Appel à contribution – Reproductions | Histoire de l’art, n° 92

« Il est du principe de l’œuvre d’art d’avoir toujours été reproductible. » Depuis cette célèbre assertion de Walter Benjamin, la question de la reproduction en art s’est considérablement actualisée. Bien loin de susciter une « perte d’aura » de l’œuvre d’art, la reproduction est un outil depuis longtemps indispensable à la diffusion et à la connaissance des œuvres, et elle est aujourd’hui omniprésente, sous des formes extrêmement variées. Pour certains publics, la reproduction peut même être le seul accès possible à l’art, et les récents événements liés à la crise sanitaire ont révélé un fort besoin d’images permettant d’entrer en contact avec des collections parfois lointaines. L’apparition de nouvelles technologies numériques ces dernières années est pour beaucoup dans ce renouvellement du regard porté sur la reproduction. Des scans en très haute définition aux « Deep Fakes » (exposition, Lausanne, EPFL, 2022) en passant par la réalité virtuelle, les modalités de la reproduction en art se sont aujourd’hui diversifiées en définissant par là-même de nouveaux usages. Ces technologies s’inscrivent dans une longue histoire du perfectionnement des techniques de reproduction, qui, de l’estampe au moulage en passant par la photographie, ont permis pendant des siècles de répondre au besoin de multiplier l’œuvre, d’en garder une trace, de diffuser son image. Au-delà de la simple copie, ce numéro de la revue Histoire de l’art invite à considérer l’ensemble des techniques de reproduction et de leurs usages, notamment dans la pratique de la discipline histoire de l’art, mais aussi dans le domaine des musées et du patrimoine, et de la création artistique, sur un temps long.

Les articles pourront adopter des approches variées, permettant d’interroger les enjeux, les apports et les limites de la reproduction en art, pour toutes les techniques et toutes les périodes de l’histoire de l’art. Les études pourront s’inscrire dans les axes suivants, qui ne sont pas limitatifs.

Techniques, acteurs et circuits de diffusion

L’invention de nouvelles techniques de reproduction grâce à des outils, des matériaux, des procédés mécaniques ou industriels, constitue, depuis l’Antiquité, un enjeu majeur de la production artistique, dont il convient de garder à l’esprit les dimensions esthétique, commerciale, socio-économique, mais aussi juridique. Les propositions de communication pourront porter sur des techniques en particulier et les problèmes qu’elles posent en termes de changement d’échelle ou de médium par rapport à l’œuvre originale, et sur les différents acteurs impliqués allant des artistes ou des inventeurs comme Achille Collas aux outils eux-mêmes comme le panthographe, sans oublier l’ensemble des professionnels de la reproduction qui permettent leur commercialisation (éditeurs, marchands, etc.). Il s’agira d’étudier les stratégies commerciales, voire publicitaires, et les circuits de diffusion. La position des artistes eux-mêmes et leur degré d’implication ou non dans la diffusion de leurs œuvres par le biais de la reproduction ainsi que leurs réactions constituent également des angles d’approche possibles. Par ailleurs, les reproductions posent des problèmes juridiques pouvant conduire à des litiges ou à une nécessité de contrôle strict, comme cela a été le cas dès l’invention de l’estampe avec l’exemple précoce des conflits entre Marcantonio Raimondi et Albrecht Dürer. La question des droits d’auteurs concernant les reproductions d’œuvres d’art s’est accentuée récemment avec le numérique, comme en témoignent les politiques très différentes en termes de diffusion de l’image menées dans les institutions muséales publiques et privées à l’échelle globale, qui suscitent de nombreux débats à l’heure de l’Open Source.

