Journée d’étude – Manuscrits et frontières. Journée thématique annuelle de l’IRHT

La journée thématique annuelle de l’IRHT a pour sujet Manuscrits et frontières et se tient mercredi 12 juin 2024 (9h30-17h) au Campus Condorcet.

L’IRHT se penchera, à l’occasion de sa journée thématique 2024, sur cette question multiforme des frontières, en favorisant les va-et-vient entre les objets historiques et les méthodes de l’historien, et en confrontant les points de vue des diverses disciplines et spécialités représentées dans les sections.

9h30 – Introduction

  • 10h-10h30 – Dominique Stutzmann, Granularité, fluidité et histoire de l’écriture : de quelques frontières en paléographie

Les opérations exigées de la paléographie d’expertise (datation, localisation, attribution à un scriptorium ou à une main) reposent sur l’établissement de frontières et la discrétisation d’un continuum historique (chronologique, géographique et social). Il n’y a pas de différence de nature entre attribuer un manuscrit à l’Italie ou à la France, au XIIIe ou au XVe siècle, à une main ou à une autre. Qu’en est-il pour les catégories d’écriture ? Distinguer une écriture textualis et une écriture humanistique est encore du même ordre, comme aussi distinguer les écritures pré-carolines de Corbie sous les abbatiats de Léger, Maurdramne, Adalard ou Wala. L’évolution progressive des formes pose un défi de caractérisation et de discrétisation. Comment définir les classes et quels symptômes retenir ? J. Stiennon parlait, par exemple, d’écriture «caroline», «gothicisante», «gothicisée» et «gothique». Rassembler les écrits d’une même personne malgré les différences de système graphique, voilà une autre opération. Pourtant, dans tous les cas, il s’agit de définir des niveaux de granularité différents (chronologique : décennie, siècle, période… ; géographique : ville, région, pays… ; social : individu, groupe, collectivité plus grande… ; graphique : types dans la production d’un scriptorium, familles d’écriture…) et de tracer des frontières utiles à l’analyse historique parmi les traces d’un monde médiéval fluide et en mouvement. Cette communication propose d’explorer les apports de l’analyse d’image par ordinateur pour distinguer des mains dans des ensembles de manuscrits médiévaux, pour définir des classes d’écriture et pour penser les processus évolutifs de l’écriture.

  • 10h30-11h – Jean-François Goudesenne, L’hypothèse d’une division de la tradition du chant grégorien entre Neustrie et Austrasie (VIIIe s. – XIe s.)

Les travaux de Jean-François Goudesenne sur la transmission et l’émergence du chant grégorien, menés depuis 2003 à la suite de travaux des musicologues Michel Huglo, Anne W. Robertson et Daniel Saulnier et d’autres collègues philologues, liturgistes et historiens des textes comme Philippe Bernard ont mis en évidence, grâce à certains témoins manuscrits, la manifestation d’une frontière relative aux familles dialectales qui ont concrétisé la première phase de l’hybridation romano-franque à l’ouest de l’ancien empire carolingien et qui se répartissent entre l’ancienne Neustrie mérovingienne et l’Austrasie, bientôt Lotharingie. On remarque, sur au moins deux siècles et plus, une différenciation dans le profil mélodique des chants de la messe (missel, graduel) et de l’office (bréviaire, antiphonaire), depuis la Champagne jusqu’à l’embouchure de l’Escaut : dans les missels Laon 236 Troyes 1951, Cambrai 60 et 61, des mêmes pièces, notées en neumes dans un même livre par des notateurs (scribes spécialisés souvent itinérants), relevant de typologies et d’aires linguistico-culturelles distinctes, présentent parfois des leçons distinctes, qui caractérisent un profil mélodique spécifique ; les origines en sont certainement antérieures à la codification écrite de pratiques orales du chant (cantus) qui se mirent en œuvre autour de 900. On retrouve ces distinctions dans tout un ensemble de livres liturgiques notés, dont la découverte la plus récente est un missel de la cathédrale de Tournai, du début du XIIIe siècle. Nous proposons de parcourir les manifestations de cette frontière culturelle entre ce qui deviendra le Saint-Empire romano-germanique et le futur royaume capétien de la Francia (occidentalis) à différents niveaux : typologie de la notation musicale, décoration, répertoire textuel et musical, ordonnance liturgique ; le scrutement d’un groupe d’une petite dizaine de témoins, répartis sur près de trois siècles (Xe-début XIIIe s.) traduit la pérennité d’une véritable frontière, linguistique et culturelle, qui perdurera des siècles, j’oserai dire même jusqu’à cette “ligne Maginot” dont en ce tragique début de XXIe siècle, les résonances prennent effectivement racine dans ces subdivisions historiques de l’imperium carolingien, notamment ces grands monastères franco-saxons sis entre Saint-Denis, Arras, Corbie et Saint-Amand.

