modern World since 1550 for undergraduates who are completing their core area (general) requirement in historical studies and upper-level course(s) for undergraduate history majors and minors.
Please submit a letter of interest and curriculum vitae electronically at this site as well as graduate school transcripts, research writing sample, statement of teaching philosophy, and evidence of teaching effectiveness, if available. Send three letters of recommendation electronically to cacory@stthomas.edu or by paper mail to: Dr. Catherine Cory, History Department, JRC 432, University of St. Thomas, 2115 Summit Ave., St. Paul, MN 55105. To ensure full consideration, application materials should be received by November 15, 2013.

Established in 1885, the University of St. Thomas is located in the major metropolitan area of Minneapolis-St. Paul, and is Minnesota’s largest private university. Its 10,000 students pursue degrees in a wide range of liberal arts, professional, and graduate programs.

Inspired by Catholic intellectual tradition, the University of St. Thomas educates students to be morally responsible leaders who think critically, act wisely, and work skillfully to advance the common good, and seeks to develop individuals who combine career competency with cultural awareness and intellectual curiosity. The successful candidate will possess a commitment to the ideals of this mission.
The University of St. Thomas has a strong commitment to the principles of diversity and inclusion, to equal opportunity policies and practices, and to the principles and goals of affirmative action. In that spirit, the University welcomes nominations and applications from a broad and diverse applicant pool.
Source de l’information : FMRSI
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29e journée d’étude du RMBLF – Remplois et réécritures. Le recyclage avant l’heure

Vendredi 13 décembre 2013 
Secrétariat général du Service public de Wallonie 
(salle polyvalente)
2, place Joséphine-Charlotte à Jambes

Alors qu’aujourd’hui, le remploi comme le recyclage paraissent indispensables dans la perspective d’une gestion durable de notre environnement, une question, a priori insolite, se pose au médiéviste : Comment envisageait-on la réutilisation d’objets ou de textes au Moyen Âge ? 

Évidemment dépourvu de sa dimension écologique contemporaine, le « recyclage » faisait partie intégrante des pratiques du temps. Il apparaît de diverses manières et pour des raisons multiples. L’on sait que les copistes grattaient les parchemins afin de disposer de supports (presque) neufs ou que les bâtisseurs n’hésitaient pas à réutiliser des matériaux provenant d’édifices détruits ou en ruines au moment d’ériger de nouvelles constructions. Mais on peut aller plus loin encore et dépasser le seul aspect économico-utilitaire de cette problématique. 

Qu’en est-il, ainsi, de la valeur symbolique des remplois ? L’élément décoré ancien introduit dans une nouvelle composition amenait-il avec lui un surplus de sens ? Devait-il régénérer le présent par la présence d’un passé glorieux ? Dans un contexte judiciaire ou politique, un texte ancien inséré dans un nouvel écrit légitimait-il des prétentions, qu’elles soient formulées de bonne foi ou clairement usurpatrices ? Et, dans le domaine de la littérature, comment le remploi se distinguait-il de la citation ? Qu’en est-il, aussi, de la nature et de l’état des éléments choisis ? Voit-on réutiliser des pièces outragées par le temps ou certains évènements traumatisants ? 
On le constate par ces quelques exemples d’interrogations qui se posent aux médiévistes, c’est bien la question du sens dans les productions du Moyen Âge que nous aborderons ici. Il importera de voir en quoi une démarche éminemment matérielle peut – et on ne pourra pas évacuer le problème de son caractère facultatif – s’accompagner de considérations plus intellectuelles. Et, s’il y eut effectivement surplus de sens, si ce surplus bénéficia à l’élément remployé ou à l’oeuvre englobante. 

