Colloque – Mobilités, voyages et voyageurs à l’époque romane

32eme Colloque international d’art roman d’Issoire
18-19 octobre 2024

Salle du strapontin Parvis Raoul Ollier
Issoire – Entrée libre
Programme et informations sur le site internet terres-romanes-dauvergne

Vendredi 18 octobre

13 h 30 : Accueil des participants et Allocutions de bienvenue

14 h 30 : Introduction : Jean-Luc Fray (Pr. émérite en Histoire médiévale, Univ. Clermont Auvergne – CHEC, UR 1001)

15 h 00 : Ludivine Mazelli (Pr. de lettres classiques et doctorante, Univ. d’Aix-Marseille) : De Tours à Rome : Itinéraires du grand réformateur Odon de Cluny (première moitié du Xe s. )
15 h 30 : Gabrielle Verlyck (Doctorante, Univ. de Lille) : Traverser la Manche par amitié ? Folcard de Saint-Bertin et Ealdred d’York (dernier quart du XIe s. )
16 h 00 : Discussion
16 h 15 : Pause

16 h 45 : Actualités de la recherche et des publications en Auvergne
– Mathieu Pérona (président du Club historique mozacois) : le point sur les dernières découvertes faites à Mozac dans le cadre des restaurations
– François Thalaud (président de l’Association Esteil en Histoire) : présentation des restauration du prieuré.
– Jean-Paul Fanget (Président de l’Alliance universitaire d’Auvergne et directeur de la Revue d’Auvergne) : présentation du numéro spécial des 30 ans du colloque d’art roman d’Issoire et 140e anniversaire de la Revue d’Auvergne.

Samedi 19 octobre

8 h 45 : Accueil des participants
9 h 00 : Youssef Ngadi (Pr., Univ. d’Oudja, Maroc) : Les ports maritimes de la Sicile du XIIe s. à travers la rihla d’Ibn Jubayr
9 h 30 : Agnès Guillaumont (Agrégée en Arts plastiques, Docteur en histoire de l’art, Univ. de Toulouse) : Des représentations de pèlerins à l’époque romane
10 h 00 : Discussion
10 h 15 : Pause

10 h 45 : Jean-Luc Fray (Pr. ém., Univ. Clermont Auvergne – CHEC) : Voyager à travers le « Massif central » aux XIIe et XIIIe siècles
11 h 15 : Emmanuel Grélois (McF. en Histoire du Moyen Âge, Univ. de Rennes II – Tempora, UR 7468) : L’apport de la microtoponymie à la connaissance du réseau routier au Moyen Âge central : quelques exemples en Basse-Auvergne
11 h 45 : Discussion

14 h 00 : Pascale Chevalier (Pr. en Histoire de l’art et archéologie médiévales, Univ. Clermont Auvergne – CHEC, UR 1001) : un voyage en miniature : la transposition romane des lieux saints de Palestine à Aube- terre-sur-Dronne (Charente)
14 h 30 : Aurélie Stuckens (Docteure en Histoire, FNRS et Univ. de Namur) ; resp. scientifique à la Maison du patrimoine médiéval mosan, Dinant/Belgique) : De la Flandre aux côtes africaines : itinérances des comtes Gui de Dampierre et Isabelle de Luxembourg autour de 1270

15 h 00 : Dominique Allios (MdC en Archéologie et Histoire de l’art médiéval, HDR, Univ. de Rennes 2 – LAHM, UMR 6566) : L’Auvergne romane : une terre désuète ou à la croisée des mémoires et des civilisations ?
15 h 30 Discussion
16 h00 Conclusions par Xavier Barral I Altet, Pr Univ. de Venise Ca’Foscari, (sous reserve)

16 h 30 : « Pot de clôture »

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Bourse – Bourse Robert de Sorbon 2024-2025 / The Robert de Sorbon Visiting Scholarship 2024-2025

Public visé
Cette bourse s’adresse aux doctorants en histoire médiévale préparant leur thèse à l’étranger ainsi qu’aux docteurs en histoire médiévale ayant soutenu leur thèse à l’étranger, depuis trois ans au maximum.

Contenu de la bourse

Cette bourse permettra au lauréat de réaliser un séjour d’un mois, entre février et avril, au sein du Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris, lequel prendra en charge son déplacement aller et retour, son logement à la Maison des chercheurs du Campus Condorcet et lui versera une somme de 1000 euros destinée à couvrir les frais courants du séjour. En outre, le lauréat obtiendra le statut de membre associé du Laboratoire pendant trois ans.

Obligations

À son arrivée, le lauréat donnera une conférence publique destinée à faire connaître ses travaux.

Calendrier

Publication de l’appel : 10 juin 2024
Clôture de l’appel : 15 octobre 2024
Publication des résultats : novembre 2024

Composition du jury
La composition du jury est revue chaque année par le Conseil de Laboratoire du LaMOP. Ce jury comprend 7 membres :
– un président, choisi parmi le groupe de direction du LaMOP
– un secrétaire, choisi au sein du conseil de Laboratoire du LaMOP
– deux membres du LaMOP, titulaires ou émérites
– deux extérieurs, chercheurs ou enseignants-chercheurs
– un acteur de la conservation du patrimoine (Archives nationales de France, Bibliothèque nationale de France…).

Pièces à fournir
– Déclaration de candidature au format PDF
– Curriculum vitae
– Lettre de motivation en français, dans laquelle le candidat présentera les axes de ses recherches, la manière dont ceux-ci peuvent s’articuler aux champs et programmes du Laboratoire et les objectifs de son séjour ; il sera tenu compte du souhait de consulter des archives et/ou manuscrits conservés dans des dépôts parisiens avec références précises.
– Rapport de soutenance et/ou un résumé de la thèse
– Deux publications jugées représentatives publiées ou à paraître pour les docteurs et une publication pour les doctorants.

La procédure de candidature est dématérialisée.

Ces pièces seront adressées, avant le 15 octobre 2024 (23h59 heure de Paris), sous format pdf, dans cet ordre et au sein d’un seul et même fichier, au secrétariat de la bourse : bourselamop@univ-paris1.fr.

English version

Intended Public

This Visiting Scholarship is intended for doctoral students and postdoctoral researchers in medieval history, who have defended their thesis outside of France, not more than three years prior to the start of their stay.

Nature of the Scholarship

This visiting scholarship (up to 1000 euros) is intended to permit the grantee to undertake a stay of one month, from February to April, in the Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (CNRS-Université de Paris I). Moreover, it will include both travel and accommodation at the Maison des chercheurs (Campus Condorcet).

In addition, the laureat will receive the status of an associate member of the Laboratoire for 3 years.

Obligations

In the course of his or her stay, the laureat will present his/her research in a public lecture to be delivered in French.

Calendar

Publication of the call for applications: 10 June 2024

Deadline for applications: 15 October 2024

Publication of results: november 2024

Composition of the Jury

The composition of the jury will be reviewed every year by the Council of the Laboratoire. It will be published on the Laboratoire’s website. This jury will consist of 7 members:

– a President, chosen from the Direction of the Laboratoire

– a Secretary, chosen from the Council of the Laboratoire

– two members of LaMOP, in post (“titulaire”) or emeritus

– two external members, researchers (“chercheurs”) or lecturers (“enseignants-chercheurs”)

– a conservator from the field of cultural heritage (e.g. French national archives, Bibliothèque nationale de France, etc.)

Application Documents

Application form

Curriculum Vitae

– Letter of application in French, in which the candidate will present the themes of his/her research, how this could be integrated within the research programmes of the Laboratoire, and the objectives of his/her stay

– Thesis report and/or thesis summary

– At least two publications considered to be representative for post-doctoral researchers and one for doctoral students

The application procedure is paperless.

The necessary documents should be forwarded, before the 15 October 2024 (12pm Paris time) as an absolute deadline, in pdf format, in this order in a single file, to the secretariat of the Scholarship: bourselamop@univ-paris1.fr


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Ekaterina Novokhatko (23 septembre 2024). Bourse Robert de Sorbon 2024-2025 / The Robert de Sorbon Visiting Scholarship 2024-2025. Les carnets du LaMOP. Consulté le 23 septembre 2024 à l’adresse https://doi.org/10.58079/11sia

Source : LAMOP

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Exposition – Judith, a Carolingian princess in Ghent?

Visitors can reopen a special whodunnit that was abandoned in 2006 due to lack of evidence. The backdrop to this riveting story is Ghent’s St Peter’s Abbey, once the final resting place of the Counts of Flanders. Archaeologists, historians and biological anthropologists join forces to examine grave S127, uncovered during the construction of an underground car park.

