How did legal, literary, and scientific discourses intersect to define sexual non-consent in the Middle Ages? How did popular cultural assumptions about sexuality and gender influence actual medieval criminal proceedings? And how far have we really come today? This book explores medieval English understandings of rape, consent, and the assumed mind-body dichotomy of rapists and rape victims. It demonstrates how laws, trial records, popular romance, and ecclesiastic and medical texts defined sexual consent and non-consent, and the consequences of such ideologies. By comparing episodes of rape and consent across diverse primary sources, it considers important medieval English rape myths and victim-blaming stereotypes. Significantly, it also highlights the cultural trepidation associated with believing women’s accusations of rape and questions how much “progress” we have made since then.
Mariah L. Cooper, Représentations of Rape and Consent in Medieval English Laws and Literature, Leeds, ARC Humanities Press, 2024 ; 1 vol. 214 p. (Gender and Power in the Premodern World). ISBN : 9781802700534. En ligne. DOI : 10.2307/jj.21570589
La DRAC Hauts-de-France et le laboratoire HALMA lancent un appel à communication pour des journées d’études qui se tiendront les 17 et 18 mars 2025 intitulées Archéosites, reconstruire le passé au présent.
La région des Hauts-de-France possède de nombreux sites culturels et un patrimoine archéologique important. Elle est également particulièrement riche en archéosites, implantés sur le territoire depuis les années 1980, pour les plus anciens.
En 2021, le service régional de l’archéologie Hauts-de-France a eu l’opportunité de collecter un fonds d’archives audiovisuelles inédites. Une partie de ces images concerne la création de deux archéosites régionaux. Cette redécouverte conduit à s’interroger sur les archéosites, leur histoire, leur place au sein de la communauté archéologique et leurs rôles dans la transmission des connaissances.
Ces journées d’études sont l’occasion de questionner ces thématiques transversales et de rassembler des professionnels issus de différentes disciplines : archéologie, expérimentation, ethnoarchéologie, archives, médiation, valorisation…
Les communications porteront sur trois axes :
Axe 1 : Archéosites, une mémoire à conserver et transmettre
L’histoire des archéosites, depuis leur création, est riche et permet d’esquisser une rétrospective. Pourquoi ces archéosites ont-ils été créés ? Par qui ? Comment ? Dans quel contexte ? Quels sont leurs origines et leurs objectifs ? Cet axe traite de la manière dont cette mémoire est conservée et collectée (ou pas !) : archives papier, photographies, films, documentaires, interviews des professionnels ou bénévoles qui ont participé à l’émergence et au développement de ces archéosites,… La sauvegarde de cette mémoire est importante à plusieurs titres : pour l’histoire des archéosites eux-mêmes bien sûr, mais également pour l’historiographie des disciplines (archéologie et expérimentation), l’évolution des techniques et méthodes, et l’enregistrement de la démarche scientifique. On s’interrogera également sur la transmission et la valorisation de cette mémoire sous toutes ces formes.
Axe 2 : Quand la recherche archéologique s’invite au cœur des archéosites
Cet axe questionne le lien entre les données archéologiques et les archéosites. Comment les archéosites se tiennent à jour des découvertes récentes et s’en emparent ? Les archéosites peuvent être vus sous le prisme de lieux d’étude privilégiés permettant de tester les hypothèses des archéologues, que ce soit par la reconstruction ou l’expérimentation. Par quels moyens les archéosites deviennent lieu fédérateur de partenariats entre différentes disciplines : archéologie, expérimentation, ethnoarchéologie, études spécialisées (paléoenvironnement par exemple) ? Comment se créent, se développent et s’entretiennent les liens entre tous ces intervenants au sein de la communauté archéologique ? Quels sont les résultats scientifiques de ces partenariats et comment sont-ils partagés et exploités ?
Axe 3 : À la rencontre des publics, quand les archéosites se réinventent !
