L’Afrique est un continent immense et les sociétés qui l’habitent ont connu des trajectoires historiques multiples au cours des millénaires, sans cesser d’interagir entre elles et avec les mondes extérieurs. Cinq grandes périodes scandent cette histoire :
• L’Afrique ancienne (depuis la préhistoire jusqu’au XVᵉ siècle), à la fois berceau et creuset de diversité linguistique, technique, politique. • L’Afrique moderne (du XVᵉ au XVIIIᵉ siècle), ses grands royaumes et le début de la présence européenne. • L’Afrique souveraine (XIXᵉ siècle), après l’abolition de la traite atlantique et les reconversions économiques africaines. • L’Afrique sous domination coloniale, entre « partage » du continent, résistances anticoloniales et décolonisations. • L’Afrique des indépendances, qui relève de nombreux défis politiques, économiques et sociaux. Cet atlas regroupe plus de 100 cartes et rend disponibles les connaissances sans cesse renouvelées de l’histoire de l’Afrique. Il montre combien ce continent, loin d’être replié sur lui-même, a toujours été à la fois dynamique et connecté à l’histoire globale.
Atlas historique de l’Afrique. De la préhistoire à nos jours, éd. François-Xavier Fauvelle, Isabelle Surun, cartogr. Guillaume Balavoine ; 1 vol., 96 p. (Atlas Mémoires). ISBN : 978-2-08045-761-5. Prix : € 24,00.
Heraldry is often seen as a traditional prerogative of the nobility. But it was not just knights, princes, kings, and emperors who bore coats of arms to show off their status in the Middle Ages. The merchants and craftsmen who lived in cities, too, adopted coats of arms and used heraldic customs, including display and destruction, to underline their social importance and to communicate political messages. Medieval burgesses were part of a fascination with heraldry that spread throughout pre-modern society and looked at coats of arms as honoured signs of genealogy and history.
Heraldry in Urban Society analyses the perceptions and functions of heraldry in medieval urban societies by drawing on both English- and German-language sources from the late fourteenth to the early sixteenth centuries. Despite variations that point to socio-political differences between cities (and their citizens) in the relatively centralized monarchy of medieval England and the more independent-minded urban governments found in the less closely connected Holy Roman Empire, urban heraldry emerges as a versatile and ubiquitous means of multimedia visual communication that spanned medieval Europe. Urban heraldic practices defy assumptions about clearly demarcated social practices that belonged to ‘high’/’noble’ as opposed to ‘low’/’urban’ culture. Townspeople’s perceptions of coats of arms paralleled those of the nobility, as they readily interpreted and carefully curated them as visual expressions of identity. These perceptions allowed townspeople of all ranks, as well as noble outsiders, to use heraldry and its display – along with its defacement and destruction – in manuscripts, spaces (such as town houses, public monuments, halls, and churches), and performances (like processions and joyous entries) to address perennial problems of urban society in the Middle Ages. The coats of arms of burgesses, guilds, and cities were communicative means of individual and collective representation, social and political legitimization, conducting and resolving conflicts, and the pursuit of elevated status in the urban hierarchy. Likewise, heraldic communication negotiated the all-important relationship between the city and wider, extramural society – from the commercial interests of citizens to their collective ties to the ruler.
Marcus Meer is a historian of medieval communication and visual culture, with a comparative focus on the towns and cities of England and the German-speaking lands, c.1300-1530. He is particularly interested in intersections of economic and cultural history, the communicative construction of identities, institutions, and spaces, and antagonisms and convergences of urban, monastic, and noble culture. Meer completed his Ph.D. at Durham University as a Leverhulme Doctoral Scholar (in a cotutelle arrangement with Münster University) and taught at Durham, King’s College London, and Düsseldorf University. Currently, he is a Research Fellow at the German Historical Institute London.
Table des matières :
Abbreviations Notes on Conventions Acknowledgments Introduction
Selves: Curating Signs of Honour
Groups: Creating Corporate Bodies
Spaces: Furnishing Stages of Self-Representation
Performances: Taking Heraldry to the Streets
Conflicts: Negotiating Status and Power
Conclusion: Marshalling the Evidence
Informations pratiques :
Marcus Meer, « Heraldry in Urban Society. Visual Culture and Communication in Late Medieval England and Germany »
De l’or chez Raphaël, Dürer, mais aussi Carrache, Vermeer et Rembrandt ? À rebours d’une histoire de l’art « aveugle » à la présence de ce matériau, le programme AORUM (Analyse de l’OR et de ses Usages comme Matériau pictural) éclaire les usages de l’or par les peintres européens des XVIe et XVIIe siècles. Comment l’interprétation de leurs œuvres s’enrichit-elle de la prise en compte de ce métal comme un matériau pictural, dont la relation à la lumière, par son éclat métallique, le distingue des pigments habituels ? Les séances de ce séminaire interdisciplinaire (histoire de l’art, sciences de la conservation, optique, humanités numériques) ouvrent un dialogue entre les travaux de spécialistes invités et les premiers résultats du programme.
À compter de janvier 2025, les séances de son séminaire interdisciplinaire « Pour une histoire matérielle de l’art. L’or et ses usages dans la peinture de la première modernité » sont organisées à l’INHA (Galerie Colbert) un mardi par mois entre 16h et 18h30.
Les séances sont librement accessibles dans la limite des places disponibles.
Programme :
Mardi 14 janvier 2025 : Séance 1. Le programme de recherche AORUM
16h-18h30, INHA, salle Chastel (1er étage)
Intervenants AORUM :
Elliot Adam (INHA),
Christine Andraud (Centre de recherche sur la conservation),
Romain Thomas (INHA),
Laurence de Viguerie (Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale),
Dan Vodislav (Équipe traitement de l’information et systèmes).
Les peintres utilisant encore de l’or durant la Renaissance (et au-delà) sont-ils « retardataires » ? Sinon, leurs commanditaires ont-ils nécessairement des goûts dépassés ? Au-delà d’une présentation des enjeux du séminaire ainsi que, plus largement, du programme AORUM, cette séance introductive sera aussi l’occasion de proposer une vision de l’historiographie des usages de l’or dans la peinture et de présenter l’hypothèse d’un « aveuglement » des historiens de l’art, depuis la naissance de la discipline, à la présence de ce matériau dans la peinture européenne des XVIe et XVIIe siècles.
Mardi 11 février 2025 : Séance 2. L’or et les peintres entre Moyen Âge et Renaissance
16h-18h30, INHA, salle Vasari (1er étage)
Invitée : Alison Wright (University College London)
Intervenants AORUM : Elliot Adam (INHA), Romain Thomas (INHA)
Interventions en anglais
Dans L’œil du Quattrocento, Michael Baxandall a décrit l’abandon de l’or dans les pratiques picturales comme un phénomène sensible à la fois dans les contrats et dans les écrits de théoriciens de l’art faisant autorité. En ouverture, Alison Wright, professeure à l’University College de Londres (UCL), conduira une étude des usages spectaculaires de l’or et du fond d’or dans la peinture du Quattrocento à Venise, à partir de l’atelier de Giovanni d’Alemagna et Antonio Vivarini à Murano. En contrepoint, Elliot Adam interrogera la part de l’or dans les marchés de retables peints conclus en Provence aux XVe et XVIe siècles , tandis que Romain Thomas évoquera l’usage du fond d’or dans la peinture du début du XVIe siècle.
