Publication – « Hariulf’s History of St Riquier », trad. Kathleen Thompson

A new and accessible translation of Hariulf’s History of St Riquier, this book examines the history of a monastic community from the seventh to the eleventh century. It covers the ascetic life of the founding saint and the development of the community under the Carolingians in the late eighth and ninth centuries. There were setbacks when the house was sacked by the Vikings and the founder’s relics were stolen for political ends, but it recovered in the tenth and eleventh centuries and developed the links with both the Norman and English courts that enable Hariulf to make interesting observations about the Norman Conquest of England. Hariulf’s description of the monastic site with its three churches and the liturgical arrangements practised there, as well as the relics, treasures, books and endowments of a great monastic foundation, make his history an important source for monastic history.

Table des matières :

List of abbots of St Riquier and important dates
Introduction
Hariulf’s History of St Riquier
Preface
Book I
Book II
Book III
Book IV
Select bibliography
Index

Informations pratiques :

Hariulf’s History of St Riquier, trad. Kathleen Thompson, Manchester, Manchester University Press, 2024 ; 1vol., 320 p. (Manchester Medieval Sources). ISBN : 978-1-5261-5410-1. Prix : GBP 85,00.

Source : Manchester University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Medieval manuscripts of the Cologne Cathedral Library

On 29 and 30 November 2024, the 10th Symposium on the Medieval Manuscripts of the Cologne Cathedral Library will take place at the Cologne Diocesan and Cathedral Library. Papers from the fields of codicology, church history, canonical studies, computistics, liturgy, art history, text editions, etc. relating to manuscripts from the Cologne Cathedral Library or the Diocesan Library can be presented there.

The presentations should last approximately 30 minutes each, with a further 15 minutes for the discussions. A publication of the contributions is planned in the in-house book series « Libelli Rhenani ». (Volume 85 with the contributions to the 9th symposium has just been published: https://www.dombibliothek-koeln.de/m-article/Band-85/.)

Topic proposals must be submitted by 1 July 2024 to Dr. Harald Horst, harald.horst@erzbistum-koeln.dehttps://www.dombibliothek-koeln.de/bibliothek/handschriftenabteilung/

Source : H-Soz-Kult

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Colloque – Antiquaires voyageurs (XVIe-XIXe siecles)

On nous voit souvent comme des érudits, tapis dans nos cabinets de travail, sombres de préférence, peu enclins à quitter nos tables et papiers. Nous empruntons pourtant aussi les routes et mers, dans l’idée de gagner ces ailleurs vers lesquels nous attirent les textes que nous lisons, les menus objets qui arrivent jusqu’à nous, les lieux rêvés, nos désirs de retrouver un passé si proche et si lointain à nos yeux.

Le colloque souhaite éclairer les liens entre les voyages d’antiquaires et la mise en forme de connaissances sur le passé antique et médiéval à travers ses vestiges matériels. Il s’agit ainsi d’interroger la pertinence d’une séparation entre « l’homme de cabinet » et « l’homme de terrain » et de réfléchir à l’insertion du voyage dans un horizon matériel, intellectuel, mais aussi imaginaire.

Mercredi 26 juin, 14h-19h30 – Bibliotheca Hertziana (Via Gregoriana 22)

14h – Ouverture du colloque
Marco Cavalieri, université de Louvain
Claudia D’Alberto, università degli Studi ‘G. d’Annunzio’ Chieti-Pescara et université de Liège
Véronique Krings, université Toulouse – Jean Jaurès
Olivier Latteur, université de Louvain et université de Namur
Haude Morvan, université Bordeaux Montaigne
Renaud Robert, université Bordeaux Montaigne

14h30-16h30 Les grandes figures de l’antiquarisme

Michail Chatzidakis (Humboldt-Universität zu Berlin), Studiosissimus indagator […] inter antiquos antiquissimus”. Cyriac of Ancona (1391-1455?) on the trail of Greek antiquity

Yves Moreau (Université Jean Moulin Lyon 3), Les apports du voyage d’Italie, de Dalmatie, de Grèce et du Levant de l’antiquaire lyonnais Jacob Spon (1647-1685)

Anne Ritz-Guilbert (École du Louvre), François-Roger de Gaignières (1642-1715) et l’Europe en portefeuilles

Vivien Barrière (CY Cergy Paris Université), Le Grand Tour inversé de Scipione Maffei : les vestiges architecturaux des provinces romaines de Gaule vus par un antiquaire italien