11h-11h15 – Pause

  • 11h15-11h45 – Jérémy Delmulle, Le “mythe” des Italiens à Fleury autour de l’an Mil : à propos de l’“évangéliaire de Gaignières”

Le ms. Paris, BnF, lat. 1126, connu sous le nom d’“Évangéliaire de Gaignières”, contient sur son premier feuillet un texte dans lequel le copiste, qui se présente comme Italien, établit une comparaison entre son pays d’origine et le royaume français, où il se trouve au moment de la réalisation du manuscrit. Depuis les années 1950 et les études de Carl Adam Johan Nordenfalk, on considère ce manuscrit comme un produit du travail des Italiens à Fleury vers l’an 1000, et en particulier d’un certain «Nivardus de Milan», attesté à cet endroit par la Vita Gauzlini. L’objectif de cette communication est de “détricoter” l’argumentation de Nordenfalk en montrant comment celle-ci a été influencée par des a priori mal fondés, de chercher à dépasser la compartimentation disciplinaire en associant aux critères de l’histoire de l’art les méthodes de la philologie et de l’histoire des bibliothèques, afin de montrer qu’une approche plus prudente, “conditionnée”, permet d’arriver à des conclusions tout à fait différentes…

  • 11h45-12h15 – Hanno Wijsman, “Enluminure française” ou “enluminure en France” ? Quelques réflexions à propos des frontières stylistiques

Entre les frontières de l’époque du chercheur et les frontières de l’époque étudiée existe souvent un grand écart, et ces différences forment un champ de tension bien connu. Cette présentation propose de problématiser cette question dans le domaine des manuscrits enluminés de la fin du Moyen Âge. L’étude de l’art des XIVe, XVe et XVIe siècles a pris son envol depuis la fin du XIXe siècle sur un fond nationaliste : les chercheurs français avaient pour but de définir ce qui était typiquement français dans l’art, les Allemands ce qui était typiquement germanique, et ainsi de suite. L’étude de l’art de l’enluminure a longtemps été une petite partie de l’étude de la peinture de chevalet, mais le catalogue d’exposition de 1993 de François Avril et Nicole Reynaud (Quand la peinture était dans les livres. Les manuscrits enluminés en France, 1440-1520) l’a émancipé. Ce jalon majeur a notamment défini des styles et des écoles régionales. Un colloque récent («Peindre en France : trente ans de recherches sur les manuscrits à peintures en France, 1440-1520», Genève, 17-18 novembre 2023) avait pour but explicite de faire le point, trente ans après 1993, sur l’état des recherches sur ce sujet. Ce colloque était aussi l’occasion de se re-poser la question de ce que peut bien vouloir dire «Les manuscrits enluminés en France». Quel sens peut avoir la notion d’«enluminure française» ? De quelle France, et d’une France avec quelles frontières, parlons-nous ?

12h30-14h30 – Déjeuner

  • 14h30-15h – Sébastien Hamel, Espace géographique, langue et diplomatique : chirographe échevinal et scripta picarde

Apparu au IXe siècle en Angleterre et au milieu du Xe siècle sur le continent, l’usage du chirographe en dehors de l’Angleterre se maintient après le XIIe siècle presque exclusivement dans le nord de la France et dans les Pays-Bas méridionaux sous la forme du chirographe dit échevinal. Étonnamment, cette seconde vie du chirographe a donné naissance à un type d’acte particulier (le chirographe non scellé toujours écrit en langue vernaculaire) qui s’est diffusé dans cette région caractérisée par l’absence d’unité politique, la présence de plusieurs villes relativement importantes et l’usage commun de la scripta picarde. Cette communication tentera donc de décrire et d’expliquer la superposition quasi parfaite des frontières d’usage d’un type diplomatique avec celles d’une forme alternative du français écrit.

  • 15h-15h15 – Marlène Helias-Baron, Aux frontières de la typologie : le “Petit cartulaire” de Saint-Magloire (fin du XIIIe s.)

Étudié par Lucie Fossier et Anne Terroine pour préparer leur édition des Chartes et documents de l’abbaye de Saint-Magloire, le “Petit cartulaire” de Saint-Magloire (Archives nationales, LL 39) est un manuscrit complexe rédigé à la fin du XIIIe siècle. Né de la volonté de l’abbé Louis de Montfort de pourvoir son abbaye d’un cartulaire en 1294, il rassemble plusieurs documents ajoutés à des moments différents de son histoire : un censier de 1274, un polyptyque de 1294 de la même main que le cartulaire, des listes de pitances dues par l’abbé aux moines, une bulle du pape Boniface VIII, une chronique rimée, des anniversaires, des enquêtes sur la justice de l’abbaye, la recette de la prévôté de Saint-Magloire, l’assise de la taille. À cause de la grande diversité des textes réunis sous la même reliure, ce manuscrit apparaît comme un véritable “objet écrit non identifié” dont il conviendra, en en faisant une collation minutieuse, de déterminer la conception originelle et les utilisations ultérieures par la communauté monastique.

  • 15h15-15h45 – Marie Cronier, De Constantinople à l’Italie via l’Asie mineure, Chypre et la Crète : l’itinéraire d’un manuscrit transfrontalier (Ambros. A 95 sup., XIVe s.)