Mardi 11 mars 2025 : Séance 3. Les métiers de l’or en Europe
16h-18h30, INHA, salle Vasari (1er étage)
Invités : Julien Lugand (Université de Perpignan-Via Domitia), Audrey Nassieu Maupas (École pratique des hautes études)
Intervenants AORUM : Elliot Adam (INHA), Romain Thomas (INHA)
Loin d’être l’apanage des peintres, l’or s’inscrit à la confluence de différents métiers à la période moderne. Sous l’angle d’une histoire sociale de l’art, cette séance aborde les relations entre les acteurs comme entre les supports de la création. En ouverture, Audrey Nassieu Maupas, maître de conférences à l’EPHE, présentera les artisans et les métiers de l’or à Paris au XVIe siècle d’après les sources documentaires, tandis que Julien Lugand, maître de conférences à l’université de Perpignan, reviendra sur les liens entre doreurs et peintres au XVIIe siècle. En contrepoint, Elliot Adam et Romain Thomas interrogeront quelques représentations picturales d’artefacts en or rendus par l’usage de dorure.
Mardi 8 avril 2025 : Séance 4. Un matériau malléable : l’or dans les écrits techniques
16h-18h30, INHA, salle Chastel (1er étage)
Invitée : Marjolijn Bol (Utrecht University)
Intervenants AORUM : Elliot Adam (INHA), Claire Bételu (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Marie-Anne Sarda (INHA), Romain Thomas (INHA)
Interventions en anglais
L’or a cela de paradoxal qu’il est à la fois l’un des matériaux les plus inaltérables et, dans ses usages, un métal fragile, particulièrement malléable tant du point de vue de la technique que de l’histoire culturelle. Pour envisager cette tension, Marjolijn Bol, professeure associée à l’Université d’Utrecht, interrogera les recettes de l’époque moderne visant à rendre l’or plus durable. En contrepoint, les membres de l’équipe AORUM présenteront leurs travaux sur les sources en langue française qui, de la fin du Moyen Âge au XVIIe siècle, décrivent des techniques de dorure en peinture, en abordant les contextes de rédaction, la terminologie et les modalités d’usage que ces écrits transmettent.
Mardi 13 mai 2025 : Séance 5. Analyser l’or et les dorures : quelles approches physico-chimiques ?
16h-18h30, INHA, salle Walter Benjamin (rdc)
Invitée : Maria F. Guerra (CNRS/MONARIS/Sorbonne Université)
Intervenante AORUM : Laurence de Viguerie (CNRS/LAMS/Sorbonne Université)
L’analyse physico-chimique est une démarche incontournable pour identifier et comprendre les techniques de dorure employées par les peintres. En ouverture de cette séance, Maria F. Guerra, directrice de recherches au CNRS (laboratoire MONARIS), reviendra sur les approches analytiques permettant de révéler les techniques de production d’objets d’orfèvrerie et l’origine de l’or, notamment dans le cas de bijoux d’Égypte ancienne et d’objets précolombiens. En contrepoint, Laurence de Viguerie, chargée de recherches au CNRS (laboratoire LAMS), présentera les premiers résultats des analyses réalisées dans le cadre du programme AORUM, en interrogeant par différentes études de cas les relations entre dorure et peinture.
Mardi 3 juin 2025 : Séance 6. Les valeurs de l’or, entre Europe et Amériques
16h-18h30, INHA, salle Walter Benjamin (rdc)
Invitée : Rebecca Zorach (Northwestern University ; chercheuse invitée à l’INHA)
Intervenant AORUM : Romain Thomas (INHA)
À compter du VVIe siècle, la recherche insatiable de l’or dans les Amériques marque un tournant dans l’histoire culturelle de ce métal. En ouverture, Rebecca Zorach, professeure à la Northwestern University de Chicago et chercheuse invitée à l’INHA, reviendra sur le défi posé par la colonisation des Amériques aux systèmes de valeurs fondamentaux des sociétés européennes, en retraçant les idées émises sur la matérialité de l’or comme monnaie et comme moyen d’expression artisanale et artistique. En contrepoint, Romain Thomas interrogera le statut de ce matériau à travers l’étude des différents motifs iconographiques dont il sert la représentation picturale en Europe.
Comité scientifique | Scientific Committee : Elliot Adam (INHA), Romain Thomas (INHA/Université Paris Nanterre). Christine Andraud (CRCC/CNRS/MNHN), Vincent Delieuvin (Musée du Louvre), Sven Dupré (Universiteit Utrecht), Mercedes Gomez-Ferrer Lozano (Universidad de Valencia), Ann-Sophie Lehmann (Rijksuniversiteit Groningen), Sandra Rossi (Opificio delle pietre dure), Heike Stege (Doerner Institut), Laurence de Viguerie (LAMS/CNRS/Sorbonne Université), Dan Vodislav (ETIS/CNRS/CY Cergy Paris Université), Rebecca Zorach (Northwestern University).
L’Écoute, de l’Antiquité au XIXe siècle met en intrigue et en image des réflexions et témoignages sur l’ouïe et la perception des bruits, la psychologie de l’audition et ses affects, ou encore l’effet des œuvres nouvelles et des premiers sons enregistrés… En huit chapitres se dessine une grande histoire de la musique occidentale, reconsidérée à travers le filtre de l’écoute.
Autrices et auteurs : Catherine Broc-Schmezer, Isabelle His, Martin Kaltenecker, Sarah Nancy, Klaus Pietschmann, Théodora Psychoyou, Laurence Tibi, Gabrièle Wersinger Taylor, Vasco Zara.
Table des matières :
Préface Martin Kaltenecker Antiquité (Gabrièle Wersinger Taylor) Introduction I. Pratiques de l’écoute II. Écouter la variété sonore Le corps » auralo-mélique « Annexes
Antiquité chrétienne (Catherine Broc-Schmezer) Introduction I. Cadres et lieux de l’écoute II. Attitudes d’écoute – effets recherchés III. Dichotomies – écoutes comparées IV. Théories de l’écoute V. Approche physiologique et contexte social VI. La musique comme force de persuasion doctrinale
Moyen Âge (Vasco Zara) Introduction I. Typologie des cadres et attitudes de l’écoute II. Théories de l’écoute III. Paysage sonore : mimesis et transcendance
XVe siècle (Klaus Pietschmann) Introduction I. Lieux et circonstances d’écoute II. L’effet musical III. Discours théologiques sur l’écoute
XVIe siècle (Isabelle His) Introduction I. Cadres et lieux de l’écoute II. Attitudes d’écoute III. Dichotomies – écoutes comparées IV. Approches théoriques
XVIIe siècle (Théodora Psychoyou) Introduction I. L’écoute des » auditeurs « II. L’écoute des » philosophes « III. L’écoute des musiciens
XVIIIe siècle (Sarah Nancy) Introduction I. Situations et lieux d’écoute II. Attitudes d’écoute III. Normativités IV. Écoutes comparées V. Théories de l’écoute VI. La musique, les sons et les bruits
XIXe siècle (Martin Kaltenecker & Laurence Tibi) Introduction I. Les cadres de l’écoute II. Les oeuvres III. Types d’écoutes IV. Théories de l’écoute V. Pédagogies de l’écoute VI. Nouvelles problématiques
Informations pratiques :
L’Écoute : de l’Antiquité au XIXe siècle. une anthologie, éd. Martin Kaltenecker, Paris, Philharmonie de Paris ; 1 vol., 1380 p. ISBN : 979-10-94642-34-4. Prix : € 40,00.
