Appel à contribution – Désunions. La séparation du couple à l’initiative de l’Église dans le monde catholique (XIIe s. – XXIe s.)

Appel à communications jusqu’au : 1er juillet 2024

• Date pressentie pour la journée d’études : le 29 novembre 2024 (autre date envisagée : le 7 décembre)
Lieu : Université de Poitiers

Argumentaire

“Ce que Dieu a uni, l’homme ne peut le séparer” (Mc 10, 2-16). Dans certaines circonstances l’Église catholique peut néanmoins s’arroger ce droit, en règle générale à la demande de l’un des époux, mais aussi, parfois, de sa propre initiative. Si le droit canon ne reconnaît pas le divorce, il arrive en effet depuis le Moyen Âge, que des représentant·es de l’autorité ecclésiastique s’efforcent de provoquer la séparation de certains couples. On peut penser à l’action menée par le pape Innocent III (1198-1216) pour casser le mariage de Philippe Auguste et d’Agnès de Méranie, le roi étant tenu pour bigame par la papauté ; ou aux couples cléricaux séparés de force au XIIe siècle, quand certaines femmes de prêtres étaient exclues manu militari des enclos cathédraux. L’historiographie a aussi mis en évidence des exemples, plus récents, de mariage ou de concubinage entre personnes de même sexe, que l’Église tente de séparer une fois qu’elles sont découvertes. Le cas d’Elisa et Marcela qui se sont mariées à La Corogne en 1901 a été particulièrement visibilisé en Espagne depuis une dizaine d’année : qualifié dans les sources de « mariage sans homme » (La Voz de Galicia, 10/06/1901), il a été récupéré par les mouvements LGBTQI+ actuels comme « le premier mariage homosexuel » espagnol. Ces unions ont en commun d’avoir été considérées par l’Église comme entrant en contradiction avec le droit canon, la discipline ecclésiastique, la définition du mariage chrétien ou la morale chrétienne.

Une série de travaux menés au cours des trois dernières décennies a permis de mieux connaître, tant pour le Moyen Âge que pour les périodes moderne et contemporaine, les modalités de séparations matrimoniales réalisées à l’initiative des conjoints, leurs motifs, le parcours des intéressé·es devant les tribunaux, et les conséquences de telles séparations d’un point de vue économique, notamment pour les femmes. Cette journée d’études se propose d’aborder un cas de figure plus marginal, et qui n’a guère été envisagé par l’historiographie jusqu’ici : celui des séparations intervenues à l’initiative de l’Église. Nous nous intéresserons ainsi aux « désunions » (séparation de corps, annulation ou reconnaissance de nullité de mariage, obligation de cesser un concubinage) encouragées ou forcées par l’Église, du fait de l’intervention directe d’un·e représentant·e du corps ecclésiastique ou par l’entremise d’un tiers. Les unions amoureuses seront considérées dans leur globalité et sur la longue durée, du XIIe siècle, moment où le mariage est défini comme sacrement et ses règles précisées par l’institution ecclésiale, à l’époque actuelle.

Axes de recherches

1/ En vertu de quels principes et dans quelles circonstances l’Église entreprend-t-elle de séparer des couples, mariés ou non ? 

Dans le cas des couples cléricaux ou de même sexe précédemment évoqués, c’est parce que ces unions sont définies comme illicites par les théologiens et les canonistes qu’elles sont interdites (dans le premier cas parce qu’elles entrent en contradiction avec la discipline ecclésiastique, dans le second parce qu’elles sont définies comme contre-nature). Mais on pourrait aussi envisager la possibilité de cas de séparations prononcées à l’initiative de l’Église pour protéger l’un des époux (plutôt l’épouse), en cas de violences conjugales par exemple. Dans l’Espagne du XIXe siècle, l’épouse était parfois autorisée, dans ce type de situation, à se réfugier dans une maison « neutre » durant le temps du procès. Des mesures de ce type pouvaient-elles revêtir un caractère plus définitif ?

