Appel à contribution – Carthusians and Images. New Perspectives on Religious Art and Devotional Culture in the Late Medieval and Early Modern Charterhouse / Les chartreux et les images. Nouvelles perspectives sur l’art et la culture dévotionnels cartusiens à la fin du Moyen Âge et durant la première modernité.

Leuven, KartHuis (Tervuursevest 242c) Belgium
15-17 may 2025

Deadline for submitting a proposal: 30 September 2024

Contact and Information: ingrid.falque@uclouvain.be / tom.gaens@uantwerpen.be

Organizers: Isabel Barros Felix (UCLouvain, GEMCA) Ingrid Falque (FNRS/UCLouvain, GEMCA) Tom Gaens (Ruusbroec Institute, UAntwerpen) Naïs Virenque (UCLouvain, GEMCA)

Malgré les affirmations de simplicité des fondateurs de l’ordre des chartreux, images et œuvres d’art sont très largement présentes dans les monastères cartusiens, en particulier à la fin du Moyen Âge et durant la première modernité.
À la fin du Moyen Âge, l’ordre cartusien connaît une expansion considérable ; les chartreuses sont alors souvent construites en lisière des villes et dépendent en grande partie des dons provenant de riches bienfaiteurs et bienfaitrices, nobles et patricien·nes. En échange de ce soutien financier, ces personnes attendent des moines et des moniales – qui sont alors considéré·es comme une élite spirituelle – qu’ils et elles prient pour le salut de leurs âmes. Par ailleurs, l’engagement des chartreux dans les processus de réforme religieuse implique des interactions croissantes avec le monde extérieur.

Pendant longtemps, les chercheurs et chercheuses ont supposé que la présence d’œuvres d’art dans les chartreuses s’explique avant tout par l’influence de ces bienfaiteurs et bienfaitrices. Cependant, cette hypothèse tend aujourd’hui à être révisée. Une plus grande considération est accordée à l’implication des moines et des moniales dans le programme visuel de leurs monastères, ce qui conduit à jeter un regard nouveau sur le mécénat des chartreuses. En outre, il existe des preuves de la présence de petites images de dévotion, peintes ou sculptées, dans les cellules. De même, un nombre considérable de manuscrits enluminés et de livres imprimés comportant des illustrations d’origine cartusienne ont été conservés. Tout ceci suggère que les images religieuses, dans toute leur diversité et leur variété, ont servi de support à des pratiques contemplatives et méditatives, au même titre que les textes.

Dans le cadre de cette conférence, nous souhaitons explorer plus avant ces nouvelles pistes de recherche et ouvrir de nouvelles voies afin de mieux cerner le rôle des œuvres d’art et des images dans les chartreuses européennes (c. 1350-1700). Les communications aborderont ces questions et pourront inclure un ou plusieurs des axes suivants, sans y être limitées :

– Pratiques méditatives et dévotionnelles recourant aux images en contexte cartusien ; – Expériences de l’art et des images dans les chartreuses ;
– Discours d’auteur·es cartusien·nes sur l’imagerie religieuse ;
– Cultures matérielles et/ou visuelles des chartreuses ;

– Activités artistiques des moines et moniales cartusien·nes ;
– Regards novateurs sur le mécénat en chartreuse ;
– Approches comparatives de l’art cartusien (avec d’autres ordres monastiques) ;
Les communications pourront être présentées en anglais (de préférence), mais aussi en français ou en allemand. Les participant·es auront la possibilité de publier un article dans un volume collectif. Si vous souhaitez participer à ce colloque, veuillez envoyer votre proposition de communication (max. 500 mots) accompagnée d’un bref CV ou d’une biographie avant le 30 septembre 2024 à : ingrid.falque@ uclouvain.be et tom.gaens@twelvemonks.be
La conférence aura lieu à KartHuis, le site de l’ancienne chartreuse de Louvain, du 15 au 17 mai 2025 et se tiendra dans le contexte de la célébration du 600e anniversaire des universités de Louvain-la- Neuve et de Louvain.

