Publication – « Building the Presence of the Prince. The Institutions Responsible for the Construction and Management of the Buildings of European Courts (14th-17th centuries) », éd. José Eloy Hortal Munoz, Merlijn Hurx

By the late Middle Ages, architecture became an increasingly important means of representation of princely rule and institutions. In addition to their symbolic significance, the ruler’s buildings served a host of practical purposes. Obviously, castles and fortresses defended the territory, while urban and rural residences served the itinerant court during its proceedings, but their possessions also comprised a wider network of estates that included infrastructure and agricultural, commercial, industrial, and administrative buildings. Together, these networks of sites became a significant means of consolidating the sovereigns’ power and served as key instruments for promoting their rule. To tighten the control over their possessions and to ensure their upkeep, rulers set up Offices of Works, permanent administrative bodies entrusted with their management.

These building administrations have not yet been systematically studied, and it remains unclear to what extent such centralised institutions developed autonomously, responding to local conditions and requirements, or were part of international developments facilitated by the close networks of the European courts.

This volume, with contributions from architectural historians, administrative historians, and court historians, represents a first attempt to compare these institutions on a pan-European scale from the late Middle Ages up to the end of the seventeenth century. It aims to explore the relationships between the local specificities of these organisations and their shared characteristics. From a multidisciplinary perspective, it addresses questions concerning the nature of such administrations, their purpose, organisational structure, and judicial powers, as well as their role in the formation of the state.

José Eloy Hortal Muñoz is Professor of Early Modern History at the University Rey Juan Carlos in Madrid since 2009. His main research interests are the political history of the Habsburg Netherlands in the sixteenth and seventeenth century, and particularly the Courts of Brussels and Madrid, the royal guards of the Spanish Habsburgs and, currently, the Royal Sites (Reales Sitios) during Habsburg times. His major works include the monographs Las guardas reales de los Austrias hispanos (Madrid, 2013); Los asuntos de Flandes. Las relaciones entre las Cortes de la Monarquía Hispánica y de los Países Bajos durante el siglo XVI (Saarbrücken, 2011); and (with Gijs Versteegen) Las ideas políticas y sociales en la Edad Moderna (Madrid, 2016).

Merlijn Hurx is professor of Architectural History at KU Leuven. He specialises in medieval and early modern architecture in the Low Countries and is PI of the ERC-funded project URBAN-DELTA. Building Metropolises in the Mud, which investigates innovation in delta building technology in Europe and China in the pre-industrial age.

Acknowledgements

1. Introduction
José Eloy Hortal Muñoz and Merlijn Hurx

Part I. Administrative Reforms and Procedures

2. The Management of Buildings in the Duchy and County of Burgundy at the Time of the Valois Dukes
Hervé Mouillebouche 

3. The Brabantine ‘Office of Works’ and the Centralisation of Burgundian Administration
Robert Stein

4. Centralisation and Decentralisation in Burgundian Building Administrations in the Low Countries
Merlijn Hurx

5. The Prague Castle Bauordnung of 1557: Context, Conditions, Outcome
Sarah Lynch

6. Building for the High Nobility in the Low Countries: the Architectural Project Management of Charles of Croÿ (1560-1612)
Sanne Maekelberg

7. Power, Environment and Territory: the Creation and Implementation of Royal Forestry Legislation and Administration in Portugal from a Mediterranean Perspective (14th-17th centuries)
Koldo Trápaga 

8. The Administration and Funding of the Royal Sites of the Spanish monarchy during the Sixteenth and Seventeenth Centuries: The Junta de Obras y Bosques
Félix Labrador Arroyo

Part II. Architects and Administrators

9. Building for a Royal Prince around 1400: the Case of Jean de Berry
Thomas Rapin 

10. Managing Royal Buildings in Mediaeval and Early Modern Portugal
Nuno Senos and Hélia Silva 

11. The Early Development of Princes´ Building Administrations in the Holy Roman Empire (16th-17th Centuries)
Anna-Victoria Bognár

12. Building the Palaces of Frederik Hendrik, Prince of Orange: the Nassau Estates’ Council, Its Architects and Its Building Contractors (1625-47)
Konrad Ottenheym

13. Between Tradition and Evolution: The Superintendence of the King’s Buildings in the Era of Hardouin-Mansart
Benjamin Ringot