La reproduction comme outil de l’histoire de l’art

La reproduction – photographies, moulages, projections – a toujours occupé une place centrale dans les pratiques pédagogiques de l’enseignement de l’histoire de l’art comme discipline. On pense notamment aux réflexions pionnières menées par Heinrich Wölfflin sur les conséquences de l’inversion fortuite des plaques de verre qu’il présentait à ses étudiants avec deux projecteurs lors de ses cours. Depuis l’apparition du diaporama et l’accès à de plus en plus importantes quantités d’images de bonne qualité sur Internet, les contraintes sont moindres et ont modifié les pratiques d’enseignement et d’apprentissage. Par ailleurs, les reproductions constituent des outils fondamentaux pour l’histoire de l’art. L’étude de leurs modalités d’utilisation permettent de porter un regard réflexif sur les méthodes et l’épistémologie de la discipline dans tout sa diversité (connoisseurship, iconologie, etc.). De l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg à la photothèque de Bernard Berenson, les reproductions ont pu ainsi servir des desseins divers et constituer un support essentiel de la démarche scientifique. La place des reproductions en noir et blanc ou en couleurs dans les publications – revues, livres d’art, beaux livres, manuels, etc. – mérite également d’être considérée. Les nouveaux modes de visualisation – reproductions en 3D, haute définition, photogrammétrie, réalité virtuelle – ouvrent désormais de nouvelles perspectives et possibilités de recherche.

La reproduction dans le champ des pratiques muséographiques et patrimoniales

« Une œuvre photographiée est à demi-sauvée », écrivait Jacques Thuillier en 1986. La reproduction d’une œuvre permet en effet sa survie dans les mémoires, qu’elle soit conservée au fond d’une réserve d’un musée ou qu’elle ait disparu. Dans ce dernier cas,  le moulage, la gravure ou la photographie prennent valeur de témoignage et de documents irremplaçables. L’exposition « Le musée disparu », organisée au Bode-Museum de Berlin en 2015, qui présentait notamment des agrandissements photographiques d’œuvres détruites durant la Seconde Guerre mondiale, a démontré à la fois l’importance historique et patrimoniale des reproductions, mais aussi leur fort potentiel émotionnel. Alliée de la mémoire, la reproduction est également l’outil privilégié de la conservation du patrimoine existant, quand celui-ci est particulièrement fragile. Les reproductions des grottes préhistoriques ornées de peintures pariétales (Lascaux, Chauvet, Cosquer) sont parmi les exemples les plus connus de l’usage de technologies de pointe mises au service d’une illusion qui se veut parfaite. Le caractère « à l’identique » de ces reproductions est par ailleurs souvent invoqué à propos de la reconstruction d’édifices endommagés ou détruits (Frauenkirche de Dresde, château de Berlin, vieille ville de Saint-Malo…). Les récents débats sur la flèche de Notre-Dame de Paris ont ravivé cette question, mettant en valeur les limites intrinsèques de la reproduction, qui pourront être abordées. Celle-ci ne saurait éclipser l’œuvre originale. La multiplication récente d’expositions entièrement basées sur des reproductions numériques semble pourtant encourager une forme de détachement du regard de l’œuvre dans sa réalité matérielle, au profit de sa seule image, agrandie et animée.

Usages et pratiques artistiques de la reproduction

La représentation de reproductions d’œuvres d’art dans la peinture est chose ancienne, que l’on pense aux portraits d’artistes (Charles Le Brun par Nicolas de Largillière, qui trône près d’une gravure de son tableau La Tente de Darius) ou aux aristocrates du Grand Tour posant à côté de statuettes d’après l’antique. La reproduction contribue alors à anoblir la personne dépeinte, en faisant allusion à ses chefs-d’œuvre ou à sa culture. Au cours du XIXe et surtout du XXe siècle, la massification de la reproduction des œuvres d’art a incontestablement modifié le rapport des artistes à la reproduction. D’une part, celle-ci est devenue un support de création à part entière, propice à tous les détournements, qu’il s’agisse de Marcel Duchamp intervenant sur une reproduction bon marché de la Joconde (LHOOQ, 1919) ou de Martial Raysse peignant sur un agrandissement photographique de la Grande Odalisque d’Ingres (1964, Paris, musée national d’Art moderne). D’autre part, face à la prolifération des images, l’artiste assume pleinement la multiplication de son œuvre : Duchamp, à nouveau, propose des fac-similés de ses travaux (Boîte de 1914 ; Boîte-en-valise, 1936-1941) et de nombreuses répliques de ses ready-made. Mais la reproduction n’a pas seulement pour objet des œuvres matérielles : le champ de la performance est également concerné, à travers le reenactment, comme dans Seven Easy Pieces de Marina Abramovic (2005), où l’artiste reproduit des performances historiques des années 1960 et 1970. Sa démarche correspond à l’une des principales fonctions de la reproduction, la documentation d’une œuvre du passé, mais révèle également la distance inévitable entre l’œuvre et sa réplique. En effet, comme semble nous le dire Pier Paolo Pasolini dans son film La Ricotta (1963), où un metteur en scène tente de reproduire des peintures célèbres sous forme de tableaux vivants, toute reproduction ne place-t-elle pas le spectateur dans un rapport inévitable au temps, et n’est-elle pas vouée à l’échec dès lors qu’elle se veut la plus « fidèle » possible ?