Cela pose aussi la question de savoir qui l’Église souhaite séparer. Sépare-t-on par exemple, à certaines époques ou dans certaines régions, des époux notoirement adultères ? Par ailleurs, si les procédures ayant eu lieu devant les tribunaux peuvent être privilégiées, notamment parce qu’elles laissent des traces historiques dans les archives, pourront aussi être abordées des cas de séparations qui n’auraient pas été l’objet d’une procédure officielle.

2/ À l’initiative de qui se font les séparations ? 

Nous sommes également intéressées par des situations où un·e représentant·e de l’Église s’immisce dans l’intimité du couple et pousse à la séparation ou au respect des normes canoniques relatives au mariage (dans les cas de bigamie, de couple de même sexe, ou de mariage non consommé par exemple). La figure du confesseur retiendra notre attention à la suite des études récentes portant sur la masculinité du prêtre. Dans quelle mesure le fait que les confesseurs soient des hommes a pu poser problème dans les relations de couple et dans leur rôle de conseiller conjugal improvisé ?

Nous pourrons aussi envisager d’autres situations où l’Église est saisie par un tiers qui n’est pas l’un des membres du couple, et qui fait usage du droit canon ou de la morale chrétienne pour dénoncer ou s’opposer à une union jugée frauduleuse. On pense en particulier aux cas de dénonciations, anonymes ou non.

3/ Quelles sont, enfin, les conséquences concrètes pour les personnes séparées, et notamment pour les femmes ?

Nous accorderons de ce point de vue une attention particulière aux recherches analysant des cas concrets issus de l’étude des archives judiciaires, et se situant à la croisée de l’histoire du droit, de l’histoire des systèmes judiciaires et de l’histoire économique. Comment les droits (canoniques et séculiers, civils et pénaux) ont-ils encadré ces séparations sur le plan légal et juridique ? Comment les acteurs et actrices se sont-ils et elles saisi·es de ces cadres et des différentes juridictions, parfois en les faisant entrer en concurrence, afin de maximiser leur patrimoine ? Les différents droits en vigueur dans l’Europe médiévale puis moderne, jusqu’à la formalisation des droits civils et pénaux contemporains au XIXe siècle, adoptent en effet des perspectives différenciées selon le genre dans la gestion des biens du couple, et accordent une plus ou moins grande autonomie aux femmes en cas de séparation (même si la plupart du temps le droit demeure largement favorable aux hommes, dans le mariage comme dans la séparation). Des femmes bien accompagnées peuvent aussi, le cas échéant, faire jouer des droits concurrents pour maximiser les avantages économiques lors d’une séparation.

Bibliographie indicative

• Brée Sandra et Brunet Guy, Séparations et divorces dans les sociétés européennes du XVIIe siècle au début du XX e siècle, dossier des Annales de démographie historique, 2020, vol. 140, no 2.

• Carcanague Marine, « Des femmes devant les “juges de l’honneur”. Défendre son honneur devant le Tribunal des maréchaux de France : un privilège judiciaire au XVIIIe siècle », Hypothèses, 2018, vol. 21, no 1, p. 207‑216.

• Charageat Martine, La Délinquance matrimoniale. Couples en conflit et justice en Aragon (XVe-XVI e siècle), Paris, Publications de la Sorbonne, 2011.

• Chatenet-Calyste Aurélie, « Vivre sans lui. Les femmes et la séparation conjugale dans le monde curial au XVIIIe siècle », Annales de démographie historique, 2020, vol. 140, no 2, p. 53‑74.

• Costa Marie, Dones rebels, dones alliberades: el divorci a Catalunya als segles XVIII i XIX, Vic, Eumo Editorial, 2016.

• D’Avray David, Papacy, Monarchy and Marriage, 860-1600, New York, Cambridge University Press, 2015.

• Donahue Jr. Charles, Law, Marriage and Society in the Later Middle Ages, Cambridge, Cambridge University Press, 2007.

• Helmholz Richard H., Marriage Litigation in Medieval England, Cambridge, Cambridge University Press, 1974.

• Gauvard Claude et Stella Alessandro (eds.), Couples en justice : IVe-XIXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2013.