Together with the researchers, take a deep dive into the science and try to piece together the puzzle of Judith’s life, a queen’s daughter and the first Countess of Flanders. You’ll find out all about the decisive Judith, a fascinating young woman who took her fate into her own hands and stood up to her royal father. The research will whisk you back in time, to the treasuries and intrigues of the Carolingian elite, and the maelstrom of familial wars from which the County of Flanders emerged.

For this exhibition, Historische Huizen Gent [Historical Houses of Ghent] collaborated with the Faculty of Arts and Philosophy at Ghent University (UGent), the Pirenne Institute, and the City of Ghent’s Dienst Stadsarcheologie & Monumentenzorg [Urban Archaeology & Monument Care Department].

Informations pratiques :

St. Peter’s Abbey, Ghent
From 4 October 2024 to 19 January 2025, inclusive
From Tuesday until Sunday, from 10am until 6pm.

Researchers

Source : Historische Huizen Gent

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Séminaire – Construire une histoire du handicap et de la surdité à travers les siècles (année académique 2024-2025)

Lien d’inscription (gratuit, mais OBLIGATOIRE)

https://participations.ehess.fr/demandes/__nouvelle__?seminaire=11

Mis en place en 2021, le séminaire « Construire une histoire du handicap et de la surdité à travers les siècles » répond à un constat :  Deaf History (histoire des sourds), Disability History (histoire du handicap) et Mad History (histoire de la folie ou des troubles psychiques) ont chacune développé leurs propres réseaux scientifiques internationaux ainsi que leurs propres épistémologies avec une certaine distanciation voire cloisonnement.

En faisant converger notamment des historien·nes  qui, depuis les vingt dernières années, renouvellent les trois champs de recherche par des approches, des méthodes et des objets nouveaux, l’objectif de ce séminaire est donc de mettre en relation des recherches qui s’effectuent souvent en parallèle et de constituer un réseau scientifique qui dépasse les limites actuelles. Les communautés scientifiques s’intéressant à l’histoire du handicap, de la surdité et des troubles psychiques de l’espace francophone se sont plutôt construites autour des thématiques (cécité, surdité, psychiatrie) ou des périodes historiques et des aires culturelles précises (histoire du handicap du XXe siècle, ou dans l’Europe médiévale). À l’époque contemporaine ces communautés de recherche ont pris des chemins divergents. Du côté de la surdité, l’historiographie a fondé ses approches sur une conception socio-anthropologique des sourds et de la langue des signes en laissant le concept de surdité rivé à une histoire médicale de la déficience ou tout au moins, à une histoire de catégories technico-institutionnelles et à sa critique. Du côté de l’histoire du handicap, une partie de la recherche s’est centrée sur l’histoire institutionnelle du handicap et sur les politiques publiques de sa prise en charge. 

Si les histoires du handicap et de la surdité s’entremêlent au cours de l’époque contemporaine (l’origine de l’éducation des sourds et des aveugles remonte au XVIIIe siècle, les sourds luttent d’ailleurs aux côtés des aveugles pour conquérir le droit à une éducation gratuite, laïque et obligatoire au cours des années 1930), les historiographies de l’une et de l’autre ne se croisent que rarement. Les thématiques centrales divergent selon les époques : les chercheurs intéressé·es par les époques médiévale et moderne prêtent un intérêt considérable au poids de la religion, ce qui n’est pas le cas pour l’époque contemporaine. La littérature historique sur la période contemporaine a évolué d’un intérêt pour les politiques publiques, pour l’action des institutions éducatives ou associatives ou pour les trajectoires biographiques (des grands personnages historiques comme les médecins ou les éducateurs), vers des approches transnationales ou davantage biographiques, ou vers des approches plus intersectorielles, prenant en compte le genre ou la race. Quelques travaux historiques commencent à intégrer le paradigme intersectionnel dans leurs recherches, où le « handicap » est conceptualisé comme l’une des multiples caractéristiques identitaires de l’individu. Dans le champ de la Mad History, l’historiographie s’est intéressée récemment aux alternatives thérapeutiques à l’institutionnalisation, aux trajectoires de vie des personnes concernées, et aux relations entre les institutions et les familles.

Nous souhaitons donc poursuivre et formaliser l’élan de l’année universitaire précédente ; à la formation des jeunes chercheurs ; ainsi qu’à la structuration d’un réseau francophone de recherche sur l’histoire du handicap et de la surdité toutes périodes historiques confondues.

Mardi 5 novembre 2024 : Introduction. Histoire du handicap et échelles d’analyse

  • Gildas Brégain, « Quelques réflexions sur la méthodologie de l’histoire transnationale du handicap »
  • Anatole le Bras (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines – CHCSC), « Présentation de l’ouvrage Aliénés. Une histoire sociale de la folie au XIXe siècle, (CNRS Éditions, 2024) »

Reconstituant les trajectoires de ces individus, des manifestations de troubles psychiques au placement à l’asile, il étudie au plus près la manière dont sont vécus la mise sous tutelle et l’isolement. Scrutant les relations des aliénés avec le monde extérieur, il souligne la façon dont les liens avec les proches se modifient, se distendent ou subsistent malgré le temps qui passe. Surgit alors une palette d’acteurs – familles, voisins, policiers, maires ou préfets – qui s’approprient l’internement, en font un moyen de régulation sociale et de règlement des conflits. Portant le regard au-delà des murs, cet ouvrage laisse entrevoir la vie, fragile, après l’asile. Il nous introduit aux formes d’accommodement ou de résistance des malades, dont les droits sont suspendus et les existences affectées pour longtemps du stigmate de la folie, dessinant ainsi les contours de la condition aliénée.

Mardi 29 novembre 2024 : Archéologie sudaméricaine

  • Marilou Renard (Centre de recherche en Amérique préhispanique de Sorbonne Université), « Le miroir des malformations comme passage vers l’Inframonde : l’intégration des nains, bossus et boiteux dans la société aztèque »

Les représentations des malformations et déformations acquises dans la société aztèque entre le XIIIe et le XVIe siècle témoignent d’une volonté d’intégrer le corps différent à la communauté. La différence physique est perçue comme une distinction des dieux, qui sont parfois eux-mêmes dotés d’une particularité physique. De puissants seigneurs s’entourent de compagnons présentant un pied bot, dotés d’une gibbosité ou d’une forme de nanisme, afin de revendiquer à travers eux un lien privilégié avec le monde surnaturel. S’ils sont présents lors des divertissements de cour et ainsi compris comme des bouffons, ils servent également de médiateurs entre les souverains et les divinités. C’est justement par leur différence que ces personnes trouvent leur place dans la pensée et la société aztèque.

(Discutant : Gildas Brégain, CNRS)

Mardi 3 décembre 2024 : Histoire matérielle du handicap

  • Ninon Dubourg (Alexander von Humboldt, Université de Cologne), « Une Histoire matérielle du handicap au Moyen Âge : les aides à la mobilité dans les Miracles de Saint Louis »

Qu’est-ce qui représente le mieux le handicap dans notre imaginaire collectif que le macaron, que l’on retrouve partout, des panneaux de signalisation aux files d’attente des supermarchés ? Adopté pour la première fois en 1969, le badge bleu est devenu synonyme de tous les types de handicaps. De même, les aides à la mobilité médiévales ont servi d’outils pour rendre le handicap visible aux yeux des médiévaux et dans les archives historiques. Cet article vise à démontrer comment les aides à la mobilité étaient utilisées comme symboles du handicap dans les mentalités médiévales, en revisitant le concept de « prothèse narrative » en tant que « stéréotype prothétique » ou « cliché », à l’instar de la perception moderne du fauteuil roulant. Ce papier soutient que l’exploration de l’histoire matérielle du handicap médiéval – un sujet largement négligé par les chercheurs – apportera de nouvelles connaissances sur les expériences vécues par les personnes handicapées au Moyen Âge.

L’étude de deux manuscrits des Miracles de Saint Louis est particulièrement révélatrice de la nécessité d’une approche interdisciplinaire et comparatiste pour écrire une histoire matérielle des aides à la mobilité médiévales. S’appuyant sur la première version de Guillaume de Saint Pathus vers 1302 (version C de 1330-1340, BNF MS 5716) et sur le travail d’un auteur anonyme entre 1480-1488 (BNF MS 2829), cettte communication analysera à la fois le discours (analyse des mots français utilisés et collecte d’informations sur les usages et les matérialités des objets) et les représentations visuelles des aides à la mobilité contenues dans ces manuscrits.