Le manuscrit A 95 sup. de la Biblioteca Ambrosiana de Milan est un modeste recueil de textes médicaux grecs (classiques et byzantins) rassemblés au début du XIVe siècle pour son usage personnel par un copiste-médecin. L’identification d’un de ses modèles conduit à situer sa réalisation à Constantinople, mais l’analyse de notes qui y ont été portées successivement par le même homme permet de documenter son passage par l’Asie mineure (où le médecin soigna le fils d’un souverain turc), puis par Chypre (où le même médecin offrit le volume, avec du matériel médical, au monastère de la Mère de Dieu à Kykkos). Par la suite, des annotations en latin par plusieurs mains du XVe siècle permettent de suivre son trajet (sans doute via la Crète et Venise) jusqu’à son entrée à la Biblioteca Ambrosiana au tout début du XVIIe siècle.

15h45-16h – Pause

  • 16h-16h30 – Fabio Zinelli, Des turbans et des manuscrits. La localisation d’un groupe de manuscrits du Tresor de Brunet Latin

Trois manuscrits enluminés du Tresor de Brunet Latin (London, BL, Add. 30024 et 30025 ; Carpentras, BM, 269) et un manuscrit du Roman d’Alexandre en prose (Stockholm, KB, Vu 20), datables entre la fin du XIIIe et les premières décennies du XIVe siècle, ont été localisés tour à tour dans le Midi, la Catalogne et Chypre. Si des affinités sont décelables avec quelques bibles hébraïques de provenance catalane, plusieurs indices pointent vers une origine dans un milieu de contact linguistique tel qu’on pouvait en trouver dans l’Outremer.

  • 16h30-17h – Françoise Fery-Hue, De Caen à Gand : le voyage du manuscrit Paris, BnF, Rothschild 2855 (avant 1520-1869)

Le manuscrit coté Paris, BnF, Rothschild 2855 [IV.9.14] rassemble sous sa reliure d’origine (début du XVIe siècle) un contenu hétérogène. Ce manuscrit présente la particularité de n’avoir pas été copié en une seule fois, mais de manière très progressive, au gré de la fantaisie de ses différents propriétaires qui en choisissaient les contenus. Ceux-ci appartiennent à des genres littéraires ou historiques très différents : les Cent cinq rondeaux d’amour – seul texte transcrit à l’origine – sont suivis par un livre de raison (Des Hayes et d’Espinay), par la copie de deux pièces relatives au duel judiciaire du 10 juillet 1547 entre La Châtaigneraie et Jarnac, par de larges extraits du Livre du héraut Navarre, par une généalogie de la famille des Kervinck, seigneurs de Reymersdael et Lodicq (le dernier des Reymersdael mourant en 1563) et par les noms et armoiries des familles apparentées à Jan De Beer, premier bourgmestre de Bruges. Ce manuscrit Rothschild 2855 éclaire ainsi l’histoire de quatre familles : les Duval (de Caen), les Des Hayes dits d’Espinay (famille originaire de Normandie), les Kervinck de Reymersdael (de Gand) et les De Beer (de Bruges) ; il passe ensuite à des Mandere ou Van der Mandere, non identifiés. Puis sa trace est perdue pendant près de deux cents ans avant qu’il ne réapparaisse chez de célèbres bibliophiles du XIXe siècle : Jean De Meyer à Gand, puis James de Rothschild à Paris.

Type d’événement: Journée thématique

Conditions d’accès

Inscription

Date des séances

12/06/2024 – 09:30

Lieu :

Campus Condorcet
Bâtiment de recherche Nord, rez-de-chaussée
salle 10

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Publication – « Hariulf’s History of St Riquier », trad. Kathleen Thompson

A new and accessible translation of Hariulf’s History of St Riquier, this book examines the history of a monastic community from the seventh to the eleventh century. It covers the ascetic life of the founding saint and the development of the community under the Carolingians in the late eighth and ninth centuries. There were setbacks when the house was sacked by the Vikings and the founder’s relics were stolen for political ends, but it recovered in the tenth and eleventh centuries and developed the links with both the Norman and English courts that enable Hariulf to make interesting observations about the Norman Conquest of England. Hariulf’s description of the monastic site with its three churches and the liturgical arrangements practised there, as well as the relics, treasures, books and endowments of a great monastic foundation, make his history an important source for monastic history.

Table des matières :

List of abbots of St Riquier and important dates
Introduction
Hariulf’s History of St Riquier
Preface
Book I
Book II
Book III
Book IV
Select bibliography
Index

Informations pratiques :

Hariulf’s History of St Riquier, trad. Kathleen Thompson, Manchester, Manchester University Press, 2024 ; 1vol., 320 p. (Manchester Medieval Sources). ISBN : 978-1-5261-5410-1. Prix : GBP 85,00.

Source : Manchester University Press

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Appel à contribution – Medieval manuscripts of the Cologne Cathedral Library

On 29 and 30 November 2024, the 10th Symposium on the Medieval Manuscripts of the Cologne Cathedral Library will take place at the Cologne Diocesan and Cathedral Library. Papers from the fields of codicology, church history, canonical studies, computistics, liturgy, art history, text editions, etc. relating to manuscripts from the Cologne Cathedral Library or the Diocesan Library can be presented there.

The presentations should last approximately 30 minutes each, with a further 15 minutes for the discussions. A publication of the contributions is planned in the in-house book series « Libelli Rhenani ». (Volume 85 with the contributions to the 9th symposium has just been published: https://www.dombibliothek-koeln.de/m-article/Band-85/.)

