Publication – Yves Sassier, « Le prince et la loi en Occident »

Dans la Grèce d’il y a 2 500 ans, la loi n’a pas été conçue uniquement comme un outil du gouvernant pour transmettre ses ordres et interdits, puis sanctionner. C’est avant tout un référent qui légitime, encadre et contient les entreprises du détenteur du pouvoir. Le prince doit se soumettre à un ordre juridique qui le dépasse.

Au Moyen Âge, la redécouverte du corpus de droit romain hérité de l’empereur Justinien et des œuvres éthico-politiques d’Aristote modifie très profondément la réflexion sur la fin et les moyens du pouvoir : le prince est-il en mesure de déterminer de sa propre volonté le juste et le non-juste ? Doit-il reconnaître au peuple ou à une élite représentative la souveraineté dans la prise de décision ?

Explorant deux millénaires d’histoire de la loi dans notre civilisation européenne, l’auteur montre que la naissance de la règle écrite s’est presque aussitôt orientée vers la réalisation d’un « bien commun », dont le principal bénéficiaire serait la multitude des gouvernés. Cette approche de la loi variera au rythme des évolutions religieuses, socio-économiques, politiques et culturelles, avant le bouleversement absolutiste du XVe siècle.

Avant-propos

Chapitre I :  l’héritage gréco-romain de la légalité

I. Les origines grecques
A. L’éclosion d’une civilisation la loi
B. La loi : artifice et simple convention ou expression d’un juste absolu ? La pensée grecque et son prolongement romain

II. L’héritage de Rome
A. Lois, coutumes, édit du préteur au temps de la République
B. Du peuple législateur au prince législateur


Chapitre II : Le prince et la loi au haut Moyen Âge


I. Les royautés germaniques face à la nécessité de « faire loi »
A. Les Wisigoths
B. Les Burgondes
C. Les Francs saliens et la loi salique


II. Quelle conception se fait-on du principe de légalité ?
A. Le royaume wisigothique et le Bréviaire d’Alaric (VIe siècle)
B. Le royaume franc et le précepte du roi Clotaire Ier
C. Retour vers le monde wisigothique (VIIe siècle)  :  Isidore de Séville;  le Liber judiciorum du roi Receswinthe


III. L’incidence de la dimension chrétienne de la fonction royale sur la relation du prince à la loi
A. Aux temps mérovingiens, un texte en forme de prologue
B. La législation carolingienne


IV. Xe-XIe siècles :  le tarissement de l’activité législative

Chapitre III :  L’irruption de Justinien et la réinvention de la loi (XIIe-XIVe siecles)


I. Naissance d’une science du droit


II. Premiers emprunts :  Yves de Chartres (fin XIe siècle)


III. Glossateurs et post-glossateurs (XIIe-XIVe siècles)  :  convergences et divergences sur trois thèmes-clés
A. Le transfert du pouvoir législatif du peuple au prince : délégation ou abandon ?
B. Les partisans du « princeps legibus solutus est » ;  les résistances :  la réaction de Jean de Salisbury (XIIe siècle) ;  les positions d’Azon et d’Accurse (XIIIe)
C. La hiérarchie des normes :  loi contre coutume

Chapitre IV :  L’avalanche aristotélicienne (XIIIe-XIVe siècles)  :  l’apport de la philosophie à la notion de « commun profit », fondement de la capacité monarchique à légiférer


I. La renaissance de la philosophie éthico-politique d’Aristote


II. Les conditions de fond d’une bonne législation
A. La loi au service de la vérité divine : Vincent de Beauvais et Guibert de Tournai
B. La loi au service de la raison naturelle et des réalités de la vie pratique : Thomas d’Aquin et Gilles de Rome
C. L’aristotélisme de Philippe de Beaumanoir :  le « commun profit », causa finalis de la souveraineté royale


III. Les conditions de forme :  la collégialité de la décision
A. La constitution Humanum esse :  apports divergents des romanistes
B. Délibération en conseil restreint, en conseil élargi, en assemblée du peuple ? La pratique capétienne à partir du règne de Philippe IV le Bel
C. Une approche constitutionnaliste de l’activité législative ? Thomas d’Aquin, Gilles de Rome, Marsile de Padoue, Nicole Oresme

Conclusion générale

Informations pratiques :

Yves Sassier, Le prince et la loi en Occident, Paris, Puf, 2025 ; 1 vol., 272 p. ISBN : 978-2-13087-526-0. Prix : € 22,90.

