Appel à contribution – Literary, religious and manuscript cultures of the German-speaking lands: a symposium in memory of Nigel F. Palmer (1946-2022)

What: Literary, religious and manuscript cultures of the German-speaking lands: a symposium in memory of Nigel F. Palmer (1946-2022)

When: 19/20 May 2023

Where: Oxford, Bodleian Library, Taylor Institution Library, St Edmund Hall

To celebrate the life and scholarship of Nigel F. Palmer, Professor of German Medieval Literary and Linguistic Studies at the University of Oxford, we invite expressions of interest from those who wish to honour his memory with an academic contribution to speak at a symposium in Oxford that is to take place 19-20 May 2023. Presentations of twenty minutes’ length are sought. They should speak to an aspect of the wide spectrum of Nigel’s intellectual interests, which ranged extensively within the broad scope of the literary and religious history of the German- and Dutch-speaking lands, treating Latin alongside the vernaculars, the early printed book alongside the manuscript, and the court and the city alongside the monastery and the convent. His primary intellectual contributions were methodological rather than theoretical, and he brought together a study of the book as a material object with the philological and linguistic discipline of the Germanophone academic tradition.

The first session planned for the afternoon of Friday 19 May will take place consequently in the Weston Library, and will consider the manuscript cultures of the German-speaking lands; presentations may take a workshop format, and may – though need not – focus upon one or more manuscripts in the Bodleian collections. The second and third sessions will take place on Saturday 20 May in the Taylorian Library, and will consider the religious and literary history of the German-speaking lands in relation to the questions, issues and working methods central to Nigel’s published scholarship.

We would request expressions of interest, of not more than one full page, to be received by 11 November 2022, to be sent to Stephen Mossman. We ask in advance for the understanding of all who submit that we anticipate receiving many more expressions of interest than we can accommodate within the schedule. A reception will be held at St Edmund Hall on the Saturday afternoon, to which all are cordially invited and welcome, followed by a dinner in College. Those planning to attend are advised to reserve accommodation in good time, e.g. via universityrooms. We hope to secure funding to support early career researchers in attending the symposium, but anticipate that participants will need to cover their travel and accommodation expenses. Details of the symposium and registration will be available through the Faculty of Medieval and Modern Languages web-site in early 2023.

For the organising committee: Racha Kirakosian, Henrike Lähnemann, Stephen Mossman, Almut Suerbaum

Image: Nigel F. Palmer studying the facsimile of the Osterspiel von Muri on the gallery of the Taylor Institution Library. Photograph by Henrike Lähnemann

Source : Oxford Medieval Studies

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Publication – Laurent Olivier et Mireille Séguy, « Le passé est un événement. Correspondances de l’archéologie et de la littérature »

Pour quelles raisons s’intéresser à des époques révolues, et dans quel but ? Quel sens le passé peut-il prendre pour le présent à partir duquel nous le percevons ? Passé et présent sont-ils séparables l’un de l’autre et occupent-ils vraiment une place fixe dans le temps ?

À partir de ces questions, qui ont affaire avec la temporalité de la mémoire, deux approches différentes du passé lointain entrent en dialogue : celle d’un archéologue et celle d’une spécialiste de littérature médiévale. Tous deux s’ouvrent aux surprises des correspondances inattendues, et apparaît soudain, sous nos yeux, la manière même dont le passé se manifeste : en faisant événement dans le monde où nous vivons.

Laurent Olivier est Conservateur général du Patrimoine, chargé des collections d’archéologie celtique et gauloise au Musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

Mireille Séguy est Professeure de littérature du Moyen Âge à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

Informations pratiques :

Laurent Olivier et Mireille Séguy, Le passé est un événement. Correspondances de l’archéologie et de la littérature, Paris, Éditions Macula, 2022 ; 1 vol., 156 p. (Anamnèses. Médiéval/Contemporain). ISBN : 978-2-86589-142-9. Prix : € 16,00.

Source : Éditions Macula

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Publication – « Les cisterciens et l’eau. Hommage à Paul Benoit »

Paul Benoit a commencé sa carrière universitaire dans les années 1970 et a consacré une bonne partie de ses recherches aux cisterciens. Les moines blancs sont au centre de sa réflexion sur le monde médiéval. Les lecteurs trouveront dans ce numéro spécial de la revue « Cîteaux. Commentarii cistercienses » (2020, t. 71), des articles sur des thématiques chères à Paul Benoit autour de l’hydraulique cistercienne. Ce volume lui rend hommage et accueille ainsi 24 contributions émanant de ses amis et disciples, spécialistes internationaux des cisterciens.

Table des matières :

Alexis Grélois et Benoît Rouzeau, Présentation

Benoît Rouzeau, Paul Benoit et les Cisterciens, de l’histoire des techniques à l’économie. Bibliographie de Paul Benoit

Eric Delaissé et Pierre-André Burton, Dans les méandres sinueux de la symbolique de l’eau. Brève enquête dans les sources narratives cisterciennes des XIIe et XIIIe siècles

Marlène Helias-Baron, Les acquisitions d’eau et de droits sur l’eau dans les actes des quatre premières filles de Cîteaux au XIIe siècle

Gilles Rollier, Les implantations cisterciennes entre tradition bénédictine et innovation

James Bond, Cistercian Water Management in the Late Middle Ages: Evidence from South- Western Britain

Glyn Coppack and Stuart Harrison, The origins of the wall lavatorium and the growing significance of piped water in English Cistercian houses

