Publication – Pablo A. Blitstein, « Le haut Moyen Âge chinois. Histoire générale de la Chine (220-589) »

Après la chute de la dynastie Han en 220, l’ancien territoire de l’empire entre dans une longue phase de transformation sociale, politique et intellectuelle. Pendant plus de trois siècles et dans l’ensemble de l’Est asiatique, la tendance sera à la fragmentation politique, aux frontières instables, aux rébellions, migrations et invasions. Cette période est marquée par la destruction et la violence, mais aussi par de multiples expérimentations sociales et politiques. Dans le Nord, des populations frontalières conquièrent le centre de l’ancien empire, en imposant leurs normes et leurs pratiques. Dans le Sud, des familles aristocratiques s’approprient les administrations et les façonnent à leur image. Au Nord comme au Sud, l’arrivée du bouddhisme et l’expansion du taoïsme s’accompagnent de nouvelles idées, de nouveaux acteurs et de nouvelles institutions.

Époque d’intenses bouleversements, ce « haut Moyen Âge chinois » (220-589) interroge d’abord l’évolution de l’autorité sociale et politique. Comment certains groupes parviennent-ils à se faire une place, voire à s’imposer face à leurs rivaux ? Quels moyens les anciennes élites se donnent-elles pour dominer des populations mobiles et changeantes, parfois devenues incompréhensibles à leurs yeux ? Et face aux recompositions à l’oeuvre, qu’advient-il des manières traditionnelles d’expliquer, de justifier et de rationaliser le pouvoir ? Dans ce monde médiéval aux allures parfois « modernes », dans ce mouvement fébrile d’idées, de populations et de frontières, s’ébauchent un certain nombre des trajectoires historiques qui marqueront durablement l’ensemble de la région – jusqu’à cette Chine que nous connaissons aujourd’hui.

Pablo Blitstein est maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses recherches portent sur l’histoire globale et sur l’histoire intellectuelle et politique de la Chine impériale (médiévale et moderne). Il a déjà publié aux Belles Lettres Les Fleurs du royaume. Savoirs lettrés et pouvoir impérial en Chine (Ve-VIe siècles) (2015).

Table des matières :

Remerciements
Note liminaire : précisions terminologiques

Introduction

La longue durée du haut Moyen Âge
Lignes directrices et plan de cet ouvrage
Langage du chercheur, langage des acteurs

Chapitre premier. D’une unité à une autre : entre les Han et les Jin
L’empire des Han, ses acteurs et ses institutions
La fin des Han
L’empire se disloque
Les Trois Royaumes
Les familles illustres entre la fin des Han et le début du haut Moyen Âge
Les Jin et leur unité
Le nouveau sens des appartenances

Chapitre II. Dispersion politique et souverainetés fragmentées
La conquête du Nord
Souverainetés fragmentées, manorialisme et citadelles
Le Sud sous les Jin orientaux
La frontière du Nord et les contradictions des Jin
La Garnison du Nord
Changements démographiques et fiscaux

Chapitre III. La stabilisation des formules politiques
Le Nord
Les dynasties du Sud au Ve siècle

Chapitre IV. Vers une nouvelle forme d’unité impériale
La division genrée du travail politique
Les dynasties du Sud
Division et unification
La synthèse des Sui

Chapitre V. Développements sociaux, politiques et intellectuels des couches lettrées (IIIe-IVe siècles)
L’affirmation de soi
Précisions historiques sur la catégorie de shi 士 ou « lettré »
La puissance des lettrés au iiie siècle
Caractérologie et conversations pures
Études des mystères, doctrine des noms : une définition conflictuelle des règles en commun
L’emprise lettrée sur le recrutement
La loi et la « familisation » du monde lettré
Le rôle des femmes dans le monde lettré
Géographies intellectuelles

Chapitre VI. Développements sociaux, politiques et intellectuels des couches lettrées (IVe-VIe siècles)
Le Sud
Le Nord

Chapitre VII. Prêtrise et monachisme (IIIe-IVe siècles)
Le mouvement des Maîtres célestes et les mouvements taoïstes de la fin des Han et des Trois Royaumes
La diaspora céleste
L’empire des Cheng-Han (ive siècle) et la nouvelle expérience politique des Maîtres célestes
Les moines et les nonnes bouddhistes
Le pouvoir du monastère
À la conquête de la cour