Le numéro sera coordonné par Emmanuel Lamouche (Nantes Université) et Matthieu Lett (université de Bourgogne). La revue a pour rédactrice en chef Dominique de Font-Réaulx (musée du Louvre).

Les synopsis, comprenant une présentation du sujet problématisé (1 page), une bibliographie sommaire sur le sujet et une biographie de l’auteur (500 signes), sont à adresser sous forme de fichier PDF unique par courriel à revueredachistoiredelart@gmail.com pour le 27 janvier 2023 au plus tard. Le comité de rédaction étudiera les propositions envoyées. Les projets retenus feront l’objet d’articles à remettre pour le 24 avril 2023.

Source : Blog de l’ApAhAu

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Conférence – Hannes Engl, « Entre centralisme et dynamisme régional. La papauté et les ordres religieux en Lotharingie (XIIe–début XIIIe s.) »

Séminaire de recherche organisé par l’IHA (R. Große) en coopération avec l’EPHE (L. Morelle).

Le séminaire d’histoire médiévale organisé par l’École pratique des hautes études et l’Institut historique allemand se poursuit avec, le mercredi 7 décembre 2022, de 10h00 à 12h00,

Hannes Engl (RWTH Aix-la-Chapelle), Entre centralisme et dynamisme régional. La papauté et les ordres religieux en Lotharingie (XIIe–début XIIIe s.).

Présidence: Jean-Charles Bédague (Service interministériel des Archives de France).

Inscription
Le séminaire se déroulera sous un format hybride. Pour participer à l’événement, en ligne ou sur place, veuillez vous inscrire auprès de Rolf Große au plus tard la veille du séminaire.

Pour la participation virtuelle, merci de vous inscrire ici: Zoom

Crédit photo: L’église abbatiale Saint-Vanne de Verdun, Wikimedia Commons.

L’IHA et l’École pratique des hautes études organisent en commun un séminaire d’histoire médiévale où des doctorantes et doctorants en thèse bien avancée, mais aussi de jeunes postdocs viennent présenter leurs recherches en voie d’achèvement ou un dossier de leur thèse. La prestation, toujours en langue française, dure environ 50 minutes. Le séminaire a lieu tous les deux mois, un mercredi matin de 10h à 12h.

Source : Institut historique allemand

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Appel à contribution – Quo Vadis. La fabrique des savoirs à l’ère numérique

De nombreux projets de thèse sur l’histoire de l’Europe du Ve au XVIe siècle témoignent de l’actualité des nouvelles approches issues de l’histoire du savoir (Wissensgeschichte) et des humanités numériques. Quo vadis ouvre un espace de discussion franco-allemand pour les doctorants et les étudiants de master dont les projets utilisent les méthodes et les théories de ces domaines de recherche comme approches analytiques. L’objectif est de mettre en contact les jeunes chercheurs et chercheuses: en sept séances, les chercheurs présentent leurs projets ainsi qu’un article scientifique de la littérature, essentiel à leur recherche. Ces textes sont envoyés aux participants au préalable. Le séminaire ne se limite pas aux seules études historiques médiévales, mais profite d’approches interdisciplinaires, notamment de l’histoire numérique, des études romanes, des études germaniques ou encore de la sociologie.