Fernando Miguel Hernández, Hortensia Larrén Izquierdo y Leocadio Peláez Franco, Análisis arqueológico de la red hidráulica del monasterio de Moreruela (Zamora) en el contexto de los estudios hidráulicos monásticos cistercienses en España

Nathalie Bonvalot et Benoît Chauvin, Abbaye de Balerne, site unique, hydraulique élémentaire

Virgolino Jorge, Os sistemas hidráulicos medieval e moderno da abadia de São João de Tarouca (Portugal)

Agnès Charignon et Vincent Ollive, Implantation et aménagements hydrauliques de l’abbaye cistercienne de Villers-Bettnach (Grand Est, France): résultats archéologiques, documentaires et géophysiques

Sheila Bonde, Stéphane Gaudefroy, Clark Maines, Entre l’Oise et la Folru : Bilan provisoire des recherches sur le réseau hydraulique de l’abbaye cistercienne d’Ourscamp

Marc Viré, Le grand logis des Bernardins à Paris : construire en ville en milieu humide

Fadila Hamelin, La gestion de l’eau dans les granges cisterciennes bretonnes

Erwan Madigand, Le patrimoine hydraulique de Boquen

Jean-Pierre Henri Azéma et Thomas Poiraud, Granges cisterciennes et aménagements hydrauliques. Prospections archéologiques dans la vallée de la Serre (Aveyron, France)

Karine Berthier, L’abbaye de Cîteaux et la maîtrise de l’eau, XIIe-XVIIIe siècles. Moulins et cours d’eau

Dietrich Lohrmann, Premières observations sur les cisterciens et l’eau en Beauvaisis

Antonio Maduro, Hydraulique planning and irrigation in the lands of the Monastery of Alcobaça. Management and conflict (17th – 19th centuries)

Alain Douzou, L’abbaye de Silvanès et la promotion du thermalisme aux XVIIe et XVIIIe siècles

Bernard Léchelon, Le problème de l’exhaure dans les mines de l’abbaye de Sylvanès au XIIIe siècle

Danielle Arribet-Deroin, Représentation et réalité des forge et fourneaux de Moulin Martin et Mieslot (Franche-Comté), à l’occasion du conflit entre l’abbé de Bellevaux et la dame de la Roche en 1647

Christian Bou, La métallurgie à Auberive. État de la question et découvertes récentes

Denis Eve, De l’eau pour le fer : Impact du procédé indirect sur le patrimoine sidérurgique et hydraulique des abbayes de Clairvaux, d’Auberive et de La Crête de la fin du XVe à la fin du XVIIe siècle

François Blary et Anne-Marie Flambard Héricher, La forge médiévale retrouvée et l’abbaye cistercienne de Preuilly… Ou le rêve de Paul

Source : Arccis

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Appel à candidature – Appel à candidature « Chercheurs invités » ERC AGRELITA / Call for applications « Visiting researchers » ERC AGRELITA 2023

English version below

Dans le cadre du Projet ERC Advanced Grant AGRELITA n° 101018777, « The reception of ancient Greece in pre-modern French literature and illustrations of manuscripts and printed books (1320-1550): how invented memories shaped the identity of European communities », dirigé par Prof. Catherine Gaullier-Bougassas (Principal Investigator), des résidences de chercheurs invités sont à pourvoir.

Le projet et son équipe sont présentés sur le carnet Hypothèses : https://agrelita.hypotheses.org/

Cet appel à candidature s’adresse à toute personne, française ou étrangère, titulaire d’un doctorat en lettres, histoire de l’art ou histoire, dont les travaux portent sur l’histoire du livre, l’histoire culturelle et politique, les visual studies ou encore les memory studies, et dont les compétences, enfin, sont complémentaires à celles de l’équipe. En effet, le but de ces résidences est d’ouvrir les réflexions menées par l’équipe, d’élargir son activité scientifique par une interaction avec d’autres chercheurs et d’autres universités. Les chercheurs invités auront quant à eux l’opportunité exceptionnelle de participer à un projet d’ampleur, de mener des activités au sein d’une équipe dynamique dont les activités sont très variées et au sein de l’Université de Lille et du laboratoire ALITHILA où exercent de nombreux spécialistes du Moyen Âge et de la Renaissance, et de publier dans un cadre prestigieux.

Le projet AGRELITA est basé à l’Université de Lille. Situé dans le nord de la France, Lille est une ville au cœur de l’Europe : 35 mn de Bruxelles, 1 h de Paris, 1 h 20 de Londres ou encore 2 h 40 d’Amsterdam et 2h30 d’Aix la Chapelle. Résider dans cette métropole offre la possibilité de découvrir le riche patrimoine médiéval des Flandres et d’effectuer des recherches dans les bibliothèques, musées et archives avoisinants, aux très riches fonds patrimoniaux (Lille, Saint-Omer, Valenciennes, Boulogne-sur-Mer, Cambrai, Arras, Bruxelles).

