Conférence – Mathieu Lançon, « Les pêcheurs du littoral dunkerquois au Moyen Âge »

Dans le cadre du cycle de conférences archéologie à Dunkerque et ses alentours, l’Inrap et le Musée maritime et portuaire de Dunkerque vous invitent à partir à la rencontre du passé du Dunkerquois au travers d’une conférence de Mathieu Lançon, archéologue à l’Inrap, le 17janvier 2025, sur les pêcheurs du littoral dunkerquois au Moyen Âge.

De la pêche à pied à la pêche en haute mer, plusieurs indices archéologiques témoignent de relations étroites entretenues par les habitants de la plaine maritime avec la mer. Cette conférence sera l’occasion de revenir sur la diversité des pratiques littorales au Moyen Âge et de partager le quotidien des paysans pêcheurs du Dunkerquois.

Pour télécharger le programme complet du cycle de conférences, cliquez ici.

Conférence : Les pêcheurs du littoral dunkerquois au Moyen Âge
Date : 17 décembre 2025, à 18h
Lieu :
Musée portuaire de Dunkerque
9 quai de la citadelle
59140 Dunkerque

Source : NordDoc’ Archéo

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Publication – Gilbert Dahan, « La Bible latine du XIIIe siècle »

Dans la culture médiévale de l’Occident, la Bible tient une place primordiale. On apprend à lire avec elle, les arts s’en inspirent et elle fait autorité dans tous les débats intellectuels : elle est, avec les Sentences de Pierre Lombard, le principal objet d’enseignement à l’université et dans les studia des ordres mendiants.

La présente étude s’intéresse au texte et au travail sur celui-ci, principalement au XIIIe siècle. De quelles versions dispose-t-on alors ? Comment se présentent-elles matériellement ? Que contiennent les correctoires, ces recueils de notes de critique textuelle élaborés au cours du XIIIe siècle ? Le texte biblique a-t-il connu, à l’instar du texte hébreu dit massorétique, une normalisation ? Est-il possible de discerner un texte « parisien » typique ?

Autant de questions sur lesquelles Gilbert Dahan se penche, en explorant les textes en leurs innombrables variations. Il mobilise pour cela son immense érudition et son impeccable méthodologie. Un quart de siècle après son Exégèse chrétienne de la Bible en Occident médiéval, voici une nouvelle synthèse, magistrale.

Directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EPHE, désormais retraité, Gilbert Dahan a publié de nombreux travaux de référence, notamment L’exégèse chrétienne de la Bible en Occident médiéval (XIIe-XIVe s.) et Lire la Bible au Moyen Âge (2 vol.).

Gilbert Dahan, La Bible latine du XIIIe siècle, Paris, Éditions du Cerf, 2025 ; 1 vol., 240 p. (Patrimoines thomistes). ISBN : 978-2-20417-079-6. Prix : € 25,00.

Source : Éditions du Cerf

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Bourse – János Bak Research Fellowship

The János Bak Research Fellowship board offers awards of 2000 EUR each to support study in one of the medieval tracks in Historical Studies at CEU. This grant was established in honor of Professor János M. Bak (1929-2020) (click here for a podcast recorded with Prof. Bak). The funding is intended to cover part of the costs associated with studying in Vienna for any applicant with a particular interest in the medieval and early-modern history of Central, East-Central and Eastern Europe. Award-winners in the 2-year program will have their awards renewed for the second year of study, subject to the successful defense of the thesis prospectus and a GPA above 3.75.

Application process:

– A completed application for either the one-year or two-year MA program in Historical Studies, Late Antique and Medieval track (proof of submitted application necessary)

– A letter (up to 300 words) explaining the applicant’s interest in the history of medieval Central, East-Central and Eastern Europe, and how they are going to make it part of their studies at CEU. This may include plans for the MA thesis topic.

– A short CV (can be the one submitted as part of the CEU application)

Please submit all documents to bakfellowship@ceu.edu

Application deadline

February 9, 2026. The successful applicants will be informed in April 2026.

Contact

Professor Emilia Jamroziak, the Chair of the Board of the János Bak Fellowship Board: emilia.jamroziak@amu.edu.pl.

Source : Central European University

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Appel à contribution – Au-delà de la mimesis : représenter l’invisible au Moyen Âge

Dix-septièmes rencontres GRIM-Imago
Jeudi 28 mai 2026
Institut national d’histoire de l’art
Appel à communication

Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique, fondé par Christian Heck, s’intéressant à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Âge, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art sise au CESCM de Poitiers, et porté par un comité scientifique (Mathieu Beaud, MCF, Université de Lille/IRHiS ; Bertrand Cosnet, MCF, Université de Lille/IRHiS ; Charlotte Denoël, Conservatrice en chef, BnF, département des manuscrits/Centre Jean Mabillon ; Anne-Orange Poilpré, PR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/HiCSA ; Cécile Voyer, PR, Université de Poitiers/CESCM ; Ambre Vilain, MCF, Université de Nantes/LARA).

Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art, à Paris), ouvertes à toutes et tous.

Une place privilégiée est accordée aux interventions des jeunes chercheuses et chercheurs (dès le Master 2).

Les communications durent 20 mn. Elles sont dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.

Faut-il nécessairement figurer pour produire du sens au Moyen Âge ? Si l’image narrative occupe une place centrale dans l’art de cette période, les stratégies visuelles sont en réalité beaucoup plus diverses et recourent souvent à des procédés permettant la représentation d’une idée par une forme non mimétique. Le caractère fondamentalement imparfait de la figuration dans le contexte d’un monothéisme révélé (Christianisme, Judaïsme, Islam) engage par lui-même une interrogation sur la façon d’évoquer par l’image le monde créé et le spirituel. Dans la culture chrétienne, où la représentation de Dieu et des histoires sacrées est centrale, la géométrie et les assemblages chromatiques permettent de renvoyer à des concepts, des états ou des réalités spirituelles, permettant une visio intellectualis du Verbe divin. Cette dialectique de la forme à l’esprit se construit par un cheminement de la vision sensible à la contemplation spirituelle, témoignant de l’existence d’une pensée visuelle passant par la forme non narrative.