Les archéosites jouent un rôle indéniable dans la diffusion des connaissances relatives à l’archéologie auprès du grand public, que ce soit sur le métier ou sur les résultats de la recherche. Non seulement lieux de visite, ils organisent aussi des actions de médiation et de valorisation. Fort de leurs années d’expérience, comment les archéosites se réinventent pour tenir compte de l’avancée de la recherche et de l’évolution des publics ? Comment les archéosites innovent pour diversifier leurs modes de transmission et aller à la rencontre du plus grand nombre ? La démocratisation des nouvelles technologies permet-elle de développer de approches différentes ? Le recours à d’autres champs culturels (spectacle vivant, musique, danse…) peut-il être un point d’appui pour sensibiliser de nouveaux publics ?
Pour chaque axe, sont attendues des communications s’appuyant sur des études de cas, des retours d’expérience ou des expériences en cours ou à venir. Les communications pourront aborder les interrogations rencontrées, les choix réalisés, les contraintes existantes, ou au contraire les facteurs de réussite et les résultats des démarches entreprises. Cet appel à communication s’adresse à toutes les disciplines concernées par ces journées d’études : archéologie, expérimentation, ethnoarchéologie, archives, médiation, valorisation…
ARCHÉOSITES, RECONSTRUIRE LE PASSÉ AU PRÉSENT
Les propositions de communication devront être envoyées avant le 17 février 2025, par mail, à l’adresse suivante : geraldine.faupin@culture.gouv.fr Pour votre information, nous envisageons que ces journées soient publiées ultérieurement. Pour télécharger l’appel à communication, cliquez ici.
Comité scientifique : Frédérique BLAIZOT (Professeure d’archéologie romaine et des gaules romaines à l’Université de Lille) Thomas BYHET (Ingénieur d’études, Service régional de l’archéologie Hauts-de-France) Karine DELFOLIE (Chargée d’études documentaires, chargée de la valorisation, Pôle Patrimoine de la DRAC Hauts-de-France) Géraldine FAUPIN (Archéologue et archiviste, Service régional de l’archéologie Hauts-de-France) Philippe HANNOIS (Conservateur régional de l’archéologie adjoint, Service régional de l’archéologie Hauts-de-France) Sandrine HUBER (Directrice de l’UMR 8164-HALMA, professeure d’archéologie grecque à l’Université de Lille)
Informations complémentaires : Journées d’études : Appel à communications : Archéosites, reconstruire le passé au présent Dates : les 17 et 18 mars 2025 Lieu : Université de Lille – Site Pont-de-Bois Maison de la recherche 59653 Villeneuve d’Ascq
À l’occasion de la sortie en juin 2024 d’un volume du catalogue des manuscrits conservés de Clairvaux, Caroline Heid et J.-P. Rothschild (section latine) organisent une journée sur le thème L’IRHT et les catalogues de manuscrits: le cas du latin, le mardi 21 janvier 2025 (9h-18h) au campus Condorcet (salle 0.010 du bâtiment de recherche Nord).
La parution récente (début juin 2024) du t. II/4 du Catalogue des manuscrits conservés de l’ancienne bibliothèque de Clairvaux est l’occasion de faire le point sur la catalographie des manuscrits latins à l’IRHT. Les conditions de travail, les outils à la disposition des rédacteurs mais aussi du public, le ou les publics et leurs attentes, les conditions techniques de l’alternative entre catalogue sur papier et base de données en ligne, le besoin de normalisation, ne sont plus forcément les mêmes qu’au moment de la réactivation du projet Clairvaux, en 2007.
Pour nous faire l’avocat du diable : l’IRHT doit-il encore produire des catalogues de manuscrits latins ? Si oui, à quelles conditions ? En allant de la périphérie au centre du problème : une certaine tension dans nos métiers, les rythmes des carrières, les attentes des instances d’évaluation, l’idée que nous nous faisons du rôle singulier de l’IRHT, font-ils qu’il soit opportun, pour ce laboratoire, d’élaborer des catalogues ? D’autre part, quelle place laissent l’existence, presque toujours, de catalogues modernes antérieurs et l’accès aisé du public aux manuscrits numérisés et à divers moyens nouveaux d’investigation, pour des catalogues supplémentaires qui constitueraient des avancées substantielles, qui comporteraient donc plus de « valeur ajoutée » que de redondance ? Plus précisément, quels types de renseignements seraient-ils surtout attendus de ces catalogues ?
