L’Institut Arthur Piaget propose une prochaine journée de formation consacrée au Latin médiéval le 24 octobre 2024. Elle sera dispensée par le Pr Cédric Giraud, professeur ordinaire de latin médiéval à l’Université de Genève.
Une bonne partie de la documentation médiévale, notamment celle conservée dans les archives, a été écrite en latin, langue millénaire de culture mais aussi langue du pouvoir. Issu du latin classique, le latin médiéval présente cependant des spécificités linguistiques et lexicales qui nécessitent une approche particulière.
Le but de la formation est donc de faciliter l’accès aux actes latins en donnant des outils d’analyse et en fournissant des conseils pratiques pour aborder une documentation diverse (chartes, actes de la pratique, cartulaires, chroniques et autres textes narratifs utiles à l’historien, etc.). La manière dont sont écrits et présentés les actes fera l’objet d’une attention propre. Un accent particulier sera également mis sur les bases de données disponibles en ligne, qui permettent d’aider au déchiffrement des actes et à leur compréhension.
La formation entend ainsi donner des clefs directement utilisables afin de rendre accessible la documentation latine présente dans les fonds patrimoniaux.
Tous les renseignements sont disponibles sur le site de l’Institut Arthur Piaget : https://www.iapiaget.ch/.
Intervenant : Cédric Giraud, professeur ordinaire de latin médiéval à l’Université de Genève Date, lieu : 24 octobre 2024, Archives de l’État de Genève Coût : 500 CHF (repas de midi compris) Contact : nr@iapiaget.ch
Lundi 23 septembre, 18h30 Yoan Boudes (Université de Rouen Normandie) Le texte-ménagerie : les bestiaires français, discours du savoir et du vivant
Lundi 7 octobre, 18h30 Evelyne Oppermann-Marsaux (Université Sorbonne Nouvelle) •Et il s’escrient tuit ensemble :“Or a lui !” Quelques propriétés de la parole collective et de ses modes de représentation dans la littérature médiévale.
Lundi 21 octobre, 18h30 Emmanuelle Poulain-Gautret (Université de Lille) •“C’est épique !” Muances d’un genre plus indispensable qu’il n’y paraît.
Lundi 25 novembre, 18h30 Yan Greub (Université de Genève) La variation régionale de l’ancien français. Un nouveau manuel.
En dressant un état de la fiscalité à Bologne entre la fin du XIIIe siècle et la première moitié du XIVe siècle, ce livre offre un éclairage remarquable sur le fonctionnement politique et administratif de l’une des villes les plus importantes et les plus peuplées de l’Europe médiévale.
Bologne offre un terrain d’étude très favorable en raison de la richesse documentaire de ses archives et d’un renouveau historiographique qui a permis de contextualiser aisément l’étude de la fiscalité urbaine. L’étude de plus de 200 registres de natures différentes, conservés à l’Archivio di Stato de Bologne, permet de montrer que dans le contexte de la guerre contre les seigneurs d’Este, ce sont la dépense publique et son difficile contrôle qui furent le vrai moteur des changements, la raison qui déstabilisa le pouvoir, força l’administration et les institutions à évoluer et poussa à la création de nouveaux outils et d’une nouvelle logique documentaire.
Marco Conti enseigne l’histoire médiévale à l’Université Bordeaux Montaigne. Ses principaux domaines de recherche sont la fiscalité médiévale et l’usage pratique de l’écriture.
Informations pratiques :
Marco Conti, Gouverner l’argent public. Finance, fiscalité et écritures comptables à Bologne, de la commune du peuple (1288) à la seigneurie des Visconti (1360), Bordeaux, Ausonius Éditions, 2024 ; 1 vol., 228 p. (Scripta Mediaevalia, 49). ISBN : 978-2-35613-609-1. Prix : € 19,00.
Les traditionnelles Journées d’études organisées par les Jeunes Chercheur·euses Médiévistes (JCM) se tiendront cette année les 13 et 14 mars 2025 à l’Université de Fribourg. Selon une perspective interdisciplinaire, elles seront consacrées au thème du jardin médiéval. Qu’ils soient alimentaires ou d’agrément, courtois ou philosophiques, d’amour ou de médecine, qu’ils soient Hortus Conclusus ou Deliciarum, les jardins médiévaux constituent un monde à défricher et à cultiver sous tous leurs aspects.
