Cycle de conférences – Les conférences de « Transitions ». Cycle annuel 2013-2014

Les conférences de « Transitions ». Cycle annuel 2013-2014
Université de Liège – 1b, Quai Roosevelt 4000 Liège 
Renseignements : jonathan.dumont@ulg.ac.be
Toutes les conférences débuteront à 18h00

Programme : 

15 octobre 2013 (Grand Physique)
Giancarlo Alfano, Seconda Università di Napoli
Le banquet comme spectacle dans le « Decameron » de Boccace
12 novembre 2013 (Grand Physique)
Bertrand Schnerb, Université Charles de Gaulle – Lille III
Le duc de Bourgogne Jean sans Peur et la Cité de Liège

10 décembre 2013 (Grand Physique)
Emmanuel Lurin, Université Paris-Sorbonne
Étienne Dupérac et les Antiquités romaines : l’étude de l’Antique et son imaginaire à Rome au XVIe siècle 

11 février 2014 (Grand Physique)
Frank La Brasca, Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance, Université François Rabelais, Tours
Exégèse et idéologie dans les commentaires de la « Comédie » de Dante de la fin du XIVe et du début du XVe siècle

11 mars 2014 (Grand Physique) 
Marc Delrez, Université de Liège
William Shakespeare entre Moralité et Scepticisme 
Au printemps 2014, Transitions vous convie à la Conférence événement de Jean-Marie Le Gall, Université Panthéon-Sorbonne, auteur de « Les humanistes en Europe. XVe-XVIe siècles ».

Source de l’information : Transitions
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Colloque – L’art du récit à la cour de Bourgogne : l’activité de Jean de Wavrin et de son atelier

Ces rencontres internationales viseront à mettre à l’honneur le véritable foyer littéraire et artistique dont Jean, bâtard de Wavrin (ca 1395-1475), homme d’armes et de lettres, fut le maître d’œuvre. Dès l’année 1446, Jean de Wavrin, qui fut au cours de sa vie capitaine et diplomate au service de Philippe le Bon, entreprit la rédaction de son Recueil des cronicques et anchiennes istoires de la Grant Bretaigne, a present nommé Engleterre, œuvre historique inédite vouée à ce royaume dont les ducs de Bourgogne se firent, pour un temps, les alliés. Mais, plus encore, c’est au sein de l’atelier de Jean de Wavrin, établi à Lille, que fut composée aux alentours de 1460 une collection homogène de romans de chevalerie en prose, agrémentés de plus de 600 miniatures que l’on doit au Maître de Wavrin, et dont la moitié furent réalisés pour la bibliothèque du noble bâtard. Or, de même que les Chroniques d’Angleterre n’ont pas reçu encore toute l’attention qu’elles méritent, aucune étude comparative d’envergure n’a été menée sur le corpus des proses issues de l’atelier Wavrin.
Programme :
Jeudi 24 octobre 2013

08h30 : Accueil
09h00 : Introduction par Jean Devaux et Matthieu Marchal (Université du Littoral – Côte d’Opale)

09h30-11h00 Session 1
Président de séance : Danielle Quéruel

09h30 : Alain Marchandisse (Université de Liège) – L’image de la femme de pouvoir dans les Croniques de Jean de Wavrin
09h55 : Jonathan Dumont (Université de Liège) – Définir et organiser la mosaïque sociale : les trois ordres dans les Croniques de Jean de Wavrin
10h20 : Jean Devaux (Université du Littoral – Côte d’Opale) – « L’âpre saveur de la vie » : passions et politique dans les Croniques de Jean de Wavrin
10h45 : Discussion
11h00 : Pause
11h30-13h00 Session 2
Président de séance : Alain Marchandisse

11h30 : Pascal Schandel (Institut national du patrimoine) – Prologues et frontispices dans les romans illustrés par le Maître de Wavrin
11h55 : Rebecca Dixon (Université de Liverpool) – Comment se faire bourguignon d’un trait : esthétique et idéologie de la « simplicité » chez le Maître de Wavrin
12h20 : Rosalind Brown-Grant (Université de Leeds) – Le Roman de Gérard de Nevers vu par le Maître de Wavrin et Loyset Liédet : lecture juridique ou chevaleresque du texte ?
12h45 : Discussion
13h00 : Déjeuner

