Conférence – Averroès géographe : al-Andalus et la théorie des climats

Falsafa les RDV de la philosophie arabe à l’Institut du Monde Arabe

Averroès géographe : al-Andalus et la théorie des climats

mardi 2 décembre – 19-21h – Institut du Monde Arabe – Salle du haut Conseil (niveau 9)

À l’occasion des 900 ans de la naissance d’Averroès (Ibn Rushd, 1126-1198).
Cette saison est un hommage à celui qui fut à la fois juge, juriste, médecin et philosophe, commentateur inlassable d’Aristote. À travers conférences et débats, ces rencontres mettent en lumière la pensée d’Averroès et son influence durable sur la philosophie, la science et le dialogue des cultures.

Avec Salima Zouaghi, professeure agrégée de philosophie et doctorante contractuelle au sein de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, dans le cadre d’une thèse intitulée « Averroès et la théorie des climats », sous la direction de Jean-Baptiste Brenet. Ses recherches s’intéressent aux rapports entre philosophie et géographie, dans son pan médiéval comme dans son pan contemporain.

« Pourquoi veux-tu partir pour Cordoue ? – Parce que je ne connais pas le chemin », écrit Mahmoud Darwich. Le poète cerne ici la désorientation qui habitait déjà la conscience andalouse à l’époque de l’Espagne musulmane. Dans une cartographie scindée en zones étanches selon sept « climats », al-Andalus oscille entre la partie dite occidentale et la partie dite orientale, tiraillée entre les terres « chrétiennes » et la « maison de l’islam ». Or, c’est précisément en vertu de cette situation liminale qu’al-Andalus devient, selon Averroès, un lieu propice à la philosophie, capable de joindre l’héritage grec au monothéisme musulman. Autrement dit, l’impossibilité d’assigner al-Andalus à un lieu circonscrit est certes la source d’une intranquillité géopolitique, mais celle-ci n’est que l’envers de sa fécondité philosophique.

Source : Pariscope médiéval

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Publication – Philippe Depreux, « Gouverner l’Empire en Occident des Carolingiens au règne de Conrad II (737-1039). Symbolique du pouvoir et pratiques sociales »

Ce livre est né d’une question simple : comment l’Occident latin fut-il gouverné au haut Moyen Âge ? Plus précisément, quel fut l’intérêt d’avoir un empereur alors que le roi jouait encore un rôle fondamental ?

En 800, le couronnement impérial de Charlemagne est l’apothéose d’un recentrage politique sur l’Europe du Nord-Ouest car depuis plusieurs décennies, la papauté se détourne de Byzance.
Partant de cet événement conjoncturel, Philippe Depreux expose l’idéologie du pouvoir impérial comparé au pouvoir royal et, plus généralement, les ambitions et limites de l’exercice d’un pouvoir qui se considère comme sommital.

De l’essor des Pippinides jusqu’à la mort de Conrad II, qui parachève la formation du Saint-Empire, l’auteur analyse l’exercice du pouvoir, la symbolique qui en exprime l’essence et les pratiques sociales qui lui sont inhérentes en abordant des thèmes très divers, qui sont autant de clefs d’interprétation propices à la comparaison avec d’autres espaces politiques et culturels, dont les mondes byzantin et islamique.

L’espace considéré englobe l’Empire carolingien et les royaumes qui en sont issus – l’imperium désignant essentiellement le pouvoir, et seulement accessoirement le territoire où il est exercé.
Par la diversité des aspects abordés — du décorum des plaids généraux à la pratique de la chasse ou de la genèse du sceau représentant le souverain « en majesté » à la volonté de conduire l’ensemble du peuple au paradis —, cet essai révèle les multiples facettes de la manière dont on concevait et on exerçait le pouvoir impérial ou royal au haut Moyen Âge, en combinant d’une manière originale les sources textuelles, iconographiques et matérielles.

Après avoir été professeur des universités en France, Philippe Depreux enseigne depuis 2013 l’histoire du Moyen Age à l’université de Hambourg, où il dirige la nouvelle édition des modèles d’actes et de lettres (formulae) du haut Moyen Age. Il est membre ordinaire de l’Académie des Sciences à Hambourg.

Table des matières :

Introduction
Chapitre liminaire – L’empire et l’Empire
Prémices d’Empire : les Francs et l’évêque de Rome au viiie siècle
Léon III et Charlemagne, de Paderborn à Rome (799-800/801)
L’imperium, une évidence – l’Empire, une nécessité ?
Première partie
Parvenir au pouvoir et manifester sa prééminence

Chapitre I – « Couronné par Dieu » – justification du pouvoir et liturgie
Sacre et stabilité dynastique
Élection et couronnement
L’envers de l’intronisation : abdication et déposition
Chapitre II – Splendeur de l’Empire et protection divine : les symboles du pouvoir
Victoire et baraka
Le trône et les insignes du pouvoir
Les métamorphoses du sceau : l’affirmation progressive de la majesté
La monnaie, instrument de propagande
Chapitre III – Voir et être vu : les rituels du pouvoir
La chevauchée
La chasse
L’étiquette
Deuxième partie
L’autorité de l’empereur