Le jardin se définit avant tout en tant qu’espace délimité d’une nature domestiquée pour la subsistance et le plaisir des personnes qui l’exploitent. Des jardins privés – vivriers ou d’agrément ; tels verger, courtil et maix –, aux jardins monastiques – Hortus Major et Hortus Minor – en passant par les grandes exploitations – hort, huertas, vegas –, les jardins comptent au nombre des invariants de la communauté médiévale, puisqu’indispensables à l’alimentation et aux soins. Dès lors, comprendre les usages des jardins médiévaux devient un enjeu majeur (Coulet 1976) : quelles cultures sont pratiquées et quels aménagements celles-ci nécessitent-elles (Bouby 2000 et Ruas 1990) ? Quelle place les jardins occupent-ils dans l’habitat humain et quelle valeur économique leur accorde-t-on ?
Du francique gard, lieu clos, le jardin médiéval se veut fermé, protégé de l’extérieur. Il est un sanctuaire d’harmonie et de civilisation, triomphant de la nature sauvage. C’est le refuge qui permet le secret de l’aveu d’amour tel qu’il s’illustre dans les textes courtois, les délices et le délassement (Coulet 1989), et l’éveil des sens (Floire et Blancheflor). C’est aussi le lieu des débuts, où la reverdie initie les romans (Vigneron 2002) et
lance les aventuriers sur les routes (Gottfried von Strassburg), lieu où se joue également l’estoire allégorique (Roman de la Rose, Le Songe du Verger). Comment faire le lien entre ces représentations fictionnelles et les pratiques sociales qu’elles problématisent ? Quelles sont les activités qu’on y pratique, les symboliques qui lui sont attachées et leurs implications dans le quotidien ?
Le jardin, c’est également, celui de l’Eden, de la Création, et ultimement, du Paradis : le jardin dont l’homme a été chassé et auquel il est destiné (Gesbert 2003). Lieu de promesse et de Salut, le jardin terrestre est toujours l’image du Jardin Originel créé et voulu par Dieu, dans sa pureté et sa virginité (McAvoy 2021), en témoignent les nombreuses représentations de la Vierge dans un jardin. Il n’est dès lors pas étonnant de voir se multiplier les jardins métaphoriques comme l’Hortus Deliciarum de Herrad von Landsberg, somme du savoir et de l’art, les jardins des connaissances (Vincent de Beauvais, Barthélémy l’Anglais), mais aussi les jardins de santé (Hildegard von Bingen, Albert le Grand), les jardins de plaisir (Piero de’ Crescenzi) tout comme les anthologies, bouquets et florilèges de textes (Le Jardin de plaisance et fleur de rhétorique, La Fleur des histoires).
Pour ces journées d’études, les JCM vous proposent d’explorer un ou plusieurs aspects des jardins médiévaux et de venir confronter vos recherches à d’autres, dans une perspective interdisciplinaire. Les présentations dureront une vingtaine de minutes, avec un intérêt tout particulier pour l’inclusivité linguistique. Ainsi, un support PowerPoint bilingue (langue de présentation + autre langue parmi le français, l’allemand, l’italien et l’anglais) vous sera demandé.
Nous invitons tous·tes les jeunes chercheur·ses médiévistes à nous faire parvenir leur proposition de contribution, d’une page, accompagnées de renseignements pratiques (titre du dernier diplôme obtenu, institution de rattachement, domaine de recherche), en format Word, d’ici au 15 novembre 2024 à l’adresse suivante : jcm.unifr@gmail.com.
From vegetables to the Hortus Conclusus. The medieval garden in all its forms
The traditional research seminar held by the Jeunes Chercheur·euses Médiévistes (JCM) are going to take place this year on the 13th and 14h of March 2025 at the University of Fribourg. From an interdisciplinary perspective, they will be dedicated to the theme of the medieval garden. Whether they are for food or for leisure, courtly or philosophical, for love or for medicine, whether they are Hortus Conclusus or Deliciarum, medieval gardens are a world to be explored and cultivated in all their aspects.
The garden is defined above all as a delimited space of domesticated nature for the subsistence and pleasure of the people who use it. From private gardens – for food or leisure, such as orchards, courtil and maix – to monastic gardens – Hortus Major and Hortus Minor – and large-scale farms – hort, huertas, vegas – gardens were an integral part of the medieval community, as they were essential for food and health. From then on, understanding the uses of medieval gardens became a major issue (Coulet 1976): what crops are grown and what facilities they require (Bouby 2000 and Ruas 1990)? What place gardens occupy in the human habitat and what economic value are placed on them?