The Mediterranean Seminar is seeking proposals for works-in-progress and roundtable position papers for the 2024 Spring Workshop, “Faking It – Forgery, Fraud, Deception and Dissimulation in the Pre-Modern Mediterranean” to be hosted by Case Western Reserve University and Aix-Marseille Université, and held on the campus of CWRU in Cleveland, OH, Tuesday 10 April & Friday 11 April 2025.
The seminar will feature two keynote presentations byKaroline Cook (Royal Holloway, University of London) and Stefania Tutino(UCLA), three workshopped papers and three roundtable conversations.
“Faking It!” invites specialists from across disciplines to think expansively about the historical motives, methods, milieus and meaning of imposture in and around the Inner Sea. Falsifying specimens, counterfeiting coinage, claiming expertise, feigning faith, concealing origins all implicated questions of identity, knowledge, authenticity, legitimacy and authority. So did the acts of unmasking, debunking and exposing. What can the construction and contestation of lies teach us about the premodern Mediterranean and vice versa? Proposals are welcome from scholars of all ranks from across all disciplines of the Humanities, Arts, and Social Sciences, as are papers from the Sciences, that engage in the broadest sense with social, historical and cultural aspects of the Mediterranean language, linguistics, literature, culture, society, art, and social, economic and political history, as well as anthropology, sociology, and other related humanities and social science disciplines. Junior scholars, graduate students, contingent faculty, scholars of underrepresented communities, and those whose work engages with historiographically marginalized groups are particularly encouraged to apply. For this meeting we particularly encourage European scholars to apply.
Papers may address either specific case studies or larger historical or historiographical dynamics and apparatuses. Comparative, interdisciplinary, and methodologically innovative papers are of particular interest. Our Mediterranean is construed geographically as including southern Europe, the Near East and North Africa and stretching into the Black Sea and Central Asia, and the Red Sea and the western Indian ocean. While our primary laboratory is the premodern Mediterranean, we welcome proposals from across historical eras, as well papers which focus on other regions in which analogous or related processes can be observed.
Submission guidelines
Workshop program
For the workshop program, we invite abstracts (250 words) for unpublished in-progress articles or book or dissertation chapters relating directly or tangentially to dissimulation, fakery and forgery in the premodern Mediterranean.
The deadline for workshop proposals is 6 January 2025
Roundtable presenters will submit a 3-5 page “position paper” by 30 March 2025.
Position papers are informal “op-ed” pieces with minimal scholarly apparatus.
1) Mediterranean Misrepresentations: In what ways was the Mediterranean social, cultural, political, religious and economic environment conducive to dissimulation? What was its impact?
2) Misrepresenting the Mediterranean: How has the Mediterranean past or Mediterranean culture been misrepresented, deliberately or not? What does this tell us about the Mediterranean or ourselves?
3) Masking and Unmasking: How did contemporaries see misrepresentation, fraud and forgery? In what contexts and how did they seek to control or encourage it to what effect? What do we learn from studying technologies of deception?
Applicants may apply for both a workshop and roundtable session (separate applications).
Given that only three workshop papers can be accepted, workshop applicants are encouraged also to apply for a roundtable (using a separate form). Applicants are welcome to indicate more than one roundtable topic if appropriate for their proposal.
The deadline for applications is 6 January 2025. Apply via this form.
European scholars are encouraged to apply.
To complete the form, you will need a (provisional) title and abstract (±250 words) of your proposed presentation, a prose biographical paragraph (±250 words), and a 2-page CV (pdf).
Additionnal informations
This is an in-person meeting only.
A separate call for non-presenting participants will go out in February.
Scientific coordination
Brian A. Catlos (University of Colorado Boulder)
Thomas Glesener (Aix-Marseille Université)
Sharon Kinoshita (University of California Santa Cruz)
Gillian Weiss (Case Western Reserve University)
the workshop is sponsored by Aix-Marseille Université and Case Western Reserve University, together with the Mediterranean Seminar and the CU Mediterranean Studies Group
Appel à communication : Journées Jeunes Chercheur·es de l’association Janua Vêtements, parures et accessoires de l’Antiquité à nos jours (jeudi 17 et vendredi 18 avril 2025)
Chaque année, l’association des jeunes chercheur·es inscrit·es en Master et en Doctorat en Sciences Humaines et Arts à l’Université de Poitiers (JANUA) organise une journée d’études. Cette journée interdisciplinaire, ayant vocation à valoriser les travaux de jeunes chercheur·es (étudiant·es de Master 2, doctorant·es et post-doctorant·es ayant soutenu leur thèse depuis moins de trois ans), portera cette année sur la thématique des Vêtements, parures et accessoires de l’Antiquité à nos jours.
L’exposition « Made in France. Une histoire du textile », présentée aux Archives nationales du 16 octobre 2024 au 27 janvier 2025, témoigne de l’intérêt porté aux objets textiles – dont la bibliographie académique est, soulignons-le, pléthorique – et notamment au vêtement. Le vêtement, qui sert avant tout à couvrir et à protéger le corps – du froid, du soleil ou des intempéries – n’est pas la parure, qui, elle, sert à l’orner, à le décorer, à l’embellir. Si les parures peuvent être des accessoires – nous pensons ici aux accessoires de mode – en ce sens qu’elles accompagnent un élément principal (le vêtement par exemple), les accessoires ont également une dimension technique, matérialisant un usage ou une fonction – à l’instar des accessoires de théâtre – comme le masque – du tablier du cuisinier ou encore de celui du forgeron.
Les vêtements, parures et accessoires s’insèrent dans de nombreuses typologies, renvoyant à la diversité des catégories sociales. Ils sont tantôt le signe d’appartenance à une religion, à une classe sociale, à un genre, à une culture, à un corps de métier – l’armée, les pompiers, le personnel hospitalier – tantôt un outil mis au service d’une contestation ou d’une revendication politique, à l’instar des Bonnets rouges et des Gilets jaunes. Mais les vêtements, parures et accessoires peuvent aussi se révéler objets des contestations et des revendications, pour les luddites ou les canuts au XIXe siècle par exemple.
Supports de discours ou objets de discours et de pratiques, omniprésents, resserrant ou déchirant les mailles du tissu social – dans le cadre des contestations et des revendications politiques ou du soutien apporté à une cause ou dans le cadre de la distinction de classe, lorsqu’ils se font les outils de la discrimination – les vêtements, parures et accessoires apparaissent comme un « fait social total » (Pellegrin, 1993).
Nous souhaitons, dans le cadre de cette nouvelle édition des Journées Jeunes Chercheur·es de l’association Janua, explorer les vêtements, parures et accessoires dans la diversité des pratiques et des discours qu’ils servent et dont ils font l’objet. Une attention particulière sera accordée à la dimension politique des vêtements, parures et accessoires, qui constitue le fil conducteur de cet appel à communication.
