Appel à contribution –  Le genre et la mort. Approche croisée : archéologie, histoire et anthropologie sociale 

« Le genre et la mort. Approche croisée : archéologie, histoire et anthropologie sociale » 26 et 27 novembre 2024, Strasbourg

Argumentaire

Depuis les années 1980, la question du genre (ou « sexe social ») est devenue un axe de recherche à part entière et de nombreux travaux, notamment conduit en anthropologie culturelle et sociale, ont permis d’insister sur la pluralité des transcriptions possibles du biologique par le social. Françoise Héritier déclarait ainsi que « les caractères observés dans le monde naturel sont décomposés, atomisés en unités conceptuelles, et recomposés dans des associations syntagmatiques qui varient selon les sociétés. Il n’y a pas de paradigme unique. […] Il demeure qu’autant pour la construction des systèmes de parenté (terminologie, filiation, alliance) que pour les représentations du genre, de la personne, de la procréation, tout part du corps, d’unités conceptuelles inscrites dans le corps, dans le biologique et le physiologique, observables, reconnaissables, identifiables en tout temps et lieux ; ces unités sont ajustées et recomposées selon diverses formules logiques possibles, mais possibles aussi parce que pensables, selon les cultures. L’inscription dans le biologique est nécessaire, mais sans qu’il y ait une traduction unique et universelle de ces données élémentaires » (HÉRITIER 1996, p. 22).

Si les différences biologiques servent ainsi de base à la conceptualisation du genre, les fonctions assignées aux hommes et aux femmes dans le corps social sont sujettes à une importante variabilité se reflétant avant tout dans la division socio-sexuée du travail et l’organisation sociale du travail de procréation (MATHIEU 2014). Le genre constitue de cette manière, avec l’âge, un élément structurant des sociétés humaines (e.g. MATHIEU 2014 ; LAHIRE 2023). Il est rendu visible par une « grammaire » culturellement établie reposant sur l’association d’outils privilégiés avec l’un des sexes, mais peut également s’exprimer par des tatouages, des bijoux, des vêtements, ou encore des « techniques du corps » (JULIEN et ROSSELIN 2005 ; MAUSS 2021 [1921] ; SOFAER 2006). Ces derniers éléments sont toutefois susceptibles de revêtir un caractère polysémique en raison de l’imbrication de l’identité de genre d’ego avec son identité individuelle, mais aussi et surtout avec des identités collectives telles que l’âge, le statut social ou marital. Par ailleurs, bien que le sexe biologique serve de point d’ancrage au genre, l’anthropologie sociale a pu mettre en évidence des cas « tangents » dans plusieurs sociétés « traditionnelles », qui admettaient des divergences entre le sexe biologique d’ego et son sexe social (cross‑gender) : ce phénomène a notamment été mis en évidence chez certaines tribus indiennes d’Amérique du Nord (cf. berdaches), ou encore chez les inuits (e.g. MATHIEU 2014 ; SALADIN D’ANGLURE 2004).

Si ces observations témoignent de la complexité des comportements humains, il n’en demeure pas moins que le genre constitue un outil d’analyse permettant d’aborder les sociétés anciennes et actuelles de manière inédite et d’interroger les modalités des rapports sociaux de sexe. En dépit des multiples facteurs susceptibles d’exercer un rôle sur le traitement des défunts, la sphère funéraire se révèle être un domaine particulièrement propice à ce type d’études : le genre peut en effet être signifié au cours des différentes étapes du temps funéraire (e.g. rituels, préparation du corps, funérailles), conjointement à d’autres aspects (SØRENSEN 2006).

Les limites posées par la nature des données archéologiques, ainsi que l’absence d’écrits pour les sociétés pré- et protohistoriques, conduit à proposer une approche croisée faisant dialoguer archéologues, historiens et anthropologues dans l’optique de confronter les différentes méthodes mises en place afin d’aborder la question du genre. Ces rencontres jeunes chercheuses et chercheurs se focalisent ainsi sur trois axes de recherche et ont vocation à aborder le genre dans la mort en rassemblant des communications consacrées aux périodes préhistoriques, historiques et contemporaines, et ce sans limites géographiques.

Axe 1 – les traitements funéraires spécifiques au genre du défunt

Le traitement du cadavre (e.g. préparation, transport), tout comme sa mise en terre, ou encore les moyens mis en œuvre pour matérialiser la tombe du défunt, peuvent être influencés par l’identité de genre de ce dernier. On s’interrogera donc ici sur les éléments mobilisés pour distinguer les femmes des hommes : ils peuvent par exemple concerner les modalités de traitement du corps, son orientation et sa position, ou encore l’architecture de la tombe elle-même (e.g. dimensions des fosses, aménagements internes, systèmes de marquage). On portera par ailleurs une attention particulière aux interactions connues ou suspectées entre l’identité de genre et d’autres identités sociales (e.g. âge au décès, statut social, handicap). La distinction entre individus peut également se traduire par des lieux de dépôt distincts (habitat ou cimetière), voire par une sectorisation au sein de l’espace funéraire. En cela, les approches spatiales cherchant à mettre en évidence une segmentation de la zone funéraire en fonction de critères pouvant relever d’identités collectives (e.g. genre, âge au décès, statut social, regroupements familiaux identifié par la paléogénomique) pourront être discutées.

Axe 2 – la matérialisation du genre à travers le mobilier funéraire

Le mobilier funéraire constitue un élément clé pour l’appréhension de l’identité sociale des défunts. Il s’agit ici de se pencher sur les biens matériels et immatériels mobilisés pour matérialiser leur genre : les individus se distinguent-ils dans la mort par certains types d’objets ou par des assemblages spécifiques ? Existe-t-il au contraire des contrastes entre hommes et femmes se traduisant par le dépôt des artefacts en des zones particulières de la tombe ? Des divergences entre les biens généralement associés aux hommes ou aux femmes et leur sexe biologique ont-ils été relevés ? Le cas échéant, de quelle(s) manière(s) ont-ils été interprétés et sur la base de quels arguments ?