16h45-17h45 Voyage, politique et antiquarisme dans la Sérénissime

Daniele Ferrara, Francesco Trentini (Direzione regionale Musei Veneto), Il Patriarca Marco Grimani e le antichità di Palestina, Dacia ed Egitto: presupposti eruditi e valenze politiche del viaggio antiquario nella Venezia del Rinascimento

Valentina Pugliano (Università Ca’ Foscari), Unexpected antiquarians: Venetian diplomatic doctors in search of the past in the eastern Mediterranean and Levant

18h-19h30 : Conférence d’Alain Schnapp. L’esprit des ruines et le voyage antiquaire des origines aux Lumières

Jeudi 27 juin, 9h-20h – École française de Rome (piazza Navona 62)

9h-10h30 Loin de l’Antiquité classique : faire autrement

William Stenhouse (Yeshiva University, New York), Antiquaries and oral sources

Juan Carlos Mantilla (California State University, Fresno), The Tiahuanaco ruins and the early modern Andean creation of a global Antiquity

Zur Shalev (University of Haifa), Constructing a Carmelite past and present on Mount Carmel: Giambattista di Sant’Alessio and the Compendio Istorico … del Carmelo (1780)

10h45-12h15 Médecins, diplomates, précepteurs… et antiquaires

Delphine Acolat (Université de Bretagne Occidentale), Archives photographiques et constitution de collection d’antiquités en Égypte au XIXe siècle : James Douglas père et fils, un voyage entre conformisme et aventures

Emanuele Giusti (Università di Firenze), Monuments, études orientales, traditions locales : Sir William Ouseley (1767-1842) et le passé de l’Iran

Étienne Wolff (Université Paris Nanterre), Maximilien Misson : voyageur ou antiquaire ?

12h15 -13h15 Enregistrer les vestiges d’un passé stratifié

Olivier Latteur (Université de Namur), Voyage et antiquités à la fin XVIe siècle : les « monuments » antiques et médiévaux dans l’Itinerarium d’Ortelius et Vivianus (1584)

Carlos Jesus Moran Sanchez (Instituto de Arqueología, Mérida), Anticuarios, eruditos, viajeros y tópicos en las percepciones sobre las ruinas de Mérida (s. XVI-XIX)

Déjeuner (buffet)

14h30-15h30 Du cabinet au terrain, et viceversa

Francis Tassaux (Université Bordeaux Montaigne), Cassas et Lavallée, de Pola à Spalato, 1782-1802

Claudia D’Alberto (Università degli Studi ‘G. D’Annunzio’ Chieti-Pescara, Université de Liège), Joseph Marie de Suarès, un arcivescovo antiquario nel Contado Venassino per la Roma barberiniana

15h30-16h30 Biographies d’objets

Odile Cavalier (Conservateur en chef honoraire du Patrimoine), De « l’âpre Délos battue par les flots » au cabinet de « l’Antiquaire de la Ville d’Aix » : les tribulations d’un relief votif grec

Cristina Ruggero (Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften), Elena Vaiani (Zentralinstitut für Kunstgeschichte, Münich), « Kirker’s studie … a deal of curiosities… ». Storie di oggetti ed eruditi in viaggio. Attorno al Museo Kircheriano

17h-18h Moscou, Bucarest : voyageurs d’Europe de l’Est et collections muséales au XIXe siècle

Anastasia Aksenova (Université Lumière Lyon 2), Du voyageur à l’antiquaire ? Mutation du voyageur russe en Égypte au début du XIXe siècle : fonctions et rapports aux antiquités

Linca Kucsinschi (Université Jean Moulin Lyon 3), Des pierres qui parlent et d’autres mirabilia : les missions et voyages de Grigore Tocilescu (1850-1909)

18h30-20h : Conférence de Chantal Grell. L’abbé Barthélemy (1716-1795) en Italie et le jeune Anacharsis en Grèce : du voyage érudit à la fiction antiquaire

Dîner pour les participants au colloque

Vendredi 28 juin, 9h-12h30 – Academia Belgica (via Omero 8)

9h-10h Savoirs antiquaires et création littéraire

Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Caen Normandie), Curiosité antiquaire et offrande amoureuse : le Discours du Voyage à Constantinople de Bertrand de La Borderie (1542) et sa mise en mémoire poétique de savoirs sur la Grèce antique

Ginette Vagenheim (Université de Rouen Normandie), Épigraphie et culture classique dans l’Hercules Prodicius (1587) de Stephanus Vinandus Pighius

