Colloque – His verbis exprime luctum. Supports, style et usages de la poésie funéraire (IXe-XIIe siècles)

Deuxième session (Université Catholique de Louvain)
Style et mise en scène de la poésie funéraire

10h30. Accueil

11h. Mot d’accueil – Paul Bertrand (Université Catholique de Louvain) et Xavier Hermand (Université de Namur)

11h10. Introduction – Julien De Ridder (fnrs, Université Catholique de Louvain et Université de Genève), Damien Strzelecki (CNRS/CESCM) et Eléonore Venturelli (fnrs, Université Catholique de Louvain et Université de Poitiers)

11h30. Andrea Ghidoni (Università degli Studi di Genova) – Tradizioni, raggruppamenti e tipologie del planctus latino medievale. Discussion animée par Baudouin Van den Abeele (fnrs, Université Catholique de Louvain)

12h45. Lunch

14h. Vincent Debiais (École des hautes études en sciences sociales) – Poétiques de l’appartenance. Mise en scène du groupe dans la documentation épigraphique (XIIe-XIIIe s.). Discussion animée par Paul Bertrand (Université Catholique de Louvain)

15h15. Wim Verbaal (Universiteit Gent) – La mort et les maîtres : la poésie funéraire et les écoles. Discussion animée par Xavier Hermand (Université de Namur)

16h45. Table ronde – Discussion animée par Caroline Supply (fnrs, Université Catholique de Louvain)

  • Paola Mocella (Società Internazionale per lo Studio del Medioevo Latino) – Post mortem melius vivit in arce poli: temi e stilemi nella poesia funeraria di Alcuino
  • Julien De Ridder (fnrs, Université Catholique de Louvain et Université de Genève) – L’esthétique au service de l’édification : les poèmes funéraires de Marbode de Rennes

8h30. Accueil

9h. Cécile Treffort (IUF, Université de Poitiers) – Copier une épitaphe à l’époque carolingienne : œuvre de mémoire, support de méditation ou modèle littéraire ? Discussion animée par Marie Pauliat (Université Catholique de Louvain)

10h. Table ronde – Discussion animée par Elise Philippe (fnrs, Université Catholique de Louvain)

  • Seán Karnani-Stewart (University of Toronto) – Incomplete Epitaphs in a Carolingian Sylloge
  • Eléonore Venturelli (fnrs, Université Catholique de Louvain et Université de Poitiers) – Qui tumulum cernit. L’évocation poétique de la tombe dans les rouleaux mortuaires

11h30. Conclusions générales – Vincent Debiais (École des hautes études en sciences sociales)

La deuxième session aura lieu au Learning Center Christine de Pizan (31 place du Cardinal Mercier à Louvain-la-Neuve). Merci de signaler votre présence à Eléonore Venturelli.

Il sera possible de suivre les sessions en ligne en s’inscrivant auprès d’Eléonore Venturelli.

Pour toute question, veuillez utiliser l’adresse de contact eleonore.venturelli@uclouvain.be

Comité organisateur

Julien De Ridder (Aspirant fnrs, Université Catholique de Louvain et Université de Genève)
Damien Strzelecki (CESCM/CNRS)
Eléonore Venturelli (Aspirante fnrs, Université Catholique de Louvain et Université de Poitiers)

Comité scientifique

Paul Bertrand (Université Catholique de Louvain)
Xavier Hermand (Université de Namur)
Estelle Ingrand-Varenne (CNRS/CESCM)
Cécile Treffort (IUF, Université de Poitiers)
Wim Verbaal (Université de Gand)

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Appel à contribution – Bâtir l’identité. Architecture et identités collectives en Europe médiévale et moderne (XIe-XVIIIe siècles)

À partir des années 1970, la notion d’identité collective, définie notamment par le philosophe et sociologue Julien Freund, émerge en tant qu’objet d’étude. Pour lui, l’identité collective correspond ainsi à l’identification de plusieurs personnes qui ont des choses en commun. « Ce qui cimente une identité collective c’est à la fois la représentation commune que les membres se font des objectifs ou des raisons constitutives d’un groupement et la reconnaissance mutuelle de tous dans cette représentation[1] ». Il n’y a donc d’identité collective « que sur la base de la conscience de particularismes[2] ».

Des sociologues ont également établi des liaisons entre identité collective et architecture[3]. L’engouement des sciences sociales pour cette notion a notamment su trouver un écho en histoire de l’art avec l’organisation récente de colloques dont les diverses contributions ont été un début de réflexion essentiel, plus particulièrement pour l’histoire de l’architecture. Toutefois, le sujet reste largement circonscrit aux périodes contemporaines[4].