Projet ERC Advanced Grant AGRELITA

L’histoire de la réception de la Grèce antique en Europe occidentale pré-moderne s’est concentrée jusqu’ici presque exclusivement sur la transmission des textes de l’Antiquité grecque. Pourtant, bien avant la renaissance de l’enseignement du grec, de nombreux ouvrages vernaculaires, souvent illustrés, contenaient des représentations élaborées de la Grèce antique. AGRELITA étudie un large corpus d’œuvres littéraires de langue française (historiques, romanesques, poétiques, didactiques) produites de 1320 à 1550 en France et en Europe, avant les premières traductions directes du grec au français, ainsi que les images offertes par leurs manuscrits et livres imprimés. L’examen de ces œuvres et de leurs illustrations (dialogue du texte et de l’image et pouvoirs spécifiques de chacun) permet d’analyser les représentations de la Grèce antique dans la perspective encore inexplorée de l’élaboration d’une nouvelle mémoire culturelle. Elles sont ainsi étudiées en lien avec leur contexte politique, social et culturel, ainsi qu’en lien avec les œuvres des littératures européennes proches et leurs illustrations. Se situant aux frontières des études littéraires, de l’histoire du livre et de l’histoire de l’art, des visual studies, de l’histoire culturelle et politique et des memory studies, AGRELITA propose une réévaluation du rôle joué par la Grèce antique dans les processus de formation des identités en Europe occidentale. Le projet vise également à contribuer à une réflexion générale sur la formation des mémoires, des héritages et des identités.

Missions des chercheurs invités

Le projet ERC Advanced Grant AGRELITA est financé pour cinq ans (2021-2026) et dispose d’un budget dédié à l’accueil de chercheurs invités. Il est basé à l’Université de Lille, dans la faculté des Humanités (https://humanites.univ-lille.fr/) et le laboratoire ALITHILA (Analyses littéraires et histoire de la langue), domiciliés sur le campus Pont de Bois à Villeneuve d’Ascq. Les séjours peuvent être d’une durée de 4 à 6 semaines, et en 2023 pourront avoir lieu en mai-juin, ou entre mi-septembre et fin novembre.

Les chercheurs invités travailleront avec la Principal Investigator, les quatre post-doctorantes, la project manager et les chercheurs associés.

Les chercheurs invités s’engageront à produire une recherche pour le projet. Il s’agira de :

  • rédiger un article de 50 000 signes qui paraîtra dans l’un des volumes ERC AGRELITA chez Brepols publishers, ou dans l’un des dossiers publiés en revues 
  • présenter le sujet de l’article ou un autre sujet lié à AGRELITA lors d’une séance du séminaire de l’équipe
  • contribuer à l’alimentation du carnet Hypothèses : https://agrelita.hypotheses.org/

Les axes de recherche du projet pour l’année 2023 sont «  Créer une mémoire de la Grèce antique », « Inventions de mythes d’origine grecque » :

Voir le site : https://agrelita.hypotheses.org/

Conditions de défraiement des frais de mission

Les chercheurs invités seront défrayés sous la forme de frais de mission, sur la base d’un montant forfaitaire de 2000 euros maximum par mois, pour les frais de résidence à Lille, à partir de leurs justificatifs (logement, repas et transport dans la région Nord). Un montant forfaitaire maximal de leurs frais de voyage entre la résidence d’origine et Lille (pour le voyage d’aller et de retour) s’ajoutera à ce forfait :

– 400 € pour un voyage depuis un pays européen (sur la base de justificatifs) ;

– 800 € pour un voyage depuis un pays hors Europe (sur la base de justificatifs)

 Le défraiement se fera à l’issue de la mission. AGRELITA ne s’occupera pas des démarches de visas.

L’Université de Lille possède un partenariat permettant de louer des studios à la Résidence Universitaire Reeflex : https://reeflex.univ-lille.fr/chercheur ; ainsi qu’à la Maison Internationale des Chercheurs : https://www.crous-lille.fr/logements/maison-internationale-etudiants-chercheurs/ . Les chercheurs invités peuvent en faire la demande et l’équipe AGRELITA se chargera de les aider pour la réservation, dans la limite des places disponibles.

Modalités pour candidater

Le dossier de candidature doit comporter les pièces suivantes :

  • Le formulaire de candidature, comportant les dates du séjour pour l’année 2023 (dans les périodes indiquées plus haut)
  • Un projet de recherche (2 pages) en lien avec les thématiques des sujets traités par l’équipe AGRELITA durant ce séjour, à partir duquel le/la chercheur entend rédiger l’article demandé, à rendre à la fin du séjour. Le titre provisoire de l’article est exigé.

Nous vous prions d’envoyer votre candidature au format PDF aux adresses suivantes : catherine.bougassas@univ-lille.fr et erc-agrelita@univ-lille.fr Les dossiers peuvent être soumis avant le 1 février 2023 pour les séjours en mai et/ou juin, et avant le 20 avril 2023 pour les séjours d’automne

Pour plus d’informations sur l’ERC AGRELITA, voir : https://agrelita.hypotheses.org/

The ERC Advanced Grant AGRELITA Project n° 101018777, “The reception of ancient Greece in pre-modern French literature and illustrations of manuscripts and printed books (1320-1550) : how invented memories shaped the identity of European communities”, directed by Prof. Catherine Gaullier-Bougassas (Principal Investigator), opens guest researchers residences.

The Hypotheses academic blog presents the project and its team : https://agrelita.hypotheses.org/

This call for applications is open to anyone, of French or foreign nationality, who holds a PhD in literature, art history, or history, whose work focuses on the history of books, cultural and political history, visual studies, or memory studies, wherein the competence and project are deemed to be complementary to the ones of the AGRELITA team.

These residencies indeed aim to open the reflections carried out by the team, to enhance its scientific activity through interactions with other scholars and other universities. The guest researchers will have the exceptional opportunity to contribute to a major project, to work with a dynamic team that conducts a wide range of activities at the University of Lille and within the research laboratory ALITHILA where many Medieval and Renaissance times specialists work, as well as to publish in a prestigious setting.

