avec Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur et AÉN), Sébastien de Valeriola (ULB), Thibault Cardon (CNRS, CRAHAM), Émilie Mineo (Université du Luxembourg) & Philipp Schneider (Humboldt-Universität zu Berlin)
Programme :
Mardi 3 février 2026, de 14h à 18h
Salle de réception ULB – Bâtiment DE1 – Niveau 3 – Salle R.3.105 Avenue Antoine Depage 1 1000 Bruxelles
Thème 2026 : Au delà de l’écrit, Communiquer sur le chantier
Programme :
23 janvier 2026 : Salle A 306 MDR : Introduction. Sandrine Victor, Philippe Bernardi, Virginie Mathé
13 février 2026 : Salle A 306 MDR : L’écrit pour dire l’oral. Quand les sources médiévales permettent de percevoir échanges et discussions sur les chantiers. Marion Foucher (Artehis – Université de Bourgogne)
20 mars 2026 : Salle GH 106 ODG : Au delà de l’écrit : apport de l’archéologie à la connaissance des chantiers médiévaux. Lola Sabardine (Framespa – UT2J) et Quitterie Cazes (Framespa – UT2J)
27 mars 2026 : Salle A 306 MDR : Transmission des savoirs techniques dans la Méditerranée médiévale entre le Xe et le XIIIe siècle : le cas de la Toscane. Giovanna Bianchi (Université de Sienne)
10 avril 2026 : Salle A 306 MDR : La transmission des informations sur les chantiers dans la documentation juridique latine.Charles Davoine (PLH – UT2J)
17 avril 2026 : Salle A 306 MDR : Marques de chantiers et contrôles des travaux dans les bâtiments de Pompéi. Hélène Dessales (ENS – PSL)
Publié dansSéminaire|Commentaires fermés sur Séminaire – Atelier Operandi (2026) : « Au-delà de l’écrit. Communiquer sur le chantier »
Plus tardivement que les communes italiennes, l’Europe monarchique est saisie à son tour par une fièvre architecturale au XIVe siècle : réaménagements ou constructions à neufs font surgir des « palais d’État » à Paris, à Westminster, à Avignon, à Prague, à Séville, à Barcelone, à Olite… La transformation du régime gouvernemental des monarchies européennes se donne ainsi à voir en élévation et en dispositifs : les espaces se différencient et se spécialisent, les parcours s’allongent, les usages de la salle s’enrichissent de ceux de l’appartement, voire ceux des parcs. Archéologues et historiens se sont intéressés à cette vague, toutefois sans forcément en saisir la cohérence à l’échelle européenne. Il s’agit de reprendre l’interrogation mais en déplaçant la focale en direction des sources littéraires et iconographiques. Que doit cette vague des « palais d’État » exécutés au palais imaginé ? À ce palais inventé par les romans, les songes ou même parfois la littérature doctrinale ; à ce palais supposé avoir été visité ailleurs et narrativement rapporté, notamment des terres d’« Orient », par croisés, voyageurs et chroniqueurs ; ou encore à ces palais enluminés qui ouvrent leurs portes sur ces manuscrits qu’illustrent les peintres ? Cependant, il ne s’agira pas seulement d’interroger l’imago et l’imaginaire préalables du palais. Les chantiers mêmes font actualité pour les auteurs et les peintres, ce quotidien aiguise désormais leur attention à l’égard de ces formes architecturales où s’exprime un certain rapport politique. Dans sa chronique, un Pedro López de Ayala aurait-il pu détourner les aménagements palatiaux de Pierre Ier de Castille à Séville, pour en faire le monument de la tyrannie, si le roi n’avait pas fait le choix d’une grammaire architecturale musulmane, qui pouvait laisser penser qu’il avait trahi sa communauté politique ? Christine de Pizan se serait-elle attardée dans la salle du château de Fortune si elle n’avait pas eu la connaissance intime des dispositifs palatiaux parisiens ? Et aurait-elle fait construire à ses Dames toute une cité si le Paris de sa prime jeunesse n’avait pas été le grand chantier, d’une ville royale et princière pratiquement neuve ?