Chapitre VIII. Prêtrise et monachisme (IVe-VIe siècles)
L’autonomie en question : monastère, empire et « déviations »
Les défis des Maîtres célestes dans le Sud : déviations et rébellions
La réforme du Joyau sacré et l’invention du moine taoïste
La réforme taoïste dans le Nord : Kou Qianzhi et le taoïsme d’empire
Le monastère et son bouddhisme d’empire
La poussée du bouddhisme dans le Sud à la fin du Ve siècle et au début du VIe
Déviance, rébellion et institution aux Ve et VIe siècles
Moines et prêtres dans l’empire unifié

Chapitre IX. Production, reproduction et esthétique pendant le haut Moyen Âge
Maintenir la vie
Calligraphie, musique et peinture : la transformation lettrée du visuel et du sonore
La production textuelle

Conclusion : la politique de la différence

Annexes
Chronologie
Principaux États « barbares » de la période
Souverains de la période (sélection raisonnée)
Bibliographie
Table des cartes
Table des figures
Index
Cahier des cartes et plans

Informations pratiques :

Pablo A. Blitstein, Le haut Moyen Âge chinois. Histoire générale de la Chine (220-589), Paris, Les Belles Lettres, 2024 ; 1 vol., 528 p. (Histoire, 158). ISBN : 978-2-25145-582-2. Prix : € 33,00.

Source : Les Belles Lettres

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Colloque – Das Zistersienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter

Am 17./18. Oktober 2024 findet im Kloster St. Lioba in Günterstal eine wissenschaftliche Tagung mit dem Titel « Das Zistersienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter » zur mittelalterlichen Geschichte des Klosters statt.

Da das Raumangebot in Günterstal begrenzt sein wird, nehmen wir ab sofort bis zum 15.10. Anmeldungen unter sekretariat.landesgeschichte@geschichte.uni-freiburg.de entgegen.

Tagung: Das Zisterzienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter (17./18. Oktober 2024)

Tagung zur mittelalterlichen Geschichte des Zisterzienserinnenkloster Günterstal im Mittelalter

Donnerstag, 17. Oktober 2024

14:30 Uhr
Pfr. Werner Kohler: Begrüßung

Jürgen Dendorfer: Einführung in das Tagungsthema

Moderation: Sigrid Hirbodian

15:00 Uhr Jürgen Dendorfer: Die Anfänge des Klosters – Günterstal und seine Wohltäter im 13. und 14. Jahrhundert

15:45 Uhr Simone Wagner: Zisterziensische Zugehörigkeit und stiftische Lebensweise. Zur religiösen Lebensform und den Geschlechterverhältnissen in Günterstal

16:30 Uhr
Kaffeepause

17:00 Uhr Edmund Wareham Wanitzek: Die Bücher der Nonnen – Zum Skriptorium und zur Bibliothek des Klosters Günterstal

18:00 Uhr Betram Jenisch: Führung durch das Klostergebäude

20:15 Uhr Eva Schlotheuber: Abendvortrag: Von Lioba bis Gertrud von Helfta. Bildung und Spiritualität in mittelalterlichen Frauenklöstern

Freitag, 18. Oktober 2024

Moderation: Daniela Blum

9:00 Uhr Maria Magdalena Rückert: Das Günterstaler Notizenbuch als ein Beispiel innerkonventualer Schriftlichkeit in Zisterzienserinnenklöstern des späten Mittelalters

9:45 Uhr Martina Backes: Die Kurzvita der Guta von Günterstal im Kontext der süddeutschen Schwesternbücher

10:30 Uhr Kaffeepause

Moderation: Birgit Studt

11:00 Uhr Gabriela Signori: Einheit in der Vielfalt: Das Totengedenken in südwestdeutschen Zisterzienserinnenklöstern

11:45 Uhr Jürgen Treffeisen: Vielfalt einer Beziehung – Das Kloster Günterstal und die Stadt Freiburg während des Mittelalters

12:30 Uhr Mittagsimbiss

13:30 Uhr Christian Stadelmaier: Die Wirtschaft der Frauen. Grundherrschaft und Eigenwirtschaft der Zisterzienserinnen (von Günterstal) im Mittelalter

14:15 Uhr Hans-Jochen Schiewer: Zusammenfassung mit Abschlussdiskussion

Ende gegen 15.00 Uhr

Informations pratiques :

Kloster St. Lioba in Günterstal
17.10.2024 – 18.10.2024

Source : H-Soz-Kult

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Séminaire – Pratiques médiévales de l’écrit. Séminaires-conférences 2024-2025

Université de Namur
Centre PraME – Institut PaTHs

De 16h15 à 18h15 – Local L34 (Séminaire d’Histoire), 3e étage
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
B – 5000 Namur
Entrée libre