Pour cela, quatre axes sont proposés aux intervenant·es :
Axe 1 — Production, commerce, enjeux environnementaux et sanitaires : les vêtements, parures et accessoires dans leur matérialité
En France, l’intérêt porté aux vêtements, parures et accessoires par les chercheur·es est ancien, remontant au XIXe siècle. Néanmoins, les sources iconographiques étaient alors privilégiées. L’absence d’études portant sur la matérialité du vêtement ou sa sociologie, au bénéfice du style, se prolonge jusque dans les années 1950. Avec le développement de l’histoire économique, les vêtements, parures et accessoires ne sont désormais plus l’apanage des historien·nes de l’art, et leur étude est investie par les historien·nes. Toujours dans les années 1950, Roland Barthes donne pleinement sa place à l’étude du vêtement, en lui consacrant plusieurs textes importants. Les historien·nes se saisissent alors de la question des matières premières, des techniques et de l’économie liée à la production et au commerce des textiles. À ces dimensions fondamentales, nous ajoutons celle des enjeux environnementaux et sanitaires liés à la production et au commerce de ces objets.
Production: pour les périodes anciennes, la multiplication des opérations archéologiques a entraîné l’accroissement des connaissances sur la production des vêtements, parures et accessoires, sur l’élaboration des modes vestimentaires et sur les spécialités régionales. Les différentes études menées sur le mobilier éclairent sur les différents artisanats intervenant dans ce domaine (textile, cuir, métaux, pierres fines ou précieuses, etc) ; elles renseignent également sur le commerce et les réseaux de distribution des matières premières et des produits finis. Les intervenant·es questionneront ici ce qui relève des savoir-faire, des techniques et des chaînes opératoires, qu’il s’agisse du textile : métiers à tisser, teinture, impression de motifs – ou de la joaillerie, de la sellerie, de l’orfèvrerie, de la forge, de la tannerie, etc. Ils et elles s’intéresseront également aux matériaux – matières premières, problématiques liées à l’approvisionnement, processus de transformation et traitement des matières premières, évolution dans l’utilisation des matériaux pour des raisons sanitaires, de tarissement des ressources ou autres raisons – posant ainsi la question de l’adaptation de la production face à une contrainte. Il conviendra également d’interroger la répartition géographique des productions et ses causes – ressources, topographie ou développement d’une activité préexistante notamment. La distinction entre production domestique et production manufacturée, ainsi que le recul progressif de la production domestique au profit de la production industrielle pourront également faire l’objet de communications.
Commerce: en regard de la question de la production, celle du commerce des vêtements, des parures et des accessoires devra être analysée en mettant l’accent sur ses aspects économiques, sociaux et Ainsi, les réflexions pourront porter sur les prix des produits, posant notamment la question du public visé, des œuvres précieuses de commande ou, au contraire, de la consommation de masse – dans le cadre de la fast fashion par exemple – et de la concurrence entre les différents acteurs de l’industrie textile. Les communications pourront également porter sur l’influence de la production des vêtements, parures et accessoires sur le développement des villes – remodelage du tissu urbain, développement des périphéries – et des régions, et les mutations politiques et sociales que cela génère. Enfin, il conviendra d’interroger les problématiques liées au transport de ces produits – sécurité et conservation des marchandises, développement des infrastructures et des réseaux de transport notamment.
Enjeux environnementaux et sanitaires : conséquemment aux deux premiers points ci- avant évoqués, les intervenant·es devront prêter attention aux conséquences environnementales et sanitaires de la production des vêtements, parures et accessoires : épuisement des ressources animales, végétales et minières, pollution des villes, de l’environnement et des ressources, gestion des déchets, et les problèmes sanitaires liés à ces activités – augmentation du nombre d’individus malades, dégradation des conditions de vie, ainsi que les discours et les actions afférents. Pour la période contemporaine, il pourra également s’agir d’insister sur les conséquences à venir des problèmes actuels liés à la production des vêtements, parures et accessoires, en questionnant les discours et les pratiques actuels autour de cette production (législation, initiatives citoyennes), introduisant la dimension politique du vêtement.
Les représentations – littéraires et visuelles – de chacun des points ci-avant développées pourront également faire l’objet de communications.
Axe 2 — Les vêtements, parures et accessoires et « la culture des apparences » (Roche, 1989)
Après l’étude de la production et du commerce des vêtements, parures et accessoires – et des enjeux environnementaux et sanitaires afférents – il convient d’interroger les fonctions et les usages des vêtements, ainsi que leur(s) charge(s) symbolique(s).
Ascension sociale et appartenance socioculturelle : pour accéder à certaines sphères sociales et se fondre en elles, il faut avoir, entre autres choses, une garde-robe adaptée. Celle-ci permet de débloquer le potentiel dissimulé d’une personne ou d’un personnage (telle Cendrillon dans l’œuvre éponyme de Charles Perrault, parue en 1697), et de révéler sa beauté intérieure. Pour les personnes et personnages avides de conquête sociale, les vêtements, parures et accessoires permettent d’user de ruses identitaires pour berner le monde auquel ils veulent appartenir, à l’instar de Gatsby le Magnifique dans le roman éponyme de Francis Scott Fitzgerald, paru en 1925. Mais les vêtements, parures et accessoires peuvent également servir à améliorer superficiellement sa condition sociale, afin de se donner un vernis de respectabilité. Nous pensons ici au dandy prat, du nom d’une pièce de monnaie de peu de valeur ayant circulé sous le règne d’Henri VIII, au XVIe siècle, et qui servit plus tard à désigner des jeunes hommes médiocres souhaitant briller par leur habillement. Il conviendra alors de considérer les vêtements, les parures et les accessoires comme outils d’affichage ou de revendication de l’appartenance à un milieu social précis, comme support d’une identité sociale reflétant ce que les individus sont, pensent être ou voudraient être. À cet égard, il semblerait opportun de questionner la pratique du cosplay et la culture Otaku. Affleure ici la fonction subversive du vêtement.
Discrimination: dans le point précédent, les vêtements, parures et accessoires étaient envisagés comme outils de mise en visibilité d’une appartenance – souhaitée plus qu’effective dans certains cas – à un groupe social ou socioculturel précis. Ici, les vêtements, parures et accessoires pourront être envisagés comme outils pour afficher la volonté, chez des individus appartenant à certains milieux sociaux, d’une distinction sociale, dans le sens d’une mise à distance hiérarchique d’avec d’autres groupes Les vêtements, parures et accessoires deviennent alors objets et véhicules d’un système de valeurs, d’idées et de jugements moraux et politiques. Ils sont alors des outils de discrimination, dans le sens d’un « traitement différencié, inégalitaire, appliqué à des personnes sur la base de critères variables » (CNRTL). Nous pensons ici au dandysme, qui se caractérise par une volonté de distinction par la recherche de l’élégance, en jouant des règles tout en les respectant. L’élégance du dandy ne se mesure qu’à l’aune de l’inélégance des autres, ce qui implique nécessairement un jugement de valeur moral et politique. La chanson anglaise Yankee Doodle, chantée durant la guerre de Sept Ans pour railler les colons américains, en est également un bon exemple. En outre, nous pensons aux lois somptuaires et au besoin de légiférer l’apparence luxueuse pour que les dames ne soient pas prises pour des prostituées et inversement. La discrimination genrée (par exemple femmes/hommes) par le biais des vêtements, des parures et des accessoires pourront également faire l’objet de discrimination. Nous pensons ici au diktat du maquillage et des talons hauts pour les femmes, ou encore l’interdiction pour ces dernières du port du pantalon dans certaines professions jusque dans les années 1970. À cet égard, le rôle libérateur du mouvement de Mai 68 pourra être questionné. Le sous-axe discrimination permettra d’étudier l’usage des vêtements, parures et accessoires dans le cadre des contre-cultures, définies dans les cultural studies comme des sous-cultures partagées par des groupes d’individus souhaitant s’opposer volontairement à la culture dominante.