Topic proposals must be submitted by 1 July 2024 to Dr. Harald Horst, harald.horst@erzbistum-koeln.dehttps://www.dombibliothek-koeln.de/bibliothek/handschriftenabteilung/

Source : H-Soz-Kult

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Colloque – Antiquaires voyageurs (XVIe-XIXe siecles)

On nous voit souvent comme des érudits, tapis dans nos cabinets de travail, sombres de préférence, peu enclins à quitter nos tables et papiers. Nous empruntons pourtant aussi les routes et mers, dans l’idée de gagner ces ailleurs vers lesquels nous attirent les textes que nous lisons, les menus objets qui arrivent jusqu’à nous, les lieux rêvés, nos désirs de retrouver un passé si proche et si lointain à nos yeux.

Le colloque souhaite éclairer les liens entre les voyages d’antiquaires et la mise en forme de connaissances sur le passé antique et médiéval à travers ses vestiges matériels. Il s’agit ainsi d’interroger la pertinence d’une séparation entre « l’homme de cabinet » et « l’homme de terrain » et de réfléchir à l’insertion du voyage dans un horizon matériel, intellectuel, mais aussi imaginaire.

Mercredi 26 juin, 14h-19h30 – Bibliotheca Hertziana (Via Gregoriana 22)

14h – Ouverture du colloque
Marco Cavalieri, université de Louvain
Claudia D’Alberto, università degli Studi ‘G. d’Annunzio’ Chieti-Pescara et université de Liège
Véronique Krings, université Toulouse – Jean Jaurès
Olivier Latteur, université de Louvain et université de Namur
Haude Morvan, université Bordeaux Montaigne
Renaud Robert, université Bordeaux Montaigne

14h30-16h30 Les grandes figures de l’antiquarisme

Michail Chatzidakis (Humboldt-Universität zu Berlin), “Studiosissimus indagator […] inter antiquos antiquissimus”. Cyriac of Ancona (1391-1455?) on the trail of Greek antiquity

Yves Moreau (Université Jean Moulin Lyon 3), Les apports du voyage d’Italie, de Dalmatie, de Grèce et du Levant de l’antiquaire lyonnais Jacob Spon (1647-1685)

Anne Ritz-Guilbert (École du Louvre), François-Roger de Gaignières (1642-1715) et l’Europe en portefeuilles

Vivien Barrière (CY Cergy Paris Université), Le Grand Tour inversé de Scipione Maffei : les vestiges architecturaux des provinces romaines de Gaule vus par un antiquaire italien

16h45-17h45 Voyage, politique et antiquarisme dans la Sérénissime

Daniele Ferrara, Francesco Trentini (Direzione regionale Musei Veneto), Il Patriarca Marco Grimani e le antichità di Palestina, Dacia ed Egitto: presupposti eruditi e valenze politiche del viaggio antiquario nella Venezia del Rinascimento

Valentina Pugliano (Università Ca’ Foscari), Unexpected antiquarians: Venetian diplomatic doctors in search of the past in the eastern Mediterranean and Levant

18h-19h30 : Conférence d’Alain Schnapp. L’esprit des ruines et le voyage antiquaire des origines aux Lumières

Jeudi 27 juin, 9h-20h – École française de Rome (piazza Navona 62)

9h-10h30 Loin de l’Antiquité classique : faire autrement

William Stenhouse (Yeshiva University, New York), Antiquaries and oral sources

Juan Carlos Mantilla (California State University, Fresno), The Tiahuanaco ruins and the early modern Andean creation of a global Antiquity

Zur Shalev (University of Haifa), Constructing a Carmelite past and present on Mount Carmel: Giambattista di Sant’Alessio and the Compendio Istorico … del Carmelo (1780)

10h45-12h15 Médecins, diplomates, précepteurs… et antiquaires

Delphine Acolat (Université de Bretagne Occidentale), Archives photographiques et constitution de collection d’antiquités en Égypte au XIXe siècle : James Douglas père et fils, un voyage entre conformisme et aventures

Emanuele Giusti (Università di Firenze), Monuments, études orientales, traditions locales : Sir William Ouseley (1767-1842) et le passé de l’Iran

Étienne Wolff (Université Paris Nanterre), Maximilien Misson : voyageur ou antiquaire ?

12h15 -13h15 Enregistrer les vestiges d’un passé stratifié

Olivier Latteur (Université de Namur), Voyage et antiquités à la fin XVIe siècle : les « monuments » antiques et médiévaux dans l’Itinerarium d’Ortelius et Vivianus (1584)

Carlos Jesus Moran Sanchez (Instituto de Arqueología, Mérida), Anticuarios, eruditos, viajeros y tópicos en las percepciones sobre las ruinas de Mérida (s. XVI-XIX)

Déjeuner (buffet)

14h30-15h30 Du cabinet au terrain, et viceversa

Francis Tassaux (Université Bordeaux Montaigne), Cassas et Lavallée, de Pola à Spalato, 1782-1802

Claudia D’Alberto (Università degli Studi ‘G. D’Annunzio’ Chieti-Pescara, Université de Liège), Joseph Marie de Suarès, un arcivescovo antiquario nel Contado Venassino per la Roma barberiniana