Chapitre IV – Un nouvel Empire romain ?
Le pape, consécrateur de l’empereur
La protection de Rome et le contrôle de l’Italie
L’Occident et Byzance
Normes nouvelles, droit ancien et coutume
Chapitre V – L’Empire, une puissance universelle ?
L’empereur, roi de plusieurs royaumes ?
Relations diplomatiques et stratégies matrimoniales
Les marges de l’Empire et l’hommage des nations
Troisième partie
L’exercice du pouvoir

Chapitre VI – Gouvernement des Hommes et direction des âmes
Convertir et soumettre à la foi orthodoxe
L’idéal du pouvoir – ou : le prince en son miroir
L’exercice de la justice
L’appartenance à la communauté politique
Chapitre VII – L’administration de l’Empire
Les palais et l’affirmation de l’emprise du roi sur le territoire
La cour impériale et les élites aristocratiques
L’écrit, instrument de pouvoir
L’administration des territoires : entre centralisation et régionalisme
Les limites du pouvoir : critique, contestation et révolte
Conclusion
Notes
Sources et bibliographie 
Index des noms de lieux
Index des noms de personnes
Liste des illustrations

Informations pratiques :

Philippe Depreux, Gouverner l’Empire en Occident des Carolingiens au règne de Conrad II (737-1039). Symbolique du pouvoir et pratiques sociales, Paris, Les Belles Lettres, 2025 ; 1 vol., 322 p. ISBN : 978-2-25145-808-3. Prix : € 21,00.

Source : Les Belles Lettres

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Appel à contribution – L’animal, objet du savoir médiéval : encyclopédies, livres de chasse, bestiaires

Université de Pau et des Pays de l’Adour,
30 septembre-3 octobre 2026

La Société Internationale Renardienne a le plaisir de vous annoncer la tenue du son XXVIe Colloque en France, dans la ville de Pau située aux pieds des Pyrénées. Il sera organisé par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et portera notamment sur l’animal comme objet du savoir médiéval.

Au Moyen Âge, les discours savants et les représentations qui les accompagnent envisagent les animaux sous des angles divers : pratique et concret pour les livres de chasse et de fauconnerie, analytique et classificatoire pour les encyclopédies, symbolique et spirituel pour les bestiaires. Loin de se contredire, ces discours se complètent et s’influencent les uns les autres. Ils nous donnent accès à une culture médiévale du monde animal surprenante et fascinante, qui nous permet aussi de mieux comprendre des allusions de la littérature narrative ou poétique ou de mieux apprécier certaines énigmes littéraires. Afin de favoriser les échanges autour du savoir sur l’animal et de sa place dans nos recherches, nous invitons les participants à ce XXVIe colloque renardien à privilégier notamment les pistes suivantes :

la chasse et la fauconnerie

Pour ce colloque qui se tiendra en Béarn, dans le pays de Gaston Phébus, nous souhaitons mettre à l’honneur les livres de chasse : on pourra ainsi s’intéresser au développement de ce genre littéraire, aux particularités de sa langue et de ses illustrations, à ce qu’il nous dit de la relation entre les hommes du Moyen Âge et les animaux. On ouvrira la réflexion au motif de la chasse tel qu’il apparaît dans d’autres genres littéraires, par exemple à la faveur de certaines péripéties romanesques, de récits de songe ou encore par le biais des métaphores.

la représentation de l’animal dans les encyclopédies

Que des livres entiers leur soient réservés ou que leur présence soit plus diffuse, les animaux occupent une place de choix dans les ouvrages encyclopédiques médiévaux. Quels sont les bêtes, les oiseaux et les poissons qui figurent dans ces ouvrages et comment leur liste évolue-t-elle au fil des siècles ? Quelle place occupent-ils dans l’ordre du discours savant et comment ce savoir « zoologique » circule-t-il d’une langue à l’autre ? Pourquoi les savants du Moyen Âge ont-ils porté aux animaux une telle attention et que pouvons-nous apprendre aujourd’hui des textes et des images qui en témoignent ?

les relations entre les animaux et les autres acteurs du monde naturel

Textes et images médiévaux fourmillent d’exemples d’interactions entre herbes et bestes, ou encore avec ces autres acteurs de la nature : les pierres. Qu’il s’agisse des pierres cachées dans la tête d’un poisson, de la résine d’un arbre se durcissant en une pierre précieuse, ou encore des limaces nées de la chaleur de l’herbe, les interactions entre végétaux, animaux et minéraux fournissent aux auteurs, savants et artistes d’inépuisables sujets d’admiration et de réflexion, qu’il est possible d’étudier pour questionner notre propre regard sur la nature et sur la relation que les êtres humains entretiennent avec elle.