The AGRELITA project is based at the University of Lille. Located in the north of France, Lille is a city in the heart of Europe : 35 minutes from Brussels, 1 hour from Paris, 1 hour 20 minutes from London, 2 hours 40 minutes from Amsterdam, and 2 hours 30 minutes from Aachen. Residing in this metropolis offers the chance to discover the rich medieval heritage of Flanders and to carry out research in nearby libraries, museums, and archives, with very rich collections (Lille, Saint-Omer, Valenciennes, Boulogne-sur-Mer, Cambrai, Arras, Brussels).

The ERC Advanced Grant AGRELITA Project

Until now the reception history of ancient Greece in pre-modern Western Europe has focused almost exclusively on the transmission of Greek texts. Yet well before the revival of Greek teaching, numerous vernacular works, often illustrated, contained elaborate representations of ancient Greece. AGRELITA studies a large corpus of French language literary works (historical, fictional, poetic, didactic ones) produced from 1320 to the 1550s in France and Europe, before the first direct translations from Greek to French, as well as the images of their manuscripts and printed books. These works and their illustrations – exploring texts/images interactions as well as the distinctive impact they have – show representations of ancient Greece we can analyze from a perspective which has never been explored until now : how a new cultural memory was elaborated. AGRELITA thus examines this corpus linked with its political, social, and cultural context, but also with the literary and illustrated works of nearby countries from Europe. Situated at the crossroads of literary studies, book history and art history, visual studies, cultural and political history and memory studies, AGRELITA’s ambition is to explore how the role played by ancient Greece was reassessed in the processes of shaping the identity of European communities. The project also aims to contribute to a general reflection on the formation of memories, heritages, and identities.

Missions of visiting researchers

The ERC Advanced Grant AGRELITA Project is funded for five years (2021-2026) and has budgetary support available in order to invite researchers at the University of Lille (France), in the Faculty of Humanities (https://humanites.univ-lille.fr/), and attached to the ALITHILA laboratory (Literary Analyzes and History of Language), housed in the Pont de Bois Campus (Villeneuve d’Ascq). Stays may be 4 to 6 weeks length, and during the year 2023 may take place in May/June, or from September 15th until late November.

Visiting researchers will work with the Principal Investigator, the four post-docs, the project manager, and the associated researchers.

Visiting researchers undertake to produce research for the project during their stays in Lille as follows :

  • they will write one paper (which must not exceed 50 000 characters, including spaces) published in one of the volumes edited by ERC AGRELITA (Brepols ed.), or in one of the team’s files published in an academic journal
  • they commit to present the topic of the paper or another topic dealing with AGRELITA’s research during a seminar session organized by the team 
  • they will contribute to the Hypotheses academic blog : https://agrelita.hypotheses.org/

In 2023, the AGRELITA project will focus on both axis : « Creating a memory of ancient pasts : Choices, constructions, and transmissions from the 9th to the 18th Century », and « Inventions of Greek origin myths ». Please see our website : https://agrelita.hypotheses.org/

Conditions for defraying mission expenses

Visiting researchers will receive, in the form of mission expenses, a maximum fixed amount of 2000 euros per month, based on all necessary receipts of the costs of stay in Lille (accommodation, transport in the North region, and meal costs). A further maximum fixed amount is added to cover their travel expenses from their place of residence to Lille (round trip) :

– travel from a European country (based on proof of expenses) : 400 € ;

– travel from a country outside Europe (based on proof of expenses) : 800 €.

The expenses will be paid following the mission. AGRELITA will not arrange visas.

The University of Lille has a partnership that allows the rental of studios at the Reeflex University Residence : https://reeflex.univ-lille.fr/chercheur ; as well as at the International Research Residence : https://www.crous-lille.fr/logements/maison-internationale-etudiants-chercheurs/ . Visiting researchers can request this and the AGRELITA team will assist them to complete the reservation, subject to availability.

How to apply

The application file must include the two following documents :

– A completed and signed application form, including the dates of the stay for the year 2023 (between September 15th and late November)

– A scientific project (2 pages) the candidate will be working on during his stay, dealing with the AGRELITA team’s research, from which the researcher intends to write the required article, due at the end of the stay. The provisional title of the paper is required.

Please send your application in a PDF document to the following addresses : catherine.bougassas@univ-lille.fr and erc-agrelita@univ-lille.fr Application deadlines : by February 1st, 2023 – for stays in May and/or June –, and by April 20th, 2023 – for autumn stays.

For more information on the ERC AGRELITA Project, please see : https://agrelita.hypotheses.org/

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Appel à contribution – Langues et identité dans les récits d’origine du Moyen Âge

Université Savoie-Mont-Blanc
Laboratoire LLSETI
Journées d’étude du 3 et 4 avril 2023      

La question de la langue imprègne profondément les sociétés médiévales, qui – comme l’ont montré les études récentes – sont loin de se fondre dans la triade forgée par le XIXe siècle : un État, une nation, une langue[1]. En réalité, les royaumes, principautés et républiques médiévales sont marqués par le plurilinguisme, qu’il s’agisse du phénomène de diglossie – tension inhérente à l’utilisation d’une langue savante et liturgique (latin ou grec) d’une part et de la langue parlée d’autre part – ou de la cohabitation de différents groupes linguistiques. Toutefois, l’idéalisme médiéval n’admet pas toujours cette diversité. Isidore de Séville affirme qu’une langue correspond nécessairement à un peuple, tandis que les sources ne nous permettent qu’épisodiquement de saisir cette complexité.