Despite the assertions about simplicity by the founding fathers of the Carthusian order, charterhouses readily displayed images and works of art, especially during the late Middle Ages and Early Modernity. In the late Middle Ages, the Carthusian order underwent considerable expansion; charterhouses were then frequently built in the neighbourhoods of cities and depended largely on the donations of wealthy noble and patrician benefactors. In exchange for this financial support, these benefactors expected the monks—who were then considered as a spiritual elite—to pray for the salvation of their souls. Also Carthusian entanglements in religious reform implied increasing interactions with the outside world. For a long time, scholars assumed that the presence of artworks in charterhouses should first and foremost be explained by the influence of these benefactors. However, this assumption tends now to be revised and greater consideration is given to the involvement of the monks in the visual programme of their monasteries, leading to take a fresh look at patronage of charterhouses. Furthermore, there is also evidence of the presence of small devotional images, painted or sculpted, in the monks’ cells. Similarly, a considerable number of illustrated manuscripts and printed books with a Carthusian provenance have been preserved, suggesting that the images may have served as a support for contemplative and meditative practices, just like texts did.

In this conference, we would like to explore these new lines of research further and open up new avenues for understanding the role of works of art and images in Carthusian monasteries (c. 1350- 1700). We invite papers from scholars (including advanced graduate students) whose work addresses topics including, but not limited to:

  • –  Image-based meditative and devotional practices in the Carthusian context;
  • –  Experiences of art and images in the charterhouses;
  • –  Discourses on imagery by Carthusian authors;
  • –  Material and/or visual cultures of charterhouses;
  • –  Artistic activities of Carthusian monks and nuns;
  • –  Innovative looks at Carthusian patronage;
  • –  Comparative approaches to Carthusian art (with other monastic orders); Papers can be presented preferably in English, but also in French, or German. Presenters will have the opportunity to publish a refereed article in a dedicated volume. If you are interested to participate, please send your paper proposal (max. 500 words) and title accompanied by a short CV or bio before 30 September 2024 to: ingrid.falque@uclouvain.be and tom.gaens@uantwerpen.be. The conference will take place in KartHuis, the former charterhouse of Leuven, on 15-17 May 2025 and will be held in the context of the 600th birthday celebration of the universities of Louvain-la-Neuve and Leuven.
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Publication – « Fasti Ecclesiae Gallicanae », t. 24, Monique Maillard-Luypaert, « Diocèse de Cambrai »

Les Fasti Ecclesiae Gallicanae présentent, pour chaque diocèse de France entre 1200 et 1500 :
– des notices biographiques des évêques, auxiliaires de l’évêque, dignitaires et chanoines prébendés du chapitre cathédral,
– des tables chronologiques pour les évêques, leurs auxiliaires, les dignitaires et les chanoines du chapitre cathédral,
– une présentation des institutions diocésaines et des sources, avec une bibliographie,
– quelques notices faisant le point sur les aspects particuliers de chaque diocèse.

Les notices biographiques présentées dans ce volume concernent les vingt et un évêques qui ont occupé le siège de Cambrai et plus de mille clercs qui ont été leurs collaborateurs dans la gestion du diocèse, évêques auxiliaires, vicaires, officiaux, dignitaires et chanoines de la cathédrale Sainte-Marie entre 1200 et 1500. Dans une cité épiscopale qui a perdu sa cathédrale gothique détruite à la Révolution et qui est encore trop peu fouillée par les archéologues, les recherches effectuées dans les fonds d’archives permettent de présenter plusieurs notices relatives au quartier cathédral, à l’enclos capitulaire, aux maisons canoniales, au palais épiscopal, au bâtiment de l’officialité, ainsi qu’aux bibliothèques du chapitre et des chanoines.

Les Fasti Ecclesiae Gallicanae, ce sont aussi des chercheurs, débutants ou confirmés, rassemblés dans une équipe qui se réunit une fois par an ainsi qu’une base de données réunissant actuellement plus de 19 200 ecclésiastiques, enrichie chaque jour, qui doit être mise en ligne et diffusée sur le site Brepolis de Brepols Publishers. L’équipe dispose d’un site web offrant de nombreuses informations sur ses activités : https://fasti.huma-num.fr/

Informations pratiques :

Fasti Ecclesiae Gallicanae, t. 24, Monique Maillard-Luypaert, Diocèse de Cambrai, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., VIII–805 p. ISBN : 978-2-503-60221-9. Prix : € 85,00.

Source : Brepols

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Publication – Alan M. Stahl, « The House of Condulmer. The Rise and Decline of a Venetian Family in the Century of the Black Death »

How a lower patrician Venetian family strove for status and wealth over the course of the fourteenth and early fifteenth centuries

The House of Condulmer tells the story of a lower patrician Venetian family in the wake of the Black Death, as they strove for status and wealth over the course of the fourteenth and early fifteenth centuries. The Condulmers experienced mixed fortunes in their efforts at social mobility. Exiled after their participation in a failed revolt against the Venetian state, they nevertheless managed to accrue a great deal of wealth in the period before the Black Death. In the aftermath of the plague, which ravaged Venice and wiped out many lines of the family, the fortune of the Condulmers was concentrated in two main branches, whose members are the subject of this book.

