Appel à contribution – Philologie et musicologie. L’édition des corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance, hier aujourd’hui et demain

De toute évidence, l’effort de présenter au public d’aujourd’hui les textes et les mélodies des corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance occupe une place centrale dans les travaux des spécialistes. Que cela soit en musicologie ou en philologie, l’édition fait appel à une théorisation et à des pratiques différentes. Orientées vers le texte (verbal ou musical) tel que l’auteur l’a conçu ou bien vers le témoin (manuscrit ou imprimé) qui l’a conservé en témoignant d’un acte de réception historiquement et culturellement saisissable, les éditions textuelle et/ou musicales peuvent privilégier l’une ou l’autre de ces “deux vérités” selon le but et l’audience visée par la publication mais aussi du positionnement méthodologique de l’éditeur, philologue ou musicologue.

Pour plusieurs raisons intrinsèques à l’histoire différente de l’écriture des mots et des sons, de la tradition des textes et des mélodies, mais aussi des deux disciplines concernées, dès la fin du XIXe siècle la philologie a eu tendance à choisir la première approche, la musicologie la deuxième. Néanmoins, les dernières décennies ont apporté des nouveautés aussi bien sur le plan théorique (par ex. la réflexion de d’Arco Silvio Avalle et la “philologie matérielle” en Italie, la New Philology dans la critique anglo-saxonne) que sur le plan opérationnel (la disponibilité des technologies numériques et, tout récemment, de l’AI), destinées à rendre le panorama de l’ecdotique textuelle et musicale plus varié et moins prévisible dans ses développements.

Plusieurs colloques et recueils d’études se sont penchées sur ce sujet dans le cadre de l’une des deux disciplines, surtout de la philologie. Dans le sillon des recherches conduites depuis plus qu’une décennie par le groupe franco-italien “Philologie et Musicologie” et de l’organisation de plusieurs colloques mêlant nos deux disciplines, notre intention est de susciter une discussion interdisciplinaire sur les méthodes et les pratiques d’édition des compositions musico-poétiques du XIe au XVIe siècle qui prenne en considération les deux aspects (texte et musique) et/ou la possibilité que l’approche de l’un des deux puisse éclairer et fournir des solutions éditoriales profitables pour l’autre. Cela s’avère d’autant plus opportun que le rapprochement des musicologues et des philologues travaillant sur le même objet ne se fait que très lentement, comme le démontre la relative rareté des éditions musicotextuelles et, encore plus, de celles qui sont fiables sur les deux versants. Une liste, non exhaustive, des sujets de communications pourra inclure : 

  • L’histoire de l’édition (méthodes, résultats, problèmes, etc.)
  • L’édition numérique actuelle (outils, enjeux, potentialités)
  • Le public visé par l’édition (musicologues, philologues, musiciens, etc.
  • L’influence des éditions sur l’interprétation musicale 
  • La correction des fautes musicales et textuelles

Modalités de contribution

Les communications dureront 20 minutes et seront suivies de 10 minutes de débat. Les communications feront l’objet d’une publication dans la revue en ligne Textus et Musica. Les propositions de communication, d’environ 250 mots devront être envoyées à l’adresse de la revue textusetmusica@ml.univ-poitiers.fr

avant le 1er mai 2023.

Le colloque aura lieu en décembre 2023 à l’université de Poitiers. Les frais des intervenants seront pris en charge.

Comité d’organisation 

  • Christelle Chaillou (CNRS-CESCM de Poitiers)
  • Luca Gatti (Università di Pavia – Dipartimento di Musicologia e Beni Culturali)
  • Federico Saviotti (Università di Pavia – Dipartimento di Studi Umanistici)
  • Philipe Vendrix (CNRS-CESR de Tours)

Source : Calenda

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Publication – Cécile Terreaux-Scotto, « L’édifice des sermons savonaroliens. Rhétorique et politique à Florence à la fin du XVe siècle »

