Séminaire – Locus (2025-2026)

Séminaire organisé par Geneviève Bührer-Thierry, Juliette Dumasy, Élisabeth Schmit, Emmanuelle Vagnon, LAMOP-Université Paris 1


Le vendredi de 10h à 13h, Campus Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001 ou Sorbonne, salle Perroy

9 janvier (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Julien Véronèse (U. Orléans, POLEN) : “Locus magistri : le lieu magique aux derniers siècles du Moyen Âge”

13 février (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Anne-Laure Alard-Bonhoure (U. Paris1-LaMOP) :  “Centres et périphéries dans le processus de reconstruction : le prieuré d’Amblainville pendant et après la guerre de Cent Ans”
Lucas Fassio (U. Paris1-LaMOP) : “Reconstruire le finage. Seigneurs et communauté d’habitants de Laroque après la peste noire”

6 mars (Sorbonne, salle Perroy)
Alfred Hiatt (Queen Mary University, Londres) : « The Itinerarium Antonini in the Middle Ages: the reception history of a late imperial list of places and distances. »

27 mars (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Rudi Beaulant (LaMOP) : “Les lieux de justice dans les pays bourguignons méridionaux à la fin du Moyen Âge”
Victor Ducros (U. Paris1-LaMOP): “Partir un jour sans retour ? Réflexions sur les espaces du bannissement (nord du royaume de France, XIIe-XVe siècle)”

3 avril (Sorbonne, salle Perroy)
Juliette Dumasy (U. Orléans, POLEN) , “L’essor des cartes locales et régionales à la fin du Moyen Âge: une histoire comparée entre Angleterre, Italie et France”

17 avril (Condorcet, Bâtiment Nord, salle 4001)
Joséphine Moulier-Calbris (U. Jean Moulin Lyon 3, CIHAM), “Décrire, nommer et délimiter les montagnes : le cas cantalien à la fin du Moyen Âge (XIIe-XVIIe siècle)”
Amélie Marineau-Pelletier (U. Lorraine, Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire (CRULH), “Exprimer l’espace du pouvoir : pratiques épistolaires et dynamiques spatiales des paraiges messins (XIVe–XVIe siècle)”

Source : LAMOP

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Publication – « Feeding Medieval England. A Long ‘Agricultural Revolution’, 700–1300 », éd. Helena Hamerow, Mark McKerracher, and the Feedsax Team

This is an open access title available under the terms of a CC BY-NC-ND 4.0 International license. It is free to read at on Oxford Academic and offered as a free PDF download from OUP and selected open access locations.

The population of England grew steeply in the Middle Ages, especially between the tenth and thirteenth centuries. This volume investigates how medieval farmers managed to produce the large harvests needed to sustain this growth, growth that in turn fuelled a major expansion of towns and markets. New evidence is presented for the development of the medieval farming regimes that shaped the English landscape in ways still visible today.

Medieval farming is a contentious topic, not least because of the different approaches taken by historians, archaeologists and geographers and no consensus has been reached about the cultivation regimes that underpinned medieval cereal production. This volume presents a new perspective on this question, based on the results of a project that analysed the remains of medieval crops, arable weeds, livestock and pollen from hundreds of excavations. The new evidence that this generated reveals the conditions in which medieval crops were grown and how land use changed between the late Roman period and the Black Death. The authors relate the results to archaeological and written evidence for farms and farming, bringing an ecological perspective to the debate about the so-called medieval ‘agricultural revolution’. The ‘cerealisation’ of England emerges as a regionally varied process lasting several centuries, whose overall impact was nevertheless revolutionary.

Table des matières : ici

Informations pratiques :

Feeding Medieval England. A Long ‘Agricultural Revolution’, 700–1300, éd. Helena Hamerow, Mark McKerracher, and the Feedsax Team, OXford, Oxford University Press, 2025 ; 1 vol., 320 p. ISBN : 978-0-19887-852-0. Prix : GBP 99,00.