• Juncal Campo Guinea María del, Comportamientos matrimoniales en Navarra: (siglos XVI-XVII), Pamplona, Gobierno de Navarra, 1998.

• Manion Jen, Female husbands : a trans history, Cambridge, Cambridge University Press, 2021.

• McDougall Sara, Bigamy and Christian Identity in Late-Medieval Champagne, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2012.

• Muller Caroline, Au plus près des âmes et des corps : une histoire intime des catholiques au XIXe siècle, Paris, Presses Universitaires de France, 2019.

• Müller Wolfgang P., Marriage Litigation in Western Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 2021.

• Murphy Gwénaël, « Faire “mauvais ménage” au village. Les violences conjugales dans les campagnes poitevines (1650-1790) », Histoire & Sociétés Rurales, 2013, vol. 39, no 1, p. 71‑95.

• Santinelli Emmanuelle (dir.), Répudiation, séparation, divorce dans l’Occident médiéval, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2007.

• Seidel Menchi Silvana et Quaglioni Diego (dir.), I tribunali del matrimonio : secoli XV-XVIII, Bologne, Il Mulino, 2006.

• Van Houts Elisabeth, Married life in the Middle ages, 900-1300, Oxford, Oxford University Press, 2022.

Informations complémentaires

Modalités de soumission des propositions :

Les propositions de communication de 300 mots (2000 caractères espaces inclus) devront être envoyées aux organisatrices pour le 1er juillet 2024 (emilie.kurdziel@univ-poitiers.fr et marie.walin@univ-poitiers.fr). Elles devront comprendre un titre, cinq mots-clefs et les indications concernant le rattachement institutionnel des auteur·es.

Contacts

Marie Walin et Émilie Kurdziel
✉  marie.walin@univ-poitiers.fr, emilie.kurdziel@univ-poitiers.fr

Source : CESCM

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Publication – « Unveiling the Green Knight », éd. Jonathan Fruoco

Sir Gawain and the Green Knight is one of the oldest tales in English literature. Haunted by the passage of time, this story takes us to the frontier between tradition and innovation, between a romanticized Arthurian chivalric past and its poetic reinterpretation in the English language.
Such distinctions are further troubled in David Lowery’s  film adaptation, The Green Knight, which offers a contemporary and highly stylized vision of the themes in the medieval poem. This volume explores the myriad facets of the Gawain legend through a comparative analysis of the poem and the film. Authors examine these works’ themes, motifs, and narrative techniques, while shedding light on their historical and cultural resonances. Raising issues such as self-discovery, gender politics, the relationship to nature, and questions of morality and ethics, this volume of essays  provides new perspectives on Sir Gawain and the Green Knight’s continuing relevance across the centuries.

Sir Gawain and the Green Knight est l’un des plus anciens récits de la littérature anglaise. Fortement hanté par le passage du temps, cette histoire nous entraîne à la frontière entre tradition et innovation, entre un passé chevaleresque arthurien fantasmé et sa réinterprétation poétique en langue anglaise. Dans le film The Green Knight de David Lowery, cette frontière s’estompe encore, offrant une vision contemporaine et hautement stylisée des thématiques propres au poème médiéval. Ce volume se propose d’explorer les multiples facettes de cette légende grâce à une analyse du poème et de son adaptation cinématographique la plus récente. À travers une étude comparative rigoureuse, nous examinons leurs thèmes, motifs et techniques narratives, tout en mettant en lumière les résonances historiques et culturelles qui imprègnent ces récits. De la quête de soi à la moralité en passant par les dilemmes éthiques, cette exploration offre un regard éclairant sur la façon dont Gauvain et le Chevalier Vert continuent à captiver les lecteurs et les spectateurs à travers les âges.