Part III. Representing the Prince

 14. The Functions of the Institutions Responsible for the Ruler´s Works: Princely (Royal) Geographies as an Instrument for Princely Rule
José Eloy Hortal Muñoz 

15. Royal Ambition and the Stuart Office of Works 1604-49
Simon Thurley 

16. Fracturing or Strengthening the Royal Presence: Dynasticism and Royal Places in Early Modern Sweden
Fabian Persson

17. Palaces and Royal Places where no Kings Lived: Royalty in the Viceroyalties
Manuel Rivero Rodríguez 

18. Conclusions
José Eloy Hortal Muñoz and Merlijn Hurx

Index of Names

Index of Princely Sites and Geographies

Informations pratiques :

Building the Presence of the Prince. The Institutions Responsible for the Construction and Management of the Buildings of European Courts (14th-17th centuries), éd. José Eloy Hortal Munoz, Merlijn Hurx, Turnhout, Brepols, 2025 ; 1 vol., 344 p. (Architectura moderna, 14). ISBN : 978-2-503-59336-4. Prix : € 109,00.

Source : Brepols

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Colloque – Quand histoire et sciences se rencontrent. Quel regard historique porter sur la circulation des savoirs au Moyen âge ?

Le renouvellement des perspectives de lecture et d’interprétation des savoirs anciens, à travers les textes ou d’autres formes de matériaux et de supports, a permis d’accorder progressivement une pleine légitimité – jadis sous-estimée – à la pratique d’une histoire des sciences. Celle-ci a d’ailleurs été étendue à une histoire des savoirs et des pratiques dans une perspective sociologique et anthropologique plus large. Quant à la notion même de science, elle reste largement sujette à débat et échappe le plus souvent aux exigences de toute définition stricte.

À la suite des travaux de Gérard Simon (pour l’histoire de la physique) ou encore de Jacques Roger (pour l’histoire de la biologie), un renouveau historiographique a invité à resituer la pensée, les savoirs et les pratiques scientifiques dans leur contexte, pour les envisager au sein de leur « cohérence propre » dans un cadre intellectuel et culturel qui dépasse celui de la science occidentale contemporaine. L’étude porte alors sur une temporalité plus large et sur un espace géographique plus étendu, englobant les influences mutuelles et les phénomènes de transmission.

Il s’agit encore de mettre en évidence la valeur scientifique de cette pensée antique et médiévale, pour rompre avec la conception d’une rationalité qui serait l’apanage de la pensée moderne, héritière de la révolution scientifique du XVIIe siècle. En effet, longtemps soumises aux visions positiviste et téléologique de l’histoire des sciences, les sciences anciennes sont considérées dans leur rapport à cette modernité vue comme l’émergence d’un savoir érigé en véritable science par l’acquisition d’une méthode, qui connut son aboutissement avec les progrès majeurs du XIX-XXe siècle. Les sciences anciennes, quant à elles, étaient, au mieux, lues avec admiration par les tenants d’une lecture continuiste et progressiste, en recherche du précurseur de théories récentes, ou avec condescendance par les défenseurs d’une vision discontinuiste, soulignant les erreurs du passé corrigées par la modernité (Roger 1964). Cette attitude participe d’une disqualification des savoirs et des pratiques, qui seraient nécessairement dépassés ou « pré-scientifiques ».

Ce colloque s’inscrit à la suite des recherches qui envisagent une histoire globale des sciences et remettent en cause une lecture eurocentrée, selon laquelle la science aurait pris naissance avec les Grecs et l’activité spéculative, et connu un véritable essor au XVIIe siècle avec l’émergence de la méthode expérimentale (Rashed 1984, 1997). En particulier, la place assignée aux sciences arabes médiévales dans l’histoire est interrogée sous un jour nouveau (F. Sezgin, D.R. Hill, G. Saliba, C. Burnett, etc.). Les travaux majeurs de R. Rashed ont également promu une approche déterritorialisée. Ils accordent une place importante aux échanges et à la circulation (hommes, textes, objets, …) et remettent en cause « l’occidentalité de la science classique » (Rashed 1984), balisant ainsi un champ d’études en y établissant les normes de rigueur : interroger son objet et ses méthodes, porter un regard critique sur les textes, etc. (Crozet 2004)