Source : Puf

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Conférence – Sophie Caron « Le Triptyque de Moulins de Jean Hey, chef-d’œuvre de la peinture en France vers 1500 ».

La prochaine réunion des Ymagiers aura lieu le lundi 15 décembre 2025, à 17 h 30, à l’École du Louvre, amphithéâtre Goya. Elle pourra aussi être suivie à distance*. Nous aurons le plaisir d’écouter Sophie Caron « Le Triptyque de Moulins de Jean Hey, chef-d’œuvre de la peinture en France vers 1500 ».

Conférence présentée en lien avec l’exposition au musée du Louvre du Triptyque de Moulins, récemment restauré (du 26 novembre 2025 au 31 août 2026).

Après des études d’histoire de l’art à l’École normale supérieure et à la Sorbonne, puis à l’Institut national du patrimoine, Sophie Caron est entrée en 2017 au département des Peintures du musée du Louvre où elle est conservatrice des peintures françaises, flamandes, néerlandaises, germaniques et espagnoles du XVe siècle, et allemandes des XVe et XVIe. Ses premiers travaux au Louvre ont été dédiés à la peinture en Provence à la fin du XVe siècle, en particulier à l’atelier du Dijonnais Jean Changenet. Ils ont donné lieu à une exposition et à la publication de La Maison Changenet, co-écrit avec Elliot Adam (2021). Après une exposition au Japon (Peindre l’amour dans les collections du Louvre, catalogue codirigé avec Ayako Miyajima, 2023), elle a travaillé surtout sur Jan van Eyck, et a organisé l’exposition dédiée à la Vierge du chancelier Rolin (2024). Ses travaux actuels sont consacrés à la peinture en France, et plus particulièrement aux œuvres de Jean Hey et à son Triptyque de Moulins.

*Merci de vous inscrire ici : https://framaforms.org/les-ymagiers-1757604461 pour assister en présentiel (inscription au plus tard le vendredi 12 décembre 2025, 18h) ou à distance (communication du lien de connexion).

Informations pratiques :

Conditions d’accès : Inscription

Date des séances 15/12/2025 – 17:30

École du Louvre, amphithéâtre Goya
Palais du Louvre, Place du Carrousel, Porte Jaujard
75001 Paris

Source : IRHT

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Exposition – Faux et faussaires – Du Moyen Âge à nos jours

Peut-on aborder la question du faux aux Archives nationales ? Est-ce susceptible de jeter un doute sur l’authenticité de leurs collections ? Au contraire, les Archives nationales font le pari que parler du faux stimule l’esprit critique !

Les contrefaçons de billets, de documents, d’œuvres d’art ou d’objets manufacturés témoignent d’un savoir-faire et d’une audace toujours plus poussés. Les fake news d’aujourd’hui rivalisent d’inventivité avec les fausses nouvelles d’autrefois. Leur histoire – vraie – est parfois plus romanesque que la fiction ! Ce sont elles que les Archives nationales proposent de découvrir, du 15 octobre 2025 au 2 février 2026, à travers l’exposition « Faux et faussaires – Du Moyen Age à nos jours ».

Le faux à travers le temps

Copies, répliques et imitations ne sont pas condamnables à condition qu’elles ne prétendent pas être authentiques. En revanche les faux qui se présentent comme authentiques sont bel et bien dangereux. C’est l’intention de tromper qui fait le faux !

Face à un sujet aussi vaste, les Archives nationales ont choisi de centrer Ieur propos sur la France, en l’iIIustrant avec une quinzaine d’histoires étonnantes et plus de 100 pièces exposées aussi mémorables et insolites que le célèbre faux au cœur de l’affaire Dreyfus, un des crânes de cristal qui ont contribué à la légende d’lndiana Jones ou encore une sirène empaillée…

Documents et objets permettent d’explorer le point de vue de trois figures-clés : le faussaire, l’expert et le dupé.Trois regards sur le faux : le faussaire, l’expert et le dupé

La figure du faussaire est complexe et ambivalente. La plupart du temps, le faussaire est un escroc peu sympathique. Cependant, sa ruse et ses prouesses techniques peuvent parfois susciter une vraie forme d’admiration. Fraudeur, escroc, truqueur, contrebandier sont les autres noms qui désignent le faussaire et reflètent souvent sa vraie nature.

