Exposition – Archéo-Sexisme

ULB Culture, en collaboration avec la Faculté de Philosophie et Sciences sociales, la Bibliothèque des sciences humaines Simone Veil, et le CReA-Patrimoine, vous invitent à découvrir l’exposition «Archéo-Sexisme» à la Bibliothèque des sciences humaines Simone Veil (BSH), du 1ᵉʳ décembre 2025 au 31 janvier 2026.

Fruit d’une collaboration entre l’association Archéo-Éthique et le collectif Paye ta Truelle, Archéo-Sexisme met en lumière les différentes formes de sexisme rencontrées dans le milieu de l’archéologie, à travers des témoignages anonymes d’archéologues et d’étudiant·es. Ces récits, parfois poignants, parfois édifiants, sont illustrés par des artistes professionnels qui donnent une force visuelle à ces expériences vécues.

L’exposition invite à une réflexion collective sur les discriminations de genre dans les pratiques de terrain, les laboratoires et les milieux académiques. En donnant la parole à celles et ceux qui en sont témoins ou victimes, Archéo-Sexisme ouvre un espace de dialogue essentiel sur les questions d’égalité, de respect et de déconstruction des rapports de pouvoir dans la recherche.

– Lundi 1ᵉʳ décembre 2025
– 
Bibliothèque des sciences humaines Simone Veil (BSH), campus du Solbosch

Infos pratiques

Exposition : du 1ᵉʳ décembre 2025 au 31 janvier 2026
Lieu : Bibliothèque des sciences humaines Simone Veil (BSH), campus du Solbosch
Horaires : selon les heures d’ouverture de la bibliothèque
Entrée libre et gratuite

Source : Université libre de Bruxelles

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Exposition – Marie de Hongrie. Art & Pouvoir à la Renaissance

Du 22 novembre 2025 au 10 mai 2026, le Domaine & Musée royal de Mariemont présente « Marie de Hongrie. Art & Pouvoir à la Renaissance ». L’exposition mettra en lumière le rôle politique, diplomatique et artistique d’une figure centrale du 16e siècle : Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint et gouvernante des Pays-Bas.

Œuvres historiques et installations multisensorielles – combinant modèles 3D, musique, images, animation, danse et vidéo – proposeront une approche renouvelée de la Renaissance.

Un clan, un avenir  

Le Domaine & Musée royal de Mariemont invite à suivre les épisodes vibrants d’une succession impériale sans pareil. L’exposition revient sur les tactiques fructueuses imaginées par la reine et Gouvernante bien connue de nos régions, et son clan familial. 

Contexte historique  

Au milieu du 16e siècle, Charles Quint, empereur et chef de la Maison de Habsbourg, étend son pouvoir sur une grande partie de l’Europe. Cette prédominance est néanmoins fragile et contraint le souverain à de nombreuses stratégies de renforcement. L’une d’elles passe par la préparation de sa succession en faveur de son fils, le futur Philippe II. Face à ces enjeux dynastiques et politiques, Marie de Hongrie, sœur de l’empereur, se révèle une stratège de premier choix.

Femme de pouvoir et stratège 

L’exposition retrace l’épique programme de propagande mené par Marie de Hongrie et son entourage entre 1539 et 1559. Combinant prestige et majesté, elle orchestre une savante mise en scène au service du noyau impérial, impactant par ses actes le cours de l’art et les lignes des territoires européens. Véritable femme de pouvoir et d’innovation, elle fait notamment appel à des artistes influents venus d’Italie, planifie une éclatante tournée de présentation de l’héritier, organise la défense militaire des Pays-Bas et ordonne la construction d’un palais à Binche et d’un vaste domaine de chasse à Mariemont.

« Marie de Hongrie. Art & Pouvoir à la Renaissance » plonge dans les origines de Mariemont pour s’étendre au cœur de l’Europe du 16e siècle. Sous l’égide de la Maison de Habsbourg, l’exposition retrace l’un des plus importants dénouements historiques de la Renaissance !   