Outre ces pistes de recherche, les communications qui porteront sur tout autre sujet traditionnel de la Société Renardienne (contes animaliers, fables, fabliaux, etc.) seront les bienvenues. Nous accueillerons aussi volontiers les propositions de sessions thématiques, par exemple sous forme de table ronde réunissant quelques chercheurs autour d’un corpus ou d’une question méthodologique.

Il est également dans la tradition de la société d’accueillir les jeunes chercheurs dès le début de leurs carrières scientifiques : les doctorantes et doctorants, ainsi que les jeunes chercheuses et chercheurs en général, ne doivent donc pas hésiter à proposer leur participation.

Ces communications pourront se faire dans n’importe quelle langue européenne, en privilégiant le français et l’anglais si cela est possible. La durée prévue de chaque communication est de vingt minutes, suivies d’un temps de discussion.

Les propositions de communication, comprenant un titre et un résumé de cinq à dix lignes, sont à nous faire parvenir avant le 31 décembre 2025 à l’adresse suivante : renard26@univ-pau.fr Nous prévoyons de diffuser au printemps 2026 une deuxième circulaire accompagnée d’un programme temporaire afin de préciser l’organisation.

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Appel à contribution – Memory and Medieval Material Culture. Courtauld Medieval Postgraduate Colloquium

Deadline for submissions 14th December 2025.

In our digital age, memory is both permanent and fleeting: forever enshrined on the internet, and yet easily forgotten amid the endless scroll of new information. In the Middle Ages, however, memory was more consciously articulated by medieval makers, patrons and viewers, and was appropriated to serve carefully crafted political, devotional and cultural agendas. Far from being passive repositories of remembrance, medieval artworks, buildings and objects played active roles in constructing, shaping and transmitting memory, whether personal, collective or institutional. This colloquium invites papers that explore the complex and dynamic relationship between memory and the material culture of the Middle Ages. It seeks to consider how images from medieval Europe, Byzantium and the Islamic world engaged with the processes of remembering and forgetting, and how they mediated the relationship between the past and the present.

We invite submissions for 20-minute papers that investigate the relationships between memory, objects and buildings, as well as those involved in making, commissioning and viewing them. Respondents might consider themes including but by no means limited to:

  • The role of images in preserving, rewriting or reframing the past, and in creating, re-creating and reinforcing memory
  • Agendas of patronage and the politics of remembering and forgetting in the construction of memory
  • Death, commemoration and the visual cultures of remembrance
  • Genealogy, dynastic representation and strategies of commemoration
  • Architecture, monuments and urban spaces as sites of shared or contested memory
  • The staging and restaging of memory in rituals and processions
  • The transmission of memory across geographical, cultural and temporal boundaries
  • The afterlives of medieval images and their role in shaping modern memory of the Middle Ages

We invite PhD candidates to submit an up to 250-word paper proposal and title, a short CV, together with their complete contact details (full name, email, and institutional affiliation) by 14 December 2025. Please send these to Sophia Dumoulin (sophia.dumoulin@courtauld.ac.uk).

There may be some limited funding to support travel and accommodation costs for those without institutional support. If you would require funding support, please include a brief budget alongside your abstract.

Find out more information on the Courtauld’s website.

Source : Medieval Art Research

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Séminaire – Cycle de conférences 2025-2026 du CEMR (UCLouvain)

Le CEMR propose un programme diversifié, composé d’une présentation d’ouvrage, d’un week-end culturel en Bourgogne, d’un colloque et de deux cycles de conférences.

Le premier cycle reviendra sur les points de contact entre l’Occident médiéval et le Proche-Orient. Au-delà de la question des croisades, nous mettrons le projecteur sur des modes d’interaction dynamique et sur les acteurs qui favorisent ces relations, qu’elles soient d’ordre politique, social, religieux ou scientifique. En filigrane de ces rencontres, c’est aussi la question de la construction des identités et des altérités qui se joue.

Le second cycle interrogera les représentations du Moyen Âge dans les productions contemporaines. En effet, le Moyen Âge y est omniprésent. Littérature, bande dessinée, cinéma, séries télévisées, jeux vidéo, etc. : les exemples sont très nombreux. Mais quelles sont les raisons de ce succès ? Et pour quelle perception de la période médiévale ?

Mercredi 12 novembre, cycle En contact avec le Proche-Orient médiéval
Nissaf Sghaïer (UCLouvain), Au-delà des rencontres, vers une fabrique des altérités musulmanes. Voyages, discours, identités dans les États bourguignons (1363-1482)
18h30-20h, salle Ladrière

20-23 novembre
Week-end culturel autour de Cîteaux et de Beaune

Mercredi 10 décembre, cycle En contact avec le Proche-Orient médiéval
Baudouin Van den Abeele (UCLouvain), Faucons, textes, praticiens : échanges entre Orient et Occident au temps de Frédéric II de Hohenstaufen
18h30-20h, salle Polyvalente

Jeudi 5 février, cycle Médiévalisme
Leticia Ding (U. Lausanne), Les réécritures médiévalistes de Jacques Roubaud : entre mémoire littéraire et fiction critique
18h30-20h, salle Polyvalente