Nous nous situons dans la continuité des résultats du projet de recherche Speculum Arabicum (UCLouvain, 2012-2017) et donnons suite aux pistes d’investigation qui en ont émergé (de Callataÿ, Cavagna & Van den Abeele 2021). Alors que la publication de synthèse qui en a découlé aborde la question des croisements culturels en ouvrant plusieurs dossiers thématiques (connaissance du ciel et de la terre, étude et usage du monde animal, diffusion de la connaissance), nous souhaitons revenir sur les enjeux méthodologiques propres à l’étude de l’histoire des sciences et de leur transmission. L’approche se veut dynamique et déterritorialisée, convoque l’expression des savoirs sous diverses formes – écrites, orales, iconographiques, archéologiques, artistiques – et souhaite explorer le(s) contexte(s) de leur émergence et de leur construction. La question des supports sera ainsi envisagée, en lien avec la diffusion manuscrite des ouvrages scientifiques et du rôle joué par la transition vers l’imprimé. De plus, l’influence des institutions sera aussi interrogée, en particulier le rôle des universités, des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux et plus largement des politiques urbaines comme vecteurs d’intégration et de transmission des savoirs.

Enfin, si la science ne peut s’inscrire que dans une histoire longue, ce colloque sera l’occasion de réinterroger le rapport de l’histoire des sciences à l’historicité : est-ce que le système de « vérités » supposées acquises et atteintes à partir de la modernité qui les a construites détermine à lui seul ce qui par le passé est correct ou non, ou dans le passé appartient à la science ou non (Simon 1991) ? L’histoire des sciences est-elle alors une histoire comme les autres ? A-t-elle une temporalité propre ? Ses exigences, du fait qu’elle traite de la science, sont-elles les mêmes que pour une histoire économique, culturelle, sociale ? Les normes de la science sont-elles les mêmes en tout temps, en tout lieu ? Doit-on lire les événements scientifiques comme éléments d’une histoire, au sein de leur histoire, ou à partir de leur histoire ? (Macherey 2007) Dans ce sens, quel statut accorder aux éléments constitutifs d’un savoir, inscrit dans sa temporalité, comme les savoirs alchimiques ou astrologiques ? Comment appréhender un discours selon des normes qui s’écartent de celles de notre temps, et qui ne sont pas nécessairement partagées entre toutes les disciplines (domaine littéraire ? scientifique ? philosophique ? médical ?), et qui elles-mêmes ont vu leurs contours fluctuer ? Comment dépasser un cloisonnement disciplinaire (notamment entre lettres et sciences), qui a longtemps nourri un jugement rétrospectif négatif sur les savoirs anciens ?

Programme : ici

17-19 févr. 2025 Tunis (Tunisie)

Organisateurs
Meyssa Ben Saâd (Univ. de la Manouba – SPHère UMR 7219)
Kaouthar Lamouchi-Chebbi (Univ. de la Manouba – SPHère – UMR 7219)
Grégory Clesse (UCLouvain)
Florence Ninitte (Univ. degli Studi di Verona)

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Publication – Bernard Ghienne (†) et Bernard Delmaire, « Reliques et reliquaires dans le Pas-de-Calais (diocèse d’Arras), 1802-1851. Édition critique du Registre Parenty »

Entre 1845 et 1860, l’érudit artésien François Parenty copia dans un gros cahier quelque 240 documents sur la restauration du culte des reliques après les bouleversements de la Révolution française. Beaucoup de ces textes sont dus à Mgr de La Tour d’Auvergne – dont le chanoine Parenty était le secrétaire – qui fut de 1802 à 1851 à la tête du diocèse d’Arras, rétabli après le concordat de 1801 dans les limites du département du Pas-de-Calais. Ce registre a été découvert il y a quelques années chez un collectionneur de Saint-Omer. Des recherches aux Archives diocésaines ont permis de retrouver les originaux de presque tous les documents copiés par Parenty et d’y ajouter autant de textes qu’il n’avait pas repris ; ces inédits sont répertoriés et analysés en annexe à l’édition du Registre. L’édition est précédée d’une introduction codicologique et historique et enrichie de cinq annexes et de cinq index. Sont jointes près de cinquante illustrations, notamment une quarantaine de photographies en couleur de châsses et de reliquaires décrits dans le registre et existant encore. L’ouvrage apporte des matériaux abondants, presque tous inédits, à l’histoire de la Révolution française et de la première moitié du XIXe siècle et, pas seulement dans le domaine religieux, à l’histoire de 120 communes du département, à la connaissance du patrimoine mobilier, à l’iconographie et à l’histoire de l’art.