(Discutant : Sylvain Piron, EHESS)

Mardi 17 décembre 2024 : Handicap sensoriel au Moyen Âge

  • Béatrice Delaurenti (directrice d’études, EHESS/CRH), « Pouvoir du regard et cécité dans les écrits scolastiques médiévaux » (titre provivoisre).
  • Vincent Debiais (directeur de recherches, CNRS), « Surdités et silences : modalités de l’entendre médiéval »

Les relations entre surdité et silence sont complexes, indirectes ; expérientielles, elles sont aussi théoriques ou normatives. Au cours du Moyen Âge chrétien en Occident, la possibilité d’entendre et le fait de comprendre sont liés puisqu’il faut avoir reçu la révélation par les sens pour que la foi se développe dans l’esprit et le cœur. Le silence médiéval est donc avant tout une notion théorique qui échappe à toute phénoménologie pour référer à un état de l’âme propice au dialogue avec Dieu. C’est en tout cas ce que la plupart des études récentes sur le silence, et plus généralement sur les paysages sonores, ont révélé, laissant dans l’ombre de la théologie la pragmatique du lien entre surdité et silence. Pensée comme un préambule pour des recherches à poursuivre sur la ligne de crête entre histoire des sens et histoire des pratiques de communication, cette présentation tente de réconcilier les deux approches à partir de textes et d’images de la seconde moitié du Moyen Âge mettant en scène l’écoute et ses empêchements.

(Discutante : Ninon Dubourg, U. Cologne)

Mardi 7 janvier 2025 : Handicaps à l’époque moderne

  • Marie Bultez (Université de Tours, EA 6298, Centre tourangeau d’histoire et d’études des sources-CeTHiS), « Étudier l’incapacité physique aux XVIIe et XVIIIe siècles en Touraine : des individus invisibles ? »

Si la théorisation du concept de handicap ne débute qu’au XXe siècle, l’histoire des individus atteints de handicap est possible à travers le temps. Ici, la notion d’incapacité physique permet de réfléchir au positionnement des individus dans la société, avec pour la période de l’Ancien Régime, une division marquée entre les individus utiles au Royaume, et ceux qui en sont dépendants. Les XVIIe et XVIIIe siècles sont un moment de réflexion et de catégorisation du corps, de la sexualité et de la parentalité, afin que chacun reste à la place que sa naissance lui a offert. Cette réflexivité savante s’accompagne également par un désir des pouvoirs publics d’enfermer les comportements marginaux, et notamment les individus incapables de subvenir à leurs propres besoins. Cependant, le handicap peut toucher chaque individu, quel que soit son rang, son âge ou son genre, cette étude cherche à comprendre, par les pratiques quotidiennes, comment était pensée et expérimentée l’incapacité physique, et quel était son impact sur un individu et ses groupes proches.

(Discutante : Sylvie Steinberg, EHESS)

Mardi 21 janvier 2025 : Histoire de la folie

  • David Krausz (Université Libre de Bruxelles), « Raison et déraison dans le droit talmudique : sur l’usage du concept de fou (shoté) »
  • Mathis Farcy (Université Lumière Lyon 2 (UMR : LARHRA ; Ed483), Centre Hospitalier Saint Jean de Dieu de Lyon), « Se distinguer et s’aider : la question des situations de handicap dans le journal des malades de l’hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu de Lyon durant le second XXe siècle »

L’hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Lyon, spécialisé dans la prise en charge des malades mentaux, accueille aussi des personnes en situation de handicap physique ou mental au XXe siècle. Mais les stigmates associés à la maladie mentale ou à l’institution psychiatrique pèsent sur tous les malades hospitalisés et les handicapent pour leur réinsertion dans la société. Le journal l’Espoir, écrit par les malades de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu entre 1957 et 1981, interroge la notion de situation de handicap telle qu’elle existe ou est produite dans un établissement psychiatrique et plus généralement dans la société française du second XXe siècle. Au-delà des critères médicaux, ce sont les critères sociaux du handicap qui sont (ré)interrogés. Si le handicap se définit par rapport à une norme, comment celle-ci est perceptible entre les murs de l’institution ? Les écrits dans l’Espoir montrent que les malades se distinguent entre eux selon leurs affections physique et psychique. Ils ne se considèrent pas tous éloignés de la même manière par rapport à la norme du « bien-portant » avec, au bout du spectre, des figures qui renvoient à des situations de handicap comme bornes extrêmes de la marginalité. Ce journal révèle de ce fait autant les représentations associées au handicap dans la société du second XXe siècle, que l’intériorisation des stigmates et des stéréotypes liés à la psychiatrie par les malades eux-mêmes. Ceux qui écrivent dans l’Espoir éclairent en revanche le soutien qui existe entre les hospitalisés, notamment envers les personnes en situation de handicap physique. Il s’agit ainsi d’un document d’archives unique pour une histoire sociale qui entend se départir d’une approche misérabiliste et soucieuse d’envisager sous différents angles les situations de handicap dans la France du XXe siècle.

Mardi 4 février 2025 : programme communiqué ultérieurement

Mardi 4 mars 2025 : La folie en contexte colonial

  • Raphaël Gallien, (Université Paris Cité, CESSMA / CNRS, IMAF), «Handicap et institution psychiatrique en situation coloniale. Entre trajectoire d’enfermement et ambition de soin».

À partir d’une approche « par cas », nous interrogerons la place du handicap dans le monde colonial : ses héritages, ses recompositions sociales et discursives. Pour ce faire, nous nous concentrerons notamment sur la trajectoire d’un indigène, sans identité connue et dénommé « l’Inconnu » par les médecins, interné dans le seul hôpital psychiatrique de la colonie de Madagascar en 1910 en raison d’une « idiotie congénitale ». En mobilisant son dossier de patient, on découvre plus concrètement que son infirmité recouvre des troubles auditifs qui rendent difficile son accès à la parole et déterminent son internement. L’institution psychiatrique apparait alors comme le lieu d’accueil d’un handicap qui, s’il ne relève pas directement du champ psychiatrique, n’a pas d’autre espace pour exister aux yeux du pouvoir colonial. Outre la question de l’accueil clinique et spéculatif réservé par les autorités médicales à cet « Inconnu », nous reviendrons sur ce que ce « cas » vient nous dire des recompositions sociales du monde malgache en ce début de XXe siècle.

(Discutant : Romain Tiquet, CNRS, ERC MADAF)

Mardi 18 mars 2025 : Archéologie du handicap

  • Mathilde Daumas (Laboratoire d’anatomie, biomécanique et organogénèse, Faculté de médecine, Université Libre de Bruxelles) et Caroline Polet (Direction opérationnelle Terre et histoire de la vie, Institut royal des Sciences naturelles de Belgique), « Des moines handicapés ? Réflexions sur les individus porteurs d’incapacités physiques inhumés à l’abbaye des Dunes de Coxyde (XIIe-XVe siècle) »

L’étude des squelettes par les paléopathologistes permet d’évaluer l’état de santé des populations passées, notamment par l’identification de handicaps physiques et/ou mentaux laissant des traces osseuses.

Le cimetière médiéval de l’abbaye cistercienne des Dunes de Coxyde (Belgique) révèle plusieurs cas de handicaps importants, principalement locomoteurs. Ces pathologies, souvent congénitales et détectables dès la petite enfance, sont profondément invalidantes. Cependant, tous les individus étudiés ont atteint l’âge adulte, certains dépassant même les 60 ans, ce qui suggère une attention et des soins adaptés. 

Ce séminaire explore les implications sociales de ces handicaps visibles : ces individus étaient-ils pleinement intégrés dans la communauté monastique ou leur présence était-elle liée à leur condition physique et aux soins nécessaires ? Quelles pouvaient être leurs origines sociales ? Leurs handicaps a-t-il impacté leur traitement funéraire ? 