Through original research drawing on hundreds of unpublished archival sources, Alan M. Stahl traces the careers and changing personal circumstances of five members of the Condulmer family: Jacobello, who used his civic participation and donations to achieve noble status for himself and his descendants but impoverished himself and his family in the process; Vielmo, a moneychanger who paraded around in the trappings of wealth, attempting to imitate the appearance of his noble cousins; Franceschina, who used her power over dowries to get noble husbands for her daughters and stepdaughters; Simoneto, who achieved great wealth through Mediterranean commerce but lost it in the crash of the bank in which he was a partner; and Gabriele, who would eventually become one of the most consequential and reviled popes of the Renaissance, Eugene IV.

The House of Condulmer brings readers into the world of intrigue, finance, religion, and plague in medieval Venice, capturing the vicissitudes of life in the one of the wealthiest cities of the world on the eve of the Renaissance.

Alan M. Stahl is Curator of Numismatics and Lecturer in the Departments of Art and Archaeology, Classics, and History at Princeton University.

Informations pratiques :

Alan M. Stahl, The House of Condulmer. The Rise and Decline of a Venetian Family in the Century of the Black Death, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2024 ; 1 vol., 224 p. (The Middle Ages Series). ISBN : 9781512826197. Prix : USD 45,00

Source : University of Pennsylvania Press

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Podcast – Xavier Rousseaux et Quentin Verreycken, « Peut-on faire une histoire de la violence ? »

Plus que jamais, la violence interroge les citoyens. Perçue comme un éternel problème de société, la violence intéresse aussi les chercheurs et chercheuses depuis de nombreuses années. Une question, en particulier, passionne les scientifiques : sommes-nous moins violents que nos ancêtres et, si oui, pourquoi ? Autrement dit, est-ce que la violence a une histoire ? Parmi les historiens et historiennes, l’hypothèse du déclin de la violence quotidienne depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui s’est d’abord construite autour de la théorie du processus de civilisation des mœurs du sociologue allemand Norbert Élias, puis renforcée par des études statistiques montrant une diminution des taux d’homicides dans les sociétés européennes au cours des six cent dernières années. Cette interprétation de l’évolution des comportements violents a néanmoins fait l’objet de nombreuses critiques, relancées par les apports récents en criminologie, biologie et neurosciences. Cette conférence au Collège Belgique vise ainsi à faire le bilan de ces débats, en s’interrogeant sur comment faire l’histoire de la violence au XXIe siècle.

Xavier Rousseaux est historien et sociologue, spécialiste d’histoire du crime et de la justice. Il a publié des ouvrages sur l’histoire de la justice dans les villes médiévales, à la Révolution française et après la Première Guerre mondiale. Il est actuellement professeur à l’Université catholique de Louvain et directeur de recherches FNRS.

Quentin Verreycken est docteur en Histoire de l’Université catholique de Louvain et de l’Université Saint-Louis – Bruxelles. Actuellement, il est chargé de recherches F.R.S.-FNRS et professeur invité dans ces deux universités. Il a précédemment séjourné aux universités de Southampton, Harvard et Münster. Il est l’auteur de « Pour nous servir en l’armée. Le gouvernement et le pardon des gens de guerre sous Charles le Téméraire, duc de Bourgogne (1467-1477) » (Presses universitaires de Louvain) et « Crimes et gens de guerre au Moyen Âge. Angleterre, France et principautés bourguignonnes au XVe siècle » (Presses universitaires de France).

Source : YouTube

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Publication – Johannes Eckhart (Maître Eckhart), « Révéler la Lumière cachée. Derniers sermons allemands et autres écrits rhénans », trad. Éric Mangin

« Toutes choses s’écoulent au-dehors comme une lumière qui révèle la lumière cachée. » Conjuguer distance et proximité ; transcrire avec de simples mots une expérience dépassant tout ce qui peut en être dit, et reconnaître combien la vie humaine porte en elle la trace d’un infini : tel est peut-être le paradoxe auquel tente de répondre la pensée rhénane dont Maître Eckhart (1260-1328) est incontestablement l’un des plus grands représentants.

Ce livre réunit pour la première fois ses derniers sermons allemands authentifiés par la critique, ainsi que trois sermons pseudo-eckhartiens dont le magnifique commentaire du verset : Cherchez en premier le royaume de Dieu (Mt 6,33). Ainsi s’achève un travail commencé il y a cinquante ans avec la publication du premier volume des Sermons traduits par Jeanne Ancelet-Hustache.