Pourtant, la relation entre architecture et identités collectives dans des temps antérieurs à la création des nations modernes doit elle aussi être interrogée. À partir du XIe siècle, l’Occident connaît de grands bouleversements dans l’organisation spatiale et sociale des sociétés[5]. Un système communautaire se forme alors. Parallèlement, dans un contexte de développement des taxinomies sociales, apparaissent différents signes et marqueurs destinés à garantir l’identité de l’individu, comme les armoiries ou les sceaux[6]. Des groupes sociaux se forment également autour de caractères communs territoriaux, économiques, politiques ou encore linguistiques. En s’exprimant progressivement à travers une sémiotique visuelle, notamment dans l’architecture, les identités collectives deviennent reconnaissables. Ces dernières peuvent par ailleurs se superposer et se multiplier sur un même édifice. C’est pourquoi, depuis les Temps modernes, même si les historiens de l’art classent traditionnellement les œuvres par pays et par régions, les frontières se révèlent plus complexes et fluides[7]. L’architecture peut ainsi se placer comme un marqueur social et spatial. De surcroît, l’expression de ces identités dans la production bâtie n’est jamais le fruit d’une formation spontanée, mais bien les résultats d’actions, concertées ou non. Ainsi, la question n’est pas de savoir si l’architecture peut incarner les identités collectives, mais comment et dans l’intérêt de qui[8].

L’objectif de cette journée d’étude est donc de mettre en évidence les processus de construction et de développement des identités collectives dans l’architecture sur un temps long, du XIe siècle au XVIIIe siècle, et sur un territoire large, l’Europe. Les identités peuvent être traduites dans la forme des édifices, dans les décors intérieurs ou extérieurs, ou encore dans les techniques, matériaux ou savoir-faire mis en œuvre. Afin de prendre en compte un large panorama de groupes, toutes les formes architecturales peuvent être étudiées : habitats, ensembles monumentaux, architectures rurales, urbanisme, etc., ainsi que les représentations de l’architecture sous d’autres médiums (sceaux, peintures, enluminures, etc.). Trois thématiques, susceptibles de se croiser, sont à privilégier.

  • Sémiotique visuelle et sémiotique de l’espace

Afin de répondre à cette volonté d’affirmation dans l’espace, un ensemble d’éléments visuels peut être développé pour incarner le groupe. Comment une identité collective est-elle traduite dans des plans, des décors architecturaux ou dans un ensemble urbain ?

La notion de « modèle » doit aussi être interrogée. En effet, les groupes sociaux peuvent s’identifier à une typologie de constructions ou encore de décors avec une volonté de les reproduire ensuite. Ainsi, il convient de s’interroger sur le choix des modèles. Par ailleurs, pour réaliser un nouvel objet, l’archétype est le point de départ[9]. Ce dernier est ainsi décliné, mais dans quelle mesure la réalisation s’émancipe-t-elle du modèle ?

  • Matériaux, techniques et savoir-faire

Quand ils sont visibles, les techniques et les matériaux mis en œuvre sont intrinsèquement associés au discours sémiotique. Ainsi, les réserves géologiques d’un territoire ont pu localement donner aux constructions une certaine unité. Cependant, les ressources s’importent et les hommes se déplacent, entraînant de fait des transferts de compétences. Le savoir-faire, s’il n’est pas donné à voir, peut-il aussi traduire une identité collective ? L’importation de matériaux se fait-elle uniquement sur des critères visuels ou le lieu de provenance est-il déterminant ?

  • Le chantier : entre individualité et élaboration collective

La mise en place d’un programme architectural répond bien souvent à une nécessité, identifiée en amont par le commanditaire. Le rôle de ce dernier dans les choix architecturaux doit être questionné. De même, il faut s’interroger sur la fonction donnée à l’architecture : faut-il se reconnaître dans celle-ci ou être reconnaissable grâce à elle ? De plus, la mise en œuvre du discours identitaire au sein du groupe peut-elle être planifiée ou régulée ?

Il est également nécessaire de prendre en compte les différents corps de métiers qui exercent et s’associent dans le cadre de chantiers (architectes, artisans et ateliers, ingénieurs, dessinateurs, etc.). Ces personnes peuvent travailler seules, faisant ainsi ressortir leur individualité, ou bien être issues d’un groupement éventuellement corporatif ou familial. De fait, il convient d’étudier les protagonistes pour déterminer leur rôle dans l’élaboration du discours identitaire : le choix de ces différents personnages est-il déterminant dans la conception du discours identitaire ? Leurs expériences ou leur origine peuvent-elles être décisives ? Quel est leur rôle respectif dans ce processus ?

Modalités de soumission 

Les propositions de communication, en anglais ou en français, ne devront pas excéder 2000 caractères espaces compris et devront être accompagnées d’un titre provisoire, d’une bibliographie indicative et d’une courte biographie de l’auteur. En outre, elles devront être envoyées par mail, en PDF, au plus tard le 13 décembre 2024, à l’adresse électronique suivante : architectures.id.collectives@gmail.com

Les communications, d’une durée de vingt à vingt-cinq minutes, pourront être présentées en français ou en anglais. Une attention particulière sera portée aux soumissions émanant de jeunes chercheurs.

Cette journée d’étude se déroulera le 12 et le 13 juin 2025 à Nantes. Une publication d’actes est envisagée.