Programme :
Vendredi 30 janvier Dans l’Europe monarchique du XIVe siècle, un blanc manteau de palais d’État ? par François Foronda
Vendredi 6 février Autour du documentaire « Paris, le mystère du palais disparu » (Capa Presse pour France 5, 2023) avec son réalisateur Stéphane Jacques et sa productrice Sally Blake
Vendredi 13 février Le palais imaginé. Proposition d’archéologie palatiale par François Foronda
Vendredi 13 mars Aux sources d’un palais imaginé, des palais d’écritures avec Amaia Arizaleta (Université Toulouse – Jean Jaurès, Centre d’Études Ibériques et Ibéro-Américaines) et Laura Dumitrescu (Université de Bucarest)
Vendredi 27 mars D’Inde en Troie, le palais rapporté des romans d’antiquité avec Pénélope Cartelet (Université de Lille, Centre d’Études en Civilisations, Langues et Littératures Étrangères, Institut universitaire de France) et Clara Pascual-Argente (Université Toulouse – Jean Jaurès, Centre d’Études Ibériques et Ibéro-Américaines)
Vendredi 10 avril Palais avorté, palais détourné : autour de Pedro López de Ayala par François Foronda
Vendredi 17 avril Palais et cités palatines d’une « vision » Christine avec Anne Paupert (Université Paris Cité, Centre d’Études et de Recherches Interdisciplinaires en Lettres, Arts et Cinéma) et Inès Villela-Petit (Bibliothèque nationale de France)
Informations pratiques :
Séminaire de recherche dirigé par François Foronda
à la Sorbonne, en salle Perroy, de 14h à 16h Année 2025-2026 (semestre 2)
Cette journée d’étude se déroulera le 9 juin 2026 en Sorbonne et s’adresse aux doctorants et doctorantes, post-doctorants et post-doctorantes, et plus largement jeunes chercheurs et jeunes chercheuses en études médiévales.
Les communications, d’une durée de 25 minutes, se feront exclusivement en français et en présentiel ; une éventuelle publication sera discutée après la journée.
Les participants pourront répondre à cet appel à communication avant le 9 février avec un texte d’une demi-page environ, accompagné d’une courte bibliographie et d’une présentation personnelle de quelques lignes, à l’adresse suivante : flavie.simiz@sorbonne-universite.fr
Publié dansAppel à contributions|Commentaires fermés sur Appel à contribution – La mort des saintes et des saints à la fin du Moyen Âge (XIIIe-XVIe siècles)
Ce livre clôture un programme de recherches collectif dédié aux communautés du haut Moyen Âge. Il rassemble des contributions fondées sur un éventail de sources large et varié, produites entre le VIe et le XIIe siècle : chroniques, récits hagiographiques, chartes et cartulaires, littérature généalogique, documents liturgiques, rouleaux des morts, inscriptions lapidaires ou encore statuts urbains. Il interroge à frais nouveau le rapport entre mémoire et pratiques sociales. Tout groupe produit une mémoire fondée sur une sélection consciente ou non de souvenirs qui contribue en retour à définir une communauté. La mémoire produit, entretient et renforce des liens ; elle peut aussi parfois les affaiblir ou les rompre. Elle joue de manière permanente sur l’identité des communautés qu’elles soient religieuses ou laïques, rurales ou urbaines, paysannes ou aristocratiques. Les contributions ici rassemblées, largement concentrées sur la période des Xe-XIIe siècles, montrent des préoccupations mémorielles plus ou moins affirmées selon les époques, interrogent les modalités d’élaboration de cette mémoire au haut Moyen Âge, les supports qu’elle emprunte, les moments où elle est ré-agencée et mobilisée, les pratiques qui l’entretiennent, mais aussi toutes les formes d’instrumentalisation dont elle fait l’objet. Une attention particulière est portée aux lieux et espaces où s’enracine et se déploie cette activité mémorielle.
Laurence Leleu est maîtresse de conférences en histoire du Moyen Âge à l’Université d’Artois et membre du CREHS UR 4027 ; Charles Mériaux est professeur d’histoire médiévale à l’Université de Lille et directeur de l’UMR 8529 IRHiS ; Régine Le Jan est professeur émérite d’histoire médiévale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’UMR 8589 LAMOP.