Quelques experts de la rédaction de catalogues et utilisateurs avertis, membres ou socii de l’IRHT, réfléchiront sur divers aspects de ces questions, à partir d’exemples tirés de leurs pratiques (le récent volume de Clairvaux est l’occasion de cette réflexion mais n’en forme pas l’objet particulier).
Cette rencontre de latinistes n’épuisera pas le sujet ; les collègues d’autres sections linguistiques se posent des questions sans doute assez proches ; peut-être souhaiteront-ils les reprendre, soit pour leur compte, soit sur une base commune à tous les projets de ce type, à l’intérieur de l’IRHT ou encore dans un cadre plus large.
Programme :
9h-9h30 – François Bougard, Accueil ; Jean-Pierre Rothschild, Ce qui avait motivé la reprise du programme de catalogue des manuscrits subsistants de Clairvaux ; ce qui motive cette journée
9h30-10h – Caroline Heid, Le catalogue des manuscrits de Clairvaux
11h-11h30 – Maria Gurrado, Histoire des campagnes de catalogue de l’IRHT
11h30-12h – Thomas Falmagne, Les méthodes allemandes de catalographie
12.-12h30 – Questions.
14h-14h30 – Joanna Fronska, Pourquoi décrire les manuscrits détruits ? Entre catalogue et signalement des manuscrits sinistrés de Chartres
14h30-15h – Monica Brînzei, Cataloguer les manuscrits universitaires
15h-15h30 – Jérémy Delmulle, Pour un catalogue des apographes modernes de manuscrits médiévaux latins : objectifs et méthodes
15h30-16h – Questions et pause
16h-16h30 – Martin Morard, Cataloguez ! Mais à quoi bon ? Espoirs et désespoirs du « spécialiste » ou les questions posées par le dépouillement systématique
16h30-17h – Dominique Stutzmann, Sciences auxiliaires/fondamentales et humanités numériques
17h-17h30– Questions
17h 30-18h30 – François Bougard, Isabelle Draelants (dir.), Table ronde.
Informations pratiques :
21 janvier 2025
Campus Condorcet salle 0.010 Bâtiment de recherche Nord
Past & Present Fellowships are offered by the Past & Present Society and the Institute of Historical Research. Awards are for post-doctoral researchers and are available for two years.
The Past & Present Society(Opens in new window) and the Institute of Historical Research will offer two Postdoctoral Visiting Fellowships in History, tenable at the Institute of Historical Research. Each Fellowship will be for 2 Years, beginning in October 2025. Preference will be given to applicants who demonstrate a broad interest in processes of social, economic, political, and cultural change, as manifested in their field of study. The Society wishes to promote work of a kind that might be published in the journal Past & Present and its book series, which is published by the Oxford University Press.
Das sogenannte Notizbuch (Wien, Österreichische Nationalbibliothk, Cod. 2674), das der spätere Kaiser Friedrich III. im Jahre 1437 als damals 21-jähriger Herzog zu führen begann, stellt aufgrund seiner inhaltlichen und formalen Anlage sowie der Vielfalt der enthaltenen Notizen ein gänzlich singuläres Quellenzeugnis des Mittelalters dar. Es wurde zwar von der Forschung bereits ausgiebig gewürdigt, jedoch noch nie konsequent in all seinen materiellen und inhaltlichen Facetten untersucht. 2022 fand in München eine interdisziplinäre internationale Tagung zum Notizbuch Kaiser Friedrichs III. statt, deren Beiträge im vorliegenden Band publiziert werden. Angestrebt wird erstmals eine möglichst umfassende Analyse der Handschrift, deren Einzelaspekte jeweils von Vertreterinnen und Vertretern der entsprechenden Spezialdisziplinen untersucht werden. Ein Abbildungsteil zu den einzelnen Beiträgen, eine fotografische Wiedergabe der kompletten Handschrift, ein Handschriften- und Archivalienregister sowie ein Namenregister ergänzen den Band und ermöglichen den gezielten Zugriff auf einzelne Aspekte der Untersuchungen.