Refuser de figurer la Création pour des raisons théologiques stimule certaines démarches artistiques. Pensons à la place privilégiée donnée à l’ornement et au signe graphique dans l’art islamique. Là, le décor végétal, l’arabesque ainsi que l’utilisation de formes géométriques et de champs chromatiques, convoquent des réalités conceptuelles ou spirituelles considérées comme irreprésentables et ne pouvant donc être restituées par l’imitation du monde naturel ou de la figure humaine. Pour le monde juif, des jeux de formes communiquent du sens et renvoient à une abstraction conceptuelle : celle de la perfection de Torah, par exemple, ou celle d’une substance supranaturelle. Il s’agit d’un geste artistique permettant de rendre présent ce qui ne peut être visualisé.

Depuis les travaux pionniers d’Oleg Grabar sur l’art islamique (The Mediation of Ornament, 1992, trad. L’ornement : formes et fonctions dans l’art islamique, 1996), l’ornement médiéval a retrouvé sa signification entière, débarrassé d’une approche réduite à des considérations strictement stylistiques ou formalistes. Plus récemment, Gülru Necipoğlu a abordé ces questions selon une perspective globale (G. Necipoğlu, A. Payne éd., Histories of Ornament : From Global to local, 2016). Pour l’occident carolingien, Jean-Claude Bonne (« Les ornements de l’histoire », Annales ESC, 51, 1, 1996, p. 37-71) a réévalué la fonction de ce qu’il nomme l’ornemental comme opérateur d’une pensée de l’ordre, élucidant les rapports entre les parties d’une image et permettant un fonctionnement harmonieux, suivant la définition de l’ornatus par Isidore de Séville. L’ornement apparaît désormais comme une composante essentielle de la spiritualité médiévale, qui remplit des fonctions précises et participe d’une forme de théologie visuelle (É. Palazzo, Broder la splendeur : la théologie chrétienne de l’ornement dans l’Antiquité et le haut Moyen Âge, 2024).

L’historiographie a récemment interrogé ces modalités du discours visuel, en particulier Elina Gertsman qui, dans des travaux récents (Gertsman (éd)., Abstraction in Medieval Art : Beyond the Ornament, 2021), analyse ce qu’implique le fait de suspendre la figuration et la façon dont le sens se recompose en dehors de ce périmètre. L’ouvrage co-écrit avec Vincent Debiais (L’hypothèse abstraite. Ecart, excès d’image au Moyen âge, 2025) saisit la tension entre mimesis et abstraction – abstractio – pour définir une catégorie singulière de la pensée judéo-chrétienne de l’image médiévale. Figuration et non-figuration fonctionnent ensemble de manière dynamique pour composer un langage visuel permettant de mieux accéder à l’idée de Dieu. Pour le monde islamique, Finbarr Barry Flood (« Islam and Image. Paradoxical Histories », 2022 ; « Sign of silence. Epigraphic Erasure and the Image of the Word », 2019) apporte les principaux éléments d’une réflexion sur le décor et la représentation dans un cadre normatif qui exclut la figuration, mais où de nombreuses exceptions, en marge des lieux de culte, témoignent d’un intérêt pour l’image, d’une interrogation sans cesse posée sur ce qui relève ou non de l’idolâtrie. Avinoam Shalem (Gazing Otherwise: Modalities of Seeing in the Medieval Islamic Cultures, O. Bush, A. Shalem éd., 2015), dont le travail porte sur les interactions entre Islam et christianisme, s’attache également à interroger les modalités du visuel et du regard à la convergence de ces mondes.

Enfin, de remarquables initiatives muséographiques ont également exploré les passerelles possibles entre des expérimentations contemporaines tenant de l’abstraction et les approches médiévales de l’image et du signe. L’exposition Make it New. Conversation avec l’art médiéval (Ch. Denoël, J. Dibbets et E. Verhagen, BnF, 2018) mettait en dialogue les pages enluminées du In laudibus sanctae crucis de Raban Maur avec des installations et œuvres d’artistes vivants. L’ouvrage collectif du même titre prolonge cette enquête (L’art médiéval est-il contemporain ? Is Medieval Art Contemporary ?, 2022). En 2019 et 2020 à Poitiers, l’exposition L’art médiéval est-il contemporain ? Acte IV, organisée par Cécile Voyer, à partir de manuscrits médiévaux enluminés abordait cette mise en regard avec l’art d’aujourd’hui, autour de thématiques telles que la puissance du signe, la rhétorique de la couleur, la matérialité, la performance.

Comment l’art médiéval, à travers tous ses horizons culturels et religieux, a-t-il produit des formes qui s’émancipent de la narration et de la ressemblance sans renoncer à la signification ? La compréhension de ces formes, comme celle des ornements et de la couleur, peut-elle s’appuyer sur les méthodologies traditionnelles de l’étude iconographique ? Ne faut-il pas plutôt réconcilier l’abstrait et le figuratif, la forme et la figure ? Les dispositifs géométriques, chromatiques ou scripturaux, tout comme certaines formes de stylisation ou de schématisation, seront envisagés comme autant de moyens de rendre visible l’invisible, de faire advenir une image conceptuelle ou spirituelle. L’enjeu est moins de transposer à la période médiévale la catégorie moderne d’« abstraction » que d’en repenser les conditions de possibilité à la lumière des conceptions médiévales du signe, de la matière et du sens. Doit-on opposer, ou même distinguer la figuration et la narration et les démarches visuelles qui s’en émancipent ? Cette réflexion sur les limites de la mimesis interroge-t-elle aussi l’héritage artistique gréco-romain ?