Mardi 1er avril 2025 : Le handicap au XXe-XXIe siècle

  • Juliette Naviaux (doctorante en histoire, cinéma documentaire, archives audiovisuelles et dont la thèse s’intitule Pratiques et usages du cinéma en milieu psychiatrique depuis les années 1970 : la caméra au service des équipes soignantes
  • Ioulia Shukan (directrice d’études de l’EHESS, Centre d’études russes, caucasiennes, est-européennes et centrasiatiques, CERCEC), « L’amputation de guerre en Ukraine : expériences individuelles et dispositifs de prise en charge médicale et sociale »

L’invasion militaire à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, sous forme d’une guerre conventionnelle (frappes d’artillerie, minage des sols), mais aussi d’une guerre technologique de drones chargés d’explosifs, atteint au plus profond l’intégrité corporelle. En deux ans et demi, elle aurait causé près de 50 000 amputations en Ukraine. À partir de l’analyse du « parcours de patient » de plusieurs combattants ayant perdu un membre inférieur ou supérieur au front, cette communication relira les épreuves individuelles de l’amputation aux dispositifs de sa prise en charge médicale et sociale, en prêtant une attention particulière à l’articulation entre l’action publique, l’entreprenariat privé, la philanthropie et la solidarité citoyenne dans ce domaine. Par-là, cette intervention mettra en exergue les tensions entre trois modèles de soin (biomédical, néo-libéral, solidaire-citoyen), concurrents et en pleine reconfiguration dans et par la guerre.

Mardi 6 mai 2025 : Histoire du sport

  • Sylvain Ferez (Université de Montpellier, directeur-adjoint du laboratoire Santé, éducation, situations de handicap) et Sébastien Ruffié (Laboratoire ACTES URp5_3 (Adaptation au climat tropical, exercices et santé), Université des Antilles)« De la rééducation des blessés de guerre à la reconnaissance de nouveaux types de performances sportives : mouvement paralympique et renversement de la question du handicap (1948-2012) »

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, un nouveau type de pratiques et d’organisations sportives apparaît, d’abord timidement. Il s’agit initialement de rééduquer des blessés de guerre pour permettre le retour à une vie sociale aussi “normale” que possible, notamment par l’accès au travail. Quelques décennies plus tard, le xxie siècle photographie, filme, enregistre et fait circuler  une multitude de discours et d’images sur les jeux dits « paralympiques », désormais associés et intégrés aux Jeux olympiques. Il est désormais question de performances sportives, dans un cadre assurant l’équité entre athlètes ayant des incapacités très diverses. En arrière-plan, c’est un renversement de la question du handicap qui s’est opéré. Pour saisir ce renversement, la communication s’efforcera de montrer les interactions entre histoire des sciences et des techniques, histoire des représentations et des mentalités, et histoire politique d’une mobilisation pour la reconnaissance et l’émancipation.

(Discutant : Didier Séguillon, MCF Émérite)

Mardi 3 juin 2025 : Une histoire genrée

  • Aude Fauvel, « Histoire genrée de la psychiatrie »

(Discutante : Anne Roekens, U. Namur)

Source : DisHist

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Appel à contribution – Les habitants en assemblées à la fin du Moyen Âge (Europe, XIIe-début du XVIe siècle)

Colloque – Juin 2025 – Nice
Argumentaire

 Les assemblées d’habitants ont une place centrale, mais encore assez méconnue dans le gouvernement des villes et des villages à la fin du Moyen Âge. Parfois considérées comme les prémices de l’organisation des communautés à l’origine des conseils ou de l’existence d’élus permanents[1], elles ont perduré dans les derniers siècles du Moyen Âge, alors que l’administration des villes se fondait sur une coopération croissante des élus municipaux avec le prince et ses officiers. À l’écart, en collaboration ou en opposition avec les représentants communaux, les assemblées d’habitants ont dans certains cas été définies comme les lieux d’une « démocratie médiévale[2] ». Or, la vie communale se caractérise par un grand dynamisme des pratiques d’assemblée, entendues comme des réunions de plusieurs individus liés par leur appartenance à un même lieu[3]. Les habitants (ou au moins une partie d’entre eux) se réunissent fréquemment, à l’échelle du quartier, de la paroisse, de la fabrique, du métier, du village ou de la ville, donnant lieu à des assemblées d’envergures variables à l’échelle de la communauté[4]. Elles peuvent en outre être instituées et considérées comme légitimes (arengoconcio ou parlement public) ou encore spontanées voire condamnées par les autorités. 

Cette première définition des assemblées d’habitants pourra être discutée selon les espaces envisagés par les différents intervenants, afin d’étudier également leur périmètre (habitatores[5], cives, chefs de famille, Bürger) et leurs modalités de réunion. Alors que se structurent les gouvernements urbains et les États, dans un contexte de croissance et de reflux démographiques et économiques ainsi que de transformations sociales et documentaires, cette étude conçoit les assemblées d’habitants dans le cadre d’une vaste Europe occidentale, comprenant non seulement les régions aux traditions urbaines et/ou communautaires fortes (Italie, Flandre, Empire), mais également les États sous contrôle princier et royal, comme les principautés et royaumes espagnols, le Saint-Empire, la France ou les Îles Britanniques.

Les premières recherches sur les assemblées d’habitants remontent au XIXe siècle. Envisagées sur un temps long combinant périodes médiévale et moderne, elles portent la marque des réflexions et des débats sur les limites du suffrage censitaire et sur la place des villes et des campagnes dans les choix politiques, qui ont émaillé la deuxième moitié du XIXe siècle. Augustin Thierry en fait ainsi le lieu de la participation politique d’une bourgeoisie triomphante préfigurant le « tiers-état », quand Albert puis Henry Babeau font de ces assemblées le creuset d’une « expérience délibérative » qui aurait préparé les habitants à l’exercice des droits politiques acquis par la Révolution. Les politiques et historiens français ont sans aucun doute été fortement influencés par le modèle italien propre à la période communale du XIIIe siècle, et par la place acquise par le Popolo dans le gouvernement des communes, qui en faisait le lieu par excellence d’une « démocratie médiévale »[6].

Dans l’historiographie française plus récente, les grandes monographies urbaines du XXe siècle minimisent la portée des assemblées d’habitants, vues comme une étape dans la constitution de conseils représentatifs[7]. Le lien entre les institutions municipales et le prince ou le roi est surtout pensé à travers les interactions des officiers royaux et des conseils de ville autour des questions de fortifications ou de fiscalité. Les assemblées générales d’habitants sont envisagées comme un acteur secondaire[8], réduites à un rôle de validation du consensus, selon l’adage juridique « ce qui concerne tout le monde doit être discuté et approuvé par tous[9] ». Les synthèses actuelles sur les institutions médiévales relaient cette vision, en soulignant le faible nombre de ces assemblées et de leurs participants[10]

Ce tableau offre un contraste saisissant avec certaines attestations de la fin du Moyen Âge[11] et du début de l’époque moderne. Stéphane Gal et Robert Descimon mettent ainsi en avant toute la vitalité de ces réunions dans leurs travaux sur les villes de Grenoble et de Paris au XVIe siècle[12]. Les assemblées générales font encore l’objet de discussion, de réflexion et de législation et perdurent même jusqu’à nos jours pour les villes de la Confédération helvétique. De même, ce constat d’une dévitalisation progressive des assemblées ne concorde pas non plus avec les recherches d’un certain nombre de spécialistes de l’histoire rurale, qui étudient aussi les assemblées d’habitants, chez les médiévistes[13] ou chez les modernistes[14].

 Cet oubli des assemblées par les historiennes et historiens des villes de la fin du Moyen Âge peut s’expliquer par deux causes principales. Tout d’abord, il peut exister une raison documentaire, qui fait que les conseils municipaux ont sans doute bien mieux conservé leurs propres archives, sans inclure forcément dans leur politique de sauvegarde des documents relatifs aux assemblées d’habitants. Ensuite, il y a peut-être une raison plus taxinomique : les assemblées sont partout dans les archives municipales, mais il peut être difficile de distinguer leur périmètre et leur visée tant leurs finalités et leurs configurations étaient variables. 

Cette rencontre aura donc pour objectif de porter un regard neuf sur cette question et inaugurera d’autres échanges, notamment entre les médiévistes et les modernistes. Entre instrument politique d’une élite urbaine et chambre de validation des décisions royales ou princières, il nous semble important de réévaluer la réalité de ces assemblées d’habitants, tout en éclairant leurs spécificités par rapport aux autres acteurs du gouvernement des communautés. Ces réflexions permettront ainsi de réintroduire ces assemblées au cœur des recherches, alors que très récemment, une attention nouvelle portée aux pratiques politiques du commun[15] et à la gestion des espaces communs par les habitants[16], a remis en pleine lumière leurs rôles.