Source : Oxford University Press

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Exposition – Lieux Saints Partagés. Voyage entre les religions

Pour son exposition d’automne, l’Académie de France à Rome – Villa Médicis propose un voyage à travers les itinéraires du sacré, de Gentile da Fabriano à Chagall en passant par Le Corbusier, avec des prêts exceptionnels des Musées du Vatican, du Museo Ebraico di Roma, du musée du Louvre et du Mucem.

L’exposition est conçue et coproduite par l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, le Mucem (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée – Marseille) et l’Ambassade de France près le Saint-Siège – Pieux Établissements de la France à Rome et à Lorette, d’après une exposition originale du Mucem.

Comment un lieu peut-il être à la fois saint et partagé ? Dans le sens commun, un sanctuaire n’est associé qu’à une seule confession. Pourtant, il n’est pas rare que des fidèles s’affranchissent des frontières dogmatiques et aillent prier dans le lieu d’une autre religion, à la rencontre d’une figure sainte partagée.

À l’occasion du Jubilé 2025 à Rome, l’Académie de France à Rome – Villa Médicis présente l’exposition Lieux Saints Partagés du 9 octobre 2025 au 19 janvier 2026. Cette dernière réunit des œuvres majeures issues des collections françaises, italiennes et vaticanes mises en dialogue avec des créations contemporaines. De Gentile da Fabriano à Marc Chagall en passant par Le Corbusier, l’exposition s’attache à mettre en lumière à travers des œuvres d’art un phénomène religieux parfois méconnu mais très présent en Méditerranée : les sanctuaires partagés par des fidèles de religions différentes.

À chacun son Dieu, ses écritures, ses saints. Pourtant, depuis leurs origines, des pratiques rituelles, récits fondateurs, figures tutélaires et espaces sacrés s’entrelacent au sein des trois grandes religions monothéistes – judaïsme, christianisme et islam. L’exposition Lieux Saints Partagés explore des cas singuliers où se croisent et cohabitent diverses pratiques et communautés religieuses. Souvent occulté en Occident, ce phénomène révèle les interactions historiques, culturelles, spirituelles et artistiques qui ont façonné ces religions ainsi que les sociétés du pourtour méditerranéen.

Dix ans après sa première présentation au Mucem à Marseille (du 29 avril au 31 août 2015) et une itinérance internationale, Lieux Saints Partagés rejoint la Villa Médicis sous une forme renouvelée, avec des prêts exceptionnels issus des Musées du Vatican, du musée du Louvre, du Mucem – Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, du MAXXI et du Museo Ebraico di Roma. L’exposition invite à un voyage à travers différents paysages (villes, mers, jardins, grottes et montagnes) propices au partage du sacré. Elle met ainsi en lumière les imbrications et les héritages communs, dessinant une géographie spirituelle où se mêlent traditions, dialogues et créations artistiques.

L’exposition Lieux Saints Partagés est conçue et coproduite par l’Académie de France à Rome Villa Médicis, le Mucem et l’Ambassade de France près le Saint-Siège – Pieux Établissements de la France à Rome et à Lorette, d’après une exposition originale du Mucem. L’exposition a bénéficié du conseil scientifique des Musées du Vatican et du Museo Ebraico di Roma.

L’exposition bénéficie du soutien de BNL BNP Paribas.

Source : Villa Médicis

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Publication – Siân Echard, « Facsimile. Making, Likeness, and Medieval Manuscripts »

Facsimiles are, or claim to be, exact copies of objects, and medieval manuscripts have long been a focus for this kind of reproduction. Today, digitization delivers complete, high-resolution, full-color digital copies of thousands of medieval manuscripts to anyone with an internet connection. But for centuries, scholars in fields like art history, or paleography, or textual editing had to travel to see the manuscripts their work depended on. When they couldn’t, they relied on copies—drawings, engravings, lithographs, and eventually monochrome photographs, usually of parts of a manuscript rather than the whole thing.