Prêts 

Les œuvres présentées sont issues des collections du Musée royal de Mariemont ainsi que d’une quarantaine d’institutions belges et étrangères.  Tableaux, sculptures, dessins et gravures, documents d’archives et pièces archéologiques, éléments d’orfèvrerie originaux seront présentés, certains pour la première fois au public.

Parmi les pièces majeures figurent des portraits attribués à Titien, des éléments de décors sculptés de Jacques Du Brœucq, ou encore deux tableaux aux vues paysagères grandioses signés par Jan Brueghel de Velours et Denijs van Alsloot. L’exposition présente également la grande tapisserie acquise récemment et restaurée pour la circonstance par le Cercle royal des Amis de Mariemont.

Projet MARY4ALL

L’exposition présente également en avant-première quatre installations multisensorielles combinant modèles 3D, musique, images, animation, danse et vidéo. Ces reconstitutions immersives autour de l’art, l’architecture, les paysages et la musique de la Renaissance sont réalisées dans le cadre d’un projet européen d’innovation en médiation numérique, MARY4ALL. Le projet vise à allier patrimoine et technologies numériques au service d’une meilleure compréhension de l’histoire.

Commissariat

L’exposition est réalisée sous le commissariat de Gilles Docquier, Conservateur de la Section Histoire régionale et domaniale, au Domaine & Musée royal de Mariemont & de Krista De Jonge, Professeure émérite en histoire de l’architecture, à la KU Leuven.

Production et partenaires 

L’exposition est coproduite par le Domaine & Musée royal de Mariemont et la KU Leuven, avec le Centre d’études supérieures de la Renaissance de l’université de Tours.

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté la Reine, l’exposition fait également partie du programme du festival Europalia España.

Le projet européen MARY4ALL est cofinancé par le programme Europe créative de l’Union européenne.

*Financé par l’Union européenne. Les points de vue et avis exprimés n’engagent toutefois que leur(s) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA). Ni l’Union européenne ni l’EACEA ne sauraient en être tenues pour responsables.

 EUROPALIA ESPAÑA

L’exposition fait partie du programme du festival EUROPALIA ESPAÑA (08.10.2025 – 01.02.2026)

Cet automne, EUROPALIA célèbre sa 30e édition avec une grande biennale espagnole. Exactement 40 ans après une première édition en 1985, EUROPALIA ESPAÑA déploiera, du 8 octobre 2025 au 1er février 2026, un programme pluridisciplinaire alliant patrimoine et formes d’art contemporain. Il offrira des perspectives fascinantes sur des thèmes qui nous connectent et nous interpellent. Avec Francisco de Goya comme figure centrale et source d’inspiration, le festival met en lumière la richesse culturelle de l’Espagne à travers les arts visuels, l’architecture, le théâtre, la danse, la musique, la performance, le cinéma et la littérature. Au total, EUROPALIA ESPAÑA comprend pas moins de 150 événements réunissant plus de 120 artistes à travers toute la Belgique.

Source : Mariemont

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Publication – Stef Espeel, « Prices and Crises. The grain economy in fourteenth-century Flanders »

This study examines the grain economy of fourteenth-century Flanders, a region marked by dense urbanisation, warfare, famines, and plague. Using extensive data from ecclesiastical landlords, it reconstructs grain price trends, analyses market integration, and explores the social impact of price shocks. It highlights the adaptive strategies of landlords and cities in managing food crises, offering new insights into resilience and vulnerability in premodern economies.

Stef Espeel is a historian specialising in the medieval Low Countries. He obtained his PhD in 2021 from the University of Antwerp, focusing on the grain economy of late medieval Flanders. Currently, he is a recipient of a postdoctoral grant from the FWO to investigate the short-term economic disruptions caused by epidemics during the late Middle Ages.

Informations pratiques :

Stef Espeel, Prices and Crises. The grain economy in fourteenth-century Flanders, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2025 ; 1 vol., 332 (Mémoires). ISBN : 978-2-8031-1011-7. Prix : € 35,00.