Comité scientifique 

  • Thomas Flum, Professeur d’histoire de l’art médiéval, Centre Lucien Febvre, Université de Franche-Comté.
  • Frédéric Fournis, Chef du pôle Inventaire général du Patrimoine, Région des Pays de la Loire.
  • Jean-Marie Guillouët, Professeur d’histoire de l’art médiéval, UMR 6298 ARTEHIS, Université de Bourgogne.
  • Dominique Massounie, Maîtresse de conférences d’histoire de l’art moderne, Unité de recherche Histoire des arts et des représentations, Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense.
  • Hélène Rousteau-Chambon, Professeure d’histoire de l’art moderne, UMR 6566 CReAAH, laboratoire LARA, Nantes Université.
  • Ambre Vilain, Maîtresse de conférences d’histoire de l’art médiéval, UMR 6566 CReAAH, laboratoire LARA, Nantes Université.

Comité d’organisation 

  • Cindy Debierre, doctorante en histoire de l’art moderne, UMR 6566 CReAAH, laboratoire LARA, Nantes Université.
  • Lilith Lebot, doctorante en histoire de l’art moderne, UMR 6566 CReAAH, laboratoire LARA, Nantes Université.
  • Mathilde Pubert, doctorante en histoire de l’art médiéval, UMR 6566 CReAAH, laboratoire LARA, Nantes Université. Chercheuse à l’Inventaire général du Patrimoine, Région des Pays de la Loire.
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Publication – « A Companion to Saxo Grammaticus », éd. Thomas K. Heebøll-Holm, Lars Boje Mortensen

Ever since the publication of Saxo Grammaticus’ Gesta Danorum at the beginning of the thirteenth century, scholars and laymen have grappled with the complex and marvellous chronicle. As much specialized scholarship has been published in Danish, this companion breaks new ground by giving a comprehensive and up-to-date tour of the work for a global audience. Attention is given to the unity of Saxo’s massive chronicle, whether he is dealing with a legendary pagan past or events from his own time. Saxo’s world and views are explored in ways that shed new light on all of northern Europe.

Contributors are Bjørn Bandlien, Karsten Friis-Jensen, Michael H. Gelting, Thomas K. Heebøll-Holm, Lars Hermanson, Lars Kjær, Torben Kjersgaard Nielsen, Annette Lassen, Anders Leegaard Knudsen, Lars Boje Mortensen, Mia Münster-Swendsen, Erik Niblaeus, Roland Scheel, Karen Skovgaard-Petersen, Kurt Villads Jensen, and Helle Vogt.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

A Companion to Saxo Grammaticus, éd. Thomas K. Heebøll-Holm, Lars Boje Mortensen, Boston–Leyde, 2024 ; 1 vol., XXIV–702 p. (The Northern World, 97). ISBN : 978-90-04-51812-4. Prix : € 186,00.

Source : Brill

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Publication – « Florence and the Idea of Jerusalem », éd. Timothy Verdon, Giovanni Serafini

From the time of Dante through the 17th century and beyond, Florence had a special relationship with the Biblical Jerusalem—with the idea, that is, of a city chosen by God to be a sign of human peace. This collection of essays traces the development of this ‘Idea of Jerusalem’ from the Divine Comedy and medieval Holy Land pilgrimages through the 1439 Council of Florence, Savonarola’s end of the 15th-century preaching, and the astonishing project of Grand Duke Ferdinand I to transfer the Holy Sepulcher from Jerusalem to Florence. The volume also recalls the city’s 19th- and 20th-century Jerusalem image.

Director of the Museo dell’Opera dell Duomo, Florence,  Monsignor Timothy Verdon, a Canon of the city’s cathedral, Santa Maria del Fiore, is also Director of the Office of Sacred Art of the Florentine Archdiocese and former Consultor of the Vatican Commission of Church Heritage. Author of numerous books and articles on Christian art, Verdon, who has a Ph.D. in art history from Yale University and has been a Fellow of the Harvard University Center for Italian Renaissance Studies, Villa I Tatti (Florence), is Robert and Katherine Burke Instructor in Art History at Stanford University’s Bing Center in Florence, Italy. Verdon, who has organized major exhibitions at Turin, Washington, D. C., Seoul and New York City, furnished the installation project of the Museo dell’Opera del Duomo, enlarged and entirely renovated in 2012–2015.

Giovanni Serafini (Florence, 1983) is an art historian who lives and works in Florence. His area of specialization is sacred iconology in Tuscan art from the 13th to the 17th century, with a preference for the Florentine Quattrocento and Seicento. He is the author of monographic books, scientific articles, essays, and curator of catalogues; he has extensive experience as a lecturer, curator, and director of exhibitions. He has organized several international conferences on art history and theology and has taught courses at the University of Florence and other specialized training schools in Florence, focusing on the Renaissance and Florentine Baroque. Since 2017, he has been employed at the Opera di Santa Maria del Fiore.