Nous recherchons de jeunes chercheurs travaillant sur l’histoire de l’Europe du Ve au XVIe siècle, qui ont utilisé une approche de l’histoire du savoir ou des méthodes des humanités numériques, pour interroger leurs sources dans leurs contextes d’émission. De nombreux projets témoignent de l’intérêt actuel pour les conditions contemporaines de production et de transmission du savoir, ce qui leur permet de repérer des lieux et des espaces inconnus, car ils déterminent la portée du savoir. Ainsi, l’aula d’un évêque devient une salle de cours, les monastères, des laboratoires d’innovation ou la chancellerie royale, un lieu de mise en ordre, autant d’espaces de savoir, créés qu’il convient d’explorer. Sur la base d’une publication scientifique sélectionnée, la méthode utilisée ou la théorie suivie dans le projet doit être présentée afin de discuter ensemble des problèmes qui découlent de son utilisation dans le cadre d’un travail scientifique, dans l’objectif de trouver des solutions à ceux-ci.

Les langues de travail sont l’allemand, le français et l’anglais. Les organisatrices sont en charge de la modération, chaque personne intervenant dans la langue de son choix. Les séances du prochain séminaire se dérouleront du mois d’avril à la fin du mois de juillet 2023.

La candidature doit être constituée d’un résumé du projet de recherches (3 000 signes, espaces compris),

d’une proposition d’article scientifique à discuter. Un court CV académique est souhaité.

Les candidatures sont à envoyer en un seul PDF avant le 31 janvier 2023 à l’adresse suivante: quovadis@dhi-paris.fr. Les réponses seront connues au plus tard le 28 février 2023.

»Quo vadis. La fabrique des savoirs à l’ère numérique« est organisé par Maria-Elena Kammerlander (Fribourg-en-Brisgau) et Pauline Spychala (IHA). Le séminaire se tient déjà depuis un an et nous invitons toutes les personnes intéressées à assister aux séances de cet hiver !

Quo vadis se déroule en coopération avec la Gesellschaft für Universitäts- und Wissenschaftsgeschichte, le Trier Center for Digital Humanities, le Centre de recherche en histoire européenne comparée de l’Université Paris-Est Créteil (EA 4392) ainsi qu’avec le Centre Lucien Febvre de l’Université de Franche- Comté (EA 2273).

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Publication – « Romaniser la foi chrétienne ? La poésie latine de l’Antiquité tardive entre tradition classique et inspiration chrétienne », éd. Giampiero Scafoglio, Fabrice Wendling

Le présent ouvrage participe aux recherches sur la poésie latine tardo-antique qui s’efforcent de situer et de décrire l’émergence, puis le développement de cette poésie dans le cadre de la christianisation de l’Empire. Tout en situant les auteurs et les œuvres par rapport aux grands changements et aux convulsions idéologiques qui ont traversé la société romaine du IIIe au VIe siècle, les dix contributions de ce volume, réunies par Giampiero Scafoglio et Fabrice Wendling, tentent d’appréhender par le biais de la littérature un phénomène désormais bien étudié par les historiens, celui de la transformation du christianisme dans le contexte constantinien et théodosien d’une religion devenue romaine. Si l’on observe dans la sacralisation des bâtiments et des lieux un processus qui opère une rupture avec la religion spirituelle des premiers siècles, ne peut-on trouver trace d’une telle mutation dans la poésie des IVe et Ve siècles ? Une expression désignant le Christ comme Saluator generis Romulei (Prudence), l’effacement des thématiques chrétiennes dans certains poèmes d’Ausone, l’apparition dans les hymnes de Prudence d’une topographie sacrée, l’éloge hyperbolique de l’art oratoire chez un Ennode de Pavie ou, encore, la stigmatisation de la virginité dans tel Épithalame du même Ennode ne témoignent-ils pas d’une forme de « romanisation » ou – plus exactement peut-être – d’interpretatio romana de la foi chrétienne, d’origine hébraïque ? Autrement dit, symétriquement à la « conversion » de la culture classique dont témoigne la littérature chrétienne, ne peut-on mettre au jour dans les textes poétiques un processus sans doute déconcertant, mais réel, de transformation de la foi, de transmutation de ses contenus originels, sous l’effet d’une poésie chrétienne qui garde des attaches profondes, non seulement avec la poésie classique, mais encore avec tout le « passé » de la civilisation romaine antique, jusque dans ses aspects religieux ?