L’objectif de cette journée organisée par le Réseau des Médiévistes belges de Langue française (RMBLF), groupe de contact du FNRS, autour de la question du Remploi et de la réécriture sera donc, par le biais d’approches d’historiens, d’archéologues, de philologues, d’historiens de l’art, etc., de présenter différentes aspects de ce « recyclage » à l’époque médiévale. Nous dépasserons les traditionnelles frontières disciplinaires, comme à l’accoutumée, afin d’observer comment une problématique commune peut être abordée par des chercheurs d’horizons différents, avec leurs convergences et leurs divergences, tant d’approches que de résultats.
Programme :
Séance du matin 
présidée par Xavier Hermand (UNamur) 
09h00 – Accueil 

9h15 – Introduction (Frédéric Chantinne) 

9h30 – 11h00 : 

Gianluca Valenti (ULg) : Recycler les gestes : la proxémique du pénitent, de la liturgie à la littérature courtoise 

Aurélie Stuckens (FNRS/UNamur) : « Formules » d’une conversion : le cas de quelques modèles épistolaires à l’usage des clercs des comtes de Flandre (ca 1270-1290) 

11h00 – Pause 

11h15 – 12h45 

Sophie Lecomte (FNRS/UNamur) : Le Guy de Warrewik : du roman en vers aux imprimés de sa mise en prose

Mathilde Bert (ERC/Université Paul Valéry Montpellier III) : Remploi, légitimation, invention : Pline dans le discours sur la peinture à la Renaissance 

12h45-13h45 – Pause de midi
Séance de l’après-midi 
présidée par Jean Plumier (SPW)
13h45-15h15 

Olivier Vrielynck (SPW) et Constantin Pion (ULB) : Quelques réflexions sur le remploi d’objets « antiques » dans les tombes mérovingiennes. Le cas du cimetière de Bossut-Gottechain. 

Laure-Anne Finoulst (ULB): Les sarcophages : des utilisations altomédiévales aux remplois variés à travers les siècles 

Iliana Kasarska (ULg) : Le remploi de sculptures médiévales dans le nord de la France et au pays de Liège (XIIe-XVe siècles) 

15h15-15h30 – Pause 

15h30-16h15 – Conclusions par Pierre Paquet (Inspecteur général du Département du Patrimoine, SPW)
Informations et inscription (souhaitée) : info.rmblf@gmail.com

L’équipe du RMBLF :
– Frédéric Chantinne (Direction de l’archéologie, Service public de Wallonie-ULB)
– Gilles Docquier (Musée royal de Mariemont-FUSL)
– Jonathan Dumont (FNRS-ULg)
– Ingrid Falque (FNRS-UCL)
– Amélie Hanus (UNamur)
– Hélène Haug (UCL)

– Alain Marchandisse (ULg)
– Christophe Masson (ULg)
– Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur)
– Nicolas Schroeder (FNRS-ULB)
– Marie Van Eeckenrode (UCL-Archives de l’Etat)

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Appel à contribution – La société au miroir du discours hagiographique

Date de proposition des articles : 15 novembre 2013

Date de tombée des articles : 1er mai 2014

La revue canadienne Les Cahiers d’Histoire (Université de Montréal) sollicite des propositions d’articles pour son numéro de l’automne 2014. Ce numéro portera sur le discours hagiographique et sera publié sous la direction de Philippe Genequand et de Véronique Olivier.

Les vecteurs par lesquels les personnages des saints ont été construits sont à la fois imposants et multiples. Ils présentent un corpus considérable auquel s’adjoignent les productions artistiques qui ont été pendant des siècles mises au service de leur culte. Les saints sont mis en scène dans les documents littéraires et liturgiques, comme on peut s’y attendre, mais ils apparaissent aussi dans des documents de nature normative et diplomatique. Ils sont aussi projetés dans l’espace par l’entremise d’images peintes et sculptées et de monuments que l’Église leur dédie et par les institutions laïques qui font figurer leur image sur leurs sceaux, des bornes, etc. L’écriture sur les saints, l’hagiographie, passe donc dans tous les médias.
Le discours hagiographique promouvant la mémoire des vertus des saints, lesquelles témoignent de la magnificence de Dieu, est stylisé — c’est-à-dire qu’il est mis en forme et est articulé par des thèmes et des archétypes — et il est performatif — c’est-à-dire qu’ayant un but d’édification et constituant un réservoir de modèles pour les clercs et pour les laïcs il incite plus qu’il n’informe (M. van Uytfanghe). Ce discours est une fenêtre sur les représentations véhiculées par ses producteurs puisqu’il est imprégné de leur conception du monde. Si les travaux en hagiologie s’intéressent souvent aux saints et à tous les aspects des textes qui nous les font connaître, ce numéro des Cahiers d’histoire veut inspirer des contributions de chercheur.e.s travaillant à partir de ce vaste corpus en le considérant comme un discours à travers lequel perce le monde dans lequel il est élaboré, donc comme un phénomène social, et non pas comme une source d’information sur le saint lui-même ni sur son culte.