Timothy Verdon, Foreword
Timothy Verdon, Introduction: Earthly City and ‘Coelestis urbs’. Florence and the Idea of Jerusalem
 
PART I: Biblical, historical, and cultural Background
Timothy Verdon, Jerusalem in the Bible: Theology, Poetry, Identity
Andrew Frisardi, Dante and Jerusalem
Franco Cardini, Three ‘Synoptic Journeys’ to Jerusalem, 1384-1385
Shulamit Furstenberg-Levi, Solomon’s Temple in the Writings of Jewish Humanists in the Renaissance
Alexei Lidov, The Florentine Hierotopy of the Holy Land: Lo Scoppio del Carro and Re-Enactments of the Jerusalem Miracle of the Paschal Fire
Gerhard Wolf, Jerusalem(s) in Florence: A Walk
 
PART II: The ‘Jerusalem moment’ of the Florence Council
Davide Baldi, Florence as New Jerusalem in the Documents of the Council (1439-1442)
Marcello Garzaniti, The Council and the City of Florence as Seen by Russians in the 15th and 16th Centuries
Alessandro Diana, Florence Between Athens and Jerusalem: Myth, Image, Reality
Luca Calzetta, “That Most Holy Although Unmovable Relic”: Ferdinando I and the Holy Sepulcher
 
PART III: The Arts
Ben Quash, “In England’s green and pleasant land”, The New Jerusalem in London
Annette Hoffman, Wood, Water and Earth. The Legend of the Holy Cross in Santa Croce in Florence
Lorenzo Gnocchi, Man in Heaven and the Heavenly Jerusalem on Earth: The St. John the Evangelist Sacristy in the Church of San Lorenzo in Florence
Diane Apostolos Cappadona, “…The smell of her consecrate lily”: The Madonna and Child as Conduit between the Earthly City and the Heavenly City in Florentine Medieval and Renaissance Art
Maria Lidova, The Mosaic Icon of Maria Orans in San Marco and Byzantine Imagery in Florence
Stefano Garzonio, The Image of Florence in Russian Poetry. From the Beautiful to the Sacred
 
PART IV: Monastic Roots
Martin Shannon CJ, The New Jerusalem as Compelling Vision: Monasticism and the Liturgy of Hope
Giulio Conticelli, Florence and Jerusalem. Giorgio La Pira: A 20th-Century Witness for the Third Millennium
Bernardo Francesco Maria Gianni OSB, The ‘Vocation and Mystery’ of Florence. A Prophetic Look at the New Jerusalem from San Miniato al Monte
PART V: The Exhibition
Timothy Verdon, The Exhibition New Jerusalem: A Contemporary Sacred Art Exhibition by Filippo Rossi and Susan Kanaga

List of Abbreviations

Author and Contributor Biographies

Image Credits

Informations pratiques :

Florence and the Idea of Jerusalem, éd. Timothy Verdon, Giovanni Serafini, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., 338 p. ISBN : 978-2-503-59786-7. Prix : € 150,00.

Source : Brepols

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Publication – « Chevaliers, Moyen Âge et Renaissance. Histoire et imaginaires »

Derrière l’armure se dévoile tout un pan d’une histoire fortement ancrée dans notre patrimoine culturel, architectural, littéraire et cinématographique, une histoire inscrite dans nos imaginaires, celle des chevaliers. Le récit de cette aventure chevaleresque de l’Europe nous est présenté au fil des pages de ce livre à travers une vingtaine de textes thématiques, courts et didactiques.

Devenir et être chevalier au Moyen Âge, qu’est-ce ? Ce statut évolue-t-il au cours de ces mille années d’histoire ? Que devient-il à la Renaissance ? Existe-t-il des femmes revêtant l’armure ? Quels rites, cérémonials, jeux et loisirs, ou légendes lui sont associés ? Ne fait-il qu’un avec son épée ? Quels sont les imaginaires ou les représentations de l’époque de cet homme à cheval ? Que nous conte la geste médiévale, que nous chantent trouvères et troubadours de leurs exploits et de leurs idéaux ? Quel rapport entretient-il avec l’Église, quelle place a-t-il dans la société ? Le templier est-il meilleur que les autres ? Les chevaliers de la Table Ronde se ressemblent-ils tous ? Quelle est la part, aujourd’hui, entre histoire et fantasmes dans nos connaissances communes, nos stéréotypes, sur ce guerrier au heaume et à l’épée ?… L’ensemble des autrices et auteurs nous éclaire sur ces sujets.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Chevaliers, Moyen Âge et Renaissance. Histoire et imaginaires, Rennes, Presses universitaires de Rennes–Éditions du château des ducs de Bretagne, 2024 ; 1 vol., 336 p. ISBN : 9782906519930. Prix : € 38,50

Source : Presses universitaires de Rennes

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Publication – « Des Kaisers neue Bücher. Mittelalterliche Handschriften der Bamberger Kaiser-Heinrich-Bibliothek in 50 Porträts », éd. Christof Rolker, Bettina Wagner