Source : Académie royale de Belgique

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Appel à contribution – L’absence et ses interprétations. Interroger l’incomplet et le fragmentaire au Moyen Âge et à la première Modernité

8es Journées doctorales internationales de Transitions
Appel à communications
Université de Liège, 11-12 mai 2026

Les 11 et 12 mai 2026 se tiendra, à l’Université de Liège, la huitième édition des Journées doctorales internationales de l’Unité de recherches Transitions. Organisé en partenariat avec la Ruhr Universität Bochum et le Centre d’Études supérieures de la Civilisation médiévale (Université de Poitiers), ce colloque aura pour thème l’absence. Les bornes chronologiques prescrites pour le présent appel sont celles explorées par Transitions (Moyen Âge et première Modernité).

L’étude des sociétés médiévales et modernes nous confronte inévitablement à des silences, que ceux-ci résultent des aléas de la transmission documentaire et matérielle ou d’un acte intentionnel. Nos pratiques de recherche nous mènent ainsi constamment à interroger les zones d’ombre et à leur donner du sens ; nos travaux reposent sur des données fragmentaires, et laissent nécessairement une large part à l’interprétation. Ainsi, quiconque souhaite étudier ces périodes doit composer avec « ce qui reste ». Cette démarche indiciaire est profondément ancrée dans nos pratiques. Elle doit donc mener à une réflexion sur « ce qui manque ».

Forts de ces considérations, nous proposons ci-dessous trois axes selon lesquels l’absence peut être envisagée : l’absence telle qu’elle était pratiquée et vécue par les hommes et les femmes du Moyen Âge et de la première Modernité (1.), l’absence telle qu’elle est perçue et appréhendée aujourd’hui par les chercheur.euses (2.), et l’absence telle qu’elle est exposée et transmise au grand public (3.)

Pratiques et expériences de l’absence hier

Le premier axe interrogera l’absence en lien avec le corps humain dans les processus de deuil, dans les pratiques juridiques (e.a. la contumace, le bannissement, les enlèvements), médicales (e.a. l’amputation, les lacunes dans la transmission des savoirs, l’absence des praticiens) et spirituelles (e.a. la privation volontaire de nourriture, le célibat, le monachisme). Par ailleurs, il s’agira de comprendre ce que l’absence révèle du fonctionnement de la société. Elle sera ainsi envisagée à partir du corps social : étudier l’absence d’institutions spécifiques revient à interroger le sens social et politique de ce vide institutionnel. Comment interpréter l’absence de figure dirigeante ?

Comment l’absence d’institutions influence-t-elle la construction ou l’altération communautaire ? Des points de vue linguistique et littéraire, on relèvera et étudiera le vocabulaire de l’absence afin de mieux comprendre comment celle-ci était dite dans des corpus textuels variés. On envisagera encore la façon dont sont exprimés les différents affects liés à l’absence. On analysera enfin les représentations du corps absent (la mort, le divin, l’autel) dans l’art ou encore la réinterprétation picturale d’une oeuvre décrite dans la littérature antique (e.a. La Calomnie d’Appelle de Botticelli).

Perceptions de l’absence dans nos méthodes de recherche

Ce second axe examinera les modalités selon lesquelles les médiévistes et les modernistes peuvent interpréter l’absence au sein de leur corpus. L’absence demande à être interrogée différemment selon la part d’intentionnalité qui la cause. L’anonymat d’un texte n’implique pas la même lecture qu’un document dont on aurait arraché ou biffé la signature de l’auteur. Si les carences archéologiques, picturales ou textuelles relèvent bien souvent du passage du temps, celles-ci peuvent toutefois résulter d’une destruction ou d’une dissimulation volontaires (à l’image du processus de damnatio memoriae). Le cas échéant : pour quelles raisons effacer, cacher, taire ? Une page laissée blanche pourrait faire penser à un scribe distrait ou inviter le lecteur à la compléter. À l’inverse, la censure des textes littéraires et musicaux ainsi que la destruction d’objets obéissent à des logiques tout autres (politiques, idéologiques ou doctrinales).