Sans épuiser le champ des possibles, nous examinerons avant tout les propositions portant sur les axes suivants : 

1)    Désignation et évolutions institutionnelles des assemblées d’habitants 

Cet axe propose d’analyser les mots utilisés dans la documentation pour désigner ces assemblées (parlement public, arengoconcio, réunion des chefs de famille…), en tant que réunion d’une communauté (communitas, universitas, Gemeinde…), dès les premières attestations et dans leurs évolutions. Il s’agira d’étudier les conditions et les moments de (re)création de ces assemblées du XIIe au XVe siècle et leurs fondements juridiques[17]. Les liens entre les assemblées d’habitants et d’autres types de réunions, économiques et religieuses (guildes, métiers, corporations, confréries, paroisses…), restent à interroger. De cette étude pourra être esquissée la question de leur degré de représentativité[18] : la composition de ces assemblées peut encore être approfondie, notamment en ce qui concerne la part des bourgeois ou des patriciens, au sens juridique, débattue pour les villes d’Empire[19], ou encore la représentation des différents métiers ou du clergé. Une attention particulière sera portée sur leur évolution diachronique et sur les différences selon les espaces. 

2)    Faire assemblée

 Cet axe est consacré au déroulement de ces assemblées, de leur convocation à la prise de décision, avec une attention particulière aux modalités de vote[20]. Au-delà des membres de l’assemblée, la présence d’officiers communaux, seigneuriaux, princiers ou royaux est souvent un des fondements de la légalité de ces réunions. Pour certaines assemblées, la question du contexte est primordiale, avec parfois la mention de l’existence de troubles, de circonstances de tensions ou de négociations avec les élus communaux et les officiers. Enfin, il est possible d’envisager les éventuels cultes municipaux et rituels civiques qui peuvent y être associés, voire constituer une part prépondérante de l’assemblée, et associer également femmes et enfants.

3)    Les assemblées dans la vie municipale

Quels étaient les domaines de compétences et d’action de ces différentes assemblées ? Les incendies, l’impôt, la police, l’usage des eaux, le contrôle des marchés, le guet, la nomination de représentants ou d’officiers ? Peut-on lier leur présence à l’existence d’un domaine communautaire ? Comment et selon quelles modalités leur action s’articule-t-elle avec celle des représentants, conseillers, consuls ou échevins ? Y a-t-il partage ou rivalité, bonne entente ou concurrence ? Comment évoluent ces assemblées dans le contexte des XIVe et XVe siècles, marqué par les guerres et les difficultés ainsi que par des sollicitations et des interventions croissantes des princes dans la vie municipale (création d’institutions communales par les princes, comme les échevinages par le roi de France Louis XI, ou mutations des formes politiques lors de la formation des États territoriaux en Italie…) ? 

4)    Les traces documentaires

Procès-verbaux d’assemblées, listes de serments[21], mentions dans les délibérations[22] ou dans les registres de compte, lettres de rémission princière… les traces des réunions d’habitants se retrouvent dans des écrits variés. Dans quelle mesure ces formes documentaires reprennent-elles ou influencent-elles des modèles et des techniques scripturaires municipales et notariales ?

Bien que diverses, ces traces sont aujourd’hui ténues. Comment le processus de constitution des fonds d’archives communaux, notariaux, paroissiaux, privilégiant davantage certains documents par rapport à d’autres, a-t-il pu invisibiliser les assemblées d’habitants ? 

Informations pratiques

La rencontre se tiendra les 17 et 18 juin 2025 à l’Université Côte d’Azur (Nice).

Les propositions de communication (25 minutes) sont à adresser (titre et résumé d’une demi-page environ, bref CV) avant le 30 octobre 2024 à l’adresse suivante : assemblees.habitants@gmail.com

Comité d’organisation

  • Cléo Rager, maîtresse de conférences, Institut Catholique de Paris, UR « Religion, Culture et Société » (EA 7403), membre associée au Lamop (UMR 8589)
  • Marie-Émeline Sterlin-Cathébras, docteure, membre associée au Lamop (UMR 8589)
  • Florie Varitille, maîtresse de conférences, Université Nice Côte d’Azur, membre rattachée au CEPAM (UMR 6274)

Comité scientifique

  • Pierre Chastang, professeur des Universités, Université Paris-Saclay – ISP UMR7220
  • Rosa Maria Dessì, professeure des Universités, Université Nice Côte d’Azur – CEPAM (UMR 6274)
  • Michel Hébert, professeur émérite, Université du Québec à Montréal.
  • Christopher Fletcher, chargé de recherche, CNRS – IRHIS (Lille)
  • Olivier Mattéoni, professeur des Universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Lamop (UMR 8589)
  • François Otchakovsky-Laurens, maître de conférences, Université Aix-Marseille – LA3M.
  • Olivier Richard, professeur des Universités, Université de Fribourg, Suisse.

[1] Patrick Boucheron et Denis Menjot, La ville médiévale, Paris, Éditions du Seuil, 2011 [2003], p. 310-311 ; Jean-Pierre Delumeau, « De l’assemblée précommunale au temps des conseils. En Italie centrale » dans Marcel Détienne (éd.), Qui veut prendre la parole ?, Paris, Seuil, 2003, p. 219.

[2] Albert Rigaudière, art. « Assemblées politiques » dans Claude Gauvard, Alain de Libera et Michel Zink (dir.), Dictionnaire du Moyen Âge, Paris, Presses universitaires de France, 2009 [2002], p. 98 ; Marta Gravela, « Medieval Alpine communal politics under the spotlight. The ERC project DEMALPS », Studi di storia medioevale e di diplomatica – Nuova Serie, 2023, p.  466.

[3] Pour une réflexion sur les termes de communauté et d’habitants, voir également Joseph Morsel (dir.), Communautés d’habitants au Moyen Âge (XIe-XVe siècles), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018 ainsi que son article « “Communautés d’installés”. Pour une histoire de l’appartenance médiévale au village ou à la ville », EspacesTemps.net, 2014.

[4] Sur ce terme, voir notamment Pierre Michaud-Quantin, Universitas. Expressions du mouvement communautaire dans le Moyen Âge latin, Paris, Vrin, 1970. Thierry Dutour quant à lui définit aussi la communauté comme « l’association de ceux qui demeurent en un même lieu, vouée à traiter les affaires communes, donc publiques, selon des procédures garantissant la régularité du processus de formation d’une volonté collective (par exemple, la tenue d’assemblées générales des habitants) » dans Thierry Dutour, « Dire l’identité des “communautéz de ville”. L’exemple de quelques villes de la langue d’oïl (XIIIe-XVe siècles) », Histoire urbaine, 2012/3 (n° 35), p. 67-82.

[5] L’habitant est défini par Thierry Dutour comme une « personne digne de confiance et reconnue comme telle qui a établi son domicile en un lieu et accepte de remplir les charges qu’implique la notion d’habitant » dans Thierry Dutour, Sous l’empire du bien. “Bonnes gens” et pacte social (XIIIe-XVe siècle), Paris, Classiques Garnier, 2015, p. 340.

[6] Voir pour l’historiographie italienne le point réalisé par Massimo Vallerani, « Il comune e la democrazia nella storiografia tra Ottocento e Novecento » dans Roberto Delle Donne (ed.), Agli inizi della storiografia medievistica in Italia, , no 5, Naples, FedOAPress, 2020, et notamment, sur les termes de « démocratie » et de « république », p. 389.

[7] Bernard Chevalier, Les bonnes villes de France, Paris, Aubier, 1982, p. 208-209.

[8] Lorenzo Tanzini, A consiglio, la vita politica nell’Italia dei comuni, Rome, Laterza, 2014, p. 13, notamment dans une perspective de consultation dans un contexte de troubles ou pour valider les consuls lors de leur entrée en fonction. 

[9] Wim Blockmans, « Representation (since the thirteenth century) » dans The New Cambridge Medieval History, t. VII, Charles Allmand (éd.), Cambridge, 1998, p. 29-64 ; Michel Hébert, « Conclusions » dans François Otchakovsky-Laurens et Laure Verdon (éd.), La voix des assemblées. Quelle démocratie urbaine au regard des registres de délibérations ? Méditerranée-Europe, XIIIe-XVIIIe siècle, Aix-en-Provence, PUP, 2021, p.  334‑339. Voir également les pages que le même auteur consacre au Qot, dans Michel Hébert, Parlementer. Assemblées représentatives et échange politique en Europe occidentale à la fin du Moyen Âge, Paris, Éd. de Boccard, 2014, p.  98-100.

[10] Romain Telliez, Les institutions de la France médiévale, Paris, Armand Colin, 2016, p. 162.

[11] David Rivaud, Les villes au Moyen Âge dans l’espace français, XIIe-XVIe siècle, Paris, Ellipses, 2012, p. 36-37. Cléo Rager, « Les institutions troyennes au regard de leurs comptabilités : entre collaboration et concurrence des pouvoirs (XVe siècle) », Comptabilité(S) : Revue d’histoire des comptabilités [en ligne], 2019, 12, URL: https://journals.openedition.org/comptabilites/3494 (consulté le 2 juillet 2024).