Die Staatsbibliothek Bamberg bewahrt als ihr kostbarstes Erbe die frühmittelalterlichen Handschriften, die als Stiftungen Kaiser Heinrichs II. (973–1024) bei der Bistumsgründung nach Bamberg gelangten. Aus Anlass des 1000. Todestags des Kaisers werden 50 ausgewählte Codices, also etwa ein Drittel des erhaltenen Bestands von 165 Handschriften und Fragmenten, in einer (dieser) reich bebilderten Publikation präsentiert. Drei der vorgestellten Codices wurden durch die Aufnahme in das Weltdokumentenerbe der UNESCO ausgezeichnet, darunter das karolingische ‚Lorscher Arzneibuch‘ und die ‚Bamberger Apokalypse‘ sowie der Kommentar zum Hohelied aus der Reichenauer Malerwerkstatt. Die einleitenden Essays und die Handschriftenporträts verfassten namhafte Fachwissenschaftler aus der Geschichtswissenschaft, Kunstgeschichte, Latinistik und Musikwissenschaft.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Des Kaisers neue Bücher. Mittelalterliche Handschriften der Bamberger Kaiser-Heinrich-Bibliothek in 50 Porträts, éd. Christof Rolker, Bettina Wagner, Wiesbaden, Reichert Verlag, 2024 ; 1 vol., 196 p. ISBN : 978-3-75200-855-5. Orix : € 29,95.

Source : Reichert Verlag

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Publication – Lucinda H.S. Dean, « Death and the Royal Succession in Scotland, c.1214-c.1543 »

To date, scholarly attention to royal ceremony in Scotland from the Middle Ages into the early modern period has been rather haphazard, with few attempts to explore how these crucial moments for the representation of royal authority. This monograph provides a long durée analysis of the ceremonial cycle of death and succession associated with Scottish kingship from the thirteenth to the sixteenth centuries, including the final century of the Canmore dynasty, the crisis of the Bruce-Balliol conflict, and the emergence and consolidation of the Stewart family up to the funeral of last monarch buried in Scotland, James V, in 1543. Using a broad range of primary sources, including financial records and material culture, many of them previously untapped, it addresses key questions about kingship and power, the function of ceremony in legitimising royal authority, its significance in relation to the practical exercising of power, and evidence for Scottish similarities and distinctiveness within wider European contexts.

Lucinda Dean is Senior Lecturer in History at the University of Highlands and Islands.

Table des matières :

List of Illustrations
Acknowledgements
List of Abbreviations
Note on Money

Introduction

  1. The Last Canmore Kings
  2. Contested and Compromised: Ceremonies and Succession under Balliol
    and Bruce Kings
  3. Stating Their Place: Ceremonial Legitimisation of the Stewart Dynasty,
    1371-1436
  4. Foreign Queens, the Home-Grown Elite and Minor Kings, 1437 to c.1474
  5. The Pinnacle of Stewart Power? James IV and James V
    Conclusion

Timeline of Key Events
Appendix I: Transcription of John Scrymgeour of Myres, NLS, Adv. MS 31.5.2
Appendix II: Attendees and Officiators at Scottish Inaugurations and Coronations
Appendix III: James IV and Margaret’s Wedding Costs, 1503
Appendix IV: Select Expenses from James V’s French Journey, 1536-37

Bibliography
Index

Informations pratiques :

Lucinda H.S. Dean, Death and the Royal Succession in Scotland, c.1214-c.1543, Woodbridge, the Boydell Press, 2024 ; 1 vol., 356 p. (St Andrews Studies in Scottish History, 13). ISBN : 978-1-83765-172-6. Prix : GBP 85,00.

Source : Boydell and Brewer

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Appel à contribution – La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant : textes et images (XIVe-XVIe siècles)

Colloque international – ERC AGRELITA
5 & 6 juin 2025 à l’Université de Caen Normandie

ERC Advanced Grant AGRELITA • The Reception of Ancient Greece in Premodern French Literature and Illustrations of Manuscripts and Printed Books (1320-1550): how invented memories shaped the identity of European communities[1].

En savoir plus sur le projet : https://agrelita.hypotheses.org/

Le projet ERC AGRELITA organise à l’université de Caen Normandie, les 5 et 6 juin 2025, un colloque international intitulé « La réception des mythes grecs liés à la nature et au vivant : textes et images (xive-xvie siècles) ».

Ce colloque international a pour but de fédérer des chercheurs et chercheuses d’horizons variés autour de la réception des mythes grecs relatifs à la nature et au vivant dans les textes, manuscrits et imprimés, réalisés entre 1300 et les années 1550. Il s’agira d’interroger la fortune, la réinterprétation et les nouvelles exploitations des mythes grecs qui laissent la part belle au monde « naturel » dans ses acceptions les plus larges. Quels sont les mythes grecs liés à la nature et au vivant réécrits et mis en images du xive au xvie siècle en Europe ? Par quels intermédiaires et quels filtres ? Dans quels types de texte et d’image ? Avec quelles significations et à quelles fins ? Comment, de la Grèce ancienne à l’Europe médiévale et renaissante, les représentations de la nature et du vivant, des relations de l’humain avec le non humain, du divin avec la nature qu’offraient ces mythes grecs sont-elles transmises et réinterprétées ?