De même, constater un silence soulève un questionnement déontologique : dans quelle mesure doit-on chercher à le compléter ? Selon quelles méthodes ? Faut-il l’interpréter pour lui-même ou en considérer les causes ? Quelle représentativité un fragment peut-il offrir d’un ensemble perdu lorsqu’il en constitue la seule trace? S’interroger sur ce qui préside au silence, sur ses modalités de mise en oeuvre et sur ce qu’il implique est-il plus opportun que de s’attacher à restituer le matériau absent ? Dans quelle mesure une approche interdisciplinaire peut-elle contribuer à pallier ce manque ? Que faire d’un vide documentaire autour d’une période, d’un espace ou d’un groupe donné ?

Exposition et vulgarisation de l’absence

Le troisième axe cherche quant à lui à exposer les regards d’hier et d’aujourd’hui en se focalisant sur les pratiques muséales de traitement de l’absence. En effet, la vulgarisation et la mise en scène nécessaires à l’exposition muséale enjoignent les muséologues et les conservateurs à traiter l’absence par des modalités spécifiques : on abordera ainsi la question de l’attractivité du public, des enjeux liés aux sources financières ou encore de la rédaction des cartels explicatifs. Comment exposer un objet absent ? Doit-on le remplacer ? Présenter des reproductions ? Comment combler le manque de certains thèmes dans le paysage muséal parce que moins « populaire » ? Jusqu’à quel point la reconstitution historique peut-elle constituer un outil de médiation autant qu’une méthode de recherche ?

Modalités pratiques

Les communications (max. 20 minutes) seront prononcées en français ou en anglais. Les propositions sont attendues pour le lundi 26 janvier 2026 au plus tard, sous la forme d’un document PDF adressé par courriel à jd.transitions@uliege.be. Ce dossier comprendra les coordonnées (nom, prénom, université) du/de la doctorant·e, le titre de sa thèse, l’intitulé de sa communication et un résumé de celle-ci de max. 300 mots en français ou en anglais. Les candidat·e·s seront informé·e·s des résultats de la sélection au plus tard le 9 février.

Une attestation de participation sera délivrée sur demande au terme de ces journées d’études. Les repas de midi et les pauses café des deux journées seront offerts. Les frais relatifs au transport pourront éventuellement être remboursés à hauteur de 150 euros par personne.

Comité organisateur
Ninon GAVAGE
Alix GIET
Fanny GOBLET
Perrine STENNIER
Emile THONAR
Victor VANDENBULKE

Comité scientifique
Éric BOUSMAR (UCLouvain – Saint-Louis Bruxelles)
Émilie CORSWAREM
Élise FRANSSEN
Ninon GAVAGE
Alix GIET
Fanny GOBLET
Christophe MASSON
Aude ROUQUIÉ (CESCM Université de Poitiers)
Perrine STENNIER
Emile THONAR
Victor VANDENBULKE

À propos de Transitions
L’Unité de recherches (UR) Transitions de l’Université de Liège (http://www.transitions.uliege.be) a pour vocation de questionner les dynamiques qui ont marqué le Moyen Âge et la première Modernité. De nombreux projets portés par ses membres encouragent la confrontation des pratiques de recherche selon une perspective interdisciplinaire, de même que le développement d’un réseau de collaborations à l’échelle nationale et internationale.

Les journées doctorales interuniversitaires de l’UR se tiennent tous les deux ans et sont ouvertes à des doctorant·e·s d’universités belges et étrangères, issu·e·s d’horizons de recherche variés tels que la philologie, la littérature, la linguistique, l’histoire, l’histoire de l’art ou la musicologie. Conçues comme un moment d’échanges autour d’une thématique commune, elles offrent aux jeunes chercheurs·euses la possibilité de partager leurs projets, mais aussi de confronter leurs méthodologies respectives avec celles de leurs pairs ou de collègues plus expérimenté·e·s.