Les communications proposées devront contribuer à explorer ces questions en s’appuyant sur l’analyse d’œuvres issues des différentes aires culturelles du Moyen Âge, du IVᵉ au XVᵉ siècle. On pourra s’attacher, par exemple, aux tensions entre image et parole révélée, entre forme sensible et contenu théologique, ou encore à la manière dont les représentations et les choix matériels participent d’une expérience de la présence spirituelle. En articulant les dimensions conceptuelles, formelles et techniques de de l’image, cette rencontre souhaite ouvrir une réflexion transversale sur les modes de figuration du non-figurable dans les cultures visuelles médiévales.

Les propositions de communications (3000 signes maximum), accompagnées d’un CV, sont attendues jusqu’au vendredi 27 février 2026, à l’adresse suivante : imago.grim.contact@gmail.com

Une réponse sera donnée à la fin du mois de mars 2026 au plus tard.

Le programme définitif sera diffusé par mail et réseaux sociaux, également disponible sur

le Carnet Hypothèse du GRIM-Imago : https://grimimago.hypotheses.org/ 

le site du CESCM : https://cescm.labo.univ-poitiers.fr/la-formation/grim-imago/

L’accès aux Rencontres du GRIM est largement ouvert : les intervenant.e.s sont prioritairement de jeunes docteur.e.s, étudiant.e.s en doctorat ou en Master 2. Les étudiant.e.s en Licence et en Master sont cordialement invité.e.s à venir assister aux rencontres.

Le GRIM ne disposant d’aucun budget, il sera nécessaire de s’adresser aux centres de recherche de rattachement pour une éventuelle prise en charge des frais.

Le comité scientifique du GRIM-IMAGO

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Appel à contribution – Les évêques de Beauvais, Noyon et Senlis des origines à 1965


L’évêché de Beauvais, la Société académique de l’Oise et l’Unité de recherche TRAME de l’Université de Picardie Jules Verne saisissent l’occasion de l’anniversaire des 800 ans du début de la reconstruction gothique de la cathédrale de Beauvais après l’incendie de 1225 pour organiser une rencontre scientifique destinée à faire un point sur l’histoire des évêques qui ont dirigé le diocèse de Beauvais dans ses différentes dimensions géographiques.

L’actuel diocèse de Beauvais coïncide avec les limites du département de l’Oise depuis la Révolution. Cela implique donc de prendre en compte non seulement les évêques de Beauvais, mais aussi ceux de Noyon et de Senlis. En revanche, ne seront pas au centre des préoccupations les archevêques et évêques de Rouen, Amiens, Soissons et Meaux qui avaient juridiction sur certaines paroisses. Néanmoins, les territoires des évêchés de Noyon et de Senlis seront pris dans leur intégralité jusqu’à la Révolution.
Les investigations porteront sur la très longue période depuis les origines des ces évêchés, jusqu’en 1965, année correspondant au décès de Monseigneur Pierre-Marie Lacointe et à la clôture du concile du Vatican II (1965) qui a fortement repensé la vie de l’Eglise catholique et son rapport au monde.
Que cela soit sous forme d’une approche monographique ou prosopographique, l’attention sera avant tout portée sur la personnalité des évêques et sur leur gouvernement diocésain. Sont donc attendues notamment des études envisageant leurs origines sociales, leurs formations intellectuelles et spirituelles, leurs carrières. Puisqu’ils sont prêtres, prophètes et roi, il conviendra d’analyser leur pastorale, le recrutement de leur clergé, les dévotions religieuses qu’ils favorisaient, leur positionnement dans les débats théologiques.

Grâce aux témoignages dans les archives, il s’agira aussi d’analyser leur gouvernement de la communauté chrétienne qui leur était confiée dans leur diocèse, l’organisation institutionnelle et territoriale de ce dernier, le développement de leurs auxiliaires et de l’administration épiscopale, la juridiction exercée sur les institutions religieuses dans le diocèse.

Enfin, on s’intéressera aux relations entre ces évêques et les autres pouvoirs religieux et séculiers. Dans l’Eglise, on pourra scruter leurs relations avec le reste de l’épiscopat. La montée en puissance de la papauté, surtout à partir du milieu du XIe siècle, impliqua une redéfinition des rapports hiérarchiques et des compétences.

Ces évêques ont aussi été d’importants acteurs politiques et des agents administratifs de première importance au niveau régional dans l’exercice du pouvoir temporel.

Propositions (1500 signes) à envoyer avant le 20 décembre 2025 :
Roselyne LE BOURGEOIS roselyne.le-bourgeois@wanadoo.fr
Pascal MONTAUBIN pascal.montaubin@u-picardie.fr
Julien SEREY julien.serey@oise-catholique.fr

Source : Université de Picardie

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Publication – Véronique Beaulande-Barraud, « La Chrétienté médiévale »

Au cœur du Moyen Âge, la réforme dite « grégorienne », conduite sous l’impulsion de la papauté, vise à confondre Église et société. L’institution ecclésiastique, dont la structuration et la hiérarchisation s’accroissent, entend encadrer la vie de l’ensemble de la population dans sa dimension collective, individuelle et même intime. C’est en abordant l’Église médiévale sous l’angle d’une histoire sociale du religieux que l’historiographie a accompli ses progrès les plus significatifs au cours des deux dernières décennies.

CENTRALISATION ET HIÉRARCHISATION DE L’ÉGLISE
L’Église, un corps hiérarchique et centralisé Le monde des réguliers Gouverner par le droit L’hérésie existe-t-elle ? Gouverner en assemblée Gouverner par la grâce Église et royauté Les chrétientés médiévales Le bas clergé et la paroisse

PRATIQUES RELIGIEUSES ET DÉVOTIONS
La pratique des sacrements La piété médiévale : vers le Christ par les saints Le salut, une œuvre collective ? Éduquer les fidèles et normer les comportements Pratique religieuse, pratique sociale Les vivants et les morts

ÉGLISE, CULTURE ET SOCIÉTÉ
Église et pouvoir seigneurial L’Église et les femmes, d’Ève à la recluse Église, sexualité, mariage Christianiser la guerre ? L’Église et le profit L’Église et les savoirs La charité en actes Une société de l’exclusion

Informations pratiques :

Véronique Beaulande-Barraud, La Chrétienté médiévale, Paris, CNRS Éditions, 64 p. (Documentation photographique). ISBN : 978-2-27115-273-2. Prix : € 11,00.

