Appel à collaboration – Édition critique de la Fleur des histoires de Jean Mansel

La Fleur des histoires est une vaste compilation d’histoire universelle en prose composée par Jean Mansel, fonctionnaire à la cour de Bourgogne, dans les années 1440. Restée longtemps dans l’oubli, elle connaît désormais un regain d’intérêt de la part des chercheur.se.s, mais son texte, demeuré à l’état manuscrit, est difficile d’accès et encore trop méconnu. Or, la Fleur a joui d’un succès considérable auprès des lecteurs nobles de la fin du Moyen Âge et est conservée par un nombre relativement important de copies, parmi lesquelles on trouve l’exemplaire richement enluminé ayant appartenu à la bibliothèque des ducs de Bourgogne (Bruxelles, KBR, 9231-9232).

Nous avons l’intention de proposer une première édition critique de cette compilation, plus précisément de sa version plus ancienne en trois livres qui racontent l’histoire du monde de la Création au couronnement de Charles VI (1380). Le texte, très riche et varié, ne se limite pas à une lecture linéaire des événements historiques, mais comporte, entre autres, des vies de saints, des exempla, des miracles, des traités didactiques et des anecdotes profanes.

Sous la direction d’Elena Koroleva, maître de conférences à l’Université Littoral Côte d’Opale, et de Prunelle Deleville, maître-assistante à l’Université de Genève, l’édition sera réalisée par une équipe qui se compose actuellement de huit chercheuses. Chaque membre de l’équipe sera chargé.e de l’édition d’une section précise du texte et publiera un volume en son nom, tout en contribuant à l’élaboration du cadre commun adopté pour l’ensemble des tomes envisagés. Aucun ordre précis ne sera imposé quant à la sortie des volumes qui paraîtront au fur et à mesure de leur achèvement. Un calendrier sur quatre ou cinq ans, à compter de l’automne 2023, sera toutefois défini afin d’assurer une meilleure réalisation des travaux. Une première réunion de l’équipe se déroulera en mode hybride à l’Université Littoral Côte d’Opale, UR 4030 HLLI (Boulogne-sur Mer), le 19 octobre 2023, date officielle de démarrage du projet.

Pour compléter notre équipe, nous sommes à la recherche de collaborateurs et collaboratrices qui seraient en mesure d’éditer les quelques sections non attribuées, consacrées à l’histoire biblique et / ou à l’histoire profane de Rome et de France. Si vous êtes intéressé.e par ce projet, nous vous invitons à nous contacter avant le 20 juin 2023 en écrivant conjointement aux adresses suivantes :

Elena.Koroleva@univ-littoral.fr

Prunelle.Deleville@unige.ch

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Pulblication – Yelena Mazour-Matusevich, « Le père du siècle: The Early Modern Reception of Jean Gerson (1363-1429). Theological Authority between Middle Ages and Early Modern Era »

This volume provides the first wide-ranging investigation of the post-fifteenth-century reception of Jean Gerson (1363–1429), chancellor of the University of Paris, guiding light of the Council of Constance, and arguably the most influential of late medieval theologians. His impact on early modern movements and thinkers paved the way for many developments still shaping our existence today. Besides his well-known influence in theology and church history, the chancellor left a significant impact in jurisprudence, human rights, art, music, education, literature, and even medicine; there is hardly an area of the humanities that did not pay at least some tribute to his authority, and there was almost no early modern political or religious movement in the West that neglected his name. Nearly all of the most prominent early modern intellectuals perceived him as an authority and father figure; an illustrious cohort of celebrities, including Thomas More, Martin Luther, King James I, Ignatius of Loyola, Girolamo Savonarola, Christopher Columbus, Bartholomew de Las Casas, and many others, relied on his writings and ideas. The geography of his late-fifteenth- and sixteenth-century reception reflects his pre-eminence, reaching from Spain to Scandinavia.

Yelena Mazour-Matusevich, PhD in French (1998), University of Illinois at Urbana-Champaign, USA, Doctorate in History (2018), EHESS, Paris, France, is currently Professor of French and History at University of Alaska Fairbanks. Author of Le siècle d’or de la mystique française: un autre regard, de Jean Gerson à Jacques Lefèvre d’Etaples (2004) and Saluting Aron Gurevich (2010), she has published extensively on Jean Gerson as well as on a variety of other topics and figures, including Nietzsche, Bakhtin, Calvin, Thomas More, Peter the Great and Camus.