L’association intime entre l’histoire et les peuples forme une des grandes caractéristiques de la période médiévale. La plupart du temps, les chroniques débutent par un récit expliquant les origines de la communauté : le mythe d’un ancêtre menant son peuple depuis une patrie ancienne vers une nouvelle terre promise. L’ascendance commune ne constitue toutefois pas la seule caractéristique de l’ethnicité. Par exemple, Réginon de Prüm (…915) distingue l’origine, les mœurs, les lois et enfin la langue comme éléments constitutifs d’un peuple.

Dans une large mesure, les historiens considèrent aujourd’hui que les peuples ou les nations du Moyen Âge sont des entités fondamentalement politiques. Quelle place peut alors occuper la langue dans leur définition ? Cette question a été étudiée, notamment en lien avec l’émergence d’un sentiment national, dans les derniers siècles du Moyen Âge. De nombreuses études, depuis deux décennies, portent ainsi sur le développement du vernaculaire dans les actes, la littérature ou la culture écrite dans son ensemble, signes de l’affirmation de langues nationales[2].

Les récits d’origine gardent toutefois une place de premier plan, tout au long du Moyen Âge, comme éléments constitutifs d’identité. L’attrait dans l’historiographie pour cette thématique ne faiblit pas, et le débat — loin de se limiter à une hypothétique opposition entre l’école de Vienne et l’école de Toronto — fait apparaître de nouveaux enjeux et de nouvelles analyses[3]. Cependant, la question de la langue semble parfois être quelque peu oubliée, alors qu’elle pourrait permettre de riches réflexions sur la question des identités politiques et nationales au Moyen Âge.

Ces journées d’étude ont pour but d’interroger le rôle de la langue — telle qu’elle peut apparaître dans les récits d’origine — comme facteur constitutif d’identité ethnique ou nationale. Quelle importance les chroniqueurs donnent-ils à la langue vernaculaire ? Est-elle un reliquat d’un passé barbare à rejeter ou, au contraire, est-elle l’affirmation d’une identité propre ? Dans les conceptions médiévales, un peuple correspond-il à une seule langue, ou peut-il être multilingue ? À partir du modèle de Babel, la langue est-elle perçue comme un élément d’unité ou comme un élément de division pour les chroniqueurs ?

Les communications pourront porter sur les thèmes suivants, sans s’y limiter :

  1. La langue comme élément concomitant à la création d’un peuple, notamment en lien avec l’épisode biblique de Babel.  
  2. L’usage des étymologies, parfois perçues comme une fantaisie médiévale, qui témoignent toutefois d’une réflexion linguistique originale.
  3. L’usage d’ethnonymes, de toponymes ou encore d’anthroponymes en langue vernaculaire, servant à s’approprier un territoire et un passé.
  4. La langue comme stratégie de distinction vis-à-vis d’autres entités politiques ou culturelles, qui peuvent apparaître comme menaçantes ou hégémoniques.  
  5. Les rapports entre l’oralité et l’écrit, la distance entre la culture intellectuelle et savante des chroniqueurs et les récits supposés oraux insérés dans les chroniques ; la fonction de la langue populaire dans les récits d’origine.

Les propositions de communication d’un maximum de 2500 signes sont à envoyer avant le 31 décembre 2022, à l’adresse suivante : marcin.kurdyka@univ-smb.fr. Les frais d’hébergement et de repas seront pris en charge par l’Université Savoie-Mont-Blanc.

Comité scientifique :

  • Magali Coumert, Université de Tours
  • Alban Gautier, Université de Caen Normandie
  • Marcin Kurdyka, Université Savoie-Mont-Blanc / Université de Varsovie
  • Tomasz Pełech, Université de Varsovie
  • Laurent Ripart, Université Savoie-Mont-Blanc

[1] A. Classen, M. Sandidge (éd.), Multilingualism in the Middle Ages and Early Modern Age, Berlin/Boston, 2016 ; G. Naegle, « Diversité linguistique, identités et mythe de l’empire à la fin du Moyen Age », Revue Française d’Histoire des Idées Politiques, 2012, n° 36, p. 253-279.

[2] E. Krotz, S. Müller, N. Kössinger, P. Rychterova (éd.), Anfangsgeschichten / Origin Stories. Der Beginn volkssprachiger Schriftlichkeit in komparatistischer Perspektive / The Rise of Vernacular Literacy in a Comparative Perspective, Leyde, 2018 ; S. Lusignan, La langue des rois au Moyen Age. Le français en France et en Angleterre, Paris, 2004.

[3] L. Brady, P. Wadden (éd.), Origin Legends in Early Medieval Western Europe, Leyde, 2022. Voir également les six volumes de la série Historiography and Identity, Turnhout, 2019-2022 et M. Coumert, Origines des peuples. Les récits du haut Moyen-Age occidental, 550-850, Paris, 2007.