Il pourra également s’agir, pour chacun des points ci-avant mentionnés, d’examiner les moyens utilisés – motifs, couleurs et matières notamment – dans le processus de mise en voir du discours véhiculé. Une attention particulière devra être portée aux représentations – littéraires et visuelles – des différentes pratiques sociales autour des vêtements parures et accessoires, qui témoignent à la fois d’un système de représentation particulier tout en contribuant à le faire évoluer.
Axe 3 — Vêtements, parures et accessoires comme objets et instruments de discours politiques
Propagande: les communications pourront également porter sur les vêtements, parures et accessoires dans leur dimension pleinement politique, en tant que marqueurs permettant d’afficher des valeurs et des idées. Dès l’Antiquité, les vêtements, ainsi que certains accessoires qui lui sont associés (les lauriers, la pourpre, des armes, des bijoux), servaient les représentations du pouvoir. Au Moyen Âge et durant la Première Modernité, les couleurs, les motifs des vêtements et les accessoires participaient également à la représentation du pouvoir et de ses Les Arts s’en font le témoin, à l’instar des portraits des anciens monarques et empereurs de France, tels que la statue de Louis XIV terrassant la Fronde (1653) par Gilles Guérin ou, plus tardivement, Le sacre de Napoléon (1805-1807) par Jacques-Louis David. La propagande contemporaine use des vêtements comme d’outils de persuasion ou de menace. Cette propagande par le vêtement, la parure et l’accessoire passe, entre autres, par l’emploi de costumes – pendant les conflits notamment – par les affiches de propagande – également présentes dans des œuvres de fiction telles que les comics, à l’instar de Captain America/Iron Man dont les costumes (motifs et couleurs) et les accessoires reflètent la propagande étatique – mais aussi par des métaphores et autres analogies. Il en est de même, dans le monde réel, pour les uniformes de Mao par exemple, et du pouvoir incarné par les régimes totalitaires via l’uniformité. Il convient alors d’interroger l’utilité et les pratiques autour de ces objets en contexte de propagande étatique. Dans quelle mesure ces vêtements, parures et accessoires sont-ils tout à la fois le reflet d’une idéologie, son résultat, et des outils de la mise en place et du maintien de celle-ci ?
Coercition: les parures et les accessoires peuvent également être des instruments de coercition, et constituer par la contrainte une réponse à une attente normée ou morale, ou un moyen de stigmatiser un individu ou un groupe d’individus. Certains vêtements tendent ainsi à dépersonnaliser les individus et à les faire intégrer un groupe social particulier, à l’instar des vêtements et accessoires du bagnard entre le milieu du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle ou de l’étoile jaune des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Transgression: il faudra ici interroger les pratiques transgressives par l’emploi de ce dont on se vêt et se Il convient de distinguer les transgressions institutionnalisées, comme le carnaval, et les mouvements à l’origine anticonformistes et non institutionnalisés, comme le mouvement punk, la pratique drag, la culture gothique, relevant de la contre-culture. Les vêtements, parures et accessoires du théâtre – comme le masque et tous les jeux qu’il permet – et de la marginalité – en référence notamment aux bouffons du Moyen Âge et de la Première Modernité – pourront être pris en compte. Il semblera également opportun d’interroger les représentations artistiques, littéraires et visuelles, que nous en avons.
Contestation: les intervenant·es interrogeront ici les vêtements, parures et accessoires comme objets de contestation politique, économique et/ou sociale – à l’instar du luddisme, de la révolte des canuts, du mouvement Femen – mais aussi comme outils de contestation et de mise en voir de cette contestation – à l’instar des mouvements des Suffragettes, des Bonnets rouges et des Gilets Ainsi pourront être examinées les raisons de ces choix, et les différentes fonctions – création d’un symbole et nécessité de celui-ci notamment – des vêtements, parures et accessoires en contexte de contestation sociale et de revendication politique.
Soutien: parallèlement à la propagande institutionnelle, les vêtements, les parures et les accessoires permettent également d’afficher un soutien et une adhésion à des causes, à des idées et à des valeurs. Tout comme la propagande, qui est un acte politique porteur d’un système de valeurs, d’idées et d’une morale, le soutien apporté à une cause, à des idées ou à des valeurs par leur affichage dans la sphère publique à travers les vêtements, les parures et les accessoires implique une dimension morale qui transparaît dans le discours véhiculé. Il en va ainsi du bleuet de France ou du ruban rose d’Octobre Rose, du ruban jaune des prisonniers politiques en Catalogne ou encore du ruban rouge de AIDES contre le sida par Ainsi convient-il de se questionner sur les raisons de ces choix, sur les différentes fonctions – création d’un symbole et nécessité de celui-ci, besoin d’identification rapide et de visibilité d’un mouvement ou d’un groupe – des vêtements, parures et accessoires en contexte de soutien et de défense d’une cause, d’idées ou de valeurs.
Dépolitisation des vêtements, parures et accessoires : si les vêtements, parures et accessoires peuvent être politisés, ils peuvent également être dépolitisés. Lorsque le jean, qui, dans les années 1960 et 1970, était un symbole contestataire, s’est démocratisé, il a perdu cette charge politique, qui s’est déplacée ailleurs. Dans les milieux altermondialistes, les discours contestataires se donnent à voir sur les tee-shirts. Or, que dire des millions de tee-shirts à l’effigie de Ernesto « Che » Guevarra ou de Karl Marx vendus à travers le monde, et dont la vente n’a d’autre objectif que de générer des profits ? En s’appropriant certaines figures contestataires, comme Ernesto « Che » Guevarra ou Karl Marx, pour en faire des objets de consommation et de mode, le système capitaliste actuel efface la dimension contestataire de ces figures en les dépolitisant. Les différents processus par lesquels les vêtements, parures et accessoires peuvent perdre leur charge politique, contestataire ou non, constituent de potentiels sujets de présentations.
Le présent sous-axe sera également l’occasion d’étudier à nouveau les contre-cultures, lesquelles, se succédant les unes après les autres à mesure que les précédentes se démocratisent en devenant « à la mode », participent au maintien de la surconsommation dans les sociétés occidentales. Ces contre-cultures deviennent « […] l’un des principaux piliers de la consommation concurrentielle » (Heath et Potter, 2005), qui consiste à consommer – des vêtements, parures et accessoires notamment – en vue de se distinguer. Se met ainsi en place un processus de politisation puis de dépolitisation toujours plus rapide des contre-cultures vestimentaires, sur lequel il conviendra de revenir.