Contact : etienne.renard@unamur.be

20 novembre 2024
Nicolas De Maeyer (KU Leuven/FWO)
Contemplatiuae uirtutis fieri particeps : la transmission manuscrite et la réception du De uita contemplatiua de Pomère d’Arles dans différents contextes intellectuels au Moyen Âge

18 décembre 2024
Chantal Senséby (Université d’Orléans)
Ajustements textuels, ajustements sociaux et politique seigneuriale. Les actes d’entrées en servitude (France de l’Ouest, Xe-début XIe siècle)

12 février 2025
François Wallerich (UCLouvain/FNRS)
Des sermons à méditer ? La réception monastique d’un corpus homilétique dominicain du XIIIe siècle

5 mars 2025
Claudio Lagomarsini (Università degli studi di Siena)
Travaux en cours sur le texte de la Bible du XIIIe siècle

2 avril 2025
Alessio Fiore (Università degli Studi di Torino)
Documentare il conflitto. Le querimoniae in Italia centro-settentrionale tra XI e XII secolo

14 mai 2025
Philippe Depreux (Universität Hamburg)
Les collections de modèles d’actes et de lettres du haut Moyen Âge : raisons d’être d’un matériau malléable

Source : Centre de recherche « Pratiques médiévales de l’écrit »

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Journée d’étude – Le « Dictionnaire critique de l’Église » au risque de regards croisés entre Allemagne et France

Une rencontre coorganisée par l’Institut historique allemand (Paris), l’École des hautes études en sciences sociales (Centre Alexandre Koyré et Centre d’études en sciences sociales du religieux, Paris) et l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans la modernité et l’École normale supérieure (Lyon)

Institut historique allemand
8 rue Parc Royal, 75003 Paris

Jeudi 31 octobre 2024
9h30-18h

Exposé des motifs

En France, pays de la « séparation », une division historique des tâches entre l’État et l’Église a relégué l’étude de cette dernière au rayon d’une histoire religieuse le plus souvent coupée des visées et des méthodes en sciences sociales. Pourtant, l’objet « Église » est au centre de toute réflexion sociologique depuis les pères fondateurs : Comte, Troeltsch, Weber ou Durkheim. L’entreprise du Dictionnaire critique de l’Église (PUF, Paris, 2023) vise à proposer un « tournant critique » sur la base d’un instrument d’analyse à entrées multiples. Il ne s’agit pas de livrer une nouvelle une histoire de l’Église découpée en articles, mais d’analyser un certain nombre de notions essentielles pour mettre en évidence et discuter les problématiques qui structurent l’Église comme modèle d’institution. Classiquement, quand il s’agit de définir l’Église, on reconnaît d’emblée l’ambiguïté du terme, ses sens multiples : c’est cette ambiguïté et sa polyphonie qui est explorée de manière dialectique.

Le Dictionnaire critique de l’Église s’intéresse ainsi à la genèse historique et partisane des débats qui façonnent notre compréhension spontanée des entités institutionnelles. Loin de reléguer la longue construction chrétienne de l’objet « institution » dans l’irrationalité, l’ouvrage se concentre sur l’étude de la forte architecture élaborée au cours des siècles par ce que l’on peut désigner aujourd’hui sous le nom d’« ecclésiologie » ou science de l’Église. L’ecclésiologie peut sembler une discipline lointaine et exotique alors qu’elle est présente comme terrain nourricier de thématiques qui ont connu un succès certain dans le domaine des sciences sociales : la construction juridique, les origines canoniques de l’administration, le problème « théologico-politique », la dynamique communautaire (pensons à l’importance du principe synodal ou conciliaire), le corps mystique, la place de la religion dans la cité ; autant de perspectives qui définissent une rationalité institutionnelle spécifique et qui permettent d’examiner, dans toute la profondeur d’une histoire millénaire, les notions qui nourrissent nos conceptions de la société jusque dans les débats les plus actuels, tels le genre, la sexualité ou la violence.