14h45-16h15 Session 3
Président de séance : Élisabeth Gaucher-Rémond

14h45 : Gilles Roques (CNRS-Atilf Nancy) – Aspects du vocabulaire régional dans les œuvres produites dans l’atelier de Jean de Wavrin
15h10 : Anne Schoysman (Université de Sienne) – L’atelier de Jean de Wavrin à travers l’examen linguistique des textes
15h35 : Annie Combes (Université de Nantes) – Dérimage, dérythmage, dévers : tendances de la mise en prose dans l’atelier de Jean de Wavrin
16h00 : Discussion
16h15 : Pause

16h45-17h45 Session 4
Président de séance : Pascal Schandel

16h45 : Anna-Maria Babbi (Université de Vérone) – Décrire la guerre dans les romans de la collection de Jean de Wavrin
17h10 : Élisabeth Gaucher-Rémond (Université de Nantes) – Gilles de Chin, un nouveau « chevalier au lion » ?
17h35 : Discussion
Vendredi 25 octobre 2013
08h30 : Accueil

09h00-10h30 Session 5
Président de séance : Anna-Maria Babbi

09h00 : Sophie Albert et Émilie Deschelette (Université Paris-Sorbonne) – La réécriture de la fondation d’Albion par Jean de Wavrin : enjeux littéraires et idéologiques
09h25 : Loïc Colella-Denis (Université du Littoral – Côte d’Opale) – Les Croniques d’Engleterre et les Mémoires de Jacques du Clercq
09h50 : Alexandre Grosjean (Université du Littoral – Côte d’Opale) – Un héritage repris par les Anchiennes Croniques d’Engleterre : les Mémoires de Toison d’or, source de Jean de Wavrin ?
10h15 : Discussion
10h30 : Pause
11h00-12h00 Session 6
Président de séance : Catherine Gaullier-Bougassas

11h00 : Matthieu Marchal (Université du Littoral – Côte d’Opale) – De l’existence d’un manuscrit de la prose de Blancandin et l’Orgueilleuse d’amours produit dans l’atelier du Maître de Wavrin
11h25 : Livia Visser-Fuchs (Baarn, Pays-Bas) – Ung anchien chevallier notable, tres prudent et grant voiagier : Jean de Wavrin’s later years
11h50 : Discussion
12h00 : Déjeuner

14h00-15h30 Session 7
Président de séance : Marie-Madeleine Castellani

14h00 : Maud Pérez-Simon (Université Sorbonne-Nouvelle – Paris 3) – L’image narratrice dans le Roman d’Othovien
14h25 : Sandrine Hériché-Pradeau (Université Paris-Sorbonne) – Peindre, saisir sur le vif : images, récit et narration dans Florimont, ms. BnF, fr. 12566
14h50 : Catherine Gaullier-Bougassas (Université Charles-de-Gaulle – Lille 3) – Les renouvellements du Florimont bourguignon : seuil et clôture du texte, entre histoire et fiction
15h15 : Discussion
15h30 : Pause

16h00-17h15 Session 8
Président de séance : Anne Schoysman

16h00 : Marie-Madeleine Castellani (Université Charles-de-Gaulle – Lille 3) – La Méditerranée dans Florimont
16h25 : Danielle Quéruel (Université de Reims – Champagne Ardenne) – Jean de Wavrin et l’Angleterre
16h50 : Discussion
17h00 : Clôture du colloque
Informations pratiques :
Université du Littoral – Côte d’Opale

Amphi. de visioconférence, Centre Universitaire de la Citadelle, Dunkerque

220, avenue de l’Université 59379 Dunkerque Cedex

24-25 octobre 2013
Colloque international organisé par 
l’Université du Littoral – Côte d’Opale 
l’Unité de recherche sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel (H.L.L.I.) 
le Centre de recherche « Modalités du fictionnel »

avec le soutien 
du Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais
de la Ville de Téteghem
de la Ville de Wavrin