Axe 4 — Vêtements, parures et accessoires spécialisés
Dans cet axe, les vêtements, parures et accessoires seront abordés comme pensés et conçus dans un but précis, pour une fonction particulière, envisagés comme des « outils de travail ».
Pour cela, les intervenant·es pourront centrer leur propos autour des :
Vêtements, parures et accessoires sportifs : au-delà de la nécessaire identification des équipes – de football par exemple – les vêtements, parures et accessoires sportifs, à commencer par le maillot, sont des instruments de communication pour de nombreux « sponsors ». Les pratiques et les usages autour des vêtements, parures et accessoires sportifs, envisagés comme outils d’identification, supports de publicités, objets de collection, récompenses en cas de victoire – comme les médailles, les ceintures de catch – etc, pourront être questionnées. Les communications pourront également porter sur les questions liées à la production de ces objets en vue de l’amélioration des performances des sportifs ou à des fins d’amélioration de la qualité de l’arbitrage – nous pensons ici aux technologies développées et mises en œuvre dans la fabrication des ballons pour la coupe du monde de football de 2022, contenant un capteur relayant les données de positionnement du ballon en temps réel, associé à des outils de suivi
Vêtements, parures et accessoires religieux : au-delà de la nécessaire identification de l’appartenance à un ordre religieux particulier ou à une religion plus généralement, les vêtements, parures et accessoires religieux pourront être envisagés dans leurs fonctions et dans leurs usages – liturgiques par exemple – ainsi que comme supports de discours – nous pensons par exemple au discours protestant sur les couleurs et à la fréquente association au protestantisme du vêtement noir. Une attention particulière pourra être accordée à la question du voile dans les différentes religions, entre discours, fonctions et usages.
Dans ce sous-axe, une attention particulière devra être accordée à la dimension symbolique et métaphorique des vêtements, parures et accessoires. Nous pensons à « l’étoffe du diable » (Pastoureau, 1991) et à la métaphore paulinienne du vêtement comme seconde peau pour le Moyen Âge par exemple.
Vêtements, parures et accessoires propres à un milieu professionnel : Quelle est l’utilité pour un corps de métier de posséder un vêtement, une tenue, un uniforme, qui lui soit propre ? Que disent les vêtements, les parures et les accessoires de ces métiers ? Dans quelle mesure ces objets témoignent-ils à la fois de problématiques techniques – le camouflage et la protection pour l’armée, l’hygiène pour le milieu de la santé – et d’une certaine conception, d’un certain imaginaire autour de ces professions ? Une attention particulière pourra être accordée aux uniformes. Pourront ainsi être présentées des communications en relation avec la naissance et les développements des vêtements que sont les uniformes, et aux parures et accessoires qui leur sont liés – les épaulettes militaires par exemple – à leurs fonctions, à leurs usages et aux imaginaires qu’ils suscitent et dont ils se nourrissent.
À l’instar des axes précédents, les représentations artistiques – littéraires et visuelles – des vêtements, parures et accessoires liées aux divers sous-axes ci-avant développés, pourront également faire l’objet de communications.
Modalités de contribution
Les propositions de communication (environ 500 mots), qui pourront s’inscrire en archéologie, en histoire, en histoire de l’art ou en littérature, seront accompagnées d’une bibliographie indicative, d’une brève présentation de l’intervenant·e (mentionnant son laboratoire et son université de rattachement, son ou ses directeurs·trices de recherche et, s’il y en a, une liste des travaux d’ores et déjà publiés) ainsi que d’un CV. Le tout devra être envoyé avant le lundi24 févrierà l’adresse suivante : association.janua@gmail.com
Une réponse sera communiquée aux intervenant·es retenu·es le vendredi 7 mars. Les interventions seront réparties sur une journée et demie. Le repas du midi sera pris en charge par l’association, ainsi que les frais de transport des communicant·es voyageant en train (éventuellement en avion). Les conférences pourront également se dérouler en distanciel.
Les communications retenues seront obligatoirement publiées l’année suivante dans la revue de l’association, les Annales de Janua.
Comité scientifique
Vladimir Agrigoroaei (CNRS/CESCM) – Chargé de recherche CNRS en Littérature médiévale
Cécile Auzolle (Criham) – Maîtresse de conférences HDR en Musicologie
Isabelle Bertrand – Directrice du service des musées et du patrimoine de Chauvigny ; chercheure associée au laboratoire HeRMA (UR 15071 – Université de Poitiers) et au laboratoire ADM (UMR 5140 – Université de Montpellier, équipe TP2C)
Mathilde Carrive (HeRMA) – Maîtresse de conférences en Histoire de l’art et Archéologie antiques
Nadine Dieudonné-Glad (HeRMA) – Professeure en Archéologie
Bénédicte Fillion-Braguet – Chercheuse indépendante en Histoire de l’art médiéval et membre associée au CESCM (UMR 7302 – Université de Poitiers)
Anne Jollet (Criham) – Maîtresse de conférences en Histoire moderne
Séverine Lemaître – Maîtresse de conférences HDR en Histoire de l’art et Archéologie du monde romain
Thierry Sauzeau (Criham) – Professeur d’Histoire moderne
Cécile Voyer (CESCM) – Professeure d’Histoire de l’art médiéval
Comité d’organisation — Association Janua
Thomas Guglielmo (CESCM) – Doctorant en Histoire de l’art médiéval ; président
Alexandre-Bidon Danièle (dir.), Le Corps paré : Ornements et atours, Nice, Faculté des lettres et sciences humaines, Université de Nice, coll. « Razo » 1987.
Alexandre-Bidon Danièle, Gauffre Fayolle Nadège, Mane Perrine et Wilmart Mickaël (éd.), Le vêtement au Moyen Âge : De l’atelier à la garde-robe, Turnhout, Brepols, coll. « Culture et société médiévales », n° 38, 2022.
Augustin Jean-Marie, Femmes, mode et pouvoir politique, La Crèche, Geste, 2019.
Barbafieri Carine, Montandon Alain, Sociopoétique du textile à l’âge classique : Du vêtement et de sa représentation à la poétique du texte, Paris, Hermann, 2015.
Bard Christine, Une histoire politique du pantalon, Paris, Le Seuil, coll. « L’Univers historique », 2010.
Barthes Roland, « Histoire et sociologie du vêtement. Quelques observations méthodologiques », Annales, Économie, Société, Civilisation, 12/2, 1957, p. 430-441.
Barthes Roland, Système de la mode, Paris, Le Seuil, 1967.
Blanc Odile, Parades et parures : L’invention du corps de mode à la fin du Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1997.
Bodiou Lydie, Gherchanoc Florence, Huet Valérie et Mehl Véronique, Parures et artifices : Le corps exposé dans l’Antiquité, Paris, L’Harmattan, coll. « Histoire, Textes, Sociétés », 2011.
Bollon Patrice, Morale du masque : Merveilleux, Zazous, Dandys, Punks, etc, Paris, Le Seuil, 1990.