Source : CNRS Éditions

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Appel à contribution – Les animaux dans les sociétés et les arts de l’Antiquité à nos jours

Chaque année, l’association JANUA des jeunes chercheur·euses inscrit·es en Master et en Doctorat au CESCM, au Criham et à l’HeRMA de l’Université de Poitiers, organise une journée d’étude. Cette journée interdisciplinaire, ayant vocation à valoriser les travaux de jeunes chercheur·euses (étudiant·es de Master 2, doctorant·es et post-doctorant·es ayant soutenu leur thèse depuis moins de trois ans), portera en 2026 sur la thématique des Animaux dans les sociétés et les arts de l’Antiquité à nos jours.

La publication en 1984 du livre Les Animaux ont une histoire de Robert Delort a marqué un tournant dans l’historiographie française en réintroduisant les animaux dans le champ des études historiques, alors que même les tenants de l’École des Annales les avaient négligés. D’objets de l’histoire, les animaux en devenaient les sujets. L’intérêt universitaire pour les animaux est pourtant ancien. Dans la première moitié du xixe siècle, anthropologues, historiens, philosophes et naturalistes questionnent la domestication dans le cadre de discussions sur les liens entre histoire naturelle et « grande » histoire. Cependant, la structuration épistémologique des sciences humaines au tournant de 1900 a conduit à leur séparation d’avec les sciences naturelles et à l’exclusion des animaux de leur champ d’étude. À partir des années 1980, le renouveau des études historiques sur les animaux s’inscrit dans le décloisonnement des sciences humaines associé à l’Histoire des mentalités, avec les travaux de Michel Pastoureau notamment. Plus récemment, deux grandes orientations se sont dessinées, qui sous-tendent les recherches actuelles en France. D’une part l’« histoire éthologique » menée par Éric Baratay, écrite depuis le point de vue des animaux ; d’autre part, l’ « histoire politique des animaux » de Pierre Serna interrogeant les liens entre événements politiques et modalités de l’exploitation animale [Piazzesi, 2020].

À une époque où le spécisme est questionné, comment définir les « animaux » ? Cette catégorie a-t-elle évolué au cours du temps, de l’Antiquité à nos jours ? Pour le Moyen Âge, dans ce monde où le « surnaturel » est omniprésent [Bartlett, 2008], où situer les monstres [Maud Pérez-Simon, Pierre-Olivier Dittmar, 2024] ? Dans un monde où, lorsque l’on parle des espaces dominés par l’Ecclesia chrétienne, le récit biblique anthropocentré définit les « bestiæ » comme soumises à l’homme de sexe masculin et où toute description d’un monde « naturel » est conditionné par la Genèse, comment inscrire les animaux dans une interprétation sociale des rapports entre hommes ?

La place des animaux, entre sociétés humaines et espaces « naturels », est multiple. Des animaux que l’homme « met au travail » et qui vivent parfois au cœur même de la maisonnée, des animaux qui peuplent les espaces « sauvages » et qui peuvent être chassés, aux animaux mythiques, mythologiques, déifiés, vivant dans les temples et les rituels des hommes, la diversité des rapports entre humains et animaux ne cessent de questionner leur place dans le monde des hommes. Véritables « fait social total » tel que l’a défini Marcel Mauss en 1925, ils questionnent les contours de sociétés en perpétuelle évolution. Les travaux de Philippe Descola sur les rapports entre nature et culture rappellent eux aussi que s’intéresser aux animaux dans les sociétés et les arts, c’est questionner les systèmes de représentation des sociétés, i.e. les systèmes de valeurs, d’idées, de jugements et de représentations qui structurent les rapports des individus entre eux et avec ce qui les entoure.

La présente journée d’étude s’attachera à étudier les animaux dans toutes leurs dimensions en interaction avec les humains, ainsi que pour eux-mêmes. Pour cela, les propositions de communication, qui s’inscriront en archéologie, en histoire, en histoire de l’art, en littérature ou en musicologie, seront réparties selon quatre axes et pourront en recouper plusieurs.

Axe 1 – Les animaux : objets et instruments de discours

1.1 Les savoirs autour des animaux

Les intervenant·es devront ici étudier la production et l’évolution des savoirs sur les animaux. Comment le savoir animalier s’est-il construit ? Selon quels procédés ? Sous quelles formes ? Dans quels buts ?

La période antique a vu l’essor d’une véritable « zoologie » des animaux, telle qu’elle nous a été transmise par l’œuvre d’Aristote notamment, fruit d’une observation et d’une étude attentive du monde physique. L’influence de l’œuvre d’Aristote s’étire jusque dans les cultures médiévales et questionne la transmission des savoirs zoologiques d’une société à une autre (Sassi, Coda et Feola, 2018).

À l’époque médiévale, c’est à partir des xiie-xiiie siècles que les savoirs pragmatiques, y compris la médecine animale (chevaux, rapaces, animaux de ferme) sont parfois transcrits dans des textes didactiques, dont certains sont traduits en vernaculaire et connaissent ainsi une diffusion croissante aux siècles suivants. Dès l’antiquité égyptienne, de nombreux remèdes sont développés dans le champ de la médecine vétérinaire (Marganne, 2016). Les produits d’origine animale intègrent tôt la pharmacopée, dans le cas de l’ophtalmologie de l’époque romaine impériale (Boehm et Luccioni (dir.), 2003). Tout à la fois contaminateur et remède, l’animal est, dans le champ médical, objet de discours, de pratiques et de représentations éclairant les rapports humains-animaux et leurs évolutions (Collard et Samama, 2024). L’imprimerie transforme également cette catégorie du savoir.

L’étude de ces savoirs de l’Antiquité à nos jours permettra d’interroger la nature des rapports entretenus par les différentes sociétés avec leur environnement.