Lire aujourd’hui les Sermons allemands de Maître Eckhart, c’est entrer dans un atelier d’orfèvre. On apprécie la mise en forme des idées par le langage, la précision des concepts philosophiques et théologiques, et on admire la beauté d’un esprit qui s’affranchit de toute limitation.

Traduit de l’allemand, présenté et annoté par Eric Mangin.

Eric Mangin est philosophe et théologien. De Maître Eckhart, il a notamment traduit et présenté le Commentaire du Notre Père (Arfuyen, 2005), La Mesure de l’Amour. Sermons parisiens (Seuil, 2009), et Sermons, traités, poème. Les écrits allemands (Seuil, 2015). Il est l’auteur de plusieurs essais dont Maître Eckhart ou la profondeur de l’intime (Seuil, 2012) et La Nuit de l’âme. L’intellect et ses actes chez Maître Eckhart (Vrin, 2017).

Informations pratiques :

Johannes Eckhart (Maître Eckhart), Révéler la Lumière cachée. Derniers sermons allemands et autres écrits rhénans, trad. Éric Mangin, Paris, Seuil, 2024 ; 1 vol., 208 p. ISBN : 978-2-02153-730-7. Prix : € 21,00.

Source : Seuil

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Prix – Romanesque Research Award/Prix de recherche de l‘Art roman 2024

The European Romanesque Center (Europäisches Romanik Zentrum, ERZ) awards outstanding international research of emerging young scholars on the field of the Romanesque period. The award is donated by the Stiftung Saalesparkasse (Halle).

The award aims to promote, to honour and encourage graduated junior researchers contributing to the study of art and architectural history, archaeology, history, history of theology and liturgy, history of the literature or the law of the early and high Middle Ages.

Only unpublished dissertations will be considered (PhD thesis). The award is supposed to promote graduates. It is valued at 2,000 EUR. The members of the ERZ’s international advisory board and the executive board will co-judge to the selection of the awardee. Accepting the award, the winner is encouraged to give a public lecture at the ERZ.

Please send your application (CV, certificates, references, list of publications), a digital copy of the PhD thesis (PDF), including an abstract and the academic evaluations, until 17 July 2024 to:

Prof. Dr. Ute Engel
Europäisches Romanik Zentrum
c/o Institut für Kunstgeschichte und Archäologien Europas
Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg
Emil-Abderhalden-Str. 26-27
E-Mail: sekretariat@romanik-zentrum.eu

Source : Medieval Art Research

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Publication – « Florilège des Archives de l’État à Tournai », éd. Romy Gouverneur

L’année 2024 célèbre le 60e ­anniversaire de la création du dépôt « moderne » des Archives de l’État à Tournai. Hasard du calendrier, 2024 coïncide également le départ à la retraite de l’archiviste Bernard Desmaele qui fut pendant vingt-cinq ans à la tête de ce temple de la mémoire collective. Pour célébrer ce double évènement, les Archives de l’État ont marqué le coup avec la publication d’un nouvel ouvrage mettant en lumière une sélection de documents parmi les plus emblématiques et les plus caractéristiques des collections tournaisiennes.

Sélectionnés pour leur esthétique, leur forme atypique ou leur contenu original, ces pièces d’archives exceptionnelles reflètent les spécialités et les sensibilités de 29 auteurs parmi lesquels des archivistes, des historiens et des passionnés d’histoire régionale. Ces derniers ont été invités à choisir et commenter une pièce d’archive ayant une valeur significative à leurs yeux, en fonction de leur domaine de recherche ou simplement d’après leur appréciation personnelle. Ils devaient, en outre, choisir un document conservé dans les fonds et collections des Archives de l’État à Tournai ou, à défaut, un document concernant une localité située dans l’arrondissement judiciaire de Tournai mais conservé dans un autre dépôt.