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Publication – Yves Sassier, « Le prince et la loi en Occident »

Dans la Grèce d’il y a 2 500 ans, la loi n’a pas été conçue uniquement comme un outil du gouvernant pour transmettre ses ordres et interdits, puis sanctionner. C’est avant tout un référent qui légitime, encadre et contient les entreprises du détenteur du pouvoir. Le prince doit se soumettre à un ordre juridique qui le dépasse.

Au Moyen Âge, la redécouverte du corpus de droit romain hérité de l’empereur Justinien et des œuvres éthico-politiques d’Aristote modifie très profondément la réflexion sur la fin et les moyens du pouvoir : le prince est-il en mesure de déterminer de sa propre volonté le juste et le non-juste ? Doit-il reconnaître au peuple ou à une élite représentative la souveraineté dans la prise de décision ?

Explorant deux millénaires d’histoire de la loi dans notre civilisation européenne, l’auteur montre que la naissance de la règle écrite s’est presque aussitôt orientée vers la réalisation d’un « bien commun », dont le principal bénéficiaire serait la multitude des gouvernés. Cette approche de la loi variera au rythme des évolutions religieuses, socio-économiques, politiques et culturelles, avant le bouleversement absolutiste du XVe siècle.

Avant-propos

Chapitre I :  l’héritage gréco-romain de la légalité

I. Les origines grecques
A. L’éclosion d’une civilisation la loi
B. La loi : artifice et simple convention ou expression d’un juste absolu ? La pensée grecque et son prolongement romain

II. L’héritage de Rome
A. Lois, coutumes, édit du préteur au temps de la République
B. Du peuple législateur au prince législateur


Chapitre II : Le prince et la loi au haut Moyen Âge


I. Les royautés germaniques face à la nécessité de « faire loi »
A. Les Wisigoths
B. Les Burgondes
C. Les Francs saliens et la loi salique


II. Quelle conception se fait-on du principe de légalité ?
A. Le royaume wisigothique et le Bréviaire d’Alaric (VIe siècle)
B. Le royaume franc et le précepte du roi Clotaire Ier
C. Retour vers le monde wisigothique (VIIe siècle)  :  Isidore de Séville;  le Liber judiciorum du roi Receswinthe


III. L’incidence de la dimension chrétienne de la fonction royale sur la relation du prince à la loi
A. Aux temps mérovingiens, un texte en forme de prologue
B. La législation carolingienne


IV. Xe-XIe siècles :  le tarissement de l’activité législative

Chapitre III :  L’irruption de Justinien et la réinvention de la loi (XIIe-XIVe siecles)


I. Naissance d’une science du droit


II. Premiers emprunts :  Yves de Chartres (fin XIe siècle)


III. Glossateurs et post-glossateurs (XIIe-XIVe siècles)  :  convergences et divergences sur trois thèmes-clés
A. Le transfert du pouvoir législatif du peuple au prince : délégation ou abandon ?
B. Les partisans du « princeps legibus solutus est » ;  les résistances :  la réaction de Jean de Salisbury (XIIe siècle) ;  les positions d’Azon et d’Accurse (XIIIe)
C. La hiérarchie des normes :  loi contre coutume

Chapitre IV :  L’avalanche aristotélicienne (XIIIe-XIVe siècles)  :  l’apport de la philosophie à la notion de « commun profit », fondement de la capacité monarchique à légiférer


I. La renaissance de la philosophie éthico-politique d’Aristote


II. Les conditions de fond d’une bonne législation
A. La loi au service de la vérité divine : Vincent de Beauvais et Guibert de Tournai
B. La loi au service de la raison naturelle et des réalités de la vie pratique : Thomas d’Aquin et Gilles de Rome
C. L’aristotélisme de Philippe de Beaumanoir :  le « commun profit », causa finalis de la souveraineté royale


III. Les conditions de forme :  la collégialité de la décision
A. La constitution Humanum esse :  apports divergents des romanistes
B. Délibération en conseil restreint, en conseil élargi, en assemblée du peuple ? La pratique capétienne à partir du règne de Philippe IV le Bel
C. Une approche constitutionnaliste de l’activité législative ? Thomas d’Aquin, Gilles de Rome, Marsile de Padoue, Nicole Oresme

Conclusion générale

Informations pratiques :

Yves Sassier, Le prince et la loi en Occident, Paris, Puf, 2025 ; 1 vol., 272 p. ISBN : 978-2-13087-526-0. Prix : € 22,90.