Comité scientifique :
Maria Colombo Timelli (Università degli Studi di Milano)
Alain Marchandisse  (Université de Liège)
Danielle Quéruel (Université de Reims)
Pascal Schandel (Institut national du patrimoine)

Contact et information :
Jean.Devaux@univ-littoral.fr
Matthieu.Marchal@univ-littoral.fr
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Bourses – I Tatti Fellowships

I Tatti offers Fellows the precious time they need to pursue their studies with a minimum of obligations and interruptions together with a maximum of scholarly resources, a combination that distinguishes the Harvard Center from most others. In order to foster a collaborative spirit, Fellows are expected to live in the Florence area and to spend at least three days a week at the center. Lunch and tea are served each weekday, and the I Tatti community takes shape over these convivial occasions. Rather than present a traditional paper at the end of the year, Fellows give informal presentations in the late fall or winter. This provides an opportunity to explore problems and questions and receive valuable feedback from other members of the community during the extended discussion period. Each year a limited number of activities are reserved for the Fellows, and they join the wider community at conferences, lectures, and concerts.

I Tatti Fellowships 
Fifteen I Tatti Fellowships, each for twelve months, are available each academic year for post doctorate research in any aspect of the Italian Renaissance.
Mellon Visiting Fellowships
A limited number of Mellon Visiting Fellowships, for periods ranging from three to six months, are available each academic year for advanced research in any aspect of the Italian Renaissance. This Fellowship is designed to reach out to Italian Renaissance scholars from areas that have been under-represented at I Tatti especially those living and working in Asia, Latin America, the Iberian Peninsula and the Mediterranean basin (except Italy and France) and the Islamic countries. 

Craig Hugh Smyth Visiting Fellowships
A limited number of Craig Hugh Smyth Visiting Fellowships, each for three months, are available each academic year for advanced research in any aspect of the Italian Renaissance. The Fellowship is designed for scholars who do not have the benefit of sabbatical leave. This group includes curators, administrators, and conservators, as well as scholars who, having the primary responsibility of caring for young children, do not have easy access to major research libraries and research. 

Frederick Burkhardt Residential Fellowship
The American Council of Learned Societies (ACLS) offers a small number of Frederick Burkhardt Residential Fellowships for Recently Tenured Scholars engaged in long-term, unusually ambitious projects in the humanities and related social sciences. Burkhardt Fellowships are intended to support an academic year (normally nine months) of residence at any one of the national residential research centers participating in the program, including I Tatti. 

Graduate Visiting Fellowships
Each fall and spring semester, one or two Graduate Visiting Fellowships are available for Harvard PhD students. The primary goal is to allow students working on their dissertation or selecting their topics to read widely in Renaissance sources and secondary literature. 
Source de l’information : Villa I Tatti
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Séminaire – CERHIO. Séminaire d’histoire médiévale

Les séances du séminaire se tiendront le jeudi de 10h30 à 12h30 en salle N 104 de la Maison de la Recherche en Sciences sociales, Campus de Villejean.

Organisation : Florian Mazel

Programme : 
Jeudi 10 octobre
Marie Dejoux (Fondation Thiers)
Pouvoir et société en France d’après les enquêtes de Louis IX

Jeudi 5 décembre
Didier Panfili (Université de Paris 1)
Pour une histoire des mots de la terre : le campus au Moyen Age. Premier bilan d’un projet collectif

Jeudi 30 janvier
Jacques Dalarun (CNRS-IRHT)
Le dossier de Bérard des Marses (1080-1130). Exemplarité épiscopale et réforme de l’Eglise

Jeudi 13 février
Geneviève Bührer-Thierry (Université de Paris-Est Marne-la-Vallée)
Les femmes et la terre. Transmission du patrimoine et stratégies sociales dans l’aristocratie du monde carolingien