Table des matières :

Acknowledgements

Introduction

Chapter 1. The Background: Gerson and the Long 15th Century
Part I. Early Reception in the Empire
Part II. Early Reception in France
Part III. Early Reception in Spain
Part IV. Early Reception in Italy
Part V. Early Reception in Sweden
Conclusion

Chapter 2. The Protestant Reception of Gerson
Introduction
Part I. Gerson’s Lutheran Reception
Part II. Reception in the Reformed Tradition
Conclusion

Chapter 3. Catholic Reception of Gerson
Introduction
Part I. Catholic Reception in the Empire
Part II. The Catholic Reception in the Low Countries
Part III. The Catholic Reception in France
Part IV. The Catholic Reception in Spain
Part V. The Early Jesuits
Part VI.  The Council of Trent
Conclusion

Chapter 4. The Reception of Gerson in England and Scotland
Introduction
Part I. Gerson’s Theological Influence
Part II. The Scottish Connection
Part III. The Very Special Case: Gerson and Thomas More
Part IV. Gerson’s Influence on the Growth of Common Law in England
Part V. Synderesis and the Notion of Conscience in English Literary and Philosophical Traditions
Conclusion

General Conclusion
Gersons’s Future

Bibliography
Name Index

Informations pratiques :

Yelena Mazour-Matusevich, Le père du siècle: The Early Modern Reception of Jean Gerson (1363-1429). Theological Authority between Middle Ages and Early Modern Era, Turnhout, Brepols, 2023 ; 1 vol., 522 p. (Lectio, 14). ISBN : 978-2-503-60225-7. Prix : € 110,00.

Source : Brepols

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Publication – Cassiodore, « Complexiones », éd. Paolo Gatti, trad. Michele De Lazzer

Le Complexiones, presentate qui in edizione critica con traduzione italiana a fronte, molto probabilmente sono la penultima opera di Cassiodoro. In essa l’autore ha cercato di sintetizzare (complecti) il contenuto dei libri del Nuovo Testamento, con l’esclusione dei Vangeli. Non si tratta di un vero e proprio commentario, ma l’intento di chi scrive è quello di non tralasciare niente di ciò che riguarda la sostanza, il contenuto dei testi sacri, e al tempo stesso di renderla più facilmente intellegibile. Il testo si basa sull’unico manoscritto conosciuto, Verona, Biblioteca Capitolare, XXXIX (37), che secondo alcuni studiosi potrebbe addirittura risalire alla biblioteca di Vivarium, dove operò lo stesso Cassiodoro.

Informations pratiques :

Cassiodore, Complexiones, éd. Paolo Gatti, trad. Michele De Lazzer, Florenze, SISMEL–Edizioni del Galluzzo, 2023 ; 1 vol., IV–294 p. (Edizione Nazionale dei Testi Mediolatini d’Italia, 64 ; Serie II, 31). ISBN : 978-88-9290-214-5. Prix : € 66,00.

Source : SISMEL

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Publication – Philippe de Vigneulles, « Mémoires », trad. Alain Cullière

Dans ses Mémoires, écrits vers 1520, Philippe de Vigneulles évoque son existence de marchand drapier à Metz, sur une cinquantaine d’années. Il relate ses apprentissages et ses épreuves, observe les faits divers aussi bien que les grands événements de son temps, mais sans jamais se mettre dans une position avantageuse. Il s’adresse surtout à ses proches, à qui il voudrait communiquer un idéal de vie modeste et ordonnée. Son texte, qui fourmille de détails sur le quotidien, intéresse évidemment les spécialistes d’histoire locale et de sociologie urbaine.

Mais ce n’est pas une simple chronique, cumulative et linéaire. L’œuvre, plus méditée qu’il n’y paraît, met en scène un homme au cœur d’une cité qui le légitime et le gouverne, elle-même située dans un monde qui la reconnaît et la menace à la fois. C’est en réalité un espace qui se déploie sous nos yeux, de façon dynamique et progressive, avec toutes ses interactions. Traduits en français moderne, ces Mémoires permettent une lecture moins sélective, plus globale, et se muent en véritable récit. L’auteur, quittant enfin le champ des curiosités régionales, accède au statut d’écrivain.

Alain Cullière est professeur émérite de l’Université de Lorraine (langue et littérature françaises) et professeur associé à l’Université du Luxembourg (études françaises).

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Philippe de Vigneulles, Mémoires, trad. Alain Cullière, Paris, Honoré Champion, 2023 ; 1 vol., 558 p. (Classiques français du Moyen Âge. Traductions, 109). ISBN : 978-2-74535-834-9. Prix : € 48,00.

Source : Honoré Champion

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Appel à contribution – Corps extrêmes

Rédacteur en chef invité : Fabien Lacouture (INHA)

« Personne, il est vrai, n’a jusqu’à présent déterminé ce que peut le corps… »
Spinoza, Éthique, 1677, III, « Des affects »,prop. 2, note.

Si en 1934 Marcel Mauss invitait les anthropologues, les sociologues et les historiens à prendre en compte le corps et ses techniques, c’est depuis les années 1970 en France, notamment à partir des travaux de Michel Foucault, que le corps est devenu « un objet historique dont la dimension défie toute tentative de synthèse véritable », nécessitant ainsi un travail par essence interdisciplinaire (Corbin, 2005). Le corps et ses images s’inscrivent dans des époques et des cultures spécifiques, ils sont « tributaire[s], dans [leur]s formes, et [leur]s mises en scène, de conditions matérielles et culturelles qui varient » (Corbin, Courtine, Vigarello, 2005). L’étude du corps et des corps a généré une littérature conséquente dans les sciences sociales en général et constitue pour l’histoire de l’art un enjeu capital.