Das Notizbuch Kaiser Friedrichs III., éd. Martin Wagendorfer, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2024 ; 1 vol., XII–340 p. (Schriften, 83). ISBN : 978-3-447-12275-7. Prix : € 98,00.
L’archéologie préventive est une des missions permanente d’Urban qui implique de rendre publiques les données historiques contenues dans les matériaux et les sédiments urbains relevés, étudiés et interprétés par les archéologues.
En 2019 s’est déroulée la plus grande intervention d’archéologie préventive, déclarée d’utilité publique, jamais menée en Région de Bruxelles-Capitale. L’emprise de l’ancien Parking 58, environ 25.000m³ dans le cœur historique de la ville, a offert aux équipes archéologiques et pluridisciplinaires mobilisées et dirigées par Urban un exceptionnel gisement de données qui alimente aujourd’hui de nombreux projets de recherche.
Les premiers résultats présentés ici par l’équipe pluridisciplinaire qui a mené le travail de terrain offrent une approche à la fois synoptique, détaillée et contextualisée des milliers d’enregistrements de toutes natures réalisés avant la disparition physique définitive de ces données pour laisser place au complexe Brucity. Ces centaines de faits archéologiques bien établis, notamment datés et géoréférencés, documentent de façon entièrement nouvelle et inédite le développement du port fluvial de Bruxelles sur près d’un millénaire. Ces premiers résultats amènent déjà affiner l’écriture de l’histoire des origines et de l’essor urbain de Bruxelles au Moyen Âge et au premier âge moderne et augurent également de nouvelles futures interprétations.
Langues : Français/Anglais (une connaissance passive du français est souhaitable pour nourrir les échanges).
Disciplines : Histoire, histoire de l’art, littérature, histoire environnementale, histoire des émotions, gender studies, archéologie.
« Les temporalités sont un code de lecture pour comprendre l’espace et rendre compte d’un monde complexe et contextualisé ». Cette citation que l’on doit à la géographe Françoise Lucchini (2015) ouvre une lecture originale de l’espace urbain, considéré au rythme de ses pulsations propres. La ville, comme espace construit, aménagé, vécu et pensé, a fait l’objet de nombreuses études, qui ont ponctuellement introduit une dimension temporelle à leurs réflexions, permettant de mieux saisir la dynamique de ses évolutions et des pratiques urbaines. Toutefois, il faut reconnaître que le « sens du temps », saisi au fil des rythmicités quotidiennes comme de l’organisation planifiée des lieux, a davantage retenu l’attention des géographes, urbanistes, sociologues ou des historiens des xixe et xxe siècles. L’accélération du temps induite par l’industrialisation, les grandes métamorphoses urbanistiques qui l’accompagnèrent et le développement des nouvelles technologies permet sans doute plus aisément de s’emparer de cette matière fuyante qu’est le temps et de forger, selon l’expression conçue par François Hartog (2003), un « régime d’historicité » présentiste, censément propre à la période contemporaine.
Cette expression, on le sait, fait florès, si bien qu’il paraît désormais évident et incontestable que non seulement le « présentisme » est un fait de notre modernité mais aussi qu’il faudrait nécessairement s’en désoler. Pourtant, les remarques de Peter Burke (2004), commentateur des observations pionnières de Jacques Le Goff sur le « temps du marchand », invitent depuis plusieurs décennies à explorer la matière vivante des villes du Moyen Âge et de la première modernité, pour mieux comprendre le sens de la multiplicité des temporalités qui se concentrent en un même lieu et forcent à interroger le rapport entre « le champ de l’expérience » et « les horizons d’attente » des communautés médiévales (Koselleck, 1979). Il y aurait ainsi une autre histoire culturelle du temps à écrire, où d’autres formes de présentisme que celle qui prévaudrait aujourd’hui ont pu s’affirmer.