Introduction. From Arthurian Legend to Modern Cinema: Setting the Stage for The Green Knight

Jonathan Fruoco

Exploring Sir Gawain and the Green Knight

An introduction to Sir Gawain and the Green Knight

Helen Cooper

“Of sum auenturus þyng an vncouþe tale”: Style, Sources and Analogues of Sir Gawain and the Green Knight

Anne Marie D’Arcy

A Manuscript-Oriented Reading of Sir Gawain and the Green Knight

Madeleine S. Killacky

The Pentangle in Sir Gawain and the Green Knight

Shawn Phillip Cooper

A New Perspective on an Old Tale: David Lowery’s Green Knight

Masculinity, Monstrosity, and the Uncanny in Sir Gawain and the Green Knight and David Lowery’s The Green Knight (2021)

Georgina Anderson

The Green Knight or The Imagination of a Cyclic Time

Justine Breton

Amplifying Gawain’s Identity Crisis in The Green Knight

Danko Kamčevski

Translatio operum? Adaptation as Creative Destruction in David Lowery’s The Green Knight (2021)

Cyril Besson

Bibliography

Informations pratiques :

Unveiling the Green Knight, éd. Jonathan Fruoco, Paris, Presses universitaires Paris-Nanterre, 2024 ; 1 vol., 250 p. ISBN : 978-2-84016-546-0. Prix : € 14,00.

Source : Presses universitaires Paris-Nanterre

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – Grégoire le Grand, « Registre des Lettres », t. VI, « Livres X–XI », éd. Bruno Judic

Ces livres X et XI de la correspondance du pape Grégoire le Grand couvrent les neuvième et dixième années de son pontificat, de septembre 599 à août 601. C’est une période de grande instabilité politique, avec l’établissement de royaumes « barbares », et l’Italie est en proie aux guerres incessantes, aux épidémies, et même aux inondations. La situation va jusqu’à inspirer à l’auteur des propos sur la fin du monde. Malgré une santé fragile dont il lui arrive de se plaindre auprès de familiers, le pape doit faire face. Liturgie, exégèse, théologie, droit canon, mais aussi formation des clercs, gouvernement des monastères, rapports entre Orient et Occident… : le territoire à gérer est vaste, les préoccupations sont variées, et les litiges, nombreux. Mesuré dans ses réponses, sévère parfois, Grégoire doit aussi se montrer diplomate envers les autorités impériales aussi bien que les monarchies franques des Lombards. Soucieux également d’évangélisation, il continue à soutenir à distance la mission d’Augustin de Cantorbéry qu’il avait envoyé en Angleterre en 597.

Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371), II (livres III-IV, SC 520) et VII (livres XIIXIV, SC 612).

Bruno Judic, professeur honoraire d’Histoire du Moyen Âge à Tours, a collaboré à plusieurs volumes de Grégoire le Grand dans les Sources Chrétiennes ; il étudie aussi le culte de saint Martin dans l’Europe du haut Moyen Âge.

Ouvrage publié avec le concours de la Fondation Saint-Irénée.

Informations pratiques :

Grégoire le Grand, Registre des Lettres, t. VI, Livres X–XI, éd. Bruno Judic, Paris, Éditions du Cerf, 2024 ; 1 vol., 434 (Sources chrétiennes, 642). ISBN : 978-2-20415-754-4. Prix : € 59,00.

Source : Sources chrétiennes

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Appel à contribution – Knowledge Transfer between and across Ancient Empires

XVIII Melammu Symposium:
Knowledge Transfer between and across Ancient Empires

Date: 5–7 September 2025
Location: Institute for the History of Ancient Civilizations (IHAC), Northeast Normal University (NENU), 5268 Renmin Street, 130024 Changchun
CfP deadline: 15 December 2024
Paper confirmation: 15 January 2025
Submissions or questions shall be sent to: Prof. Dr. Sven Günther, svenguenther@nenu.edu.cn

The communicative turn historical studies have seen in recent years has also reshaped the way we understand information flow and knowledge transfer. It is not anymore a simple sender-receiver-model that is applied to examine ancient sources, but a full acknowledgement of the complex dynamics of communication with all the accompanying, enabling, and limiting political, social, legal, economic, and religious-cultural frameworks that matters in transferring, that is, transmitting and receiving formal and tacit knowledge between persons and across times. In the XVIII Melammu Symposium, we aim at connecting the topic of knowledge transfer to the imperial framework. Paper proposals are invited from all ancient studies disciplines and might address, but are, of course, not limited to, questions of the languages, ways, forms, agents, possibilities, ideologies, limits etc. knowledge was transferred through, both between contemporaneous and across consecutive ancient empires; but also those cases where knowledge was not transferred, intentionally or by chance, and potential feedback of these (non-)transfers on the respective systems. 3–4 travel bursaries are available for doctoral students.