Bulletin de souscription : ici

Informations pratiques :

Bernard Ghienne (†) et Bernard Delmaire, Reliques et reliquaires dans le Pas-de-Calais (diocèse d’Arras), 1802-1851. Édition critique du Registre Parenty, Arras, Commission départementale d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, 2025 ; 1 vol., 300 p. (Mémoires de la Commission départementale d’histoire et d’archéologie du Pas-de-Calais, 42). Prix : € 35,00.

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Publication – André Vauchez, « Les passionnées de Dieu. Expériences religieuses féminines au Moyen Âge »

Quand on évoque les grandes figures spirituelles du Moyen Âge, on pense spontanément à Bernard de Clairvaux, François d’Assise ou Bonaventure. Mais à côté d’eux, plusieurs femmes ont marqué leur temps et bénéficié parfois d’une réputation de sainteté. Certaines sont connues, au moins de nom – Hildegarde de Bingen, Claire d’Assise ou encore Catherine de Sienne –, mais la plupart d’entre elles, surtout des laïques, sont restées dans l’ombre.
Exhumant des archives inédites, compulsant les textes hagiographiques ou analysant les représentations iconographiques, c’est en expert qu’André Vauchez ressuscite quelques-unes de ces personnalités dans une série d’enquêtes monographiques passionnantes, assorties de superbes illustrations. Et nous fait ainsi découvrir l’efflorescence de la sainteté féminine des derniers siècles du Moyen Âge.
Une référence incontournable.

Professeur émérite d’histoire du Moyen Âge, spécialiste d’histoire religieuse médiévale, ancien directeur de l’École française de Rome et membre de l’Institut, André Vauchez a consacré de nombreux ouvrages au culte des saints et à la religion populaire, dont Les Laïcs au Moyen Âge et Sanctuaires chrétiens d’Occident aux Éditions du Cerf.

Informations pratiques :

André Vauchez, Les passionnées de Dieu. Expériences religieuses féminines au Moyen Âge, Paris, Éditions du Cerf, 2025 ; 1 vol., 304 p. ISBN : 978-2-20413-665-5. Prix : € 25,00.

Source : Éditions du Cerf

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Bourse – MGH Fellowship (2025-2026)

The Monumenta Germaniae Historica (MGH) are a non-university research institution dedicated to the study of medieval history with a special focus on the edition of medieval Latin sources. In 2025, the charitable MGH friends association „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“ finances one two-month MGH fellowship for a doctoral or post-doctoral researcher working in the field of source edition and source studies. Good German language skills are a prerequisite.

The successful applicant will be financially supported with the regular travel costs to and from his or her place of residence to Munich and return and with 4000 € to cover living expenses in Munich. The MGH will help the new fellow find quarters in Munich. For the period of two months, he or she receives research assistance at the Munich institute from members of the MGH staff and a reserved working place in the reading room of the MGH library. At the institute, the fellow will be introduced to the MGH digital edition methods. In cooperation with professors at the Ludwig-Maximilians-Universität in Munich, MGH fellows have the opportunity of presenting and discussing their projects in the context of advanced seminars, colloquia, or during the annual summer school, depending on the time of their sojourn. As an MGH fellow, he or she becomes part of an international network of scholars dedicated to the research of medieval sources.

Application requirements:

  • a research project or PhD thesis focusing on an edition or source studies that is near completion
  • good German-language skills

Selection and notification procedure:

The closing date for applications for the MGH fellowship is March 31, 2025. The applications will be evaluated by the board of members of „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“ and all applicants will be informed of the decision by the end of May 2025. In coordination with the MGH, the successful applicant may choose any month between July 2024 and March 2025 for the research visit.

Please include with your application:

  • a brief outline of your research project (1-2 pages) and proof that it is in an advanced stage of completion
  • a short record of your scholarly activities or studies (1 page)
  • your curriculum vitae
  • a letter of recommendation from a university professor (at least one recommendation)

Please submit your application papers as a PDF file to the chair of the board of „Pro arte edendi – Freunde der MGH e.V.“, Prof. Dr Marc-Aeilko Aris: foerderverein@mgh.de

Source : Monumenta Germaniae Historica

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Conférence – Nicolas Michel, « Légitimité des gouvernants et responsabilité des citoyens : autour du bonum commune médiéval »

S’il est une notion qui a fait couler beaucoup d’encre, c’est bien celle de bien commun. Ce concept éminemment actuel, dans une société pourtant de plus en plus égocentrée, où les intérêts individuels supplantent bien souvent ceux de la collectivité, se diffuse tant au sein du milieu académique qu’auprès des acteurs du monde politique, économique, agricole, ou humanitaire.