From the Franconian word gard, enclosed place, the medieval garden is built to be closed, protected from the outside world. It is a sanctuary of harmony and civilization, triumphant over wild nature. It is the refuge that allows the secret confession of love as illustrated in courtly texts, delights and relaxation (Coulet 1989), and the awakening of the senses (Floire and Blancheflor). It is also the place of beginnings, where the reverdie initiates the novels (Vigneron 2002) and launches the adventurers on the roads (Gottfried von
Strassburg). It is also the place where the allegorical story is played out (Roman de la Rose, Le Songe du Verger). How can we make the link between these fictional representations and the social practices they problematise? What activities are carried out there, what symbolism is attached to it and what implications does it have for everyday life?
The garden is also the garden of Eden, of Creation, and ultimately of Paradise: the garden from which man was driven and to which he is destined (Gesbert 2003). A place of promise and salvation, the earthly garden is always the image of the original garden created and willed by God, in all its purity and virginity (McAvoy 2021), as evidenced by the many representations of the Virgin Mary in a garden. It is therefore hardly surprising to see the proliferation of metaphorical gardens such as Herrad von Landsberg’s Hortus Deliciarum, the sum of knowledge and art, as well as gardens of knowledge (Vincent de Beauvais, Bartholomew the Englishman), but also gardens of health (Hildegard von Bingen, Albert the Great), gardens of pleasure (Piero de’ Crescenzi) as well as anthologies, bouquets of texts (Le Jardin de plaisance et fleur de rhétorique, La Fleur des histoires).
For this event, the JCM invite you to explore one or more aspects of medieval gardens and to compare your research with that of others, from an interdisciplinary perspective. Presentations will last around twenty minutes, with a particular focus on linguistic inclusivity. You will be asked to provide a bilingual PowerPoint presentation (language of presentation + another language from among French, German, Italian and English). We invite all young medieval researchers to send us their proposal for a contribution, of one page, together with practical information (title of last degree obtained, institution to which they belong, field of research), in Word format, by 15th November 2024 to the following address: jcm.unifr@gmail.com.
Au Moyen Âge, la loyauté se distingue de la « foi » et de la « fidélité » par sa dimension juridique, même si la notion garde bien sûr une dimension concrète et religieuse. L’homme loyal est celui qui est fidèle à un engagement légal. Parmi tous les engagements légaux, la cérémonie de l’hommage est sans doute une des éléments structurants de la société médiévale. Pourtant, la loyauté qu’elle implique cause souvent des soucis, dès lors qu’elle rentre en conflit avec d’autres fidélités, ou avec ce que l’on considère comme son « bon droit ». La littérature médiévale regorge de récits de loyautés mises à l’épreuve, tiraillées.
Les loyautés partagées existent bien avant la fin du Moyen Âge : on a même inventé l’hommage lige pour tenter – sans succès – de les résoudre. Mais en France comme dans les pays voisins (Angleterre, Navarre, Castille), la question ne se pose jamais avec autant d’acuité que pendant la Guerre de Cent Ans. C’est l’époque des conflits fratricides, de la guerre civile de Castille (1351-1369) à la guerre entre Bourguignons et Armagnacs (1407-1435) ou la guerre des Deux roses (1455-1485). Les loyautés sont aussi partagées dans le cadre de conflits internationaux, comme le schisme pontifical (1378-1418) ou la guerre franco-anglaise. Les cas de seigneurs ou d’autorités urbaines qui naviguent entre les camps sont très nombreux, entre retournements de veste (cinq fois en cent ans pour les Albret) et stratégies familiales complexes pour plaire aux deux camps (chez les Grailly par exemple).
Face à ces conflits, de nouveaux liens de patronage politique apparaissent, sous la forme d’un « bastard feudalism » qui prend diverses formes selon les contextes nationaux. En France, comme l’a montré Peter Lewis, le phénomène s’accélère dans les années 1380, et provoque de plus en plus de conflits de loyautés, surtout à une époque où la monarchie a des intérêts qui s’opposent à ceux des grands féodaux.