Les notions de nature et de vivant, qui font l’objet d’amples réflexions dans notre monde actuel, sont toujours très délicates à définir, d’autant que leur sens évolue d’une époque à l’autre[2]. Ce colloque ne porte pas directement sur la question générale des conceptions/perceptions de la nature dans l’Antiquité et dans le monde pré-moderne, ni sur la problématique d’ensemble de l’évolution des notions de « nature » et de « vivant » de l’Antiquité jusqu’aux xive-xvie siècles. Son objet est celui de la réception de représentations de la nature et du vivant qui étaient liées en Grèce ancienne, puis dans la Rome antique, à des formes d’écriture particulières : celles des récits mythiques.

En Grèce ancienne, la « nature » (phusis) relève d’une vision dynamique du monde qui englobe aussi bien les êtres terrestres que les êtres célestes et infernaux. Riche matière à spéculation, la nature s’entend, par exemple, au sens de puissance démiurgique et souveraine. En cela elle se confond, à différents degrés, avec le divin. Dans les mythes grecs, transmis ensuite à Rome, les dieux incarnent et gouvernent le monde naturel. Leur venue à l’être se fait parfois avec le concours des éléments : les eaux primordiales, ensemencées par le sang du sexe tranché d’Ouranos (le Ciel), donnent naissance à Aphrodite. De même, les lieux de la nature – forêts, îles, mers, déserts mais aussi jardins, champs et sources – sont à la fois peuplés d’êtres humains et d’êtres divins ou fabuleux qui participent de son règne et qui interagissent avec toutes les catégories du vivant et de l’inanimé : espèces végétales et animales, minéraux, corps célestes et constellations, saisons, reliefs et formations géologiques. Les frontières de ces catégories n’en demeurent pas moins fragiles. L’image d’un cosmos ordonné, hiérarchisé, où le genre humain tient une place prépondérante, se fonde sur d’incessantes transformations, sur des dynamiques de flux et de reflux, entre âge d’or et périodes de décadence[3].

Ces mythes grecs, attachés au temps des origines, aux figures divines et héroïques, les auteurs et les artistes de la fin du Moyen Âge et du xvie siècle les appellent souvent les « fables des poètes ». Ils se passionnent pour ces récits, pour leur sens littéral, pour les sens historique et allégoriques qu’ils leur confèrent souvent. En s’appropriant les représentations de la nature et du vivant qui leur sont attachées, dans quelle mesure les renouvellent-ils ?

L’étude de la réception implique en effet l’examen des transformations, plus ou moins manifestes et importantes, de ces mythes transmis à l’Europe des xive-xvie siècles, souvent par des intermédiaires. Les nouvelles formes littéraires et visuelles qui leur sont données engagent des perspectives de recherche historiques, littéraires, philosophiques et scientifiques sur les représentations de la nature et du vivant qu’elles contiennent, sur ce qu’elles révèlent des intérêts et préoccupations des lecteurs et lectrices de la période considérée. Pour donner une idée, encore schématique, des textes où ces mythes se multiplient entre le xive et le xvie siècle, on peut mentionner des traductions d’ouvrages latins et, à la fin de la période, d’ouvrages grecs, parfois avec des médiations latines, des œuvres mythographiques, des chroniques, des encyclopédies, des traités de morale et autres ouvrages didactiques, des traités scientifiques, sans oublier les romans et les textes poétiques, rédigés aussi bien en latin, en grec qu’en langues vernaculaires. Ces manuscrits et imprimés comportent souvent un décor. Représentations textuelles et visuelles du mythe sont ainsi juxtaposées, les secondes ne constituant jamais les illustrations des premières mais plutôt leur prolongement. Issues ou non de modèles préexistants, les miniatures ou les vignettes produisent du sens, enrichissent celui du texte, confortent l’artiste ou son atelier dans son rôle d’inventeur de nouvelles formes, de nouveaux « montages » narratifs.

Ainsi, à partir du xive siècle et jusqu’au milieu du xvie siècle, que retient-on de cette pensée mythique de la nature et du vivant ? Comment est-elle transmise ? Quelle place trouve-t-elle dans le monde du livre et du décor livresque, alors que l’univers mental des hommes et des femmes de ce temps est façonné par l’imaginaire chrétien de la Création ? Si, au Moyen Âge, la nature et tout ce qu’elle contient, ses éléments animés ou inanimés, les différentes formes du vivant, sont pensés en relation avec la doctrine chrétienne – pour laquelle la Nature prolonge l’œuvre du Créateur –, les mythes grecs font aussi l’objet de réinterprétations qui peuvent sinon (ré)concilier, du moins atténuer les divergences entre des conceptions chrétienne et païenne de la nature. Reste à savoir comment ces récits font sens dans les sociétés chrétiennes de l’Europe pré-moderne ; comment les représentations de la nature et du vivant que véhiculaient les mythes grecs sont réactualisées et parfois modifiées.