15h30-16h30 Biographies d’objets

Odile Cavalier (Conservateur en chef honoraire du Patrimoine), De « l’âpre Délos battue par les flots » au cabinet de « l’Antiquaire de la Ville d’Aix » : les tribulations d’un relief votif grec

Cristina Ruggero (Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften), Elena Vaiani (Zentralinstitut für Kunstgeschichte, Münich), « Kirker’s studie … a deal of curiosities… ». Storie di oggetti ed eruditi in viaggio. Attorno al Museo Kircheriano

17h-18h Moscou, Bucarest : voyageurs d’Europe de l’Est et collections muséales au XIXe siècle

Anastasia Aksenova (Université Lumière Lyon 2), Du voyageur à l’antiquaire ? Mutation du voyageur russe en Égypte au début du XIXe siècle : fonctions et rapports aux antiquités

Linca Kucsinschi (Université Jean Moulin Lyon 3), Des pierres qui parlent et d’autres mirabilia : les missions et voyages de Grigore Tocilescu (1850-1909)

18h30-20h : Conférence de Chantal Grell. L’abbé Barthélemy (1716-1795) en Italie et le jeune Anacharsis en Grèce : du voyage érudit à la fiction antiquaire

Dîner pour les participants au colloque

Vendredi 28 juin, 9h-12h30 – Academia Belgica (via Omero 8)

9h-10h Savoirs antiquaires et création littéraire

Catherine Gaullier-Bougassas (Université de Caen Normandie), Curiosité antiquaire et offrande amoureuse : le Discours du Voyage à Constantinople de Bertrand de La Borderie (1542) et sa mise en mémoire poétique de savoirs sur la Grèce antique

Ginette Vagenheim (Université de Rouen Normandie), Épigraphie et culture classique dans l’Hercules Prodicius (1587) de Stephanus Vinandus Pighius

10h-11h Du terrain au partage des savoirs : le cas des inscriptions grecques

Fabrice Delrieux (Université Savoie Mont Blanc), Les antiquaires voyageurs dans la Carie du XIXe siècle. Le cas des « Athéniens » Gaston Deschamps et Georges Doublet d’après des lettres inédites envoyées à Théophile Homolle

Marcel Piérart (Université de Fribourg), Le rôle des voyageurs dans la naissance des « disciplines auxiliaires » de l’histoire : l’exemple des inscriptions d’Argos

11h30-12h30 Malte, aux marges du voyage antiquaire

Francesca Bonzano, Roberta Ferro (Università Cattolica del Sacro Cuore di Milano), “Ma qui la natura soccorse mirabilmente gli sforzi dell’arte”. Il viaggio a Malta di Carlo Castonedella Torre di Rezzonico (1793)

Reuben Grima (University of Malta), Imaginary geographies on Europe’s periphery: travellers, collectors and patrons in 1630s Malta

Déjeuner (buffet)

16h-18h : Visite du musée du Palazzo Venezia (réservée aux intervenants)

Edith Gabrielli, dirigente generale (Ministero della cultura)

Comité scientifique et organisation 

Marco Cavalieri, université de Louvain
Claudia D’Alberto, università degli Studi ‘G. d’Annunzio’ Chieti-Pescara et université de Liège
Véronique Krings, université Toulouse – Jean Jaurès
Olivier Latteur, université de Louvain et université de Namur
Haude Morvan, université Bordeaux Montaigne
Renaud Robert, université Bordeaux Montaigne

Source : PaTHs – UNamur

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Publication – Nora Berend, « Stephen I, the First Christian King of Hungary. From Medieval Myth to Modern Legend ».

Stephen I, Hungary’s first Christian king (reigned 997-1038) has been celebrated as the founder of the Hungarian state and church. Despite the scarcity of medieval sources, and consequent limitations on historical knowledge, he has had a central importance in narratives of Hungarian history and national identity. This book argues that instead of conceptualizing modern political medievalism separately as an ‘abuse’ of history, we must investigate history’s very fabric, because cultural memory is woven into the production of the medieval sources. Medieval myth-making served as a firm basis for centuries of further elaboration and reinterpretation, both in historiography and in political legitimizing strategies. In many ways we cannot reach the ‘real’ Stephen, but we can do much more to understand the shaping of his myths. The author traces the origin of crucial stories around Stephen, contextualizing both the invention of early narratives and their later use. A challenger to Stephen’s rule who may be a medieval literary invention became the protagonist of a rock opera in 1983, also standing in for Imre Nagy, a key figure of the 1956 revolution; moreover, he was reinvented as the embodiment of true Hungarian identity. The alleged right hand relic was ‘discovered’ to provide added legitimacy for Hungary’s kings and then became a protagonist of the entanglement of Church and state. A medieval crown was invested with supernatural status, before turning into a national symbol. This book analyses the often seamless flow that has turned medieval myth into modern history, showing that politicisation was not a modern addition, but a determinant factor from the start.

Educated at ELTE Budapest, EHESS Paris, and Columbia University, New York, Nora Berend held a Junior Research Fellowship at Cambridge, then taught at Goldsmiths College London before returning to the University of Cambridge in 2000. She has been Professor of European history there since 2018. She received a Humboldt Fellowship at Mannheim, and was an invited Fellow at the K. Hamburger Kolleg Bochum. She was visiting professor at EHESS (Paris), Doshisha (Kyoto), Central European University, the universities of Mannheim, Stockholm, and Trondheim, and received an honorary doctorate from the University of Stockholm.