Organisé autour de quelque quatre-vingt concepts tantôt endogènes au christianisme, tantôt création des sciences sociales, ou encore mixte des deux, ce dictionnaire propose de discuter des questions d’Église sous la forme de véritables essais le plus souvent rédigés à plusieurs mains, cette prime au collectif manifestant la volonté de faire entendre une grande diversité d’approches, dans le temps et l’espace aussi bien que dans les méthodes, entre anthropologie, droit, histoire, philologie, philosophie, sociologie et théologie. On a recherché ainsi une forme d’équilibre entre un état des questions distancié et un point de vue critique assumé, hors de toute revendication confessionnelle, mais tout en tenant compte des tiraillements polémiques. En veillant à traiter de façon fouillée les aspects essentiels de l’ecclésialité chrétienne, les concepteurs de l’ouvrage ont souhaité se situer dans une tradition bien identifiée : celle des sciences sociales du religieux à la française, telles qu’elles se sont développées depuis la fin du xixsiècle et dont l’adjectif « critique » résume l’objectif. La bibliographie raisonnée qui clôt l’ouvrage vise justement à permettre au lecteur de poursuivre tout à son aise sur ce chemin « critique ». Comment juger de cette entreprise « critique » vue depuis une autre tradition historiographique? La tension théologie/sciences sociales fait-elle sens de la même façon dans le monde de Durkheim et dans celui de Weber ? Les « notions » du Dictionnaire relèvent-elles des Grundbegriffe de la sémantique historique à l’allemande ? Des questions parmi d’autres que la rencontre devrait permettre d’aborder.

Programme

9h30-12h

Mot d’accueil : Klaus Oschema, directeur de l’Institut historique allemand de Paris

Pour introduire : le Dictionnaire critique de l’Église en perspectives, Frédéric Gabriel, Dominique Iogna-Prat et Alain Rauwel

L’usage des catégories : « notions », « catégories analytiques », « concepts fondamentaux » : le Dictionnaire critique de l’Église au regard de la sémantique historique à l’allemande ; rapports introductifs : Hinnerk Bruhns et Catherine König-Pralong ; discussion : Marie-Hélène Blanchet, Philippe Büttgen, Frédéric Gabriel, Dominique Iogna-Prat, Klaus Oschema, Alain Rauwel, Sita Steckel et Dorothea Weltecke

Pause déjeuner

14h-18h

Notions à l’épreuve :

« Administration/bureaucratie », Louis Genton
« Hiérarchie », Eva Patzelt
« Figurations », Thor Oona Pignare
« Religion(s) » comme tournant sémantique, Dorothea Weltecke

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Appel à contribution – Nouvelles perspectives sur la représentation du monde naturel

Colloque international, 3 et 4 juin 2025, Institut catholique de Paris

Argumentaire

De tous temps, l’homme a côtoyé la nature. Elle fait partie de son environnement, elle l’accompagne tout au long de sa vie. Il n’est donc pas surprenant si l’étude de leurs relations, sujet large et interdisciplinaire, s’est considérablement développé ces dernières décennies. Aussi, l’étude de la conception du « paysage » a connu un extraordinaire développement durant un demi-siècle dans les sciences humaines et sociales, avec des discussions, parfois vives, sur le contenu, objectif ou subjectif, à donner au terme[1]. De même, plusieurs travaux ont ouvert la voie à une réévaluation de la place des animaux dans la recherche portant sur leurs relations avec les (animaux-) humains[2].

Toutefois, et malgré des avancées majeures dans la relation des humains avec la nature (et tous les éléments qui la composent), encore de nos jours, la définition même de la nature pose problème. Le terme grec φύσις est celui qui s’approche le plus de ce que la communis opinio définit actuellement comme nature, mais ce terme est polysémique. Sa polysémie résulte de la conception de la nature qui n’est pas constante tout au long de l’Antiquité et du Moyen Âge.

À travers ce colloque nous ne voulons donc pas seulement questionner les représentations de la nature sous toutes ses formes, en nous appuyant sur la confrontation des sources textuelles, visuelles et matérielles, mais également nous souhaitons en appréhender la dimension symbolique, en sondant le « sentiment de la nature » inscrit dans ces représentations, suivant la définition jadis proposée par Kenneth Clark[3]. L’objectif est en effet de dresser, à frais nouveaux, un tableau de ce qui a été compris comme nature par l’homme dans les différentes aires chrono-culturelles couvertes par ce colloque et, aussi, de mieux définir ainsi ses relations et in fine sa façon de s’appréhender lui-même.

 Il s’agira par ailleurs de rattacher ces réflexions à des problématiques liées au contexte environnemental actuel, qui bouleverse le rapport établi pendant des siècles entre l’homme et la nature.

Le colloque réunira des communications qui seront structurées tout particulièrement sur : le « sentiment » ou la « perception de la nature » de l’Antiquité à la Renaissance. Il conviendra alors de renouveler notre compréhension sur les relations entre l’homme et la nature à partir de l’examen des vestiges archéologiques, des textes, de l’iconographie. Il pourra s’agir à la fois d’examiner comment la nature était introduite, dès l’Antiquité, au sein des résidences privées (peintures, mosaïques, aménagements topographiques…) et publiques (palais, lieux de culte …) ou encore ce que peut signifier l’attrait pour le paysage, qui repose très souvent sur sa domination et son contrôle, pour la constitution de l’individu et des préoccupations écologiques. En effet, est-ce que l’homo ecologicus, selon l’expression bien connue du philosophe polonais Henryk Skolimowski[4], qui a des obligations d’ordre éthique par rapport à son environnement, existait-il dans les époques plus éloignées ou est-ce une création du monde contemporain ?