L’ouvrage a été dirigé, conçu et réalisé par G. Scafoglio et F. Wendling, enseignants-chercheurs au sein d’Université Côte d’Azur et membres du CEPAM (UMR 7264), à partir de séminaires de recherche échelonnés de 2016 à 2018. Outre les responsables du présent volume, huit chercheurs, spécialistes reconnus de littérature latine tardo-antique, ont contribué à l’ouvrage : J.-L. Charlet, B. Goldlust, C. Guittard, G. Herbert de la Portbarré-Viard, J. Soler, C. Urlacher-Brecht, E. Wolff et V. Zarini

Table des matières :

G. Scafoglio & F. Wendling
Introduction

Vincent Zarini
Rome et son passé dans la poésie latine de l’Antiquité tardive

Charles Guittard
Au confluent des traditions : regards sur la poésie dans l’œuvre de Macrobe et dans le cercle de Symmaque.

Giampiero Scafoglio
Le christianisme et le paganisme dans la poésie de l’Antiquité tardive : le cas d’Ausone

Etienne Wolff
Les poèmes de l’Anthologie latine entre tradition classique et émergence chrétienne

Fabrice Wendling
Poésie et théologie dans le « Contre Symmaque » de Prudence

Jean-Louis Charlet
Contribution de trois « Carmina minora » rendus à Claudien, à la connaissance de sa religion

Céline Urlacher-Becht
« Omnibus in rebus sermonum purpura regnat » (Carm. II, 44, 7) : Place et enjeux de l’idéal aristocratique de l’orator dans les poèmes religieux d’Ennode de Pavie

Benjamin Goldlust
Une critique de la virginité chez un poète chrétien ? Retour sur l’Épithalame pour Maximus d’Ennode de Pavie (1, 4 = 388 V) et mise en perspective littéraire d’un problème doctrinal

Joëlle Soler
Les « lieux saints » dans le « Peristephanon » de Prudence : une interpretatio Romana du culte des martyrs ?

Gaëlle Viard
Epigraphie et poésie spirituelle dans l’œuvre de Paulin de Nole

Informations pratiques :

Romaniser la foi chrétienne ? La poésie latine de l’Antiquité tardive entre tradition classique et inspiration chrétienne, éd. Giampiero Scafoglio, Fabrice Wendling, Turnhout, Brepols, 2022 ; 1 vol., 255 p. (Collection d’études médiévales de Nice, 20). ISBN : 978-2-503-60087-1. Prix : € 60,00.

Source : Brepols

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Publication – « Figures du notaire dans la France méridionale. Institutions, clientèles et actes (XIIe-XVIe siècle) », dir. Olivier Poncet, Sylvie Desachy, Olivier Guyotjeannin

Pour les historiens qui fréquentent les archives des départements du Sud de la France, l’étude des actes notariés est une démarche usuelle, quel que soit leur champ d’investigation, tant le notaire au Moyen Âge et jusqu’au xvie siècle a pris une place essentielle et parfois centrale dans la société et les institutions du Midi. Les travaux n’ont d’ailleurs pas manqué depuis des décennies autour de ce phénomène, aussi bien du côté juridique qu’historique. Toutefois, une approche globale de ce notariat méridional, dans sa genèse comme dans sa diffusion, de l’évolution de cette institution, de ses actes et de leur archivage restait à faire. C’est l’ambition que se donne le présent ouvrage : offrir une vue kaléidoscopique des pratiques du notariat méridional du xiie au xvie siècle à travers des approches variées (diplomatique, archivistique, histoire du droit, histoire sociale et économique), qui visent à restituer son caractère protéiforme – en fonction notamment des espaces géographiques – et à replacer son rôle dans l’histoire institutionnelle et sociale de la France du Sud en regard de pratiques plus septentrionales.