Face à la menace, les experts ont développé des méthodes de plus en plus sophistiquées pour traquer les faux. À chaque avancée technologique dont se sert le faussaire correspond une riposte des experts afin de débusquer la tromperie. Mais en tentant d’établir des règles infalsifiables, les experts peuvent être pris en défaut, tant Ieur tâche est complexe !

Malgré l’intervention de l’expert, reste la victime, celui qui aura été dupé. Le dupé est-il un naïf prêt à croire n’importe quoi ? Sommes-nous moins crédules que ceux qui se sont fait prendre et dont il est facile, a posteriori, de se moquer ?

La méthode critique

Face à la prolifération des faux, la méthode critique demeure indispensable pour tous ceux qui cherchent à distinguer le vrai du faux. Tous les domaines sont concernés. Plus que jamais, il faut douter, vérifier, contrôler, savoir garder une distance prudente…

La Banque de France propose, en complément de l’exposition, un atelier pédagogique baptisé TRI —
Les interventions s’étendront du samedi 18 octobre 2025 au dimanche 1er février 2026,
les samedis et dimanches, de 14h15 à 18h.

« Toucher, Regarder, Incliner ». Conçu pour sensibiliser les visiteurs à l’identification de faux billets, il offre à tous le moyen de passer de la théorie à la pratique, de manière ludique et stimulante. Une invitation à s’interroger, à observer, à faire preuve « d’esprit critique » au meilleur sens du terme !

Du 15 octobre 2025 au 02 février 2026

Ouvert : Lundi, mercredi, jeudi, vendredi : 10h – 17h30 Samedi, dimanche : 14h – 17h30, 14h – 19h lors des grandes expositions Fermé : Tous les mardis et le 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Le musée des Archives nationales – L’hôtel de Soubise – 60, rue des Francs-Bourgeois – 75003 Paris

Source : Archives Nationales

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Publication – Michel Pastoureau, « L’âne. une histoire culturelle »

Domestiqué vers le 4e millénaire avant notre ère, l’âne joue un rôle considérable dans la culture matérielle et la vie quotidienne des peuples de l’Antiquité méditerranéenne. Les documents nous montrent surtout un animal qui travaille : il porte, il tire, il pousse, il foule. Par là même, son image symbolique est le plus souvent positive, même si la mythologie en dresse un portrait plus nuancé, et si les fables et les proverbes mettent en valeur son obstination et son manque de lucidité. Au Moyen Âge, l’image de l’âne se dégrade fortement : il devient symbole de paresse, de luxure, de bêtise, de folie même. Ses oreilles prennent désormais place sur la tête des sots, des bouffons et des fous. Le cheval lui fait une forte concurrence et le confine aux tâches subalternes. L’âne devient un animal au service des plus pauvres et s’en trouve plus ou moins méprisé. Seule l’histoire sainte le valorise : il a eu l’honneur d’assister à la Nativité puis de porter le Christ lors de son entrée à Jérusalem. À l’époque moderne, la symbolique de l’âne s’inverse progressivement : le sot devient sage et l’animal obtus, clairvoyant. La zoologie fait de réels progrès. Buffon en fait une espèce autonome et vante ses qualités. La sensibilité romantique prend le relais et commence au XIXe siècle à s’apitoyer sur le sort de cet animal par trop humilié et brutalisé. Poètes, conteurs, artistes en proposent un portrait renouvelé, aimable, bienveillant qui se prolonge jusqu’à nos jours dans le livre pour enfants, le monde des jouets, le cinéma, les jeux vidéo, les emblèmes et les symboles. Aujourd’hui, peu d’animaux disposent d’un capital de sympathie qui lui soit supérieur.

Michel Pastoureau, L’âne. une histoire culturelle, Paris, Seuil, 2025 ; 1 vol., 160 p. ISBN : 978-2-02158-669-5. Prix : € 22,90.