10h-11h Du terrain au partage des savoirs : le cas des inscriptions grecques

Fabrice Delrieux (Université Savoie Mont Blanc), Les antiquaires voyageurs dans la Carie du XIXe siècle. Le cas des « Athéniens » Gaston Deschamps et Georges Doublet d’après des lettres inédites envoyées à Théophile Homolle

Marcel Piérart (Université de Fribourg), Le rôle des voyageurs dans la naissance des « disciplines auxiliaires » de l’histoire : l’exemple des inscriptions d’Argos

11h30-12h30 Malte, aux marges du voyage antiquaire

Francesca Bonzano, Roberta Ferro (Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano), Ma qui la natura soccorse mirabilmente gli sforzi dell’arte”. Il viaggio a Malta di Carlo Castonedella Torre di Rezzonico (1793)

Reuben Grima (University of Malta), Imaginary geographies on Europe’s periphery: travellers, collectors and patrons in 1630s Malta

Déjeuner (buffet)

16h-18h : Visite du musée du Palazzo Venezia (réservée aux intervenants)

Edith Gabrielli, dirigente generale (Ministero della cultura)

Comité scientifique et organisation 

Marco Cavalieri, université de Louvain
Claudia D’Alberto, università degli Studi ‘G. d’Annunzio’ Chieti-Pescara et université de Liège
Véronique Krings, université Toulouse – Jean Jaurès
Olivier Latteur, université de Louvain et université de Namur
Haude Morvan, université Bordeaux Montaigne
Renaud Robert, université Bordeaux Montaigne

Source : PaTHs – UNamur

Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire

Publication – Nora Berend, « Stephen I, the First Christian King of Hungary. From Medieval Myth to Modern Legend ».

Stephen I, Hungary’s first Christian king (reigned 997-1038) has been celebrated as the founder of the Hungarian state and church. Despite the scarcity of medieval sources, and consequent limitations on historical knowledge, he has had a central importance in narratives of Hungarian history and national identity. This book argues that instead of conceptualizing modern political medievalism separately as an ‘abuse’ of history, we must investigate history’s very fabric, because cultural memory is woven into the production of the medieval sources. Medieval myth-making served as a firm basis for centuries of further elaboration and reinterpretation, both in historiography and in political legitimizing strategies. In many ways we cannot reach the ‘real’ Stephen, but we can do much more to understand the shaping of his myths. The author traces the origin of crucial stories around Stephen, contextualizing both the invention of early narratives and their later use. A challenger to Stephen’s rule who may be a medieval literary invention became the protagonist of a rock opera in 1983, also standing in for Imre Nagy, a key figure of the 1956 revolution; moreover, he was reinvented as the embodiment of true Hungarian identity. The alleged right hand relic was ‘discovered’ to provide added legitimacy for Hungary’s kings and then became a protagonist of the entanglement of Church and state. A medieval crown was invested with supernatural status, before turning into a national symbol. This book analyses the often seamless flow that has turned medieval myth into modern history, showing that politicisation was not a modern addition, but a determinant factor from the start.

Educated at ELTE Budapest, EHESS Paris, and Columbia University, New York, Nora Berend held a Junior Research Fellowship at Cambridge, then taught at Goldsmiths College London before returning to the University of Cambridge in 2000. She has been Professor of European history there since 2018. She received a Humboldt Fellowship at Mannheim, and was an invited Fellow at the K. Hamburger Kolleg Bochum. She was visiting professor at EHESS (Paris), Doshisha (Kyoto), Central European University, the universities of Mannheim, Stockholm, and Trondheim, and received an honorary doctorate from the University of Stockholm.

Table des matières :

Introduction: Stephen I, from myth to history and back again
1:Cupan
2:Stephen, the king: a rock opera in the late communist period and questions of national identity
3:The Holy Dexter
4:The Hungarian Crown

Informations pratiques :

Nora Berend, Stephen I, the First Christian King of Hungary. From Medieval Myth to Modern Legend, Oxford, Oxford Unievrsity PRess, 2024 ; 1 vol., 272 p. (Oxford Studies in Medieval European History). ISBN : 978-0-19888-934-2. Prix : GBP 90,00.

Source : Oxford University Press

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Anna McKay, « Female Devotion and Textile Imagery in Medieval English Literature »

Uncovers the female voices, lived experiences, and spiritual insights encoded by the imagery of textiles in the Middle Ages.

For millennia, women have spoken and read through cloth. The literature and art of the Middle Ages are replete with images of women working cloth, wielding spindles, distaffs, and needles, or sitting at their looms. Yet they have been little explored.