Les contributions sollicitées sont celles qui mettent de l’avant la richesse du discours sur les saints, textuel ou figuré, permettant de pénétrer la société et son organisation, ses pratiques, ses croyances et ses représentations et ainsi abordant des thèmes aussi divers que :

  • la folie et la possession
  • le temps, que ce soit sa représentation ou son expérience qui déterminent la façon de se positionner par rapport aux événements passés et d’en rendre compte et qui déterminent les usages que l’on fait du passé et du futur
  • l’historiographie et la fiction
  • les présages, les rêves qu’ils soient songes, visions ou cauchemars: comment se passent-ils, d’où proviennent-ils, qu’elles sont leur fonction et leur contenu?
  • la mort, les morts, les revenants, la place des morts dans la société et leur relation avec les vivants
  • le pouvoir et sa quête de légitimité, qu’il soit personnel ou au contraire promu par l’entremise d’un saint fondateur personnifiant une institution
  • l’architecture, les canons artistiques
  • la structure spatiale de la société, l’extériorité et l’intériorité
  • les voyages, les pèlerinages et les déplacements
  • les modèles de sainteté dans ce qu’ils nous apprennent de leurs promoteurs et leur réception chez les fidèles comme chez les clercs
  • le lien entre les procédés stylistiques et littéraires adoptés par l’auteur et l’idéal qui est promu dans le texte
  • la norme
  • la violence
  • le corps, la maladie
  • les constructions socioculturelles du masculin et du féminin, l’identité, les concepts culturel et historique définissant l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte, la maturité
  • les notions d’autorité, d’auteur, de remploi
  • la musique 
  • les pratiques éditoriales, sens des projets éditoriaux.
Si le Moyen Âge occidental occupe une place prépondérante dans ce domaine d’étude en raison de la popularité de ce type de discours à cette époque, les directeurs du numéro souhaitent fortement inciter les antiquisants, les modernistes et les contemporanéistes spécialistes d’Afrique, d’Asie comme du Canada à soumettre une proposition d’article qu’ils soient historien.e.s, anthropologue, etc.

Les personnes intéressées par cette thématique sont invitées à soumettre un texte d’environ 500 mots décrivant sommairement l’article envisagé et les sources privilégiées au plus tard le 15 novembre 2013. Les articles pouvant être rédigés en français ou en anglais et ne dépassant pas les 8 000 mots seront ensuite attendus pour le 1er mai 2014. Ils seront alors soumis au processus habituel d’évaluation de la revue Les Cahiers d’Histoire.

Les Cahiers d’histoire vous remercient de bien vouloir respecter les règles de présentation en vous référant aux directives (http://www.cahiershistoire.org/directives/index.html) et de lui faire parvenir vos propositions ou toute demande d’information par courriel (publication@cahiershistoire.org)
Source de l’information : HagHis
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Colloque – Courts and Courtly Cultures in Early Modern Europe

Courts and Courtly Cultures in Early Modern Europe
Université de Lausanne, November 06-08, 2013

SNF Sinergia Project « Constructing Identity: Visual, Spatial, and Literary Cultures in Lombardy (14th-16th Century) »
contact: denise.zaru@unil.ch

Programme :

I. The Concept of Cultural Identity, the Court, and the Case of Lombardy
Wednesday 6th November
Anthropole 2106

09h00 : Welcome – Serena Romano (Université de Lausanne)

Chair : Agostino Paravicini Bagliani(Université de Lausanne)

09h20 : Malcolm Vale (Oxford University) – The Court and cultural Identities: uniform or diverse?
10h00 : Brigitte Miriam Bedos-Rezak (New York University) – Imprinting matter, Constructing Identity (France, 1100-1300)
10h40 : Break

11h00 : Jean-Claude Maire Vigueur (Università di Roma 3) – La politique monumentale des communes et des seigneuries: un essai de comparaison (Italie centrale, XIVe siècle)
11h40 : Patrick Boucheron (Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Entre la ville et la cour: identités ambrosiennes et appropriations mémorielles en Lombardie (XIIe-XIVe siècle)
Chair : Simone Albonico (Université de Lausanne)