Table des matières :
Liste des illustrations Introduction Régine Le Jan et Laurence Leleu, Mémoire et communautés : Remarques préliminaires
I. Entre mémoire individuelle, familiale et communautaire Andreas Öffner, Mémoire et communauté(s) dans la Vita Remigii d’Hincmar de Reims Adrien Bayard, La mémoire de la comtesse Ermengarde († 905/917)au sein des communautés monastiques auvergnates Lucie Malbos,Jarlabanke, l’homme qui refusait de « faire communauté » ? Entre mémoire individuelle et mémoire collective dans la Suède du XIe siècle Esther Dehoux, Quand le père a disparu : Définitions et expressions de la communauté dans les rouleaux de Brunon de Cologne (1101-1103) et de Vital de Savigny (1123-1124) Emmanuelle Santinelli-Foltz, Mémoire et communauté familiale : le rôle de la littérature généalogique, à partir de l’exemple de la Chronique de Gislebert de Mons (fin XIIe siècle)
II. Écrire son histoire, construire et reconstruire sa mémoire, faire communauté Claire de Cazanove Hannecart, Mémoire communautaire et « seconde cartularisation » : L’exemple de l’abbaye de Werden Klaus Krönert, La Chronique de Saint-Vaast et la place d’Arras dans l’histoire universelle (début XIe siècle) Thomas Granier, Appropriation et manipulation des Dialogues dans l’identité cassinienne du haut Moyen Âge (VIIIe-XIIe siècle) Tiziana Lazzari, Une identité flexible : À mémoire des origines du Saint-Sauveur de Brescia entre Lombards et Carolingiens (IXe-XIIe siècles) Émilie Kurdziel, Distorsions mémorielles et fabrique de la communauté. L’exemple de l’Historia custodum d’Arezzo au tournant des XIe-XIIe siècles
III. Communautés locales entre mémoire laïque et ecclésiastique Fernand Peloux, Les communautés rurales au prisme de la mémoire hagiographique à l’époque mérovingienne dans le centre de la Gaule Charles Mériaux, Mémoires enchâssées : Saint Landoald, le diocèse de Liège et l’abbaye Saint-Bavon de Gand à la fin du Xe siècle Igor Santos Salazar, Monasteries, rural communities, and memory in tenth-century Castile and Álava Alban Gautier, Communautés héroïques et profondeur historique dans le Beowulf et les Gododdin Jean-François Nieus, La mémoire censurée des habitants d’Ardres : les origines seigneuriales selon le chroniqueur Lambert (vers 1200) Nicolas Ruffini-Ronzani, Formation, institutionnalisation et mémoire des communautés locales entre France et Empire (XIe-XIIe siècles) : la Charité de Valenciennes
François Bougard, Conclusions Index des noms de personnes et de lieux
Informations pratiques :
Mémoire et communautés dans les sociétés du haut Moyen Âge (VIe-XIIe siècle), éd. Laurence Leleu, Charles Mériaux, Régine Le Jan, Turnhout, Brepols, 2026 ; 1 vol., 363 p. (Haut Moyen Âge, 53). ISBN : 978-2-503-61755-8. Prix : € 85,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – « Mémoire et communautés dans les sociétés du haut Moyen Âge (VIe-XIIe siècle) », éd. Laurence Leleu, Charles Mériaux, Régine Le Jan
Entre la fin du XIVᵉ et le XVIIᵉ siècle, les mobilités s’intensifient en Europe occidentale et transforment durablement les pratiques artistiques et culturelles. Les déplacements d’artistes, d’artisans, de marchands, de religieux et d’intellectuels favorisent la circulation et la recomposition des savoirs, des modèles et des techniques. Ces dynamiques se prolongent à l’époque moderne, dans un contexte d’échanges élargi, à l’échelle européenne et extra-européenne.
Les cours princières et les réseaux ecclésiastiques jouent un rôle central dans ces circulations. Les marchands, attentifs aux marchés et aux goûts locaux, contribuent pour leur part à l’essor d’un véritable marché de l’art. Ateliers, communautés d’artistes et confréries d’étrangers complètent ces réseaux. Ils assurent la transmission des savoir-faire et l’intégration des pratiques.