Drawing upon the burgeoning field of medieval textile studies, as well as contemporary theories of gender, materiality, and eco-criticism, this study illustrates how textiles provide a hermeneutical alternative to the patriarchally-dominated written word. It puts forward the argument that women’s devotion during this period was a « fabricated » phenomenon, a mode of spirituality and religious exegesis expressed, devised, and practised through cloth. Centred on four icons of female devotion (Eve, Mary, St Veronica, and – of course – Christ), the book explores a broad range of narratives from across the rich tapestry of medieval English literature, from the fields of Piers Plowman to the late medieval Morte D’arthur; the devotions of Margery Kempe to the visionary experiences of Julian of Norwich; Gervase of Tilbury’s fabulous Otia Imperialia to the anchoritic guidance literature of the Middle Ages; and the innumerable (and oft-forgotten) lives of Christ, prayers, legends, and miracle tales in between.

Anna McKay is Associate Lecturer at The Open University.

Table des matières :

Introduction
1. Touching with the Eye of The Mind: Eve, Textiles, and the Material Turn in Devotion
2. ‘Thu art to me a very modir’: Weaving the Word in Marian Literature
3. ‘He who has seen me has seen the father’: The Veronica in Medieval England
4. ‘Blessedly clothed with gems of virtue’: Clothing and Imitatio Christi in Anchoritic Texts for Women
Afterword
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Anna McKay, Female Devotion and Textile Imagery in Medieval English Literature, Woodbridge, D.S BRewer, 2024 ; 1 vol.? 328 p. (Gender in the Middle Ages, 22). ISBN : 978-1-84384-713-7. Prix : GBP 80,00

Source : Boydell and Brewer

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Colloque – Les appropriations de l’eau de l’Antiquité à nos jours

À l’ère du changement climatique, la question de l’eau et de ses appropriations se pose avec une acuité inédite : dans certaines régions, elle a tendance à se raréfier, causant des problèmes d’approvisionnement et des conflits d’usage. À cela s’ajoute un autre problème : celui de la pollution, aussi bien des cours d’eau douce que des mers et des océans.

Des difficultés similaires se sont posées dans les sociétés passées : les sécheresses comme la pollution ont une histoire, qu’il s’agira d’explorer dans toutes les périodes historiques et dans tous les contextes géographiques. La notion d’appropriation sera centrale dans l’analyse et permettra d’appréhender cette problématique générale : comment les sociétés humaines ont-elles cherché à maîtriser une ressource vitale, dans des contextes où s’impose l’adaption aux inconstances de l’environnement ?

9h00 Accueil
9h30 Ouverture
Charles MÉRIAUX (IRHiS, ULille), Samy BOUNOUA (IRHiS, ULille)
Introduction – Hugo VIDON (LaMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne)

10h00 – CONFLITS D’USAGES, CONFLITS D’ACTEURS
Modération – Hélène KOWALSKI (IRHiS, ULille)

Pierre MARCELLOT (CeTHiS, UTours), L’appropriation de la Loire à Tours à la fin du Moyen Âge : le conflit comme vecteur de la structuration de l’espace fluvial
Nino LIMA (CHCSC, UParis-Saclay/USorbonne Nouvelle/UComplutense, Madrid), Posséder l’eau : l’approvisonnement de Madrid pris entre ancienne noblesse et administration moderne (1850-1880)
Discussion


Pause


11h20 – L’ADMINISTRATION DES EAUX PUBLIQUES À L’ÉPOQUE MODERNE
Gilles NARCY (IHMC, UParis 1 Panthéon-Sorbonne), La domanialisation comme marchandisation : la mise en disponibilité des eaux dans la République de Venise (1550-1750)
Constance de FONT-RÉAULX (UToronto) en visio, Abreuver la ville en « eaux bonnes à boire » : gouvernance, appropriation, et municipalisation de l’approvisionnement en eau à Paris, v. 1670-1730
Discussion


12h30 Déjeuner

14h00 – LES EAUX DE L’INDUSTRIE, ENTRE APPROPRIATIONS ET POLLUTIONS

Modération Samy BOUNOUA (IRHiS, ULille)

Yaël GAGNEPAIN (IRHiS, ULille),  S’approprier sans privatiser, hydrographie, bourgeoisie industrielle et administrations publiques au XIXe siècle
Cyrian PITTELOUD (CECILLE, ULille), Conflits d’usage et acclimatation aux pollutions dans le Japon des années 1910-1920, le cas de la rivière Arata
Alexis JAOUL (GEODE, UToulouse Jean-Jaurès), Entre débordement et slow violence, la pollution par l’arsenic d’une rivière méditerranéenne, l’Orbiel
Discussion