Jeudi 27 mars
Giacomo Todeschini (Université de Trieste)
Le corps économique des chrétiens et le crédit contre nature à l’époque des débuts du capitalisme moderne
Source de l’information : CERHIO
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Exposition – Secrets of the painters. Cologne in the Middle Ages

The wild beast bares its fangs in a fearful grimace, flames spurt from its maw and sparkling in its bloodshot eyes is a look of the purest evil. While the monster towers above the people in front, in reality this devil is just a detail, viewed through a microscope, from Stefan Lochner’s Day of Judgement (c. 1435). This and other breath-taking sights are on show at the Wallraf-Richartz Museum in its forthcoming exhibition: Secrets of the Painters – Cologne in the Middle Ages. From 20 September 2013 till 9 February 2014, the famous masterpieces can be seen with fresh eyes.

For the first time the exhibition presents the fascinating findings that have been brought to light by a team of conservators, scientists and art historians in a project lasting several years. Like the hunt for clues in a criminal investigation, the researchers have used the latest equipment to analyse over thirty paintings that were all done some 600 years ago in Cologne. Apart from the originals, visitors will be able to study intriguing infra-red exposures and revealing x-ray images, as well as enormous blow-ups of details from the paintings, and even become acquainted with the painters’ sophisticated tricks and methods in a reconstruction of a workshop. This modern presentation will be rounded off by digital animations, film clips, digressions on the materials and techniques, and a special children’s circuit complete with interactive handbook.

Thanks to this exciting presentation, one will learn how the works came into being, how they originally looked, what purposes they fulfilled, how they were used, and how the painters worked together. The research team has even managed to reconstruct entire altarpieces that have been handed down in mere fragments. And other works could be given new, exact dates or attributed to other painters than those hitherto assumed.
“Secrets of the Painters” takes the visitors into the little known world of the mediaeval masters in four chapters with three digressions. It begins by pinpointing where it all took place, because the majority of the painters lived and worked just a stone’s throw from the Wallraf-Richartz Museum, where now one of Germany’s most famous shopping streets is located. The painters were known in those days as “Schilderer”, which gave the street its name: “Schildergasse”. And they were astonishingly well organised, inventive and careful in all that they did. The ingredients they used for their at times highly poisonous paints had to be ground in a painstaking process by themselves. Cochineal beetles were used for instance to make a precious red. But despite the adverse circumstances in which they lived, they created enormous altarpieces with richly adorned gold backgrounds, or minutely painted furnishings, coats of arms and vessels. Even in their microscopic examinations the researchers found hardly a speck of dirt or other particles in the paintings – which is nothing short of a miracle given the standards of cleanliness at that time.

The second chapter of the exhibition gives a vivid insight into the long and complex story of the paintings. Originally commissioned by churches, chapels or pious benefactors, over the centuries they have lost their original context and in most cases their former pristine state. Because in order to make more money from panel paintings, after secularisation (1802) they were sawn apart, split up and divided from one another. All the more beautiful, then, are the moments in which scattered sections of paintings have been reunited: thus for instance the exhibition has brought two wings of a Lochner altar back together after many decades. Moreover, the experts have been able to identify a painting that was previously regarded as a single panel as the centrepiece of what originally was a triptych. The solid chain of evidence for this can be followed by a series of x-rays. And photos clearly demonstrate the traces where the old hinges were once attached to the outer edges of the ornamental frame. That was where two wing panels used to hang. 
“Who did the work?” – this question is examined in the third section of the exhibition. Since the painters regarded themselves as craftsmen and not as artists, they never signed their works. So while the paintings are famous, with the exception of Stefan Lochner we are unable to attribute any of the works to concrete people. For this reason the research uses what are called “names of convenience”. The “Master of St Veronica”, for instance, takes his name from the most important work that he created. But a number of people or even an entire workshop may be hidden behind such a name. In the case of numerous paintings, the researchers have established that various hands worked on the panels. At times the painters worked with templates to improve efficiency and ensure that particular individuals are easier to identify when they appear throughout a series of paintings.