Source : H-Soz-Kult

Publié dans Appel à contributions | Laisser un commentaire

Exposition – Les gens de trait à la fin du Moyen Âge

Le Centre historique Crécy la bataille propose du 1er juin au 3 novembre 2024 une exposition dédiée aux hommes de trait à la fin du Moyen Âge.

L’exposition met en perspective l’essor et l’apogée de cette catégorie de combattants. Comment les utilise-t-on ? De quelle manière l’armement de trait de diffuse-t-il dans l’armée et au-delà de ce corps ? Comment le pouvoir royal favorise-t-il la pratique de l’archerie ? Quelle est la place de l’armement de trait dans les conflits des XIVe et XVe siècles ? Quelles sont les causes de son déclin ?

L’exposition se concentre plus particulièrement sur le royaume d’Angleterre et ses possessions françaises, le royaume de France et le principauté bourguignonne.

Informations complémentaires :
Exposition : Les gens de trait à la fin du Moyen Âge
Dates : du 1er juin au 3 novembre 2024
Lieu :
Centre historique Crécy la bataille
362 avenue des fusillés
80150 Crécy-en-Ponthieu

Source : Nordoc’Archéo

Publié dans Exposition | Laisser un commentaire

Publication – Elena Maccioni, « I tribunali mercantili nei comuni italiani. Giustizia, politica, economia (secoli XII-XV) »

Fra XII e XIII secolo nelle città dell’Italia centro-settentrionale (e non solo) iniziarono a sorgere universitates mercantili dalla natura sfuggente. Assunsero la forma del tribunale, della corporazione, dell’ufficio comunale; ed ebbero in molti casi un ruolo cruciale nelle vicende politiche urbane ed extraurbane.

Attraverso un prolifico ricorso alla comparazione, questo saggio ne rintraccia le tipologie, le modalità di azione, il ruolo politico, diplomatico, giudiziario e amministrativo; e restituisce un’immagine estremamente complessa delle dinamiche di potere, in corrispondenza sia dell’emergere del comune podestarile e popolare che dei domini personali.

Il risultato va al cuore pulsante stesso della vita associata tardomedievale, nutrito dal dialogo continuo fra le ragioni della giustizia, della politica e dell’economia.

Elena Maccioni è assegnista di ricerca presso l’Università di Cagliari. Si occupa di storia economica, giuridica e politica della Corona d’Aragona e delle città italiane, con un particolare riguardo per Genova. Fra le sue pubblicazioni si segnala Il Consolato del mare di Barcellona: tribunale e corporazione di mercanti (1394-1462), Viella-IRCVUM, 2019.

Table des matières : ici

Elena Maccioni, I tribunali mercantili nei comuni italiani. Giustizia, politica, economia (secoli XII-XV), Rome, Viella, 2024 ; 1 vol., 300 p. (I libri di Viella, 479). ISBN : 979-1-25469-559-3. Prix : € 30,00.

Source : Viella

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Offre d’emploi – Attaché temporaire d’enseignement et de recherche, Université du Littoral – Côte d’Opale

Type ; 21 ATER
Libellé : Attaché temporaire d’enseignement et de recherche
CNU : [21 ATER ] 21 ATER HISTOIRE HLLI
21 – Histoire, civilisations, archéologie et art des mondes anciens et médiévaux

Département de rattachement : HISTOIRE
Laboratoire de rattachement : HLLI
Date d’ouverture des candidatures : 12/06/2024
Date de clôture des candidatures : 27/06/2024
Date de prise de fonctions : 01/09/2024
Description : PROFIL
Intitulé du poste : ATER histoire médiévale

ENSEIGNEMENT

Filières de formation concernées
Licence d’histoire, site de Boulogne ; complément éventuel sur d’autres sites de l’université auprès de non-historiens.