Connues ou moins connues, ces archives produites entre le XIIe siècle et les années 1990 couvrent des sujets aussi riches que variés. Nous y retrouvons notamment, la charte de Raoul III de Saint-Médard de Soisson au profit de l’abbaye de Saint-Martin (1106-1119), considérée à ce jour comme le plus ancien document original conservé aux Archives de l’État à Tournai, mais aussi :

  • Le cartulaire de l’Abbaye de Ghislenghien (1297-1310)
  • Le Terrier de la Table des Pauvres de Saint-Brice à Tournai (1288)
  • Le censier de l’abbaye Saint-Martin de Tournai (1346)
  • Le liber catenatus de la paroisse de Pecq (1471)
  • L’acte de fondation du couvent des Franciscaines de Blicquy (1527)
  • Le registre des plaids de l’Échevinage de Bruyelle (1531-1532)
  • Le terrier de la seigneurie de Dottignies (1601)
  • La bulle d’indulgences pour la confrérie du Mont-Carmel de Forest (1712)
  • Le Diplôme maçonnique délivré au peintre tournaisien Piat Sauvage (1807)
  • Le plan de la Manufacture impériale et royale de Tapis de Tournai (1828)
  • Les plans du théâtre néo-classique de Tournai (1854)
  • Le tapuscrit original de La vallée infernale par Henri Vernes (1953)
  • Les caricatures de Watkyne (1990)

Riche de 128 pages, le Florilège des Archives de l’État à Tournai est une invitation à la flânerie et à la découverte des nombreux trésors archivistiques que recèle la Wallonie picarde. Il s’articule autour d’une sélection de cinquante documents historiques présentés chronologiquement et accompagnés d’une courte notice qu’il vous plaira de découvrir et d’apprécier.

Publié chez 180° éditions, l’ouvrage est le deuxième opus d’une collection destinée à s’étoffer dans les années à venir.

Cette publication est vendue au prix de 20 € aux Archives de l’État à Tournai ainsi qu’à l’Office du Tourisme de Tournai.

Florilège des Archives de l’État à Tournai, éd. Romy Gouverneur, Bruxelles, Archives de l’État à Tournai, 2024.

Source : Archives de l’État

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Publication – « La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle », t. 2, « Manuscrits conservés », 4e partie, éd. Jean-Pierre Rothschild, Caroline Heid

La bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux fut un centre de première importance de la vie spirituelle et intellectuelle en France et en Europe au Moyen Âge. André Vernet en a édité les anciens catalogues en 1979 dans la collection « DER » (La bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIau XVIIIe siècle, t. I) et ses collaborateurs de la section de codicologie de l’IRHT, Jean-Paul Bouhot et Jean-François Genest, y ont publié en 1997 les notices descriptives de plus de la moitié des mille et quelques manuscrits subsistants du catalogue de 1472 : t. II, 1re partie, Manuscrits bibliques, patristiques et théologiques. La section latine de l’IRHT a continué ce programme à partir de 2007, ayant à décrire de nombreux recueils de pièces multiples : florilèges, sermonnaires, collections hagiographiques, livres liturgiques. En 2021 est paru sous la direction des présents éditeurs le t. II, 3e partie, Sermons et instruments pour la prédication (prix Duchalais de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 2023), premier publié de quatre volumes qui couvriront en outre, selon l’ordre des cotes du catalogue de 1472, d’autres manuscrits de sermons (t. II/2) ; diverses disciplines (t. II/4, ce volume) ; la liturgie (t. II/5).

147 manuscrits sont ici décrits, de droit (66), médecine (8), grammaire (12), logique (5), rhétorique (9), poésie (15), philosophie (25), usages monastiques (7). Le détail des notices est de nature à éclairer l’histoire de l’enseignement du droit à Paris et à Orléans, les traditions de gloses des textes classiques et philosophiques, la prosopographie de Clairvaux et enfin l’histoire de sa bibliothèque, en partie le produit de son scriptorium, mais aussi ensemble organisé et vivant du XIIe au XVIIIe siècle.

Informations pratiques :

La Bibliothèque de l’abbaye de Clairvaux du XIIe au XVIIIe siècle, t. 2, Manuscrits conservés, 4e partie, éd. Jean-Pierre Rothschild, Caroline Heid, Paris, CNRS Éditions, 2024 ; 1 vol., 424 p. (Documents, études et répertoires). ISBN : 978-2-27115-158-2. Prix : € 120,00.

Source : CNRS Éditions

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Exposition – “Ars Athletica” : activités physiques et sportives de l’Antiquité au Moyen Âge

L’Archéo’site Les Rues-de-Vignes propose durant 6 mois, l’exposition “Ars athletica : activités physiques de l’Antiquité au Moyen Âge”.

Cette exposition vous invite à découvrir l’évolution de la pratique physique à travers le temps. Le circuit de visite constitué de panneaux, de représentations d’athlètes, de fac-similés d’objets et d’accessoires antiques et médiévaux vous permettra de vous mettre dans la peau de ceux qu’on nommerait aujourd’hui les sportifs.

