Le concert des anges est une exposition qui croise, pour la première fois, les approches et résultats de différentes disciplines autour de la question des anges musiciens représentés au Moyen Age. Philosophie, théologie, histoire de l’art et musicologie sont ainsi mobilisées pour éclairer cette histoire, particulièrement connue en Alsace du fait du pilier des anges musiciens de la cathédrale de Strasbourg. À côté de ces disciplines théoriques, l’exposition explore aussi la facture d’instruments qui trouve dans ces représentations une source de renseignements très précieuse.
Informations pratiques :
Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg
6 place de la République – STRASBOURG
Salle d’exposition – 1er étage
Trams B – C – E – F arrêt République
Conditions d’accès :
Merci de laisser vos sacs en consigne (2e étage)
Photographies autorisées sans flash.
L’exposition est présentée à la Bnu du 19 septembre au 21 décembre 2025.
Mystical authors often speak of the divine within the spaces of the natural environment that surround them. They find God not only inside the recesses of the private self, but amidst vast exterior landscapes, real or imagined, whether scaling mountains, wandering deserts, or navigating the sea. Nonhuman life both contributes to the ambient landscape and dwells within it alongside human communities.
The landscape of Southern California, first known to indigenous spiritual traditions, gathers all three of these influential formations together: mountain, desert, and ocean. Yet it also reminds us of their shared vulnerability to natural and human devastation, given the recent Los Angeles fires. The particular landscape of the Pacific, facing toward the global South and East, invites reflection on other landscapes past and present—whether Mediterranean, European, Atlantic, or otherwise—that continue to influence and inform modes of contemplative life today.
The Mystical Theology Network annual conference in 2026 invites scholars, artists, and practitioners to submit proposals for papers on the theme of the Landscapes of Mysticism.
How are Christian and other mystical traditions grounded in their respective geographies, both real and imagined?
How might dialogues emerge across traditions that share similar topographies?
How do spatial formations enable, limit, or otherwise govern mystical writing?
How do mystical authors imagine, measure, or travel through spaces and landscapes?
How does nonhuman life form or indwell the landscapes of mysticism?
How are mystical practices or images mediated not only by interiority, but by the contours of the encompassing world?
We welcome 20-minute paper proposals or 3-paper session proposals on any aspect of the theme and from any methodological perspective. Please send paper or session abstracts of max. 300 words to: mtn2026losangeles@gmail.com. Proposal deadline: October 31, 2025.
In keeping with our theme, MTN 2026 will be convened within a significant local landscape: a Franciscan retreat in Malibu situated in the foothills of the Santa Monica Mountains overlooking the Pacific Ocean. Serra Retreat provides single and double room accommodations including all meals provided on site. Despite the recent fires in Los Angeles, the Franciscans have maintained their beautiful complex by prioritizing simplicity and sustainability. By offering affordable lodging on site integrated with the conference, we can support junior scholars, reduce our collective footprint, and foster closer exchange among participants. Optional excursions might include group visits to the Getty Museum, Malibu beaches, and local restaurants. Read more about the retreat on their website: https://serraretreat.com/.
The three conference days are March 17-19. Participants staying at Serra Retreat can check in on March 16 before dinner and check out on March 20 after breakfast. Registration fees and room rates: Registration will open around October 31, 2025, and close around February 1, 2026. You will find a link to the registration form, along with all information concerning accommodation, here.
Organizer: David Albertson (University of Southern California; Nova Forum for Catholic Thought) Organizing Committee: Thomas Carlson (UC Santa Barbara) Douglas Christie (Loyola Marymount University) Sean Hannan (MacEwan University) Charlotte Radler (Loyola Marymount University) Brian Treanor (Loyola Marymount University)
Le projet ERC AGRELITA organise à l’université de Caen Normandie,du 10 au 12 juin 2026, un colloque international intitulé « Cultures de la violence et résistances féminines : les réceptions des mythes grecs antiques du XIVe au XXIe siècle, en Europe et au-delà ».