C’est tout du moins l’idée qu’aimerait défendre cette rencontre, inscrite dans le projet FNS-Sinergia « Capturing the Present in Northwestern Europe (1348-1648) ». Il s’agira de saisir non seulement la mesure du temps présent, mais aussi le ressenti de son écoulement, qui troublait tant l’esprit de saint Augustin et de tous ceux qui s’efforcèrent d’en donner une définition. La question du temps subjectivement vécu peut s’avérer d’une grande banalité. Mais la replacer dans un contexte particulier, déterminé par autant de paramètres que sont les lieux, les statuts sociaux, les âges, les activités, les ambitions individuelles ou collectives ou encore les impératifs politiques, économiques, etc. lui donne toute sa richesse et comble les vœux de Marc Bloch, pour qui l’histoire se doit d’approcher « le moment humain où ces courants se resserrent dans le nœud puissant des consciences » (Bloch,1949). Dans la comparaison offerte par une vaste Europe urbaine occidentale, qui viendra en appui aux études plus spécifiquement dédiées à sa partie septentrionale, afin d’en saisir les spécificités, le but de cette rencontre est d’observer les citadins pris dans le jeu des multiples temporalités qui les traversent et nourrissent leur sentiment d’appartenance ou d’exclusion à différents groupes sociaux.
Comment les habitants de villes (mais aussi celles et ceux qui les traversent) habitent-ils le temps présent ? Comment partagent-ils cette expérience individuelle au sein des communautés auxquelles ils se réfèrent ou sont assignés ? Peut-on parler de time communities (communautés temporelles), façonnées par les contours du groupe social, de l’adhésion politique ou du partage d’une même foi ? Sur quel socle culturel se fondent cette appréhension et cette représentation du temps présent, considéré autant pour lui-même que pour le passé qu’il synthétise et l’avenir qu’il annonce ? Autant de questions non limitatives qui nourriront la réflexion. Rythmes quotidiens, dynamiques de l’événement, temps de l’intime, maîtrise du risque et impacts de l’accident, suspension de l’action, sont autant de perspectives qui permettront aux historiens et historiennes des sources de la pratique, de la littérature et des images de s’interroger sur la ville vécue et pensée dans le(s) présent(s) de celles et ceux qui l’animent.
Les chercheuses et chercheurs qui souhaitent participer à cette rencontre sont priés d’envoyer un court CV, un titre et un résumé de leur proposition de communication de 300 mots avant le 15 février 2025 à :
Languages: French/English (a passive knowledge of French is welcome for exchanges).
Disciplines: History, art history, literature, environmental history, history of emotions, gender studies, archaeology.
“Temporalities are a common code for deciphering space and giving an account of a complex, contextualized world”. This quotation from geographer Françoise Lucchini (2015) opens up an original reading of urban space, considered in the rhythm of its own pulsations. The city, as a space that is built, developed, inhabited and conceived, has been the subject of numerous studies, which have occasionally introduced a temporal dimension to their reflections, enabling us to better grasp the dynamics of its evolutions and urban practices. However, it has to be said that the “sense of time”, captured in the rhythms of daily life and the planned organization of places, has attracted more attention from geographers, urban planners, sociologists and historians of the 19th and 20th centuries. The acceleration of time induced by industrialization, the great urban metamorphoses that accompanied it and the development of new technologies undoubtedly makes it easier to take hold of this elusive material that is time and to forge a presentist “regime of historicity”, supposedly specific to the contemporary period, according to the expression conceived by François Hartog (2003).
This expression has become so popular that it now seems obvious and indisputable that not only is “presentism” a fact of our modernity, but also that we should necessarily be disappointed by it. And yet, for several decades now, Peter Burke’s (2004) commentary on Jacques Le Goff’s pioneering observations on “merchant time” has been inviting us to explore the living matter of medieval and early modern cities, to better understand the meaning of the multiplicity of temporalities concentrated in a single place, and to question the relationship between the “field of experience” and the “horizons of expectation” of medieval communities (Koselleck 1979). There is thus another cultural history of time to be written, in which forms of presentism other than the one that prevails today may have asserted themselves.