Axe 3 – la sphère funéraire : une clé de compréhension des rapports sociaux de sexe

Outre les aspects précédemment évoqués, différentes sources ou méthodes permettent d’apporter un éclairage supplémentaire sur la question des rapports sociaux de sexe existant ou ayant existé au sein de la population « inhumante ». On pensera par exemple aux écrits, à l’iconographie, ou encore aux analyses paléopathologiques et isotopiques, qui fournissent des indications non négligeables sur les modalités de la division sexuée du travail ou encore sur l’existence de pratiques alimentaires distinctes selon le genre des défunts. En anthropologie sociale et culturelle, les observations faites tout au long du temps funéraire peuvent être confirmées par les données acquises sur la population étudiée durant une ou des mission(s) de terrain.

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer en anglais ou en français à l’adresse colloquegenre2024@gmail.com, accompagnées d’un curriculum vitae

avant le 28 juin 2024

Elles devront être d’une longueur maximale de 400 mots et indiquer l’axe dans lequel elles s’inscrivent. Les propositions sélectionnées par le comité scientifique seront annoncées en fin août. Les communications orales (français ou anglais) auront une durée de 20 minutes et seront suivies par 10 minutes d’échanges avec la salle.

Comité d’organisation

  • Ludivine Capra, Doctorante en Archéologie romaine, Université de Strasbourg
  • Andrea Charignon, Doctorante en Archéologie protohistorique, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Juliette Floquet, Docteure en Archéologie du Proche-Orient, Université de Strasbourg
  • Océane Vaux, Doctorante en Archéologie médiévale, Université de Strasbourg
  • Laura Waldvogel, Docteure en Préhistoire, Université de Strasbourg

Source : Calenda

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Exposition – Les Aiguilleurs du Temps. Fouiller, pour quoi faire ?

Le troisième volet de l’exposition « Les Aiguilleurs du Temps. Fouiller, pour quoi faire ? » invite les visiteurs à une exploration active des toutes nouvelles découvertes archéologiques autour de l’aéroport de Bierset (Liège). Inaugurée ce vendredi 26 avril, elle prend place au sein de l’Archéoforum de Liège, au cœur d’un des plus grands sites archéologiques visitables de la région.

L’archéologie est un domaine en constante évolution. Depuis la dernière édition de l’exposition, de nouvelles découvertes ont été réalisées au sein de la zone d’activités économiques de Rouvroy. Les premières fouilles de ce hameau médiéval, entamées en 2022, se poursuivent actuellement. Parallèlement, les études du matériel issu du site de Fontaine (fouillé dès 2020) ont débuté et le traitement des résultats des fouilles des zones Airport City 3 et Airport City 4 (fouillé dès 2014) a repris, après quelques années d’interruption.

Une nouvelle exposition, pour quoi faire ?

En cette année 2024, l’Archéoforum de Liège accueille les visiteurs pour découvrir les nouvelles trouvailles de ces deux dernières années et revisiter le passé régional. Ce nouveau lieu, combiné à l’ajout d’artefacts inédits, invite à reconsidérer l’ensemble des objets de l’exposition sous un angle inédit. C’est pourquoi celle-ci prend une autre forme, articulée autour d’une question fondamentale pour le patrimoine et la société : « fouiller, pour quoi faire ? » C’est une invitation à ouvrir dès à présent les portes de l’histoire de l’humanité pour découvrir comment les objets du passé, ces aiguilleurs du temps, nous aident à répondre à la question posée par l’exposition.

Un voyage organisé… dans le passé

Conçu par des archéologues et des médiateurs, en collaboration avec le Préhistomuseum, l’exposition et le carnet qui l’accompagnent remettent les artefacts dans leur contexte après leur sortie du site de fouille. Ils présentent d’abord comment ces artefacts sont arrivés devant les visiteurs, autrement dit leur découverte. Chacun peut suivre les premières constatations de l’archéologue qui les a mis au jour et apprendre comment, pour la première fois, ces vestiges sont devenus des « aiguilleurs du temps ». Ensuite, les visiteurs partent à la rencontre des femmes et des hommes qui, au travers de leurs sciences, étudient et font parler ces objets et leurs contextes. Ensuite, c’est naturellement de leur indispensable protection dont il sera question. Et enfin, ils pourront pénétrer sur un des sites archéologiques les plus remarquables de Wallonie qui a été valorisé : l’Archéoforum. Plus qu’une exposition, c’est en voyage organisé à travers 7000 ans d’histoire qui permet à tous les visiteurs, enfants comme adultes, d’établir leur plan de vol vers le passé.

Faire pencher la balance

Quatre questions sont posées aux visiteurs sous les quatre balances qui rythment les sections de l’exposition : « Faut-il fouiller avant de construire ? » / « Faut-il que l’argent public finance toutes les études ? » / « Faut-il tout conserver ? » / « Faut-il rendre accessible au plus grand nombre les sites jugés exceptionnels ? ». Les visiteurs donnent leur avis en plaçant eux-mêmes des poids sur les balances pour faire pencher les plateaux vers « oui » ou « non ». Une manière originale de montrer par l’action que leur avis compte dans les choix que la société pose pour la préservation et l’étude de ce bien commun qu’est le patrimoine archéologique.

Le mariage entre développement économique et patrimoine archéologique.

En charge du développement des zones d’activités économiques autour de l’aéroport de Liège, la SOWAER collabore depuis 2014, avec l’Agence wallonne du Patrimoine, pour la réalisation d’interventions archéologiques préalablement à la mise en œuvre de ces zones.