Du prédicateur Savonarole on a davantage retenu l’implication dans la vie politique que la façon dont il s’adressait aux Florentins. Revendiquant une parole inspirée et façonnée par les Écritures, le dominicain souhaite réformer la manière de prêcher, trop marquée à son goût par les ornements de l’éloquence. L’exploration de ses sermons montre qu’à partir de 1490, il passe du sermon scolastique à la lectio continua, avant d’opter en 1494 pour une construction à la fois circulaire et binaire. Faisant passer le geste politique dans le discours, selon son expression « mon dire est un faire », il élabore la transformation de Florence en une nouvelle Jérusalem, projet pour lequel il est prêt à aller jusqu’au martyre. Mais si le rappel incessant de ses prophéties donne un sens aux événements historiques liés aux guerres d’Italie, l’auto-plaidoyer qui en résulte finit par désacraliser sa parole de prédicateur au point de le conduire à sa perte.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Cécile Terreaux-Scotto, L’édifice des sermons savonaroliens. Rhétorique et politique à Florence à la fin du XVe siècle, Genève, Droz, 2023 : 1 vol., 496 p. (Cahiers d’Humanisme et Renaissance). ISBN : 978-2-600-06410-1. Prix : € 49,95.

Source : Droz

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Podcast – « Les rois mages, si loin si proches », avec Mathieu Beaud

Épisode 4 – Les rois mages, si loin si proches avec Mathieu Beaud

Accès : ici

XIIIe siècle. C’est l’heure de la messe à Tarragone, une petite ville de l’actuelle Catalogne. Les religieux du couvent voisin gagnent à pas rapides la cathédrale. Sur leur chemin, un trio bien connu, figé dans la pierre : ce sont les Rois Mages. Un détail est réservé aux plus observateurs : sur la première face du chapiteau, les Mages portent des éperons, sur la deuxième, les Mages n’en portent plus. Avec Mathieu Beaud, aiguiser l’œil et décrypter les imagesmédiévales, c’est comprendre toute une époque.

Auteure : Anne-Cécile Genre
Réalisation, habillage sonore, mixage : Théo Boulenger
Jingle : Guillaume Auguet
Production exécutive : Alessandra Danelli et Jean-Baptiste Costa
de Beauregard

Les épisodes sont diffusés sur la chaine YouTube de l’INHA ainsi que sur toutes les plateformes audio (Apple Podcasts, Spotify, Ausha, Soundcloud, Deezer)
Le podcast « La recherche à l’œuvre » est produit et réalisé par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) en partenariat avec Beaux Arts magazine.

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Publication – « Loyauté et trahison dans les pays bourguignons et voisins (XIVe-XVIe siècles) »

Loyauté et trahison dans les pays bourguignons et voisins (XIVe-XVIe siècles), Publications du Centre Européen d’Etudes Bourguignonnes, 62 (2022), Turnhout, Brepols ; 1 vol., XX–257 p. ISBN : 978-2-8399-3707-8. Prix : € 73,00.

Table des matières :

Rapport d’activités pour 2020-2021, par Alain Marchandisse

In memoriam Jean Richard (1921-2021), par Jacques Paviot

Rudi Beaulant et Quentin Verreycken, Pardonner des traîtres ou des rebelles ? La trahison dans les lettres de rémission des ducs de Bourgogne (XIVe-XVe siècles)

Lucie Jardot, Les duchesses de Bourgogne : des épouses modèles et vectrices de loyauté au sein des couples princiers et de l’État bourguignon (XIVe-XVe siècles)

Laurent Olivier, Emprisonner et délivrer pour fonder son autorité. Le duc Philippe le Hardi face à Brun de Ribaupierre (1365-1369)

Bertrand Schnerb, À qui obéir ? Des nobles français engagés dans la guerre civile (1411-1412)

Cyrille Chatellain, L’evesque d’Amiens […] percevoit bien qu’il n’estoite point bon Bourghegnons et qu’il varioite. Le ralliement d’Amiens à Louis XI le 2 février 1471 vu à travers l’étude prosopographique du groupe des maires et échevins d’Amiens

Pierre Brugnon, Vos estis unus traditor ! Trahir à la fin du Moyen Âge : Louis de La Chambre (duché de Savoie, fin XVe siècle)

Clara Kalogérakis, Les fides écartelées. Jeanne de Castille et la cour de Bourgogne (1496-1506)

Jérémie Ferrer-Bartomeu, Servir le prince en secrétaire ou les allégeances multiples au temps des guerres du XVIe siècle

Benoît Reiter, Les Mansfeld et leurs finances : loyauté ou trahison ?