Mercredi 18 février, cycle En contact avec le Proche-Orient médiéval
John Tolan (U. Nantes, ERC Eu’ Qu), Nella presenza del Soldan superba: la rencontre entre François d’Assise et al-Malik al-Kāmil
18h30-20h, salle Polyvalente

19-20-21 février, cycle Médiévalisme
Colloque Des bulles pour célébrer le passé :quand histoire et bande dessinée rejoignent la même case, org. Grégory Clesse et Florence Ninitte
Musée L et Salle Polyvalente

Jeudi 5 mars, cycle Médiévalisme
William Blanc (EHESS) et Vincent Ferré (Sorbonne), Médiévalisme : Pourquoi le Moyen Âge nous fascine-t-il tant ?
18h30-20h, salle Polyvalente

Lundi 30 mars, cycle En contact avec le Proche-Orient médiéval
Marion Dapsens, Guillaume Delmeulle, Doriane Moenaert, Arabice appellatur elixir L’alchimie, du monde arabo-musulman à l’Occident latin.
18h30-20h, salle Polyvalente

Vendredi 10 avril, cycle Médiévalisme
Yohan Chanoir (EHESS), Recréer le Moyen Âge à l’écran (1895-2021)
14h-16h, salle Polyvalente

Jeudi 7 mai, cycle En contact avec le Proche-Orient médiéval
Fabio Zinelli (EPHE – PSL), Une tuile, une jument et un turban: Traditions manuscrites de textes français dans l’Orient latin (XIIIe et XIVe s.)
18h30-20h, salle Polyvalente

Jeudi 4 juin, cycle En contact avec le Proche-Orient médiéval
Laura Minervini (Università di Napoli Federico II), Les Assassins: une légende dynamique dans l’Occident médiéval.
18h30-20h, salle Polyvalente

Directeur : Baudouin Van den Abeele
(baudouin.vandenabeele@uclouvain.be)

Secrétaire : Grégory Clesse
(gregory.clesse@uclouvain.be)

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Appel à contribution – Autour des caractères de l’histoire du Vivarais. Dans les pas d’Auguste Le Sourd

A-t-on fait le tour de l’histoire du Vivarais ? Objet de nombreuses publications, cette circonscription d’Ancien Régime, qui laisse sa place à l’Ardèche en 1790 et qui est définie généralement par sa ressemblance quasi-exacte avec le département actuel, n’a pourtant pas de date de naissance clairement établie. Remontant souvent jusqu’à l’époque romaine voire protohistorique, les synthèses historiques locales considèrent tour à tour le Vivarais comme un cadre aux frontières immuables ou comme une généalogie institutionnelle (Reignier, 2025). Parmi les principales institutions présentes à la veille de la Révolution, les États de Vivarais forment une subdivision fiscale particulière placée depuis la fin du Moyen Âge sous la tutelle des États de Languedoc. C’est pourquoi l’historiographie ardéchoise accorde une place centrale à l’étude de sa mise en place comme un des évènements déterminants pour la formation du territoire vivarois.

Publié en 1926 à Paris, l’Essai sur les États de Vivarais depuis leurs origines apparaît dans ce cadre comme une référence pour les chercheurs travaillant sur l’Ardèche aux époques médiévale et moderne. Prolongeant des recherches menées dans le cadre d’une thèse soutenue à l’École nationale des chartes en 1899, l’ouvrage forme le point culminant d’une bibliographie remarquable par son abondance, la qualité de son érudition et ses apports à l’histoire locale (Roche, 1934). Alors que de nouvelles recherches consacrées aux États particuliers de Vivarais ont permis d’actualiser les connaissances sur cette institution (Suchon, 2022), le centenaire de la parution de cette synthèse longtemps indépassée fournit l’occasion de nous questionner sur les enjeux actuels de la recherche dans les sciences historiques à travers l’influence encore présente des ouvrages jugés comme fondateurs par nos prédécesseurs.

Relire aujourd’hui les écrits d’Auguste Le Sourd permet en effet d’interroger le contexte de formation et de transmission de certaines idées marquantes sur les caractères de l’histoire du Vivarais et la connaissance du patrimoine local. Né à Vals-les-Bains en 1875 et résidant longuement à Baix jusqu’à sa mort en 1934, cet auteur est également à l’origine de la découverte et de la mise à disposition de sources précieuses, parmi lesquelles de nombreuses archives notariales, le fonds ancien de la commune de Baix qu’il fait entrer aux Archives départementales (série 17 E-Dépôt), ou encore un manuscrit de la BnF contenant une version des écrits du chanoine de Banne et dont il publie une édition (Le Sourd, 1917). Il est enfin un contributeur influent de la Revue du Vivarais fondée une génération plus tôt en 1893 et son engagement passionné pour l’Ardèche est toujours une source d’inspiration pour les chercheurs et amateurs d’histoire locale.