Facsimile explores the prehistory of our digital present, focusing on the eighteenth and nineteenth centuries—a period that witnessed rapid technological change; a renewal of interest in the Middle Ages in the public at large; the consolidation and emergence of scholarly disciplines; and the increase in institutions that cared for medieval manuscripts. Siân Echard shows how facsimiles of medieval manuscripts were central to all these developments. Focusing on Britain, Echard traces how predigital technologies of reproduction were viewed by their practitioners and consumers, and how they helped to form the ways people related to the medieval past. Facsimile users were scholarly and popular, with interests in text, or image, or books, or all these things at once. Four chapters—Letter, Figure, Color, Catastrophe—show how the human hand, the human eye, and the human imagination intertwined with technology, creating modern-medieval hybrids that sit at the intersection of past and present.

From the rise of paleography and diplomatics as disciplines to the emergence of calligraphy as a craft and hobby, from the use of facsimiles in shaping narratives of national identity to the substitution of facsimiles for destroyed or damaged manuscripts in the development of preservation practices, Facsimile offers an unprecedented cultural history of reproductions of medieval manuscripts.

Siân Echard is Professor of English and Distinguished University Scholar at the University of British Columbia and author of Printing the Middle Ages, also available from University of Pennsylvania Press.

Siân Echard, Facsimile. Making, Likeness, and Medieval Manuscripts, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2025 ; 1 vol., 344 p. ISBN : 978-1-51282-705-7. Prix : USD 65,00.

Source : University of Pennsylvania Press

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Publication – « La ville de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Actes des 38e Journées internationales d’archéologie mérovingienne », éd. Stéphane Ardouin, Emma Bouvard-Mor, Vianney Rassart

Les 38e Journées internationales d’archéologie mérovingienne, organisées du 5 au 7 octobre 2017 par les archéologues du Service archéologique municipal de la Ville de Lyon et les équipes du Musée des Confluences, étaient consacrées à la ville durant l’Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.

Sidoine Apollinaire évoque la ruine de Lyon au milieu du Ve siècle, dans un poème destiné à l’empereur Majorien. La ville est ainsi souvent présentée en déclin à la fin de l’Antiquité, avec des quartiers abandonnés et des bâtiments publics devenus de simples carrières de pierre destinées aux constructions médiévales au sein d’un espace plus restreint privilégiant la construction de bois et de terre. Si la ville ne disparaît pas pour autant des sources écrites durant le haut Moyen Âge, les constructions évoquées concernent alors essentiellement les monuments chrétiens. Les découvertes archéologiques réalisées depuis une vingtaine d’années permettent aux auteurs réunis lors de ces rencontres de proposer de nouvelles perspectives sur l’évolution urbaine entre la fin de l’Antiquité et le début du second millénaire.

Cet ouvrage rassemble une trentaine de contributions scientifiques présentant l’actualité de la recherche archéologique sur cette thématique urbaine, principalement en France mais également dans une grande partie de l’Europe, depuis l’Espagne wisigothique jusqu’aux rives de la mer noire en passant par la Belgique ou l’Allemagne.  Une deuxième partie regroupe une dizaine de contributions plus spécifiques sur les sites archéologiques du haut Moyen Âge en région Auvergne-Rhône-Alpes.

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Programme du colloque : ici

Bon de commande : ici

La ville de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge. Actes des 38e Journées internationales d’archéologie mérovingienne, éd. Stéphane Ardouin, Emma Bouvard-Mor, Vianney Rassart, Saint-Germain-en-Laye, Association française d’archéologie mérovingienne, 2025 ; 1 vol. ((Mémoires de l’Association française d’archéologie mérovingienne, 39).