Christiane Raynaud, Fidélité du lignage et trahison du sang ? Le règne de Jean le Bon de 1350 à 1356 dans Les Grandes chroniques de France de Charles V

Matthieu Marchal, Loyauté et trahison dans la mise en prose bourguignonne de Florence de Rome

Elena Koroleva, Crime et châtiment : les représentations de la trahison dans le manuscrit ducal de la Fleur des histoires de Jean Mansel (Bruxelles, KBR, ms. 9231)

Source : Brepols

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Publication – Mathieu Couderc, « Identités subies, identités intégrées. Les Grecs dans l’Europe du nord-ouest (XVe-XVIe siècle) »

La chute de Constantinople (29 mai 1453) marque traditionnellement la fin du monde byzantin dont les ressortissants auraient été rejetés par le pouvoir ottoman, contraints de fuir vers l’Occident. Cette idée comporte plusieurs erreurs, la principale étant que les Grecs n’ont pas attendu la prise de la Ville pour tenter de trouver un refuge à l’ouest et qu’ils ne se sont pas limités à la péninsule Italienne. Si ce territoire est traversé par des migrants grecs dès le XIVe siècle, le nord de l’Europe est également touché à partir du début du XVe siècle. Malgré une augmentation des Grecs en Occident au milieu du siècle, ce mouvement migratoire doit être envisagé dans le temps long et sur un espace étendu qui englobe l’Angleterre, la France, les États bourguignons et même au-delà – l’Écosse et la Scandinavie sont concernées.

À partir d’une historiographie trop souvent centrée sur la Méditerranée et de sources occidentales éparses et collectées au gré des circonstances et sans vision d’ensemble, ce livre propose un travail sur des groupes humains confrontés à une remise en cause de leur mode de vie, contraints de recréer des liens entre eux et surtout avec les populations occidentales qui les accueillent. Pour ce faire, toutes les stratégies sont bonnes, depuis la mise en place de circuits de collectes de dons pour les plus pressés, jusqu’à l’édification de stratégies d’alliances avec les membres des aristocraties occidentales pour les plus tenaces.

Le cas des Grecs en Occident offre également la possibilité de réfléchir à ce que sont les identités. En effet, les sources évoquent les différentes images déjà convenues accolées aux Grecs – le médecin, le marchand, le lettré… ou le voleur. Ces fictions sont des récits créés afin de permettre dialogue et compréhension – du moins formellement – entre les migrants et les populations qui les accueillent. Ces groupes de Grecs sont représentatifs de la manière dont l’étranger est perçu et catégorisé dans une partie de l’Europe occidentale peu habituée au départ à côtoyer des populations originaires de Méditerranée orientale.

Préface de Patrick Boucheron

Sommaire : ici

Informations pratiques :

Mathieu Couderc, Identités subies, identités intégrées. Les Grecs dans l’Europe du nord-ouest (XVe-XVIe siècle), Paris, Éditions de la Sorbonne, 2023 ; 1 vol., 632 p. (Histoire ancienne et médiévale). ISBN : 979-10-351-0852-6. Prix : € 39,00.

Source : Éditions de la Sorbonne

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Publication – Judith Olszowy-Schlanger, « Learning Hebrew in Medieval England: Christian Scholars and the Longleat House Grammar »

The fountainhead of theology, a « doorway to wisdom, » or a philological riddle: there were many reasons to learn Hebrew for inquisitive Christian minds in the Middle Ages. Although preoccupation with the meanings of the names of the Hebrew letters and their presumed inherent virtues can be traced back to the early Church Fathers, the rediscovery of classical sources and Aristotelian philosophy and the engagement with Graeco-Arabic sciences that marked the renaissance of the twelfth century also brought about an acute awareness of the need for a philological understanding of the Hebrew language.