In the fourth and last chapter, the exhibition reveals the secrets of the brilliant painter Stefan Lochner. Infrared exposures, x-ray images and a look down the microscope have brought us closer than ever to the great genius of painting in historical Cologne. Even his underpaintings are unique artworks. For his meticulous Day of Judgement he first painted all of the figures in fine detail and fleshed them out with exquisite hatching. And Lochner’s magnificent way with paint and gold leaf is quite overwhelming. A beautiful example is the barely two centimetre large broach on the Madonna of the Rose Bower (c. 1440), whose pearls and gems still twinkle as if they were real. Lochner’s broach does not have to shy from comparisons with the gold work from his time, which is also on display.

Informations pratiques :
Secrets of the painters. Cologne in the Middle Ages
Wallraf-Richartz-Museum & Fondation Corboud

20 Sept. 2013 – 9 Feb. 2014
Obenmarspforten (am Kölner Rathaus)
D- 50667 Köln
Tel.: +49 (0) 221 221-21119
Fax: +49 (0) 221 221-22629
Info(at)wallraf.museum
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Publication – L’écriture pragmatique. Un concept d’histoire médiévale à l’échelle européenne

Vingt ans après le collectif Pragmatische Schriftlichkei, le concept d’écriture pragmatique s’est imposé dans le champ de l’histoire des pratiques textuelles médiévales. Mais au-delà d’un usage désormais convenu pour qualifier et valoriser tout un spectre de sources écrites, qu’entend-on exactement quand on parle d’écriture(s) pragmatique(s) ? La popularisation de la notion a-t-elle conduit à son évidement, ou à sa dilution dans un champ trop vaste ? Son succès est-il dû à son efficacité heuristique ? Pour tenter de répondre à ces questions, et d’en soulever quelques autres, le Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris a organisé le 12 avril 2012 une journée-débat, centrée autour de la comparaison des usages de la notion dans quatre grands champs de recherche médiévale européenne : l’Italie, l’espace germanophone, la France et le Royaume-Uni. On trouvera ici un ensemble de quatre textes (I. Bretthauer, H. Dewez, H. Lacey et I. Lazzarini) reflétant la partie des échanges qui a porté sur les usages de la notion en France, au Royaume-Uni et en Italie, ainsi que le lien directif vers un compte rendu circonstancié de l’intégralité des débats rédigé par Sébastien Barret et Dominique Stutzmann.
Isabelle Bretthauer – La notion d’écriture pragmatique dans la recherche française du début du XXIe siècle (accès)
Harmony Dewez – Réflexions sur les écritures pragmatiques (accès)
Helen Lacey – Pragmatic Literacy and Political Consciousness in Later Medieval England (accès)
Isabella Lazzarini – De la ‘révolution scripturaire’ du Duecento à la fin du Moyen Âge : pratiques documentaires et analyses historiographiques en Italie (accès)

Source de l’information : LAMOP
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Journée d’étude – Saints et barbares. Formation et variantes d’un thème hagiographique

Journée d’études Saints et barbares. Formation et variantes d’un thème hagiographique
22 novembre 2013, Poitiers

Depuis la fin de l’Antiquité, l’hagiographie présente un certain nombre de saints confrontés aux « barbares ». Ce sont tout d’abord les « envahisseurs » : Huns, Vandales, Normands, Hongrois. Puis, dans le contexte de l’expansion du christianisme, ce sont aussi les peuples païens aux mœurs et pratiques religieuses différentes de celles des chrétiens. C’est la représentation de ces groupes ethniques, qualifiés de « barbares », ou assimilés aux « barbares » dans l’hagiographie, qui constitue le premier angle d’approche de cette Journée d’études.

Le deuxième thème est axé sur le martyre des saints, infligé par les « barbares ». Les dossiers hagiographiques, constitués entre le Ve et le XIIe siècle, posent la question du rapport entre réalité et fiction, ainsi que l’invention et la fabrication de légendes de saints présentés comme des victimes d’envahisseurs et de païens. Il sera intéressant de constater, entre autres, l’identification aléatoire des bourreaux (confusion entre les différents peuples).