Source : Association française d’archéologie mérovingienne

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Appel à contribution – The Methodology of Diplomatics / La metodologia della diplomatica / La méthodologie de la diplomatique / Die Methodologie der Diplomatik / La metodología de la diplomática

See the main page of the conference at https://didip.hypotheses.org/conference-2026

Date: 22-24 July 2026

Location: University of Graz

In celebration of the 200th birthday of Theodor Sickel (1826-1908), the conference will focus on developments in the methodology of diplomatics, discussing which methods fit to what kind of diplomatic material and research question, collecting exceptional results of the application of existing methods, confronting old and new methods, reflecting on how to evaluate digital methods and their impact on the current diplomatics methodologies, etc. By discussing applications and effects of individual methods applied in diplomatics research, we hope to refine and renew the general methodological framework of diplomatics.

Diplomatics is an old field of research. Its main methodology is usually centered around the concept of discrimen veri ac falsi and was designed in the bella diplomatica of the 17th century by Dom Jean Mabillon. He introduced comparison of contemporary habits of authentication, writing, or linguistic style as the main method of diplomatics. Palaeography and textual analysis (“diplomatic discourse”) are at the core of diplomatics methodology. This includes, for instance, the creation of typologies describing the expectations for individual documents. However, the long history of diplomatics has seen changes, additions and shifts in its methodology: Sickel’s concept of “Kanzleimäßigkeit” narrowed the method from a generic comparison to the detailed analysis of chancery practices and the individuals creating the charters, which also has a strong tradition in Spanish diplomatics. Critical scholarly editing is an independent strand of diplomatics, which combines the methodologies for discrimen veri ac falsi with methods of textual criticism: reflecting on the tradition of the texts, establishment of a reliable text, and provision of abstracts of the content. The crisis of diplomatics in the 1960’s (Bartoloni, Bautier, Fichtenau, Petrucci) fostered the search for the application of diplomatics methods to other material than charters and to other temporal contexts than the middle ages. Comparative methods have been refined in Pierre Chaplais’ work on different English chanceries. Alessandro Pratesi brought forward social and intellectual context as an analytical framework for diplomatics, while still focussing on the representational and probative function of the charters and the formal rigor in individual analysis. From the 1990s onwards, scholars such as Peter Rück, Olivier Guyotjeannin, and Laurent Morelle have pushed forward the conceptualization of diplomatics as cultural history and thus added the analysis of cultural practices around the act of documentation and the use of charters to the methods of diplomatics. While Attilio Bartoli Langeli promoted the historical rooting of the discipline, Giovanna Nicolaj has pushed the legal framework of diplomatics to the foreground. The most recent contributions to diplomatics methodology are sparked by the digitisation of archival holdings and scholarly engagement with them. Digital diplomatics in this sense  is searching for appropriate representations of parchments, seals, texts and the actions represented by them, and the analytical tools that open new perspectives. Luciana Duranti has used the “digital diplomatics” label to transfer analytical criteria of diplomatics like authenticity to archival science to understand digital documentary practices better.

This conference will study the development and the state of the art of diplomatic methodology in all its facets. Therefore, we invite contributions trying to answer questions such as the following:

  • In which historical context do methodological developments in diplomatics arise?
  • What is the impact of digital technologies and methods on diplomatics methodologies?
  • Can diplomatics methodologies be transferred to other fields of research?
  • Are there new digital methodologies suited for diplomatics?
  • What are the challenges for existing methods of diplomatics? Which methods are missing?
  • We will also welcome contributions that offer examples of the application of diplomatics methodologies demonstrating their power and risks.

The conference is a joint activity of the Commission Internationale de la Diplomatique (https://cidipl.org/) and the ERC project “From Digital to Distant Diplomatics” (DiDip, https://didip.eu).

Limited support for travel to Graz will be available.

You can submit proposals for oral contributions (speaking time 20 min) or for posters. All contributions should be original research. Poster can focus on work in progress, project presentations, corpus presentations and similar.

Proposals

Your proposal should consist of

  • an abstract of the content you want to present. Length of this text is at minimum 300 and at maximum 600 words. It can include images. The accepted abstracts will be published via this site and on zenodo.org.
  • a bibliography of the works and archival documents cited in your proposal.
  • a short biographical sketch in your submission.
  • indication of up to 6 keywords.
  • contact information (name, institutional affiliation if applicable, e-mail-adress) of all contributors to the proposal.