« La SOWAER travaille quotidiennement pour un développement durable de l’aéroport de Liège en recyclant notamment le territoire par la mise en œuvre des zones d’activités économiques.  Quand ces chantiers mettent en exergue des découvertes archéologiques majeures et ouvrent ainsi les portes de l’Histoire, c’est un plaisir immense. Aussi, contribuer à cette exposition est une véritable fierté pour nos équipes » souligne Nicolas Thisquen, Président du comité de direction de la SOWAER.

Informations complémentaires et visites se trouvent sur le site Les aiguilleurs du temps – L’archéologie, ça se partage (sousbierset.be)

Informations pratiques :

C’est la question à laquelle tente de répondre la prochaine exposition qui se tiendra à l’Archéoforum de Liège du 27/04 au 02/11.

Venez découvrir les dessous de la recherche archéologique, tout en explorant ceux de la place Saint-Lambert.

Accès compris dans le prix d’entrée du musée.

Source : AWaP

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Appel à contribution – IBERSAINTS Making and Remaking Saints in the Iberian Peninsula and Beyond during the Middle Ages and the Early Modern Period c. 600 – 1600

Salamanca (Spain), 24 – 26 March 2025

We kindly invite paper and poster proposals for an in-person international conference hosted by the University of Salamanca in collaboration with the Museum of Salamanca, Salamanca, Spain.

This international conference seeks to explore the means of constructing and reconstructing saints in and beyond the Iberian Peninsula with particular emphasis on:

  • the import of new saints into the Iberian Peninsula from the Holy Land, neighboring territories, occupied territories, etc.;
  • the export of saints from the Iberian Peninsula to Europe, Latin America, etc.;
  • the re/creation of saints in the Iberian Peninsula e.g. martyrdom narratives;

The conference approaches this process of saintly re/construction mostly, but not exclusively, from the perspective of:

Transition and transfer
·known or lesser-known saints transferred and adapted in geographic areas which require further exploration such as Latin America in the Early Modern

Period contributing to a global perspective on the creation and recreation of saints;
·Saints at crossroads of land and sea and patterns of transfer: between the Mediterranean, the Atlantic Ocean, etc.; ·Cultural transfer and material culture of sanctity;
·transitional periods and saints from the Late Antiquity to the Early Middle Ages; the Middle Ages to the Early Modern Period;

Interaction
·Adaptation to new cultural contexts and new peoples through religious discourses, hagiographic narratives, and de/construction of images; ·Local/regional incorporations, interactions, and adaptations;
·Interactions with images, transfer(s) and circulation(s) of iconographies;
·Local/regional, personal/collective devotional developments and practices;

Production
·Re/creation of saints and various media (statues, reliefs, panel paintings, manuscript illuminations, frescoes, stained glass, metalwork, mosaics, textiles, etc.); ·Re/creation of saints in relation architecture;
·Production of (vernacular) religious/secular literature: sermons, hymns, (private/public) devotional prayers, miracle stories, visions, and conversion stories; ·Relics, reliquaries, miracle-working images, devotional/religious objects;

We welcome original submissions, from a variety of disciplines, including but not limited to: history, art history, visual culture, social history, cultural history, hagiography, religious studies, textual studies, archaeology, in a transdisciplinary perspective. Panel proposals are also welcome.

The paper presentations are addressed to early career researchers, faculty or research staff at any level, independent researchers, etc.; while the poster presentations are primarily addressed to PhD candidates particularly from, but not limited to, Spain. Certificates of 30 horas presenciales will be provided to PhDs.

Accommodation, meals, and travel are covered by participants. There is not registration fee and participation is open to all speakers.

Contextually, the participants will be invited to submit their papers and poster contents for the publication of an edited volume. The language of publication is English. Please submit all relevant documents as PDF files and/or Word.doc to the e-mail address: znorovszkyandrea@usal.es no later than 30 September, 2024.

For paper presentations (Sala de Grados, Faculty of Geography and History, University of Salamanca):
·A 350 – 400 words abstract, in English, clearly underlying the main argument and the potential outcomes of the paper. The abstract should also include a bibliographic list of 5 – 8 references.

·A short 500 – 700 words CV, in English, including e-mail, current affiliation, affiliation address, academic position, publications, etc. CVs should have the standard CV format; narrative bio formats are not accepted.

·The presentations are 15-20 minutes and the language of delivery is English.

For poster presentations (Museum of Salamanca):

·A 350 – 400 words abstract, in Spanish, clearly underlying the main argument and the potential outcomes of the research. The abstract should also include a bibliographic list of 5 – 8 references.

·A short 500 – 700 words CV, in Spanish, including e-mail, current affiliation, affiliation address, awards, prizes, etc. CVs should have the standard CV format; narrative bio formats are not accepted.

·The presentations are c. 5 minutes and the language of delivery is Spanish.

Important Dates :

Abstracts submission deadline: 30 September 2024

Notification of acceptance: 31 October 2024

Further Info : Andrea-Bianka Znorovszky (znorovszkyandrea@usal.es) University of Salamanca, Salamanca

Source : Ibersaints

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Journée d’étude – P(e)sts to Parchment – Multidisciplinary Research on Animals in the Middle Ages

Save the date and call for papers for PhD students for the Medieval Studies Day 2024 ‘Pe(s)ts to Parchment – Multidisciplinary Research on Animals in the Middle Ages’ (Ghent, 8 November 2024).

We are delighted to announce that the Medieval Studies Day 2024, with « Pe(s)ts to Parchment. Multidisciplinary Research on Animals in the Middle Ages » as title, will take place on Friday November 8th at conference centre Sint-Baafshuis in Ghent. This day is organized by the Flemish Medievalist Association, in cooperation with the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University and with the support of the Dutch Research School for Medieval Studies.

More information about the theme and the programme can be found on our save the date!

Please note that registration will open for all on Monday June 17th.