Par ailleurs, dans la pensée mythique, l’invention technologique pour s’approprier, aménager, exploiter et dominer la nature vise autant à en dépasser les lois qu’à en découvrir les « secrets ». Pierre Hadot n’a pas manqué de souligner non pas le dualisme mais bien la complémentarité d’une attitude dite prométhéenne (de conquête, de domination de la nature) vis-à-vis d’une attitude orphique qui, elle, implique une relation plus harmonieuse entre l’homme et l’environnement[4]. Mais qu’en est-il de cette complémentarité dans la réception des mythes grecs à travers textes et images ? Dans la réalité historique, entre le xive et le xvie siècle, l’assujettissement de ce qui relève de la nature, transformée en ressources, par les communautés humaines européennes, ne correspond pas encore à une séparation claire entre nature et société, l’homme ne se pense pas encore comme étant en dehors de la nature. Le partage entre nature et culture tel que Philippe Descola l’a défini dans l’« ontologie naturaliste[5] » semble commencer à apparaître mais il ne correspond pas à ce qu’il sera dans les siècles ultérieurs. Que retiennent les auteurs et artistes des représentations des interactions entre l’humain et la nature d’après les mythes grecs ?

Eu égard à notre volonté de croiser les savoirs textuels et visuels, les propositions de communication pourront s’inscrire dans les champs disciplinaires de l’histoire, de la littérature médiévale et moderne, de l’histoire du livre, de l’histoire de l’art, de la philosophie, de l’histoire des sciences ou des humanités environnementales. Sans exclure d’autres perspectives sur le thème de la réception des mythes grecs entre le xive et le xvie siècle, les axes envisagés pour ce colloque sont les suivants :

  • Transmissions et réécritures : les contextes littéraires ou scientifiques où le mythe trouve une nouvelle place, sa mise en récit, l’articulation du mythe avec d’autres sources et matériaux, et les mises en images pré-modernes des mythes grecs de la nature.
  • Évolution du xive au xvie siècle, dans les réécritures et les mises en images des mythes grecs, des représentations de la « Nature » – entre puissance surnaturelle divinisée ou non, allégorie polysémique et figure de la création – et des divinités grecques qui investissent ou personnifient différents aspects de la nature.
  • Réception des mythes cosmogoniques grecs tout comme, hors du contexte des origines du monde, des mythes relatifs à la naissance des êtres selon des modalités narratives variées : récits d’accouchement, germination, éruption, jaillissement, chute, etc. en tant que mythes étiologiques ; réceptions de mythes qui expliquent les phénomènes naturels.
  • Métamorphose, affaire des dieux : réceptions des récits de métamorphose animale, végétale, minérale ou autre, en tant que mode d’expression de la divinité ; domination des êtres terrestres ou don d’un refuge naturel.
  • Réception des mythes relatifs aux interactions plus ou moins violentes entre l’humain et la nature : les récits mythiques de l’exploitation de la nature comme ressource, de son anthropisation ou de sa domination ; les histoires mettant en scène la capacité du genre humain à imiter la nature, à braver des interdits ou des lois considérées comme naturelles (guérir, ressusciter, immortaliser, donner la vie, envoûter par magie) ; à l’inverse, la fragilité de l’homme face aux phénomènes naturels.
  • Réception des mythes de l’union, de la concorde entre les êtres, humains ou non humains, animés ou inanimés : images de la continuité et de l’unité harmonieuse entre les différents éléments de la nature et du vivant ; héros et héroïnes, divinités et êtres hybrides qui assujettissent les forces les plus primaires de la nature, qui la pacifient, ou qui inspirent une vision harmonieuse du monde ; espaces idylliques, dans les mythes grecs réactualisés, dont les représentations laissent place à des topoi artistiques et esthétiques très riches : description imaginaire, ou réelle, de l’environnement, des espaces naturels et territoires anthropisés, variété et importance du paysage dans l’image, etc.
  • Nouvelles vies des hybrides et des êtres « fabuleux » des mythes grecs représentés dans leurs environnements imaginés, réception des « merveilles » mythiques de la nature.
  • Création de nouveaux mythes relatifs à la nature et au vivant qui s’inspirent des mythes grecs.

Modalités de soumission

Les propositions, en français ou en anglais (titre et résumé de 200-300 mots, bref CV) sont à adresser au plus tard le 30 janvier 2025 aux adresses suivantes :

Après examen des propositions, l’acceptation sera notifiée début mars 2025.

*   *   *

Les articles issus des communications seront publiés chez Brepols dans la collection « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité » (https://www.brepols.net/series/RRA).

Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon les modalités de l’Université de Caen Normandie.

  • Catherine Gaullier-Bougassas, Professeure des universités en langue et littérature médiévales françaises, ERC Agrelita (Principal Investigator), Craham (UMR 6273), Université de Caen Normandie
  • Angèle Tence, Post-doctorante en histoire de l’art, ERC Agrelita, Craham (UMR 6273), Université de Caen Normandie
  • Laure Cébe, Project Manager, ERC Agrelita, Craham (UMR 6273), Université de Caen Normandie

[1] This project has received funding from the European Commission’s Horizon 2020 Research and Innovation programme under grant agreement No 101018777.