Table des matières :

Introduction: Stephen I, from myth to history and back again
1:Cupan
2:Stephen, the king: a rock opera in the late communist period and questions of national identity
3:The Holy Dexter
4:The Hungarian Crown

Informations pratiques :

Nora Berend, Stephen I, the First Christian King of Hungary. From Medieval Myth to Modern Legend, Oxford, Oxford Unievrsity PRess, 2024 ; 1 vol., 272 p. (Oxford Studies in Medieval European History). ISBN : 978-0-19888-934-2. Prix : GBP 90,00.

Source : Oxford University Press

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Publication – Anna McKay, « Female Devotion and Textile Imagery in Medieval English Literature »

Uncovers the female voices, lived experiences, and spiritual insights encoded by the imagery of textiles in the Middle Ages.

For millennia, women have spoken and read through cloth. The literature and art of the Middle Ages are replete with images of women working cloth, wielding spindles, distaffs, and needles, or sitting at their looms. Yet they have been little explored.

Drawing upon the burgeoning field of medieval textile studies, as well as contemporary theories of gender, materiality, and eco-criticism, this study illustrates how textiles provide a hermeneutical alternative to the patriarchally-dominated written word. It puts forward the argument that women’s devotion during this period was a « fabricated » phenomenon, a mode of spirituality and religious exegesis expressed, devised, and practised through cloth. Centred on four icons of female devotion (Eve, Mary, St Veronica, and – of course – Christ), the book explores a broad range of narratives from across the rich tapestry of medieval English literature, from the fields of Piers Plowman to the late medieval Morte D’arthur; the devotions of Margery Kempe to the visionary experiences of Julian of Norwich; Gervase of Tilbury’s fabulous Otia Imperialia to the anchoritic guidance literature of the Middle Ages; and the innumerable (and oft-forgotten) lives of Christ, prayers, legends, and miracle tales in between.

Anna McKay is Associate Lecturer at The Open University.

Table des matières :

Introduction
1. Touching with the Eye of The Mind: Eve, Textiles, and the Material Turn in Devotion
2. ‘Thu art to me a very modir’: Weaving the Word in Marian Literature
3. ‘He who has seen me has seen the father’: The Veronica in Medieval England
4. ‘Blessedly clothed with gems of virtue’: Clothing and Imitatio Christi in Anchoritic Texts for Women
Afterword
Bibliography
Index

Informations pratiques :

Anna McKay, Female Devotion and Textile Imagery in Medieval English Literature, Woodbridge, D.S BRewer, 2024 ; 1 vol.? 328 p. (Gender in the Middle Ages, 22). ISBN : 978-1-84384-713-7. Prix : GBP 80,00

Source : Boydell and Brewer

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Colloque – Les appropriations de l’eau de l’Antiquité à nos jours

À l’ère du changement climatique, la question de l’eau et de ses appropriations se pose avec une acuité inédite : dans certaines régions, elle a tendance à se raréfier, causant des problèmes d’approvisionnement et des conflits d’usage. À cela s’ajoute un autre problème : celui de la pollution, aussi bien des cours d’eau douce que des mers et des océans.

Des difficultés similaires se sont posées dans les sociétés passées : les sécheresses comme la pollution ont une histoire, qu’il s’agira d’explorer dans toutes les périodes historiques et dans tous les contextes géographiques. La notion d’appropriation sera centrale dans l’analyse et permettra d’appréhender cette problématique générale : comment les sociétés humaines ont-elles cherché à maîtriser une ressource vitale, dans des contextes où s’impose l’adaption aux inconstances de l’environnement ?

9h00 Accueil
9h30 Ouverture
Charles MÉRIAUX (IRHiS, ULille), Samy BOUNOUA (IRHiS, ULille)
Introduction – Hugo VIDON (LaMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne)

10h00 – CONFLITS D’USAGES, CONFLITS D’ACTEURS
Modération – Hélène KOWALSKI (IRHiS, ULille)

Pierre MARCELLOT (CeTHiS, UTours), L’appropriation de la Loire à Tours à la fin du Moyen Âge : le conflit comme vecteur de la structuration de l’espace fluvial
Nino LIMA (CHCSC, UParis-Saclay/USorbonne Nouvelle/UComplutense, Madrid), Posséder l’eau : l’approvisonnement de Madrid pris entre ancienne noblesse et administration moderne (1850-1880)
Discussion


Pause


11h20 – L’ADMINISTRATION DES EAUX PUBLIQUES À L’ÉPOQUE MODERNE
Gilles NARCY (IHMC, UParis 1 Panthéon-Sorbonne), La domanialisation comme marchandisation : la mise en disponibilité des eaux dans la République de Venise (1550-1750)
Constance de FONT-RÉAULX (UToronto) en visio, Abreuver la ville en « eaux bonnes à boire » : gouvernance, appropriation, et municipalisation de l’approvisionnement en eau à Paris, v. 1670-1730
Discussion