Call for PhD papers

The call for contributions by PhD students is already open. PhD students in medieval studies at Flemish and Dutch universities are invited to send an abstract (max. 250 words), if they wish to present their ongoing research during the Medieval Studies Day 2024. The presentations (20 min. in English or Dutch) do not have to relate to the theme of the Medieval Studies Day, although contributions on this topic are encouraged.

Abstracts have to be sent to secretariaatvwm@gmail.com before September 1st.

Source : Henri Pirenne Institute for Medieval Studies

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Publication – « Le travail des métaux dans les villes à la fin du Moyen Âge », éd. Nicolas Thomas, Lise Saussus, Danielle Arribet-Derouin, Marc Bompaire

De la parure aux chantiers de construction des cathédrales, les métaux, vils ou précieux, sont partout dans les villes de la fin du Moyen Âge. Le cœur des cités occidentales est peuplé de professionnels qui forgent, fondent, vendent, revendent ou recyclent les produits de la métallurgie. Cet ouvrage rassemble plus de vingt contributions prononcées lors d’un colloque international tenu à Paris en 2019 en hommage au Professeur Paul Benoit et à ses travaux sur la métallurgie médiévale. Faisant écho à une table ronde coorganisée par ce dernier en 1984, cette rencontre avait pour objectif de dresser un état des lieux, trente-cinq ans après, dans une perspective interdisciplinaire. Ce volume explore les liens entre la ville et le travail du métal. Quel est le rôle des acteurs urbains dans l’extraction et la circulation des ressources, métalliques ou combustibles ? Qui sont les artisans du métal et comment travaillent-ils ? Comment s’intègrent-ils aux chantiers qui animent les villes ? Se dévoilent ainsi les travailleurs du fer et du cuivre, plombiers, fabricants de menues chosettes en étain, monnayeurs, canonniers et horlogers au travers d’un large espace en France et en Europe et jusqu’à la ville de Damas. Par des approches variées, ce volume interroge la diversité des activités métallurgiques, leurs productions et leurs techniques, au moyen de données issues de l’archéologie, des textes, ou encore de l’archéologie expérimentale.

Ont contribué à cet ouvrage : Danielle Arribet-Deroin, Justine Bayley, Philippe Bernardi, Marc Bompaire, David Bourgeois, Francesco Marco Paolo Carrera, Ricardo Córdoba de la Llave, Miriam Davide, Emmanuel de Crouy-Chanel, Carine Desrondiers, Roberto Farinelli, Miquel Faus Faus, Andrea Giorgi, Benjamin Jagou, Philippe Lardin, Maxime L’Héritier, Javier López Rider, Nicolas Méreau, Stefano Moscadelli, Nicolas Moucheront, Marek Peška, Rudolf Procházka, Jon Anders Risvaag, Thomas Roy, Lise Saussus, Jakub Sawicki, Nicolas Thomas, Tommaso Vidal, Élodie Vigouroux, Antonín Zůbek.

Table des matières :

Hommage à Paul Benoit, professeur d’histoire des techniques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de 1996 à 2005
Danielle Arribet-Deroin, Nicolas Thomas

Hommes et travail du métal dans les villes médiévales : 35 ans après, acquis et perspectives
Lise Saussus, Nicolas Thomas, Danielle Arribet-Deroin

Monde urbain et exploitation minière de l’argent à la fin du Moyen Âge : l’exemple de Bâle dans les Vosges méridionales
David Bourgeois

Between Carinthia and Venice: transport, manufacture and commerce of iron goods in the Patriarchate of Aquileia (1300s-1400s)
Miriam Davide, Tommaso Vidal

La métallurgie extractive dans la Maremme toscane : des communes à l’État moderne (XIIe-XVIe siècle)
Roberto Farinelli

L’utilisation du charbon de terre dans les forges urbaines flamandes du second Moyen Âge
Benjamin Jagou

Plombiers et couvreurs de plomb sur les chantiers pontificaux avignonnais au XIVe siècle
Philippe Bernardi

Les forgerons et les couvertures de plomb des palais publics en Vénétie au tournant du XIVe siècle
Nicolas Moucheront

Pour les structures et pour les décors. Approvisionnement et fournisseurs de matériaux métalliques dans le chantier de la cathédrale de Sienne (XIIIe-XIVe siècles)
Andrea Giorgi, Stefano Moscadelli

Serruriers, maréchaux, férons et maîtres de forge. Regards croisés sur les hommes du fer dans les chantiers de construction à la fin du Moyen Âge
Maxime L’Héritier

Des hommes et des mots. Sur les chantiers urbains de serrurerie en Bretagne aux XVe-XVIe siècles
Carine Desrondiers

Some archaeological evidence for late medieval metalworking in English towns and cities
Justine Bayley

Coppersmiths (caldereros) in 15th century Cordoba
Ricardo Córdoba de la Llave, Javier López Rider

Non-ferrous metal production in medieval Brno
Rudolf Procházka, Marek Peška, Antonín Zůbek

Les métiers du fer à travers le tabellionage rouennais à la fin du Moyen Âge
Philippe Lardin

Les travailleurs du métal à Dijon à la fin du XIVe siècle : activités, structures de travail et revenus
Thomas Roy

Iron and bronze productions: organization, tools and ergonomics of two workshops in Pisa (Italy)
Francesco Marco Paolo Carrera

The impact of sheet metal and wire. Some observations on the production of dress accessories in Central Europe
Jakub Sawicki

Sell and resell: The second-hand market of weapons and metal in medieval Valencia
Miquel Faus Faus

Affiner et départir or et argent à Paris au XVe siècle. La documentation de la Cour des monnaies
Marc Bompaire

Minting at the Archbishop’s Palace in Trondheim, Norway: Workforce, economic and political importance of an ecclesiastical mint in the early 16th century
Jon Anders Risvaag

Les premiers fournisseurs en canons des villes : les exemples d’Amiens et d’Orléans (1407-1425)
Emmanuel de Crouy-Chanel