Source : Puf

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Conférence – Sophie Caron « Le Triptyque de Moulins de Jean Hey, chef-d’œuvre de la peinture en France vers 1500 ».

La prochaine réunion des Ymagiers aura lieu le lundi 15 décembre 2025, à 17 h 30, à l’École du Louvre, amphithéâtre Goya. Elle pourra aussi être suivie à distance*. Nous aurons le plaisir d’écouter Sophie Caron « Le Triptyque de Moulins de Jean Hey, chef-d’œuvre de la peinture en France vers 1500 ».

Conférence présentée en lien avec l’exposition au musée du Louvre du Triptyque de Moulins, récemment restauré (du 26 novembre 2025 au 31 août 2026).

Après des études d’histoire de l’art à l’École normale supérieure et à la Sorbonne, puis à l’Institut national du patrimoine, Sophie Caron est entrée en 2017 au département des Peintures du musée du Louvre où elle est conservatrice des peintures françaises, flamandes, néerlandaises, germaniques et espagnoles du XVe siècle, et allemandes des XVe et XVIe. Ses premiers travaux au Louvre ont été dédiés à la peinture en Provence à la fin du XVe siècle, en particulier à l’atelier du Dijonnais Jean Changenet. Ils ont donné lieu à une exposition et à la publication de La Maison Changenet, co-écrit avec Elliot Adam (2021). Après une exposition au Japon (Peindre l’amour dans les collections du Louvre, catalogue codirigé avec Ayako Miyajima, 2023), elle a travaillé surtout sur Jan van Eyck, et a organisé l’exposition dédiée à la Vierge du chancelier Rolin (2024). Ses travaux actuels sont consacrés à la peinture en France, et plus particulièrement aux œuvres de Jean Hey et à son Triptyque de Moulins.

*Merci de vous inscrire ici : https://framaforms.org/les-ymagiers-1757604461 pour assister en présentiel (inscription au plus tard le vendredi 12 décembre 2025, 18h) ou à distance (communication du lien de connexion).

Informations pratiques :

Conditions d’accès : Inscription

Date des séances 15/12/2025 – 17:30

École du Louvre, amphithéâtre Goya
Palais du Louvre, Place du Carrousel, Porte Jaujard
75001 Paris

Source : IRHT

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Exposition – Faux et faussaires – Du Moyen Âge à nos jours

Peut-on aborder la question du faux aux Archives nationales ? Est-ce susceptible de jeter un doute sur l’authenticité de leurs collections ? Au contraire, les Archives nationales font le pari que parler du faux stimule l’esprit critique !

Les contrefaçons de billets, de documents, d’œuvres d’art ou d’objets manufacturés témoignent d’un savoir-faire et d’une audace toujours plus poussés. Les fake news d’aujourd’hui rivalisent d’inventivité avec les fausses nouvelles d’autrefois. Leur histoire – vraie – est parfois plus romanesque que la fiction ! Ce sont elles que les Archives nationales proposent de découvrir, du 15 octobre 2025 au 2 février 2026, à travers l’exposition « Faux et faussaires – Du Moyen Age à nos jours ».

Le faux à travers le temps

Copies, répliques et imitations ne sont pas condamnables à condition qu’elles ne prétendent pas être authentiques. En revanche les faux qui se présentent comme authentiques sont bel et bien dangereux. C’est l’intention de tromper qui fait le faux !