Bonnard Jean-Baptiste et Blonce Caroline, Corps, gestes et vêtements dans l’Antiquité : Les manifestations du politique, Caen, Presses universitaires de Caen, 2023.
Brian Isabelle, Simi Stefano (dir.), Les habits de la foi : Vêtements, costumes et religions du Moyen Âge à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Art et Société », 2022.
Brucker Jérémie, Avoir l’étoffe : Une histoire du vêtement professionnel en France des années 1880 à nos jours, Nancy, Arbre bleu éditions, coll. « Histoire des mondes du travail », 2021.
Cahiers d’Histoire. Revue d’histoire critique. Un usage politique du vêtement (XVIIIe – XXe siècles), n°129, octobre-décembre 2015, Paris, Association Paul Langevin.
Carre Florence, Rast-Eicher Antoinette, Bell Bruno, Boissor Julien, « L’étude des matériaux organiques dans les tombes du haut Moyen Âge (France, Suisse et Allemagne occidentale) : un apport majeur à la connaissance des pratiques funéraires et du vêtement », Archéologie médiévale, vol. 48, 2018, p. 195-214. URL :
Chausson François, Inglebert Hervé, Costume et société dans l’Antiquité et le Haut Moyen Âge, Paris, Picard, 2003.
Gaulme Dominique, Gaulme François, Les habits du pouvoir : Une histoire politique du vêtement masculin, Paris, Flammarion, 2012.
Gros Karine (dir.), Costumes, reflets et illusions : Les habits d’emprunt dans la création contemporaine, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2014.
Heath Joseph et Potter Andrew, Révolte consommée : Le mythe de la contre-culture, traduit de l’anglais (Canada) par Michel Saint-Germain et Élise Bellefeuille, Trécarré, Montréal, 2005.
Hebdige Dick, Sous-culture : Le sens du style, traduit de l’anglais (États-Unis) par Marc Saint-Upéry, Paris, Zones, 2008.
Kant Rita, « Textile Dyeing Industry an Environmental Hazard », Natural Science, vol. 4, 2012, p. 22-26. URL : https//doi.org/10.4236/ns.2012.41004
Lanoë Catherine(dir.), Revêtir des idées : Habits, parures et politique en France (XVIe – XXIe siècles), Parlement[s]. Revue d’histoire politique, n° 34, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2021.
Peacock John, Le costume occidental : De l’Antiquité à la fin du XXe siècle, Paris, Chêne, 1990.
Pellegrin Nicole, Les vêtements de la liberté : Abécédaire des pratiques vestimentaires françaises de 1780 à 1800, Aix-en-Provence, Éditions Alinéa, 1989.
Pellegrin Nicole, « Le vêtement comme fait social total », dans Christophe Charle (dir.), Histoire sociale, histoire globale ?, Paris, Éditions de la MSH, 1993, p. 81-94.
Pellegrin Nicole, Voiles : Une histoire du Moyen Âge à Vatican II, Paris, CNRS Éditions, 2017.
Roche Daniel, La culture des apparences : Une histoire du vêtement, XVIIe – XVIIIe siècle, Paris, Le Seuil, coll. « Points Histoire », 1990.
Tenue correcte exigée : Quand le vêtement fait scandale, catalogue d’exposition sous la dir. de Denis Bruna, Paris, Musée des Arts décoratifs, 2016.
Thuaudet Olivier, Les accessoires métalliques du vêtement et de la parure de corps en Provence du XIe au XVIe siècle : Étude archéologique et approche croisée d’une production méconnue, thèse de doctorat sous la direction d’Andreas Hartmann-Virnich et de Marie-Christine Bailly-Maître, soutenue à l’Université d’Aix-Marseille le 14 décembre 2015. URL : https://hal.science/tel-01773314
Toute l’équipe du Réseau des Médiévistes belges de Langue française vous souhaite une belle et heureuse année 2025 !
L’année 2024 a été particulièrement riche pour le RMBLF. Nous avons notamment eu le plaisir d’intégrer trois nouveaux membres au sein de l’équipe : Antoine Bonnivert (Archives générales du Royaume/Université libre de Bruxelles – Histoire), Anne-Clothilde Dumargne (Musées royaux d’Art et d’Histoire/Université de Liège – Histoire de l’Art et Archéologie) et Élise Franssen(FNRS, Université de Liège – Langue arabe et études islamiques) sont venus renforcer nos rangs. Nous les remercions d’ores et déjà pour leur investissement !
Un membre notre équipe a, en outre, eu l’occasion de soutenir sa thèse de doctorat. Depuis le 16 décembre, Nissaf Sghaïer (UCLouvain Saint-Louis Bruxelles) est docteure en Histoire ! Sa thèse s’intitulait D’Istanbul à Grenade, fabrique des altérités musulmanes en pays bourguignons (1363-1482). Représentations, pouvoir, idéologie (présentation accessible ici).
Singe se peignant devant un miroir Amiens, Bibliothèque Louis Aragon, Lescalopier 95, fol. 1.
Le programme de nos activités de l’année 2025 n’est pas encore tout à fait établi. Nous vous invitons néanmoins à d’ores et déjà réserver la date du vendredi 25 avril dans votre agenda. Ce jour-là, nous nous retrouverons aux Musées royaux d’Art et d’Histoire (Bruxelles) pour une journée d’étude (provisoirement) intitulée Individualité et ubiquité de l’expérience médiévale de « l’ailleurs ».
Toujours soutenu par le CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), INCAL (UCLouvain), PraME (UNamur), sociAMM (ULB) et l’UR Transitions (ULiège), notre blog a été consulté un peu moins de 165 000 fois pour un total de 1043 annonces publiées. Ces chiffres sont stables par rapport à ceux des années précédentes. Merci encore pour votre fidélité !
1. Publication – Vincent Launay, « Le roi en son duché. L’aristocratie de Bretagne et la construction de l’État royal (1270-1328) » Accès : ici
2. Journée d’étude du RMBLF – De beaux restes ! Pratiques dévotionnelles autour des reliques et reliquaires du Moyen Âge. 50e journée d’étude du RMBLF Accès : ici
3. Conférence – Florian Mazel, « Périodiser le Moyen Âge : enjeux et débats » Accès : ici
4. Séminaire – Une expérience de sociologie des médiévistes : l’enjeu de la réforme grégorienne Accès : ici
5. Appel à contribution – Du potager à l’Hortus Conclusus. Le jardin médiéval dans tous ses états Accès : ici
6. Formation – Comprendre le latin médiéval. Approche pratique et outils récents Accès : ici
7. Offres d’emplois – Offres d’emplois histoire des pratiques de l’écrit, diplomatique et humanités numériques – plateforme TELMA et base de données CartulR Accès : ici
8. Offre d’emploi – 1 historien médiéviste/moderniste (h/f/x) pour des recherches archivistiques en lien avec l’archéologie (Archives de l’État) Accès : ici
9. Offre d’emploi – Deux attachés au Service Édition de l’Académie royale de Belgique Accès : ici
10. Colloque – Des copies aux cartulaires. La table ronde « Cartulaires » trente (-trois) ans après Accès : ici
Chrétien de Troyes, figure centrale de la littérature française médiévale, a joué un rôle crucial dans la naissance du roman, mais sa vie reste peu connue et la délimitation exacte de ses œuvres sujette à de nombreux débats : attributions incertaines ou contestées, trace d’écriture à plusieurs mains, œuvres perdues puis retrouvées…
Cette conférence propose une exploration approfondie de l’œuvre de Chrétien de Troyes et de ses contemporains, par le prisme de la stylométrie, une méthode d’analyse qui combine statistiques et philologie pour identifier les empreintes stylistiques des auteurs. En se concentrant sur les textes fondateurs du roman arthurien, une équipe de chercheurs et d’étudiants de l’École des chartes a tenté de clarifier les débats entourant l’attribution de certaines œuvres controversées, comme Philomena et Guillaume d’Angleterre. Nous discuterons des résultats obtenus, qui remettent en question certaines hypothèses traditionnelles et offrent de nouvelles perspectives sur la question de la collaboration et des continuations dans les écrits médiévaux.