Faire visitation de l’orloge : expertises, transmissions et carrières d’horlogers dans la Flandre, le Hainaut, l’Artois et alentour aux XIVe-XVIe siècles
Lise Saussus

Enseignes et autres menues chosettes : expérimenter les techniques d’une industrie médiévale
Nicolas Méreau

Entre Mossoul et Venise : production et vente d’objets en cuivre incrusté à Damas au Moyen Âge
Élodie Vigouroux

Informations pratiques :

Le travail des métaux dans les villes à la fin du Moyen Âge, éd. Nicolas Thomas, Lise Saussus, Danielle Arribet-Derouin, Marc Bompaire, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2024 ; 1 vol., 358 p. (Cahiers archéologiques de Paris 1). ISBN : 979-10-351-0956-1. Prix : € 42,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Formation – Stage d’initiation au manuscrit médiéval 2024

Depuis 1989, l’IRHT organise un stage annuel d’initiation au manuscrit médiéval, destiné aux étudiants de Master II (non professionnel sauf professionnalisation dans le domaine des manuscrits) et de première année de thèse en lettres, en philosophie, en histoire (notamment de l’enluminure). Les candidat(e)s se trouvant dans une autre situation peuvent s’inscrire en précisant leur statut en commentaire : leur candidature sera évaluée au cas par cas.

Au cours du stage, pour donner une perspective d’ensemble sur le travail et la recherche, différents thèmes sont abordés à travers des exposés magistraux et des ateliers : présentation de manuscrits et introduction à la codicologie, histoire de l’écriture, mise en page et décoration, transmission des textes, histoire des bibliothèques, passage du manuscrit à l’imprimé, héraldique, reliure, exercice d’édition ou d’identification de textes, humanités numériques.

La prochaine session du stage est organisée du lundi 7 au vendredi 11 octobre 2024 au Campus Condorcet et dans Paris.

Les stagiaires sont invités à choisir au moins un parcours :

Un parcours « thématique » ou « linguistique », parmi ceux-ci :

  • Manuscrits arabes
  • Histoire générale et sources documentaires
  • Manuscrits enluminés
  • Manuscrits grecs, syriaques et coptes
  • Manuscrits hébreux
  • Manuscrits latins
  • Manuscrits en langues romanes
  • Paléographie latine (compatible avec le parcours latin)

Dans un deuxième temps, un parcours complémentaire parmi ceux-ci :

  • Codicologie et histoire des bibliothèques
  • Humanités numériques

Ces parcours comprennent des séances obligatoires et facultatives. En choisissant l’un de ces parcours, l’étudiant(e) s’engage à suivre les séances obligatoires de ce parcours (en gras dans le programme), qui conditionnent la délivrance d’une attestation de stage.

La sélection des candidatures se fait au sein de chaque parcours en fonction de l’adéquation du projet de recherche avec les objectifs du stage, et des possibilités horaires des différents parcours.

Selon les contraintes sanitaires en vigueur à la date du stage, des visites sont prévues en bibliothèque ou aux Archives nationales autour de manuscrits ou de sources documentaires.

Un repas convivial sera proposé mardi ou mercredi midi.

Une séance de posters* sera organisée avant ce repas.

* Un poster présente le projet de recherche de l’étudiant(e) de manière résumée, à l’aide d’illustrations ou de schémas. Les posters seront imprimés en A3 par les équipes de l’IRHT à partir des fichiers envoyés par les étudiant(e)s le souhaitant. Le poster peut être réalisé avec un programme comme Microsoft PowerPoint ou LibreOffice Impress, par exemple.

Le livret-guide du stage a pour objet de fournir les éléments essentiels pour s’initier à l’approche du manuscrit et de sa description, tels qu’ils ont été élaborés au fil du temps dans un laboratoire de recherche par des équipes spécialisées. Il est révisé chaque année et sera distribué aux participants sous format numérique.

Informations et contact : stage-manuscrit-irht@services.cnrs.fr

Conférences plénières (obligatoires)

Lundi 7 octobre 2024 (Open Space de l’Humathèque)

  • 10h-11h30 – Histoire du livre dans les différentes aires culturelles (Dominique Stutzmann, Sonia Fellous, Muriel Roiland)
  • 11h30-13h – Codicologie (Judith Kogel, Muriel Roiland, Thomas Falmagne)

13h-14h : pause

  • 14h-15h30 – Histoire des bibliothèques (Jérémy Delmulle, Hanno Wijsman, Marie Cronier)
  • 15h30-17h – L’enluminure (à préciser)

Programme des parcours

Mardi 8 octobre 2024 (Bâtiment Recherche Nord)

Manuscrits arabes

  • programme en attente

Histoire générale et sources documentaires

  • 10h-13h – S. Barret : Introduction générale à la diplomatique

Manuscrits enluminés

  • 10h-13h – Tour de table avec discussion des sujets de recherche ; bibliographie et bases de données

Manuscrits grecs, syriaques et coptes

  • 9h30-12h30 – Codicologie et catalogues
  • 13h30-15h : Atelier

Manuscrits hébreux

  • programme en attente

Manuscrits latins

  • 9h30-12h30 – C. Heid : L’élaboration d’une notice de manuscrit de manuscrit latin
  • 13h30-16h – C. Lanéry : Sources hagiographiques latines

Manuscrits en langues romanes

  • 10h-11h30 – Histoire sommaire d’un manuscrit
  • 11h30-13h – Fabrication et vie du manuscrit

Codicologie et histoire des bibliothèques

  • 15h30-17h – Initiation aux marques de possession

Paléographie latine

  • programme en attente

Humanités numériques

  • programme en attente

Mercredi 9 octobre 2024 (Bâtiment Recherche Nord)