Les représentations artistiques du corps, dans sa dimension performante mais aussi par les techniques qu’il met en jeu, ont fait l’objet de synthèses transhistoriques (Laneyrie-Dagen, [1997] 2006) ou d’études circonscrites par des bornes chronologiques (Prost, Wilgaux, 2006 ; Wirth, 2013 ; Heck, 2014 ; Nessah, 2014 ; Gherchanoc, 2015). Parmi elles, le corps soumis à des canons politiques, sociaux ou esthétiques, et les représentations normatives du corps ont largement été étudiés, notamment les liens entre anatomie et représentations du corps dans l’art de la première modernité (Olmi, 2004 ; Laurenza, 2010, 2012 ; Kleinbub, 2020). Claire Barbillon a bien identifié, à partir de la fin du xviiie siècle, le retour d’une « ambition canonique » et normative dans le champ de la création artistique « du néoclassicisme à Le Corbusier », en s’appuyant sur ce qu’elle a nommé les « sciences et pseudo sciences du corps » (Barbillon, 2004 ; voir aussi Baridon, Guédron, 1999).

Ainsi, pour son numéro à paraître à l’automne 2024, Perspective souhaite interroger les corps extrêmes. À partir de cette question, il s’agit de mettre au jour les manières dont les images participent à la fabrique des corps, à la diffusion d’une norme et des contraintes exercées sur les corps pour y accéder, mais aussi les manières dont elles proposent parfois leurs subversions.C’est à partir du corps normé, pensé plus comme modèle ou objectif à atteindre que comme aurea mediocritas (Horace, Odes, II, X, 5),incarnation dujuste milieu éloigné des excès, que nous souhaitons aborder les problématiques liées aux corps extrêmes. L’imposition sociale et culturelle d’une norme engendre nécessairement en retour des écarts, généralement perçus négativement. Les corps extrêmes peuvent en effet être des corps altérés, mutilés ou diminués (Korff-Sausse, 2006). Cependant, ils sont aussi ceux qui répondent à la norme en la poussant à son paroxysme ou bien qui la subvertissent en performant excessivement ses caractères.

Les propositions et les futures contributions devront s’inscrire dans la ligne éditoriale de la revue et exposer, selon des enjeux historiographiques précis, la manière dont l’histoire de l’art s’est emparée des corps extrêmes comme sujets propres (dans l’iconographie) et comme outils méthodologiques et heuristiques, pour penser et questionner la fabrique de la norme, des canons, et leur subversion ainsi que la fabrique des corps extrêmes eux-mêmes. Il serait pertinent d’interroger par exemple la manière dont les images de corps extrêmes ont matérialisé des préoccupations sociales et ont, par conséquent, exercé une forme d’agentivité sur des corps réels nourris de telles références (pensons à l’étude comparée de Charcot sur les démoniaques dans l’art et les corps de ses patient[e]s ; Bouchara, 2013). De même, on pourrait examiner l’agentivité de certains corps extrêmes sur la création artistique.

Parmi les axes possibles, qui pourront être enrichis par les propositions reçues, il sera possible d’interroger :

– Les corps « hors norme » : ils sont considérés comme extrêmes car ne correspondent pas ou plus à une norme en vigueur. Cet axe permet d’interroger les processus de transformation des corps en corps extrêmes lorsqu’ils sont produits par les formes elles-mêmes (maniérisme, cubisme), mais également lorsqu’ils sont générés par le temps ou l’expérience. En cela, les études portant sur les corps « supérieurs » (super-héros, saintes et saints…), les corps souffrants, mais également les problématiques posées par les champs des études sur l’âge (aging studies) ou des études sur le handicap (disabilities studies) peuvent nourrir une réflexion sur les écarts par rapport à une norme s’incarnant dans un corps jeune ou fonctionnel. On peut aussi questionner les récents mouvements de revalorisation des corps vieillissants ou des corps handicapés comme sujets de représentations ou porteurs d’une forme d’agentivité sur la production artistique (qu’est-ce que l’âge ou le handicap font à l’art ? [Laneyrie-Dagen, Archat, 2021]).

– Les corps « modèles » : il s’agit de corps performants, situés au croisement de l’esthétique et du politique, tels que les corps paradoxaux des dirigeants, pensés et construits comme des modèles inatteignables car nécessairement uniques, ou encore les corps guerriers et sportifs. La popularisation progressive du sport au cours de la période contemporaine a certes « bouleversé la définition des canons et des codes de l’apparence au sein des représentations » (Cerman, Laugée, Gorguet-Ballesteros, Maillet, 2021), les corps sportifs, considérés dans une optique de résultats mais également à des fins politiques, sociales ou esthétiques, ont aussi été forgésà partir d’un héritage issu des modèles classiques (Squire, 2011). Si les études sur la mode ont montré comment le vêtement et sa confection sont partie prenante d’une réflexion sur la norme (Charpy, 2015), elles ont aussi mis en lumière un paradoxe : les vêtements et accessoires (corset, chaussures) visant à faire entrer les corps dans la norme ont en effet pu aboutir à leur déformation, voire à la formation de corps hors normes. Enfin, « surperformer » une norme peut également être une manière de l’interroger, de porter un regard critique sur celle-ci, ou de subvertir un horizon d’attente comme c’est le cas des pratiques artistiques drag et queer (Butler, [1990] 2005 ; Koutsougera, Kontou, 2023).