[2] Pierre Hadot, Le Voile d’Isis. Essai sur l’histoire de l’idée de Nature, Paris, Gallimard, 2004 ; Les confins incertains de la nature (xiie-xvie siècles), dir. Roberto Poma, Maria Sorokina, Nicolas Weill-Parot, Paris, Vrin, 2021.

[3] Michel Jeanneret, Perpetuum mobile. Métamorphoses des corps et des œuvres de Vinci à Montaigne, Genève, Droz, 2016 (éd. or. 1997).

[4] Pierre Hadot, Le Voile d’Isis, op. cit.

[5] Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005 ; id., Les Formes du visible. Une anthropologie de la figuration, Paris, Éditions du Seuil, 2021.

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Publication – « Cusanus Today. Thinking with Nicholas of Cusa between Philosophy and Theology », éd. David Albertson

At the end of the nineteenth century, German theologians and philosophers rediscovered the Renaissance cardinal Nicholas of Cusa (1401-1464). Immediately they hailed Cusanus as the first modern thinker, a brilliant German rival to the French Descartes. But since the founding of the Cusanus critical edition in 1927 up to its conclusion in 2005, historians have gradually learned that Nicholas was more of a medieval preacher and contemplative than a modern philosopher.

Yet over the same century, modern German and French readers were already digging into Nicholas’s many works. There they encountered an exciting voice with fresh perspectives about God’s immanence in the cosmos and the awesome capacities of the human mind. Leading philosophers and theologians from Erich Przywara to Karl Jaspers to Hans-Georg Gadamer, and from Gilles Deleuze to Jacques Lacan to Michel de Certeau, found their own thinking stimulated by the cardinal’s innovative concepts and interdisciplinary style. Even as Nicholas shifted from modern to medieval among historians, he was emerging as a contemporary interlocutor for moderns and postmoderns. Who could have guessed that the first debate between Jean-Luc Marion and Emmanuel Falque would take place over the fifteenth-century mystical dialogue, De
visione dei?

If Meister Eckhart found his moment amidst Deconstruction in prior decades, Nicholas of Cusa is our thinker for today. His interests anticipate themes in continental philosophy of religion, whether alterity, invisibility, the fold, or the icon. His habit of interweaving philosophy and theology anticipates current debates on the thresholds of phenomenology. Our volume first maps the contours of modern receptions of Nicholas of Cusa in French and German spheres, and then beyond Europe to the Americas and Japan. It also hosts the next round of engagement by some of today’s most original Christian thinkers: Emmanuel Falque, John Milbank, and David Bentley Hart.

David Albertson is associate professor of religion at University of Southern California. Jean-Luc Marion is a French philosopher and Roman Catholic theologian.

Informations pratiques :

Cusanus Today. Thinking with Nicholas of Cusa between Philosophy and Theology, éd. David Albertson, Washington D.C.,The CCatholic University of America Press, 2024 ; 1 vol. ISBN : 978-0-81323-812-8. Prix : USD 85,00.

Source : The Catholic University of America

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Publication – Etienne Hubert, « Anatomia di un documento. Scrivere le case di S. Pietro in Vaticano a metà Trecento »

Lo sviluppo delle scritture amministrative, in ambito ecclesiastico e successivamente laico, è il segno quanto lo strumento della razionalizzazione gestionale della proprietà fondiaria e immobiliare nell’economia medievale. Lo studio analitico del primo inventario-censuario dei beni del capitolo di S. Pietro in Vaticano conservato e l’edizione della lista degli edifici ad uso abitativo pertinenti alla basilica a metà Trecento mettono in luce le condizioni materiali, economiche e sociali dell’alloggio a Roma mentre l’anno giubilare fornisce l’occasione di innovazioni fondamentali nelle modalità gestionali della proprietà immobiliare.

Penetrando nella fabbrica del documento e, idealmente, nella mente dell’autore allo scrittoio, il libro svela come l’elenco delle case, dietro la sua aridità apparente, diventi lo specchio delle trasformazioni che mutarono le città tardomedievali e che fecero dell’alloggio cittadino un settore basilare dell’economia urbana.

Table des matières : ici

Etienne Hubert è stato chargé de recherches al Centre national de la recherche scientifique (Lione) e directeur d’études all’École des hautes études en sciences sociales (Parigi). Tra i suoi libri ricordiamo: Espace urbain et habitat à Rome du Xe siècle à la fin du XIIIe siècle (Roma 1990), L’incastellamento en Italie centrale (Roma 2002). Per Viella ha curato i volumi Roma nei secoli XIII e XIV. Cinque saggi (1993) e La necessità del segreto (2018, con Roberta Mucciarelli e Jacques Chiffoleau).

Informations pratiques :

Etienne Hubert, Anatomia di un documento. Scrivere le case di S. Pietro in Vaticano a metà Trecento, Rome, Viella, 2024 ; 1 vol., 300 p. (I libri di Viella, 510). ISBN : 979-1-25469-486-2. Prix : € 29,00.

Source : Viella

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