Manuscrits arabes

  • programme en attente

Histoire générale et sources documentaires

  • 10h-13h – S. Barret : Édition des textes documentaires et édition électronique
  • 14h30-17h – M. Helias-Baron, N. Picque : Outils pour la recherche en histoire (atelier ouvert)

Manuscrits enluminés

  • 10h-13h – Atelier pratique sur l’iconographie dans les manuscrits enluminés

Manuscrits grecs, syriaques et coptes

  • 9h30-12h30 – Ecriture, copistes
  • 13h30-15h – Atelier

Manuscrits hébreux

  • programme en attente

Manuscrits latins

  • 10h-11h30 – I. Ventura : Les manuscrits scientifiques
  • programme en attente

Manuscrits en langues romanes

  • 10h-13h – Visite en bibliothèque
  • 14h30-18h – Écrire une notice de manuscrit

Codicologie et histoire des bibliothèques

  • 14h-15h30 – Atelier héraldique

Paléographie latine

  • programme en attente

Humanités numériques

  • programme en attente

Jeudi 10 octobre 2024 (Bâtiment Recherche Nord)

Manuscrits arabes

  • programme en attente

Histoire générale et sources documentaires

  • programme en attente

Manuscrits enluminés

  • 10h-13h – Visite en bibliothèque
  • 14h-17h – Notices et cotes de manuscrits

Manuscrits grecs, syriaques et coptes

  • 9h30-12h30 – Histoire, textes
  • 14h-15h30 – Atelier
  • 15h30-17h – Reprise notices

Manuscrits hébreux

  • 10h-13h – Reconstitution de la généalogie d’un fonds et description de manuscrits : la pluralité d’histoires à l’origine de la collection hébraïque de la BNF
  • 14h-17h – Le colophon dans les manuscrits hébreux de la BNF

Manuscrits latins

  • programme en attente

Manuscrits en langue romane

  • 10h-13h – Texte, manuscrits et lecteurs

Codicologie et histoire des bibliothèques

  • 10h-13h – Atelier inventaires anciens : analyse, description et édition
  • 14h-15h30 – Atelier inventaires anciens et édition électronique

Paléographie latine

  • 10h-11h30 – M. Gurrado : Dater les écritures (Xe-XIe s.)
  • 14h-15h30 – M. Gurrado : Dater les écritures (XIe-XIIe s.)

Humanités numériques

  • programme en attente

Vendredi 11 octobre 2024 (Bâtiment Recherche Nord)

Manuscrits arabes

  • programme en attente

Histoire générale et sources documentaires

  • programme en attente

Manuscrits grecs, syriaques et coptes

  • 10h-12h – Atelier – visite à la BnF

Manuscrits latins

  • 10h-13h –Ateliers en bibliothèque : C. Heid (Arsenal) ; M. Gurrado (Sainte-Geneviève) (groupe latin réparti)
  • 14h-17h – L. Miolo : Atelier en bibliothèque (BnF) : la reconstitution d’une collection scientifique et 17h-18h – Visite de la BnF, site Richelieu par A. Tur

Codicologie et histoire des bibliothèques

  • 11h30-13h – M. Helias-Baron : Identifier les filigranes
  • 14h-17h – Atelier en bibliothèque : présentation du fonds d’incunables par Nathalie Rollet-Bricklin (Bibliothèque Sainte-Geneviève), Atelier « Incunables: identifier et décrire » par A. Shapovalova (IRHT)

Paléographie latine

  • 14h-15h30 – M. Gurrado : Dater les écritures (XIVe s.)

Type d’événement: Stage

Conditions d’accès

Inscription

Date des séances

07/10/2024 – 09:00

08/10/2024 – 09:00

09/10/2024 – 09:00

10/10/2024 – 09:00

11/10/2024 – 09:00

Lieu :

Campus Condorcet
Bâtiment de recherche Nord
14, cours des Humanités 93322 Aubervilliers cedex

Source : IRHT

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Publication – « Staging the Ruler’s Body in Medieval Cultures: A Comparative Perspective », éd. Michele Bacci, Gohar Grigoryan, Manuela Studer-Karlen

This book explores the viewing and sensorial contexts in which the bodies of kings and queens were involved in the premodern societies of Europe, Asia, and Africa, relying on a methodology that aims to overcoming the traditional boundaries between material studies, art history, political theory, and Repräsentationsgeschichte. More specifically, it investigates the multiple ways in which the ruler’s physical appearance was apprehended and invested with visual, metaphorical, and emotional associations, as well as the dynamics whereby such mise-en-scène devices either were inspired by or worked as sources of inspiration for textual and pictorial representations of royalty. The outcome is a multifaced analysis of the multiple, imaginative, and terribly ambiguous ways in which, in past societies, the notion of a God-driven, eternal, and transpersonal royal power came to be associated with the material bodies of kings and queens, and of the impressive efforts made, in different cultures, to elude the conundrum of the latter’s weakness, transitoriness, and individual distinctiveness.

Michele Bacci is Professor of Medieval Art History at Fribourg University, Switzerland, and a member of the Academia Europaea. His research has been focused on artistic interactions in the Medieval Mediterranean and beyond, and the history of cult-objects and holy sites from a phenomenological-comparative viewpoint. He is the author of numerous publications, including Il pennello dell’Evangelista (1998), The Many Faces of Christ (2014), the Mystic Cave (2017), and Veneto-Byzantine Artistic Interactions (2021).

Gohar Grigoryan, Ph.D. (2017), University of Fribourg, is currently senior researcher at the same university within an SNSF-funded project. She is the author of over two dozen peer-reviewed articles on medieval Armenian art and history and of an upcoming monograph on royal imagery in Cilician Armenia.

Manuela Studer-Karlen, Ph.D. (2010), University of Fribourg, is a SNSF Professor for Medieval Art at the University in Bern. She has published a monograph on late antique sarcophagi and recently her habilitation has been published with the title: « Christus Anapeson. Image and Liturgy ». Her research centres on the history of visual-cultural processes in late antiquity, the interactions among text, image and space in Byzantine churches, medieval Georgian art, and Gothic ivories.