Comité d’organisation

  • Stavros Lazaris, professeur en Histoire byzantine, Institut catholique de Paris et Chargé de recherches, CNRS
  • Véronique Vassal, maître de conférences en Histoire de l’art et archéologie de l’Antiquité classique, Institut catholique de Paris

Modalités de soumission

Les propositions de communication feront l’objet d’une sélection par le comité scientifique. Les communications pourront être prononcée en français, anglais, italien, allemand, espagnol.

Elles peuvent être envoyées aux adresses suivantes :

  • s.lazaris@icp.fr
  • v.vassal@icp.fr

avant le 2 novembre 2024

La date limite de soumission des articles pour publication est fixée au 1er septembre 2025.

Les articles seront publiés dans un volume collectif aux éditions du Cerf.

Les textes et les illustrations doivent être envoyés aux adresses suivantes :

  • s.lazaris@icp.fr
  • v.vassal@icp.fr

Comité scientifique

  • Stavros Lazaris, professeur en Histoire byzantine, Institut catholique de Paris et Chargé de recherches, CNRS
  • Véronique Vassal, maître de conférences en Histoire de l’art et archéologie de l’Antiquité classique, Institut catholique de Paris
  • Laura de Fuccia, Institut catholique de Paris
  • Amina-Aïcha Malek, AOrOc-CNRS-PSL
  • Éric Morvillez, Centre Jean Bérard, université d’Avignon Membre du laboratoire HISOMA – Histoire et sources des mondes anciens – UMR 5189 – Lyon
  • Claudine Pailhès, Conservateur général du patrimoine, directrice des Archives départementales de l’Ariège
  • Alain Touwaide, Center for Hellenic Studies, Harvard University, Washington, DC, USA, Institute for the Preservation of Medical Traditions, Washington, DC, USA

Modalités d’organisation

En partenariat avec l’UMR 8167 (CNRS – Collège de France- SU), le colloque aura lieu à l’Institut catholique de Paris, les 3 et 4 juin 2025.

Notes

[1] Brunon H., « L’essor artistique et la fabrique culturelle du paysage à la Renaissance. Réflexions à propos de recherches récentes » dans Studiolo. Revue d’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome, 4, 2006, p. 261-290.

[2] Thomas K., Man and the natural world: changing attitudes in England, 1500-1800 London ? 1983 ; Delort R., Les animaux ont une histoire, Paris (L’Univers historique 43), 1984 ; Singer P., Animal liberation: the definitive classic of the animal movement, New York, N.Y., 1990 [2009, 2ème édition revue et augmentée] ; Derrida J., L’animal que donc je suis, Paris, 2006 ; Pastoureau M., L’ours : histoire d’un roi déchu, Paris (La Librairie du XXIe siècle), 2007 ; Baratay E., Le point de vue animal : une autre version de l’histoire, Paris (L’Univers historique), 2012.

[3] Clark K., L’art du paysage, Paris, 1949 [réédition 2010].

[4] Skolimowski H., Eco-philosophy: designing new tactics for living, Boston, 1983. Sur ce concept, voir également dans Fios, F. et G., Arivia, « The concept of homo ecologicus spiritual-ethical (an ethical reflection on the ecological humanism concept of Henryk Skolimowski) », dans Cultural Dynamics in a Globalized World. Proceedings of the Asia-Pacific Research in Social Sciences and Humanities, Depok, Indonesia, November 7-9, 2016: Topics in Arts and Humanities, éd. M. Budianta, M. Budiman, A. Kusno, et al., London, 2018, p. 119-124.

Source : Calenda

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Web – Chartes d’Occitanie

Accès : ici

Le site Chartes d’Occitanie a pour objectif de mettre à la disposition des médiévistes des bases de données et de textes sur la documentation juridique de la France méridionale : chartes de coutumes, actes de la pratique, inventaires et autres formes d’actes à caractère administratif.

Ces documents, dispersés dans des centaines de publications ou encore largement inédits, pourront ainsi être soumis à des recherches de mots en plein texte de façon systématique, en utilisant des filtres chronologiques, linguistiques ou documentaires. De ce point de vue, le site reprend, prolonge ou imite de façon simplifiée d’autres entreprises similaires telles que les bases mises en ligne sur Telma, Scripta ou CBMA.