15h00 : Giorgio Chittolini (Università di Milano) – Aristocrazie nobiliari in Lombardia nel Quattrocento 
15h40 : Gian Maria Varanini (Università di Verona) – Identità cittadine e prospettive di espansione per le signorie venete del Trecento
16h20 : Andrea Gamberini (Università di Milano) – «Quid est tyrannus ?» Gabrio Zamorei, Francesco Petrarca e la mobilitazione in favore dei Visconti alla metà del sec. XIV
17h00 : Break

17h20 : Paolo Viti (Università di Lecce) – Milano e Firenze: divergenze ideologiche e convergenze culturali nel primo Umanesimo
18h00 : Edoardo Fumagalli (Université de Fribourg) – Pier Candido Decembrio, Francesco Filelfo e l’eredità di Petrarca nell’Umanesimo in Lombardia
18h40 : Massimo Zaggia (Università di Bergamo) – La « Vita Philippi Mariae » di Pier Candido Decembrio fra imitazione dai classici, encomio cortigiano e verità storica

II. Building History: Literary and Visual Patterns
Thursday 7th November
Anthropole 2106

Chair : Tristan Weddigen (Universität Zürich)

9h30 : Jörg Busch (Frankfurt Universität/M.) – L’eredità del comune. L’idea dell’autonomia lombarda
10h10 : Paolo Chiesa (Università di Milano) – Galvano Fiamma. La letteratura al servizio della politica ?
Discussion
10h50 : Break

11h10 : Luisa Giordano (Università di Pavia) – I programmi funerari viscontei e i modelli di riferimento
11h50 : Marco Folin (Università di Genova) – Princely Mausolea in Early Modern Italy: Models and Experimentations
12h30 : Piero Majocchi (Università di Padova) – «Non iam capitanei, sed reges nominarentur»: progetti dinastici e rivendicazioni regie nei rituali funerari dei Visconti (XIV secolo)
Chair : Serena Romano (Université de Lausanne)

14h40 : Marco Daniele Limongelli (FNS-Université de Lausanne) – Tenzoni comico-realistiche e gnomiche inedite tra poeti viscontei : Marchionne Arrighi e Braccio Bracci
15h20 : Maria Caraci (Università di Pavia) – La polifonia profana a Pavia negli anni di Bernabò e Giangaleazzo : linee di sviluppo di un progetto culturale europeo
16h00 : Break

16h20 : Richard Schofield (IUAV) – Bramante e Leonardo sul corso Magenta a Milano
17h00 : Roberta Martinis (SUPSI/FNS-EPFL) – « Il castellano, il bissconte, gian della rosa, borgonzio, il duca: gli edifiti di Bramante a Milano nella lista di Leonardo da Vinci »
17h40 : Stephen Campbell (Johns Hopkins University) – Titian, Lomazzo and Canon Formation in Post-Sforza Milan
III. Court Culture: Words and Images
Friday 8th November
Anthropole 4021

Chair : Frédéric Elsig (Université de Genève)

9h00 : Julian Gardner (University of Warwick) – The Long Good-Bye: the Artistic Patronage of Cardinals in Avignon (1309-1352) 
9h40 : Santina Novelli (FNS-Université de Lausanne) – Prima dei fasti estensi dell’Officina Ferrarese. Gli affreschi trecenteschi nella chiesa del monastero di Sant’Antonio in Polesine
10h20 : Break

10h40 : Denise Zaru (FNS-Université de Lausanne) – A Courtly Hagiography: Narrative Techniques in the Oratorio Visconteo at Albizzate and Santo Stefano at Lentate
11h20 : Nicolas Bock (Université de Lausanne) – The King and His Court. Funeral Monuments and Role Models in Naples 
12h00 : Andrea Comboni (Università di Trento) – «Vui, che ogni dì havete ad fare nove inventione»: Paride Ceresara e i Gonzaga tra programmi iconografici, imprese e rime 

Source de l’information : ArtHist
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Appel à contributions – Lords and Lordship in the British Isles: the dimensions of aristocratic power (1300-1600)

A conference is being organised which will examine the nature of aristocratic leadership and direction through three centuries in England, Ireland, Scotland and Wales.