At least, that’s the idea behind this meeting, part of the SNSF-Sinergia project “Capturing the Present in Northwestern Europe (1348-1648)”. The aim is to capture not only the measurement of present time, but also the feeling of its passing,which so troubled the mind of Saint Augustine and all those who strove to define it. The question of subjectively experienced time may seem trivial. But placing it in a particular context, determined by as many parameters as places, social status, ages, activities, individual or collective ambitions, political or economic imperatives, etc., gives it all its richness and fulfils the wishes of Marc Bloch, for whom history must approach “the human moment when these currents tighten in the powerful node of consciences” (Bloch, 1949). In the comparison offered by a vast Western urban Europe, which will support studies more specifically dedicated to its northern part, in order to grasp its specificities, the aim of this meeting is to observe city dwellers caught up in the game of multiple temporalities that cross them and feed their sense of belonging or exclusion to different social groups.
How do city dwellers (and those who pass through them) live in the present? How do they share this individual experience within the communities to which they refer or are assigned? Can we speak of time communities , shaped by the contours of a social group, political membership or shared faith? What degree of awareness and what cultural foundation underlies this apprehension and representation of the present, considered as much for its own sake as for the past it synthesizes and the future it heralds? These are just some of the questions that will be addressed. Daily rhythms, the dynamics of events, intimate time, risk control and the impact of accidents, the suspension of action – these are just some of the perspectives that will enable historians of practical sources, literature and images to examine the city as lived and thought in the present(s) of those who live in it.
Researchers wishing to take part in this event are asked to send a short CV, a title and a 300-word summary of their paper by February 15, 2025 to:
Comité scientifique/ scientific committee: Jan Blanc (Université de Lausanne), Thalia Brero (Université de Neuchâtel), Estelle Doudet (Université de Lausanne), Elodie Lecuppre-Desjardin (Université de Lille), Marije Osnabrugge (Université de Lausanne). Marc Boone (Université de Gand), Marie Bouhaïk (EHESS), Matthieu Caesar (Université de Genève), Ingrid Falque (UC Louvain-la-Neuve), Gaëtane Maës (Université de Lille), Mélanie Traversier (Université de Lille), Mathieu Vivas (Université de Lille) Alexis Wilkin (Université Libre de Bruxelles). Organisation/ organization : S. Hackbarth, É. Lecuppre-Desjardin, A.-F. Provou
Bloch, M., Apologie pour l’histoire ou métier d’historien (1949), dans M. Bloch, L’Histoire, la guerre, la résistance, textes rassemblés par A. Becker & E. Bloch, Paris, 2006, p. 956.
Burke P., « Reflections on the Cultural History of Time », Viator, 35, 2004, p. 617-626.
Hartog F., Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil, 2003.
Koselleck R., Vergangene Zukunft. Zur Semantik geschichtlicher Zeiten, 1979 [traduction française de J. & M.-C. Hoock, Le futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Paris, EHESS, 1990]
Lucchini F., « Temporalités et rythmes urbains : les interprétations géographiques du temps et les espaces urbains », L’information géographique, 79, 2015, p. 28-40
6-7 February 2025 Neil Lecture Theatre, Trinity Long Room Hub, Trinity College Dublin
The so-called Karlsruhe Bede is an Irish manuscript written in the ninth century, formerly held at Reichenau Abbey and now in the Badische Landesbibliothek in Karlsruhe. It featured in numerous publications over the last century, ranging from papers and books on palaeography, codicology, Bede studies, calendar studies, medieval glossing, medieval knowledge networks, and Computus. This conference will bring together researchers from different fields within medieval studies to look at this artefact holistically from all possible angles, to place it in a broader context and to try to answer, among other things, the still debated question of its origin.