– Les corps « limites » : ils permettent de reconduire la question spinoziste – jusqu’où un corps peut-il échapper à la norme et être encore reconnu comme un corps ? Dans le cas des corps hybrides ou augmentés où sont connectés systèmes biologiques et systèmes technologiques, se pose la question de l’unité du corps face aux formes de mixité corporelle (Andrieu, 2013). Le caractère extrême de tels corps ne doit plus alors être pensé comme un état, mais comme renvoyant à leur engagement dans un processus d’hybridation. Les images de corps limites interrogent les appartenances à un genre, à une espèce (limites entre l’humain et l’animal, monstres…) voire à une nature (corps divins versus corps humains). Les propositions pourront porter tant sur les processus de construction des images de ces corps limites que sur leur réception. Objets d’admiration, de curiosité ou de troubles (Alberti, Fenech Kroke, à paraître), ces représentations ont aussi été les sujets de réflexions et de recherches scientifiques et ont participé à la création d’une nouvelle imagerie.

Ces axes pourront être abordés sous différents angles, pourvu que la réflexion soit toujours ancrée dans une perspective historiographique.

Perspective : actualité en histoire de l’art

Publiée par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) depuis 2006, Perspective est une revue semestrielle dont l’ambition est d’exposer l’actualité plurielle d’une recherche en histoire de l’art qui soit toujours située et dynamique, explicitement consciente de son historicité et de ses articulations. Elle témoigne des débats historiographiques de la discipline sans cesser de se confronter aux œuvres et aux images, d’en renouveler la lecture, et de nourrir ainsi une réflexion globale, intra- et interdisciplinaire. La revue publie des textes scientifiques offrant une perspective inédite autour d’un thème donné. Ceux-ci situent leur propos dans un champ large, sans perdre de vue l’objet qu’ils se donnent : ils se projettent au-delà de l’étude de cas précise et interrogent la discipline, ses moyens, son histoire et ses limites en inscrivant leurs interrogations dans l’actualité – celle de la recherche en histoire de l’art, celle des disciplines voisines, celle enfin qui nous interpelle toutes et tous en tant que citoyens.

Perspective invite ses contributeurs à actualiser le matériel historiographique et le questionnement théorique à partir duquel ils élaborent leurs travaux, c’est-à-dire à penser, à partir et autour d’une question précise, un bilan qui sera envisagé comme un outil épistémologique. Ainsi, chaque article veillera autant que possible à tisser des liens avec les grands débats sociétaux et intellectuels de notre temps.

La revue Perspective est pensée comme un carrefour disciplinaire ayant vocation à favoriser les dialogues entre l’histoire de l’art et d’autres domaines de recherche, des sciences humaines notamment, en mettant en acte le concept du « bon voisinage » développé par Aby Warburg. Toutes les aires géographiques, toutes les périodes et tous les médiums sont susceptibles d’y figurer.

Corps extrêmes, no 2024 – 2

Rédacteur en chef invité : Fabien Lacouture (INHA)

Voir la composition du comité de rédaction.

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes, un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet et une biographie de quelques lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 19 juin 2023.

Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction quelle que soit la langue. Les auteurs des propositions retenues seront informés de la décision du comité de rédaction en juillet 2023, tandis que les articles seront à remettre pour le 15 novembre 2023. Les articles soumis, d’une longueur finale de 25 000 ou 45 000 signes selon le projet envisagé, seront définitivement acceptés à l’issue d’un processus anonyme d’évaluation par les pairs.

Source : Perspective

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Publication – Michel Zink, Parler aux «simples gens». Un art médiéval

Les « simples gens » au Moyen Âge ? Ils ne sont pas rien. Au contraire, on leur parle. Et dans leur langue ! Pourquoi ? Parce que le christianisme exige l’adhésion personnelle des individus. Parce qu’il faut donc s’adresser à tous. Et non pas en latin.

Les langues nouvelles existent à peine quand les conciles exhortent à y recourir pour prêcher au peuple. Mais qui sont les « simples gens » ? On voit en eux la figure du Christ, mais on les méprise, on les exploite, on s’en moque. Les auteurs et les prédicateurs sont déchirés entre le modèle de la grande rhétorique antique et la puissance qui émane de la simplicité biblique.

Parler aux simples, parler des simples, faire parler les simples : tout se mêle, les formes littéraires en jouent et s’en enrichissent. C’est cet univers méconnu que parcourt ici le grand historien Michel Zink.
Il rend aussi hommage à l’effort de vulgarisation que nous devons à ce Moyen Âge si décrié. Et à son influence décisive sur notre langue, notre littérature et notre civilisation.