12h30 Déjeuner

14h00 – LES EAUX DE L’INDUSTRIE, ENTRE APPROPRIATIONS ET POLLUTIONS

Modération Samy BOUNOUA (IRHiS, ULille)

Yaël GAGNEPAIN (IRHiS, ULille),  S’approprier sans privatiser, hydrographie, bourgeoisie industrielle et administrations publiques au XIXe siècle
Cyrian PITTELOUD (CECILLE, ULille), Conflits d’usage et acclimatation aux pollutions dans le Japon des années 1910-1920, le cas de la rivière Arata
Alexis JAOUL (GEODE, UToulouse Jean-Jaurès), Entre débordement et slow violence, la pollution par l’arsenic d’une rivière méditerranéenne, l’Orbiel
Discussion

Pause

15h40 – L’EAU, VECTEUR D’IMPÉRIALISME AU PROCHE-ORIENT
Émile PASQUIER (CHSP/CEDEJ, Sciencs Po, Paris), Du Nil au canal de Suez : Le canal d’Ismaïlia et ses villes, maîtriser l’eau douce pour exploiter l’eau salée
Ondine TOUJA (ENSA, UGrenoble-Alpes), L’affirmation d’une gestion de l’eau locale héritée à Naplouse (Territoires Palestiniens), de l’Antiquité à nos jours
Elisabeth DAVIN-MORTIER (LHST, EPFL), Le Mandat britannique en Palestine (1922-1948) : la genèse de la mise sous tension des ressources en eau et les premières réponses juridiques, politiques et techniques
Discussion


17h00 Conclusion
Hélène KOWALSKI (IRHiS, ULille)

Informations pratiques :

SALLE DE SÉMINAIRE DE L’IRHiS
UNIVERSITÉ DE LILLE • CAMPUS DU PONT-DE-BOIS • VILLENEUVE D’ASCQ

Comité d’organisation
Samy Bounoua, doctorant IRHiS, ULille — samy.bounoua@univ-lille.fr
Hélène Kowalski, doctorante IRHiS, ULille — helene.kowalski@univ-lille.fr
Hugo Vidon, doctorant, LaMOP, UParis 1 Panthéon-Sorbonne — Hugo.Vidon@univ-paris1.fr


Comité scientifique
Cécile Allinne, Centre Michel de Boüard CRAHAM, UCaen
Laetitia Deudon, LARSH, UPHF
Fabien Locher, GRHEN, CNRS
Alice Ingold, GRHEN, EHESS

Administration : Martine Duhamel, IRHiS, Tél. 03 20 41 73 45 — martine.duhamel@univ-lille.fr

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Publication – W. Mark Ormrod, « Winner and Waster and its Contexts. Chivalry, Law and Economics in Fourteenth-Century England »

The late fourteenth-century English poem Winner and Waster narrates a debate between the forces of avarice (Winner) and generosity (Waster); it ranges widely over a number of major issues in the political life of England during Edward III’s reign.

This book sets out to re-date the poem from the 1350s to the 1360s, and in so doing to question whether its principal message really revolves (as so much earlier scholarship has insisted) around the state of public order and the costs of warfare in the 1350s. Instead, it proposes that the poem echoes debates about Edward III’s ability to maintain concord between the members of his household, to manage the extravagance in clothing that prompted the sumptuary laws of 1363, and to run his peace-time finances of the 1360s in such a way as to guarantee the solvency of the crown.

The late W. MARK ORMROD was Professor Emeritus of History at the University of York; he published extensively on later medieval history.

Table des matières :

Acknowledgements
Note on Editions
List of Abbreviations
Introduction Winner and Waster: A Poem on the Times
Chivalry and Internationalism: The Garter Feast of 1358 and English Diplomacy during the 1350s and 1360s
Treason, Public Order and Dispute Settlement: the Statute of Treasons of 1352 and Royal Arbitration
Landed Society, Conspicuous Consumption and the Political Economy: The Sumptuary Laws of 1363
The Private and the Public Spheres: The Royal Household and State Finance under Edward III
Satire, Complaint and Authorship: Winner and Waster and the Alliterative Revival of the Fourteenth Century
Winner and Waster: Timeliness and Timelessness
Appendix 1: Timeline, 1337-1370
Appendix 2: A Modern English Version of Winner and Waster
Bibliography
Index

Informations pratiques :

W. Mark Ormrod, Winner and Waster and its Contexts. Chivalry, Law and Economics in Fourteenth-Century England, Woodbridge, D.S. Brewer, 2024 ; 1 vol., 202 p. ISBN : 978-1-84384-709-0. Prix : GBP 16,99.

Source : Boydell and Brewer

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Publication – René Souriac, « 1213. La bataille de Muret, jeudi noir pour le comte Raimond VI »

En cette journée mémorable du 12 septembre 1213, Simon de Montfort, le chef de l’armée de la « croisade contre les albigeois », triomphe à Muret des comtes de Toulouse, de Foix et de Comminges, et leur soutien, le roi d’Aragon, Pierre II, est tué dans la bataille. Deux ans après, Simon de Montfort se fait reconnaître comte de Comminges par le roi Philippe Auguste, mais, en 1218, il succombe sous les murs de Toulouse. Les vaincus, qui n’avaient pas abandonné le combat, réussissent à remettre la main sur les territoires perdus. En 1229, Raimond VII, fils du comte de Toulouse, Raimond VI, vaincu à Muret, parvient à récupérer les domaines de ses ancêtres par les traités de Meaux-Paris. Le roi Louis IX et sa mère, Blanche de Castille, rétablissent son autorité sur Toulouse et les anciens domaines de sa famille.

