Publication (en ligne) – Sources, normes et procédures de la fiscalité en Europe méditerranéenne (XIIIe-XVIe s.)

La revue accueille toute recherche portant sur l’histoire et l’archéologie des documents comptables, des institutions qui les commanditent et des personnes qui les réalisent. Elle reçoit dossiers thématiques, articles de fonds et méthodologiques, éditions commentées de documents, comptes-rendus de thèses, de rencontres et d’ouvrages, notes d’actualités. Elle publie des textes dans toutes les langues européennes et les accompagne de résumés en français, anglais, allemand, espagnol.

Accès : ici

Béatrice Touchelay – Avant-propos [Texte intégral]

Marco Conti et Ézéchiel Jean-CourretSources, normes et procédures de la fiscalité directe en Occident méditerranéen (XIIIe-XVe s.)

Francesco Bettarini – La valutazione del reddito d’impresa nel Catasto del 1427

Marco Conti – Contribuables, equitas et estimation des richesses du contado bolonais au début du XIVe siècle. Notes en marge de l’édition de l’estimo de 1303

Florent GarnierTemporalités documentaires, normatives et fiscales à Millau au milieu du XIVe siècle

Ézéchiel Jean-Courret« Aysso qui s’ensec avem baylat per far e per ordenar e per mandar e per levar lo talh ». Discours, procédures et régimes de la fiscalité directe à Périgueux aux XIVe et XVe siècles

Laura Miquel MilianEl impuesto directo en la Barcelona del siglo XV

Jordi Morelló Baget et Albert Reixach Sala“Iuxta facultates bonorum ipsorum singularium”: las fuentes para la fiscalidad directa en las comunidades rurales de la Cataluña bajomedieval y el estudio de la desigualdad

Davide MorraUn dialogo delle ragioni. I conti della tassa diretta nel regno di Napoli all’epoca di Ferdinando I d’Aragona (1458-1494)

Fabrizio AliasLa fiscalità diretta nella terra sarda dei Della Gherardesca: analisi delle pratiche di scrittura e del prelievo signorile attraverso il «Liber introytuum et reddituum» (1323) [Texte intégral]

Catarina RosaUma aproximação à documentação fiscal em Portugal: fontes para o estudo da fiscalidade municipal direta na Idade Média (sécs. XV-início do XVI)

Pau VicianoMatérialité des registres fiscaux et pratiques administratives. Les livres de la levée de l’impôt direct municipal dans le royaume de Valence (Vila-real, 1451)

Hors série

Source : Comptabilité(s)

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Conférence – Le Moyen Âge nous parle ! : « Forgeries et falsifications de chartes au Moyen Âge : du travail du faussaire à celui du critique »

14h – Conférence : “Forgeries et falsifications de chartes au Moyen Âge : du travail du faussaire à celui du critique”, par Laurent Morelle, directeur d’études à l’École pratique des hautes études (Université PSL, Paris).

En partenariat avec les Archives de la Vienne – 30 rue des champs balais – Quartier de la Gibauderie – Poitiers

Cette conférence universitaire, qui s’adresse avant tout aux jeunes médiévistes accueillis à Poitiers dans le cadre des Semaines d’études médiévales du CESCM, est ouverte exceptionnellement à un public plus large désireux de découvrir les derniers acquis de la recherche scientifique en matière d’histoire de l’écriture au Moyen Âge.

18h – Concert : À la cour des Ducs d’Aquitaine, de Guillaume IX “Le Troubadour” à Aliénor, par le duo Séraphîm : Manolo Gonzalez (Chant, Organetto), Carole Matras (Chant, Lyre, Harpe).

En prélude à la Fête de la musique, plongez dans ce “siècle d’or” qui a vu l’éclosion de la polyphonie et l’avènement de la Fin’Amor des troubadours.