Cette journée d’étude propose d’analyser ces mobilités et les cadres qui les structurent. Elle vise à mieux comprendre leur rôle dans la formation de l’espace culturel européen.
Programme :
Lundi, 2 mars 2026 – Université Libre de Bruxelles Campus Solbosch, bâtiment S salle 15. 331
9h00 – Accueil
9h30 – Introduction
Session 1 : Réseaux curiaux et ecclésiastiques, vecteurs de mobilités ?
9h45 – In the shadow of the Farnese. The flemish painting collection of the National Gallery of Parma | Jasmine Habcy (Università degli Studi di Ferrara) & Luigi Bello (Università di Parma)
10.00 – “Ad Majorem Dei Gloriam” : the Jesuits and the migration of artists and artworks between the Iberian world and the Low Countries | Eduardo Lamas (KIK-IRPA / ULB)
10h15 – Le sculpteur anversois Thomas Quellinus et le royaume du Danemark | Wendy Frère (Fondation Périer-D’Ieteren)
10h30 – Échanges
11h50 – Pause-café
Session 2 : Circulations marchandes et échanges culturels
Modérateur : Oskar J. Rojewki (UNED Madrid)
11h15 – Merchants and consuls and the mobility of art : some less known examples of the 14thand the 15th centuries | Ronald van Belle (Koninklijke Academie voor Archeologie en Kunstgeschiedenis van België)
11h30 – Structures of support : the confraternity of Saint Barbara and the migration of northern Europeans to fifteenth-century Florence | William Torbeyns (VUB)
11h45 – “Gifts from afar” : the magi and a visual culture of trade, 1400-1600 | Melis Avkiran (KIK-IRPA / UCLouvain)
12h00 – Échanges
12h30 – Pause déjeuner
13h30 – Reprise
Session 3 : Professionnels en déplacement (partie 1)
Modératrice : Valentine Henderiks (ULB)
13h45 – Circulations et trajectoires artistiques dans le Midi toulousain (1460-1520) | Aurélia Cohendy (Musée du Louvre)
14h00 – Réseaux de circulation et ancrages locaux : les médiateurs de la mobilité du peintre brabançon Ayne Bru autour de 1500 | Elsa Espín (ULB – Fondation Périer-D’Ieteren / CY Cergy Paris Université)
14h15 – Réseaux, acteurs et dynamiques professionnelles au sein des ateliers de la Renaissance dans le sud de la péninsule Ibérique | María Teresa Rodríguez Bote (Universidad de Valladolid)
14h45 – Échanges
15h15 – Pause-café
Session 4 : Professionnels en déplacement (partie 2)
Modérateur : Ralph Dekoninck (UCLouvain)
15h30 – Maître Hodart à Coimbra en 1530 : pérégrinations d’un terracottiste français dans la péninsule ibérique au début de l’époque moderne | Jean-Marie Guillouët (Université de Bourgogne)
15h45 – Jérôme du Quesnoy le Jeune (1602-1654) : les mobilités artistiques entre Bruxelles, Rome et l’Espagne, et leur empreinte sur la sculpture baroque | Géraldine Patigny (KIK-IRPA / ULB)
Attorno al 1200 i comuni cittadini italiani erano organizzati e dotati di istituzioni spesso efficaci, almeno all’interno delle mura. Ma come erano riusciti a organizzarsi? Come erano arrivati a essere consapevoli della propria capacità di essere innovativi? E, cosa ancora più importante, nel governare il contado erano efficaci tanto quanto all’interno delle mura? A quest’ultima domanda la risposta è semplice: no, non lo erano.
Questo libro esplora le ambiguità della prima fase (circa 70-80 anni) dell’affermazione dei comuni e del loro governo sulle campagne, guardando alle città con gli occhi dei contadini, talvolta assai disincantati sui modi, spesso arbitrari, con cui il potere comunale si imponeva. Il libro segue l’affermarsi del potere sul contado di una decina di città, alcune forti e dominanti (Milano, Piacenza, Pisa), altre molto meno (Siena, San Gimignano), per vedere come esse concepivano i propri ruoli mutevoli e come le comunità contadine reagivano alla loro azione.
Questa edizione italiana è la prima a uscire nel mercato internazionale.