Les travaux d’Elinor Ostrom, ou plus récemment de Jean Tirole, tous deux prix Nobel d’économie, ont concentré le débat sur la question des biens communs, des problématiques qui entourent la gestion de ces ressources, qu’elles soient matérielles ou non. Or, les crises politiques, la montée des extrêmes et les guerres actuelles soulignent la nécessité d’envisager également le volet éthico-politique du bien commun, dans la double relation qu’il implique entre les gouvernants et les gouvernés. En la matière, l’époque médiévale, et plus particulièrement la période des 13e-15e siècles, caractérisés par la redécouverte de la pensée d’Aristote, s’avère particulièrement riche d’enseignements. À la fois critère de légitimité du prince et source de responsabilité des citoyens, le bien commun (bonum commune), compris comme fin ultime de tout individu inscrit au sein d’une communauté, fonde toute la société politique. À travers différents cas concrets, nous verrons ce que faire communauté veut dire au Moyen Âge et en quoi l’expérience médiévale peut refonder notre rapport individuel et collectif à la politique.

Informations pratiques :

Mardi 11 février 2025 à 17 heures Namur – Palais provincial – Salle du Conseil provincial

Source : Académie royale de Belgique

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Offre d’emploi – Chichele Professorship of Medieval History (University of Oxford)

Closes: 3rd March 2025

The Faculty of History and All Souls College intend to appoint to the Chichele Professorship of Medieval History with effect from 1 October 2025 or as soon as possible thereafter.

The Chichele Professor will play a leading role in researching and teaching Medieval History within the Faculty of History, and we welcome applications from scholars working in any aspect of the field (broadly conceived, ca. 250 -1500) and on any area of the world, but with a capacity to think broadly and to connect their work to that of others working on different themes, times or areas, notably in Europe. The professor will be expected to create and maintain links with other History departments in the UK and abroad, as well as cognate faculties in Oxford and elsewhere.

You will be a historian of the highest international standing, with an outstanding record of research and publication in the field of Medieval History. You should have a successful record of teaching and inspiring students at all levels along with a strong commitment to sustaining and developing the culture of graduate studies in Medieval History in Oxford. It is expected that you will share the Faculty’s broad vision of the scope of medieval history, will have wide historical interests, and will wish to encourage interaction with other disciplines. You should possess proven leadership qualities and be ready to assume a senior role within the administration of the Faculty; to take a lead in encouraging research achievement and nurturing a research culture; to represent the Faculty within the University; and to promote medieval history in Oxford, as well as stimulating interest in the subject within the academic community and beyond.

The closing date for applications is 12:00 noon UK time on Monday 3 March 2025. Interviews are expected to be held in April or May 2025.

Informal enquiries are welcome and may be made in strict confidence to Professor John Watts (john.watts@ccc.ox.ac.uk).

Source : Jobs.ac.uk

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Publication – Élisabeth Crouzet-Pavan,  » Une autre histoire de la Renaissance. Paroles d’objets »

Nous sommes dans l’Italie du xve siècle. Au rebord d’une fenêtre, un pot de majolique, à décor de feuilles et au beau reflet métallique. Venu de la région de Valence, il abrite une plante ornementale. Sur un bureau, à côté de ciseaux, de lunettes, de plumes, un, deux, trois encriers sont disposés. L’un, importé depuis la Syrie mamelouke à Venise, est de bronze damasquiné, l’autre, de verre plus ou moins précieux, alors que le dernier, en faïence, a été fabriqué en Italie, à Faenza. Sur un lit, des courtepointes, des couvre-lits, des oreillers empilés; autour, des courtines; une débauche de velours, de taffetas, et puis des cordons d’or, des franges et des motifs brodés, du vert, du cramoisi, du pourpre. Accroché à proximité, pour veiller sur les dormeurs, un tableau montrant une Vierge à l’Enfant; plus loin sur le mur, un miroir. Dans la chambre encore, des coffres, dont les panneaux peints narrent des histoires, et des tapis d’Anatolie ou du Caire. Dans la grande salle, sur la table installée pour un repas d’apparat et sur le dressoir, une profusion inédite de verrerie et de vaisselle.