Pause

15h40 – L’EAU, VECTEUR D’IMPÉRIALISME AU PROCHE-ORIENT
Émile PASQUIER (CHSP/CEDEJ, Sciencs Po, Paris), Du Nil au canal de Suez : Le canal d’Ismaïlia et ses villes, maîtriser l’eau douce pour exploiter l’eau salée
Ondine TOUJA (ENSA, UGrenoble-Alpes), L’affirmation d’une gestion de l’eau locale héritée à Naplouse (Territoires Palestiniens), de l’Antiquité à nos jours
Elisabeth DAVIN-MORTIER (LHST, EPFL), Le Mandat britannique en Palestine (1922-1948) : la genèse de la mise sous tension des ressources en eau et les premières réponses juridiques, politiques et techniques
Discussion


17h00 Conclusion
Hélène KOWALSKI (IRHiS, ULille)

Informations pratiques :

SALLE DE SÉMINAIRE DE L’IRHiS
UNIVERSITÉ DE LILLE • CAMPUS DU PONT-DE-BOIS • VILLENEUVE D’ASCQ

Comité d’organisation
Samy Bounoua, doctorant IRHiS, ULille — samy.bounoua@univ-lille.fr
Hélène Kowalski, doctorante IRHiS, ULille — helene.kowalski@univ-lille.fr
Hugo Vidon, doctorant, LaMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne — Hugo.Vidon@univ-paris1.fr


Comité scientifique
Cécile Allinne, Centre Michel de Boüard CRAHAM, UCaen
Laetitia Deudon, LARSH, UPHF
Fabien Locher, GRHEN, CNRS
Alice Ingold, GRHEN, EHESS

Administration : Martine Duhamel, IRHiS, Tél. 03 20 41 73 45 — martine.duhamel@univ-lille.fr

Publié dans Colloque | Laisser un commentaire

Publication – W. Mark Ormrod, « Winner and Waster and its Contexts. Chivalry, Law and Economics in Fourteenth-Century England »

The late fourteenth-century English poem Winner and Waster narrates a debate between the forces of avarice (Winner) and generosity (Waster); it ranges widely over a number of major issues in the political life of England during Edward III’s reign.

This book sets out to re-date the poem from the 1350s to the 1360s, and in so doing to question whether its principal message really revolves (as so much earlier scholarship has insisted) around the state of public order and the costs of warfare in the 1350s. Instead, it proposes that the poem echoes debates about Edward III’s ability to maintain concord between the members of his household, to manage the extravagance in clothing that prompted the sumptuary laws of 1363, and to run his peace-time finances of the 1360s in such a way as to guarantee the solvency of the crown.

The late W. MARK ORMROD was Professor Emeritus of History at the University of York; he published extensively on later medieval history.

Table des matières :

Acknowledgements
Note on Editions
List of Abbreviations
Introduction Winner and Waster: A Poem on the Times
Chivalry and Internationalism: The Garter Feast of 1358 and English Diplomacy during the 1350s and 1360s
Treason, Public Order and Dispute Settlement: the Statute of Treasons of 1352 and Royal Arbitration
Landed Society, Conspicuous Consumption and the Political Economy: The Sumptuary Laws of 1363
The Private and the Public Spheres: The Royal Household and State Finance under Edward III
Satire, Complaint and Authorship: Winner and Waster and the Alliterative Revival of the Fourteenth Century
Winner and Waster: Timeliness and Timelessness
Appendix 1: Timeline, 1337-1370
Appendix 2: A Modern English Version of Winner and Waster
Bibliography
Index

Informations pratiques :

W. Mark Ormrod, Winner and Waster and its Contexts. Chivalry, Law and Economics in Fourteenth-Century England, Woodbridge, D.S. Brewer, 2024 ; 1 vol., 202 p. ISBN : 978-1-84384-709-0. Prix : GBP 16,99.

Source : Boydell and Brewer

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – René Souriac, « 1213. La bataille de Muret, jeudi noir pour le comte Raimond VI »

En cette journée mémorable du 12 septembre 1213, Simon de Montfort, le chef de l’armée de la « croisade contre les albigeois », triomphe à Muret des comtes de Toulouse, de Foix et de Comminges, et leur soutien, le roi d’Aragon, Pierre II, est tué dans la bataille. Deux ans après, Simon de Montfort se fait reconnaître comte de Comminges par le roi Philippe Auguste, mais, en 1218, il succombe sous les murs de Toulouse. Les vaincus, qui n’avaient pas abandonné le combat, réussissent à remettre la main sur les territoires perdus. En 1229, Raimond VII, fils du comte de Toulouse, Raimond VI, vaincu à Muret, parvient à récupérer les domaines de ses ancêtres par les traités de Meaux-Paris. Le roi Louis IX et sa mère, Blanche de Castille, rétablissent son autorité sur Toulouse et les anciens domaines de sa famille.