Une synthèse brillante, accessible et vivante.

Ancien professeur à la Sorbonne et au Collège de France, Michel Zink est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et de l’Académie française. Il est l’auteur d’une oeuvre importante, pour l’ensemble de laquelle il a reçu le prix Balzan, et notamment de Bienvenue au Moyen Âge ou du Jongleur de Notre Dame.

Informations pratiques :

Michel Zink, Parler aux «simples gens». Un art médiéval, Paris, Éditions du Cerf, 2023 ; 1 vol., 240 p. ISBN : 978-2-20414-001-0. prix : € 20,00.

Source : Éditions du Cerf

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Appel à contribution – Source, poison ou accident : comprendre le document dans les sciences historiques

Journée d’études doctorales du Centre Jean Mabillon – École nationale des chartes 19 octobre 2023 – Campus Condorcet

« Il faut toujours citer ses sources » : cette injonction résonne pour tout étudiant comme une maxime l’invitant à se référer toujours à l’autorité lui permettant d’affirmer un fait ou une idée. Souvent associée au document textuel, la source est un concept particulièrement prégnant dans les sciences historiques et considérée comme le moyen d’accès par excellence à la connaissance du passé. Son utilisation dépasse cependant largement ce cadre pour irriguer l’ensemble des sciences humaines et sociales, allant parfois jusqu’à définir une partie du savoir universitaire comme la connaissance des sources. Le travail de recherche consisterait alors principalement à apprendre comment on aborde et utilise les sources à notre disposition afin d’absorber ces informations à la base de notre savoir.

Pourtant, l’autorité des sources ne peut être construite que par l’élimination de ce qui est jugé invalide. La connaissance des sources devient par conséquent une connaissance partielle, voire partiale de ce que l’autorité productrice veut nous montrer et au détriment de tout ce qui est mis de côté, que ce soit volontairement, arbitrairement ou accidentellement. Le travail universitaire consiste donc, en même temps que de remonter aux sources, à apprendre à les critiquer, les compléter et les dépasser pour traiter un sujet d’étude au-delà de ce que Joseph Morsel appelle le « poison de l’historien ». Chaque étape de la sélection, de la conservation, de la diffusion et de la numérisation des sources devient alors autant d’enjeux à appréhender pour compléter une démarche de recherche et aborder ces sources dans ce qu’elles sont réellement : un cadre qu’il s’agit de dépasser.

En cohérence avec les travaux du Centre Jean Mabillon (EA 3624) menés dans la tradition initiée par les bénédictins de Saint-Maur et représentée entre autres par l’École nationale des chartes, l’objectif de notre journée d’études est d’aborder les sources comme objet à part entière et d’étudier leur appropriation pour la recherche dans les sciences historiques.

Remonter à la source… de la source

La source occupe une place fondamentale dans la méthode historienne au point de paraître, aux yeux du chercheur, porteuse d’une vérité absolue qui peut se révéler cependant trompeuse. La capacité de garder une certaine distance et d’éviter une identification à l’objet étudié, comme le souligne Arlette Farge dans Le goût de l’archive, devient donc primordiale. Ce recul s’avère d’autant plus efficace devant l’obstacle très fréquent de la fiabilité des sources. Une autre réalité, aussi courante que déroutante, est représentée par l’absence d’informations : faut-il ainsi se résigner au silence des sources ? ou bien faut-il réagir à ce défi imposé par l’histoire et tenter de combler l’absence d’informations, « faire parler les choses muettes » comme le suggérait Lucien Febvre dans Combats pour l’Histoire ? Ainsi, revenir à la source permet de construire une méthode scientifique à partir du contexte de production du document pour changer le paradigme de compréhension de ce matériau.

Depuis le début du XXIe siècle, le « tournant archivistique » propose, à partir de réflexions archivistiques et anthropologiques, une compréhension des archives comme un ensemble de documents qui peuvent autant être utilisés comme sources historiques que ne pas l’être, et qui peuvent par conséquent se présenter indépendamment de toute construction historiographique. Dans le même temps, mais dans un contexte épistémologique différent, le « tournant documentaire » se constitue comme un mouvement principalement

européen envisageant « les fonds d’archives comme des objets historiques à part entière, producteurs de sens social, politique ou culturel » (Poncet, 2019). Ces deux mouvements mettent ainsi l’accent sur la nécessité d’analyser et de débattre les effets des opérations archivistiques sur la construction du savoir historique, les archivistes étant les premiers interprètes et organisateurs de la configuration des fonds d’archives et, par conséquent, de la représentation prospective de l’usage de la source.

Ces réflexions conduisent à parler d’archéologie des sources afin de repenser les points de confluence entre l’histoire et l’archivistique et de tracer, construire et débattre un parcours épistémologique et méthodologique pour reconstituer les fonds d’archives et les sources dans leur globalité (information et matérialité) et leurs usages dans le temps. Sélectionnées et rassemblées par l’historien, ces « sources » forment ainsi un « système d’appropriation du passé » (Kuchenbuch, 2004) qu’il convient d’historiciser et envisager comme point d’arrivée et non comme unique point de départ.