Informations pratiques :

Staging the Ruler’s Body in Medieval Cultures: A Comparative Perspective, éd. Michele Bacci, Gohar Grigoryan, Manuela Studer-Karlen, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 2023 (Studies in Medieval and Early Renaissance Art History). ISBN : 978-1-915487-08-7. Prix : € 75,00.

Source : Brepols

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Appel à contribution – Archéologie des carrières en Hauts-de-France et dans les régions limitrophes

À la fin du XIXe siècle, Auguste Terninck publiait son célèbre ouvrage en deux volumes intitulé L’Artois souterrain : études archéologiques sur cette contrée depuis les temps les plus reculés jusqu’au règne de Charlemagne. Cet ouvrage pionnier témoigne de la fascination qui entoure le monde souterrain, que cela soit chez les érudits comme chez des néophytes, des plus petits aux plus âgés. Au siècle suivant, les enjeux urbanistiques des Trente Glorieuses ont contribué à la création de services d’inspections des carrières au sien des collectivités territoriales françaises. Afin de mieux comprendre leur territoire, les géologues se sont alors progressivement rapprochés des historiens et des archéologues. Depuis les années 1990, cette collaboration technique a pris une facette scientifique dont la production autour de la thématique « carrières et constructions », menée par le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), et le séminaire du Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (LaMOP), animé par Marc Viré (†) et Jean-Pierre Gély, font preuve. L’émulation de la recherche autour des carrières est aujourd’hui toujours active compte tenu des enjeux de grands projets urbanistiques comme celui du Grand Paris ou d’entreprises de valorisation avec le centre d’interprétation de la carrière Wellington à Arras. En outre, les projets récents tel que l’atlas numérique sur l’archéologie des carrières, illustre l’ouverture des collaborations en mettant en lien des acteurs du monde scientifique (l’Institut national de recherches archéologiques préventives) avec ceux de l’industrie (l’Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction et l’Union nationale des producteurs de granulats).

Projection de silhouettes sur les murs au niveau de la sortie numero 10

Face à ce constat, le Service Archéologique Municipal d’Arras et le Centre Archéologique de Seclin qui étudient les carrières souterraines depuis plusieurs années, souhaitent proposer une journée d’études autour de la thématique des carrières. L’objectif est de rassembler les différents acteurs des Hauts-de-France, mais aussi ceux des régions limitrophes dans un souci de comparaison, afin de faire le point sur l’état de la recherche. Les thèmes envisagés sont multiples : localisation et propriété des sites d’extraction ; méthodologie d’exploitation ; choix et étude du matériau ; outillage et techniques d’extraction comme de taille ; transformation et commercialisation de la roche ; corporations de métiers et transfert des compétences ; réutilisation des sites (champignonnière, espace commercial ou de stockage, abri, espace de valorisation, etc.) ; prospection et détection de sites souterrains ou à ciel ouvert oubliés ; méthodologie de fouille et d’enregistrement ; gestion des risques carriers ; etc.

La volonté de tenir une rencontre où les échanges se feront sous le signe de la pluridisciplinarité, nous incite à inviter les historiens des textes et de l’architecture, les archéologues du sous-sol et du bâti, les géologues et les géographes, les maçons et tailleurs de pierre, les médiateurs du patrimoine ou encore les acteurs de la détection, de la prévention et de la gestion des risques, à nous déposer une proposition. En fonction du nombre de participants, chaque communication durera entre 20 et 25 min. Une session dédiée à la présentation de posters (10 minutes par production) est aussi envisagée.

Comité d’organisation

  • Mathieu Béghin (membre associé IRHiS, Service Archéologique Municipal d’Arras)
  • Thibault Legrand (Service Archéologique Municipal d’Arras)
  • Guillaume Lassaunière (membre associé IRHiS, Centre Archéologique de Seclin)

Modalités de soumission

Propositions de communication – titre, bref résumé (500 mots) – à envoyer à :

  • m-beghin@ville-arras.fr
  • t-legrand@ville-arras.fr
  • guillaume.lassauniere@ville-seclin.fr

avant le 15 juin 2024

  • 15 juillet 2024 : envoi des notifications par le comité scientifique
  • 14 novembre 2024 : journée d’études (Carrière Wellington à Arras)
  • 1er mai 2025 : date limite de remise des articles pour publication.

Carrière Wellington, Salle Thompson – Rue Arthur Deletoille
Arras, France (62)

Comité scientifique

  • Mathieu Béghin (membre associé IRHiS, Service Archéologique Municipal d’Arras)
  • Françoise Bergerat (membre associé iSTeP, Sorbonne Université)
  • Jean-Pierre Gély (membre associé LaMOP, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
  • Delphine Hanquiez (CREHS, Université d’Artois)
  • Thibault Legrand (Service Archéologique Municipal d’Arras)
  • Guillaume Lassaunière (membre associé IRHiS, Centre Archéologique de Seclin)

Source : Calenda

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Publication – « Évaluer, apprécier », éd. Marcelo Cândido da Silva, Martin Gravel, Paola Miceli

Une équipe de médiévistes sud-américains présente un dossier historique original, décloisonné, qui se propose de comparer les procédures d’évaluation de l’expertise judiciaire, des échanges marchands et même de l’appréciation des personnes.