Une attention spéciale a toutefois été accordée aux coordonnées géographiques de ces documents. En situant le producteur du fonds documentaire ou en localisant à l’échelle des communes actuelles les biens ou les communautés concernées par ces actes, les bases de données de Chartes d’Occitanie ont été conçues pour permettre le développement de recherches spatialisées. Une fonction Webmapping permet notamment de visualiser en temps réel la distribution géographique du résultat de chaque recherche. Disponible pour l’heure à l’échelle des départements seulement, elle sera développée ultérieurement à l’échelle des communes actuelles. Cette base de données devrait ainsi permettre de repérer, bien plus facilement qu’aujourd’hui, les concentrations de documents, de faits linguistiques ou de caractéristiques diplomatiques invisibilisées par la dispersion des fonds et des publications.

Les bases mises en ligne ont été conçues, en premier lieu, pour répondre aux enjeux actuels de l’histoire médiévale des sociétés occitanes, des pays de droit écrit et des sociétés de la France méridionale de façon plus générale. S’explique ainsi la place accordée aux chartes de coutumes, à la langue des textes et aux écritures laïques. D’autres bases ont été développées pour rendre plus spécialement accessibles les centaines, voire les milliers de transcriptions inédites réalisées dans le cadre de chantiers et de travaux de recherche dirigés par les membres de l’équipe Terrae.

  • La base de données sur les chartes de coutumes de la France méridionale a pour ambition de rendre enfin utilisable la masse prodigieuse des coutumes, franchises, statuts et paréages qui ont été édités depuis la fin du XIXe siècle dans une myriade de publications. Dans son catalogue des textes édités, Jean-Marie Carbasse soulignait déjà en 1979 que la dispersion des éditions rendait quasiment impossible une analyse systématique de ces textes. En repartant de son inventaire, en exploitant les catalogues et les textes rassemblés sous la direction de Maurice Berthe et Mireille Mousnier, en mettant à profit les campagnes d’OCRisation réalisée par l’équipe Terrae, notre base de données fournira, dans un premier temps, un catalogue analytique et géoréférencé de ces documents coutumiers ; et très rapidement, nous l’espérons, une bonne partie de ces textes en version numérique.
  • La base de données sur les actes antérieurs à 1300 été conçue en miroir de la base Chartae Galliae mise en ligne par Telma, à une échelle plus réduite. Elle vise, de la même façon, à recueillir une part significative des actes de la pratique déjà publiés, mais laisse de côté l’identité des acteurs ou les formes diplomatiques pour privilégier le repérage géographique des actes et des fonds documentaires. Elle sera, en outre, alimentée par les bases annexes, principalement issues de la transcription d’actes inédits.
  • La base de données sur les actes des ordres militaires essaiera évidemment de mettre en ligne les textes issus de cartulaires ou de chartriers déjà publiés (Montsaunès, Vaour, Douzens, La Selve…), mais devrait permettre, en outre, d’exploiter la masse des documents du fonds de l’ordre de Malte conservés aux archives de la Haute-Garonne (série H Malte) et transcrits dans le cadre des stages de paléographie dirigés par Hélène Débax, ou dans les copieuses annexes des mémoires de master dirigés par Hélène Débax et Roland Viader.
  • Les bases de données sur le Liber Reddituum, les actes de Grandselve et les actes de l’évêché et du chapitre de Rodez sont le fruit des Chantiers d’histoire organisés par l’équipe Terrae depuis près de vingt ans pour insérer les étudiants du master Mondes médiévaux de l’Université de Toulouse dans des dispositifs de recherche. Elles compilent ainsi l’équivalent de quelques milliers d’actes inédits.
  • La base de données sur les actes et cartulaires de Grandselve est un peu particulière. Pensée pour étudier les processus d’écriture, réécriture, copie et archivage de la documentation, elle vise à distinguer et établir les concordances entre les principales sources de conservation de ces documents : les cinq cartulaires conservés par la Bibliothèque nationale, les deux cartulaires-rouleaux et le fonds de parchemins conservés aux Archives de la Haute-Garonne, le fonds de parchemins conservé aux Archives nationales, les trois volumes de la collection Doat et les deux inventaires partiels conservés aux Archives de la Haute-Garonne et aux Archives nationales.