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Conférence – Ingrid Falque, « Praying and Meditating With and Through Images in the Late Medieval Low Countries. The Case of Early Netherlandish Painting »

What did it mean to pray and to meditate with and through images in the late Middle Ages? In this lecture dedicated to early Netherlandish paintings, Professor Ingrid Falque will explore several artworks in which devotees (both lay and religious persons) are depicted in prayer:

By studying the visual strategies of these paintings alongside contemporary spiritual texts of the Low Countries, I will bring to light the strong convergences between late medieval pictorial and textual conventions related to spiritual progression. More precisely, in the first part of the lecture, I will try to demonstrate that the structuring of the pictorial space in paintings with devotional portraits leads to a complex interplay of differentiation, gradation or fusion between the sacred and secular zones and figures of the composition, a fact that is usually underestimated by art historians. In addition, I propose to explore some paintings with portraits of Carthusians monks in order to investigate the role of the cell as the solitary locus of Carthusian image-based meditative practices during the late Middle Ages. The Carthusians conceived the cell as a solitary but also a secret place, the only one in which they can achieve their purpose on life, that is contemplation of God. In order to facilitate their meditative practices, they could use devotional images. After focusing on Carthusian texts dealing with the importance of the cell in Carthusian spirituality, I consider the use and function of such images by Carthusian monks in their cells, in order to show that they can be seen as images of the monks’ soul ‘metaphorised’ into a cloister wherein they experience mystical union with God.

About the speaker:

Ingrid Falque is a Research associate (chercheuse qualifiée) of the Fonds National de la Recherche Scientifique (FNRS, Belgium) and Professor of history of medieval art at the Université catholique de Louvain. She is also co-director of the Centre for Early Modern Cultural Analysis (GEMCA, UClouvain) and member of the Royal Academy of Archaeology of Belgium. Her research focuses on the history, theories and practices of images, the relationships between art and spirituality and the attitudes towards devotional imagery and visual experience in Northern Europe during the late Middle Ages. She published several articles and edited volumes on these topics. Most recently, she published an article on the relationship between images and mysticism in the manuscripts of the Utrecht charterhouse (in « Mystic unterwegs », edited by B. Nemes) . Her book Devotional Portraiture and Spiritual Experience in Early Netherlandish Painting was published by Brill in 2019.

Informations pratiques :

19 October 2022 – 19 October 2022

5:00PM – 6:00PM

Online via Zoom.

Source : Durham University

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Appel à contribution – Blasphème

« Blasphème »
Séminaire de Questes
16 décembre 2022, 27 janvier et 17 février 2023

Dans le Roman de Renart, le goupil transforme une série de pets en un rosaire scatologique : « “Cis premiers, dist il, soit mon père ! /Et li autres soit por me mere /Et li tiers por mes bienfaiteurs /Et por trestous mes anciseeurs, /Et li quars soit por les gelines1” » – et la liste de s’allonger ainsi sur une dizaine de vers, avant que le personnage ne finisse tout simplement, à la fin de l’épisode, par dévorer son confesseur… Cette scène, particulièrement subversive vis-à-vis de la foi et de la religion, confère-t-elle au texte un caractère blasphématoire ? Si en 1997 Évelyne Birge-Vitz s’interrogeait sur ce point2, force est de constater que, du Roman de Renart à Dante en passant par Chaucer3, la question des énoncés ou des représentations irrévérencieuses à l’égard de l’Église et de ses officiants, de la divinité ou des pratiques religieuses continue de mériter d’être posée.

Pour autant, le blasphème ne relève pas seulement des études littéraires. De la classification et codification des « éléments de jurologie4 » à l’analyse pragmatique de l’« effet injure5 » ; de l’exploration méthodologique et théorique des degrés de gravité dans les imputations de blasphèmes dans la vie publique6 à l’analyse du dispositif de jugement spécifique de telles affaires7 ; de la réalisation d’audacieux travaux de synthèse à la production d’études plus circonstanciées dans l’espace et dans le temps8, le blasphème, enfin sorti des dictionnaires de théologie9, se révèle aussi, et peut-être surtout, un objet d’étude particulièrement prisé par les linguistes10, les anthropologues et les historiens du droit11 et des religions12.

La diversité des travaux et la pluralité de leurs perspectives prouvent que le blasphème constitue un objet à « forte vertu mobilisatrice » et à « contenu notionnel équivoque13 ». Malgré un certain consensus établi autour de la notion de transgression de normes gravitant autour du sacré et d’une interrogation autour du licite et de l’interdit, les définitions du blasphème varie en fonction des lieux et des périodes : prononcer le nom de Dieu ou l’invoquer en vain ; affirmer quelque chose de faux sur la divinité, l’insulter ou l’outrager, ainsi que ses représentants ; proférer dans un mouvement de colère un juron etc. La délimitation sémantique du mot blasphème n’est d’ailleurs elle-même pas stable vis-à-vis d’autres vocables que l’on juge souvent comme voisins (hérésie, apostasie, mécréance, idolâtrie, sacrilège etc.). Aux XIIe et XIIIe siècles, une période où les classifications structurées des « péchés de la langue14 » se multiplient, deux grandes conceptions du blasphème circulaient. L’une, ancrée dans la tradition augustinienne, met l’accent sur la dimension mensongère du discours et son caractère de fausseté ; l’autre, qui remonte à Haymon d’Auxerre, insiste sur la modélisation linguistique de l’insulte adressée à Dieu. Pierre de Lombard et Raoul Ardent s’inscrivent dans la première perspective lorsque Guillaume Peyraut privilégie la seconde15. Le blasphème a donc évolué dans ses significations comme dans ses pratiques, sa valeur ou encore sa portée au cours des siècles et selon les domaines depuis lesquels il est envisagé.

Tenir compte de l’« éclatement de la notion16 » s’avère primordial. En effet, selon l’angle abordé dans les études, la notion de blasphème prendra donc une forme différente, pouvant elle-même s’avérer blasphématoire ou non selon la norme imposée. Aussi, dans le but de rendre compte d’une définition aussi développée que possible, est-il judicieux d’analyser le blasphème comme un objet d’étude interdisciplinaire, intéressant l’histoire, le droit, la littérature, la linguistique, l’histoire de l’art etc.