Particulièrement inspirées par l’héritage de ses travaux, les revues Mémoire d’Ardèche et Temps Présent et Revue du Vivarais s’associent au Département de l’Ardèche et à plusieurs associations ardéchoises pour proposer, en hommage à celui qui compte parmi leurs remarquables prédécesseurs, une rencontre réunissant les acteurs actuels en prise directe avec l’histoire du département. L’objectif de ces journées est ainsi de mêler relectures de travaux classiques et présentations de recherches récentes afin de mettre en valeur les perspectives actuelles de la connaissance sur le Vivarais.

I – Le Vivarais et les territoires de l’historien

Se plaçant entre autres à la suite des travaux d’Albin Mazon et de l’Histoire du Vivarais initiée par Jacques Rouchier puis reprise au début du XXe siècle par Jean Régné, Auguste Le Sourd participe à la transformation du cadre d’étude employé par les historiens. Centrée sur une institution en particulier à travers le dépouillement du fonds conservé au sein de la série C des Archives départementales, sa synthèse permet en effet d’aborder le cadre départemental, cher à ses prédécesseurs, comme résultat et non comme préalable à la réalité historique étudiée. Cette approche institutionnelle de l’histoire locale est ensuite reprise pour d’autres recherches, notamment autour du pouvoir temporel des évêques de Viviers (Babey, 1956).

Plus récemment, plusieurs travaux sont venus bousculer les approches traditionnelles de l’histoire du territoire par la mise en valeur d’évolutions majeures, notamment au cours du premier millénaire de notre ère (Lauxerois, 1983 ; Darnaud, 2023). Ces études ouvrent ainsi plusieurs perspectives de recherches pour renouveler la compréhension des transformations à l’œuvre entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne, notamment autour de la formation des États de Vivarais, et permettent d’envisager un bouleversement historiographique d’ampleur menant vers une définition renouvelée du territoire vivarois à ses différentes époques.

II – Un département sans école ?

Dépourvue de formation universitaire à l’histoire dans son territoire, l’Ardèche est l’objet de recherches menées tour à tour par des étudiants et professeurs établis à Lyon, Grenoble, Aix-en-Provence, Montpellier et même au-delà. Freinant la constitution d’une véritable école dédiée aux études vivaroises, cette situation n’a pas empêché plusieurs chercheurs de faire carrière à partir d’une thèse portant sur le département. La situation d’Auguste Le Sourd, un des premiers à consacrer ses études académiques au Vivarais mais resté ensuite sans véritable assise institutionnelle, est cependant emblématique d’une pratique de la recherche devant constamment osciller entre la présence sur le terrain et la fréquentation de grandes villes universitaires nécessaire pour garantir sa légitimité.

La mise en place d’un certain nombre d’institutions patrimoniales vient contrebalancer cette situation et permet une riche production alliant recherche savante et médiation culturelle. Par son ancienneté et par ses missions de collecte et de mise à disposition des sources, les Archives Départementales forment ainsi un véritable lieu de rencontre pour les passionnés de l’histoire du département. Se caractérisant aussi par un tissu associatif particulièrement vivace, l’Ardèche pallie son enclavement universitaire par un grand nombre de rencontres et de publications locales dédiées aux sciences historiques. Ces sociétés savantes doivent beaucoup à des personnalités comme Auguste Le Sourd, notamment actif dans la Revue du Vivarais pour laquelle il est engagé financièrement dans son rachat en 1911 afin de la sauver de la faillite de son éditeur originel (Lesort, 1933).

III – Explorer et transmettre le patrimoine

Dédiant son ouvrage maître à la mémoire d’Albin Mazon et à l’origine d’un long hommage publié dans la Revue du Vivarais (Le Sourd, 1908), Auguste Le Sourd s’inspire de l’auteur des Voyages pour réaliser des excursions archéologiques à la découverte du patrimoine local, accompagné des lecteurs de la revue. De la même manière, le fort maillage d’institutions et d’associations culturelles réparties à travers tout le département favorise aujourd’hui largement l’accessibilité des résultats de la recherche, particulièrement pour ce qui touche aux vestiges et aux monuments historiques.

Ces matériaux d’étude, souvent complétés à l’aide d’informations issues d’archives, sont également à l’origine d’un large renouvellement de la recherche en archéologie particulièrement active sur le territoire ardéchois. La mise en valeur du patrimoine monumental, accompagnée tant par les politiques publiques que par les acteurs associatifs, facilite ainsi les échanges entre professionnels et grand public, notamment par la création de nouveaux modes de transmission afin d’encourager la large diffusion des connaissances sur le Vivarais.

Modalités de soumission

Les approches globales permettant d’éclairer l’histoire du Vivarais dans son ensemble, que ce soit dans son évolution institutionnelle et territoriale ou dans les enjeux liés à la transmission à travers les générations de cette histoire, seront privilégiées. Toutefois, les études de cas localisées et les comparaisons avec d’autres espaces permettant d’éclairer les problématiques étudiées sont également les bienvenues.