Source : CESCM

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Publication – « Ruodlieb, conte latin du XIe siècle. Un ancêtre du “Conte du graal” « , trad. Philippe Walter, Joël Thomas

Voici l’histoire de Ruodlieb, un jeune homme noble, fougueux et doué, qui rêve d’aventures et de découvertes. Un jour, ce fils d’une veuve quitte sa mère et découvre la vie. Il se met au service d’un grand roi pendant une dizaine d’années. Pour récompenser son mérite et son dévouement, ce roi lui fait cadeau de douze conseils qui l’aideront à maîtriser son destin et même à découvrir son nom ! Mais, ne serait-ce pas là l’histoire du Conte du graal de Chrétien de Troyes ? Assurément, puisque les deux œuvres sont construites sur le même modèle de récit portant le numéro 910B dans la classification internationale des contes (« L’ observance des conseils du maître »). Antérieur d’un siècle au premier récit du graal, Ruodlieb fut écrit en latin vers 1070 par un moine bavarois tout en humour et malice. Avant l’apparition des premiers romans courtois (en France et en Allemagne), un univers fictif inédit surgit sous nos yeux, à la lisière des contes de fées, mais d’un réalisme étrangement prémonitoire déjà teinté d’esprit chevaleresque.

Loin des œuvres pieuses, bibliques ou imitées de l’Antiquité, on y voit affleurer le récit d’aventures en vers du XIIe siècle. Cette première traduction française (avec le texte latin en regard) est replacée dans une perspective d’histoire culturelle européenne : son analyse souligne des analogies saisissantes avec le Conte du graal, qu’on ne peut plus relire de la même façon après avoir lu Ruodlieb !

Écrit par un moine anonyme de l’abbaye de Tegernsee en Bavière, Ruodlieb est présenté, traduit et annoté par Joël Thomas et Philippe Walter, professeurs émérites des universités, le premier spécialiste de Virgile et de la poésie augustéenne, mais aussi des méthodologies de l’imaginaire, le deuxième de littérature française du Moyen Âge.

Informations pratiques :

Ruodlieb, conte latin du XIe siècle. Un ancêtre du “Conte du graal”, trad. Philippe Walter, Joël Thomas, Grenoble, UGA Éditions, 2024 ; 1 vol., 366 p. (Moyen Âge européen). ISBN : 978-2-37747-432-5. Prix : € 24,50.

Source : UGA Éditions

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Publication – Abbon de Saint-Germain, « Le siège de Paris par les Vikings », éd. Enimie Rouquette

Ainsi, à l’aurore mourante, commença la guerre. Voici que tous se ruent hors des navires à l’assaut de la tour, qu’ils frappent à violents coups de fronde et inondent de flèches. La ville résonne, les citoyens tremblent et les ponts vacillent.

En 885 de notre ère, aux derniers feux de l’Empire carolingien, une grande armée d’hommes du Nord, sous le commandement d’un certain Siegfried, attaque Paris. Le siège va durer des mois.

Abbon, moine au monastère de Saint-Germain, témoin oculaire, raconte dans un poème épique ici rendu en prose les terribles péripéties de ces batailles, qui se livrent sur la Seine ou à travers champs dans toute la Francie.

Il fabrique de la sorte le portrait stylisé à l’extrême d’un Paris imprenable et appelé à un destin sans pareil. Car au-delà de cette longue guerre contre les Vikings, c’est un monde nouveau qui se profile avec la naissance de la capitale de la France, à travers un récit mobilisé aux siècles suivants dans les moments tragiques que la ville dut affronter.

Enimie Rouquette est agrégée de Lettres classiques et docteure en études latines. Elle est spécialiste de la langue et de la littérature carolingiennes.

Bruno Dumézil est professeur d’histoire à Sorbonne Université. Spécialiste du Haut Moyen Âge, il est notamment l’auteur de l’ouvrage fameux Le Baptême de Clovis (Gallimard, 2019), et plus récemment de 
L’Empire mérovingien, Ve-VIIIe siècles (Passé Composé, 2023).

Informations pratiques:

Abbon, Le siège de Paris par les Vikings, texte traduit du latin et annoté par Enimie Rouquette, introduction de Bruno Dumézil. Toulouse, Anacharsis Éditions, 2024 ; 1 vol., 128 p. (Collection Famagouste). ISBN : 979-1-02790-471-6. Prix : € 17,00

Source: Anacharsis

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Offres d’emplois – Offres d’emplois histoire des pratiques de l’écrit, diplomatique et humanités numériques – plateforme TELMA et base de données CartulR

Offres d’emplois en histoire des pratiques de l’écrit, diplomatique et humanités numériques – plateforme TELMA et base de données CartulR

Dans le cadre des travaux de l’EquipEx Biblissima+, plusieurs offres d’emploi sont proposées à l’IRHT (UPR841, Aubervilliers-Orléans), à la section de diplomatique/pôle numérique, autour de la plateforme d’édition électronique TELMA et en particulier de la base de données CartulR.

Chacun des contrats consiste en un CDD d’un an commençant en septembre ou octobre 2024 et courant sur l’année académique 2024-2025.

Deux contrats d’Ingénieur d’études (H/F) en traitement de données anciennes
Profil et fiche de poste: https://emploi.cnrs.fr/Offres/CDD/UPR841-ALEVRE-035/Default.aspx

Un contrat d’Ingénieur de recherche (H/F) ingénierie logicielle pour l’analyse de données textuelles TELMA/BIblissima+
Profil et fiche de poste: https://emploi.cnrs.fr/Offres/CDD/UPR841-ALEVRE-034/Default.aspx

Un ou une postdoctorant (H/F) en humanités numériques et histoire des textes/diplomatique médiévale (TELMA/Biblissima+)
Profil et fiche de poste: https://emploi.cnrs.fr/Offres/CDD/UPR841-ALEVRE-036/Default.aspx

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 2 juillet 2024.

Les candidatures sont à déposer sur l’application du CNRS, via les liens ci-dessus. Les candidates et candidats peuvent trouver des renseignements auprès du Prof. Paul Bertrand (UCLouvain, directeur scientifique de TELMA): paul [point] bertrand [arobase] uclouvain [point] be

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Appel à contribution –  Le genre et la mort. Approche croisée : archéologie, histoire et anthropologie sociale 

« Le genre et la mort. Approche croisée : archéologie, histoire et anthropologie sociale » 26 et 27 novembre 2024, Strasbourg

Argumentaire

Depuis les années 1980, la question du genre (ou « sexe social ») est devenue un axe de recherche à part entière et de nombreux travaux, notamment conduit en anthropologie culturelle et sociale, ont permis d’insister sur la pluralité des transcriptions possibles du biologique par le social. Françoise Héritier déclarait ainsi que « les caractères observés dans le monde naturel sont décomposés, atomisés en unités conceptuelles, et recomposés dans des associations syntagmatiques qui varient selon les sociétés. Il n’y a pas de paradigme unique. […] Il demeure qu’autant pour la construction des systèmes de parenté (terminologie, filiation, alliance) que pour les représentations du genre, de la personne, de la procréation, tout part du corps, d’unités conceptuelles inscrites dans le corps, dans le biologique et le physiologique, observables, reconnaissables, identifiables en tout temps et lieux ; ces unités sont ajustées et recomposées selon diverses formules logiques possibles, mais possibles aussi parce que pensables, selon les cultures. L’inscription dans le biologique est nécessaire, mais sans qu’il y ait une traduction unique et universelle de ces données élémentaires » (HÉRITIER 1996, p. 22).

Si les différences biologiques servent ainsi de base à la conceptualisation du genre, les fonctions assignées aux hommes et aux femmes dans le corps social sont sujettes à une importante variabilité se reflétant avant tout dans la division socio-sexuée du travail et l’organisation sociale du travail de procréation (MATHIEU 2014). Le genre constitue de cette manière, avec l’âge, un élément structurant des sociétés humaines (e.g. MATHIEU 2014 ; LAHIRE 2023). Il est rendu visible par une « grammaire » culturellement établie reposant sur l’association d’outils privilégiés avec l’un des sexes, mais peut également s’exprimer par des tatouages, des bijoux, des vêtements, ou encore des « techniques du corps » (JULIEN et ROSSELIN 2005 ; MAUSS 2021 [1921] ; SOFAER 2006). Ces derniers éléments sont toutefois susceptibles de revêtir un caractère polysémique en raison de l’imbrication de l’identité de genre d’ego avec son identité individuelle, mais aussi et surtout avec des identités collectives telles que l’âge, le statut social ou marital. Par ailleurs, bien que le sexe biologique serve de point d’ancrage au genre, l’anthropologie sociale a pu mettre en évidence des cas « tangents » dans plusieurs sociétés « traditionnelles », qui admettaient des divergences entre le sexe biologique d’ego et son sexe social (cross‑gender) : ce phénomène a notamment été mis en évidence chez certaines tribus indiennes d’Amérique du Nord (cf. berdaches), ou encore chez les inuits (e.g. MATHIEU 2014 ; SALADIN D’ANGLURE 2004).

Si ces observations témoignent de la complexité des comportements humains, il n’en demeure pas moins que le genre constitue un outil d’analyse permettant d’aborder les sociétés anciennes et actuelles de manière inédite et d’interroger les modalités des rapports sociaux de sexe. En dépit des multiples facteurs susceptibles d’exercer un rôle sur le traitement des défunts, la sphère funéraire se révèle être un domaine particulièrement propice à ce type d’études : le genre peut en effet être signifié au cours des différentes étapes du temps funéraire (e.g. rituels, préparation du corps, funérailles), conjointement à d’autres aspects (SØRENSEN 2006).

Les limites posées par la nature des données archéologiques, ainsi que l’absence d’écrits pour les sociétés pré- et protohistoriques, conduit à proposer une approche croisée faisant dialoguer archéologues, historiens et anthropologues dans l’optique de confronter les différentes méthodes mises en place afin d’aborder la question du genre. Ces rencontres jeunes chercheuses et chercheurs se focalisent ainsi sur trois axes de recherche et ont vocation à aborder le genre dans la mort en rassemblant des communications consacrées aux périodes préhistoriques, historiques et contemporaines, et ce sans limites géographiques.

Axe 1 – les traitements funéraires spécifiques au genre du défunt

Le traitement du cadavre (e.g. préparation, transport), tout comme sa mise en terre, ou encore les moyens mis en œuvre pour matérialiser la tombe du défunt, peuvent être influencés par l’identité de genre de ce dernier. On s’interrogera donc ici sur les éléments mobilisés pour distinguer les femmes des hommes : ils peuvent par exemple concerner les modalités de traitement du corps, son orientation et sa position, ou encore l’architecture de la tombe elle-même (e.g. dimensions des fosses, aménagements internes, systèmes de marquage). On portera par ailleurs une attention particulière aux interactions connues ou suspectées entre l’identité de genre et d’autres identités sociales (e.g. âge au décès, statut social, handicap). La distinction entre individus peut également se traduire par des lieux de dépôt distincts (habitat ou cimetière), voire par une sectorisation au sein de l’espace funéraire. En cela, les approches spatiales cherchant à mettre en évidence une segmentation de la zone funéraire en fonction de critères pouvant relever d’identités collectives (e.g. genre, âge au décès, statut social, regroupements familiaux identifié par la paléogénomique) pourront être discutées.

Axe 2 – la matérialisation du genre à travers le mobilier funéraire

Le mobilier funéraire constitue un élément clé pour l’appréhension de l’identité sociale des défunts. Il s’agit ici de se pencher sur les biens matériels et immatériels mobilisés pour matérialiser leur genre : les individus se distinguent-ils dans la mort par certains types d’objets ou par des assemblages spécifiques ? Existe-t-il au contraire des contrastes entre hommes et femmes se traduisant par le dépôt des artefacts en des zones particulières de la tombe ? Des divergences entre les biens généralement associés aux hommes ou aux femmes et leur sexe biologique ont-ils été relevés ? Le cas échéant, de quelle(s) manière(s) ont-ils été interprétés et sur la base de quels arguments ?

Axe 3 – la sphère funéraire : une clé de compréhension des rapports sociaux de sexe

Outre les aspects précédemment évoqués, différentes sources ou méthodes permettent d’apporter un éclairage supplémentaire sur la question des rapports sociaux de sexe existant ou ayant existé au sein de la population « inhumante ». On pensera par exemple aux écrits, à l’iconographie, ou encore aux analyses paléopathologiques et isotopiques, qui fournissent des indications non négligeables sur les modalités de la division sexuée du travail ou encore sur l’existence de pratiques alimentaires distinctes selon le genre des défunts. En anthropologie sociale et culturelle, les observations faites tout au long du temps funéraire peuvent être confirmées par les données acquises sur la population étudiée durant une ou des mission(s) de terrain.

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer en anglais ou en français à l’adresse colloquegenre2024@gmail.com, accompagnées d’un curriculum vitae

avant le 28 juin 2024

Elles devront être d’une longueur maximale de 400 mots et indiquer l’axe dans lequel elles s’inscrivent. Les propositions sélectionnées par le comité scientifique seront annoncées en fin août. Les communications orales (français ou anglais) auront une durée de 20 minutes et seront suivies par 10 minutes d’échanges avec la salle.

Comité d’organisation

  • Ludivine Capra, Doctorante en Archéologie romaine, Université de Strasbourg
  • Andrea Charignon, Doctorante en Archéologie protohistorique, Université Toulouse Jean Jaurès
  • Juliette Floquet, Docteure en Archéologie du Proche-Orient, Université de Strasbourg
  • Océane Vaux, Doctorante en Archéologie médiévale, Université de Strasbourg
  • Laura Waldvogel, Docteure en Préhistoire, Université de Strasbourg

Source : Calenda

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Exposition – Les Aiguilleurs du Temps. Fouiller, pour quoi faire ?

Le troisième volet de l’exposition « Les Aiguilleurs du Temps. Fouiller, pour quoi faire ? » invite les visiteurs à une exploration active des toutes nouvelles découvertes archéologiques autour de l’aéroport de Bierset (Liège). Inaugurée ce vendredi 26 avril, elle prend place au sein de l’Archéoforum de Liège, au cœur d’un des plus grands sites archéologiques visitables de la région.

L’archéologie est un domaine en constante évolution. Depuis la dernière édition de l’exposition, de nouvelles découvertes ont été réalisées au sein de la zone d’activités économiques de Rouvroy. Les premières fouilles de ce hameau médiéval, entamées en 2022, se poursuivent actuellement. Parallèlement, les études du matériel issu du site de Fontaine (fouillé dès 2020) ont débuté et le traitement des résultats des fouilles des zones Airport City 3 et Airport City 4 (fouillé dès 2014) a repris, après quelques années d’interruption.

Une nouvelle exposition, pour quoi faire ?

En cette année 2024, l’Archéoforum de Liège accueille les visiteurs pour découvrir les nouvelles trouvailles de ces deux dernières années et revisiter le passé régional. Ce nouveau lieu, combiné à l’ajout d’artefacts inédits, invite à reconsidérer l’ensemble des objets de l’exposition sous un angle inédit. C’est pourquoi celle-ci prend une autre forme, articulée autour d’une question fondamentale pour le patrimoine et la société : « fouiller, pour quoi faire ? » C’est une invitation à ouvrir dès à présent les portes de l’histoire de l’humanité pour découvrir comment les objets du passé, ces aiguilleurs du temps, nous aident à répondre à la question posée par l’exposition.

Un voyage organisé… dans le passé

Conçu par des archéologues et des médiateurs, en collaboration avec le Préhistomuseum, l’exposition et le carnet qui l’accompagnent remettent les artefacts dans leur contexte après leur sortie du site de fouille. Ils présentent d’abord comment ces artefacts sont arrivés devant les visiteurs, autrement dit leur découverte. Chacun peut suivre les premières constatations de l’archéologue qui les a mis au jour et apprendre comment, pour la première fois, ces vestiges sont devenus des « aiguilleurs du temps ». Ensuite, les visiteurs partent à la rencontre des femmes et des hommes qui, au travers de leurs sciences, étudient et font parler ces objets et leurs contextes. Ensuite, c’est naturellement de leur indispensable protection dont il sera question. Et enfin, ils pourront pénétrer sur un des sites archéologiques les plus remarquables de Wallonie qui a été valorisé : l’Archéoforum. Plus qu’une exposition, c’est en voyage organisé à travers 7000 ans d’histoire qui permet à tous les visiteurs, enfants comme adultes, d’établir leur plan de vol vers le passé.

Faire pencher la balance

Quatre questions sont posées aux visiteurs sous les quatre balances qui rythment les sections de l’exposition : « Faut-il fouiller avant de construire ? » / « Faut-il que l’argent public finance toutes les études ? » / « Faut-il tout conserver ? » / « Faut-il rendre accessible au plus grand nombre les sites jugés exceptionnels ? ». Les visiteurs donnent leur avis en plaçant eux-mêmes des poids sur les balances pour faire pencher les plateaux vers « oui » ou « non ». Une manière originale de montrer par l’action que leur avis compte dans les choix que la société pose pour la préservation et l’étude de ce bien commun qu’est le patrimoine archéologique.

Le mariage entre développement économique et patrimoine archéologique.

En charge du développement des zones d’activités économiques autour de l’aéroport de Liège, la SOWAER collabore depuis 2014, avec l’Agence wallonne du Patrimoine, pour la réalisation d’interventions archéologiques préalablement à la mise en œuvre de ces zones.

« La SOWAER travaille quotidiennement pour un développement durable de l’aéroport de Liège en recyclant notamment le territoire par la mise en œuvre des zones d’activités économiques.  Quand ces chantiers mettent en exergue des découvertes archéologiques majeures et ouvrent ainsi les portes de l’Histoire, c’est un plaisir immense. Aussi, contribuer à cette exposition est une véritable fierté pour nos équipes » souligne Nicolas Thisquen, Président du comité de direction de la SOWAER.

Informations complémentaires et visites se trouvent sur le site Les aiguilleurs du temps – L’archéologie, ça se partage (sousbierset.be)

Informations pratiques :

C’est la question à laquelle tente de répondre la prochaine exposition qui se tiendra à l’Archéoforum de Liège du 27/04 au 02/11.

Venez découvrir les dessous de la recherche archéologique, tout en explorant ceux de la place Saint-Lambert.

Accès compris dans le prix d’entrée du musée.

Source : AWaP

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Appel à contribution – IBERSAINTS Making and Remaking Saints in the Iberian Peninsula and Beyond during the Middle Ages and the Early Modern Period c. 600 – 1600

Salamanca (Spain), 24 – 26 March 2025

We kindly invite paper and poster proposals for an in-person international conference hosted by the University of Salamanca in collaboration with the Museum of Salamanca, Salamanca, Spain.

This international conference seeks to explore the means of constructing and reconstructing saints in and beyond the Iberian Peninsula with particular emphasis on:

  • the import of new saints into the Iberian Peninsula from the Holy Land, neighboring territories, occupied territories, etc.;
  • the export of saints from the Iberian Peninsula to Europe, Latin America, etc.;
  • the re/creation of saints in the Iberian Peninsula e.g. martyrdom narratives;

The conference approaches this process of saintly re/construction mostly, but not exclusively, from the perspective of:

Transition and transfer
·known or lesser-known saints transferred and adapted in geographic areas which require further exploration such as Latin America in the Early Modern

Period contributing to a global perspective on the creation and recreation of saints;
·Saints at crossroads of land and sea and patterns of transfer: between the Mediterranean, the Atlantic Ocean, etc.; ·Cultural transfer and material culture of sanctity;
·transitional periods and saints from the Late Antiquity to the Early Middle Ages; the Middle Ages to the Early Modern Period;

Interaction
·Adaptation to new cultural contexts and new peoples through religious discourses, hagiographic narratives, and de/construction of images; ·Local/regional incorporations, interactions, and adaptations;
·Interactions with images, transfer(s) and circulation(s) of iconographies;
·Local/regional, personal/collective devotional developments and practices;

Production
·Re/creation of saints and various media (statues, reliefs, panel paintings, manuscript illuminations, frescoes, stained glass, metalwork, mosaics, textiles, etc.); ·Re/creation of saints in relation architecture;
·Production of (vernacular) religious/secular literature: sermons, hymns, (private/public) devotional prayers, miracle stories, visions, and conversion stories; ·Relics, reliquaries, miracle-working images, devotional/religious objects;

We welcome original submissions, from a variety of disciplines, including but not limited to: history, art history, visual culture, social history, cultural history, hagiography, religious studies, textual studies, archaeology, in a transdisciplinary perspective. Panel proposals are also welcome.

The paper presentations are addressed to early career researchers, faculty or research staff at any level, independent researchers, etc.; while the poster presentations are primarily addressed to PhD candidates particularly from, but not limited to, Spain. Certificates of 30 horas presenciales will be provided to PhDs.

Accommodation, meals, and travel are covered by participants. There is not registration fee and participation is open to all speakers.

Contextually, the participants will be invited to submit their papers and poster contents for the publication of an edited volume. The language of publication is English. Please submit all relevant documents as PDF files and/or Word.doc to the e-mail address: znorovszkyandrea@usal.es no later than 30 September, 2024.

For paper presentations (Sala de Grados, Faculty of Geography and History, University of Salamanca):
·A 350 – 400 words abstract, in English, clearly underlying the main argument and the potential outcomes of the paper. The abstract should also include a bibliographic list of 5 – 8 references.

·A short 500 – 700 words CV, in English, including e-mail, current affiliation, affiliation address, academic position, publications, etc. CVs should have the standard CV format; narrative bio formats are not accepted.

·The presentations are 15-20 minutes and the language of delivery is English.

For poster presentations (Museum of Salamanca):

·A 350 – 400 words abstract, in Spanish, clearly underlying the main argument and the potential outcomes of the research. The abstract should also include a bibliographic list of 5 – 8 references.

·A short 500 – 700 words CV, in Spanish, including e-mail, current affiliation, affiliation address, awards, prizes, etc. CVs should have the standard CV format; narrative bio formats are not accepted.

·The presentations are c. 5 minutes and the language of delivery is Spanish.

Important Dates :

Abstracts submission deadline: 30 September 2024

Notification of acceptance: 31 October 2024

Further Info : Andrea-Bianka Znorovszky (znorovszkyandrea@usal.es) University of Salamanca, Salamanca

Source : Ibersaints

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Journée d’étude – P(e)sts to Parchment – Multidisciplinary Research on Animals in the Middle Ages

Save the date and call for papers for PhD students for the Medieval Studies Day 2024 ‘Pe(s)ts to Parchment – Multidisciplinary Research on Animals in the Middle Ages’ (Ghent, 8 November 2024).

We are delighted to announce that the Medieval Studies Day 2024, with « Pe(s)ts to Parchment. Multidisciplinary Research on Animals in the Middle Ages » as title, will take place on Friday November 8th at conference centre Sint-Baafshuis in Ghent. This day is organized by the Flemish Medievalist Association, in cooperation with the Henri Pirenne Institute for Medieval Studies at Ghent University and with the support of the Dutch Research School for Medieval Studies.

More information about the theme and the programme can be found on our save the date!

Please note that registration will open for all on Monday June 17th.

Call for PhD papers

The call for contributions by PhD students is already open. PhD students in medieval studies at Flemish and Dutch universities are invited to send an abstract (max. 250 words), if they wish to present their ongoing research during the Medieval Studies Day 2024. The presentations (20 min. in English or Dutch) do not have to relate to the theme of the Medieval Studies Day, although contributions on this topic are encouraged.

Abstracts have to be sent to secretariaatvwm@gmail.com before September 1st.

Source : Henri Pirenne Institute for Medieval Studies

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Publication – « Le travail des métaux dans les villes à la fin du Moyen Âge », éd. Nicolas Thomas, Lise Saussus, Danielle Arribet-Derouin, Marc Bompaire

De la parure aux chantiers de construction des cathédrales, les métaux, vils ou précieux, sont partout dans les villes de la fin du Moyen Âge. Le cœur des cités occidentales est peuplé de professionnels qui forgent, fondent, vendent, revendent ou recyclent les produits de la métallurgie. Cet ouvrage rassemble plus de vingt contributions prononcées lors d’un colloque international tenu à Paris en 2019 en hommage au Professeur Paul Benoit et à ses travaux sur la métallurgie médiévale. Faisant écho à une table ronde coorganisée par ce dernier en 1984, cette rencontre avait pour objectif de dresser un état des lieux, trente-cinq ans après, dans une perspective interdisciplinaire. Ce volume explore les liens entre la ville et le travail du métal. Quel est le rôle des acteurs urbains dans l’extraction et la circulation des ressources, métalliques ou combustibles ? Qui sont les artisans du métal et comment travaillent-ils ? Comment s’intègrent-ils aux chantiers qui animent les villes ? Se dévoilent ainsi les travailleurs du fer et du cuivre, plombiers, fabricants de menues chosettes en étain, monnayeurs, canonniers et horlogers au travers d’un large espace en France et en Europe et jusqu’à la ville de Damas. Par des approches variées, ce volume interroge la diversité des activités métallurgiques, leurs productions et leurs techniques, au moyen de données issues de l’archéologie, des textes, ou encore de l’archéologie expérimentale.

Ont contribué à cet ouvrage : Danielle Arribet-Deroin, Justine Bayley, Philippe Bernardi, Marc Bompaire, David Bourgeois, Francesco Marco Paolo Carrera, Ricardo Córdoba de la Llave, Miriam Davide, Emmanuel de Crouy-Chanel, Carine Desrondiers, Roberto Farinelli, Miquel Faus Faus, Andrea Giorgi, Benjamin Jagou, Philippe Lardin, Maxime L’Héritier, Javier López Rider, Nicolas Méreau, Stefano Moscadelli, Nicolas Moucheront, Marek Peška, Rudolf Procházka, Jon Anders Risvaag, Thomas Roy, Lise Saussus, Jakub Sawicki, Nicolas Thomas, Tommaso Vidal, Élodie Vigouroux, Antonín Zůbek.

Table des matières :

Hommage à Paul Benoit, professeur d’histoire des techniques à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne de 1996 à 2005
Danielle Arribet-Deroin, Nicolas Thomas

Hommes et travail du métal dans les villes médiévales : 35 ans après, acquis et perspectives
Lise Saussus, Nicolas Thomas, Danielle Arribet-Deroin

Monde urbain et exploitation minière de l’argent à la fin du Moyen Âge : l’exemple de Bâle dans les Vosges méridionales
David Bourgeois

Between Carinthia and Venice: transport, manufacture and commerce of iron goods in the Patriarchate of Aquileia (1300s-1400s)
Miriam Davide, Tommaso Vidal

La métallurgie extractive dans la Maremme toscane : des communes à l’État moderne (XIIe-XVIe siècle)
Roberto Farinelli

L’utilisation du charbon de terre dans les forges urbaines flamandes du second Moyen Âge
Benjamin Jagou

Plombiers et couvreurs de plomb sur les chantiers pontificaux avignonnais au XIVe siècle
Philippe Bernardi

Les forgerons et les couvertures de plomb des palais publics en Vénétie au tournant du XIVe siècle
Nicolas Moucheront

Pour les structures et pour les décors. Approvisionnement et fournisseurs de matériaux métalliques dans le chantier de la cathédrale de Sienne (XIIIe-XIVe siècles)
Andrea Giorgi, Stefano Moscadelli

Serruriers, maréchaux, férons et maîtres de forge. Regards croisés sur les hommes du fer dans les chantiers de construction à la fin du Moyen Âge
Maxime L’Héritier

Des hommes et des mots. Sur les chantiers urbains de serrurerie en Bretagne aux XVe-XVIe siècles
Carine Desrondiers

Some archaeological evidence for late medieval metalworking in English towns and cities
Justine Bayley

Coppersmiths (caldereros) in 15th century Cordoba
Ricardo Córdoba de la Llave, Javier López Rider

Non-ferrous metal production in medieval Brno
Rudolf Procházka, Marek Peška, Antonín Zůbek

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The impact of sheet metal and wire. Some observations on the production of dress accessories in Central Europe
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Sell and resell: The second-hand market of weapons and metal in medieval Valencia
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Affiner et départir or et argent à Paris au XVe siècle. La documentation de la Cour des monnaies
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Informations pratiques :

Le travail des métaux dans les villes à la fin du Moyen Âge, éd. Nicolas Thomas, Lise Saussus, Danielle Arribet-Derouin, Marc Bompaire, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2024 ; 1 vol., 358 p. (Cahiers archéologiques de Paris 1). ISBN : 979-10-351-0956-1. Prix : € 42,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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