Source : Seuil

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Appel à contribution – Épigraphie et latinité au Moyen Âge / Epigraphy and Latinity in the Middle Ages

Appel à poster pour le colloque international : Épigraphie et latinité au Moyen Âge (Poitiers, 18-22 mai 2026)

Call for Posters – International Conference Epigraphy and Latinity in the Middle Ages (Poitiers, May 18–22, 2026).

Version française 

Le colloque international « Épigraphie et latinité au Moyen Âge », qui aura lieu au CESCM de Poitiers du 18 au 22 mai 2026 offre l’opportunité aux doctorantes/doctorants ou postdoctorantes/post-doctorants de présenter leur recherche en relation avec les problématiques de la manifestation.
Les posters seront affichés durant tout le colloque et constitueront un moyen interactif d’exposer les points forts de leurs travaux en cours, puisqu’ils seront aussi présentés à l’oral en cinq minutes. Les posters pourront être rédigés et présentés en français ou en anglais. Pour soumettre votre poster, merci d’envoyer un titre et un résumé (400 mots) ainsi que votre CV à maison.epigraphie@univ-poitiers.fr d’ici le 15 décembre 2025. 

Les propositions seront examinées par le conseil scientifique du colloque et les réponses
données début 2026. Les candidates et candidats sélectionnés devront fournir la version numérique en format pdf de leur poster au plus tard le 15 avril 2026. Les posters seront imprimés par les soins des organisateurs et organisatrices du colloque. Les frais de transport et d’hébergement seront également pris en charge par le colloque.

Pour plus d’informations sur le colloque : https://epimed.hypotheses.org/4909 

DCS

English version 

The international conference “Epigraphy and Latinity in the Middle Ages,” which will take place at CESCM in Poitiers from May 18 to 22, 2026, offers an opportunity for PhD students or postdoctoral researchers to present their research related to the themes of the event. Posters will be displayed throughout the conference and will also be presented orally in five-minute sessions. Thus, they will constitute an interactive means of presenting the key aspect of ongoing research. The posters can be written and presented in either French or English. To submit your poster, please send a title and an abstract (400 words), and your CV to the following email address: maison.epigraphie@univ-poitiers.fr by December 15, 2025. Proposals will be reviewed by the scientific committee, and responses will be given in early 2026. Selected candidates will be required to submit the digital PDF version of their poster by April 15, 2026, at the latest. The posters will be printed by the organizers of the conference, and travel and accommodation expenses will also be covered by the conference.

For more informations about the conference : https://grapheast.hypotheses.org/4420

Source : Fabula

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Conférence (hybride) – Fernand Peloux, « Eulalie, Juste et Rufine. Écriture, réécriture et transmission des Passions de saintes de l’Hispanie antique »

Fernand Peloux, « Eulalie, Juste et Rufine. Écriture, réécriture et transmission des Passions de saintes de l’Hispanie antique »

17 décembre 2025

Université de Namur
Centre PraME – Institut PaTHs

De 16h15 à 18h15 – Local L34 (Séminaire d’Histoire), 3e étage
Faculté de Philosophie et Lettres
61, rue de Bruxelles
B – 5000 Namur
Entrée libre

Séance accessible en ligne, sur demande à nicolas.ruffini@unamur.be

Source : Centre Pratiques médiévales de l’écrit – UNamur

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Publication – « Sexuality in the Medieval West », éd. Michelle M. Sauer, Jenny C. Bledsoe

This invaluable reference work addresses sex, gender, and sexuality in medieval Europe and North Africa, providing an important update previous handbooks from the 1990s. With lucid definitions, theoretical engagement, and wide geographic coverage, it is the new indispensable guide to the subject. The editors and authors establish institutional foundations and explore expressions of sex and sexuality across medieval cultures, analyzing examples from legal, religious, artistic, literary, medical, and other sources. This handbook begins with a section devoted to definitions and vocabulary before progressing to cultural topics and concluding with geographically-specific traditions and practices related to sexuality. Essays authored by specialists in relevant fields include both primary and secondary sources, contain examinations of the three major religions, and address broader cultural and historical ramifications of these topics.

Michelle M. Sauer is Chester Fritz Distinguished Professor of English and Gender Studies at the University of North Dakota. A specialist in medieval religion and gender, she also authored Gender in Medieval Culture.