René Souriac est professeur d’université honoraire en histoire moderne et ancien président de la Société des études de Comminges.

Informations pratiques :

René Souriac, 1213. La bataille de Muret, jeudi noir pour le comte Raimond VI, Portet-sur-Garonne, 2024 ; 1 vol., 48 p. (Cette année-là à Toulouse). ISBN : 978-2-494787-20-9. Prix : € 7,50.

Source : Éditions Midi-Pyrénéennes

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Colloque – Énigmes, canons, allégories dans la musique ancienne

13-14 juin 2024, Sorbonne Université,
Amphi Gouhier, centre Clignancourt (2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris)

Jeudi 13 juin 2024

9h30 | Accueil et introduction

Présentation de l’Association Musique Ancienne en Sorbonne et du prix Philippe Lescat

10h – 11h30 | « Approches théoriques du canon » – Présidente : Théodora Psychoyou

  • Davitt Moroney (University of California, Berkeley), Les canons « per tonos »
  • Renée Barbre (Yale University), One Man’s Wit is Another Man’s Folly: Finck, Zarlino, and the Aisthesis of Musical Enigmas
  • James Renwick (McGill University), Crab Canons and Species Counterpoint: A Comparison of Retrograde Canons Generated by Third Species Rules

11h30 – 12h | Concert du Master d’Interprétation des Musiques Anciennes (MIMA)

12h – 14h – Déjeuner

14h – 15h30 | « Arts visuels, histoire culturelle » – Président : Frédéric Billiet

  • Guillaume Bunel (IReMus – Sorbonne Université), Une préhistoire de « l’œuvre ouverte » ? Typologie des œuvres à lectures multiples aux xve et xvie siècles
  • Michael Dodds (University of North Carolina School of the Arts), The Canon in Pieter van Laer’s Self-Portrait with Magic Scene (présentation en visioconférence)
  • Giorgio Peloso Zantaforni (Università degli Studi di Padova), « Quaerite et invenietis »: Riddles Noted and Musical Hermeticism in the Stammbücher between the 15th and 16th Centuries

15h30 – 16h | Pause

16h – 17h | « Bach et ses contemporains » – Présidente : Raphaëlle Legrand

  • François Vijay Ratiney (Université Bordeaux Montaigne), Les canons de L’Offrande Musicale de J.-S. Bach : énigmes musicales et jeux de l’esprit
  • Joel Speerstra (Göteborgs universitet), Johann Kuhnau: a Maker of Musical Emblems

17h – 18h : Atelier « Résolution de canons énigmatiques » – Animation : Guillaume Bunel

Vendredi 14 juin 2024

9h – Accueil et petit déjeuner

9h30 – 11h00 | « Intertextualités » – Président.e : Clément Stagnol

  • Bertrand Porot (CERHIC – Université de Reims Champagne Ardenne), Le vaudeville au xviiie siècle : entre sens caché et sens signalétique
  • Alexandra Siso (University of Colorado Boulder), Voices of Purgatory: Catholic Theatre and Elizabethan Sacred Judgement in the Office of the Dead
  • Marta Salvatori (Pontificio Istituto Ambrosiano di Musica Sacra), Sonorous Symbols: New Perspectives on the Musical Allegory in Dante’s Divine Comedy

11h30 – 12h30 | Concert : « Canons et énigmes dans la musique instrumentale du xviie siècle », Ensemble Uranometria         
Aleksandra Brzóskowska & Félix Verry, violons baroques et direction artistique, Lucas Alvarado, viole de gambe, Geronimo Faïs, clavecin

12h30 – 14h | Déjeuner

14h – 15h30 | « Canons et énigmes : études de cas » – Présidente : Isabelle Ragnard

  • Pamela Zuker (IReMus – Sorbonne Université), Les Chansonnettes mesurées à l’antique de Jean-Antoine de Baïf mises en musique par Jacques Mauduit, un recueil construit comme une échelle ficinienne ?
  • Vincent Chomienne (Haute école de musique de Genève), Le jeu avant le jeu. À l’origine des énigmes musicales de la Renaissance
  • Johan Guiton (IReMus – Sorbonne Université), O gloriosa – une messe bolonaise fragmentaire et son canon singulier