Les lieux du sport n’auront plus de secret pour vous grâce aux maquettes des infrastructures qui étaient édifiées pour accueillir les jeux antiques. Cette exposition fera également une part belle à la gladiature qu’on pourrait concevoir aujourd’hui comme un sport de haut niveau.

La société du Moyen Âge était aussi, physiquement active. La chasse, l’équitation, le tir à l’arc et les jeux d’adresse contribuaient à l’entraînement et à la formation du guerrier tandis que des pratiques plus communes : le patinage, la luge, la nage, la course, la marche, le saut, la grimpe et les jeux de balles divers comme la soule ou la paume, témoignent de la persistance de l’activité corporelle dans toutes les couches de la société médiévale. 

Exposition : “Ars Athletica” : activités physiques et sportives de l’Antiquité au Moyen Âge
Dates : du 20 avril au 29 septembre 2024
Lieu :
Archéo’site Les Rues-des-Vignes
882 Rue Haute
59258 Les Rues-des-Vignes

Source : Nordoc’Archéo

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Appel à contribution – La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (XIIème-XVème siècle) : 30 ans après le colloque de Douai

Colloque international
4-6 Juin 2025 – Beauvais (Oise)

La céramique très décorée, également nommée « highly decorated » dans les pays anglo-saxons ou « hoogversierd aardewerk » en néerlandais, est une production céramique qui se caractérise par un répertoire décoratif riche. Même si cette catégorie singulière est reconnue dès les années 30 par des chercheurs anglais et néerlandais[1], sa terminologie n’apparaîtra véritablement que dans les années 80. Frans Verhaeghe en donnera la toute première définition en 1989 : « Toujours complexe, elle consiste en une combinaison d’au moins deux types de décor morphologiquement et techniquement différents »[2]. Il insiste sur la fonction ostentatoire de la décoration et sur l’importance de la chronologie qui est un critère essentiel de cette classe d’objets. Les données convergent pour une apparition située dans le courant du XIIe siècle. En l’état actuel des recherches, elle semble disparaitre en tant que classe spécifique au milieu du XIVe siècle dans l’ancien comté de Flandre mais y connaît plus tard diverses « survivances » techniques et morphologiques tandis que la réalité des autres zones géographiques diffère et montre un intervalle temporel élargi englobant aussi le XVe siècle. Il s’agit d’une catégorie de céramique décorative observée principalement dans l’Europe du Nord-Ouest : sur le territoire français actuel, on en retrouve du Bassin parisien jusqu’au Nord et de la Normandie au Jura voire le Lyonnais ; à l’échelle internationale, elle est recensée en Irlande, Angleterre, Luxembourg, Belgique, Allemagne, Norvège, Suède, Pays-Bas, Danemark, Roumanie, Pologne et la liste n’est sans doute pas exhaustive.

30 ans après le colloque de Douai intitulé « La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (Xème-XVème siècle) » qui s’est déroulé en avril 1995, les recherches sur « la céramique très décorée » méritent un renouvellement des connaissances. Ce premier colloque n’a pas donné lieu à une véritable synthèse du sujet mais a permis de présenter l’ « actualité de la recherche »[3] à travers des communications à l’échelle d’une ville (Metz, Arras et Douai), au niveau régional (Normandie, Beauvaisis et Champagne) et même national (Pays-Bas et Danemark). Ces deux dernières communications ont d’ailleurs permis de souligner le caractère international du sujet. Plusieurs thématiques communes sont reprises dans chacun de ces articles : la présentation des productions locales, la description précise des décors observés dans chaque zone géographique, la diffusion des produits, les différentes catégories d’objets portant ces décors, les analyses physico-chimiques sur les argiles réalisées de façon quasi-systématique, la datation et l’évolution de cette classe particulière de céramique. Autant de problématiques qui, avec le développement de l’archéologie préventive de ces vingt dernières années, peuvent largement être reprises, abondées et faire l’objet de premières synthèses.     

Ce colloque se donne donc pour ambition de refaire le point sur cette production qui a été un phénomène européen du XIIe au XVe siècle. La chronologie constitue une des questions à approfondir lors de ces journées et doit être abordée de manière transversale à travers les différents thèmes proposés. Il faudra en comprendre la genèse. Quand apparaissent ces récipients à décor élaboré ? Quels sont les précurseurs techniques (peinture, décor à la molette…) ? Il conviendra aussi bien sûr, d’en définir le déclin et d’en analyser les causes multifactorielles (politiques, économiques, sociales…). La question des acquis et des survivances techniques avec, notamment l’apparition de nouveaux objets et de nouveaux décors à la fin du Moyen Âge et au début de l’époque moderne, peut également être approfondie. En effet, à une échelle diachronique, il serait intéressant de souligner les influences et les héritages de la « très décorée » (techniques, inspirations…).