Une pratique des sources au filtre du numérique

Les outils numériques sont intégrés depuis plusieurs décennies dans l’apprentissage universitaire et sont devenus essentiels pour réaliser des analyses quantitatives et traiter des données. Le développement rapide de l’intelligence artificielle ces dernières années a également élargi le potentiel d’automatisation des tâches. De la reconnaissance d’image aux robots conversationnels en passant par la reconnaissance d’écriture manuscrite, les applications pour l’analyse de documents d’archives sont légion (Himanis, Lectaurep…).

Si cette effervescence d’outils permet de réaliser des traitements sur des masses documentaires réputées inaccessibles aux chercheurs, le remplacement de l’œil humain par celui de la machine n’est pas sans incidences sur la manière d’aborder les sources. La mise en œuvre d’un projet numérique nécessite en effet une bonne connaissance préalable des documents et des outils utilisés afin d’opérer dès la conception les choix nécessaires pour adapter le résultat aux questionnements initiaux. De plus, la réutilisation de ces données demande de comprendre chaque étape de la mise en œuvre du projet afin d’en percevoir les enjeux et les limites. Ce besoin invite donc à repenser nos méthodes de travail dans une logique de transparence et d’interopérabilité.

La gestion par la masse des données prélevées à partir de documents nécessite également de questionner leur comparabilité en vérifiant l’homogénéité de leur contenu et en permettant de prendre en compte le contexte de production de chaque élément. Cet enjeu est particulièrement prégnant pour les documents nativement numériques, pour lesquels les métadonnées sont parfois la seule source d’information permettant d’en critiquer l’authenticité et d’appréhender les effets de redondance. Ces questionnements nous conduisent enfin vers la place accordée au détail et à la donnée en tant qu’unité prise dans son contexte, faisant ainsi planer le risque d’un nouveau filtre numérique dans la lecture des sources accompagnée par l’ordinateur.

Le hasard des sources : sérendipité et temporalité de la recherche

Le paradigme indiciaire, tel que l’envisage Carlo Ginzburg en 1979, conduit à penser les « traces » dans un processus de création d’hypothèses par l’inférence. La connaissance peut s’appuyer sur l’individualité et la mise en série de ces signes au cours de l’enquête historienne. Le chercheur questionne et interprète ce qui est présent dans les sources, dans les textes, dans les œuvres. Lors de pérégrinations documentaires, l’inattendu peut aussi surgir malgré un processus contemporain de la recherche qui requiert presque de connaître les découvertes avant de se plonger dans les sources. Ainsi, les chercheurs arrivent avec un questionnaire devant les sources ; ils peuvent également faire face à des interrogations nouvelles et inattendues une fois devant les documents.

La notion de sérendipité n’occupe pas le champ de la recherche en histoire. Le hasard pose aussi une question méthodologique autour de la temporalité du chercheur : peut-on encore s’étonner et prêter attention à ces hasards qui contiennent potentiellement de nouvelles voies de réflexion ? Un document découvert dans une liasse, un fonds encore à l’état de vrac, un mot-clé ou un nom rencontrés lors d’une recherche en plein texte dans une édition numérique… Comment écrire le discours scientifique après ces découvertes faites par sérendipité ? Ce hasard est d’ailleurs soutenu par la formation historienne, car il permet de se mettre « en position d’étonnement » (Catellin, 2004) et de comprendre les raisons de la surprise. La temporalité du chercheur se fonde aussi sur des moments de questionnement, de réflexion et d’hypothèses souvent masqués dans le résultat final. Une méthodologie de la réflexivité face au hasard des sources offrirait à la fois les moyens d’un discours scientifique et d’un dialogue entre les disciplines des sciences humaines et sociales. Cette ouverture pourrait aussi se faire avec la science archivistique où les enjeux des directives de classement et de tri et les hasards de l’histoire entre catastrophes, oublis ou actes délibérés sont prégnants, dans des perspectives remontant aux premières phases actives de conservation des actes au Moyen Âge.

Comité d’organisation

Corentin Durand, Novella Franco, Virgile Reignier, Abel Rodrigues.

Comité scientifique

Emmanuelle Bermès, Christine Bénévent, Olivier Poncet, Édouard Vasseur.

jed_cjm_2023_appel_comm_vdef

Date et lieu

Jeudi 19 octobre 2023, Campus Condorcet.

Modalités de réponse

Les propositions de communication, de 500 mots maximum (titre et résumé), accompagnées d’une courte présentation (statut, situation institutionnelle, domaine de recherche) sont à envoyer obligatoirement au format PDF aux deux adresses suivantes :

Corentin Durand (corentin.durand@chartes.psl.eu) et Novella Franco (novella.franco@chartes.psl.eu) avant le vendredi 7 juillet 2023, 12h00.