Ce séminaire, qui propose globalement d’interroger les marges et la notion de frontière(s) (entre le licite et l’illicite, entre certains comportements et ce qui autorisé, préconisé ou banni par les croyances « officielles » etc.), s’intéressera aux réactions des acteurs dans leurs productions multiples (langagières, littéraires, épigraphiques, iconographiques etc.) face à l’imposition d’une norme institutionnelle (religieuse, juridique, politique etc.) – confrontation, transgression, contournement, acceptation, rejet… – et à leur réception par l’institution en question.

Les communications devront prendre en compte la diversité des pratiques comme celle des domaines qui peuvent entrer en jeux (ceux-ci ne sont pas simplement religieux, mais aussi juridiques, politiques, artistiques et littéraires) ; la multiplicité des périodes historiques (le blasphème ne connaît ni la même définition ni la même portée entre le Haut Moyen Âge, le Moyen Âge central et le Bas Moyen Âge ou l’époque moderne) ; la pluralité des traditions (savantes et « populaire » notamment, théologique et juridique etc.). Elles pourront respecter l’historicité de l’objet (en adoptant les catégories et les définitions médiévales) ou choisir de conserver une définition large et extensible du blasphème: interroger les textes ou l’iconographie médiévale à l’aune de la définition moderne de blasphème comme parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou tout ce qui est considéré comme sacré ; interroger les mouvements religieux que le centre conçoit comme hérétiques (cathares, albigeois, réformistes etc.) et qui considèrent eux-mêmes la norme dictée par l’institution comme « blasphématoire » ; interroger l’attitude des mystiques, des visionnaires ou des humanistes de la fin de l’époque médiévale… Outre l’étude de la dimension verbale du blasphème, on pourra donc englober celle d’un ensemble hétérogène de comportements jugés répréhensibles ou encore de croyances considérées comme déviantes.

Axes de réflexion possibles

– L’indétermination sémantique et la variété lexicale en fonction des langues : enjeu(x) et conséquence(s) d’une désignation.
– La diversité des pratiques : énoncés et discours; représentations littéraires et iconographiques ; comportements connexes (sacrilège, hérésie, idolâtrie etc. : une étude depuis un prisme intérieur comme extérieur des normes centrales est possible).

– L’intentionnalité (de l’œuvre, des auteurs, des lecteurs) : les effets visés/produits (en quoi le blasphème peut-il par exemple être un ressort puissamment comique, parodique, satirique ?)
– L’évolution des pratiques : possibilité d’une étude transnationale (toutefois limitée à l’Occident médiéval) ou transhistorique (du Haut Moyen Âge au XVIe siècle).

– Le processus de conversion, où le blasphème, appréhendé différemment dans ce contexte, est accepté dans le comportement des néophytes ou des païens.
– Le soutien et l’opposition aux mystiques et/ou aux personnes critiquant les attitudes de la papauté des XIVe au XVIe siècles. En fonction d’où l’on se place, chacun est susceptible de recevoir le titre de « blasphémateur ».

– Les témoignages de sainteté perçus comme des blasphèmes par les autorités.

Conditions de soumission

Cet appel à communication s’adresse aux étudiant.e.s de master, de doctorat et aux jeunes chercheur.se.s en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, limitées à 300 mots et à une courte bibliographie, seront accompagnées d’une mention du sujet de mémoire et/ou de thèse du.de la candidat.e. Elles devront être envoyées aux organisatrices à l’adresse suivante : questes.blaspheme2022@gmail.com avant le 4 novembre 2022, en vue d’une présentation de vingt minutes durant l’une des trois séances du séminaire, qui se tiendront les 16 décembre 2022, 27 janvier et 17 février 2023 à la Maison de la Recherche (28 rue Serpente, 75006 Paris), et d’une publication dans la revue de l’association (questes.revues.org). Les candidat.e.s devront solliciter leur laboratoire ou leur école doctorale pour la prise en charge des frais de déplacement. En cas de difficulté pour le transport ou l’hébergement, les personnes concernées peuvent néanmoins solliciter les organisatrices.

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Publication – Nicolas Barla, « Pour la necessitet du povre peuple. La gestion des crises alimentaires à Lille et Mons au XVe siècle »

Face aux crises alimentaires qui affectent les Pays-Bas méridionaux au XVe siècle, les gouvernements des villes déploient des politiques d’intervention d’une grande complexité. Une analyse approfondie des cas de Lille et Mons permet de questionner les logiques qui sous-tendent ces politiques. Quels groupes sociaux bénéficient véritablement des mesures publiques ? Quelles sont les contraintes techniques, administratives et diplomatiques qui pèsent sur le choix des décideurs ? Quelles priorités politiques guident les décisions des gouvernements urbains ?

Docteur en Histoire à l’Université libre de Bruxelles, Nicolas Barla est l’auteur d’une thèse sur l’histoire de la gestion des crises alimentaires dans les Pays-Bas méridionaux aux XIe-XVe siècles. Il travaille aujourd’hui sur les enjeux mondiaux de la transition agricole pour le compte de SOS Faim.

Informations pratiques :

Nicolas Barla, Pour la necessitet du povre peuple. La gestion des crises alimentaires à Lille et Mons au XVe siècle, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2022 ; 1 vol., 590 p. (Mémoires). ISBN : 978-2-8031-0854-1. Prix : € 45,00.