Il s’agira de questionner la place occupée par les animaux dans les cosmogonies des sociétés étudiées. Les intervenant·es interrogeront également les diverses identifications et classifications faites des animaux ainsi que le développement d’une approche scientifique des animaux.

1.2 L’invention de l’animal

Les intervenant·es devront questionner plus particulièrement l’essor dans les sociétés d’un intérêt pour les animaux décorrélé de leurs rapports avec les hommes et de ce qu’ils permettent d’en dire. Il s’agira notamment d’étudier la naissance et les développements de la zoologie, dont le premier ouvrage dédié, publié en 1661, est rédigé par le médecin, zoologiste et physicien allemand Johann Sperling. Plus généralement, il conviendra de prêter attention à l’essor de nouvelles sciences autour des animaux, à l’instar de la paléontologie, développée à la fin du xviiie siècle par l’anatomiste français Georges Cuvier.

Ce sous-axe sera également l’occasion d’étudier l’émergence des discours sur le bien-être animal et les pratiques afférentes. En 1847, la Vegetarian Society of the United Kingdom est fondée pour promouvoir le végétarisme. Elle est suivie par la Vegan Society en 1944. En 1901, Élisée Reclus, géographe, théoricien et militant anarchiste français publie un article dans une revue consacrée au végétarisme. Il évoque le souvenir de l’égorgement d’un porc dont le cri « continu, couplé de plaintes enfantines, d’appels désespérés, presque humains » le conduit à conclure qu’au moment où le porc est égorgé, « il semble que l’on entende un enfant ».

1.3 Le droit des animaux

Ce sous-axe permettra aux intervenant·es de questionner les divers statuts juridiques attribuées aux animaux aux différentes époques historiques, ainsi qu’aux permanences et aux évolutions qu’ils ont connues. Il s’agira de questionner les pratiques judiciaires et leurs représentations et d’envisager plus généralement les animaux comme source et objet d’interactions et de conflits entre humains. Ainsi, durant l’Antiquité et le Moyen Âge, les animaux sont, en Occident, considérés comme des biens matériels. Les procès d’animaux de la période médiévale interrogent la personnalité juridique des animaux (Chauvet, 2012). Les transformations profondes du droit aux xviie et xviiie siècles, sur lesquelles sont fondées notre droit contemporain, entraîne un changement de statut juridique des animaux mettant en lumière de nouveaux rapports au vivant.

1.4 Animaux et politique

Les intervenant·es sont ici invité·es à interroger les animaux dans leur dimension politique (pratiques diplomatiques, représentation du pouvoir). Certaines pratiques autour des animaux revêtent ainsi une forte dimension politique, à l’instar de la consommation de viande rouge dont une frange des militants masculinistes fait aujourd’hui un enjeu de virilité pour les hommes.

En outre, il s’agira également de questionner les lois de protection de la nature (et donc des animaux) en insistant sur ce qu’elles révèlent du rapport de l’humain avec son environnement et la nature. À quelles fins « protège-t-on » les animaux ? Selon quels procédés ? Les questions de la transformation des territoires, de leurs aménagements, des discours, des représentations qui en découlent et des oppositions (discours et représentations) qu’elles suscitent pourront également faire l’objet de propositions de communication.

1.5 Les animaux comme médium de diffusion d’un discours

De l’usage des poules et des poulets dans la prédication et les exempla du Moyen Âge (Polo de Beaulieu, 2017) au roman graphique Maus d’Art Spiegelman en passant par le Roman de Renart, les Fables de La Fontaine et Animal Farm: A Fairy Story de Georges Orwell, les intervenant·es devront questionner l’usage des animaux comme médium de diffusion de discours (critiques, moraux…) dans les arts et les lettres des différentes sociétés étudiées.

Les représentations – littéraires et visuelles – de chacun des points ci-avant développées pourront également faire l’objet de propositions de communication.

Axe 2 – Les animaux-ressources

2.1 Les animaux comme ressource alimentaire

Les intervenant·es questionneront les pratiques alimentaires des sociétés passées, en prenant en compte leurs aspects sociaux (pratiques élitaires par exemple) et culturels. Les apports récents de l’archéozoologie et les fouilles des fosses-dépotoirs – des demeures élitaires notamment, mais pas seulement – permettent de mieux connaître les goûts et les pratiques alimentaires des sociétés passées et d’en retracer les évolutions dans la longue durée.

Les communications pourront également étudier les pratiques de l’élevage et leurs évolutions (techniques notamment) en lien avec les contraintes environnementales des sociétés étudiées.

Une attention particulière pourra être accordée aux savoirs, discours et prescriptions médicaux autour de l’alimentation et de la consommation des animaux.

2.2 Le commerce des animaux

Ce sous-axe envisagera les animaux pris dans des enjeux et des pratiques économiques. De la question du développement d’infrastructures portuaires pour le commerce alimentaire et des évolutions techniques afférentes (pour la conservation des denrées par exemple) à celle du commerce des animaux de compagnie en passant par le braconnage et le trafic d’animaux menacés, il conviendra d’interroger les discours, représentations et pratiques autour de l’animal envisagé comme bien marchand et comme ressource économique.

Les communications pourront également s’intéresser à la question des parcs animaliers et des zoos et aux questions (éthiques notamment) qu’ils soulèvent. Les interventions pourront questionner les écarts observés dans les sociétés étudiées entre les normes et les pratiques et ce que cela révèle du rapport humains-animaux dans lesdites sociétés.