Cette journée d’études a pour but de mieux comprendre comment ces loyautés partagées s’articulent avec les luttes de faction – certains ont même parlé de partis politiques – dans un Moyen Âge grandement acquis aux théories organicistes qui ne conçoivent le peuple que comme un seul corps devant obéir à un roi-tête, qui critiquent toute division d’opinion et qui condamnent tout ‘parti’ comme séditieux. Il s’agit d’inscrire les recherches dans une dimension comparative entre différentes régions, et de se décentrer du tropisme parisien trop présent dans les études sur le sujet en France, pour voir la manière dont la vie partisane a pu s’exprimer ailleurs en France.
Programme :
Mercredi 25 septembre
8h30 – Accueil
9h –Introduction
9h20 – Séance 1 : Loyautés partagées dans la France lancastrienne
9h20 – Anne Curry (University of Southampton). Loyalty and Conquest: the evidence of the Norman rolls of Henry V 1417-1422
10h10 Pause
10h30 – Eleanor Bailey (University of Sheffield). Appealing to loyalty: Courts, precedent, and lettres de rémission in Lancastrian Normandy, 1415-1437
11h20 – Rémy Ambühl (University of Southampton). Reconquête et loyauté : l’exemple de Rouen (1449)
12h15 – Repas
14h15 – Séance 2 : La noblesse française face aux guerres civiles.
14h15 – Pierre Courroux (Université de Pau et des Pays de l’Adour). Comment devient-on Bourguignon ? Le cas de Jean II Larchevêque, seigneur de Parthenay (1401-1427)
15h05 – Bertrand Schnerb (Université de Lille). Noblesse et rivalités princières dans le Nord de la France (v. 1410-v. 1420)
15h55 – Pause
16h15 – Justine Firnhaber-Baker (University of Saint Andrews). Echoes of the French succession dispute of 1316-17: The Navarrese faction and the Hundred Years War
17h05 Pot d’honneur au château
Jeudi 26 septembre
8h30 – Accueil
9h00 – Séance 3 : Propagande et prise de parti en France méridionale à la fin du XIVe siècle
9h00 – Paul Mironneau (Musée et domaine national du Château de Pau). « Adulatio » et loyauté. Quelques exemples autour du Prince Noir
9h50 – Vincent Challet (Université de Montpellier). Une voie étroite: les consulats languedociens entre Foix et Armagnac (circa. 1360- circa. 1390)
10h40 – Pause
11h00 – Visite du château
12h20 – Repas
14h00 – Séance 4: Loyautés partagées en péninsule Ibérique et en Gascogne
14h00 Ekaitz Etxeberria Gallastegi (Universidad del País Vasco). “The most important thing in war is opinion”. Military strategy and war propaganda in Late Medieval Castilian civil wars.
14h50 Íñigo Mugueta Moreno (Universidad Pública de Navarra). Loyautés politiques divisées et alliances changeantes dans le Royaume de Navarre: les factions agramontaise et beaumontais (1461-1493)
15h40 – Pause
16h00 Katy Bennett (University of York). ‘Natural’ lordship and ‘true’ faith: the language of loyalty in Gascon changes of allegiance during the Hundred Years War
16h50 – Mot de conclusion
Informations pratiques :
Du 25 sept. au 26 sept. 2024
Sous la direction de Pierre Courroux (ITEM UPPA), en partenariat avec la Bristish Academy.