You can hand in your proposal an any of the main working languages of the Commission International de la Diplomatique (French, English, Italian, German, Spanish), however linguistic variety of the program committee is high, so if you prefer another language covered by the committee, you can use this and provide an additional translation into English or French.

Please send your proposals to didip@uni-graz.at by

28. February 2026

All contributions will be reviewed by members of the program committee. Acceptance notice is planned for the end of April 2026.

Program committee

  • Thomas Aigner, Wien
  • Antonella Ambrosio, Napoli
  • Sébastien Barret, Orléans/Paris
  • Frédéric Bauden, Liège
  • Giuseppe Consolo, Graz
  • Maria Cristina Cunha, Porto
  • Els De Paermentier, Ghent
  • Claes Gejrot, Stockholm
  • Michael Gervers, Toronto
  • Nikita Komochev, Москва́
  • Adam Kosto, New York
  • Tamas Kovacs, Graz
  • Daniel Luger, Wien
  • Günter Mühlberger, Innsbruck
  • Anguelos Nicolaou, Graz
  • Andrea Stieldorf, Bonn
  • Peter Stokes, Paris
  • Dominique Stutzmann, Paris
  • Benoît Tock, Strasbourg
  • Georg Vogeler, Graz
  • Zarko Vujosevic, Graz/Belgrad

The conference is collocated with the Annual Meeting of the NGH 2026 .

Source : DiDip

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Conférence – Mathieu Lançon, « Les pêcheurs du littoral dunkerquois au Moyen Âge »

Dans le cadre du cycle de conférences archéologie à Dunkerque et ses alentours, l’Inrap et le Musée maritime et portuaire de Dunkerque vous invitent à partir à la rencontre du passé du Dunkerquois au travers d’une conférence de Mathieu Lançon, archéologue à l’Inrap, le 17janvier 2025, sur les pêcheurs du littoral dunkerquois au Moyen Âge.

De la pêche à pied à la pêche en haute mer, plusieurs indices archéologiques témoignent de relations étroites entretenues par les habitants de la plaine maritime avec la mer. Cette conférence sera l’occasion de revenir sur la diversité des pratiques littorales au Moyen Âge et de partager le quotidien des paysans pêcheurs du Dunkerquois.

Pour télécharger le programme complet du cycle de conférences, cliquez ici.

Conférence : Les pêcheurs du littoral dunkerquois au Moyen Âge
Date : 17 décembre 2025, à 18h
Lieu :
Musée portuaire de Dunkerque
9 quai de la citadelle
59140 Dunkerque

Source : NordDoc’ Archéo

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Publication – Gilbert Dahan, « La Bible latine du XIIIe siècle »

Dans la culture médiévale de l’Occident, la Bible tient une place primordiale. On apprend à lire avec elle, les arts s’en inspirent et elle fait autorité dans tous les débats intellectuels : elle est, avec les Sentences de Pierre Lombard, le principal objet d’enseignement à l’université et dans les studia des ordres mendiants.

La présente étude s’intéresse au texte et au travail sur celui-ci, principalement au XIIIe siècle. De quelles versions dispose-t-on alors ? Comment se présentent-elles matériellement ? Que contiennent les correctoires, ces recueils de notes de critique textuelle élaborés au cours du XIIIe siècle ? Le texte biblique a-t-il connu, à l’instar du texte hébreu dit massorétique, une normalisation ? Est-il possible de discerner un texte « parisien » typique ?

Autant de questions sur lesquelles Gilbert Dahan se penche, en explorant les textes en leurs innombrables variations. Il mobilise pour cela son immense érudition et son impeccable méthodologie. Un quart de siècle après son Exégèse chrétienne de la Bible en Occident médiéval, voici une nouvelle synthèse, magistrale.

Directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EPHE, désormais retraité, Gilbert Dahan a publié de nombreux travaux de référence, notamment L’exégèse chrétienne de la Bible en Occident médiéval (XIIe-XIVe s.) et Lire la Bible au Moyen Âge (2 vol.).

Gilbert Dahan, La Bible latine du XIIIe siècle, Paris, Éditions du Cerf, 2025 ; 1 vol., 240 p. (Patrimoines thomistes). ISBN : 978-2-20417-079-6. Prix : € 25,00.

Source : Éditions du Cerf

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Bourse – János Bak Research Fellowship

The János Bak Research Fellowship board offers awards of 2000 EUR each to support study in one of the medieval tracks in Historical Studies at CEU. This grant was established in honor of Professor János M. Bak (1929-2020) (click here for a podcast recorded with Prof. Bak). The funding is intended to cover part of the costs associated with studying in Vienna for any applicant with a particular interest in the medieval and early-modern history of Central, East-Central and Eastern Europe. Award-winners in the 2-year program will have their awards renewed for the second year of study, subject to the successful defense of the thesis prospectus and a GPA above 3.75.

Application process:

– A completed application for either the one-year or two-year MA program in Historical Studies, Late Antique and Medieval track (proof of submitted application necessary)

– A letter (up to 300 words) explaining the applicant’s interest in the history of medieval Central, East-Central and Eastern Europe, and how they are going to make it part of their studies at CEU. This may include plans for the MA thesis topic.

– A short CV (can be the one submitted as part of the CEU application)

Please submit all documents to bakfellowship@ceu.edu

Application deadline

February 9, 2026. The successful applicants will be informed in April 2026.

Contact

Professor Emilia Jamroziak, the Chair of the Board of the János Bak Fellowship Board: emilia.jamroziak@amu.edu.pl.

Source : Central European University

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Appel à contribution – Au-delà de la mimesis : représenter l’invisible au Moyen Âge

Dix-septièmes rencontres GRIM-Imago
Jeudi 28 mai 2026
Institut national d’histoire de l’art
Appel à communication

Le GRIM – Groupe de Recherches en iconographie médiévale – est un collectif académique, fondé par Christian Heck, s’intéressant à l’analyse et l’interprétation des œuvres du Moyen Âge, mais aussi aux corpus et bases d’images qui les rendent possibles. Il est dorénavant lié à IMAGO, association d’historiens de l’art sise au CESCM de Poitiers, et porté par un comité scientifique (Mathieu Beaud, MCF, Université de Lille/IRHiS ; Bertrand Cosnet, MCF, Université de Lille/IRHiS ; Charlotte Denoël, Conservatrice en chef, BnF, département des manuscrits/Centre Jean Mabillon ; Anne-Orange Poilpré, PR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/HiCSA ; Cécile Voyer, PR, Université de Poitiers/CESCM ; Ambre Vilain, MCF, Université de Nantes/LARA).

Le GRIM organise des conférences ponctuelles (Les rencontres Imago, au CESCM de Poitiers) et des journées d’études (à l’Institut national d’histoire de l’art, à Paris), ouvertes à toutes et tous.

Une place privilégiée est accordée aux interventions des jeunes chercheuses et chercheurs (dès le Master 2).

Les communications durent 20 mn. Elles sont dédiées aux questions de méthodologie et d’historiographie et non à la présentation générale des fruits d’une recherche. Elles éviteront les longues descriptions énumératives, pour se concentrer sur des dossiers précis, et s’attacheront à en expliciter les cadres théoriques.