The chronological range of the conference is intended to cover both sides of the historiographical divide between late medieval and early modern periods. The attendance of scholars from both eras will allow for the examination of continuities and shifts in aristocratic authority and society over the whole period. 

By taking the British Isles as the frame of reference and seeking the participation of experts who deal with the different lands of the archipelago, it is intended to develop a sense of comparisons and variations in the nature of lordship between and within these lands. Individual studies may focus on one of the historic lands of the archipelago or may examine comparisons or connections between different countries. 

Within this geographical and chronological framework issues which might be explored include interactions between structures of private lordship and those of royal government and public authority in areas of administration, justice, warfare and identity. Case studies of lordship and noble power in relation to specific regional or local contexts or to individual aristocratic lineages should open up routes of comparison in terms of space and time. The conference will include the examination of all aspects of lordship; the political, cultural, religious, social and economic dimensions of aristocratic leadership and direction as they shaped different parts of the British Isles between 1300 and 1600. 

The aim of the conference is to develop a clearer sense of the range, diversity and character of the ideologies and practice of lordship across an era generally regarded as involving radical change in the exercise and presentation of power across the British Isles. 

Titles and proposals of up to 500 words are sought by 31 January 2014.

Location: St Andrews (UK)

Contacts:

Dr Michael Brown
University of St Andrews

Dr Alison Cathcart
University of Strathclyde
Email: a.cathcart@strath.ac.uk

Source de l’information : H-Net
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Publication – Paul Tombeur (éd.), "Gesta Abbatum Trudonensium I-VII"

Raoul ou Rodolphe de Saint-Trond (né vers 1070 et mort en 1138) est un auteur particulièrement intéressant et attachant. Il est représentatif du niveau de culture du pays Rhin-Meuse de la fin du XIe et du début du XIIe siècle. Il est surtout connu par les Gesta abbatum Trudonensium, la Chronique de l’abbaye de Saint-Trond, dont il entreprit la rédaction au XIIe siècle, et ce, avec un sens rare de la critique historique. Attentif à la musique, il introduisit la réforme de Guy d’Arezzo dans les milieux belges et fut l’auteur de poèmes ainsi que de lettres dont quelques-unes nous sont parvenues. Le volume consacré aux œuvres en prose rassemble les Gesta, livres I à VII et les lettres. Un prochain volume reprendra l’œuvre de son disciple et continuateur (Gesta, livres VIII à XIII), que l’éditeur pense pouvoir identifier comme étant Gislebert de Saint-Trond. La minutie qui a présidé au respect des manuscrits du XIIe siècle révèlera des surprises intéressantes aux chercheurs, en mettant en relief des éléments auxquels on n’a jamais prêté attention.
L’éditeur, Paul Tombeur, est docteur en philosophie et lettres de l’Université de Liège et ancien chercheur au Fonds National de la Recherche Scientifique. Il fut professeur à l’Université Catholique de Louvain (à Louvain, puis à Louvain-la-Neuve) de 1966 à 2001 et y enseigna particulièrement la philologie médiolatine, la paléographie latine et l’initiation à l’informatique pour les sciences humaines. Il est l’auteur de la première analyse philologique systématique d’un auteur médiolatin à l’aide de l’informatique. Il fut le fondateur en 1968 du Cetedoc, laboratoire d’informatique en sciences humaines, qui procéda notamment à la mise en ordinateur dès 1969 de l’ensemble des textes médiolatins belges jusque 1200 et de très nombreux autres corpus. Par la suite il fut l’initiateur des bases de données textuelles et dictionnairique latines (cf. Brepolis latin). Depuis 2001 il assume la direction scientifique du CTLO (Centre Traditio Litterarum Occidentalium), centre établi à Turnhout.
La bibliographie de l’éditeur jusque 2004 est intégralement reprise dans le volume d’hommage que lui ont offert certains de ses anciens étudiants en 2005 sous le titre‘In principio erat verbum’.

Informations pratiques :
Paul Tombeur (éd.), Gesta Abbatum Trudonensium I-VII, Turnhout, Brepols, 2013 (Corpus Christianorum, Continuatio Medievalis, 257). LXVIII + 242 p., 8 colour ill., 155 x 245 mm. ISBN: 978-2-503-54534-9. Prix : 160 euros.
Source de l’information : Brepols
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