Jenny C. Bledsoe is an Associate Professor of English and Director of the Center for Women’s Studies at Northeastern State University in Oklahoma. Her research focuses on medieval and early modern literature, religion, manuscripts, and gender.

List of Illustrations

Abbreviations

Acknowledgements

« Preface » by Diane Watt

« An Introduction to Sexuality Studies in Medieval Europe and North Africa » by Michelle M. Sauer and Jenny C. Bledsoe

Part One. Concepts

Chapter 1. « Defining Medieval Heterosexuality: Institutional, Literary, and Artistic Sources » by Jenny C. Bledsoe

Chapter 2. « The Multiple Medieval Discourses of Female Homosexuality » by Lisa M. C. Weston

Chapter 3. « Lesbian Visibility in the European Middle Ages » by Michelle M. Sauer

Chapter 4. « (Re)Visioning Male Homosexuality in the Middle Ages » by Mark L. Patterson and Robert L. A. Clark

Chapter 5. « Medieval Male Homosexuality: Restrictions and Prohibitions » by Will Rogers

Chapter 6. « Negotiating the Medieval World as Women » by Heather Blatt

Chapter 7. « Femininity as Revealed through Verbal Strategies in Medieval Texts by Women » by Fumiko Yoshikawa

Chapter 8. « Three Masculinities of Medieval Western Europe » by Paul Gaffney

Chapter 9. « The Genesis of Masculinity » by Ellen R. Ketels

Chapter 10. « Female Virginal Bodies: Medieval Religious and Secular Approaches » by Sarah Noonan

Chapter 11. « Male Virginity in the Middle Ages » by Katherine Harvey with Robin Gilbank

Chapter 12. « Trans Sexualities in the Middle Ages » by M. W. Bychowski

Chapter 13. « Medieval Intersex: Discourses and Discontents » by Micah Goodrich

Chapter 14. « Medieval Eunuchs: The Third Gender » by Rhonda L. McDaniel

Chapter 15. « The Medieval Western Culture of Castration » by Larissa Tracy

Chapter 16. « Incest and Religion in the Creation of Medieval Kinship » by Erin I. Mann

Part Two. Social-Cultural Intersections

Chapter 17. « Medieval Jewish Sexuality: Texts and Contexts » by Marla Segol

Chapter 18. « Institutional Foundations for the Study of Sex in Medieval Western Christianity » by Jenny C. Bledsoe and Michelle M. Sauer

Chapter 19. « Medieval Islam: Sexuality in and Beyond the Sacred Sources » by Michael Muhammad Knight

Chapter 20. « Race, Intersectionality, and Sexuality in the Medieval ‘West' » by Michelle M. Sauer and Dorothy Kim

Chapter 21. « Sexuality and Socioeconomic Status in the Middle Ages » by Lynn Arner

Chapter 22. « Age and Sexuality in Medieval Western Europe » by Jennifer N. Brown

Chapter 23. « Sex and Disability in the Middle Ages » by Natalie Grinnell

Chapter 24. « Sexuality and Disease in the Middle Ages » by Heide Estes

Chapter 25. « Sex Work in the Western Middle Ages » by Brian Gastle

Chapter 26. « Music and Sexuality in Medieval Western Europe » by Rachel May Golden

Chapter 27. « An Art History of Sexualities in Medieval Europe and North Africa » by Bryan C. Keene

Part Three. Geographical Intersections

Chapter 28. « Sex and Sexuality in Medieval England » by Carla María Thomas

Chapter 29. « Sex and Sexuality in Medieval Scandinavia » by Larry Swain

Chapter 30. « Sex and Sexuality in the Insular Celtic World » by Gregory R. Darwin

Chapter 31. « Sex and Sexuality in France and the Low Countries » by Leona Archer

Chapter 32. « Sex and Sexuality in Medieval Germany » by Joshua S. Easterling

Chapter 33. « Sexual Practices in Medieval Iberia » by Martha M. Daas

Chapter 34. « Sex and Sexuality in Al-Andalus and North Africa » by Adriano Duque

Chapter 35. « Sexualities in Medieval Italy » by Nicole Lopez-Jantzen and Janine Larmon Peterson

Chapter 36. « Sexualities in Medieval Eastern Europe and the Holy Roman Empire » by Anna Kłosowska and Michelle M. Sauer

Index

Informations pratiques :

Sexuality in the Medieval West, éd. Michelle M. Sauer, Jenny C. Bledsoe, Leeds, ARC HUmanities Press, 2025 ; 1 vol., 704 p. (Arc Companions). ISBN : 978-1-64189-224-7. Prix : GBP 199,00.