Tables matières :
1. Introduzione
2. Due momenti di consapevolezza nel primo comune, 1130-1175
1. Genova, Pisa e Piacenza, 1130-1170
2. La Lega Lombarda
3.Le campagne guardano le città
1. Verona contro Ferrara, 1151
2. Firenze contro Siena, 1203
3. Pavia contro Piacenza, 1184
4. Le città e i loro confini
5. Città e signorie vescovili
6. Regolarizzazione e consenso
4.Le città affrontano le campagne
1. Milano, 1170-1225
2. Siena, 1170-1225
3. San Gimignano negli anni Trenta del Duecento
4. Lo sviluppo dei modelli istituzionali del potere urbano
5. Conclusioni
Bibliografia
Elenco delle mappe
Indice dei luoghi
Informations pratiques :
Chris Wickham, Le due facce del Comune. Governare ed essere governati nell’Italia comunale, 1150-1225, trad. Luigi Provero, Rome, Viella, 2026 ; 1 vol., 328 p. (La storia. Temi, 137). ISBN : 979-1-25701-034-8. Prix : € 28,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – Chris Wickham, « Le due facce del Comune. Governare ed essere governati nell’Italia comunale, 1150-1225 »
Entre le IVe et le VIIe siècle, l’empire byzantin connaît une révolution des sexes et des genres qui s’enracine au sein du Palais impérial de Constantinople. La réorganisation du service impérial au Palais influencée par les conceptions médico-juridiques et les impératifs moraux de l’aristocratie et du christianisme, conduit les empereurs à s’appuyer sur un grand nombre d’eunuques. Ces derniers constituent alors un « troisième sexe » composé de plusieurs genres. Cet ordre social et politique, que l’auteur qualifie de trisexuation, rompt avec le binarisme occidental. Les eunuques deviennent un corps domestique et administratif — l’eunucat d’État. Chargés de la Chambre, de la protection de l’Empereur et de l’Impératrice et de leurs finances, ils étendent leur influence sur les nominations et la gestion des domaines impériaux. Conseiller des souverains, ce corps riche et puissant inaugure au VIIe siècle une « politique des eunuques ». Dès Justinien, certains deviennent généraux ou gouverneurs de provinces, d’autres embrassent la vie religieuse, moines, prêtres, patriarches, saint·es ou martyrs, introduisant une certaine fluidité dans les frontières rigides entre les genres. Les anges eux-mêmes, serviteurs du Souverain céleste, empruntent l’esthétique des eunuques impériaux, faisant du Palais terrestre le reflet de la Cour céleste.
Ce livre propose une analyse approfondie de l’ordre trisexué byzantin et de l’influence déterminante des eunuques dans les sphères de pouvoir de l’Empire. Il explore aussi la rupture épistémologique que constitue cette conception orientale vis-à-vis d’une historiographie classique encore souvent tributaire de représentations héritées des impérialismes binaristes occidentaux et coloniaux.
Maître de conférences en histoire médiévale, Georges Jablonski-Sidéris enseigne à l’Inspé de Paris – Sorbonne Université. Chercheur à l’UMR 8167 Orient & Méditerranée, équipe Monde byzantin, au Collège de France, il concentre ses recherches sur le pouvoir, les eunuques, les sexes et genres, à Byzance, avec une approche épistémologique non binaire tout en étudiant la santé et la médecine notamment au travers des miracles de guérison. Il est également spécialiste d’histoire et de pédagogie queer.
Table des matières :
TOME 1
Préface Introduction
Première partie Les eunuques : un troisième « sexe » (génos), plusieurs genres
Chapitre 1: Dénomination de l’eunuque à Byzance Chapitre 2: Le corps de l’eunuque. Conceptions philosophico-médicales et réalités physiologiques. Questions historiographiques et épistémologiques Chapitre 3: Définition et statut juridique des eunuques à Byzance Chapitre 4: Position de l’Église sur les eunuques
Deuxième partie L’eunucat d’État ou l’élaboration d’un système de pouvoir à Byzance. Les eunuques de Constantin à Arkadios.
Chapitre 1: Les eunuques de la chambre sacrée. Les origines du cubiculum et l’établissement du système du prépositat. Chapitre 2: Service, titres et privilèges des eunuques Chapitre 3: Le rôle politique des eunuques. Existe-t-il une politique des eunuques ?