Table des matières :

Avant-propos par Sylvie Desachy, Olivier Guyotjeannin et Olivier Poncet 

Origines et diffusion du notariat méridional. Propos liminaires par Jean-Louis Biget 

D’une Renaissance à l’autre, l’avènement d’un homme et de son métier dans le Midi de la France : le notaire du XIIe au XVIe siècle par Olivier Guyotjeannin et Olivier Poncet 

Première partie : Émergence et développement du notariat

Gênes et Giovanni Scriba, aux sources du notariat méridional par Alfonso Assini et Paola Caroli 

De la Ligurie au Languedoc : l’émergence du notariat en Languedoc à travers les actes de la pratique (XIIe siècle) par Sylvie Desachy 

Les notaires et les arbitres ou amiables compositeurs en Languedoc (milieu du XIIe-début du XIIIe siècle) par Maïté Ferret-Lesné 

Origines et spécificités du notariat pyrénéen. L’exemple du Béarn (XIIIe-XVe siècle) par Dominique Bidot-Germa 

Deuxième partie : Plus au nord : des marges notariales ?

Une approche de la population des notaires du bailliage de Grésivaudan autour de 1450 par Hélène Maurin-Larcher et Hélène Viallet 

Où s’arrête le notariat méridional ? L’exemple du notariat poitevin, forme de notariat méridional en pays de droit coutumier (XIIIe-XVIe siècle) par Romain Le Gendre

Notaires, tabellions, clercs. Une approche comparée des processus de professionnalisation (XIIIe-XVe siècle) par Isabelle Bretthauer 

Troisième partie : Des outils efficaces et innovants

Le nouveau support de l’écrit, le papier des notaires par Françoise Chauzat, Janine Mathieu, Jean-Manuel Picasso et Martine Sainte-Marie 

Typologie des actes notariés : l’exemple du Tarn (XIIIe-XVIe siècle) par Sophie Imbert 

Répertoires chronologiques et tables alphabétiques. Typologie et évolution par Bruno Poinas 

Quatrième partie : Le notaire à l’étude

Les notaires du Gévaudan (XIIIe-XVIe siècle) par Philippe Maurice 

Un notaire au travail : Pere Candell, Perpignan, 1414-1452 par Élodie Capet 

Les notaires rouergats et la pratique de l’occitan du XIIIe au XVIIe siècle par Jean Delmas 

Conclusions. Notaires méridionaux : retour au droit par Patrick Arabeyre

Résumés 

Index des noms géographiques et de personne 

Informations pratiques :

Figures du notaire dans la France méridionale. Institutions, clientèles et actes (XIIe-XVIe siècle), éd. Olivier Poncet, Sylvie Desachy, Olivier Guyotjeannin, Paris, École nationale des chartes, 2022 (Études et rencontres de l’École des chartes) ; 1 vol., 336 p. ISBN : 978-2-35723-167-2. Prix : € 34,00.

Source : École nationale des chartes

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Publication – Nadia Mariana Consiglieri, « Los animales en los Beatos. Representación, materialidad y retórica visual de su fauna apocalíptica (ca. 900-1248) »

Beatus illuminated manuscripts were mainly produced in the Iberian region but also in French and Italian territories between the 10th and 13th centuries when Beatus of Liébana’s Commentary on the Apocalypse was copied in monastic scriptoria. Depending on their origin and time, the versions of their animals were modified. In this regard, the different animal figures were structured in these manuscripts from the sacred and devil poles in continuity with the Isidorian classification based on the opposite concepts domestication- bestiality, featured in his Etymologiae. These zoomorphic representations in Beatus codex acquired ideological and rhetorical functions by acting as effective support structures for the eschatological contents of the Commentary in the activity of monastic lectio.