Les propositions de communication, de 500 mots maximum (titre et résumé), accompagnées d’une courte présentation (statut, situation institutionnelle, domaine de recherche) sont à envoyer obligatoirement au format PDF aux deux adresses suivantes : Virgile Reignier (virgilereignier@gmail.com) et Emilie Comes-Trinidad (ecomestrinidad@ardeche.fr),

avant le 5 avril 2026.

Les articles devront ensuite être envoyés avant le 7 décembre 2026 pour une publication des actes au sein des deux revues organisatrices.

Comité d’organisation

  • Clément Bonnefoi
  • Emilie Comes-Trinidad
  • Virgile Reignier

Comité scientifique

  • Brigitte Bacconnier
  • Clément Bonnefoi
  • Franck Brechon
  • Emilie Comes-Trinidad
  • Dominique Dupraz
  • Yves Esquieu
  • Pierre Ladet
  • Pierre-Yves Laffont
  • Daniel Le Blévec
  • Virgile Reignier
  • Sarah Rouvière

Associations organisatrices

  • Mémoire d’Ardèche et Temps Présent
  • Association Auguste Le Sourd pour la maintenance de la Revue du Vivarais
  • Académie des Sciences, Lettres et Arts de l’Ardèche
  • Société de Sauvegarde des Monuments anciens de l’Ardèche
  • Fédération Ardéchoise de Recherche Préhistorique et Archéologique
  • Association des Amis du Patrimoine et de l’Histoire de Baix

Bibliographie indicative

Auguste LE SOURD, « M. Mazon et son œuvre », Revue historique, archéologique, littéraire et pittoresque du Vivarais, XVI, 1908, p. 338-355 et 377-395.

Auguste LE SOURD, Mémoires de Jacques de Banne, chanoine de Viviers, publiés d’après le manuscrit de la Bibliothèque nationale, Aubenas, Habauzit, 1917.

Auguste LE SOURD, Essai sur les États de Vivarais depuis leurs origines, Paris, Société générale d’imprimerie et d’édition, 1926.

André LESORT, « Auguste Le Sourd », Bibliothèque de l’École des chartes, 94, 1933, p. 415-418.

Auguste ROCHE, « Bibliographie des ouvrages de M. Auguste Le Sourd », Revue du Vivarais, XLI, 1934, p. 7-22.

Pierre BABEY, Le pouvoir temporel de l’évêque de Viviers au Moyen Age, 815-1452, Paris, Sirey, 1956.

Roger LAUXEROIS, Le Bas Vivarais à l’époque romaine, Paris, de Boccard, 1983.

Gérard CHOLVY (dir.), Histoire du Vivarais, Toulouse, Privat, 1988.

Franck BRECHON, Réseau routier et organisation de l’espace en Vivarais et sur ses marges au Moyen Âge, thèse de doctorat, dir. par Marie-Thérèse LORCIN, Lyon, Université Lumière Lyon 2, 2000.

Pierre-Yves LAFFONT, Châteaux du Vivarais. Pouvoirs et peuplement en France méridionale, du Haut Moyen Âge au XIIIe siècle, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009.

Emilie COMES-TRINIDAD, Étude des dynamiques de peuplement en contexte de moyenne montagne à la fin du Moyen Age et au début de l’époque moderne (XIIIe-XVIIe siècles) : Le cas du bassin versant de l’Eyrieux (Ardèche), thèse de doctorat, dir. par Philippe JANSEN et Anne BAUD, Nice, Université Côte d’Azur, 2021.

Maël SUCHON, Les États particuliers de Vivarais – XVIe-XVIIIe siècle, thèse de doctorat dir. par Nicolas LEROY, Montpellier, Université de Montpellier, 2022.

Sarah ROUVIÈRE, La contribution des femmes à la résistance protestante du Désert vivarois : 1685-1757, thèse de doctorat dir. par Yves KRUMENACKER, Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3, 2022.

Olivier DARNAUD, De Vienne à la Méditerranée : une histoire territoriale du sillon rhodanien (Ier-XIIe siècle), thèse de doctorat dir. par Florian MAZEL et Michel TARPIN, Rennes, Université Rennes 2, 2023.

Virgile REIGNIER, « Définir le territoire du Vivarais : un enjeu historiographique », Revue du Vivarais, CXXIX, 2025, p. 65-90.

Source : Calenda

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Publication – Mareikje Mariak, « Die Siegel und Bullen der ostfränkisch-deutschen Herrscher zwischen 936 und 1250 »

Die herrscherlichen Siegel und Bullen waren im Mittelalter ein Bildmedium, das in verschiedenen Situationen – wie Dynastiewechseln, Thronstreitsituationen oder dem Mitkönigtum eines Königssohns – strategisch genutzt wurden, um das gewünschte Bild des Herrschers zu präsentieren. Je nach Situation konnte im Bild Kontinuität oder Abgrenzung zum Vorgänger demonstriert werden. Mareikje Mariak untersucht die Entwicklungslinien der Siegelgestaltung für die Zeit von Otto I. bis zu Friedrich II. im Hinblick auf die dargestellten Attribute, die Formulierung der Umschriften und bezieht auch materielle Aspekte wie Größe und Material der Abdrücke sowie den Wechsel des Siegelstempels und die parallele Verwendung mehrerer Typare mit in die Betrachtung ein.