Source : ARC Humanities Press

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Conférence – Lane Baker, « The Lords of Little Egypt: Romani Immigrants in the Holy Roman Empire, 1417-1498 »

In the early fifteenth century, writers throughout western Europe took notice of unfamiliar newcomers in their midst. These people–described in sources as “baptized heathens,” Egyptians, Bohemians, and more––are now recognized as some of western Europe’s earliest Romani communities. The Roma were initially welcomed as traveling lords, pious Christian penitents, and renowned diviners. Less than a century after their arrival, however, the Empire banished and outlawed all so-called “Gypsies” from the realm. This talk will present insights from my recently completed dissertation, which seeks to explain what changed in the Holy Roman Empire between the decades between first encounter and first expulsion. I will argue that the Roma, hardly a “pariah people” doomed for marginalization, were actually remarkably successful at adapting to early fifteenth-century norms. Their subsequent marginalization points us toward larger transformations in urban charity, hospitality, and attitudes toward strangers at the end of the Middle Ages.

Lane B. Baker is a historian of medieval western Europe with a particularly interest in margins and and minority communities. He has researched and published on medieval maps, popular religious movements, and noise regulations in medieval Europe. At both Stanford and Heidelberg University, he wrote his dissertation on one of the last great migrations of the Middle Ages: the arrival, adaptation, and later marginalization of Romani communities in fifteenth-century German-speaking cities. At the moment, he is broadening this investigation to the cities of the Low Countries and beginning a new project on medieval suburbia.

When 12-12-2025 from 12:30 to 13:30

Where Ghent University, Blandijn Building, ‘Camelot’ Meeting Room (Room 3.30, 3rd floor)

Language English

Organizer Stefan Meysman Contact Stefan.Meysman@UGent.be

Source : UGent

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Cycle de conférences – Les arts et leurs mécènes. Cycle de conférences 2025/2026 du Nouveau Collège de Cluny

Le Nouveau collège de Cluny organise chaque année un cycle de conférences portant sur la culture et les arts du Moyen Âge. Né du partenariat entre Paris 1 Panthéon-Sorbonne et le Musée de Cluny, ce projet s’attache à promouvoir et diffuser la recherche sur les civilisations du Moyen Âge menée au sein des laboratoires de notre université auprès d’un large public (le Lamop https://lamop.pantheonsorbonne.fr/ et l’HiCSA https://hicsa.pantheonsorbonne.fr/).

Les conférences ont lieu au Musée de Cluny, quatre jeudis par an, à 18h30.

Elles sont accessibles gratuitement aux étudiants de Paris 1, sur inscription.

Comité scientifique : François Chausson (professeur d’histoire romaine), Olivier Matteoni (professeur d’histoire médiévale), Philippe Plagnieux (professeur d’histoire de l’art médiéval), Anne-Orange Poilpré (professeure d’histoire de l’art médiéval).

20 novembre 2025
Anne-Orange Poilpré, Professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Les Carolingiens et les arts : un mécénat politique

La cour des souverains carolingiens a brillé par son amour des arts et de l’Antiquité gréco-romaine. Inspirée par Rome et Byzance, cette esthétique se veut l’étendard d’un âge nouveau. Cette mémoire du passé est mise au service d’un projet politique façonné conjointement par le pouvoir temporel et l’autorité ecclésiale. Si l’Antiquité n’a jamais disparu de la culture médiévale, elle se fait ici l’instrument d’un discours et d’un mécénat artistique cherchant à promouvoir une conception impériale et chrétienne du monde. Les commanditaires eux-mêmes, en soutenant et en orientant la création artistique, expriment leur adhésion à cette vision.