Faut-il nécessairement figurer pour produire du sens au Moyen Âge ? Si l’image narrative occupe une place centrale dans l’art de cette période, les stratégies visuelles sont en réalité beaucoup plus diverses et recourent souvent à des procédés permettant la représentation d’une idée par une forme non mimétique. Le caractère fondamentalement imparfait de la figuration dans le contexte d’un monothéisme révélé (Christianisme, Judaïsme, Islam) engage par lui-même une interrogation sur la façon d’évoquer par l’image le monde créé et le spirituel. Dans la culture chrétienne, où la représentation de Dieu et des histoires sacrées est centrale, la géométrie et les assemblages chromatiques permettent de renvoyer à des concepts, des états ou des réalités spirituelles, permettant une visio intellectualis du Verbe divin. Cette dialectique de la forme à l’esprit se construit par un cheminement de la vision sensible à la contemplation spirituelle, témoignant de l’existence d’une pensée visuelle passant par la forme non narrative.

Refuser de figurer la Création pour des raisons théologiques stimule certaines démarches artistiques. Pensons à la place privilégiée donnée à l’ornement et au signe graphique dans l’art islamique. Là, le décor végétal, l’arabesque ainsi que l’utilisation de formes géométriques et de champs chromatiques, convoquent des réalités conceptuelles ou spirituelles considérées comme irreprésentables et ne pouvant donc être restituées par l’imitation du monde naturel ou de la figure humaine. Pour le monde juif, des jeux de formes communiquent du sens et renvoient à une abstraction conceptuelle : celle de la perfection de Torah, par exemple, ou celle d’une substance supranaturelle. Il s’agit d’un geste artistique permettant de rendre présent ce qui ne peut être visualisé.

Depuis les travaux pionniers d’Oleg Grabar sur l’art islamique (The Mediation of Ornament, 1992, trad. L’ornement : formes et fonctions dans l’art islamique, 1996), l’ornement médiéval a retrouvé sa signification entière, débarrassé d’une approche réduite à des considérations strictement stylistiques ou formalistes. Plus récemment, Gülru Necipoğlu a abordé ces questions selon une perspective globale (G. Necipoğlu, A. Payne éd., Histories of Ornament : From Global to local, 2016). Pour l’occident carolingien, Jean-Claude Bonne (« Les ornements de l’histoire », Annales ESC, 51, 1, 1996, p. 37-71) a réévalué la fonction de ce qu’il nomme l’ornemental comme opérateur d’une pensée de l’ordre, élucidant les rapports entre les parties d’une image et permettant un fonctionnement harmonieux, suivant la définition de l’ornatus par Isidore de Séville. L’ornement apparaît désormais comme une composante essentielle de la spiritualité médiévale, qui remplit des fonctions précises et participe d’une forme de théologie visuelle (É. Palazzo, Broder la splendeur : la théologie chrétienne de l’ornement dans l’Antiquité et le haut Moyen Âge, 2024).

L’historiographie a récemment interrogé ces modalités du discours visuel, en particulier Elina Gertsman qui, dans des travaux récents (Gertsman (éd)., Abstraction in Medieval Art : Beyond the Ornament, 2021), analyse ce qu’implique le fait de suspendre la figuration et la façon dont le sens se recompose en dehors de ce périmètre. L’ouvrage co-écrit avec Vincent Debiais (L’hypothèse abstraite. Ecart, excès d’image au Moyen âge, 2025) saisit la tension entre mimesis et abstraction – abstractio – pour définir une catégorie singulière de la pensée judéo-chrétienne de l’image médiévale. Figuration et non-figuration fonctionnent ensemble de manière dynamique pour composer un langage visuel permettant de mieux accéder à l’idée de Dieu. Pour le monde islamique, Finbarr Barry Flood (« Islam and Image. Paradoxical Histories », 2022 ; « Sign of silence. Epigraphic Erasure and the Image of the Word », 2019) apporte les principaux éléments d’une réflexion sur le décor et la représentation dans un cadre normatif qui exclut la figuration, mais où de nombreuses exceptions, en marge des lieux de culte, témoignent d’un intérêt pour l’image, d’une interrogation sans cesse posée sur ce qui relève ou non de l’idolâtrie. Avinoam Shalem (Gazing Otherwise: Modalities of Seeing in the Medieval Islamic Cultures, O. Bush, A. Shalem éd., 2015), dont le travail porte sur les interactions entre Islam et christianisme, s’attache également à interroger les modalités du visuel et du regard à la convergence de ces mondes.