2.3 Les animaux comme ressource de matières premières

Dans ce sous-axe, les intervenant·es interrogeront les animaux comme ressource de matières premières dans la production d’objets et d’outils. Cette utilisation des animaux répond à des besoins tout à la fois primaires (vêtements pour se protéger du froid et des intempéries, armes pour se défendre) et artistique (os, peaux pour les manuscrits, boyaux pour des cordes d’instrument, colle de poisson pour la peinture et la marqueterie). Aujourd’hui encore, l’ébéniste restaurateur·ice travaille avec la colle de poisson. La structuration d’une économie autour de l’exploitation des matériaux d’origine animale (cuir, ossements, fibres) est ancienne. Les liens entre bouchers et artisans pour l’approvisionnement de ces derniers en attestent. Dans certains quartiers urbains, les artisans sont voisins et « associés ». Ce sous-axe sera également l’occasion d’interroger, pour l’ensemble des périodes étudiées, les liens entre les campagnes (élevage) et les villes sous l’angle du commerce et de la circulation des produits d’origine animale. Il conviendra également de questionner l’évolution de l’usage des matériaux d’origine animale, à l’instar de l’os remplaçant l’ivoire durant l’époque romaine, du fait de sa raréfaction. L’essor de la biocodicologie (skin studies) ouvre de nouveaux horizons autour de l’étude de l’origine géographique des manuscrits et des traitements appliqués aux matériaux (Lévêque et Campagnolo, 2024).

L’étude des matières animales dans les productions humaines interroge les rapports de l’homme à la nature et inscrit l’étude des animaux dans le champ de l’histoire matérielle et des techniques.

2.4 Les animaux au travail

Les intervenant·es sont ici invité·es à questionner les discours, les pratiques et les représentations autour de l’emploi des animaux dans les activités productives humaines et les évolutions qu’il induit (Jarrige, 2023). Une attention particulière pourra être accordée aux savoirs agricoles et ruraux autour des animaux, ainsi qu’aux différentes pratiques et techniques employées pour le travail des animaux après leur domestication et à leurs représentations (Lamy et Vabre, 2023).

Les intervenant·es pourront interroger plus largement toutes les pratiques humaines (sportives et de loisir) faisant intervenir des animaux, ainsi que les discours et les représentations afférents.

Les représentations – littéraires et visuelles – de chacun des points ci-avant développées pourront également faire l’objet de propositions de communication.

Axe 3. – Pratiques sociales et religieuses autour des animaux

3.1 Vivre avec les animaux 

Ce sous-axe permettra d’envisager les interactions humains-animaux selon une typologie variée (animaux sauvages, domestiques, nuisibles et alliés par exemple) qu’il conviendra d’interroger pour les différentes périodes et sociétés étudiées et leurs évolutions dans la longue durée. À l’instar du chat, vénéré dans l’Égypte ancienne, honni au Moyen Âge car jugé pernicieux et vivant essentiellement la nuit, mais dont on s’accommode car il se révèle plus efficace à chasser les rats que la belette, réhabilité au xviiie siècle et aujourd’hui devenu l’animal de compagnie le plus apprécié en France, il s’agira d’étudier les discours, les représentations et les pratiques autours des animaux en fonction des rapports entretenus avec eux par les humains. Les phénomènes d’exhibition et d’affirmation sociale, les relations d’affection avec les animaux, leurs liens avec les défunts (enfants et adultes) ainsi que les cimetières d’animaux pourront faire l’objet de communications. En outre, l’évolution de ces rapports (avec le déclin ou la disparition d’une espèce du paysage quotidien) peut entraîner la formation d’un nouvel imaginaire et de nouvelles représentations de ces animaux qu’il s’agira d’étudier.

3.2 Chasser les animaux

Une attention plus particulière sera accordée aux différentes pratiques de la chasse. De la subsistance au loisir en passant par la distinction sociale et la régulation d’espèces jugées « invasives », il convient de questionner les discours, les pratiques et les représentations autour de la chasse. De la chasse à courre nobiliaire à la chasse à l’éléphant de Juan Carlos Ier d’Espagne de 2006 ayant fait scandale en 2012, la pratique de la chasse questionne les liens humains-animaux et une hiérarchie entre un prédateur et un prédaté.

Ce sous-axe sera l’occasion pour les intervenant·es de questionner la construction de savoirs empiriques sur les animaux orientés vers la chasse, en particulier par la pratique d’une observation attentive. À cet égard, le Livre de chasse de Gaston Fébus, dans lequel son auteur évoque notamment les problèmes liés à la trop grande concentration de cerfs dans un parc de chasse restreint, constitue un bon exemple pour le Moyen Âge tardif.

Il s’agira également d’étudier l’usage d’autres animaux dans les pratiques de la chasse ainsi que les techniques employées dans l’art cynégétique et leurs évolutions, pour le dressage des animaux par exemple.

Parallèlement, les communications pourront traiter du développement et des évolutions des discours, représentations et pratiques des détracteurs de la pratique cynégétique mettant en lumière une diversité de rapports à la nature (Fabiani, 1984).

3.3 Animaux et rituels

« Aussi loin que l’on remonte dans le passé, il semble que l’animal soit mêlé aux traces que l’homme laisse de son activité religieuse. » (Peperstraete, 2016) Il conviendra ici de questionner l’utilisation – ou l’exclusion – des animaux dans les rituels religieux des différentes sociétés étudiées et leurs représentations. Comment la présence et l’intégration des animaux dans les rituels se manifestent-elles au sein des lieux de culte ? Quels aménagements (présence d’enclos par exemple) ont été pensés et réalisés pour les pratiques cultuelles impliquant des animaux ?  

Une attention particulière pourra être accordée à la question des interdits religieux autour des animaux et des écarts entre normes et pratiques. La question des interdits alimentaires pourra notamment être envisagée au prisme de la construction des identités religieuses. Plus généralement, les intervenant·es questionneront la place des animaux dans les discours, les pratiques et les représentations religieuses des sociétés étudiées.

Il pourra également s’agir de questionner les liens entre animaux et pouvoir rituel au prisme des pratiques « magiques » (Galoppin, 2015).

Ce sous-axe sera également l’occasion de questionner les liens entre animaux et symboles, à l’instar du zodiaque et des travaux des mois ou de l’utilisation des animaux dans l’expression d’une identité, dans l’héraldique ou les logos publicitaires.