Face à un sujet aussi vaste, les Archives nationales ont choisi de centrer Ieur propos sur la France, en l’iIIustrant avec une quinzaine d’histoires étonnantes et plus de 100 pièces exposées aussi mémorables et insolites que le célèbre faux au cœur de l’affaire Dreyfus, un des crânes de cristal qui ont contribué à la légende d’lndiana Jones ou encore une sirène empaillée…

Documents et objets permettent d’explorer le point de vue de trois figures-clés : le faussaire, l’expert et le dupé.Trois regards sur le faux : le faussaire, l’expert et le dupé

La figure du faussaire est complexe et ambivalente. La plupart du temps, le faussaire est un escroc peu sympathique. Cependant, sa ruse et ses prouesses techniques peuvent parfois susciter une vraie forme d’admiration. Fraudeur, escroc, truqueur, contrebandier sont les autres noms qui désignent le faussaire et reflètent souvent sa vraie nature.

Face à la menace, les experts ont développé des méthodes de plus en plus sophistiquées pour traquer les faux. À chaque avancée technologique dont se sert le faussaire correspond une riposte des experts afin de débusquer la tromperie. Mais en tentant d’établir des règles infalsifiables, les experts peuvent être pris en défaut, tant Ieur tâche est complexe !

Malgré l’intervention de l’expert, reste la victime, celui qui aura été dupé. Le dupé est-il un naïf prêt à croire n’importe quoi ? Sommes-nous moins crédules que ceux qui se sont fait prendre et dont il est facile, a posteriori, de se moquer ?

La méthode critique

Face à la prolifération des faux, la méthode critique demeure indispensable pour tous ceux qui cherchent à distinguer le vrai du faux. Tous les domaines sont concernés. Plus que jamais, il faut douter, vérifier, contrôler, savoir garder une distance prudente…

La Banque de France propose, en complément de l’exposition, un atelier pédagogique baptisé TRI —
Les interventions s’étendront du samedi 18 octobre 2025 au dimanche 1er février 2026,
les samedis et dimanches, de 14h15 à 18h.

« Toucher, Regarder, Incliner ». Conçu pour sensibiliser les visiteurs à l’identification de faux billets, il offre à tous le moyen de passer de la théorie à la pratique, de manière ludique et stimulante. Une invitation à s’interroger, à observer, à faire preuve « d’esprit critique » au meilleur sens du terme !

Du 15 octobre 2025 au 02 février 2026

Ouvert : Lundi, mercredi, jeudi, vendredi : 10h – 17h30 Samedi, dimanche : 14h – 17h30, 14h – 19h lors des grandes expositions Fermé : Tous les mardis et le 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Le musée des Archives nationales – L’hôtel de Soubise – 60, rue des Francs-Bourgeois – 75003 Paris

Source : Archives Nationales

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Publication – Michel Pastoureau, « L’âne. une histoire culturelle »

Domestiqué vers le 4e millénaire avant notre ère, l’âne joue un rôle considérable dans la culture matérielle et la vie quotidienne des peuples de l’Antiquité méditerranéenne. Les documents nous montrent surtout un animal qui travaille : il porte, il tire, il pousse, il foule. Par là même, son image symbolique est le plus souvent positive, même si la mythologie en dresse un portrait plus nuancé, et si les fables et les proverbes mettent en valeur son obstination et son manque de lucidité. Au Moyen Âge, l’image de l’âne se dégrade fortement : il devient symbole de paresse, de luxure, de bêtise, de folie même. Ses oreilles prennent désormais place sur la tête des sots, des bouffons et des fous. Le cheval lui fait une forte concurrence et le confine aux tâches subalternes. L’âne devient un animal au service des plus pauvres et s’en trouve plus ou moins méprisé. Seule l’histoire sainte le valorise : il a eu l’honneur d’assister à la Nativité puis de porter le Christ lors de son entrée à Jérusalem. À l’époque moderne, la symbolique de l’âne s’inverse progressivement : le sot devient sage et l’animal obtus, clairvoyant. La zoologie fait de réels progrès. Buffon en fait une espèce autonome et vante ses qualités. La sensibilité romantique prend le relais et commence au XIXe siècle à s’apitoyer sur le sort de cet animal par trop humilié et brutalisé. Poètes, conteurs, artistes en proposent un portrait renouvelé, aimable, bienveillant qui se prolonge jusqu’à nos jours dans le livre pour enfants, le monde des jouets, le cinéma, les jeux vidéo, les emblèmes et les symboles. Aujourd’hui, peu d’animaux disposent d’un capital de sympathie qui lui soit supérieur.