Évaluer, apprécier

Dossier coordonné par Marcelo Cândido da Silva, Paola Miceli et Martin Gravel

Marcelo Cândido da Silva, Paola Miceli – Évaluer les personnes et les choses

Paola Miceli – Évaluer le témoignage et construire la vérité dans une enquête judiciaire (Royaume de León, xiie siècle)

Maria Filomena Coelho – La vérité évaluée par le témoignage : le cas des enquêtes d’Afonso II (Portugal, 1220)

Armando Torres Fauaz – L’expression boni homines / boni viri dans les codes juridiques et les sources judiciaires bourguignonnes au Moyen Âge

Marcelo Cândido da Silva – L’oikonomia et l’évaluation foncière à l’époque carolingienne

Adrien Bayard – Estimation de la valeur et de la production du sel en Aquitaine (IXe-XIe siècles)

Essais et recherches

 Sylvain Piron – « Une dénommée Margonette ». Hypothèses sur les origines sociales de Marguerite Porete

Florian Gallon – Apostille à l’histoire d’un arabisme. Usages du terme mecelemo dans la Catalogne des Xe-XIIe siècles

Justine Audebrand – Une histoire politique du culte de saint Kenelm dans l’Angleterre de la fin du Xe siècle

Dave De Ruysscher – Les seigneurs d’Alost en Flandre (Xe-XIIe siècle) : nobles négociants ?

11         Notes de lecture

Informations pratiques :

Évaluer, apprécier, éd. Marcelo Cândido da Silva, Martin Gravel, Paola Miceli, Médiévales, Paris, Presses universitaires de Vincennes, 2024 ; 1 vol., 212 p. ISBN : 978-2-37924-438-4. Prix : € 20,00.

Source : Presses universitaires de Vincennes

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Colloque – “Vite parallele” dei Classici e dei Padri latini nel Medioevo, 2

Le colloque “Vies parallèles” des Classiques et des Pères latins au Moyen Âge dont le premier volet a eu lieu en début d’année 2024 au Campus Condorcet, se poursuivra avec une seconde rencontre à Milan du mercredi 19 au vendredi 21 juin 2024.

L’obiettivo di questo convegno è far dialogare tra loro due ambiti di studio che, pur essendo molto vicini, tendono a essere affrontati dalla bibliografia in modo distinto e non permeabile: la trasmissione e ricezione dei testi classici e quelle dei testi patristici. L’idea alla base delle riflessioni che si svilupperanno è che la distinzione tra Classici e Padri, benché pienamente giustificata nell’ottica di una sempre maggiore specializzazione degli studi filologici, spesso impedisce di comprendere nella maniera dovuta la reale importanza dell’uno e dell’altro corpus nelle biblioteche medievali e nelle pratiche di lettura, d’insegnamento e di composizione di nuove opere, finendo per minimizzare le interazioni di cui alcune fonti attestano l’esistenza. D’altra parte, confrontare i metodi e gli approcci degli specialisti dell’uno e dell’altro campo farà emergere costanti e variabili che finora non sono state messe sufficientemente in luce.

Programme :

Mercoledì 19 giugno 2024

  • 14:45 – Introduzione
  • 15:00 – Claudia Villa (Scuola Normale Superiore, Pisa), “Giudiziosi accostamenti”: Livio e Orosio

15:45 – Discussione e pausa

  • 16:15 – Stéphane Gioanni (Université Lyon 2), Les listes d’auteurs «à lire» entre le Ve et XIe siècle : définir et représenter les auctoritates dans la culture chrétienne
  • 17:00 – Ilaria Morresi (Sapienza Università, Roma) – Anna Zago (Università di Pisa), Auctoritates a confronto: i commenti grammaticali di Sedulio Scoto

18:00 – Discussione

Giovedì 20 giugno 2024 (Università Cattolica, Aula San Carlo)

  • 9:00 – Saluti istituzionali — Nicolangelo D’Acunto (Direttore del Dipartimento di Studi medioevali, umanistici e rinascimentali)
  • 9:15 –  Rossana E. Guglielmetti (Università degli Studi di Milano), Glosse bibliche e glosse ai classici nei manoscritti di età carolingia: tra modelli e sperimentazioni
  • 10:00 – Alessio Mancini (Università di Pisa), Paratesti inestimabili in testimoni trascurati: il caso del ms. St. Florian XI.580

10:45 – Discussione e pausa

  • 11:15 – Laetitia Ciccolini (Sorbonne Université), Les capitula comme problème éditorial chez les Classiques et chez les Pères
  • 12:00 – Ernesto Stagni (Università di Pisa), Dal “Donatus Christianus” a Giuliano di Toledo: Isidoro Et. 1.34-37 e testi paralleli nella Spagna visigotica

12:45 Discussione

  • 14:30 – Adriano Russo (École française de Rome), Classici e padri nei Flosculi ex Etymologiis breviter ablati di Ausilio: primi sondaggi
  • 15:15 – Gert Partoens (KU Leuven) – Nicolas De Maeyer (KU Leuven), Un florilège patristique en contexte : le manuscrit 14 de la Biblioteca comunale de S. Gimignano

16:15 – Discussione e pausa

  • 17:00 – Tavola rotonda – Tradizioni manoscritte a confronto

Venerdì 21 giugno 2024 (Università Cattolica, Aula Santa Maria Immacolata)

  • 9:00 – Evina Stein (Huygens Institute, Amsterdam), The first three and half centuries of the transmission and reception of the Etymologiae of Isidore of Seville
  • 9:45 – Angela Cossu (Université de Namur), Quale Ovidio beneventano? Tradizione diretta e indiretta dei poemi ovidiani in Italia Meridionale (IX e XI secolo)

10:30 Discussione e pausa

  • 11:00 – Jean-Yves Tilliette (Université de Genève), Qui est Claudien ? Les sources classiques et patristiques de l’Anticlaudianus d’Alain de Lille

11.45 Discussione e conclusioni

Informations pratiques :

“Vite parallele” dei Classici e dei Padri latini nel Medioevo, 2

19-21 juin 2024

Università degli Studi di Milano via Festa del Perdono, 3

Università Cattolica del Sacro Cuore Largo Agostino Gemelli, 1 Milano

Source : IRHT

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