15:15-16:15 Use and Reuse: The Palimpsests in Context
Palimpsests in the Early Irish Manuscript Tradition – Pádraic Moran (Galway)
The Palimpsests in the Reichenau Group – Nicole Volmering (Dublin)
16:15-17:00 Refreshments
17:00 Evening lecture
The Irish on the Continent and their Manuscripts – Dáibhí Ó Cróinín (Galway)
7th of February
09:30-11:00 Palaeographical and Codicological Examinations
The Scribal Hands in Karlsruhe BLB Aug. perg. 167 and its Fragments (Aug. Fr. 17 & 18) Peter Fraundorfer (Dublin/Heidelberg)
Observations on the Vatican Fragment of the Irish Manuscript Group Tino Licht (Heidelberg)
Glosses and Marginal Notes in a Group of Reichenau Insular manuscripts – A Palaeographical View Jule Meyer (Heidelberg)
11:00-11:30 Coffee Break
11:30-13:00 Glossing and Annotating: Networks of Knowledge
Annotation Symbols in the Karlsruhe Bede and their Context – Evina Stein (Pavia)
Auctoritas and the Use of Sources in the Karlsruhe Bede Glosses – Jacopo Bisagni (Galway)
Here, there, and everywhere: Positioning the Karlsruhe Bede within the Early Medieval Glossing Tradition on Bede – Bernhard Bauer (Graz/Wien)
13:00-14:00 Lunch Break
14:00-15:30 The Transmission of the Bedan Texts and the Calendar
Shaping the Canon of Bede’s Scientific Writings in the ‘Karlsruhe Bede’: De natura rerum, De temporibus, and De temporum ratione – Faith Wallis (Montreal)
The Afterlives of Chapter 5:24 of Bede’s Historia ecclesiastica – Máirín MacCarron (Cork)
Glendalough, the Original Home of Karlsruhe BLB Aug. perg. 167? – Pádraig Ó Riain (Cork)
15:30-16:00 Coffee Break
16:00-17:30 Reckoning the Past and the Future – The Prognostica in Aug. perg. 167 David Juste (München)
Computistical Tables in the Karlsruhe Bede – Mathew Clear (Dublin)
Historiography and Chronology in the Karlsruhe Bede (Karlsruhe BLB Aug. perg. 167) – Immo Warntjes (Dublin)
Programme : ici Du 14 Janvier 2025 au 16 Janvier 2025 Université de Lausanne, Château de Dorigny
Au long des vingt dernières années, un accès plus aisé aux manuscrits et l’acquisition de modèles interprétatifs et de systèmes de données venant de l’histoire, de l’histoire de l’art, de la sociolinguistique et des études culturelles ont profondément élargi les possibilités d’enquête sur les traditions littéraires prémodernes. À côté d’une philologie reconstructive, orientée vers le texte original et axée exclusivement sur l’auteur, une philologie des contextes de production, de la réception, de la lecture et de la réécriture s’est établie.
En occasion de la clôture du projet FNS Répertoire critique des manuscrits li4éraires en ancien occitan, nous voudrions solliciter les collègues travaillant sur les littératures romanes et plus en général sur l’écrit roman d’époque médiévale à réfléchir autour des notions de cluster, de réseau et de système, et sur leurs possibles applications aux traditions manuscrites du Moyen Âge vernaculaire. À la fois à travers des communications d’orientation théorique et grâce à des cas d’étude ponctuels, nous espérons réfléchir à comment une enquête élargie, et potentiellement interdisciplinaire, sur les manuscrits peut permettre de remonter aux contextes de production libraire et ensuite éclaircir comment ceux-ci ont conditionné l’établissement et la transmission de pratiques linguistiques, de modes littéraires, et surtout impacté sur la dissémination des textes.
Plus ponctuellement, en nous appuyant sur les acquis des études monographiques consacrées à des manuscrits donnés – tradition philologique bien établie depuis plusieurs décennies –, tout comme aux possibilités de travail garanties par les grandes initiatives de catalogage, nous souhaiterons vérifier en fonction de quels critères deux ou plusieurs manuscrits peuvent être reconduits à des ensembles analysables comme homogènes ; en raison de quels éléments ces ensembles peuvent être associés à un milieu culturel donné, et éventuellement à un scriptorium ou à un atelier précis ; et finalement, quelles retombées ces acquis peuvent avoir pour l’évaluation, de l’un côté, des compétences des compilateurs- copistes et, de l’autre, des attentes des lecteurs-commanditaires auxquels les manuscrits étaient destinés.