Informations pratiques :

Nadia Mariana Consiglieri, Los animales en los Beatos. Representación, materialidad y retórica visual de su fauna apocalíptica (ca. 900-1248), Buenos Aires–Barcelona, Miño y Dávila editores – Ciudad Autónoma de Buenos Aires, Editorial de la Facultad de Filosofía y Letras Universidad de Buenos Aires, 2022 ; 1 vol., 552 p. ISBN: 978-84-18095-92-4. Prix : USD 8,40.

Source : Miño y Dávila editores

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Appel à contribution – Interreligious Communication. Transmediterranean Perspectives (7th–16th Cent.)

Recent years have seen a plethora of publications on Jewish-Christian-Muslim relations. A lot of this research, however, has come short in concretely analysing and conceptualising how members of different religious groups have actually communicated with each. Against this backdrop, the conference aims to fundamentally engage with theories and frameworks of communication, as well as with the extant documentation and concrete communication.

Interreligious Communication. Transmediterranean Perspectives (7th–16th Cent.)

Recent years have seen a plethora of publications on Jewish-Christian-Muslim relations, many of which fall into the framework of “Mediterranean Studies”. A lot of this research, however, has come short in concretely analysing and conceptualising how members of different religious groups (including those that stand or are perceived to stand in-between these groups, keyword “hybridity”) have communicated with each other directly and

– in different situations or concrete settings, such as when trading or dealing with diplomatic matters
– under different socio-political and socio-economic circumstances
– on a variety of topics, such as law, religion, science, or civic matters
– within and across different categories of belonging, such as gender, identity, religion or race
– orally, symbolically, in writing, as well as by means of material exchange
– in different languages and linguistic variations, including sociolinguistic registers
– and with different assumptions and, indeed, different outcomes

Against this backdrop, the conference aims to fundamentally engage with theories and frameworks of communication, as well as with the extant documentation and concrete instances of communication between Jews, Christians, and Muslims in and around the Mediterranean between the seventh to sixteenth centuries. In so doing, we hope to move the discussion away from a focus on “relations” to more concrete cases of direct communication.

The conference will feature invited papers from established experts in the field as well as discussion sessions in which we aim to approach the topic of ‘communication’ on an overarching, more abstract level. With this Call for Papers, we hope to address scholars who are either PhD candidates or postdoctoral researchers working on topics that fall into our areas of interest. We are keen to hear from you!

We particularly welcome papers that fit into our four main themes:

– Legal frameworks and interaction
– Science, philosophy and materiality
– Violence, war and diplomacy
– Trading networks and commerce

This conference is organised by the research group RELCOM (“Religious Communication in and between the Arabic-Islamic and Latin-Christian Sphere”) and it is generously funded by the AHRC and the DFG. We will be able to invite candidates travelling from within the UK and Europe. Applicants from other locations are also welcome to apply but funding can then only be partial.

Please send an abstract of a maximum of 500 words together with a provisional title and a short CV to: kate.f.tinson@durham.ac.uk and alejandro.pelaez-martin@uni-konstanz.de by 30th of November.

Organisers, the RELCOM team: Theresa Jäckh, Daniel G. König, Alejandro Peláez Martín and Kate Tinson

Venue: St Chad’s College, Durham University, 18 North Bailey, Durham DH1 3RH, United Kingdom

Source : H-Soz-Kult

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Séminaire – Séminaire « Parler de foutre ». Dire le sexe au Moyen Âge.

Campus de Villejean (Rennes)
Type d’événement

13 octobre 2022 – 6 avril 2023

Le centre d’études des textes médiévaux (CETM) du laboratoire CELLAM de l’Université Rennes 2 propose, du 13 octobre 2022 au 6 avril 2023,  une première session de 8 séances dans le cadre du séminaire « Parler de foutre ». Dire le sexe dans les textes médiévaux.

Le Séminaire du CETM s’intéressera entre 2022 et 2026 à la manière dont les textes médiévaux disent la relation sexuelle comme acte engageant le corps. « Parler de foutre » (titre tronqué du fabliau La demoiselle qui ne pooit oïr parler de foutre) met l’accent sur la question du mot et de la chose. La première session aura lieu entre 2022 et 2023. 