15 janvier 2026
Emmanuelle Vagnon, chargée de recherche au CNRS/LaMOP
Pietro Vesconte de Gênes : mappemondes et cartes marines au début du xive siècle

Pietro Vesconte est le premier cartographe du Moyen Âge à signer de son nom ses œuvres. Il est l’auteur de plusieurs recueils de cartes de navigation parvenus jusqu’à nous, réalisés dans la première moitié du xive siècle. Ces « atlas » avant l’heure représentent les côtes de la mer Méditerranée et de la mer Noire, souvent décorés de fines enluminures. Il est également célèbre pour la mappemonde et les cartes réalisées à la demande de Marino Sanudo et de Paulin de Venise en 1321, dans le cadre d’un projet de croisade pour la reconquête de Jérusalem et de la Terre sainte. Cette représentation du monde fait la synthèse des savoirs géographiques de son temps, utilisant des connaissances issues de l’Antiquité, du monde arabe et des récits des voyageurs en Orient.

19 février 2026
Jean-Baptiste Vincent, maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Aux origines de l’abbaye de Bonport : commanditaires et expression architecturale cistercienne en vallée de Seine (xiiie siècle).

Bien que fondée en 1189-1190 par Richard Cœur de Lion dans la partie normande de la vallée de la Seine, l’abbaye cistercienne de Bonport est construite au xiiie siècle sous autorité capétienne. Elle incarne une fondation royale stratégique, dont l’architecture articule vie monastique, rayonnement des commanditaires et enjeux fluviaux. Les recherches récentes, mêlant archéologie du bâti et nouvelles méthodes, renouvellent l’étude de son architecture, de son implantation et de son rôle territorial.

2 avril 2026
Maréva U, maîtresse de conférence, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Aux seuils des églises byzantines : commanditaires et mémoire incarnée

Dans les églises byzantines, les portraits des commanditaires et les inscriptions dédicatoires sont souvent placés aux seuils, à l’articulation de deux espaces distincts. Le choix de cet emplacement relève d’une stratégie de visibilité, mais aussi d’un usage mémoriel de l’espace architectural. Cette conférence s’intéressera à la manière dont ces représentations contribuent à la construction d’une mémoire incarnée, située et activée par l’expérience du franchissement du seuil. À partir d’exemples choisis de l’époque byzantine moyenne et tardive, elle proposera une lecture croisée des images, des dynamiques spatiales et des parcours rituels, pour réfléchir au rôle des seuils comme lieux actifs de mémoire.

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Publication – Mark Bailey, « Serfdom in medieval England. Theory and practice 1200 to 1500 »

Serfdom was a coercive relationship between a landowner and peasant, which was widespread across medieval and early modern Europe. It features prominently in major historical debates, such as the origins of capitalism and the divergent pathways of western and eastern Europe to modernity. Scholars have paid particular attention to English serfdom, which is usually portrayed as highly oppressive and a major cause of the Peasants’ Revolt in 1381.

This comprehensive survey draws on a vast scholarship and new research to show how, in reality, English serfdom was weak, casting new light on the nature of its society and economy when the Black Death struck in 1348-9. The pandemic now assumes a central role in the rapid decline of serfdom, as illustrated in a case study of the estate of one of England’s harshest landowners, St Albans abbey.

Mark Bailey is Professor of Later Medieval History at the University of East Anglia.

Table des matières :

Introduction

Part I: Serfdom in theory and practice
1 Serfdom in legal theory
2 Serfdom in practice: freedom and unfreedom
3 Serfdom in practice: certainty and uncertainty
4 Serfdom in practice: access to the law

Part II: Serfdom in England: causes and consequences
5 Causes: explaining the weakness of serfdom
6 Consequences: serfdom and the crisis of the early fourteenth century

Part III: Serfdom in England: the impact of the Black Death through three case studies
7 The Black Death and serfdom
8 The manor of Codicote
9 The manor of Winslow
10 The manor of Norton
11 Serfdom, the Black Death and three manors of St Albans abbey


Conclusion

Bibliography

Index

Informations pratiques :

Mark Bailey, Serfdom in medieval England. Theory and practice 1200 to 1500, Manchester, Manchester University Press, 2025 ; 1 vol., 456 p. (Manchester Medieval Studies). ISBN : 978-1-52617-297-6. Prix : GBP 90,00.

Source : Manchester University Press

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