[12] Stéphane Gal, « Entre loyalisme et rébellion : les assemblées générales de la ville de Grenoble (1588-1598) », Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2002/3, 49/3, p. 7-25 et Robert Descimon, « L’exercice politique de la bourgeoisie : les assemblées de la Ville de Paris de 1528 à 1679 », Les Cahiers de Framespa [En ligne], 23/2017, URL : http://journals.openedition.org/framespa/4110 (consulté le 2 juillet 2024). Voir aussi Guy Saupin, « Le pouvoir municipal en France à l’époque moderne. Bilan historiographique des vingt dernières années », dans Le pouvoir municipal de la fin du Moyen Âge à 1789, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2012, p. 15-55.

[13] Voir par exemple Nicolas Carrier et Fabrice Mouthon, Paysans des Alpes. Les communautés montagnardes au Moyen Âge, Rennes, PUR, 2010 ; ou encore le programme de recherche ERC porté par Marta Gravela (Université de Turin) intitulé DEMALPS, Democracies of the Alps. Issues, practices and ideals of politics in mountain communities, 1300-1500.

[14] Antoine Follain insiste également sur l’importance politique et sociale des assemblées générales villageoises à l’époque moderne dans Antoine Follain, Le village sous l’Ancien Régime, Paris, Fayard, 2008.

[15] Claire Judde de Larivière et Julien Weisbein, « Dire et faire le commun. Les formes de la politisation ordinaire du Moyen Âge à nos jours », Politix, 21 décembre 2017, vol. 119, no 3, p. 7‑30.

[16] Voir notamment le programme « VILCO – Villes, Communautés, Communs » porté par François Otchakovsky-Laurens, Nathalie Molina et David Ollivier pour l’espace méditerranéen (URL: https://vilco.hypotheses.org/a-propos, consulté le 2 juillet 2024) ou encore, pour l’espace néerlandais, Janna Coomans, « Making Good and Breaking Bad: Materiality and Community in Netherlandish Cities, 1380–1520 », The English Historical Review, 2022, vol. 137, no 587, p. 1053‑1081.

[17] C’est par exemple le cas de la question des communautés jurées ; voir entre autres l’article d’Eberhard Isenmann, « Normes et valeurs de la ville européenne (1300-1800) » dans Peter Blickle (éd.), Résistance, représentation et communauté, Paris, PUF, 1998, p. 266‑267.

[18] Sur les questions de légitimité et de représentativité, notamment dans la question de la place des « populaires », voir Vincent Challet, Jan Dumolyn et Hipolito Rafaël Oliva, « La communauté comme espace de légitimité politique : bilan provisoire et perspective de recherches », in Jean-Philippe Genet (dir.), La légitimité implicite, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2015, p. 189-206 ; Christian D. Liddy, « Who decides? Urban councils and consensus in the late Middle Ages », Social History, 2021, vol. 46, no 4 ; et Eberhard Isenmann, « Representation and consensus, institutions and forms of government: medieval and early modern German cities and towns » dans Jean-Philippe Genet, Dominique Le Page et Olivier Mattéoni (éd.), Consensus et représentation, Paris/Rome, Publications de la Sorbonne/EFR, 2017, p. 451‑483.

[19] Dominique Adrian, Les chartes constitutionnelles des villes d’Allemagne du Sud (XIVe-XVe siècles), Turnhout, Brepols, 2021, p. 131-135 ; Eberhard Isenmann, Die deutsche Stadt im Mittelalter, 1150-1550. Stadtgestalt, Recht, Verfassung, Stadtregiment, Kirche, Gesellschaft, Wirtschaft, Cologne, Böhlau, 2014. Sur la question du lien entre droit de bourgeoisie et participation à la vie politique, voir aussi Olivier Richard et Gabriel Zeilinger (dir.), La participation politique dans les villes du Rhin supérieur à la fin du Moyen Âge/Politische Partizipation in spätmittelalterlichen Städten am Oberrhein, Berlin, Erich Schmidt Verlag, 2017, p. 16-17. 

[20] Albert Rigaudière, « Voter dans les villes de France au Moyen Âge (XIIIe-XVe s.) », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2000, vol. 144, no 4, p. 1439‑1471 ; Lorenzo Tanzini, « Langages et pratiques du tirage au sort dans la vie publique des communes médiévales italienne (XIIIe-XIVe siècles) » dans Liliane Lopez-Rabatel et Yves Sintomer (dir.), Tirage au sort et démocratie. Histoire, instruments, théories, Paris, De Boeck, 2019, p. 197-213.

[21] Laurence Buchholzer et Frédérique Lachaud, « Le serment dans les villes du bas Moyen Âge (XIVe-début XVIe siècle) », Histoire urbaine, 2014, no 39, p. 7‑27 ; Olivier Richard, « Le serment comme technique de gouvernement dans les villes du Rhin supérieur à la fin du Moyen Âge » dans Gouverner les hommes, gouverner les âmes. XLVe congrès de la SHMESP, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2016, p. 199‑210.

[22] Sur les registres de délibérations, nous renvoyons au programme de recherche « REGIDEL – https://regidel.hypotheses.org/ », et à la publication qui en a découlé : François Otchakovsky-Laurens et Laure Verdon (éd.), La voix des assemblées. Quelle démocratie urbaine au regard des registres de délibérations ? Méditerranée-Europe, XIIIe-XVIIIe siècle, Aix-en-Provence, PUP, 2021.

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Publication – Georges de Chasteaulens, « Un songe », éd. Olivier Delsaux

Empruntant le cadre du songe allégorique mis en place par Le roman de la rose, ce dit amoureux met en scène un amant en détresse adressant une supplique à sa dame. Après des hésitations et sur les conseils d’Honneur, celle-ci accepte de lui accorder sa grâce, en lui adressant une lettre de réconfort, conçue par Douceur et Courtoisie et transmise par Espoir. Ce poème d’environ 1 900 vers a été rédigé au milieu du XVe siècle par un certain Georges de Chasteaulens à la demande d’un seigneur inconnu. L’on trouvera ici la première édition critique du poème, basée sur une étude philologique, linguistique et littéraire du seul manuscrit conservé (Chantilly, Bibliothèque du Château, 498).

Docteur en langue et littérature françaises médiévales, Olivier Delsaux est chargé de cours invité à l’Université Saint-Louis de Bruxelles et à l’Université catholique de Louvain (UCLouvain). Ses recherches portent sur les textes littéraires français de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance, avec une attention particulière portée à l’étude de la transmission des textes. 

Informations pratiques :

Georges de Chasteaulens, Un songe, éd. Olivier Delsaux, Bruxelles, Académie Éditions, 2024 ; 1vol. ISBN : 978-2-8031-0965-4. Prix : € 20,00.

Source : Académie Éditions

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Appel à contribution – Medieval Communities

18th Annual Conference/ 18e colloque annuel
July  3-5, 2025
Medieval Communities”
Date limite pour les résumés de sessions ou de communications :
1er décembre 2024

Conférences plénières :
“Jehanne la Fouaciere: Parisian widow, linen merchant — and Beguine?”
Sharon Farmer, Department of History, University of California, Santa Barbara

“Les chanoines de Saint-Hilaire de Poitiers et leur saint patron au XIe siècle :
une mise en images dans l’espace ecclésial de la communauté
autour du fondateur de l’Église locale “
Cécile Voyer, Centre d’Etudes supérieures de civilisation médiévale,
l’Université de Poitiers

Comment les gens au Moyen Âge définissaient-ils, créaient-ils et maintenaient-ils les communautés dont ils faisaient partie ? La Société Internationale des Médiévistes, Paris (IMS-Paris) appelle à recevoir des propositions de communication ou de session dans le cadre de son colloque de 2025 sur le thème des communautés dans la France médiévale. Le terme de « communauté » peut être compris au sens large : tout groupement de personnes partageant des caractéristiques, des valeurs affectives ou des intérêts particuliers, et se percevant comme distinct des autres. Qu’il s’agisse de communes, de monastères, de confréries, ou de rassemblements de guerriers, de lépreux ou d’aveugles, les femmes et hommes du Moyen Âge ont su tisser des liens affectifs étroits et créer de multiples rituels et autres pratiques communautaires. Nous espérons avec cette conférence mettre en valeur de nouvelles pistes de recherche pour mieux comprendre la conception médiévale de la communauté au Moyen Age.