Comment dire ou ne pas dire ? Entre tabou, ellipse, métaphore, euphémisme ou litote, comment les divers genres littéraires médiévaux construisent-ils une poétique associée au corps, à l’acte sexuel ou la pratique sexuelle ?  Quelle articulation entre dire, faire, voir et imaginer ? Il s’agira d’étudier le vocabulaire, les dispositifs métaphoriques ou narratifs, et leur place dans la senefiance des œuvres et leur caractérisation générique.

Voir le programme détaillé

Dans une actualité où la question de ce qui peut se dire, s’entendre, s’enseigner se pose à partir de réactions provoquées par la présence de mots ou d’images, les manières de dire le sexe au Moyen Age et la réception postérieure des œuvres qui en proposent une représentation suscitent des interrogations pouvant éclairer le présent.

Source : Université Rennes-2

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Publication – John D. Hosler, « Jerusalem Falls. Seven Centuries of War and Peace »

The history of Jerusalem is one of conflict, faith, and empire. Few cities have been attacked as often and as savagely. This was no less true in the Middle Ages. From the Persian sack in 614 through the bloody First Crusade and beyond, Jerusalem changed hands countless times. But despite these horrific acts of violence, its story during this period is also one of interfaith tolerance and accord.

In this gripping history, John D. Hosler explores the great clashes and delicate settlements of medieval Jerusalem. He examines the city’s many sieges and considers the experiences of its inhabitants of all faiths. The city’s conquerors consistently acknowledged and reinforced the rights of those religious minorities over which they ruled. Deeply researched, this account reveals the way in which Jerusalem’s past has been constructed on partial histories—and urges us to reckon with the city’s broader historical contours.

John D. Hosler is professor of military history at the Command and General Staff College. His previous books include John of Salisbury and The Siege of Acre, which was a Financial Times Book of the Year.

Informations pratiques :

John D. Hosler, Jerusalem Falls. Seven Centuries of War and Peace, New Haven, Yale University Press, 2022 ; 1 vol., 384 p. ISBN : 978-0-30025-514-0. Prix : USD 35,00.

Source : Yale University Press

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Prix – The Marjorie Chibnall Essay Prize 2023

Submissions are now being sought for the 2023 Marjorie Chibnall Essay Prize, offered in memory of the former director of the Battle Conference on Anglo-Norman Studies and co-founder of the Allen Brown Memorial Trust. It is awarded for an unpublished scholarly paper based upon original research and relating to the study of the Anglo-Norman world, broadly defined, between c. 850 and c. 1250.

Candidates for the Prize are normally expected to be doctoral students in a recognised institution of Higher Learning, or within two years of having completed a doctorate (from the date the degree was awarded).

The winning paper will be awarded a place at the 2023 Battle Conference on Anglo-Norman Studies, to take place in London, at Senate House, from 19 to 22 July; the conference registration fee and expenses to a certain level will be covered. It is a condition of the Prize that the paper should be delivered at the conference following its award, and be submitted for exclusive publication in Anglo-Norman Studies.

The paper should be written in English, up to 8000 words in length (including footnotes), and be prepared to a consistent form of citation.

Candidates should send a covering letter, an abstract (between 200 and 250 words) of their paper, and their entry itself, to The Hon. Secretary of the Allen Brown Memorial Trust, Ms Caroline Palmer, via an email attachment to Cpalmer@boydell.co.uk with the three documents combined into one file. The letter should make a statement as to the originality of the work; an indication of how the candidate qualifies for entry to the competition; agreement to the terms of the Prize competition; and name, postal address, email address, and institutional details.

Entries must be submitted by 15 March 2023. Previously unsuccessful candidates may reapply, but must address a new topic.

The winner will be announced in early April, the work having been judged by a selection committee made up of representatives of the Trust; their decision will be final and no correspondence will be entered into. The Trustees reserve the right not to make an award should no essay of sufficient quality be entered.

It is planned to include a poster session for ECRs during the conference. For further details please contact Dr Leonie Hicks: leonie.hicks@canterbury.ac.uk,

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