Enfin, on accordera une attention particulière au contexte politique et religieux de l’émergence et du développement des cultes relatifs aux saints opposés aux barbares et/ou victimes de ceux-ci. Si, dans certains cas, l’hagiographe relate des faits récents, dans bien d’autres cas, c’est en projetant au passé la situation de sa propre époque que l’auteur dessine la figure d’un saint ancien.
Au-delà de vouloir réexaminer des dossiers de saints de diverses régions dans une perspective comparatiste, l’intérêt de cette problématique consiste à mettre en relief les ressorts idéologiques et politiques du discours hagiographique qui utilise le cliché de « barbares » pour valoriser la sainteté.
Programme : 
9h30 : Alain Dierkens (Université libre de Bruxelles) – Introduction 
10h00 : Sylvie Joye (Université de Reims-Champagne-Ardennes, membre de l’IUF) – La sainte et les barbares. Haut Moyen Âge 
10h30 : Klaus Krönert (Université de Lille III) et Charles Mériaux (Université de Lille III, membre de l’IUF) – Martyrs des temps barbares en Gaule du nord et leur culte au début du Moyen Âge 
11h00 : Pause

11h30  : Alban Gautier (Université du Littoral-Côte d’Opale, Boulogne-sur-Mer, membre de l’IUF) – Barbares, païens… et fréquentables. Pourquoi les Angles et les Saxons n’ont-ils tué aucun martyr ? 
12h00 : Thomas Granier (Université Montpellier) – L’image des barbares dans les Vies de Barbat de Bénévent et de Géminien de Modène (Xe-XIe siècles) 
12h30 : Pause déjeuner

14h00 : Geneviève Bührer-Thierry (Université de Paris Est-Marne-la-Vallée) – Autour du martyre de saint Adalbert de Prague 
14h30 : François De Vriendt (Société des Bollandistes, Bruxelles) – Huns, Vandales, Normands dans quelques Vies de saints du Brabant et du Hainaut. Topoï littéraires, amalgames historiques et peur de l’étranger 
15h30 : Stéphane Coviaux (Docteur en histoire médiévale, Lycée C. Guérin, Poitiers) – Martyrs du Nord. Mémoire et enjeux 
16h00 : Edina Bozoky (Université de Poitiers-CESCM) – Martyrs « inventés », victimes des barbares. L’exemple de saint Livier 
17h00 : Discussion

Renseignements et inscriptions : edina.bozoky(a)univ-poitiers.fr
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Colloque – L’eau dans le château

Existe-t-il une hydraulique castrale ? Historiens et archéologues étudient depuis longtemps l’hydraulique monastique et l’hydraulique urbaine ; on connaît bien les Grandes Eaux de Versailles ; mais que sait-on de l’eau des châteaux médiévaux et modernes ? Est-ce une simple adaptation de l’hydraulique domestique, ou bien y a-t-il une gestion de l’eau spécifique au château, servant à la défense, à la vie aristocratique et à la mise en scène du pouvoir ?
Ce troisième colloque de Bellecroix réunit une vingtaine de chercheurs pour confronter leurs expériences et leurs analyses sur ce phénomène. 
Le château de Bellecroix est une ancienne commanderie de l’ordre de Malte, qui a désormais une activité d’hôtellerie-restauration de charme.

Depuis 2010, le château de Bellecroix accueille le siège du centre de castellologie de Bourgogne.