Objectifs pédagogiques et besoins d’encadrement
L’ATER recruté(e) assurera des enseignements en licence d’histoire, principalement en histoire médiévale et en méthodologie.

RECHERCHE

L’ATER s’intègrera au sein de l’Unité de Recherche 4030 HLLI sur l’Histoire, les Langues, les Littératures et l’Interculturel, en particulier en développant des recherches autour de la thématique « Frontières, Échanges » propre au laboratoire, en s’insérant dans un des quatre axes : Écriture du voyage, Déterritorialisation et reterritorialisation, Espace maritime, Mémoire et héritage.

Personne à contacter

Contacts :

  • Département : Michaël GIRARDIN, directeur du Département d’histoire, michael.girardin@univ-littoral.fr
  • Laboratoire : Jean-Louis PODVIN, directeur de l’UR 4030 HLLI, jean-louis.podvin@univ-littoral.fr
    Inscription en cours : Oui

Source : Université du Littoral – Côte d’Opale

Publié dans Offre d'emploi | Laisser un commentaire

Publication – Vincent Debiais, « Inscrire l’art médiéval. Objets, textes, images »

Ce livre est consacré aux relations entre écriture épigraphique et art médiéval. Il se propose de placer les inscriptions tracées sur la pierre, le métal, le bois, la peinture ou la mosaïque dans le contexte des pratiques écrites et artistiques du Moyen Âge occidental, et de signaler quelques pistes de recherche originales pour appréhender le statut, la forme et la fonction de la rencontre entre l’écriture épigraphique et les oeuvres d’art médiévales.

Cet essai se situe à la confluence de l’histoire de l’écriture et de l’histoire des formes. Il est fondé sur l’analyse d’un certain nombre d’objets graphiques du Moyen Âge central produits en Europe occidentale. Il s’inscrit donc dans une pensée chrétienne de l’écriture et de l’image, et accorde une place importante à la théologie. Il est moins pensé comme un manuel épigraphique à l’attention des historiens de l’art que comme un répertoire de questions à explorer, à repenser ou encore à traiter, et s’adresse à quiconque aspire à la réunion des cultures écrite, visuelle et matérielle du Moyen Âge.

Vincent Debiais est médiéviste, directeur de recherche au CNRS et membre du Centre de recherches historiques (EHESS, Paris). Il travaille sur les cultures écrites et visuelles du Moyen Âge occidental, à la confluence de l’histoire, de l’histoire de l’art et de l’anthropologie historique.

Table des matières :

Ouverture
Une affaire de discipline
Une question pourtant récurrente
Déplacer le point de vue
Propositions

L’angoisse de la date
Datation et commémoration
Ansquitil à Moissac
La date des lettres
Dans la vie de l’œuvre
Discordance des temps

Questions d’approche
Accessoire et auxiliaire
Passes d’armes
Diatribes chronographiques

Nom et signature, une affaire de style
Variations en contexte
Autographie et document
De la signature en épigraphie
Au-delà du contenu, une relation

L’océan épigraphique du nom
L’épuisement par le nominatif
Rendre l’image à ce qu’elle est
Mise en propre
La possibilité du titre

Cet objet-là, cette image-ci
Une ekphrasis au carré
Une lecture topique et technologique des inscriptions
Inscrire dans le matériau
L’esthétique du fragment
Le lieu du moment

Poétique de l’objet
Débordement épigraphique
Redire ou presque
La tension métrique

Défaire le cadre
Une évocation de l’hors-champ
Retournement épigraphique
Une écriture de la déception

Conques comme laboratoire
Corpus et listes
Affleurement
L’écriture comme poétique du visuel

Essai de culture écrite

Informations pratiques :

Vincent Debiais, Inscrire l’art médiéval. Objets, textes, images, Turnhout, Brepols, 2024 ; 1 vol., XXIV–338 p. (Utrecht Studies in Medieval Literacy, 60). ISBN : 978-2-503-59740-9. Prix : € 100,00

Source : Brepols

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « The Media of Secular Music in the Medieval and Early Modern Period (1100–1650) », éd. Vincenzo Borghetti, Alexandros Maria Hatzikiriakos

This book brings a new perspective to secular music sources from the Middle Ages and early modernity by viewing them as media communication tools, whose particular features shape the meaning of their contents. Ranging from the eleventh to seventeenth centuries, and across countries and genres, the chapters offer innovative insights into the historical relationship between music and its presentation in a wide variety of media.