L’aspect géographique, toujours dans une perspective transverse, est également fondamental dans toutes les réflexions qui vont être menées. La céramique « très décorée » est désormais clairement identifiée dans les régions autour de la mer du Nord et plus largement de l’Europe du Nord-Ouest. Il convient là aussi de questionner les zones en marge (régions de tradition méditerranéenne ou baltique) pour une meilleure appréhension des limites spatiales de sa production et/ou de sa diffusion. À une échelle plus fine, ce type de céramique (formes et décors) montre des spécificités régionales particulièrement marquées qu’il apparaît primordial de définir, tant sur le plan technique et typologique que chronologique. C’est à la lecture de ces différentes synthèses régionales que se dessinera une origine de la « très décorée » mais aussi une diffusion, des rythmes spécifiques avec des écarts de datation sans doute importants entre régions mais aussi la mise en évidence de particularismes qui nous permettront d’embrasser au mieux le sujet.      

Différents thèmes ont été sélectionnés et peuvent faire l’objet d’une analyse plus approfondie.

Axe 1 : Production

Une approche plus spécifique sur les sites d’ateliers et par extension de leur production de céramique dite « très décorée » (techniques, formes, décors et particularismes) pourra être envisagée. L’aspect technique notamment, faisant partie intégrante de leur singularité, devra faire l’objet d’une attention particulière. Afin de permettre une meilleure reconnaissance des ateliers de chaque région, nous insistons sur l’importance de décrire les types de pâtes utilisées, les traitements de surface ainsi que les décors rapportés : engobe, éléments modelés et rapportés, importance de la couleur (avec les jeux d’engobe et de glaçure) et autres, qui contribuent à apporter une valeur ajoutée à cette poterie. Il conviendra d’établir des chronologies détaillées des objets produits mais aussi des décors mis en œuvre. L’analyse de cette catégorie de vaisselles sera également remise en perspective, par le biais de la quantification notamment, par rapport au reste de la production du site : céramique non décorée, céramiques décorées qui n’appartiennent pas à ce mouvement, comme les poteries peintes dans certaines localités, autres catégories d’objets tels que les statuettes ou éléments figuratifs anthropomorphes comme zoomorphes, de même que certains éléments de construction (épi de faîtage…). Au-delà de l’objet, certaines présentations porteront sur les potiers et leurs officines. Elles permettront, encore une fois, à travers le spectre du régionalisme, de comprendre les influences et les contacts entre les ateliers. S’agit-il d’activités uniquement urbaines ou existe-t-il des occurrences rurales ? Qu’est-ce qui a motivé leurs implantations : pouvoirs politiques, matières premières, développement des centres urbains et de l’élites urbaines (marchands, artisans, ordres religieux…), débouchés économiques ? Ce phénomène de mode induit sans doute aussi une compétition inter-artisanale, qui a engendré, comme cela peut être le cas pour des périodes postérieures, une mobilité potentiellement importante des potiers. Comment cela peut-il être démontré ? Existe-t-il quelques imitations ou copies dans certaines localités qui pourraient évoquer ce système de concurrence entre ateliers ? Des problématiques sur les ateliers, leur organisation et interactions sont ainsi attendues.    

Axe 2 : Diffusion : aspect économique et social

En plus de réflexions sur la fabrication de ces objets, leur reconnaissance sur les sites de consommation apporte également une somme d’informations. Au-delà de leur présentation intrinsèque, il conviendra de les aborder selon une approche également extrinsèque : dans quel type de contextes socio-économiques ces céramiques « très décorées » sont-elles mises au jour ? Dans les années 1990, on pensait que cela ne concernait que les contextes urbains ou ruraux élitaires. Il est en effet certain que la mise en œuvre de ces objets (exubérance de la décoration, nécessité parfois d’une double cuisson, unicum) a conduit à les vendre à un prix plus élevé que la production commune. Toutefois, la multiplication des découvertes des sites médiévaux grâce au développement de l’archéologie préventive ces trente dernières années tend, quelque peu, à lisser ce tableau.

Quelles peuvent être les fonctions voire pratiques utilitaires et/ou sociales et/ou symboliques de ces objets ? Il faut ici encore garder un focal chronologique, qui peut permettre de mettre en évidence la diffusion sociale de ces productions, avec une vulgarisation et une démocratisation marquant la fin du phénomène.