In England in particular, various factors combined together to encourage and facilitate the study of Hebrew texts, not only among well-known writers such as Andrew of St Victor, Herbert of Bosham, and Alexander Neckam in the twelfth century, and Robert Grosseteste and Roger Bacon in the thirteenth, but also among English scholars whose names have not been preserved. They nevertheless produced bilingual Hebrew-Latin manuscripts in collaboration with Jewish scribes, along with manuals, textbooks, and reference aids to facilitate access to the sources.

Learning Hebrew in Medieval England presents an edition and analysis of one such learning tool: a thirteenth-century grammar written in Hebrew, Latin, and Anglo-Norman French (the vernacular language of the Jews of England) in a complex combination of Hebrew and Latin alphabets. It can be traced to the Benedictine Ramsey Abbey in East Anglia and is preserved in a unique copy in a volume that is today part of the private collection of the Marquess of Bath at Longleat House in Wiltshire.

Judith Olszowy-Schlanger is President of the Oxford Centre for Hebrew and Jewish Studies and a Fellow of Corpus Christi College and Professor of Hebrew Palaeography at the Ecole Pratique des Hautes Etudes, Paris-Sciences-Lettres. She is the author of numerous publications, including Les manuscrits hebreux dans l’Angleterre medievale: Etude historique et paleographique (2003) and Hebrew and Hebrew-Latin Documents from Medieval England, in two volumes (2015). With Anne Grondeux et al., she is the editor of Dictionnaire hebreu-latin-francais de la Bible hebraique de l’abbaye de Ramsey (XIIIe s.) (2008); she has also co-edited several collections, among them Books within Books: New Discoveries in Old Book Bindings (2013), with Andreas Lehnardt, and A Universal Art: Hebrew Grammar across Disciplines and Faiths (2014), with Nadia Vidro and Irene E. Zwiep.

Informations pratiques :

Judith Olszowy-Schlanger, Learning Hebrew in Medieval England: Christian Scholars and the Longleat House Grammar, Toronto, University of Toronto Press–Pontifical Institute of Mediaeval Studies, 2023 ; 1 vol., 228 p. (Studies and Texts). ISBN : 978-0-88844-230-7. Prix : USD 95,00.

Source : University of Toronto Press

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Publication – Francesco Carta,  » Interpretare Francesco I frati, i papi e i commenti alla Regola minoritica (secc. XIII-XVI) »

«Comprendete e osservate la Regola senza alcuna interpretazione, puramente e in semplicità». Con queste parole Francesco d’Assisi, ormai malato e prossimo alla morte, intimava i suoi frati a non commentare la Regola evangelica che Dio gli aveva donato e che lui aveva voluto come norma fondamentale per il suo Ordine.

Solo pochi anni dopo, tuttavia, i suoi seguaci, appoggiandosi sull’autorità papale, si lanciarono in un’intensa riflessione sulla Regola che commentarono, glossarono, chiarirono utilizzando in maniera originale l’armamentario esegetico che avevano conosciuto durante i loro studi.

Perché i frati andarono contro la volontà di Francesco? Quale fu la vera posta in gioco nell’interpretare la Regola? Perché nel corso di tre secoli i Minori scrissero un numero di commenti che non ha confronto rispetto agli altri Ordini religiosi? Attraverso l’indagine dei testi e dei loro autori, delle vicende della loro diffusione, del pubblico a cui si rivolsero e delle finalità con cui furono scritti, il libro prova a rispondere a queste fondamentali domande.

Francesco Carta, dottore di ricerca in storia medievale, è assegnista di ricerca alla Università Palacký di Olomouc, in Repubblica Ceca. Le sue pubblicazioni vertono sulla storia culturale e religiosa bassomedievale con particolare attenzione all’Ordine dei frati Minori e alle missioni cristiane di evangelizzazione.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Francesco Carta, Interpretare Francesco I frati, i papi e i commenti alla Regola minoritica (secc. XIII-XVI), Rome, Viella, 2023 ; 1 vol., 460 p. (Sacro/santo, 32). ISBN : 979-1-25469-200-4. Prix : € 38,00.