Enfin, de remarquables initiatives muséographiques ont également exploré les passerelles possibles entre des expérimentations contemporaines tenant de l’abstraction et les approches médiévales de l’image et du signe. L’exposition Make it New. Conversation avec l’art médiéval (Ch. Denoël, J. Dibbets et E. Verhagen, BnF, 2018) mettait en dialogue les pages enluminées du In laudibus sanctae crucis de Raban Maur avec des installations et œuvres d’artistes vivants. L’ouvrage collectif du même titre prolonge cette enquête (L’art médiéval est-il contemporain ? Is Medieval Art Contemporary ?, 2022). En 2019 et 2020 à Poitiers, l’exposition L’art médiéval est-il contemporain ? Acte IV, organisée par Cécile Voyer, à partir de manuscrits médiévaux enluminés abordait cette mise en regard avec l’art d’aujourd’hui, autour de thématiques telles que la puissance du signe, la rhétorique de la couleur, la matérialité, la performance.

Comment l’art médiéval, à travers tous ses horizons culturels et religieux, a-t-il produit des formes qui s’émancipent de la narration et de la ressemblance sans renoncer à la signification ? La compréhension de ces formes, comme celle des ornements et de la couleur, peut-elle s’appuyer sur les méthodologies traditionnelles de l’étude iconographique ? Ne faut-il pas plutôt réconcilier l’abstrait et le figuratif, la forme et la figure ? Les dispositifs géométriques, chromatiques ou scripturaux, tout comme certaines formes de stylisation ou de schématisation, seront envisagés comme autant de moyens de rendre visible l’invisible, de faire advenir une image conceptuelle ou spirituelle. L’enjeu est moins de transposer à la période médiévale la catégorie moderne d’« abstraction » que d’en repenser les conditions de possibilité à la lumière des conceptions médiévales du signe, de la matière et du sens. Doit-on opposer, ou même distinguer la figuration et la narration et les démarches visuelles qui s’en émancipent ? Cette réflexion sur les limites de la mimesis interroge-t-elle aussi l’héritage artistique gréco-romain ?

Les communications proposées devront contribuer à explorer ces questions en s’appuyant sur l’analyse d’œuvres issues des différentes aires culturelles du Moyen Âge, du IVᵉ au XVᵉ siècle. On pourra s’attacher, par exemple, aux tensions entre image et parole révélée, entre forme sensible et contenu théologique, ou encore à la manière dont les représentations et les choix matériels participent d’une expérience de la présence spirituelle. En articulant les dimensions conceptuelles, formelles et techniques de de l’image, cette rencontre souhaite ouvrir une réflexion transversale sur les modes de figuration du non-figurable dans les cultures visuelles médiévales.

Les propositions de communications (3000 signes maximum), accompagnées d’un CV, sont attendues jusqu’au vendredi 27 février 2026, à l’adresse suivante : imago.grim.contact@gmail.com

Une réponse sera donnée à la fin du mois de mars 2026 au plus tard.

Le programme définitif sera diffusé par mail et réseaux sociaux, également disponible sur

le Carnet Hypothèse du GRIM-Imago : https://grimimago.hypotheses.org/ 

le site du CESCM : https://cescm.labo.univ-poitiers.fr/la-formation/grim-imago/

L’accès aux Rencontres du GRIM est largement ouvert : les intervenant.e.s sont prioritairement de jeunes docteur.e.s, étudiant.e.s en doctorat ou en Master 2. Les étudiant.e.s en Licence et en Master sont cordialement invité.e.s à venir assister aux rencontres.

Le GRIM ne disposant d’aucun budget, il sera nécessaire de s’adresser aux centres de recherche de rattachement pour une éventuelle prise en charge des frais.

Le comité scientifique du GRIM-IMAGO

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Au-delà de la mimesis : représenter l’invisible au Moyen Âge