Traditionnellement organisée tous les quatre ans, la prochaine école d’été du CENTRE EUROPÉEN DE RECHERCHE SUR LES COMMUNAUTÉS, CONGRÉGATIONS ET ORDRES RELIGIEUX (LEM-CERCOR UMR 8584) se tiendra autour du thème « Femmes et vie religieuse, du Moyen Âge à nos jours – Sources, enjeux, méthodes ». Conçue comme un chantier de réflexion articulant état des lieux de la recherche et prospectives, elle s’adresse en priorité à un public de jeunes chercheuses et chercheurs en école doctorale ou en post-doctorat, mais aussi aux étudiant(e)s de niveau Master travaillant sur un sujet en lien avec la thématique retenue.
Pour cette prochaine édition, l’objectif scientifique est d’éclairer les modalités de croisement de l’histoire religieuse avec celle des femmes et du genre. Si un colloque du CERCOR s’était déjà interrogé sur « Les religieuses dans le cloître et dans le monde » en 1988, les approches méthodologiques et épistémologiques ont profondément évolué depuis. Il y a trente ans, on en était seulement aux prémices, alors que paraissait la première thèse d’histoire des femmes, justement consacrée aux religieuses : Claude LANGLOIS, Le Catholicisme au féminin. Les Congrégations françaises à supérieure générale au XIXe siècle, Paris, Le Cerf, 1984. Depuis cet ouvrage pionnier, nombre de travaux sont venus confirmer combien l’histoire religieuse était essentielle à l’histoire des femmes, et réciproquement. Plus récemment, l’outil du genre intégré à la discipline historique a aussi permis d’interroger à nouveaux frais l’histoire du catholicisme. Trente ans après, l’école d’été 2025 se propose de repenser la question des religieuses dans une perspective épistémologique et méthodologique qui prenne en compte le renouvellement considérable de l’historiographie ces dernières décennies. La diversification des formes de vie religieuse féminine à partir du XVIe siècle, l’apport des études de genre comme des humanités numériques et l’évolution du traitement des archives conventuelles seront au cœur de la réflexion. Le choix a été fait d’interroger ces perspectives sur le temps long et d’envisager les multiples thématiques liées à cet objet d’étude à la fois ancien et nouveau que constituent finalement les religieuses : le travail, le corps, la mission, l’image, le gouvernement, l’activité intellectuelle, les modèles de sainteté…
L’école d’été se déroulera sur trois jours, du mardi 26 août au jeudi 28 août 2025 à l’Université Jean Monnet (Saint-Étienne) et fera alterner conférences, ateliers et exposés de recherches par les participant(e)s. Elle permettra de faire dialoguer des historiennes et historiens médiévistes, modernistes et contemporanéistes et amènera les jeunes chercheuses et chercheurs à s’associer aux travaux de façon active, à travers les ateliers aussi bien qu’à travers des temps d’échanges autour d’exposés relatifs à leurs activités.
Dans ce cadre, chaque participant(e) sera invité(e) à proposer une communication orale de 20 minutes sur ses recherches, en lien avec le sujet abordé.
Programme :
Mardi 26 août 2025 Matin
10 h 30 : accueil des participant(e)s, présentation générale. 11 h : conférence inaugurale de Bruno DUMONS (CNRS), Femmes et vie religieuse : faire dialoguer des histoires plurielles. Après-midi 14 h : Anne-Marie HELVÉTIUS (Paris VIII), La diversité des monastères féminins à l’époque mérovingienne. 15 h : ATELIER – Justine AUDEBRAND (Poitiers), L’apport des études de genre à la compréhension des communautés féminines du haut Moyen Âge. 17 h : pause. 17 h 30 : présentation de leurs travaux par les participant(e)s (premier volet).
Mercredi 27 août 2025 Matin
9 h : Philippe CASTAGNETTI (Saint-Étienne), Canoniser des religieuses du Moyen Âge à l’époque moderne : modélisation hagiographique et pastorale post-tridentine. 10 h : Marie-Élisabeth HENNEAU (Liège), Études de genre et monachisme féminin : une autre manière d’interroger l’histoire des communautés religieuses à l’époque moderne. 11 h : pause. 11 h 30 : présentation de leurs travaux par les participant(e)s (deuxième volet). Après-midi 14 h : Antoine ROULLET (CNRS), Corps collectif, corps individuel : le rapport au corps dans les communautés féminines (XVIe-XVIIe siècles). 15 h : ATELIER – Lydie BRUNETTI (docteure en histoire), Explorer la vie monastique féminine à l’époque moderne à partir de la base iconographique RENI. 17 h : pause. 17 h 30 : présentation de leurs travaux par les participant(e)s (troisième volet).
Jeudi 28 août 2025 Matin
9 h : Anne JUSSEAUME (Univ. d’Artois), Étudier la vie religieuse féminine à l’époque contemporaine : archives, histoire sociale et histoire du genre. 10 h : Marie de RUGY (IEP Strasbourg), Soin des lépreux et congrégations féminines missionnaires en Asie du Sud-Est au XXe siècle. 11 h : pause. 11 h 30 : présentation de leurs travaux par les participant(e)s (dernier volet). Après-midi 14 h : Sarah BARTHÉLEMY (Durham), Les modèles de vie religieuse féminine contestés aux XVIIIe et XIXe siècles. De la vie dans le monde aux femmes jésuites. – Présentation de l’ISHWRA (The International Scholars of the History of Women Religious Association). 15 h : ATELIER – Clarisse TESSON (Saint-Étienne), La formation intellectuelle des religieuses en question au XXe siècle. 17 h : Conclusion.
Informations pratiques :
Pour les participants, l’hébergement et les déjeuners sur place seront pris en charge par le CERCOR.
Modalités de candidature
Le dossier de candidature, sous forme de fichier pdf, doit comporter : -Un curriculum vitae détaillé. -Une présentation du sujet de thèse/de recherche, ainsi que du thème de commu- nication orale envisagé (2 à 3 pages).
Il doit être adressé par voie électronique avant le 1er avril 2025 à : Philippe Castagnetti (philippe.castagnetti [at] univ-st-etienne.fr) et Clarisse Tesson (clarisse.tesson [at] univ-st-etienne.fr).
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.