Source : Académie royale de Belgique

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Cycle de conférences – Jeffrey Hamburger, « Diagrams in Medieval Art and Thought »

The British Library is delighted to announce the 2022 Panizzi Lecture series which will be given by Jeffrey Hamburger on Drawing Conclusions: Diagrams in Medieval Art and Thought.

Diagrams constitute an omnipresent feature of medieval art and thought. From Antiquity onwards, the forms and procedures of geometric reasoning held a privileged place in the pursuit of truth, the understanding of which remained closely linked to ideals of beauty and perfection.

Drawing on the collections of the British Library, whose holdings provide virtually comprehensive coverage of all ramifications of the diagrammatic tradition, this series of lectures examines the practical, theoretical and aesthetic dimensions of medieval diagrams as matrices of meaning and patterns of thought informing diverse areas of medieval culture.

The lectures will be held in person at the British Library and also live streamed, thanks to the generosity of Jonathan A. Hill, Bookseller.

  • Lecture 1 : 24th October 2022. Maps of the Mind: Diagrams Medieval and Modern.
  • Lecture 2 : 27th October 2022. The Codex in the Classroom: Practical Dimensions of Medieval Diagrams.
  • Lecture 3: 1st November 2022. Poetry, Play, Persuasion: The Diagrammatic Imagination in Medieval Art and Thought. Followed by a drinks reception.

Booking is free but required for both in person and online attendance.

For more information and for bookings click here.

Jeffrey F. Hamburger’s research focuses on the art of the High and later Middle Ages. He is the Kuno Francke Professor of German Art & Culture at Harvard University. Beginning with his dissertation on the Rothschild Canticles (Yale, 1987), his scholarship has focused on the art of female monasticism, culminating in an international exhibition Krone und Schleier (Crown and Veil), 2005. Professor Hamburger holds a B.A. and Ph.D. in Art History from Yale University. He previously held teaching positions at Oberlin College, University of Toronto and has been a guest professor in Zurich, Paris, Oxford and Fribourg.

Source : Medieval Art Research

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Séminaire – La Fabrique de l’Art

La fabrique de l’art recommence pour une nouvelle saison. Cette deuxième saison s’intéresse aux sources et aux écrits relatifs à la couleur et à la description des matériaux de la couleur.
Dès l’Antiquité, on les trouve sous la forme d’ouvrages à caractère théorique ou encyclopédique (telle l’oeuvre de Pline l’Ancien) ou de quelques témoignages anciens. C’est principalement à partir du Moyen-Âge que la littérature dite des recettes artistiques connaît un développement sans précédent. En parallèle de certaines œuvres désormais bien connues, telles que le Traité de Théophile ou le Libro dell’arte de Cennini, des centaines de réceptaires, principalement anonymes, ont été mis au jour. L’étude de ce vaste corpus permet de documenter un large horizon de pratiques artistiques, depuis le bas Moyen-Âge, jusqu’à la fin des Temps Modernes au moins. S’ajoutent les livres de secrets, les traités artistiques – plus largement diffusés par le biais de l’imprimerie, et les carnets d’artistes.

Au cours du séminaire, il sera permis de mieux envisager la diversité de ces sources, dans leurs formes et leurs propos. En présentant l’usage actuel qu’il peut en être fait dans le cadre de l’étude de la couleur et de ses matériaux, nous aborderons également leurs limites, de même que les prérequis nécessaires à l’exploitation pertinente de ces textes et les informations qu’ils sont susceptibles de nous fournir.

Le séminaire a lieu un mardi par mois, de 14h à 16h en salle Walter Benjamin, rez-de-chaussée de la galerie Colbert (2 rue Vivienne, 75001 Paris)

La première séance sera animée par Sylvie Neven, chercheuse indépendante, qui a créé et nous présentera la bas ColourContext mardi 11 octobre à 14h

Depuis l’Antiquité, des artistes, artisans et même de nombreux érudits ont consigné leurs connaissances des matériaux et des pratiques artistiques au sein de livres de recettes artistiques. Ces ouvrages se présentent sous la forme de listes d’instructions technologiques fournissant des informations sur diverses disciplines artistiques. La base de données Colour ConText a été élaborée en vue de faciliter la consultation et l’exploitation d’un large corpus de ces sources écrites : plus de 900 textes (5500 recettes transcrites) ont été mis au jour et analysés. La base de données peut ainsi être utilisée pour identifier l’utilisation de pratiques et de matériaux spécifiques et pour délimiter ceux-ci selon un cadre chronologique et géographique précis.
https://agenda.inha.fr/events/livres-de-recettes-projet-colour-context-database

La séance suivante sera animée par Nicole Blanc et Hélène Eristov, du laboratoire AOROC de l’ENS, sur le décor antique, le mardi 15 novembre à 14h
Les sources littéraires relatives au décor sont à chercher non seulement dans les ouvrages techniques, mais aussi dans des traités de rhétorique, des textes poétiques, hagiographiques, des correspondances etc. Le projet Dire le décor antique, réunissant philologues et archéologues, interroge la production artistique et artisanale à travers les textes du IIe s. av. jusqu’au VIIe s ap. J.-C. Ils abordent les questions techniques mais aussi la réception des oeuvres et les critères de jugement esthétique. Le discours sur les matériaux, leur coût, leurs usages, leur éclat doit être confronté aux vestiges, ce qui a été permis par les fouilles entreprises ces dernières décennies dans tout l’Empire romain et l’acquisition de nombreuses données sur les décors.

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