3.4 Pratiques licites vs pratiques illicites 

Pendant du sous-axe 1.3, le présent sous-axe permettra aux intervenant·es d’interroger les législations des différentes époques et sociétés étudiées visant à encadrer les agissements des humains sur les animaux. Se dessine en filigrane de ces législations la mise en place d’une distance entre l’humain et l’animal et la nécessité de la préserver. Il s’agira de mettre ces évolutions en lien avec les évolutions plus générales des sociétés étudiées.

Les représentations – littéraires et visuelles – de chacun des points ci-avant développées pourront également faire l’objet de propositions de communication.

4. Monstres et animaux fantastiques

4.1 Aux frontières de l’être : quand la séparation entre humains et animaux se brouille

Dans ce sous-axe, les intervenant·es devront interroger les savoirs et les représentations littéraires et visuelles – ainsi que les modalités de ces représentations – dans lesquelles l’homme se fait animal. De l’homme sauvage au lycanthrope en passant par l’épisode du songe et du châtiment de Nabuchodonosor tels qu’ils sont racontés dans le livre de Daniel (Dn 4, 29-30 et 5, 20-21), il conviendra d’interroger les ressorts de l’animalisation et de la bestialisation de l’humain. Il s’agira de questionner les frontières entre humain et animal et leurs brouillements.

4.2 Monstres et monstruosités animales

Ce sous-axe sera l’occasion d’évoquer la figure du monstre animal dans tous ses aspects (juridique, littéraire, visuel) pour les sociétés étudiées. Il s’agira que questionner les frontières de l’animalité pour en définir les contours. À l’instar de la bête du Gévaudan, ce sous-axe permettra d’étudier des légendes et autres récits populaires autour des figures animales questionnant le rapport des individus et des sociétés à leur environnement, ainsi que les représentations auxquelles elles ils ont donné lieu.

4.3 Animaux monstrueux et « fantastiques » du passé dans les fictions d’aujourd’hui 

Dans ce sous-axe, les intervenant·es sont invité·es à questionner l’usage des animaux dits « fantastiques » hérités des sociétés passées dans les créations fictionnelles ultérieures. Ainsi, à l’image du dragon, certains animaux participent à la structuration de mondes et d’imaginaires fantastiques, tout en permettant une critique du monde réel (Blanc, 2019). Entre héritage et nouveautés, il conviendra de questionner les ressorts de la création des animaux monstrueux et leurs fonctions dans les œuvres fictionnelles. Les réflexions pourront questionner ce que ces bestiaires fantastiques disent du rapport au vivant et plus particulièrement aux animaux dans les sociétés étudiées.

Modalités de contribution

Les propositions de communication (environ 500 mots), qui pourront s’inscrire en archéologie, en histoire, en histoire de l’art, en littérature ou en musicologie, seront accompagnées d’une bibliographie indicative, d’une brève présentation de l’intervenant·e (mentionnant son laboratoire et son université de rattachement, son ou ses directeurs·trices de recherche et, s’il y en a, une liste des travaux d’ores et déjà publiés) ainsi que d’un CV. Le tout devra être envoyé avant le lundi 23 février à l’adresse suivante : association.janua@gmail.com

Une réponse sera communiquée aux intervenant·es retenu·es le vendredi 6 mars. Les interventions seront réparties sur une journée et demie. Le repas du midi sera pris en charge par l’association, ainsi que les frais d’hébergement des communicant·es. Le transport sera à la charge des communicant·es (se renseigner sur les possibilités de financement auprès de vos laboratoires et écoles doctorales respectifs). Les conférences pourront également se dérouler en distanciel.

Les communications retenues seront obligatoirement publiées l’année suivante dans la revue de l’association, les Annales de Janua.

Comité scientifique

  • Isabelle Bertrand – Directrice du service des musées et du patrimoine de Chauvigny ; chercheure associée au laboratoire HeRMA (UR 15071 – Université de Poitiers) et au laboratoire ADM (UMR 5140 – Université de Montpellier, équipe TP2C)
  • Mathilde Carrive (HeRMA) – Maîtresse de conférences en histoire de l’art et Archéologie antiques
  • Andrzej Chankowski (HeRMA) – Professeur d’histoire grecque
  • Harmony Dewez (CESCM) – Maîtresse de conférences en histoire médiévale
  • Bénédicte Fillion-Braguet – Chercheuse indépendante en histoire de l’art médiéval et membre associée au CESCM (UMR 7302 – Université de Poitiers)
  • Chloé Gaboriaux (Criham) – Professeure d’histoire contemporaine
  • Jérôme Grévy (Criham) – Professeur d’histoire contemporaine
  • Cécile Voyer (CESCM) – Professeure d’histoire de l’art médiéval

Comité d’organisation — Association Janua

  • Guillaume Avocat (Criham) – Docteur en musicologie et membre associé au Criham ; membre de l’équipe éditoriale des Annales de Janua
  • Camille Conte (Criham) – Docteure en histoire de l’art contemporain et membre associée au Criham ; membre de l’équipe éditoriale des Annales de Janua
  • Charlotte Cusintino (CESCM) – Étudiante en Master 2 « Mondes médiévaux » ; présidente
  • Léa Fouyet (CESCM) – Étudiante en Master 2 « Mondes médiévaux » ; secrétaire
  • Mathilde Froget (CESCM) – Étudiante en Master 1 « Mondes médiévaux » ; chargée des excursions et des biens de l’association
  • Thomas Guglielmo (CESCM) – Doctorant en histoire de l’art médiéval ; vice-président et membre de l’équipe éditoriale des Annales de Janua
  • Jeanne Ledan (CESCM) – Étudiante en Master 2 « Mondes médiévaux » ; vice-trésorière
  • Baptiste Nies (CESCM) – Étudiant en Master 2 « Mondes médiévaux » ; chargé de communication
  • Thomas Vogel (HeRMA) – Doctorant en histoire antique ; trésorier

Date, lieu et format de l’évènement

Les journées auront lieu les jeudi 16 et vendredi 17 avril 2026.