Source : ChartOc

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Journée d’étude – État de la recherche sur l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge en Fédération Wallonie-Bruxelles

Quatorzième journée d’étude du groupe de contact F.R.S.-FNRS Translatio. Antiquité tardive – haut Moyen Âge (IVe-Xe siècle)

Vendredi, 8 novembre 2024
Université de Liège
Salle Pousseur (Complexe Opéra)

9h00 – Accueil

9h30 – Florence Close, Line Van Wersch, Mots de bienvenue

1re session

9h40 – Denis Henrard (AWaP), Sophie Loicq (AWaP), Emmanuel Delye (ULiège), Pierre Lesage (ULiège), Nemo de Clercq (ULiège), Carole Hardy (EMA), Arthur Heimann (EMA) Sophie de Bernardy De Sigoyer (AWaP), Florence Close (ULiège), Olivier Collette (AWaP), Patricia Gillet (AWaP), Alexandre Chevalier (Institut de Sciences Naturelles), Caroline Laforest (Institut de Sciences Naturelles), Line Van Wersch (ULiège), Recherches archéologiques en cours sur le site de la colline de Chèvremont

10h05 – Guillaume Mora-Dieu (AWaP), Sophie de Bernardy de Sigoyer (AWaP), Jérôme Denet (RPA), Natacha Savvides (RPA), Elias Sieberath (RPA), Fouilles archéologiques en cours à Herstal : Premières explorations sur la place Licourt

10h15 – Victor Vandenbulke (ULiège), Les leviers politiques aristocratiques en Austrasie (ca 650-750). Présentation d’un projet de thèse

10h40 – Discussion

11h00 – Pause-café

2e session

11h30 – Matthias Rozein (ULiège), Composition et genèse de la Clausula de unctione Pippini regis. Retour sur une fausse question d’authenticité

11h55 – Clemens Bayer (ULiège/Projet Reichskrone (KHM-Wien)), La couronne du Saint-Empire (Vienne, Trésor impérial) : status quaestionis. Enjeux et ambitions d’un projet de recherche international et interdisciplinaire

12h20 – Nicolas Michel (UNamur), Les Variae de Cassiodore au Haut Moyen Âge : état et perspectives de recherche

12h45 – Discussion

13h05 – Pause de midi

3e session

14h15 – François Hermand (CNRS, IRHT), Culte des saints, hagiographie et enjeux de pouvoir entre Flandre et Normandie (Xe siècle). Expertise d’un libellus oublié (Saint-Omer, BM 764)

14h40 – Marceau Brootcorne (CNRS, IRHT), Les Acta sancti Marcelli papae martyris par Ursion d’Hautmont (BHL 5237/38). Entre dynamique de réforme et reconstruction identitaire au milieu du XIe siècle

15h05 – Discussion

4e session

15h20 – Franck Cinato (CNRS, HTL), Vincent Pailusson (CNRS, HTL), Le projet Thesaurus des Glossaires Latins du haut Moyen Âge (TGL). Glossographie et lexicographie de l’Antiquité tardive au XXIe siècle

15h45 – Sara Fascione, Arianna Rosa, Valérie Thon (ULiège, LASLA), L’épistolaire tardo-antique et médiévale : une approche textométrique

16h10 – Discussion

16h30 – Conclusion de la journée

Informations pratiques :

Adresse du jour : Université de Liège, Campus du Centre-ville – Zone Opéra, Place de la République française, 35. Accès par la Galerie Opéra, 1er étage.

Intention de participation libre à communiquer avant le lundi 4 novembre 2024 auprès de v.vandenbulke@uliege.be (merci de préciser avec ou sans lunch).

Participation au lunch : 11 € à payer sur place.

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Offre d’emploi – Professor of Late Antique Latin Literature and Thought (University of Toronto)

The Department of Classics and the Centre for Medieval Studies in the Faculty of Arts and Science at the University of Toronto invite applications for a full-time tenure stream position in the area of Late Antique Latin Literature and Thought – broadly conceived. This will be a joint appointment between the Department of Classics (75%) and the Centre for Medieval Studies (25%). The appointment will be at the rank of Professor, beginning July 1, 2025, or shortly thereafter. The successful candidate will be eligible for the Jackman Professorship in the Humanities for a five-year term, which will be renewable following a favourable review.

Applicants must have earned a PhD degree in Classics, Medieval Studies, or a related area, with a clearly demonstrated record of excellence in research and teaching. We seek candidates whose research and teaching interests complement and enhance existing departmental strengths in Classics and Medieval Studies. The successful applicant will be expected to teach courses in Latin literature and thought in the original and in translation at all levels, and to contribute to our thriving undergraduate and graduate programs in Classics and Late Antiquity. Candidates will have an established international reputation and will be expected to sustain and lead innovative and independent research at the highest international level and to maintain an outstanding, competitive and externally funded research program. We particularly welcome applicants whose scholarship expands the boundaries of the field of Late Antique Latin studies through innovative methodology and / or cutting-edge work in the study of the premodern world(s).