15h30 – 16h | Pause

16h – 17h30 | « Ouverture » – Présidente : Alice Tacaille

  • Fabrice Guédy (Atelier des Feuillantines), La modélisation formelle et mathématique des énigmes musicales dans la musique ancienne comme outil de création
  • David Christoffel (CERILAC), Le nombre d’or, entre écueil et levier pour la médiation musicale
  • Marina Rossi (Università di Trento), Portraying the Unheard. Canon in György Ligeti’s Early Choral Music (présentation en visioconférence)
  •  
  • 17h30 – 18h | Conclusion du colloque
Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire

Appel à contribution – La violence à la cour de France (Moyen Âge-XIXe siècle)

Ce colloque interdisciplinaire et international a pour objectif l’étude des expressions de la violence à la cour de France, du Moyen Âge au XIXe siècle.

En croisant les disciplines telles que l’histoire politique, la sociologie, l’histoire des émotions, l’histoire de la justice, les lettres et l’histoire de l’art, ce colloque explore une pratique qui semble indissociable de la société curiale. En effet, Claude Gauvard avait souligné le rôle particulier de l’entourage des grands dans la pratique de la violence [1]. Alors que dans les milieux ruraux et urbains, les normes sociales tendent à limiter et à réguler la violence, les entourages aristocratiques et les cours sont le théâtre d’actes violents fréquents et désordonnés. Principalement perpétrés par des hommes et motivés par la préservation de l’honneur, ces actes parfois meurtriers demeurent souvent impunis, car « l’honneur prime sur la vie humaine ». Dans son étude, Michel Nassiet montre également que la violence est d’origine sociale et consiste souvent à défendre l’honneur qui est alors perçu comme un capital collectif [2]. Dans le cadre de la cour, cet honneur est rendu visible entre autres par le cérémonial et l’étiquette, ce qui peut exacerber la nécessité de le défendre. De plus, la cour est le lieu de structuration de liens interpersonnels qui passe par la formation de clans et de clientèles qui partagent le devoir de défendre l’honneur du groupe. Le statut social, l’existence de groupes et factions ainsi que l’organisation même de la cour encourageraient ainsi l’usage de la violence.

En l’absence d’une évolution linéaire, les périodes de guerres civiles introduisent une notion de temporalité en amplifiant la violence qui règne dans l’entourage royal. En analysant les mentalités et la société de la cour d’Henri III, Jacqueline Boucher avait relevé une « attirance de l’horrible et du macabre », précisant que les guerres de Religion familiarisèrent les Français de la fin du XVIe siècle avec le drame et la violence [3]. Cette dernière s’amplifie dans le quotidien de la cour et s’exprime même lors d’entrées et de festivités [4]. Une forme de brutalisation des sociétés décrites par George L. Mosse pour le XXe siècle serait ainsi déjà à l’œuvre au XVIe siècle ; des phénomènes similaires émergent pendant la guerre de Cent Ans et la Révolution [5].

Toutefois, si l’impact des guerres civiles sur l’expression de la violence à la cour semble évident, force est de constater que les entourages des grands sont traversés à toutes les époques par des actes de violence plus ou moins tolérés. Ce constat s’oppose au processus de civilisation décrit par Norbert Elias qui consisterait en une domestication progressive de la noblesse dans la sphère curiale [6]. Si les traités de civilités dressent le portrait de courtisans capables de contrôler et de dissimuler leurs émotions, la violence est bien une constante dans les sources relatives aux sociétés curiales. Régine Le Jan constate à la suite de Walter Pohl les faiblesses de la « tentation évolutionniste et eurocentriste » qui marque l’œuvre d’Elias : les sujets médiévaux ne dominaient pas moins leurs émotions que les Occidentaux du XXIe siècle, mais les exprimaient différemment, en suivant leurs propres codes [7]. Comprendre ces codes constitue un des objectifs du colloque.

Le colloque propose d’analyser les formes, les acteurs, les motivations, les effets et les discours relatifs à la violence dans le cadre spécifique de la société de cour, en questionnant la validité du concept de la cour en tant qu’espace de régulation des rapports sociaux, de tempérance et de contrôle progressif des émotions. Nous souhaitons étudier les actes de violence survenant à la cour, qu’ils soient dirigés contre des membres de l’entourage royal ou qu’ils soient perpétrés par ces derniers. Notre objectif est d’explorer les violences individuelles, commises ou commanditées par des individus. Cette approche nous amène à exclure du champ d’études les phénomènes de la violence organisée et collective, tels que la guerre, le tournoi et la chasse. Plusieurs axes pourront être explorés :

Axe 1 : Les manifestations de la violence

Les actes violents se présentent sous des formes diverses comme les bagarres et les rixes, les empoisonnements et les meurtres ainsi que les duels qui persistent malgré les mesures prises à leur encontre par la couronne. Spécifiques aux rapports entre hommes et femmes sont les violences sexuelles, les viols ainsi que les violences conjugales et meurtres d’épouse, des phénomènes qui ne sont pas absents de la cour.