In the Middle Ages royal seals and bulla were used strategically to represent the desired image of the ruler. Depending on the respective political situation – a new dynasty coming to power, two candidates contesting for the throne or a young son being introduced as king during his father’s reign – the strategies employed differed, sometimes emphasising continuity, sometimes painting a picture distinctly different from the king’s predecessor. Mareikje Mariak explores the evolution of seal design from the times of Otto I to Frederick II taking into account elements of visual representation as well as inscriptions and aspects of the imprints’ materiality. Possible reasons for designing a new seal are also considered, as are situations in which two or more seals were in use at the same time.

Mareikje Mariak, Die Siegel und Bullen der ostfränkisch-deutschen Herrscher zwischen 936 und 1250, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 2025 ; 1 vol., 474 p. (Studien zu Macht und Herrschaft, 20). ISBN : 978-3-8471-1838-1. Prix : € 70,00.

Source : Vandenhoeck und Ruprecht

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Conférence – Jean-Pierre Devroey, « Le grêlon et l’historien : réflexions sur les imaginaires paysans des intempéries »

Pourquoi la grêle tombe-t-elle ici et pas ailleurs? Qu’a-t-on fait au ciel pour que gronde le tonnerre ?

Démunis face aux aléas de la nature, les paysans d’autrefois n’en ont pas moins toujours cherché à comprendre les causes des événements climatiques extrêmes et les manières de s’y accommoder. Comment l’historien peut-il donner la parole aux oubliés de l’histoire, ceux qui n’ont guère de droit de cité dans les sources écrites que produisent les élites ?

La conférence se basera notamment sur l’ouvrage De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysans, Prix d’Histoire Augustin Thierry 2025 de l’Académie française (prix destiné au meilleur ouvrage d’histoire médiévale).

Bibliographie thématique :

Jean-Pierre Devroey, De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysans, (Paris, Seuil, 2024) ;
Jean-Pierre Devroey, La nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (Paris, Albin Michel, 2019).

Jean-Pierre Devroey est professeur émérite d’histoire médiévale à l’Université libre de Bruxelles, et membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l’Académie royale de Belgique. Il a notamment été conférencier invité au Collège de France en mars 2023, et a dernièrement publié : La nature et le roi. Environnement, pouvoir et société à l’âge de Charlemagne (740-820) (Paris, Albin Michel, 2019) et De la grêle et du tonnerre. Histoire médiévale des imaginaires paysans (Paris, Seuil, 2024).

Informations pratiques :

Mardi 18 novembre 2025 à 17 heures
Namur – Palais provincial – Salle du Conseil

Inscription : ici

Source : Académie royale de Belgique

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Appel à contribution – Biblia Africana (Egypt, Nubia and Ethiopia). The Bible in its African Receptions, from Antiquity to the Middle Ages

It is often said that Christianity took root in Africa during the missions of the 19th century, in the wake of European colonial ventures. However, the numerous textual and archaeological documents that have survived attest to the fact that Christianity took root on African soil as early as the first centuries AD. Born within the framework of the Roman Empire, Christianity spread both within and far beyond the imperial limes. First present in Egypt and then in North Africa (in the 1st and 2nd centuries), the new religion spread to more distant lands, reaching Ethiopia as early as the 4th century and Nubia in the 2nd century. From this time onwards, Christianity became a major cultural and spiritual reality that would have a lasting impact on new civilizations on the African continent. The dissemination, translation and reception of Biblical text played a key role in the emergence of specific Christian identities: with the adoption and acculturation of the Bible—or, more precisely, of the texts that were to make up the Bible—in Africa, new literary languages flourished, as did countless intellectual productions, learned and popular traditions and artistic works, while new forms of Christian liturgy were born. This imprint of Biblical text, in its reception and dissemination, thus sketches out a singular profile for each region, in the variety of its literary, liturgical and artistic expressions. A source of inspiration for Christians in Africa since Antiquity and the Middle Ages, the Bible continues to be a cultural, religious and political foundation for believers on the African continent.

The main aim of the Biblia africana colloquium is to explore the reception of Biblical text in African Christianity in the ancient and medieval periods. Taking Egypt, Nubia and Ethiopia as its geographical setting, over a period spanning from the 4th to the 15th centuries AD.

Speakers at this event will attempt to measure, interrogate and document the penetration of Biblical text on early African Christianity, exploring how Biblical themes and motifs helped shape the face of African Christianity in its cultural and spiritual expressions. Above all, it will highlight the powerful creativity shown by African Christians, who, based on Biblical material, produced profoundly original liturgical, literary and artistic works.