Ces objets sont au cœur de notre enquête, qui veut leur rendre une vie oubliée, en s’interrogeant sur les pratiques qu’ils autorisent, sur les liens qu’ils entretiennent avec ceux qui les façonnent, les achètent, les utilisent, les font circuler. Meubles, tissus, vases et fourchettes racontent une histoire anthropologique de la Renaissance: celle, aussi importante que les triomphes des arts et de l’humanisme, des transformations de la culture matérielle, celle d’une Italie ouverte vers les ailleurs.

Élisabeth Crouzet-Pavan est professeur émérite d’histoire à Sorbonne Université. Elle est spécialiste de l’Italie de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance.

Informations pratiques :

Élisabeth Crouzet-Pavan, Une autre histoire de la Renaissance. Paroles d’objets, Paris, Albin Michel, 2024 ; 1 vol., 384 p. (Bibliothèque Histoire). ISBN : 978-2-22648-582-3. Prix : € 24,90.

Source : Albin Michel

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Publication – « The Miracles of Mary in Twelfth-Century France », éd. et trad. Bruce L. Venarde

Murder in a cathedral, horrific illnesses and deformities, narrow escapes from injury and death, a vengeful dragon, a wandering eyeball, a bawdy monk and other sinners redeemed—the accounts of miracles performed by the Virgin Mary gathered and translated in The Miracles of Mary in Twelfth-Century France provide vivid glimpses into medieval life and beliefs. Bruce L. Venarde provides fluent translations of the first five collections of Marian miracle narratives from France, written in the second quarter of the twelfth century and never before available in English.

The stories recorded in these collections—by Herman of Tournai; Hugh Farsit; Haimo of Saint-Pierre-sur-Dives; John, son of Peter; and Gautier of Compiègne—offer descriptions of travel, living conditions, medical knowledge, conflict between and among lay and religious authorities, and the burgeoning cult of the Virgin Mary, which had only recently become important in Western Europe. Including notes, tables, and maps that orient and illuminate the texts, The Miracles of Mary in Twelfth-Century France makes these riveting tales available to readers seeking a view into the medieval past.

Bruce L. Venarde is an independent researcher whose interests include medieval European monasticism, gender, and religious practices. His other books include Women’s Monasticism and Medieval Society.

The Miracles of Mary in Twelfth-Century France, éd. et trad. Bruce L. Venarde, Ithaca (NY), Cornell University Press, 2024 ; 1 vol., 288 p. ISBN : 978-1-50177-843-8. Prix : USD 22,95.

Source : Cornell University Press

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Publication – Elisabeth Antoine-König Pierre-Yves Le Pogam, « Figures du fou »

« Miroir de la folie : chacun s’y reconnaît en voyant son portrait »
Sébastien Brant, La Nef des fous, 1494

Dans l’art du Moyen Âge et de la Renaissance, les fous pullulent : silhouettes sautillantes, visages grimaçants au sourire moqueur, ils nous interpellent. Se moquent-ils d’eux-mêmes, de nous ou de l’Autre ? Qu’il s’agisse du fou de cour – simple d’esprit ou infirme issu des campagnes –, des bouffons du roi, des fous burlesques des carnavals, des bateleurs de Hieronymus Bosch… cette figure aux multiples avatars voit son statut évoluer au fil du temps, puis ressurgit au XIXᵉ siècle.
Reconnaissable à ses attributs emblématiques – capuchon à oreilles d’âne, crête de coq, grelots, marotte, costume bariolé –, le fou est loin d’incarner la maladie mentale et sa représentation se charge d’une véritable portée symbolique. Mêlant peintures, sculptures et objets d’art, cet ouvrage nous entraîne dans un monde étourdissant, où chacun saura trouver un miroir de lui-même.

Elisabeth Antoine-König Pierre-Yves Le Pogam, Figures du fou, Paris, Gallimard, 2024 ; 1 vol., XVI–64 p. (Découverts Gallimard, Carnets d’expo). ISBN : 978-2-07308-464-4. Prix : € 11,50.

Source : Gallimard

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