Les acteurs des violences appartiennent à toutes les strates sociales de la cour. Le roi peut être la victime de ces violences, et il est parfois lui-même à l’origine d’actes violents lorsqu’il commande des assassinats, qu’il s’agisse de celui des Guise en 1588 ou de Concini en 1617.

Le colloque propose d’étudier des faits de violence en éclairant le lien entre les acteurs et leurs victimes ainsi que les mobiles et les choix opérés concernant la forme de la violence mise en œuvre. Des études de cas peuvent reposer sur les documents de l’administration royale (prévôté, lettres de rémission…), de la justice, des témoignages de courtisans et des œuvres littéraires ou picturales.

Axe 2 : La régulation de la violence

Si les manifestations de violence sont nombreuses à la cour, l’appareil monarchique tente pourtant de les contrôler grâce au développement d’institutions qui doivent garantir la sûreté de ses membres. Dans cette perspective, ce colloque encourage l’étude des acteurs et des institutions chargées de la sécurité à la cour.

Cette régulation prend une forme judiciaire avec le développement d’instances de règlement des conflits internes à la cour assurée notamment par le grand prévôt de France, mais également par la mise en place du tribunal du point d’honneur. De même, la multiplication des troupes chargées de la sécurité du roi et de la cour témoigne de ce souci de limiter les désordres dans les demeures royales. Les règlements royaux pourront également faire l’objet d’une étude approfondie afin de comprendre dans quelle mesure ils tentent, parfois en lien avec le cérémonial et l’étiquette, de réguler la violence à la cour. Il s’agira également d’appréhender le caractère sacré de la personne royale qui rend les manifestations de violence de moins en moins tolérables lorsqu’elles ont lieu dans le logis du roi ou en sa présence.

Axe 3 : Effets et représentations de la violence

La réaction suscitée par les actes de violence peut être explorée à la fois au niveau individuel et collectif, en étudiant les justifications avancées par les auteurs de ces actes et par les témoins qui les rapportent. Cette approche permettra d’interroger les sensibilités et la tolérance à l’égard des diverses formes de violence au sein de la cour, mais aussi de la société dans son ensemble. Les accusations et condamnations de la violence sont souvent instrumentalisées à des fins politiques, par exemple lorsqu’il s’agit de mettre en question le pouvoir exercé par les femmes. Les reines régentes ont ainsi été accusées d’utiliser et d’abuser de la violence afin de consolider leur position.

Qu’ils soient fondés sur des faits avérés ou sur des constructions imaginaires, les discours sur la violence mettent en lumière les clivages politiques et sociaux au sein de la société et participent à la critique de la cour. Ces discours et imaginaires de la violence influencent l’art et la littérature, qu’il s’agit des décors des demeures royales, des pamphlets, des gravures ou des œuvres littéraires.

Le colloque

Le colloque, organisé par le Centre Roland Mousnier et l’Institut de recherche sur les civilisations de l’occident moderne (Sorbonne Université) ainsi que l’association Cour de France.fr, aura lieu du 28 au 29 avril 2025 à Paris (Sorbonne, salle des Actes).

Les frais de voyage et de séjour des intervenants seront pris en charge. Les actes seront édités.

Modalités de soumission

Les propositions de communication, d’un maximum de 5000 caractères (espaces compris), si possible accompagnées d’une notice biographique ou d’un bref CV, sont à adresser à : violence.colloque2025@gmail.com

d’ici le 30 septembre 2024.

Comité d’organisation

  • Fanny Giraudier, LARHRA
  • Nicolas Le Roux, Sorbonne Université, IRCOM/Centre Roland Mousnier
  • Caroline zum Kolk, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Cour de France.fr

Conseil scientifique

  • Boris Bove, Université de Rouen, GRHis
  • Luisa Capodieci, Université Panthéon-Sorbonne
  • Pascale Mormiche, Cergy-Paris-Université
  • Vivien Richard, Musée du Louvre
  • Caroline Trotot, Université Gustave Eiffel

Source : Calenda

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire