Appel à contribution – Le multiple et l’un. Agencements et décompositions dans les textes et les images du Moyen Âge

Centre d’études médiévales – Université de Montréal

13 et 14 mars 2026

Le Moyen Âge est un terrain privilégié pour l’observation des tensions entre le multiple et l’un. Les textes comme les images médiévales se construisent souvent par assemblages, transformations et décompositions : unités narratives recomposées dans les compilations, fragments iconographiques intégrés dans de nouveaux cycles, collections de documents organisées selon des logiques variables, œuvres d’art façonnées par l’assemblage de matériaux ou de modèles hétérogènes, sans oublier les pratiques de lecture, de copie et d’exégèse qui multiplient ou unifient les sens.

Ce colloque souhaite interroger les modalités selon lesquelles le Moyen Âge a pensé, articulé et transformé le rapport entre multiplicité et unité. Les pratiques des auteurs, des scribes, des artistes, des commanditaires et des publics s’inscrivent dans un champ où la mise en forme du savoir, de la mémoire et de l’art passe constamment par des opérations d’assemblage, de sélection et de hiérarchisation. Produire de l’unité à partir du multiple signifie ordonner, harmoniser, combiner : que ce soit dans la composition d’un manuscrit composite, dans la structuration d’un cycle iconographique ou dans l’élaboration d’un récit généalogique ou encyclopédique. Mais cette unité, toujours en construction, demeure fragile : elle peut être morcelée, réorganisée, réinterprétée. Les textes, les images et les objets – dans leurs dimensions matérielles, symboliques et intellectuelles – circulent, se transforment, se recomposent ou se défont selon les usages, les milieux et les contextes de réception. Cette interaction se renégocie sans cesse, et se manifeste à travers une tension volontiers perçue, exploitée, instrumentalisée ou contournée. Cette oscillation engage des enjeux essentiels : organisation du savoir, construction de sens, jeux d’autorité, modalités de production et de transmission. Elle invite à repenser la manière dont les sociétés médiévales ont articulé totalité et fragment, harmonie et dispersion, cohérence et hétérogénéité, et comment ces dynamiques ont façonné l’évolution des œuvres, des idées et des formes.

Nous réfléchirons à ces problématiques selon une perspective foncièrement interdisciplinaire. Sont donc particulièrement bienvenues les propositions qui interrogeront :

  • Les pratiques de réécriture et leurs implications idéologiques : d’un côté, les formes brèves, les recueils, les florilèges et leurs stratégies d’organisation du savoir ; de l’autre, les processus de condensation, d’expansion ou de recomposition du récit et du texte.
  • Les stratégies de remédiation visuelle : comment les cycles iconographiques adaptent, simplifient ou développent des textes, et inversement.
  • La mise en cycle de récits, d’images ou de modèles iconographiques préexistants.
  • La matérialité de l’objet d’art en diachronie : de la création à la destruction, en passant par le remploi, la réactualisation et la restauration.
  • La matérialité du manuscrit comme espace d’assemblage ou de morcèlement : manuscrits-collecteurs, recueils factices, fragments.
  • Les formes concises : l’usage de listes, d’annales, de résumés, de tables, de schémas ou d’arbres généalogiques comme dispositifs de structuration et de pensée.
  • Les interactions entre texte et image : dispositifs où l’un commente, fragmente ou recompose l’autre, phénomènes de polyphonie visuelle et discursive ;
  • Les enjeux cognitifs des opérations de composer/décomposer : mémorisation, classement, hiérarchisation.

L’appel est ouvert à l’ensemble des disciplines relevant des études médiévales : littérature, philologie, histoire, histoire culturelle et sociale, histoire de l’art et études visuelles, codicologie, musicologie, philosophie médiévale, études religieuses, entre autres. Il s’adresse également aux jeunes chercheuses et chercheurs, y compris les étudiants de maitrise, dont les contributions sont encouragées. La participation au colloque pourra, dans la mesure du possible, être soutenue partiellement par l’organisation.

Modalités de participation

Les propositions de communication, comprenant un titre, un résumé d’environ 250 mots ainsi qu’une brève notice bio-bibliographique, sont à envoyer le 10 janvier 2026 à l’adresse suivante : alessio.marziali.peretti@umontreal.ca. Les communications pourront être présentées en français ou en anglais. Les personnes dont les propositions auront été retenues seront informées à la fin du mois de janvier.

Comité d’organisation

Alessio Marziali Peretti

Virginie Turcot

Aliénor St-Amand

The Multiple and the One. Assemblages and Decompositions in Medieval Texts and Images

Centre d’études médiévales – Université de Montréal

13-14 March 2026

The Middle Ages offer a privileged field for observing the tensions between the multiple and the one. Medieval texts and images are often constructed through assemblages, transformations, and decompositions: narrative units recomposed within compilations, iconographic fragments integrated into new cycles, collections of documents organised according to shifting logics, works of art shaped by the juxtaposition of heterogeneous materials or models, along with reading, copying and exegetical practices that multiply or unify meaning.

This conference seeks to explore the ways in which the Middle Ages conceptualised, articulated, and transformed the relationship between multiplicity and unity. In the shaping of knowledge, memory and art, the practices of authors, scribes, artists, patrons, and audiences constantly involve operations of assembly, selection and hierarchy. Producing unity out of multiplicity means ordering, harmonising, combining—whether in the composition of a composite manuscript, the structuring of an iconographic cycle, or the elaboration of a genealogical or encyclopaedic narrative. Yet this unity, always in the process of being fashioned, remains fragile: it may be broken apart, reorganised, or reinterpreted. Texts, images and objects—in their material, symbolic and intellectual dimensions—circulate, transform, recombine, or disintegrate depending on uses, environments, and contexts of reception. This interplay is constantly renegotiated, manifesting in a tension that can be perceived, exploited, instrumentalised or circumvented. Such oscillation raises fundamental issues: the organisation of knowledge, the construction of meaning, dynamics of authority, and the modalities of production and transmission. It invites us to consider how medieval societies articulated totality and fragment, harmony and dispersion, coherence and heterogeneity, and how these dynamics shaped the evolution of works, ideas and forms.

We will address these questions from a resolutely interdisciplinary perspective. We particularly welcome proposals engaging with:

  • Practices of rewriting and their ideological implications: on the one hand, brief forms, collections, florilegia and their strategies for organising knowledge; on the other, processes of condensation, expansion, or recomposition of narrative and text.
  • Strategies of visual remediation: how iconographic cycles adapt, simplify or develop texts—and vice versa.
  • The creation of cycles from pre-existing narratives, images, or iconographic models.
  • The materiality of artworks across time: from creation to destruction, including reuse, reactivation and restoration.
  • The manuscript as a material space of assembly or dismemberment: collector manuscripts, factitious volumes, fragments.
  • Concise forms: the use of lists, annals, summaries, tables, diagrams or genealogical trees as devices for structuring thought.
  • Interactions between text and image: configurations in which one comments on, fragments or recomposes the other; phenomena of visual and discursive polyphony.
  • Cognitive stakes of composing/decomposing: memory, classification, hierarchy.

This call is open to all disciplines within medieval studies: literature, philology, history, cultural and social history, art history and visual studies, codicology, musicology, medieval philosophy, religious studies, among others. We particularly encourage proposals from early-career researchers, including master’s students. Financial support for participation may be partially offered by the organisers, depending on availability.

Submission

Paper proposals should include a title, an abstract of approximately 250 words, and a brief bio-bibliographical note. Please send proposals by 10 January 2026 to: alessio.marziali.peretti@umontreal.ca. Papers may be delivered in French or English. Applicants will be notified of the committee’s decision by the end of January.

Organising Committee
Alessio Marziali Peretti
Virginie Turcot
Aliénor St-Amand

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Publication – Amicie Pélissié du Rausas, « Guerres, trêves et paix. La diplomatie franco-anglaise au siècle de Saint Louis »

Saint Louis a-t-il préparé la guerre de Cent Ans ? En 1259, le roi de France ratifie un traité de paix avec Henri III d’Angleterre, son beau-frère. Le contenu de la paix a fait couler beaucoup d’encre car il prévoyait notamment que le Plantagenêt prête l’hommage au roi de France : une clause qui deviendrait incompatible avec la montée des États au siècle suivant. La paix de Paris de 1259 a ouvert trois quarts de siècle de paix entre deux maisons qui se querellaient depuis le XIIe siècle. Trop longtemps expliqué par ses conséquences, le traité de Paris est ici réexaminé à partir de sa genèse. Celle-ci remonte au début des règnes personnels d’Henri III et Louis IX dont la proximité générationnelle et familiale, remarquable, est examinée à nouveaux frais. De la bataille de Taillebourg en 1242 aux premières années de la paix, les relations franco-anglaises connaissent la guerre, la trêve et la paix. Fort d’une connaissance érudite des sources conservées dans les archives britanniques et françaises, le livre présente le récit inédit d’un tour de force diplomatique. Les deux décennies précédant la paix de Paris connaissent le plus grand nombre de trêves franco-anglaises enregistrées, montrant que l’on a appris à maintenir la paix avant de la coucher sur un parchemin. Le facteur familial en diplomatie est revalorisé, les reines et les princes devenant de véritables acteurs de la paix. Roi saint et roi croisé, Louis IX émerge comme un gouvernant avisé, capable de conjuguer éthique et realpolitik.

Les raisons de la colère

Le temps de la guerre

La paix bricolée : les années de trêve (1243-1258)

Acteurs et modalités de la trêve diplomatique médiévale

La paix de Paris : la fabrique de la paix

La forma pacis : le contenu du traité de Paris

Les temps de la paix

Informations pratiques :

Amicie Pélissié du Rausas, Guerres, trêves et paix. La diplomatie franco-anglaise au siècle de Saint Louis, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2025 ; 1 vol., 354 p. (Histoire). ISBN : 979-1-04130-004-4. Prix : € 26,00.

Source : Presses universitaires de Rennes

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Conférence – Maxence Hermant, Graziella Pastore et Gennaro Toscano, « Les plus anciens témoins illustrés du Décaméron de Boccace »

À l’occasion du 650e anniversaire de la mort de Boccace (1375-2025), l’un des plus grands auteurs de la littérature italienne des origines, la BnF souhaite lui rendre hommage en présentant au public les deux plus anciens manuscrits illustrés de son œuvre majeure, le Décaméron, deux chefs-d’œuvre attestés dans la bibliothèque des rois de France à l’époque de Louis XI et de Charles VIII.

Informations pratiques :

Mardi 16 décembre 2025

18h15-19h30

Galerie Colbert, 2, rue Vivienne, Paris 2e (auditorium Jacqueline Lichtenstein)

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Il est recommandé de se présenter en avance (jusqu’à 20 minutes avant la manifestation).

Source : École nationale des chartes

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Appel à contribution – François et la France

Si saint François est, en Italie, à l’origine d’une nouvelle langue poétique et d’un nouveau langage figuratif, quel est son héritage linguistique et poétique, mais aussi spirituel et philosophique, en France ?

À l’occasion du huitième centenaire de sa mort, le colloque François et la France se propose de réfléchir aux multiples voies par lesquelles le message franciscain a été reçu, traduit et réélaboré dans la culture littéraire française.

Les chercheurs sont invités à s’interroger sur la poésie et la culture franciscaines en langue française, considérées à la fois du point de vue de la traduction des textes originaux et de leur réception poétique, théologique et philosophique, jusqu’à leur actualisation dans la poésie moderne et contemporaine.

Trajectoires françaises du franciscanisme

Au cours de l’histoire, la figure de saint François d’Assise a connu en France des fortunes diverses. Au XIIIᵉ siècle, lors de la querelle entre réguliers et séculiers, les frères mineurs surent s’imposer dans les universités et occupèrent d’importantes chaires de théologie à la Faculté de Paris. Parmi les plus célèbres magistri, rappelons Alexandre de Halès et surtout Bonaventure de Bagnoregio. La fidélité au souvenir de François et de ses compagnons fut à l’origine de dissensions internes à l’Ordre après la disparition de Bonaventure. Le théâtre de ces événements fut en grande partie le Midi de la France. En effet, la vie du saint d’Assise représenta, pendant les quarante années suivantes, le point de référence de la religiosité populaire des Spirituels et des Béguins de Provence, soucieux de maintenir une observance rigoureuse des préceptes de la Règle.

Si pour Voltaire Saint François n’était que le « bonhomme d’Assise » (dans sa célèbre traduction du chant XXVII de l’Enfer), c’est le XIXᵉ siècle qui lui rendra sa centralité, en l’inscrivant au cœur d’une nouvelle sensibilité européenne. Dans ce climat s’inscrit l’œuvre de Frédéric Ozanam, Les Poètes franciscains en Italie au XIIIᵉ siècle (1852), qui réévalue François non seulement comme saint et réformateur, mais aussi comme figure fondatrice d’une poésie religieuse moderne, profondément humaine et inspirée.

Ozanam ouvre ainsi une voie qui sera parcourue par de nombreux chercheurs français, catholiques mais aussi protestants – de Paul Sabatier à Camille Mauclair, de Gabriel Faure à Georges Goyau – contribuant à un renouveau plus large de l’imaginaire européen. Et le franciscanisme fascine encore aujourd’hui par sa poétique de la pauvreté, de la fraternité cosmique, de la simplicité, de l’attention et du soin portés à la nature.

Cet esprit se reflète dans la poésie française du début du XXᵉ siècle, dans les œuvres de Francis Jammes, Charles Péguy, André Lafon, Armand Praviel, Louis Le Cardonnel – ce dernier ayant vécu à Assise et puisé son inspiration pour ses Carmina Sacra (1912) – ainsi que dans celles de Germain Nouveau (qui signait « Humilis »). À cette constellation appartient également Émile Ripert, poète provençal et érudit du franciscanisme, auteur du Poème d’Assise (Paris, v. 1920) et de l’essai La Poésie franciscaine (Monaco, 1926), où il identifie dans l’inspiration franciscaine une origine commune, solaire et méditerranéenne, partagée entre l’Italie et la Provence.

La poésie franciscaine française se présente ainsi comme l’un des moments les plus significatifs du dialogue spirituel et littéraire entre l’Italie et la France, ainsi qu’un témoignage vivant de la capacité du message de François à traverser les siècles, en nourrissant imaginaires, styles et visions du monde.

Axe traduction et interprétation

  • Versions françaises des textes de Saint François (Cantico di Frate Sole) et des œuvres hagiographiques (Fioretti, etc.) ;
  • Versions françaises d’œuvres d’inspiration franciscaine (Laudes, etc.) ;
  • Activité traductive et interprétative des passeurs (Ozanam, Ripert, etc.) ;
  • Les traducteurs contemporains : témoignages, expériences, approches critiques et génétiques ;
  • Médiations linguistiques et culturelles entre l’Italie et la France.

Axe histoire des idées

  • L’image du franciscanisme dans la philosophie et la théologie françaises ;
  • L’opposition entre esprit franciscain et culture rationaliste en France ;
  • La réception catholique et protestante du franciscanisme et de la figure de François.

Axe littérature

  • Présence du franciscanisme dans la poésie française moderne et contemporaine (et dans d’autres formes d’expression) ;
  • Nature, enfance spirituelle, pauvreté comme motifs poétiques ;
  • Continuités et transformations de la voix franciscaine au XXIᵉ siècle.

Axe sociologie du fait religieux

  • François, la pauvreté et les mouvements religieux populaires en France ;
  • François et le franciscanisme dans les courants religieux jusqu’à aujourd’hui.

Modalités de contribution

  • 15 décembre 2025 | manifestations d’intérêt à communiquer à fernando.funari@unifi.it
  • 31 janvier 2026 | envoi des titres et résumés des propositions de communication
  • 1er février 2026 | notification des acceptations
  • Octobre 2026 | colloque (vendredi 8–9 octobre, date à confirmer)
  • 1er décembre 2026 | remise des contributions pour les Actes
  • 1er juin 2027 | publication des Actes

Organisation

Fernando Funari (Université de Florence),

En collaboration avec Ettore Maria Grandoni (CAER Centre Aixois d’Études Romanes – Aix-Marseille Université ; La Sorbonne Nouvelle) et avec l’Institut Français de Florence

  • Date (provisoire) : Semaine du 5 au 9 octobre 2026
  • Lieu : Florence, Basilique de Santa Croce
  • Langue : italien, français.

Comité scientifique

  • Fernando Funari (Università di Firenze) (coordination) ;
  • Ettore Maria Grandoni (Unviersité Aix-Marseille; Sorbonne Nouvelle) (coordination) ;
  • Benedetta De Bonis (Université Sorbonne Nouvelle) ; 
  • Barbara Innocenti (Université de Florence) ;
  • Michela Landi (Université de Florence) ;
  • Eleonora Marzi (Université de Chieti-Pescara) ;
  • Paola Puccini (Université de Bologne) ; 
  • Giuliano Rossi (Université de Milan) ;
  • Myriam Vien (CLA, Université de Florence) ;
  • Francesco Vignoli (Université de Florence).

Source : Calenda

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Séminaire – Locus (2025-2026)

Séminaire organisé par Geneviève Bührer-Thierry, Juliette Dumasy, Élisabeth Schmit, Emmanuelle Vagnon, LAMOP-Université Paris 1


Le vendredi de 10h à 13h, Campus Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001 ou Sorbonne, salle Perroy

9 janvier (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Julien Véronèse (U. Orléans, POLEN) : “Locus magistri : le lieu magique aux derniers siècles du Moyen Âge”

13 février (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Anne-Laure Alard-Bonhoure (U. Paris1-LaMOP) :  “Centres et périphéries dans le processus de reconstruction : le prieuré d’Amblainville pendant et après la guerre de Cent Ans”
Lucas Fassio (U. Paris1-LaMOP) : “Reconstruire le finage. Seigneurs et communauté d’habitants de Laroque après la peste noire”

6 mars (Sorbonne, salle Perroy)
Alfred Hiatt (Queen Mary University, Londres) : « The Itinerarium Antonini in the Middle Ages: the reception history of a late imperial list of places and distances. »

27 mars (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Rudi Beaulant (LaMOP) : “Les lieux de justice dans les pays bourguignons méridionaux à la fin du Moyen Âge”
Victor Ducros (U. Paris1-LaMOP): “Partir un jour sans retour ? Réflexions sur les espaces du bannissement (nord du royaume de France, XIIe-XVe siècle)”

3 avril (Sorbonne, salle Perroy)
Juliette Dumasy (U. Orléans, POLEN) , “L’essor des cartes locales et régionales à la fin du Moyen Âge: une histoire comparée entre Angleterre, Italie et France”

17 avril (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Joséphine Moulier-Calbris (U. Jean Moulin Lyon 3, CIHAM), “Décrire, nommer et délimiter les montagnes : le cas cantalien à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVIIe siècle)”
Amélie Marineau-Pelletier (U. Lorraine, Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire (CRULH), “Exprimer l’espace du pouvoir : pratiques épistolaires et dynamiques spatiales des paraiges messins (XIVe–XVIe siècle)”

Source : LAMOP

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Publication – « Feeding Medieval England. A Long ‘Agricultural Revolution’, 700–1300 », éd. Helena Hamerow, Mark McKerracher, and the Feedsax Team

This is an open access title available under the terms of a CC BY-NC-ND 4.0 International license. It is free to read at on Oxford Academic and offered as a free PDF download from OUP and selected open access locations.

The population of England grew steeply in the Middle Ages, especially between the tenth and thirteenth centuries. This volume investigates how medieval farmers managed to produce the large harvests needed to sustain this growth, growth that in turn fuelled a major expansion of towns and markets. New evidence is presented for the development of the medieval farming regimes that shaped the English landscape in ways still visible today.

Medieval farming is a contentious topic, not least because of the different approaches taken by historians, archaeologists and geographers and no consensus has been reached about the cultivation regimes that underpinned medieval cereal production. This volume presents a new perspective on this question, based on the results of a project that analysed the remains of medieval crops, arable weeds, livestock and pollen from hundreds of excavations. The new evidence that this generated reveals the conditions in which medieval crops were grown and how land use changed between the late Roman period and the Black Death. The authors relate the results to archaeological and written evidence for farms and farming, bringing an ecological perspective to the debate about the so-called medieval ‘agricultural revolution’. The ‘cerealisation’ of England emerges as a regionally varied process lasting several centuries, whose overall impact was nevertheless revolutionary.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Feeding Medieval England. A Long ‘Agricultural Revolution’, 700–1300, éd. Helena Hamerow, Mark McKerracher, and the Feedsax Team, OXford, Oxford University Press, 2025 ; 1 vol., 320 p. ISBN : 978-0-19887-852-0. Prix : GBP 99,00.

Source : Oxford University Press

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Exposition – Lieux Saints Partagés. Voyage entre les religions

Pour son exposition d’automne, l’Académie de France à Rome – Villa Médicis propose un voyage à travers les itinéraires du sacré, de Gentile da Fabriano à Chagall en passant par Le Corbusier, avec des prêts exceptionnels des Musées du Vatican, du Museo Ebraico di Roma, du musée du Louvre et du Mucem.

L’exposition est conçue et coproduite par l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, le Mucem (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée – Marseille) et l’Ambassade de France près le Saint-Siège – Pieux Établissements de la France à Rome et à Lorette, d’après une exposition originale du Mucem.

Comment un lieu peut-il être à la fois saint et partagé ? Dans le sens commun, un sanctuaire n’est associé qu’à une seule confession. Pourtant, il n’est pas rare que des fidèles s’affranchissent des frontières dogmatiques et aillent prier dans le lieu d’une autre religion, à la rencontre d’une figure sainte partagée.

À l’occasion du Jubilé 2025 à Rome, l’Académie de France à Rome – Villa Médicis présente l’exposition Lieux Saints Partagés du 9 octobre 2025 au 19 janvier 2026. Cette dernière réunit des œuvres majeures issues des collections françaises, italiennes et vaticanes mises en dialogue avec des créations contemporaines. De Gentile da Fabriano à Marc Chagall en passant par Le Corbusier, l’exposition s’attache à mettre en lumière à travers des œuvres d’art un phénomène religieux parfois méconnu mais très présent en Méditerranée : les sanctuaires partagés par des fidèles de religions différentes.

À chacun son Dieu, ses écritures, ses saints. Pourtant, depuis leurs origines, des pratiques rituelles, récits fondateurs, figures tutélaires et espaces sacrés s’entrelacent au sein des trois grandes religions monothéistes – judaïsme, christianisme et islam. L’exposition Lieux Saints Partagés explore des cas singuliers où se croisent et cohabitent diverses pratiques et communautés religieuses. Souvent occulté en Occident, ce phénomène révèle les interactions historiques, culturelles, spirituelles et artistiques qui ont façonné ces religions ainsi que les sociétés du pourtour méditerranéen.

Dix ans après sa première présentation au Mucem à Marseille (du 29 avril au 31 août 2015) et une itinérance internationale, Lieux Saints Partagés rejoint la Villa Médicis sous une forme renouvelée, avec des prêts exceptionnels issus des Musées du Vatican, du musée du Louvre, du Mucem – Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, du MAXXI et du Museo Ebraico di Roma. L’exposition invite à un voyage à travers différents paysages (villes, mers, jardins, grottes et montagnes) propices au partage du sacré. Elle met ainsi en lumière les imbrications et les héritages communs, dessinant une géographie spirituelle où se mêlent traditions, dialogues et créations artistiques.

L’exposition Lieux Saints Partagés est conçue et coproduite par l’Académie de France à Rome Villa Médicis, le Mucem et l’Ambassade de France près le Saint-Siège – Pieux Établissements de la France à Rome et à Lorette, d’après une exposition originale du Mucem. L’exposition a bénéficié du conseil scientifique des Musées du Vatican et du Museo Ebraico di Roma.

L’exposition bénéficie du soutien de BNL BNP Paribas.

Source : Villa Médicis

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Publication – Siân Echard, « Facsimile. Making, Likeness, and Medieval Manuscripts »

Facsimiles are, or claim to be, exact copies of objects, and medieval manuscripts have long been a focus for this kind of reproduction. Today, digitization delivers complete, high-resolution, full-color digital copies of thousands of medieval manuscripts to anyone with an internet connection. But for centuries, scholars in fields like art history, or paleography, or textual editing had to travel to see the manuscripts their work depended on. When they couldn’t, they relied on copies—drawings, engravings, lithographs, and eventually monochrome photographs, usually of parts of a manuscript rather than the whole thing.

Facsimile explores the prehistory of our digital present, focusing on the eighteenth and nineteenth centuries—a period that witnessed rapid technological change; a renewal of interest in the Middle Ages in the public at large; the consolidation and emergence of scholarly disciplines; and the increase in institutions that cared for medieval manuscripts. Siân Echard shows how facsimiles of medieval manuscripts were central to all these developments. Focusing on Britain, Echard traces how predigital technologies of reproduction were viewed by their practitioners and consumers, and how they helped to form the ways people related to the medieval past. Facsimile users were scholarly and popular, with interests in text, or image, or books, or all these things at once. Four chapters—Letter, Figure, Color, Catastrophe—show how the human hand, the human eye, and the human imagination intertwined with technology, creating modern-medieval hybrids that sit at the intersection of past and present.

From the rise of paleography and diplomatics as disciplines to the emergence of calligraphy as a craft and hobby, from the use of facsimiles in shaping narratives of national identity to the substitution of facsimiles for destroyed or damaged manuscripts in the development of preservation practices, Facsimile offers an unprecedented cultural history of reproductions of medieval manuscripts.

Siân Echard is Professor of English and Distinguished University Scholar at the University of British Columbia and author of Printing the Middle Ages, also available from University of Pennsylvania Press.

Siân Echard, Facsimile. Making, Likeness, and Medieval Manuscripts, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2025 ; 1 vol., 344 p. ISBN : 978-1-51282-705-7. Prix : USD 65,00.

Source : University of Pennsylvania Press

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Publication – « La ville de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Actes des 38e Journées internationales d’archéologie mérovingienne », éd. Stéphane Ardouin, Emma Bouvard-Mor, Vianney Rassart

Les 38e Journées internationales d’archéologie mérovingienne, organisées du 5 au 7 octobre 2017 par les archéologues du Service archéologique municipal de la Ville de Lyon et les équipes du Musée des Confluences, étaient consacrées à la ville durant l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.

Sidoine Apollinaire évoque la ruine de Lyon au milieu du Ve siècle, dans un poème destiné à l’empereur Majorien. La ville est ainsi souvent présentée en déclin à la fin de l’Antiquité, avec des quartiers abandonnés et des bâtiments publics devenus de simples carrières de pierre destinées aux constructions médiévales au sein d’un espace plus restreint privilégiant la construction de bois et de terre. Si la ville ne disparaît pas pour autant des sources écrites durant le haut Moyen Âge, les constructions évoquées concernent alors essentiellement les monuments chrétiens. Les découvertes archéologiques réalisées depuis une vingtaine d’années permettent aux auteurs réunis lors de ces rencontres de proposer de nouvelles perspectives sur l’évolution urbaine entre la fin de l’Antiquité et le début du second millénaire.

Cet ouvrage rassemble une trentaine de contributions scientifiques présentant l’actualité de la recherche archéologique sur cette thématique urbaine, principalement en France mais également dans une grande partie de l’Europe, depuis l’Espagne wisigothique jusqu’aux rives de la mer noire en passant par la Belgique ou l’Allemagne.  Une deuxième partie regroupe une dizaine de contributions plus spécifiques sur les sites archéologiques du haut Moyen Âge en région Auvergne-Rhône-Alpes.

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Programme du colloque : ici

Bon de commande : ici

La ville de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Actes des 38e Journées internationales d’archéologie mérovingienne, éd. Stéphane Ardouin, Emma Bouvard-Mor, Vianney Rassart, Saint-Germain-en-Laye, Association française d’archéologie mérovingienne, 2025 ; 1 vol. ((Mémoires de l’Association française d’archéologie mérovingienne, 39).

Source : Association française d’archéologie mérovingienne

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Appel à contribution – The Methodology of Diplomatics / La metodologia della diplomatica / La méthodologie de la diplomatique / Die Methodologie der Diplomatik / La metodología de la diplomática

See the main page of the conference at https://didip.hypotheses.org/conference-2026

Date: 22-24 July 2026

Location: University of Graz

In celebration of the 200th birthday of Theodor Sickel (1826-1908), the conference will focus on developments in the methodology of diplomatics, discussing which methods fit to what kind of diplomatic material and research question, collecting exceptional results of the application of existing methods, confronting old and new methods, reflecting on how to evaluate digital methods and their impact on the current diplomatics methodologies, etc. By discussing applications and effects of individual methods applied in diplomatics research, we hope to refine and renew the general methodological framework of diplomatics.

Diplomatics is an old field of research. Its main methodology is usually centered around the concept of discrimen veri ac falsi and was designed in the bella diplomatica of the 17th century by Dom Jean Mabillon. He introduced comparison of contemporary habits of authentication, writing, or linguistic style as the main method of diplomatics. Palaeography and textual analysis (“diplomatic discourse”) are at the core of diplomatics methodology. This includes, for instance, the creation of typologies describing the expectations for individual documents. However, the long history of diplomatics has seen changes, additions and shifts in its methodology: Sickel’s concept of “Kanzleimäßigkeit” narrowed the method from a generic comparison to the detailed analysis of chancery practices and the individuals creating the charters, which also has a strong tradition in Spanish diplomatics. Critical scholarly editing is an independent strand of diplomatics, which combines the methodologies for discrimen veri ac falsi with methods of textual criticism: reflecting on the tradition of the texts, establishment of a reliable text, and provision of abstracts of the content. The crisis of diplomatics in the 1960’s (Bartoloni, Bautier, Fichtenau, Petrucci) fostered the search for the application of diplomatics methods to other material than charters and to other temporal contexts than the middle ages. Comparative methods have been refined in Pierre Chaplais’ work on different English chanceries. Alessandro Pratesi brought forward social and intellectual context as an analytical framework for diplomatics, while still focussing on the representational and probative function of the charters and the formal rigor in individual analysis. From the 1990s onwards, scholars such as Peter Rück, Olivier Guyotjeannin, and Laurent Morelle have pushed forward the conceptualization of diplomatics as cultural history and thus added the analysis of cultural practices around the act of documentation and the use of charters to the methods of diplomatics. While Attilio Bartoli Langeli promoted the historical rooting of the discipline, Giovanna Nicolaj has pushed the legal framework of diplomatics to the foreground. The most recent contributions to diplomatics methodology are sparked by the digitisation of archival holdings and scholarly engagement with them. Digital diplomatics in this sense  is searching for appropriate representations of parchments, seals, texts and the actions represented by them, and the analytical tools that open new perspectives. Luciana Duranti has used the “digital diplomatics” label to transfer analytical criteria of diplomatics like authenticity to archival science to understand digital documentary practices better.

This conference will study the development and the state of the art of diplomatic methodology in all its facets. Therefore, we invite contributions trying to answer questions such as the following:

  • In which historical context do methodological developments in diplomatics arise?
  • What is the impact of digital technologies and methods on diplomatics methodologies?
  • Can diplomatics methodologies be transferred to other fields of research?
  • Are there new digital methodologies suited for diplomatics?
  • What are the challenges for existing methods of diplomatics? Which methods are missing?
  • We will also welcome contributions that offer examples of the application of diplomatics methodologies demonstrating their power and risks.

The conference is a joint activity of the Commission Internationale de la Diplomatique (https://cidipl.org/) and the ERC project “From Digital to Distant Diplomatics” (DiDip, https://didip.eu).

Limited support for travel to Graz will be available.

You can submit proposals for oral contributions (speaking time 20 min) or for posters. All contributions should be original research. Poster can focus on work in progress, project presentations, corpus presentations and similar.

Proposals

Your proposal should consist of

  • an abstract of the content you want to present. Length of this text is at minimum 300 and at maximum 600 words. It can include images. The accepted abstracts will be published via this site and on zenodo.org.
  • a bibliography of the works and archival documents cited in your proposal.
  • a short biographical sketch in your submission.
  • indication of up to 6 keywords.
  • contact information (name, institutional affiliation if applicable, e-mail-adress) of all contributors to the proposal.

You can hand in your proposal an any of the main working languages of the Commission International de la Diplomatique (French, English, Italian, German, Spanish), however linguistic variety of the program committee is high, so if you prefer another language covered by the committee, you can use this and provide an additional translation into English or French.

Please send your proposals to didip@uni-graz.at by

28. February 2026

All contributions will be reviewed by members of the program committee. Acceptance notice is planned for the end of April 2026.

Program committee

  • Thomas Aigner, Wien
  • Antonella Ambrosio, Napoli
  • Sébastien Barret, Orléans/Paris
  • Frédéric Bauden, Liège
  • Giuseppe Consolo, Graz
  • Maria Cristina Cunha, Porto
  • Els De Paermentier, Ghent
  • Claes Gejrot, Stockholm
  • Michael Gervers, Toronto
  • Nikita Komochev, Москва́
  • Adam Kosto, New York
  • Tamas Kovacs, Graz
  • Daniel Luger, Wien
  • Günter Mühlberger, Innsbruck
  • Anguelos Nicolaou, Graz
  • Andrea Stieldorf, Bonn
  • Peter Stokes, Paris
  • Dominique Stutzmann, Paris
  • Benoît Tock, Strasbourg
  • Georg Vogeler, Graz
  • Zarko Vujosevic, Graz/Belgrad

The conference is collocated with the Annual Meeting of the NGH 2026 .

Source : DiDip

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