Source : Viella

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Publication – Pierre Savy, « Les princes et les Juifs dans l’Italie de la Renaissance »

Au moment où les royaumes d’Occident expulsent les Juifs, les princes de l’Italie de la Renaissance, eux, les gardent à leurs côtés ou les accueillent. Pourquoi, dans le duché de Milan ou celui de Savoie, dans la Ferrare des Este ou la Mantoue des Gonzague, les Juifs sont-ils même mieux acceptés que dans les républiques oligarchiques voisines, comme Venise, Gênes ou Florence ?

Les politiques des princes envers les Juifs permettent de révéler le fonctionnement et les valeurs fondamentales de leur pouvoir. Ils s’efforcent de réduire la diversité politique de leurs États en imposant leur autorité à tous ceux qu’ils considèrent comme leurs « sujets ». Les princes souhaitent-ils pour autant édifier une société politique lisse et fluide ? Leur pouvoir politique s’exerce plutôt sur de nombreux particularismes, dont celui des Juifs, qu’ils acceptent largement tant que l’ordre et la justice sont respectés.

Les Juifs, entité politique hétérogène, sujets, voire citoyens comme les autres, bénéficient pendant un temps de ce modèle, qui s’inscrit dans la longue histoire des minorités et de leurs droits, mais qui fut radicalement remis en cause à l’époque moderne.

Pierre Savy est historien du Moyen Âge. Il étudie les relations entre Juifs et chrétiens, en particulier dans l’Italie de la Renaissance. Il a dirigé Histoire des Juifs. Un voyage en 80 dates, de l’Antiquité à nos jours (Puf, 2020).

Informations pratiques :

Pierre Savy, Les princes et les Juifs dans l’Italie de la Renaissance, Paris, PUF, 2023 ; 1 vol., 312 p. (Le noeud gordien). ISBN : 978-2-13-084223-1. Prix : € 28,00.

Source : PUF

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Colloque – Renewal and Religious Identity in the Iberian Convents (ca. 1400 – 1600)

Barcelona, Universitat Pompeu Fabra, April 28-29, 2023
Sala de grados Albert Calsamiglia – Campus de la Ciutadella

Organisers : Paula Cardoso (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona) María Morrás (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona)

Program

Scientific Committee
Patricia Stoop (University of Antwerp)
Sylvie Duval (Heinrich-Heine-Universität Düsseldorf)
Catarina Fernandes Barreira (Instituto de Estudos Medievais – NOVA FCSH)
Luís Miguel Rêpas (Instituto de Estudos Medievais – NOVA FCSH) María Morrás (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona)
Paula Cardoso (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona)

Contact: paulafilipa.freire@upf.edu

Online transmission
April 28:
https://meet.google.com/uyp-eqto-php April 29: https://meet.google.com/asp-vpua-xjc

This project has received funding from the European Union’s Horizon 2020 research and innovation program under the Marie Skłodowska-Curie IF grant agreement No 101030153

Programme :

Friday, April 28 14:00 | Welcoming

Session 1 | 14:15 – 15:45
Chair: Araceli Rosillo (Arxiu-Biblioteca dels Franciscans de Catalunya)

a) Eduardo Carrero Santamaría (Universitat Autònoma de Barcelona)

Architecture and mental prayer in female monasticism between the 14th and 16th centuries.

b) Núria Jornet-Benito (Universitat de Barcelona)

Life and death of a Benedictine abbess, Constança de Peguera (1490- 1504) and Isabel de Ivorra (1504-1515), Sant Pere de les Puel.les de Barcelona. Material culture and feminine authority.

c) Paula Cardoso (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona)

‘De transitu sororum’: The liturgy of death in the Dominican convent of Aveiro – Performance, material culture and memory.