Il conviendra également d’appréhender la diffusion des produits à l’échelle locale, régionale et même supra-régionale. Certains objets traversent les mers, notamment les productions rouennaises ou flamandes qu’on retrouve en Angleterre, ou les pichets anglais mis au jour dans le Nord de la France ou en Flandre. Comment expliquer ces échanges ? Il y a souvent eu un parallèle avec le commerce du vin, est-ce que ces hypothèses sont toujours d’actualité ? Comment ces céramiques voyagent-elles ? Ces vaisselles au décor exubérant circulent-elles par intérêt pour leur contenu ou pour l’objet en lui-même ? S’agit-il de simples cadeaux, de souvenirs ou même les deux ? Une ouverture sur les réseaux commerciaux entre le XIIe et le XVe siècle peut également être envisagée.

Axe 3 : Culture visuelle et matérielle

Toujours dans cette idée d’une vision élargie, il faut replacer la céramique « très décorée » dans une culture visuelle et matérielle plus vaste. Comment s’inscrit cette nouvelle poterie par rapport aux objets réalisés dans d’autres matériaux notamment le métal, le verre ou le bois ? Existerait-il un lien voire un phénomène d’imitation ou d’inspiration entre ces produits ? Le questionnement doit être ouvert sur les éléments non culinaires comme les épis de faîtage, qui sont réalisés par des potiers et non des tuiliers/briquetiers, et qui appartiennent complètement à ce mouvement. Le choix des couleurs renvoie-t-il à ce qu’on peut observer sur la peinture murale, la statuaire, l’enluminure, l’architecture, en contexte civil comme religieux ? La couleur est en effet une composante importante dans la culture visuelle médiévale, comme sur ces productions céramiques. Enfin, il conviendra d’appréhender la symbolique de ces décors : comprendre l’iconographie médiévale mise en jeu et la tropologie des éléments figuratifs. 

Organisation de la rencontre

Ce colloque se veut international aussi, les communications se feront en anglais et en français (avec possibilité de traductions simultanées). Elles devront durer 20 min et seront suivies d’un temps d’échange de 5 min. Les synthèses régionales seront clairement privilégiées. Des présentations sous forme de poster sont également possibles.

Une publication fera suite à ce colloque.

Le colloque se déroulera sur 3 jours, du mercredi 4 au vendredi 6 juin 2025. En parallèle de ces journées, sera présentée une exposition intitulée « Flamboyante céramique : fantaisie médiévale ». Le repas du colloque est prévu le jeudi 5 juin au soir dans la maladrerie Saint-Lazare à Beauvais. Des visites de la ville de Beauvais, ainsi que de la crypte archéologique sont également prévues. Cette manifestation scientifique est organisée dans le cadre des 800 ans de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais. De nombreuses manifestations culturelles et artistiques auront lieu à Beauvais pour célébrer la construction de l’édifice gothique le plus haut du monde.

Modalités de contribution

Les propositions de communication et de poster sont à envoyer à l’adresse suivante : highlydecorated2025@gmail.com avant le 31 octobre 2024. Elles devront stipuler le nom et prénom des auteurs, leur(s) organisme(s) de rattachement, leur(s) coordonnée(s), le titre de la communication, l’axe ou les axes dans lesquels s’inscrivent la communication, le choix de la présentation (oral ou sur poster) et un résumé de 1000 à 2000 signes (ou 500 mots maximum).

Le comité scientifique communiquera aux participant.e.s la sélection des communications retenues le 20 décembre 2024.


[1] VERHAEGHE F. – Aspects sociaux et économiques de la céramique très décorée. Quelques réflexions. In PITON D. – La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (Xème-XVème siècles) : actes du colloque de Douai (7-8 avril 1995). Berck-sur-Mer : CRADC, 1996 (Nord-Ouest Archéologie, 7), p. 233

[2] VERHAEGHE F. – La céramique très décorée du Bas Moyen Âge en Flandre. In Travaux du groupe de recherches et d’études sur la céramique dans le Nord-Pas-de-Calais : actes du colloque de Lille (26-27 mars 1988), 1989 (Nord-Ouest Archéologie, Hors-série), p. 20

[3] PITON D. – La céramique très décorée dans l’Europe du Nord-Ouest (Xème-XVème siècles) : actes du colloque de Douai (7-8 avril 1995). Berck-sur-Mer : CRADC, 1996 (Nord-Ouest Archéologie ; 7), p. 7

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