TOME 2 Troisième partie Un premier âge d’or des eunuques de Byzance
Chapitre 1: Les eunuques de Théodose II à Jystin Ier Chapitre 2: De Justinien Ier au VIIe siècle Chapitre 3: Monachisme et sainteté eunuques Chapitre 4: La constitution progressive d’une bureaucratie eunuque Chapitre 5: L’épiphanie impériale. L’élaboration du cérémonial byzantin
Conclusion
Abréviations Bibliographie Index des noms des eunuques Liste des illustrations
Informations pratiques :
Georges Jablonski-Sidéris, Les anges du Palais. Eunuques, trisexuation et pouvoir à Byzance (IVe – VIIe siècle), Turnhout, Brepols, 2025 ; 1 vol., 954 p. (Culture et société médiévales, 44). ISBN : 978-2-503-61205-8. Prix : € 165,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – Georges Jablonski-Sidéris, « Les anges du Palais. Eunuques, trisexuation et pouvoir à Byzance (IVe – VIIe siècle) »
We are pleased to announce a Call for Papers for the session « Women, Sacred Landscapes, and Ritual Mobility in the Ancient Mediterranean. » The session will be part of the 32nd Annual Meeting of the European Association of Archaeologists in 2026 in Athens in Greece, August 26-29. Thank you for sharing and for consideration! The deadline to submit your paper proposal for our session is Thursday, 5 February 2026.
The session explores the intersections of gender, movement and sacred space in the ancient Mediterranean by foregrounding women’s active engagement with religious space and cult. Across diverse cultural and ethnic contexts, women carried out acts of devotion that transcended domestic boundaries and reshaped religious environments. For this session, we seek papers examining the impact of female agency on the formation of votive and cult practices beyond household and town settings, from peri-urban sanctuaries and cave shrines to sacred centers and distant dedication sites.
We welcome papers that explore women’s religious identities, practices and offerings and the social roles through which women negotiated agency and community membership. While the ancient Greek world is central, papers addressing other Mediterranean contexts or cross-cultural interactions are also encouraged. Of particular interest are expressions of women’s ritual agency along routes of colonization, maritime trade, warfare, migration and refugee movement, and enslavement — contexts where ritual ex-votos circulated across cultural spheres and in which devotion may have intersected with obligation, secrecy or despair. Contributions should consider the material, textual, and iconographic evidence with special emphasis on the embodied ritual practice.
Interdisciplinary approaches drawing on anthropology, art history, religious studies, and ancient history are welcome to illuminate how women’s activity intersected with dedication journeys and cross-cultural exchange. Ultimately, this session seeks to reassess the gendered dimensions of ancient cult and move beyond traditional male-centered or binary interpretive frameworks. It seeks to highlight women both independently and in conjunction with men sustaining cult traditions. By tracing the relationship between female devotion, space and mobility, we gain insight into networks of gendered power and memory that shaped a connected religious world through women’s ritual presence and movement.
Session Organizers: Alex Nagel (New York City, USA); Stella Katsarou (Athens, Greece), Agathi Karadima (Athens, Greece)
Publié dansAppel à contributions|Commentaires fermés sur Appel à contribution – Women, Sacred Landscapes, and Ritual Mobility in the Ancient Mediterranean
Conférence d’Elvira Zambardi, lauréate de la bourse Robert de Sorbon 2025-2026 : La Bible glosée au Mont-Cassin : entre réception et appropriation.
Mercredi 18 février 2026, 17h-18h30, Salle Perroy à la Sorbonne.
Elvira Zambardi est docteure en paléographie et en codicologie de l’université de Naples. Sa thèse de doctorat, réalisée en cotutelle avec l’EPHE-PSL, soutenue en avril 2025 portait sur La bible glosée au Mont-Cassin : entre réception et appropriation. Étude historique et codicologie. À l’heure actuelle, Elvira Zambardi est collaboratrice dans plusieurs projets de catalogage de manuscrits dont ceux du Mont-Cassin et sur les gloses. Ses recherches portent désormais sur les gloses dans une volonté de comparaison entre les manuscrits du Mont-Cassin et ceux conservés à Paris.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.