Discussion
Session 2 | 15:45 – 17:15

Chair: Tomas Macsotay (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona)

a) Gilberto Moiteiro (Instituto de Estudos Medievais – NOVA FCSH/ Instituto Politécnico de Leiria)
Identity discourses among Portuguese Dominican nuns.

b) Pablo Acosta-García (Universitat Autònoma de Barcelona)

Leadership, hagiography and renewal in the Franciscan monastery of Santa María de la Cruz (Cubas de la Sagra).

c) Rebeca Sanmartín Bastida (Universidad Complutense de Madrid) Art and female visionaries after Trent. (remote)

Discussion
Break | 17:15 – 17:45

Session 3 | 17:45 – 19:15
Chair: Lícia Buttà (Universitat Rovira i Virgili)

a) Lucia Denk (Princeton University)

‘Sed mirabilior in nomine Marie’: Refashioning liturgical identity and mariological aesthetics in an Iberian convent.

b) María Victoria Curto (Universidad Complutense de Madrid)

From music to silence: The evolution in decrescendo of the paradigm of female sanctity in 16th-17th century Castile.

c) Kristin Hoefener (Universidade Nova de Lisboa – CESEM)

A new religious congregation seeks her liturgical identity: A case study from the convent of Jesus in Aveiro. (remote)

Discussion

Saturday, April 29 Session 4 | 9:30 – 11:00

Chair: Mercè Gras Casanovas (Arxiu dels carmelites descalços de Catalunya i Balears)

a) María del Mar Graña Cid (Universidad Pontificia Comillas) Female preachers and exegets: The Iberian Franciscan women.

b) Maria Filomena Andrade (Universidade Aberta/IEM – NOVA FCSH/ UCP- CEHR)
Reform and institute in Observance: The Franciscan convents and the monasteries of Poor Clares, in Portugal, in the 14th to 16th centuries. (remote)

c) João Luís Fontes (Instituto de Estudos Medievais – NOVA FCSH/ UCP- CEHR)
Reforming and framing: The case of female and male communities of poor life in Portugal from the 14th to the 16th centuries. (remote)

Discussion
Break | 11:00 – 11:30

Session 5 | 11:30 – 13:30
Chair: Francesc Massip (Universitat Rovira i Virgili)

a) María Morrás (Universitat Pompeu Fabra – Barcelona)

Trespassing the convents walls: Saints and ladies.

b) Julia Lewandowska (Uniwersytet Warszawski)

Women’s religious literacy and biblical memory: Reading Saint Anne – The teacher in the female conventual culture.

c) Mercedes Pérez Vidal (Universidad Autonóma de Madrid)

Networks and travelling artefacts among women religious in the Iberian world (c. 1400-1600).

Discussion and Closing

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Publication – « Livre des prouffitz champestres et ruraulx », vol. 1 : « Introduction et texte (livres I-VIII) », éd. Fleur Vigneron

En 1373, Charles V commande la traduction française du Liber ruralium commodorum, le plus grand traité d’agriculture du Moyen Âge. Ce Livre des prouffitz champestres et ruraulx traite d’abord de l’aménagement d’un domaine, puis de la vie des végétaux et de la nature des sols, envisage toutes les cultures, sans oublier l’élevage, et finit par la chasse, avec notamment des techniques de piégeage peu évoquées dans les écrits de l’époque. En France, cette traduction s’impose comme la référence principale en la matière jusqu’au milieu du XVIe siècle. Alors que les traités d’agronomie étaient écrits majoritairement en latin, ce texte est la première œuvre de grande ampleur dans ce domaine en français, permettant ainsi la naissance d’une terminologie particulièrement riche. En outre, trait original dans un tel ouvrage, le livre VIII, consacré aux jardins d’agrément, constitue le premier traité de l’art des jardins pour la période médiévale.

Fleur Vigneron est membre du centre ISA (Imaginaire et Socio- Anthropologie) au sein de l’UMR 5316 Litt & Arts (Université Grenoble Alpes). Ses travaux portent sur les saisons, la notion de paysage et les savoirs médiévaux (agronomie, botanique, géologie, art des jardins, architecture rurale) dans la littérature et les textes scientifiques du Moyen Âge. Elle présente ici la première édition critique intégrale du Livre des prouffitz champestres et ruraulx.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Livre des prouffitz champestres et ruraulx, vol. 1 : Introduction et texte (livres I-VIII), éd. Fleur Vigneron, Paris, Honoré Champion, 2023 ; 1 vol., 806 p. (Classiques français du Moyen Âge, 199). ISBN : 978-2-74535-784-7. Prix : € 85,00.

Source : Honoré Champion

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