Contacts

Corentin Durand (corentin.durand@chartes.psl.eu) et Novella Franco (novella.franco@chartes.psl.eu)

Source : Calenda

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Colloque – Caritas. Culture dell’assistenza / Caritas. Kulturen der Fürsorge in Italien

Pandemie und aktuelle Krisen haben die Frage nach sozialer Fürsorge neu belebt und Themen wie der Bekämpfung von Armut und Krankheit neue Relevanz gegeben. In der Geschichte war es ein langer Weg von den freiwilligen Almosenspenden und Hospitalgründungen des Mittelalters bis zur systematischen Kranken- und Sozialfürsorge unserer Zeit, ein Weg, der in Italien oftmals ganz anders verlief als nördlich der Alpen.

Der neunte Italientag der Universität Kassel hat sich deshalb zum Ziel gesetzt, die Kulturen der Fürsorge in Italien und die damit verknüpften Vorstellungswelten zu beleuchten. So präsentiert der Wandzyklus im Ospedale Santa Maria della Scala in Siena um 1500 die Praxis der Krankenfürsorge. Die kunsthistorische Perspektive richtet sich auf die Idee der medizinisch-heilkundlichen Wirkung von Farben in den Freskenzyklen der Renaissancehospitäler. Aus gegenwartshistorischer Sicht wird nach der sozialen und religiösen Betreuung von Migrant:innen in den italienischen Diasporagemeinden Europas nach 1945 gefragt. Schließlich wird die aktuelle öffentliche Gesundheitskommunikation insbesondere zur Infektionsbekämpfung in Italien unter linguistischen Aspekten analysiert.

Zu den wissenschaftlichen Vorträgen aus Kunst- und Architekturgeschichte, Geschichtswissenschaft und Linguistik sind alle Interessierten herzlich eingeladen.

Programme : ici

Informations pratiques :

Italien-Netzwerk, Universität Kassel

Gießhaus der Universität Kassel, Mönchebergstraße 5
34127, Kassel
Deutschland

27.06.2023 – 27.06.2023

Source : Universität Kassel

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Offre d’emploi – Contrat doctoral : « Droit et théologie à Bologne au milieu du XIIe siècle »

Le projet ANR CiSaMe (« Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle », 2023-2027) recrute un.e doctorant.e à compter du 1er septembre 2023. CiSaMe est un projet de recherche collaboratif (EPHE /PSL Paris – Université d’Orléans – Université de Strasbourg) qui vise à élucider les interactions entre savoirs (droit, théologie, philosophie) au XIIe siècle en amont de leur constitution en disciplines. CiSaMe repose, en particulier, sur l’analyse d’un important corpus manuscrit du XIIe siècle au moyen des humanités numériques (transcription automatisée de manuscrits, expressions régulières, etc.).

Pour toute précision complémentaire sur le projet, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert : raphael.eckert@unistra.fr

Présentation du projet de thèse

Le projet de thèse a pour objet d’étudier la genèse des savoirs disciplinaires (droit et théologie) à Bologne au milieu du XIIe siècle. Le doctorant est invité en particulier à se concentrer sur les quelques auteurs (Omnebene, Rolandus, Gandulphe) qui ont rédigé des œuvres relevant du droit canonique (Abreviatio ou Somme au Décret de Gratien) comme de la théologie (Sentences). L’enjeu du travail est de comprendre, à partir d’études de cas, comment les outils et les problèmes propres à chaque discipline se sont nourris réciproquement, tout en acquérant une autonomie progressive. Il ne faudra pas, pour autant, négliger l’analyse du milieu (social, intellectuel) de production des œuvres, notamment dans une perspective prosopographique. La thèse s’inscrit dans le cadre du projet CiSaMe et bénéficiera des outils développés en son sein. Le travail s’appuiera non seulement sur les méthodes de l’histoire intellectuelle (sources des œuvres, interactions entre droit et théologie, influence) mais aussi sur celles de l’histoire culturelle et sociale. Par ailleurs, la thèse intègrera l’édition d’au moins une des œuvres encore inédites à ce jour (e.g. Abreviatio ou Sentences d’Omnebene) avec l’aide des outils numériques du projet CiSaMe.

Le travail sera codirigé par les professeurs Raphaël Eckert (Université de Strasbourg) et Christophe Grellard (EPHE-Paris Sorbonne Lettres) et préparé au sein de l’École doctorale 472 (Paris, EPHE-PSL). La personne recrutée sera intégrée à l’équipe de recherche CiSaMe qui comprend notamment un.e autre doctorant.e, une post-doctorante et un spécialiste en humanités numériques.

Profil recherché La personne recrutée doit :

  • –  Être titulaire d’un master recherche en histoire médiévale, en histoire du droit, de la philosophie, de la théologie voire en philologie ou en classics (si le master est en cours d’obtention, une attestation du responsable du diplôme doit être présentée). –  Avoir un bon niveau en latin et en paléographie latine. –  Si possible, disposer de connaissances en humanités numériques (HTR

    , XML, édition numérique).