The first part of the symposium will be devoted to a global and connected presentation of the origins of ancient African Christianity, illuminated by existing historical and archaeological evidence, and its first developments. This preliminary opening allows us to question the very definition of a geographical area called “Africa”, and the nature of this Christianity, which presents a wide variety of profiles. We also need to reassess the place of ancient and medieval African Christianity in its Mediterranean context. Long regarded as a Christianity of the margins, African Christianity has in fact defined and built itself as a center, even seeing itself as a privileged player in holy history, a history reread by and for Africa, giving rise to richtraditions such as that of the transfer of the Ark of the Covenant to Ethiopia or that of the Holy Family’s sojourn in Egypt.

A second section will look at translations of the Bible into the local languages of Africa during Antiquity and the Middle Ages, namely Coptic, Old Nubian and Geze. This process of translation has not only fostered the development of major written languages, but also the blossoming of rich literary and intellectual production, which many African Christians still inherit today. Through specific examples drawn from the philological examination of Biblical texts in Coptic, Old Nubian and Geze, this question of translation leads us to reflect on the contribution of African Biblical versions to the emergence of geniuses specific to the different regions considered. Not only was the transmission of the Bible in ancient and medieval times partial, but any translation operation also implies a choice of texts and copy media for a specific purpose and readership.

The third part of the symposium will focus on the cultural, spiritual, liturgical, artistic and political reception of the Bible in African Christianity during Antiquity and the Middle Ages.The aim, particularly for specialists in hermeneutics and literature, is to highlight the reinterpretation of Biblical text in the African context, notably through the study of exegetical commentaries produced by African scholars. Also invited are art historians, for whom the challenge is to highlight the astonishing creativity of African Christians in terms of figurativerepresentations (painting, illumination), architecture, music and liturgical objects. This survey enables us to reassess not only how the Bible was forged, adapted and disseminated in contact with new cultures, but also how it in turn shaped the Christian cultures of ancient Africa.

Dates: May 5th and 6th 2026

Location: Faculté universitaire de Théologie protestante (FUTP) – Bruxelles (www.futp.be)

Presentations should last about 20/25 minutes and may be given either in English or in French.

Proposals (250 to 300 words) accompanied by a short biographical note including the author’s current institution, and subject of research should be sent by the 15th of December 2025.

Some proposals may also be selected for publication in the conference proceedings.

The Conference will be held in person, in Brussels, on the 5th and 6th of May 2026.

Scientific Committee:

Bernard COYAULT (FUTP)
Damien LABADIE (CNRS/CIHAM)
Xavier PHILIPPART (FUTP/EPHE) &
Aurélien ZINCQ (FUTP)

Contact:

Xavier PHILIPPART (xavier.philippart@futp.be) – Aurélien ZINCQ (aurelien.zincq@futp.be)

Bibliography :

– Andrea Myers Achi (ed.), Africa and Byzantium, Metropolitan Museum of Art, New York, 2023.
– Michael A. Knibb, The Ethiopic Version of the Old Testament, London, Oxford University Press, 1999.
– Damien Labadie, « Genèse du canon biblique éthiopien : de l’autorité apostolique aux controverses autour des Écritures (XIVe -XVe siècles) », Médiévales, vol. 87 (2024), p. 33-52.
– Edward Ullendorff, Ethiopia and the Bible, London, Oxford University Press, 1968.
– Gerald M. Browne, « Old Nubian Literature », dans Études nubiennes, vol. 2, 1992, p. 379-387.
– Alexandros Tsakos, « The Liber Institutionis Michaelis in Medieval Nubia », Dotawo: A Journal of Nubian Studies,vol.1 (2014), p. 51-62.
– Roland Werner, Das Christentum in Nubien. Geschichte und Gestalt einer afrikanischer Kirche, Münster, Lit, 2013.

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Publication – Lucien Leconte, « Charles Ier d’Anjou. Les Vêpres siciliennes »

Charles d’Anjou, plus jeune frère de Saint Louis, destiné à la carrière ecclésiastique, bâtit un empire qui dura peu, mais qui fut brièvement la première puissance de la Méditerranée. Cet empire s’effondra à la suite du soulèvement populaire connu sous le nom de « Vêpres siciliennes ». Il en resta une dynastie qui régna 169 ans en Italie du sud.

Dans cet ouvrage, Lucien Leconte tente un portrait de cet homme talentueux qui fut roi de Sicile, d’Albanie et de Jérusalem, prince d’Achaïe en plus d’être comte de Provence, d’Anjou et du Maine. Brillant général et bon administrateur, chevalier, il fut poète, troubadour, s’intéressa à la médecine et au droit. Ce livre raconte comment il conquit son royaume, puis son empire jusqu’à l’effondrement final.

Après une longue carrière scientifique, Lucien Leconte profite de sa retraite pour revenir à sa passion de toujours, l’histoire médiévale, et en particulier celle de la Méditerranée orientale. Ce livre est son second ouvrage sur ce thème.

Informations pratiques :

Lucien Leconte, Charles Ier d’Anjou. Les Vêpres siciliennes, Paris, L’Harmattan, 2025 ; 1 vol., 302 p. (Biographies). ISBN : 978-2-336-54777-0. Prix : € 30,00.

Source : L’Harmattan

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