Le colloque se tiendra dans sa chapelle du XIIe siècle, autrefois hospitalière, dont la récente mise en valeur a été récompensée par l’académie des inscriptions et belles-lettres.
Programme :
Vendredi 18 octobre
14h00 : Accueil des participants
14h30 : Hervé Mouillebouche – Introduction 
15h00 : Élisabeth Sirot – L’eau dans les maisons de la petite aristocratie rurale (XIIIe-XVIe s.)
15h45 : Alain Kersuzan – L’alimentation en eau des châteaux de relief dans le Revermont et le Bugey au Moyen Âge (XIIIe-XIVe s.) Pause
17h00 : Robert Chevrot – La citerne de la tour du Bost (XIV s., Charmoy, Saône-et- Loire) et son alimentation en eau
17h45 : Judicaël de La Soudière-Niault – L’alimentation en eau médiévale et moderne du Haut-Koenigsbourg
19h00 : Verre de l’amitié au château
Samedi 19 octobre
09h00 : René-Pierre Lehner – Un problème dans certains châteaux : l’évacuation des eaux de toiture au travers des murs
09h45 : Jérôme Benet – Le creusement du puits du donjon de Semur-en-Auxois au XVe siècle (Côte d’Or)
Pause
11h00 : René Kill – La citerne à filtration, un type de point d’eau particulier des châteaux forts du massif vosgien (Alsace et versant lorrain)
11h45 : Jean Chapelot – La gestion de l’eau dans le château de Vincennes aux XIIIe-XIVe s. : adductions, puits, citernes, eaux pluviales et usées. Des aménagements à l’échelle d’une ville.
Déjeuner
14h30 : Marie Henrion – Tours-puits et citernes dans les châteaux médiévaux des anciens Pays-Bas
15h15 : Jean-Bernard de Vaivre – L’eau dans le château en Chypre et dans le Dodécanèse
Pause
16h30 : Martine Breuillot – L’eau et les châteaux francs de Messénie (Péloponnèse, XIIIe-XVe s.)
17h15 : Jean Mesqui – La gestion de l’eau au Crac des chevaliers du XII au XIV s.
18h30 : Verre de l’amitié au château
Dimanche 20 octobre
09h00 : Jean-Paul Charbonneau – La citerne du château de Villeneuve-la-Comtesse (Charente Maritime), intention maligne ou prouesse technique ?
09h45 : François Blary – La gestion de l’eau dans le château. Entre nécessité d’occupation et ostentation du confort hydraulique : l’exemple de Château-Thierry (Aisne, XIIe-XVIe s.)
Pause
11h00 : Victorien Leman et Lionel Droin – La gestion de l’eau au château de l’Arsenal de Condé-sur-l’Escaut (Nord), du XIIIe au XVIIIe s.
11h45 : Laurent d’Agostino – L’alimentation en eau au château de Polignac (Haute-Loire), données des recherches archéologiques
Déjeuner
14h30 : Celia Condello – Le château ducal de Moulins (Allier) : gestion technique et symbolique de l’eau, entre défense et ornementation (fin XIVe-XVIe s.)
15h15 : Ronan Bouttier – Les bains dans les châteaux royaux d’Île-de-France à la Renaissance
Pause
16h15 : Bruno Bentz – Eau froide, eau chaude : l’alimentation des bains du château de Marly (Yvelines)
17h00 : Éric Soullard – Versailles et le Louvre sous Louis XIV : l’étanchéification et le curage des fosses d’aisance, un tournant dans l’hygiène ?
17h45 : Conclusions – Nicolas Faucherre
Informations pratiques :
Château de Bellecroix
Chagny, Bourgogne
18, 19, 20 octobre 2013
Organisé par le centre de castellologie de Bourgogne et l’UMR 6298 ArTeHiS
Sous la direction de Delphine Gautier et Hervé Mouillebouche
Bulletin d’inscription : ici
Source de l’information : CeCaB
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Appel à contribution – L’échec, l’erreur, la faute

Appel à communication sur « L’échec, l’erreur, la faute » pour les séances de Questes des 8 novembre et 13 décembre 2013
« Errare humanum est, sed persevare diabolicum » écrit saint Augustin. À sa suite, les hommes du Moyen Âge pensent l’erreur, l’échec, la faute. Travailler sur ces notions, c’est se plonger au cœur du monde médiéval ; c’est l’aborder par le revers de la médaille, en s’intéressant non pas à ses succès mais à leurs contraires, sans pour autant retomber dans le mythe d’un Moyen Âge obscurantiste. Trois niveaux de lecture se dégagent :