Salle 50, Centre des colloques, Campus Condorcet, Place du Front populaire, Aubervilliers
12 octobre 2024, 9h00-17h00
Comité d’organisation : Justine Audebrand, université de Poitiers Julie Richard Dalsace, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / université de Tours
Comité scientifique : Paul Bertrand, Université Catholique de Louvain Geneviève Bührer-Thierry, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Sylvie Joye, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Octave Julien, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Programme :
9h : accueil des participant·e·s 9h15 : Justine Audebrand et Julie Richard Dalsace (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / université de Poitiers / université de Tours), Introduction
Première session : commandes et pouvoir du livre (9h30-10h45) Modération : Geneviève Bührer-Thierry (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP)
Emmanuelle Santinelli-Foltz (université Polytechnique des Hauts-de-France – LARSCH), « Le couple royal et la production manuscrite : le cas de Gerberge († 969) et Louis IV († 954) » Gaelle Bosseman (université Rennes 2 – Tempora), « Le rapport des femmes aux écrits eschatologiques dans l’Occident latin au Xe siècle »
Deuxième session : représenter le genre (11h-12h15) Modération : Émilie Kurdziel (université de Poitiers – CESCM)
Marie Métraud (université de Poitiers – CESCM), « Identité et autorité genrée. L’exemple des saintes patronnes de Marchiennes et de Hamage : analyse iconographique du manuscrit 849 B.M. Douai » Marcello Angheben (université de Poitiers – CESCM), « L’image d’Ève pénitente dans le manuscrit Junius 11 de la Bodleian Library et les pratiques dévotionnelles dans le monde anglo- saxon »
Troisième session : la production manuscrite au prisme du genre (14h30-16h30) Modération : Octave Julien (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP)
Florian Gallon (université Toulouse 2 – FRAMESPA), « Des moniales, des moines et des manuscrits dans le Nord-Ouest de la péninsule Ibérique au Xe siècle : essai d’approche comparée » María Encarnación Martín López (universidad de León), « En genre féminin. Le Codex de Leodegundia, religieuse et scribe hispanique du Xe siècle » Claire de Cazanove-Hannecart (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – LaMOP), « Le liber memorialis de Remiremont au Xe siècle »
Conclusion : Émilie Kurdziel (université de Poitiers – CESCM)
Conformément à la délibération de son assemblée générale du 25 mars 2022 et de son bureau du 27 novembre 2021, l’association des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ a choisi de proposer une bourse de thèse d’un montant de 500 euros en faveur des étudiants et étudiantes de doctorat menant une recherche sur l’épiscopat, le clergé des cathédrales et leurs officiers entre la fin du XIIe et le début du XVIe siècle, en France (frontières actuelles).
Les candidats et candidates, à l’issue de leur première année de doctorat, pourront soumettre un dossier de candidature qui sera examiné par le bureau de l’association. Ce dossier sera composé d’un curriculum vitæ et d’une présentation de la recherche du candidat ou de la candidate (3 à 5 pages) précisant notamment l’emploi prévu de l’aide sollicitée. Le dossier devra nous parvenir pour le 1er octobre de chaque année, dernier délai, au courriel du président de l’association, ci-dessous. L’aide sera accordée au mois de janvier de l’année suivante. Sauf exception, une seule aide sera allouée chaque année par l’association.
En contrepartie, la ou le bénéficiaire s’engagera à venir présenter sa recherche lors de l’une des journées d’étude annuelles des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ, par exemple la dernière année de préparation de son doctorat.
Le bureau de l’Association des Fasti Ecclesiæ Gallicanæ :
La Devotio moderna est un mouvement spirituel apparu aux Pays-Bas vers la fin du XIVe siècle et dont Gérard Groote est l’initiateur. Cette forme nouvelle, moderne, de piété va connaître son plus grand développement au XVe siècle, étendant alors son influence jusqu’en Allemagne et en France, avant de décliner au XVIe siècle. Ce courant privilégie la spiritualité personnelle, individuelle, sur le conformisme de la vie religieuse collective. Par son rejet des rites liturgiques et des œuvres extérieures, il annonce en quelque manière la Réforme. Érasme sera fortement influencé par cette spiritualité. C’est en son sein qu’a été rédigée l’Imitation de Jésus-Christ, le livre le plus lu après la Bible.
Benoît Beyer de Ryke est actuellement collaborateur scientifique à l’Université libre de Bruxelles. Il est Membre de l’Équipe de recherche sur les mystiques rhénans (Université de Lorraine), membre du Réseau des médiévistes belges de langue française, ainsi que de la Société internationale pour l’étude de la philosophie médiévale. Il est spécialiste d’histoire de la spiritualité et d’histoire culturelle et intellectuelle du Moyen Âge occidental.
Séminaire de recherche – Master Histoire Cultures et idéologies politiques, fin du Moyen Âge – Première modernité (Semestre 1/3 – 2024-2025)
Séminaire de 10h à 12h en salle de séminaire de l’IRHiS Pour la visio-conférence, contacter : elodie.lecuppre@univ-lille.fr
Programme :
Mercredi 18 septembre É. Lecuppre-Desjardin (ULille) et J. Sailler (ULille) Une diplomatie rythmée : les multiples temporalités de la Paix d’Arras (1425)
Mercredi 25 septembre J.-B. Santamaria (ULille) Le gouvernement à distance de Marguerite de France
Mercredi 2 octobre J.-B. Santamaria (ULille) L’obscur ennemi : temps et corruption à l’Automne du Moyen Âge
Mercredi 16 octobre M. Meiss (ULille) L’invention de nouvelles modes, un péché très nécessaire ?