La question de la communauté peut être explorée sous différents angles :

  • Par ses dimensions matérielles, par exemple via le bâti ou la culture matérielle (art, costumes, insignes, etc.)
  • Par l’utilisation de l’espace, y compris dans sa fonction performative. Par exemple, le rôle des rituels religieux et profanes, des processions urbaines, de la musique, du théâtre, des tournois et des fêtes qui ont contribué à l’établissement ou au renforcement de diverses communautés.
  • Par le biais des normes et règlements, qu’ils aient été mis par écrit (telles que les règles monastiques) ou non (telles que les coutumes), pour les communautés paysannes, les guildes, les regroupements commerciaux, les ordres militaires et autres communautés religieuses.
  • Par l’étude des communautés marginalisées de toute sorte, y compris celles de personnes handicapées, de minorités religieuses et de groupements ludiques.
  • Par une discussion des théories sur la communauté, telles celles de Victor Turner, Roberto Esposito, la « neighbor theory» et d’autres.
  • En s’interrogeant sur les hiérarchies au sein des communautés, les tensions entre l’individu et le groupe ou entre les membres d’une communauté donnée et ceux qui en étaient exclus, et en tenant compte des questions des origines ethniques, des conditions socioéconomiques, de sexe et d’âge.
  • En examinant les fondements intellectuels, spirituels ou économiques de l’idée de communauté. Comment l’appartenance à une communauté donnée a-t-elle été vécue et comment a-t-elle été envisagée ?
  • En examinant les communautés émotionnelles et leurs pratiques (voir entre autres le travail de Barbara H. Rosenwein).
  • En examinant la formation et le maintien de l’identité et des pratiques communautaires.
  • À travers des représentations textuelles et visuelles des communautés, aussi bien réelles qu’imaginées.

Les propositions doivent porter sur la France pendant le Moyen Age, mais  peuvent ne pas se limiter exclusivement à cette période ni à cette zone géographique. Nous encourageons les propositions de communication dans tous les domaines des études médiévales, y compris en anthropologie, archéologie, histoire, histoire économique et sociale, histoire de l’art, études de genre, études littéraires, musicologie et philosophie.

Les propositions de 300 mots ou moins (en anglais ou en français) pour une communication de 20 minutes doivent être envoyées par courriel (email) à imsparissymposium@gmail.com au plus tard le 1er décembre 2024. Chaque proposition doit être accompagnée des coordonnées complètes des personnes qui présenteront, leur CV et leur liste du matériel audiovisuel nécessaire.

Veuillez noter que l’examen des propositions de communications faites à l’IMS-Paris est un processus très compétitif qui se déroule à l’aveugle. Le comité de sélection informera les candidats de ses décisions par courriel avant le 31 janvier 2025.

Les titres des communications qui ont été acceptées seront mentionnés sur le site web de la Société IMS-Paris. Les conférenciers seront responsables de leurs dépenses pour leurs déplacements et leur logement à Paris, ainsi que du coût d’inscription à la conférence. Celui-ci s’élève à 50 euros ; pour les étudiants, les personnes à la retraite, les sans-emplois, et ceux en position précaire, il est de 35 euros.

IMS-Paris est un organisme interdisciplinaire et bilingue (français/anglais) dont l’objectif est de favoriser les échanges entre médiévistes français et étrangers. Pour déjà plus d’une décennie, l’IMS aide les médiévistes venant en France pour le travail, les études ou la recherche. Pour plus d’information sur l’IMS-Paris, voir le site web :  https://imsparis.hypotheses.org/

Call for Papers
The International Medieval Society-Paris / Société internationale des médiévistes de Paris
18th Annual Conference/ 18e colloque annuel
July  3-5, 2025
Medieval Communities”
Deadline for Abstracts: December 1, 2024

Keynote Addresses :
“Jehanne la Fouaciere: Parisian widow, linen merchant — and Beguine?”
Sharon Farmer, Department of History, University of California, Santa Barbara

“Les chanoines de Saint-Hilaire de Poitiers et leur saint patron au XIe siècle :
une mise en images dans l’espace ecclésial de la communauté autour du fondateur de l’Église locale “
Cécile Voyer, Centre d’Etudes supérieures de civilisation médiévale,
l’Université de Poitiers

How did people in the Middle Ages define, create, and maintain a sense of community?  The International Medieval Society, Paris (IMS-Paris) invites abstracts and session proposals for our 2025 symposium on the theme of Communities in Medieval France.  The word “community” may be defined as a group of people with shared characteristics, emotional values, or interests who perceive themselves as distinct from others.  From communes, monasteries and confraternities to soldiers, lepers, and the blind, medieval people formed close emotional ties and created rituals and other practices that constituted community. This symposium invites new lines of investigation that will deepen our knowledge of the medieval sense of community, broadly defined.

The question of Community can be explored in innumerable ways:

  • Through its material dimensions, such as different forms of architecture and material culture (art, costumes, badges, etc.)
  • Through uses of space and their performative function.  For instance, the role of religious and secular rituals, urban processions, music, theater, tournaments, and feasts that contributed to the establishment or solidification of community.
  • Through rituals, texts (such as rules), or oral regulations (such as customs), for peasant communities, guilds, trade groups, military orders, and other religious communities.
  • Through the study of a wide range of marginalized communities, including communities of the disabled, religious minorities, and gaming communities.
  • Through a discussion of theories of community, such as those of Victor Turner, Roberto Esposito, “neighbor theory,” and others.
  • Through an interrogation of the presence of hierarchies within communities, tensions between the individual and the group and between insiders and outsiders, and a consideration of class, gender, age, and race.
  • Through an examination of the intellectual, spiritual, or economic underpinnings of the idea of community. How was community experienced and how was it envisioned?
  • Through an examination of emotional communities and their practices (as in the work of Barbara H. Rosenwien, among others).
  • Through an examination of the formation and maintenance of communal identity and practice.
  • Through textual and visual representations of communities, both real and imagined.

Proposals should focus on France during the Middle Ages, but do not need to be exclusively limited to this period and geographical area. We encourage proposals and papers from all fields of medieval studies, such as anthropology, archeology, history, economic and social history, art history, gender studies, literary studies, musicology, philosophy, etc.

Proposals of 300 words or less (in English or French) for a 20-minute paper should be e-mailed to imsparissymposium@gmail.com  no later than December 1, 2024. Each should be accompanied by full contact information, a short bio, and a list of required audiovisual equipment.

Please be aware that the IMS-Paris submissions review process is highly competitive and is carried out on a strictly blind basis. The selection committee will notify applicants of its decision by e-mail by January 31, 2025.

Titles of accepted papers will be made available on the IMS-Paris website. Authors of accepted papers will be responsible for their own travel and lodging costs and conference registration fee (50 euros, 35 euros for students, retirees, adjunct faculty and the unwaged; free for members of partner institutions and groups).

The IMS-Paris is an interdisciplinary, bilingual (French/English) organization that fosters exchanges between French and foreign scholars. For more than a decade, the IMS has served as a center for medievalists who travel to France to conduct research, work, or study. For more information about the IMS-Paris, please visit our website:  https://imsparis.hypotheses.org/

Source : IMS Paris

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Appel à contribution – L’architecture religieuse de l’Antiquité tardive à la fin du XIe siècle en Europe. 45e Journées internationales de l’Association française d’archéologie mérovingienne

En 2018, lors des 39e Journées Internationales de l’Association Française d’Archéologie Mérovingienne consacrées à L’archéologie de la construction au haut Moyen Âge, plusieurs communications ont questionné nos connaissances sur l’édification des lieux de culte durant cette période. La multiplication des opérations de fouille et des études d’archéologie du bâti, ainsi que les possibilités offertes par les analyses archéométriques et de nouvelles méthodes de datation permettent aujourd’hui une lecture plus fine et parfois même une redécouverte des édifices religieux des premiers siècles du Moyen Âge. Ces dernières années, on constate en effet un renouvellement des problématiques autour de cette thématique, en France et, plus largement, en Europe. Ces nombreux travaux s’inscrivent, par exemple, au sein de vastes programmes de recherche internationaux tels que l’élaboration du Corpus CARE – Corpus des monuments religieux antérieurs à l’an mil. Ils sont largement soutenus par une dynamique plus régionale qui s’exprime récemment à travers la réalisation de thèses ou au sein de programmes collectifs de recherche particulièrement actifs.