René Souriac est professeur d’université honoraire en histoire moderne et ancien président de la Société des études de Comminges.

Informations pratiques :

René Souriac, 1213. La bataille de Muret, jeudi noir pour le comte Raimond VI, Portet-sur-Garonne, 2024 ; 1 vol., 48 p. (Cette année-là à Toulouse). ISBN : 978-2-494787-20-9. Prix : € 7,50.

Source : Éditions Midi-Pyrénéennes

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Colloque – Énigmes, canons, allégories dans la musique ancienne

13-14 juin 2024, Sorbonne Université,
Amphi Gouhier, centre Clignancourt (2 rue Francis de Croisset, 75018 Paris)

Jeudi 13 juin 2024

9h30 | Accueil et introduction

Présentation de l’Association Musique Ancienne en Sorbonne et du prix Philippe Lescat

10h – 11h30 | « Approches théoriques du canon » – Présidente : Théodora Psychoyou

  • Davitt Moroney (University of California, Berkeley), Les canons « per tonos »
  • Renée Barbre (Yale University), One Man’s Wit is Another Man’s Folly: Finck, Zarlino, and the Aisthesis of Musical Enigmas
  • James Renwick (McGill University), Crab Canons and Species Counterpoint: A Comparison of Retrograde Canons Generated by Third Species Rules

11h30 – 12h | Concert du Master d’Interprétation des Musiques Anciennes (MIMA)

12h – 14h – Déjeuner

14h – 15h30 | « Arts visuels, histoire culturelle » – Président : Frédéric Billiet

  • Guillaume Bunel (IReMus – Sorbonne Université), Une préhistoire de « l’œuvre ouverte » ? Typologie des œuvres à lectures multiples aux xve et xvie siècles
  • Michael Dodds (University of North Carolina School of the Arts), The Canon in Pieter van Laer’s Self-Portrait with Magic Scene (présentation en visioconférence)
  • Giorgio Peloso Zantaforni (Università degli Studi di Padova), « Quaerite et invenietis »: Riddles Noted and Musical Hermeticism in the Stammbücher between the 15th and 16th Centuries

15h30 – 16h | Pause

16h – 17h | « Bach et ses contemporains » – Présidente : Raphaëlle Legrand

  • François Vijay Ratiney (Université Bordeaux Montaigne), Les canons de L’Offrande Musicale de J.-S. Bach : énigmes musicales et jeux de l’esprit
  • Joel Speerstra (Göteborgs universitet), Johann Kuhnau: a Maker of Musical Emblems

17h – 18h : Atelier « Résolution de canons énigmatiques » – Animation : Guillaume Bunel

Vendredi 14 juin 2024

9h – Accueil et petit déjeuner

9h30 – 11h00 | « Intertextualités » – Président.e : Clément Stagnol

  • Bertrand Porot (CERHIC – Université de Reims Champagne Ardenne), Le vaudeville au xviiie siècle : entre sens caché et sens signalétique
  • Alexandra Siso (University of Colorado Boulder), Voices of Purgatory: Catholic Theatre and Elizabethan Sacred Judgement in the Office of the Dead
  • Marta Salvatori (Pontificio Istituto Ambrosiano di Musica Sacra), Sonorous Symbols: New Perspectives on the Musical Allegory in Dante’s Divine Comedy

11h30 – 12h30 | Concert : « Canons et énigmes dans la musique instrumentale du xviie siècle », Ensemble Uranometria         
Aleksandra Brzóskowska & Félix Verry, violons baroques et direction artistique, Lucas Alvarado, viole de gambe, Geronimo Faïs, clavecin

12h30 – 14h | Déjeuner

14h – 15h30 | « Canons et énigmes : études de cas » – Présidente : Isabelle Ragnard

  • Pamela Zuker (IReMus – Sorbonne Université), Les Chansonnettes mesurées à l’antique de Jean-Antoine de Baïf mises en musique par Jacques Mauduit, un recueil construit comme une échelle ficinienne ?
  • Vincent Chomienne (Haute école de musique de Genève), Le jeu avant le jeu. À l’origine des énigmes musicales de la Renaissance
  • Johan Guiton (IReMus – Sorbonne Université), O gloriosa – une messe bolonaise fragmentaire et son canon singulier

15h30 – 16h | Pause

16h – 17h30 | « Ouverture » – Présidente : Alice Tacaille

  • Fabrice Guédy (Atelier des Feuillantines), La modélisation formelle et mathématique des énigmes musicales dans la musique ancienne comme outil de création
  • David Christoffel (CERILAC), Le nombre d’or, entre écueil et levier pour la médiation musicale
  • Marina Rossi (Università di Trento), Portraying the Unheard. Canon in György Ligeti’s Early Choral Music (présentation en visioconférence)
  •  
  • 17h30 – 18h | Conclusion du colloque
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