Michel Pastoureau, L’âne. une histoire culturelle, Paris, Seuil, 2025 ; 1 vol., 160 p. ISBN : 978-2-02158-669-5. Prix : € 22,90.

Source : Seuil

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Appel à contribution – Épigraphie et latinité au Moyen Âge / Epigraphy and Latinity in the Middle Ages

Appel à poster pour le colloque international : Épigraphie et latinité au Moyen Âge (Poitiers, 18-22 mai 2026)

Call for Posters – International Conference Epigraphy and Latinity in the Middle Ages (Poitiers, May 18–22, 2026).

Version française 

Le colloque international « Épigraphie et latinité au Moyen Âge », qui aura lieu au CESCM de Poitiers du 18 au 22 mai 2026 offre l’opportunité aux doctorantes/doctorants ou postdoctorantes/post-doctorants de présenter leur recherche en relation avec les problématiques de la manifestation.
Les posters seront affichés durant tout le colloque et constitueront un moyen interactif d’exposer les points forts de leurs travaux en cours, puisqu’ils seront aussi présentés à l’oral en cinq minutes. Les posters pourront être rédigés et présentés en français ou en anglais. Pour soumettre votre poster, merci d’envoyer un titre et un résumé (400 mots) ainsi que votre CV à maison.epigraphie@univ-poitiers.fr d’ici le 15 décembre 2025. 

Les propositions seront examinées par le conseil scientifique du colloque et les réponses
données début 2026. Les candidates et candidats sélectionnés devront fournir la version numérique en format pdf de leur poster au plus tard le 15 avril 2026. Les posters seront imprimés par les soins des organisateurs et organisatrices du colloque. Les frais de transport et d’hébergement seront également pris en charge par le colloque.

Pour plus d’informations sur le colloque : https://epimed.hypotheses.org/4909 

DCS

English version 

The international conference “Epigraphy and Latinity in the Middle Ages,” which will take place at CESCM in Poitiers from May 18 to 22, 2026, offers an opportunity for PhD students or postdoctoral researchers to present their research related to the themes of the event. Posters will be displayed throughout the conference and will also be presented orally in five-minute sessions. Thus, they will constitute an interactive means of presenting the key aspect of ongoing research. The posters can be written and presented in either French or English. To submit your poster, please send a title and an abstract (400 words), and your CV to the following email address: maison.epigraphie@univ-poitiers.fr by December 15, 2025. Proposals will be reviewed by the scientific committee, and responses will be given in early 2026. Selected candidates will be required to submit the digital PDF version of their poster by April 15, 2026, at the latest. The posters will be printed by the organizers of the conference, and travel and accommodation expenses will also be covered by the conference.

For more informations about the conference : https://grapheast.hypotheses.org/4420

Source : Fabula

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Conférence (hybride) – Fernand Peloux, « Eulalie, Juste et Rufine. Écriture, réécriture et transmission des Passions de saintes de l’Hispanie antique »

Fernand Peloux, « Eulalie, Juste et Rufine. Écriture, réécriture et transmission des Passions de saintes de l’Hispanie antique »

17 décembre 2025

Université de Namur
Centre PraME – Institut PaTHs

De 16h15 à 18h15 – Local L34 (Séminaire d’Histoire), 3e étage
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
B – 5000 Namur
Entrée libre

Séance accessible en ligne, sur demande à nicolas.ruffini@unamur.be

Source : Centre Pratiques médiévales de l’écrit – UNamur

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