Date Posted: September 23, 2024
Closing Date: November 14, 2024
Job Category: Faculty – Tenure Stream (continuing)
Faculty/Division: Faculty of Arts & Science
Department: Dept of Classics

Equity, diversity and inclusion are essential to academic excellence as articulated in University of Toronto’s Statement on Equity, Diversity and Excellence. We seek candidates who share these values and who demonstrate throughout the application materials their commitment and efforts to advance equity, diversity, inclusion, and the promotion of a respectful and collegial learning and working environment. 

Salary will be commensurate with qualifications and experience. 

If you require any accommodations at any point during the application and hiring process, please contact uoft.careers@utoronto.ca.

Source : University of Toronto

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Publication – Pierre Nevejans, « Diplomaties plurielles au XVIe siècle. Florence et la France à la fin des guerres d’Italie »

Au XVIᵉ siècle, les relations franco-florentines sont bouleversées par les guerres d’Italie et le passage de Florence sous le contrôle impérial. Les Médicis sont alors contraints de renouveler leurs pratiques envers la France pour maintenir les liens qu’ils entretiennent avec elle : ces pratiques constituent un laboratoire permettant d’étudier la diplomatie de l’époque sous tous ses angles.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Pierre Nevejans, Diplomaties plurielles au XVIe siècle. Florence et la France à la fin des guerres d’Italie, Paris, Classiques Garnier, 2024 ; 1 vol., 336 p. (Bibliothèque d’histoire de la Renaissance, 24). ISBN : 978-2-406-17152-2. Prix : € 32,00.

Source : Classiques Garnier

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Appel à contribution – Reading Visual Devices in Early Books

Visual or graphic devices, such as images, diagrams, charts and tables, often operate between visual and verbal modes to convey information. In books and documents these devices may be used, for example, to illustrate and expand upon the text, to support or distract from the message conveyed by the text, or to aid in the comprehension of complex concepts which would be difficult to express through words alone. Although graphic devices may also communicate through textual elements, their main communicative tools are structure, symbolism, and cultural imagery.

Our project organises an international conference on the study of visual and graphic devices in early books, documents and textual objects in Turku, Finland, 22-24 May 2025.

Keynote speakers:

  • Prof. Andrew M. Riggsby (University of Texas): “The Segmentation of Roman Documents”
  • Prof. Wendy Scase (University of Birmingham): “Thinking with Visual Devices in a Late Medieval Gentry Household”
  • Dr Carla Suhr (University of Helsinki): “The Lizard and the Rat: Images in Early English Printed Texts for Popular Audiences” We invite contributions from book studies, philology and historical linguistics, textual scholarship, literary studies, history of science, art history, and other related fields, including interdisciplinary approaches. Our main focus is on the medieval and early modern periods. We are interested in questions such as: how were graphic devices used, framed and understood? How were innovations and conventions of data visualization transmitted across texts and languages? How did the diachronic or geographical spread of graphic devices progress in different parts of the world? Relevant topics and themes include:
  • Visual and graphic devices (e.g. images, tables, and diagrams) and their design and use (as part of text/supplementing text)
  • Emerging practices and changing conventions: aesthetics, design, technologies
  • Paratext and metatext: linguistic framing and presentation of graphic devices
  • Visualising knowledge and information
  • Different audiences, readers, and literacies: lay/professional, learned/vernacular
  • Use of graphic devices in different domains and genres: instructional and technical writing, literature, scientific writing, popular texts, religion
  • Medieval and early modern manuscripts and printed books, including various physical formats (also broadsheets, pamphlets, scrolls, letters), also early books from non- European regions and languages
  • Theoretical and methodological approaches to visual devices: opportunities and challenges (including digital humanities approaches) Please send an abstract of c. 300 words to VisualBookConf@utu.fi by October 15, 2024.

Early Modern Graphic Literacies (EModGraL) is a four-year research project funded by the Research Council of Finland (2021–25) and based at the Department of English, University of Turku, Finland. The project maps the use of graphic devices in early English printed books to study the development of vernacular graphic literacies and early strategies of data visualization.

For more information, please visit our conference site at https://blogit.utu.fi/emodgral/events/ or email us at VisualBookConf@utu.fi.

Best wishes,
Early Modern Graphic Literacies Project
Matti Peikola, Mari-Liisa Varila, Aino Liira & Sirkku Ruokkeinen

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