Les 45e Journées Internationales de l’Association Française d’Archéologie Mérovingienne qui se tiendront à Toulouse du 23 au 25 octobre 2025 aborderont donc la question de L’architecture religieuse du haut Moyen Âge dans le monde franc et ses marges en privilégiant, en particulier, les effets d’héritages et de transformations. Ces journées ont pour objectif d’essayer d’élaborer un état des lieux sur ce thème, d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche et de poser un nouveau regard sur l’architecture, l’organisation spatiale et fonctionnelle des édifices ecclésiaux du premier Moyen Âge.
Au regard de ces enjeux, les communications privilégiant des approches synthétiques seront favorisées. Des bilans régionaux et/ou thématiques centrés sur le monde franc sont particulièrement attendus, ou des synthèses sur les zones de contact (Espagne du Nord, Italie du Nord, Suisse, Allemagne, Belgique, Angleterre), illustrées par des monographies.

Il s’agira de considérer des églises aux statuts divers, intégrées ou non à des ensembles monastiques ou cathédraux. Il sera tout autant utile d’évoquer des édifices inédits que de reprendre des dossiers anciens afin d’essayer de caractériser l’organisation spatiale et monumentale des lieux de culte chrétien et l’évolution de leur architecture, entre héritages, ruptures et continuités en relation avec la période mérovingienne.

Les communications interrogeront à la fois la variété des plans et l’élévation de ces édifices et leur transformation au cours du temps. Il s’agira d’évoquer les techniques et les matériaux de construction des églises, l’évolution de leur mise en œuvre qui pourrait définir une continuité et/ou une rupture avec des usages antérieurs, le remploi des matériaux de construction et sa possible signification sociale par exemple liée à l’affirmation de l’ancienneté d’un sanctuaire. Il pourra également être question du décor de ces édifices déployé et réadapté au cours du temps. D’une manière générale, il s’agira de prendre en considération la pérennité ou les modifications de l’architecture de ces édifices ecclésiaux durant tout le haut Moyen Âge en tenant compte de leurs réaménagements successifs ainsi que les fonctions attribuées aux différents espaces qui les composent.

Comme il est habituel au cours de ces Journées, une session sera également consacrée à l’actualité régionale. Elle concernera l’actuelle région Occitanie et ses marges. Cette séquence devrait permettre de présenter des recherches de terrain ou de laboratoire, préventives ou programmées, ainsi que des travaux universitaires récents, consacrés à l’habitat, au monde des morts, aux productions matérielles de cette période.

Les communications (20 mn) et posters (A0 ou A1) seront présentés de préférence en français, ou avec support visuel en français ou en anglais (les posters ne feront pas l’objet d’une communication orale).

Les propositions pour le thème principal du colloque et pour la journée d’actualité sont à
envoyer avant le 1er février 2025 à afam2025.toulouse@gmail.com

Ces propositions seront validées par le Comité scientifique et devront comprendre :
– un résumé de 3000 signes maximum accompagné d’une illustration en format .jpg, .tiff ou
.AI.
– Le titre
– les coordonnées complètes des autrices et/ou auteurs avec leur(s) affiliation(s)
– 5 mots-clefs
Le document texte devra être fourni sous format .odt ou .doc, avec le préfixe JA_ (journée
d’actualité) ou TH_ (thème du colloque) précédant le nom de l’autrice ou de l’auteur. Merci de ne
pas utiliser de style.

  • Bastien Lefebvre (Université Toulouse – Jean Jaurès, UMR 5608 TRACES)
  • Yoan Mattalia (Eveha, UMR 5608 TRACES)

Comité scientifique

  • Brigitte Boissavit (Université Paris – Nanterre, UMR 7041 ArScAn)
  • Sébastien Bully (CNRS, UMR 6298 ArTeHis)
  • Eleonora Destefanis (Università del Piemonte Orientale)
  • Christelle Ehrhardt (Inrap, UMR 5607 Ausonius)
  • Christian Gensbeitel (Université Bordeaux – Montaigne, UMR 6034 Archéosciences Bordeaux)
  • Mathias Dupuis (Direction de l’archéologie Chartres Métropole et Ville de Chartres, UMR 7298 LA3M)
  • Elisabeth Lorans (Université de Tours, UMR 7324 CITERES)
  • Mariacristina Varano (Université de Rouen, UR 3831 GRHis)

Source : Calenda

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Publication – Damien Carraz, « Templiers et Hospitaliers en France méridionale (1100-1300). Encadrement social, cultures écrites, croisades »

Longtemps restés en marge de l’histoire académique, les ordres militaires de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem et du Temple ont pourtant occupé une place centrale dans la société et la vie religieuse des xiie-xiiie siècles. Particulièrement bien documenté, le Midi de la France a constitué un espace de prédilection pour cette forme inédite de vie régulière apparue dans le sillage de la Première croisade et de la réforme grégorienne. Les deux ordres établirent un dense réseau de commanderies, qui furent autant de pôles ouverts sur les sociétés locales et où s’épanouit une vie culturelle et spirituelle longtemps insoupçonnée. Préfacé par Jacques Chiffoleau, le présent ouvrage regroupe douze essais, initialement parus entre 2005 et 2021, entièrement mis à jour et illustrés. À partir de trois axes directeurs – l’encadrement social et religieux, les cultures écrites, les croisades –, il s’agit de rendre compte des apports de l’auteur à l’histoire des villes, des sociétés aristocratiques, des pratiques administratives fondées sur l’écrit, de la seigneurie justicière, de la réception des croisades… Autant de questions que les riches archives produites par les commanderies ont permis d’envisager à nouveaux frais.

The military orders of the Hospital of St. John of Jerusalem and the Temple have historically remained at the periphery of academic scholarship, despite playing a pivotal role in the social and religious life of the twelfth and thirteenth centuries. Particularly well-documented in the South of France, this region became a focal point for this new form of religious life that arose in the aftermath of the First Crusade and the Gregorian Reform. Both orders established a dense network of commanderies that served as hubs for local society, fostering a rich cultural and spiritual life that has only recently been fully appreciated.

Featuring a preface by Jacques Chiffoleau, this volume compiles twelve essays originally published between 2005 and 2021, each thoroughly updated and illustrated. Organized around three primary themes—social and religious frameworks, written cultures, and the Crusades—the volume seeks to present a comprehensive account of the author’s contributions to the study of urban history, aristocratic societies, administrative practices, judicial lordship, and the reception of the Crusades. These topics, explored through the wealth of archival material produced by the commanderies, are reexamined to offer new insights.

Agrégé d’histoire (1996) et docteur de l’Université Lumière – Lyon 2 (2003), Damien Carraz est professeur d’histoire du Moyen Âge à l’Université de Toulouse 2 – Jean-Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA. Il a récemment publié Un commandeur ordinaire ? Bérenger Monge et le gouvernement des Hospitaliers provençaux au XIIIe siècle (Brepols, 2020), ainsi qu’une édition annotée du roman d’Eugène Nyon, Sybille, reine de Jérusalem (Lemme édit, 2023).

Informations pratiques :

Damien Carraz, Templiers et Hospitaliers en France méridionale (1100-1300). Encadrement social, cultures écrites, croisades, Lyon–Avignon, CIHAM-Éditions, 2024 ; 1 vol., 400 p. (Mondes médiévaux). ISBN : 978-2-95858-091-9. Prix : € 39,00.

Source : CIHAM-Éditions

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Conférence – Georg Jostkleigrewe, « Façade monarchique et fractures factionnelles. À la recherche des factions françaises au début de la Guerre de Cent Ans (XIIIe–XIVe siècles) »

10 octobre 2024, 18h00-20h00
Institut historique allemand

La conférence aborde un sujet souvent négligé: les factions à la cour royale française aux XIIIe et XIVe siècles. À l’aide d’exemples concrets, elle montre pourquoi il est difficile de mettre en évidence des oppositions factionnelles et comment cela permet néanmoins de mieux saisir les contextes et les évolutions politiques. En ce qui concerne la phase initiale de la Guerre de Cent Ans, la conférence présente un modèle d’analyse de ces oppositions et ouvre de nouvelles perspectives pour d’autres recherches sur la fin du Moyen Âge français, et au-delà.

Commentaire: Olivier Matteoni (univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne)


Conférence avec traduction simultanée (français/allemand).

Pour participer à la conférence en ligne, veuillez vous inscrire ici: 

https://maxweberstiftung.zoom.us/webinar/register/WN_E9YkwfYFRPabvBg_lMIK9Q#/registration
Pour la participation sur place, aucune inscription n’est nécessaire.

Source : Institut historique allemand

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