– Une lecture morale et théologique, d’abord, qui insiste, dans l’ombre de la Chute, sur la nature faillible de l’homme, sa rétribution et sa rédemption. Une lecture évidemment très forte dans les traités, mais que l’on trouve aussi au cœur des chroniques historiques ou des œuvres romanesques. Les rois pèchent et les royaumes s’effondrent. Les héros cèdent à la tentation et en paient le prix. Au cœur des exempla, les fautifs et les coupables se retrouvent également sur les tympans des églises, tels ceux de Conques ou de Moissac. La réflexion sur cette faiblesse qui traverse la nature humaine se fait aussi réflexion philosophique, lorsque par exemple Thomas d’Aquin réfléchit sur la liberté et la responsabilité de l’homme.

– Une lecture politique et juridique, ensuite, et cette fois la faute et l’erreur se déclinent sur le mode du crime, de la trahison, de la culpabilité. Des recherches récentes ont mis l’accent sur l’importance de la justice et de la punition – tant humaine que divine – dans les sociétés du Moyen Âge, et ces études viendront nourrir la réflexion sur ces thèmes. Faut-il punir le coupable ou pardonner au fautif ? se demandent les juges, les inquisiteurs, les confesseurs. Pour Gerson, la sentence est une mesure salvatrice pour le coupable ; ne pas rendre justice serait une « folle misericorde ». Le roi cependant se réserve le droit de grâce à mesure qu’il se définit comme père de ses sujets (Claude Gauvard). La prise en compte de l’erreur et de l’échec nourrit aussi la construction d’une certaine tolérance, comme l’illustre le proverbe médiéval « vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».

– Une lecture plus pratique, enfin, qui se heurte souvent au silence des sources. Les erreurs de traduction sont fréquentes et attestent à la fois de la mauvaise réception des classiques et de l’intérêt que leur porte l’Occident médiéval : ainsi du « pus ignobile » de Galien, traduit sous la forme de « pus louable », et qui poussa des centaines de médecins occidentaux à en favoriser l’apparition alors même qu’elle condamnait le malade. Pour autant, la question même de l’erreur de traduction et de copie est complexe et témoigne de critères propres aux hommes du Moyen Âge et aux circonstances de la production du texte, qu’il faut également élucider et analyser. D’un autre côté, l’expérimentation scientifique et technique, des lunettes de Bacon aux machines de Léonard de Vinci, se heurte souvent à des erreurs de conception ou à des impasses qui n’enlèvent pourtant rien à l’intérêt de ces recherches. 

La problématique se prête donc à différentes approches, de l’histoire à la théologie, de l’histoire de l’art à la littérature. Il s’agira d’étudier à la fois les représentations de l’erreur et de la faute dans les textes littéraires, les œuvres d’art, les réflexions politiques, juridiques ou historiques, les traités moraux et spirituels, que d’étudier ces échecs d’une façon plus concrète.

Les doctorants de toutes les disciplines sont donc les bienvenus, et peuvent envoyer leurs propositions d’intervention à Florian Besson (fbesson@clipper.ens.fr) et Catherine Kikuchi (catherine.kikuchi@normale.fr).

Florian Besson et Catherine Kikuchi

Questes est l’association des doctorants médiévistes de Paris IV. Les séances ont lieu une fois par mois, le vendredi de 18h à 20h, à la Maison de la Recherche de la Sorbonne (28 rue Serpente, 75005), en salle D223.
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Conférence – Giancarlo Alfano, "Le banquet comme spectacle dans le « Decameron » de Boccace"

Le mardi 15 octobre 2013, à 18h00, dans le cadre du cycle annuel de conférences organisé par Transitions, Giancarlo Alfano (professeur à la Seconda Università di Napoli) présentera une communication intitulée Le banquet comme spectacle dans le « Decameron » de Boccace.
Informations pratiques :
Université de Liège, Salle Grand Physique
1b, Quai Roosevelt
4000 Liège (Belgique)
Renseignements : jonathan.dumont@ulg.ac.be

Source de l’information : Transitions
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