Université de Poitiers, UFR SHA (campus centre-ville) [précisions ultérieures]

Semi-présentiel. Les communications pourront être assurées à distance, de même que le suivi de la journée d’études. 

Contact

Toute question devra être adressée au courriel de l’association : 

association.janua@gmail.com

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Appel à contribution – Le trophée animal au Moyen Âge

University of Neuchâtel, 17 avril, 2026

Les trophées tels que nous nous les représentons, pièces naturalisées ou séchées d’un animal chassé et abattu, n’apparaissent qu’assez tardivement au Moyen âge. En effet, ce n’est qu’entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle que ces singuliers objets se multiplient dans les grandes demeures. Là, ils témoignent des exploits du seigneur des lieux qui, comme les mœurs du temps l’exigent, se doit d’exceller dans l’exercice de la chasse. Mais le trophée peut aussi s’entendre de manière plus large, comme un phénomène où la matière animale vient rehausser une sémiotique du pouvoir propre aux classes dirigeantes. En tant que tel, il peut se décliner de différentes manières: sur les vêtements, avec le port très codifié de la fourrure; sur les objets liturgiques ou la vaisselle de table, avec l’intégration de parties animales dans des reliquaires ou des vases à boire (œufs, cornes, coquillages, etc.); dans l’héraldique ou dans l’art (littérature, sculpture, etc.), voire dans les ménageries, où les espèces sont choisies et mises en scènes suivant un dessein précis. Compris de cette manière, le trophée ne se restreint pas à la fin de la période médiévale. Il révèle plutôt un rapport construit sur le long terme où l’animal, plus qu’une simple allégorie, est une véritable identité dont on s’approprie les attributs à travers la possession de son corps.

Le propos de cette journée d’étude est de réfléchir à la question du corps animal comme trophée, par le biais de représentations imagées, littéraires ou rituelles. À cette fin, nous encourageons les propositions de doctorant/es issus du champ des sciences historiques (archéologie, histoire, histoire de l’art etc.) de la littérature et de l’anthropologie.

Les propositions de communication, comprenant un titre et un résumé de cinq à dix lignes, sont à nous faire parvenir avant le 19 décembre 2025 à l’adresse suivante :
pierre-alain.mariaux@unine.ch.

La journée d’étude aura lieu le vendredi 17 avril 2026.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Publication – Archéologie et histoire monastique et canoniale : chefs d’ordre et chefs de réseau

Le volume n° 39 de HMA, intitulé « Archéologie et histoire monastique et canoniale : chefs d’ordre et chefs de réseau », année d’édition 2025, rassemble douze conférences données lors des Journées d’études des 15-16 octobre 2021 par le comité scientifique de Grandmont, sous la coordination d’Anne Massoni (CRIHAM, Université de Limoges), de Julie Colaye-Rabiant (TRAME, Université de Picardie) et de Philippe Racinet (TRAME, Université de Picardie), avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine et du CAHMER. Les sessions se sont tenues dans les locaux de la Faculté des Sciences humaines de l’Université de Limoges.

Ces douze textes se répartissent sous deux têtes de chapitre énoncées d’une part, « Le monde canonial » et, d’autre part, « Le monde monastique ». Il est à noter que, selon les vœux des organisateurs, l’étude archéologique a été privilégiée mais que le dialogue avec les autres disciplines (histoire, histoire de l’art…) a été également l’objet de l’attention de ces rencontres.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Archéologie et histoire monastique et canoniale : chefs d’ordre et chefs de réseau, Compiègne, CAHMER, 2025 ; 1 vol., 324 p. (Histoire médiévale et archéologie, 39). Prix : € 30,00.

Source : Cahmer

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Publication – « Testaments as Historical Documents. Papers from the 17th Congress of the Commission Internationale de Diplomatique », éd. Claes Gejrot, Kurt Villads Jensen, Kirsi Salonen, Benoît-Michel Tock

What happens to the property of a deceased person? Who has the right to inheritance, and under which conditions? Who stipulates inheritance rights? These questions are as relevant nowadays as they were in the Middle Ages when the custom of making last wills spread all over the Latin West. Although the practice of making testaments became universal, forms and procedures varied considerably over time and in different regions.

The twenty-seven articles in this volume present and analyse medieval wills from various points of view. Geographically, the volume covers a large area, from Southern Europe to Scandinavia, from Ireland in the West to Eastern Europe. The contributions reveal changes over time and space and accentuate different regional patterns and particularities: the degree of orality or literacy, the social status of testators, urban versus rural, and much else. The volume also suggests the potential of testaments as historical sources for studies on ownership, social networks, legal practices, and economic resources.

Authors: Diego Belmonte Fernández • Annika Björklund •  Marie Bláhová • Karl Borchardt • Miguel Calleja-Puerta • Marta Calleri • Olivier Canteaut • Mª Milagros Cárcel Ortí • Maria Helena da Cruz Coelho • Maria do Rosário Morujão • Maria Cristina Cunha • Thérèse de Hemptinne • Els De Paermentier • María Luisa Domínguez-Guerrero • Peter Erhart • Guillermo Fernández Ortiz • Claes Gejrot • Saul António Gomes • Reinhard Härtel • Kurt Villads Jensen • Anders Leegaard Knudsen • Francesca Macino • Marta Luigina Mangini • Cristina Mantegna • Mark Mersiowsky • Janken Myrdal • Maria João Oliveira e Silva • Daniel Piñol-Alabart • Huw Pryce • Kirsi Salonen • María Josefa Sanz Fuentes • Ricardo Seabra • Anja Thaller • Benoît-Michel Tock

Informations pratiques :

Testaments as Historical Documents. Papers from the 17th Congress of the Commission Internationale de Diplomatique, éd. Claes Gejrot, Kurt Villads Jensen, Kirsi Salonen, Benoît-Michel Tock, Stockholm, Institutet för Rättshistorisk, 2025 ; 1 vol., 640 p. (Rätthistoriska Studier, Gröna Serien, 33).

Source : Institutet för Rättshistorisk

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