La thèse pourra être rédigée en français ou en anglais

Rémunération La personne sera recrutée pour trois ans à compter de la date de 1re inscription. La rémunération mensuelle minimale est de 2044,12 € brut. Dossier de candidature Le dossier de candidature doit comprendre les pièces suivantes :

  • –  Attestation de diplôme de master ou équivalent, accompagné du relevé de notes (ou attestation du directeur de diplôme) –  Lettre de candidature et de motivation –  Curriculum vitae détaillé

Procédure d’examen des candidatures Les candidat.e.s doivent adresser leur candidature avant le 30 juin 2023 sous forme électronique (format pdf) à l’adresse : raphael.eckert@unistra.fr À l’issue d’une première sélection, des auditions pourront être organisées en visioconférence entre le 5 et le 8 juillet 2023. Des documents complémentaires pourront être demandés aux candidat.e.s en vue de l’audition. Pour toute information sur cette offre d’emploi et la procédure de recrutement, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert: raphael.eckert@unistra.fr Les résultats seront communiqués au plus tard le 10 juillet 2023.

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Offre d’emploi – Contrat doctoral : « La justice dans la pensée théologique et juridique de l’espace anglo-normand (1150-1215) »

Projet ANR CiSaMe – Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle

« La justice dans la pensée théologique et juridique de l’espace anglo-normand (1150-1215) »

Le projet ANR CiSaMe (« Circulation des savoirs médiévaux au XIIe siècle », 2023-2027) recrute un.e doctorant.e à compter du 1er septembre 2023.

CiSaMe est un projet de recherche collaboratif (EPHE /PSL Paris – Université d’Orléans – Université de Strasbourg) qui vise à élucider les interactions entre savoirs (droit, théologie, philosophie) au XIIe siècle en amont de leur constitution en disciplines. CiSaMe repose, en particulier, sur l’analyse d’un important corpus manuscrit du XIIe siècle au moyen des humanités numériques (transcription automatisée de manuscrits, expressions régulières, etc.).

Pour toute précision complémentaire sur le projet, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert : raphael.eckert@unistra.fr

Présentation du projet de thèse

La thèse aura pour objet la question de la justice dans les productions intellectuelles de l’espace anglo-normand au XIIe siècle (écrits exégétiques, théologiques, gloses, traités juridiques) dont elle s’efforcera d’identifier les auteurs, les réseaux, les circulations et les influences. Le thème de la justice sera abordé dans ses dimensions théorique, morale, pénitentielle et procédurale. Il sera éclairé par la lecture des manuscrits à teneur théologique et juridique identifiés et transcrits dans le cadre du projet CiSaMe.

L’espace anglo-normand, défini de façon large comme une interface d’échanges intellectuels et non comme un territoire politique, offre en effet un point de vue privilégié pour saisir des évolutions décisives de la pensée occidentale.

Deux temps forts pourraient être privilégiés pour les dépouillements de sources: les années 1120-1130, autour de la réception des méthodes, des commentaires exégétiques et des réflexions de l’École de Laon ; le règne d’Henri II et notamment les années 1150-1180 marqués par les écrits produits dans l’entourage de l’archevêque de Canterbury, Thomas Becket.

Le travail sera codirigé par les professeur.e.s Corinne Leveleux (Université d’Orléans/EPHE-Paris Sorbonne Lettres) et Christophe Grellard (EPHE-Paris Sorbonne Lettres) et préparé au sein de l’École doctorale 617 (Université d’Orléans).

La personne recrutée sera intégrée à l’équipe de recherche CiSaMe qui comprend notamment un.e autre doctorant.e, une post-doctorante et un spécialiste en humanités numériques.

Profil recherché

La personne recrutée doit :

  • –  Être titulaire d’un master recherche en histoire médiévale, en histoire du droit, de la philosophie, de la théologie voire en philologie ou en classics (si le master est en cours d’obtention, une attestation du responsable du diplôme doit être présentée).
  • –  Avoir un bon niveau en latin et en paléographie latine.
  • –  Si possible, disposer de connaissances en humanités numériques (HTR, XML, édition numérique).

La thèse pourra être rédigée en français ou en anglais

Rémunération

La personne sera recrutée pour trois ans à compter de la date de 1re inscription.

La rémunération mensuelle minimale est de 2044,12 € brut.

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit comprendre les pièces suivantes :
Attestation de diplôme de master ou équivalent, accompagné du

relevé de notes (ou attestation du directeur de diplôme)

  • –  Lettre de candidature et de motivation
  • –  Curriculum vitae détaillé

Procédure d’examen des candidatures

Les candidat.e.s doivent adresser leur candidature avant le 30 juin 2023 sous forme électronique (format pdf) à l’adresse : raphael.eckert@unistra.fr

À l’issue d’une première sélection, des auditions pourront être organisées en visioconférence entre le 5 et le 8 juillet 2023. Des documents complémentaires pourront être demandés aux candidat.e.s en vue de l’audition.

Pour toute information sur cette offre d’emploi et la procédure de recrutement, vous pouvez contacter le Professeur Raphaël Eckert: raphael.eckert@unistra.fr

Les résultats seront communiqués au plus tard le 10 juillet 2023.

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