Convaincus que l’évaluation des traditioons textuelles d’époque médiévale nécessite de la collaboration factuelle et de la coopération théorique de spécialistes différents, le colloque est ouvert aux communications portant sur la paléographie, la codicologie, l’histoire de l’art et bien sûr sur la philologie. En raison du fait que le projet du Répertoire cri+que s’est surtout concentré sur les textes littéraires en langue occitane, nous voudrions en premier lieu solliciter les intervenants à orienter leurs interventions vers les écritures – à la fois littéraires et documentaires – d’oc, et vers les aires et les milieux dans lesquels la littérature occitane a été élaborée et ensuite diffusée. Conscients de l’intégration profonde entre les espaces linguistiques et les littératures de la Romania médiévale, et de retombées positives des approches comparées pour l’évaluation de ces espaces et de ces littératures, toute communication portant sur le domaine roman médiéval sera bienvenue.
Les doyens ruraux, aussi appelés archiprêtres, doyens de chrétienté ou vicaires forains, sont des agents locaux au service des évêques, constituant un échelon intermédiaire entre ce dernier et la paroisse. Ils jouent un rôle très important dans l’administation du diocèse, dans le contrôle des bénéfices ecclésiastiques, du clergé local et des habitants du diocèse. Ils disposent de leur propre juridiction et assurent de nombreuses tâches d’exécution commandées par les autorités diocésaines, notamment le tribunal épiscopal. Ils réunissent régulièrement leurs collègues, avertissent, sanctionnent, jugent, produisent des écrits et des preuves, pour eux mêmes et pour autrui. Ils sont des maillons indispensables de la transmission d’informations entre les autorités diocésaines et la société locale. Le diocèse est en général découpé en circonscriptions qui leur sont confiées. Pourtant, ils n’ont guère retenu l’attention des historiens jusqu’à aujourd’hui. Ce livre a pour ambition de mettre dans la lumière ces doyens de chrétienté et de lever le voile, à partir d’études de cas régionales et de synthèse thématiques plus larges, sur leur apparition et leur place dans les diocèses médiévaux, leur activité, leurs rapports avec les autres acteurs de l’Église et leur rôle dans la société chrétienne. Ces questions sont abordées sur la longue durée, de l’époque carolingienne aux Temps modernes, dans une grande partie de l’Europe occidentale, de l’Italie à l’Angleterre, en passant par le royaume de France. Les doyens s’y révèlent véritablement, pendant des siècles, comme les « moyens » de la juridiction ecclésiastique, aux deux sens de ce terme.
Table des matières :
Liste des abréviations
Doyens, archiprêtres et autres vicaires forains. Introduction Véronique Beaulande-Barraud
Archiprêtres et doyens dans le haut Moyen Âge franc Charles Mériaux
Les sceaux des doyens de chrétienté. Un premier corpus (France du Nord, XIIe-XVe siècles) Arnaud Baudin
Les doyens du diocèse de Rouen et leur rôle dans la juridiction gracieuse au XIIIe siècle Grégory Combalbert
Le rôle des doyens ruraux et archiprêtres d’après les législations locales Christine Barralis
Les doyens de chrétienté et les officialités champenoises (Châlons, Troyes) au XVe siècle Véronique Beaulande-Barraud
Sopra le chiese battesimali. Partizioni intermedie delle diocesi in area italiana Emanuele Curzel
Ea vicarii praecipua cura sit. La juridiction des vicaires forains du diocèse de Brescia au XVIe siècle Simona Negruzzo
« La douceur de mon office ». Les doyens ruraux du diocèse de Beauvais au XVIIe siècle Anne Bonzon
In Search of Rural Deans in Late Medieval and Early Modern England Martin Ingram
Conclusions Stefano Simiz et Catherine Vincent
Annexe. Un procès-verbal de visite décanale, 1451. Doyenné de Saint-Germainmont, diocèse de Reims Véronique Beaulande-Barraud Bibliographie Table des figures, tableaux, cartes et graphiques
Informations pratiques :
Doyens de chrétienté et archiprêtres des temps carolingiens à l’époque moderne. Les « moyens » de la juridiction ecclésiastique, éd. Véronique Beaulande-Barraud, Grégory Combalbert, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 230 p. (Ecclesia militans, 9). ISBN : 978-2-503-61284-3. Prix : € 80,00.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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