Mercredi 23 octobre F. Lachaud (Sorbonne Université) Espaces et temporalités du pouvoir à Londres, XIIe-XIIIe siècle
Mercredi 6 novembre A. Wilkin (ULB) Entre pénurie et abondance. Contrôler le temps, délimiter les espaces du marché au bas Moyen Âge dans les anciens Pays-Bas méridionaux
Mercredi 13 novembre C. Loubet (ULille) Ce que les chansons de geste tardives nous disent des mutations de la noblesse (XIVe-XVe siècle)
Mercredi 20 novembre B. Schnerb (ULille) Présentation de son dernier opus : Philippe le Bon, le plus fastueux des ducs de Bourgogne (Tallandier) et introduction du film Henry V (Laurence Olivier, 1944)
Mercredi 27 novembre Jacky Theurot (Université de Franche-Comté) Dole, la construction d’une capitale comtoise par Philippe le Bon (années 1420-1430)
Mercredi 4 décembre Projection du film de Laurence Olivier,Henry V (1944)
Openbare Bibliotheek Brugge (OBB) doet een oproep naar een stagiair in het kader van een beroepsinlevingsstage (BIS). Als landelijk erkende erfgoedbibliotheek biedt OBB een betaalde stage aan voor een medewerker tentoonstellingen.
Via een BIS-stage krijg je de kans om van dichtbij kennis te maken met de erfgoedcollectie en met de werking van de erfgoedbibliotheek. Doorheen de stage doe je daarenboven werkervaring op in een erfgoedbibliotheek en maak je van binnenuit kennis met haar ruimere netwerk.
Stage
Voltijds, voor een periode van 6 maanden. De stage gaat bij voorkeur in op 1 november 2024.
Project
De OBB bereidt samen met Musea Brugge een tentoonstelling voor over middeleeuwse getijdenboeken en hun relatie tot middeleeuwse portretten. De tentoonstelling zal plaatsvinden in het Groeningemuseum (Musea Brugge) van april 2025 tot oktober 2025. Bijhorend bij de tentoonstelling wordt ook de publicatie van een boek voorzien. Als stagiair werk je mee aan de voorbereiding van de tentoonstelling en ondersteun je het volledige proces hiervan: je denkt mee na over hoe theoretische kennis op een publieksgerichte manier kan vertaald worden, je neemt actief deel aan werkvergaderingen, ondersteunt administratief, je doet redactiewerk, ondersteuning bij communicatie.
Inhoud van de stage
Je maakt deel uit van de stuurgroep van de tentoonstelling voor de praktische en inhoudelijke voorbereiding:
Ondersteuning van projectmanagement (agendabeheer, financiële planning en rapportering, opvolgen werkvergaderingen, …);
Procesopvolging en coördinatie van de samenwerking met interne en externe partners, vb. Vormgever;
Meewerken aan interne en externe communicatie, in teamverband met de communicatiemedewerkers van OBB en Musea Brugge;
Redactiewerk;
Organisatie van events (bv. openingsavond), in samenwerking met de teams publiekswerking OBB en Musea Brugge;
Voorbereiding van publiekswerking.
Voor deze opdrachten word je professioneel en persoonlijk begeleid en werk je in eerste instantie nauw samen met de curator handschriften van de OBB. Daarnaast zijn andere medewerkers van het erfgoedteam, medewerkers van Musea Brugge en de technische ploeg van het magazijn je dichtste collega’s.
Jouw profiel
Je beantwoordt aan de profielvereisten en beschikt minstens over een bachelorsdiploma in de humane wetenschappen;
Je hebt een sterke interesse in boekenerfgoed;
Affiniteit met middeleeuwse kunst, religie, cultuur strekt tot aanbeveling;
Je werkt planmatig en je kan goed organiseren;
Je communiceert vlot in het Nederlands en Engels, zowel schriftelijk als mondeling;
Je weet van aanpakken, bent resultaatgericht en volgt taken nauwkeurig op;
Je denkt probleemoplossend;
Je bent leergierig en je hebt zin voor initiatief;
Je kan efficiënt werken met kantoortoepassingen zoals MS Office. Nieuwe software maak je je snel eigen;
Je voelt je thuis bij de kernwaarden van de organisatie: samenwerken, klantgerichtheid, resultaatgerichtheid, flexibiliteit, analyse en empathie.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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