The lens of media enables contributors to expand music history beyond notated music manuscripts and instruments to include images, furniture, luxury items, and other objects, and to address uniquely visual and material aspects of music sources in books and literature. Drawing together an international group of contributors, the volume pays close attention to the medial and material dimensions of musical sources, considering them as multifaceted objects that not only contain but also determine the nature of the music they transmit.

Transforming our understanding of musical media, this volume will be of interest to scholars of musicology, art history, and medieval and early modern cultures.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

The Media of Secular Music in the Medieval and Early Modern Period (1100–1650), éd. Vincenzo Borghetti, Alexandros Maria Hatzikiriakos, Londres, Routledge, 2024 ; 1 vol., 336 p. ISBN : 978-1-03204-783-6. Prix : GBP 130,00.

Source : Routledge

Publié dans Publications | Laisser un commentaire

Publication – « Die Urkunden Friedrichs II. », t. 7, « 1232–1236 », éd. Christian Friedl, Katharina Gutermuth, Klaus Höflinger, Maximilian Lang, Katharina Meister, Joachim Spiegel

Der siebte Band der Urkunden Friedrichs II. beinhaltet die Privilegien und Mandate des Stauferkaisers von Anfang 1232 bis Mitte August 1236. Für diesen Zeitraum sind insgesamt 258 Urkunden zu verzeichnen, darüber hinaus sind zwei Nachtragsurkunden für den vierten Band enthalten.

Die erste Hälfte der 1230er Jahre ist sowohl von den Auseinandersetzungen mit den Städten der Lombardischen Liga geprägt, die Friedrich II. bis zu seinem Tod nie ganz unter seine Herrschaft zwingen konnte, als auch von dem Konflikt mit seinem Sohn, der ein ebenso spektakuläres wie rigoroses Ende nahm. Diese Zeit der kaiserlichen Rastlosigkeit führte den Staufer vom äußersten Süden des Reiches (Niederwerfung ungehorsamer Städte wie Messina) nach Norditalien (Durchsetzung seines imperialen Herrschaftsanspruches) und bis über die Alpen nach Deutschland, wo der Kaiser der Königsherrschaft seines Sohnes Heinrich (VII.) ohne jede Milde ein drastisches Ende setzte. Die Glanzstücke des Bandes wurden allesamt während seines Aufenthalts in Deutschland ausgestellt: Zu den wohl bekanntesten Urkunden zählen der für die deutsche Rechtsgeschichte überaus bedeutsame Mainzer Reichslandfrieden von 1235, der Bericht über die Translation der kurz zuvor heiliggesprochenen Elisabeth von Thüringen sowie Friedrichs II. modernes, weil tolerantes Urteil zum berühmten Fuldaer Judenmord. Die (nur vorübergehende) Zusammenarbeit mit dem Papsttum, die bereits mit der zweiten Exkommunikation 1239 durch Gregor IX. endete, spiegelt sich in den insgesamt elf Schreiben wider, die Friedrich II. in diesen Jahren an den summus pontifex der abendländischen Kirche richtete.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Die Urkunden Friedrichs II., t. 7, 1232–1236, éd. Christian Friedl, Katharina Gutermuth, Klaus Höflinger, Maximilian Lang, Katharina Meister, Joachim Spiegel, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, 2024 ; 1 vol., CXX–1188 p. (Die Urkunden der deutschen Könige und Kaiser, 14/7). ISBN : 978-3-447-11970-2. Prix : € 278,00.

Source : Harrassowitz Verlag

Publié dans Le réseau | Laisser un commentaire