Parmi les réceptions modernes et contemporaines de l’Antiquité, une effervescence d’écritures concernant les figures féminines mythiques de la Grèce antique frappe l’attention. Dans de multiples adaptations dramatiques, fictions romanesques ou bandes dessinées – la liste n’est pas exhaustive et ces œuvres sont souvent liées à des représentations visuelles –, des auteurs et des autrices donnent une voix et une intériorité à des figures féminines que les textes antiques et nombre de leurs réceptions ultérieures subordonnaient souvent aux héros masculins, en les invisibilisant, en les réduisant à un rôle de faire-valoir ou en représentant et justifiant les violences symboliques et physiques, psychologiques et/ou politiques qui leur sont infligées.
Loin du point de vue masculin jusqu’alors dominant, ces adaptations imaginent alors souvent comment ces femmes ont vécu elles-mêmes leur propre histoire, comment elles ont enduré ces violences et tenté d’y résister. Beaucoup des fictions romanesques récentes sont explicitement militantes et féministes dans le contexte d’une parole et d’une écoute accrues sur les violences subies par les femmes, et de l’affirmation de révoltes. Quelques exemples de réception : Circé, qui dans la poésie homérique tisse en chantant tout en maîtrisant la science des phármaka devient la protagoniste du roman éponyme de Madeline Miller (2018). Margaret Atwood – auteure devenue mondialement célèbre grâce au succès de la série The Handmaid’s Tale, adaptée de son roman dystopique où les femmes ne servent à la société que comme reproductrices de leurs maîtres – réécrit quant à elle l’Odyssée, cette fois à partir du témoignage de Pénélope dans The Penelopiad (2005) et de celui de ses servantes, qui chantaient en chœur mais demeuraient ignorées. Plus récemment encore, The Golden Apple Trilogy d’Emily Hauser (2016-2018) et A Thousand Ships de Nathalie Haynes (2019) évoquent la guerre de Troie du point de vue des Troyennes.
La multiplication des adaptations théâtrales mettant en scène des figures féminines grecques, en Europe mais aussi dans les Amériques, en Afrique, au Moyen Orient et en Asie, particulièrement dans le contexte postcolonial, font souvent se rejoindre la représentation de violences contre les femmes et la dénonciation de violences émanant des systèmes coloniaux, racistes et esclavagistes, de discriminations multiples et/ou de régimes politiques autoritaires. Citons, parmi de très nombreuses adaptations, Malintzin, Medea americana, de Jesús Sotelo Inclán (1957, Mexique), La pasion segun Antigona Pérez de Luis Rafael Sánchez (1968, Porto Rico), Gota d’Agua de Paulo Pontes et Chico Buarque (1975, Brésil), Antígona de José Watanabe (1999, Pérou), Medea, l’adaptation de Médée par Satoshi Miyagi (1999, Japon), Tegonni : An African Antigone de Femi Osofisan (1999, Niger), Mojada de Luis Alfaro (Etats-Unis, 2013), Yocasta de Mariana Percovich (2003, Uruguay), ou encore Antigone in the Amazon de Milo Rau (2023).
Ces œuvres modernes et contemporaines, écrites dans des contextes culturels si divers, trouvent ainsi dans les mythes antiques un support privilégié pour la représentation et souvent la dénonciation des violences perpétrées contre les femmes. Les réceptions s’élaborent alors en résonnance avec les contextes politiques, sociaux et culturels des auteurs et autrices : l’appropriation et la transformation de textes de la culture de celui qui est le plus souvent le colonisateur constituent des actes d’affirmation et d’émancipation – phénomène qui n’exclut pas non plus, a priori, l’existence de réécritures qui continueraient à justifier la violence des traditions patriarcales. Le fait que ces réceptions dépassent l’espace européen leur donne une dimension transculturelle dont l’analyse est à poursuivre quant au regard porté sur les femmes.
Cette effervescence de réécritures aux XXe et XXIe siècles, en Europe et dans les autres continents, est aussi une réponse aux textes antiques et/ou aux réceptions textuelles et visuelles de ces textes et mythes antiques qui ont vu le jour du Moyen Âge au XIXe siècle. Nombre des réceptions du Moyen Âge et des siècles suivants – mais pas toutes, nous allons y venir – exaltent en effet la soumission à l’autorité masculine de ces figures féminines grecques, nient ou justifient les violences contre elles, à commencer par la violence sexuelle et les viols, si souvent représentés comme des scènes d’union amoureuse et esthétisés dans les œuvres d’art, et en définitive légitimés par une culture du viol qui n’a pas attendu sa définition moderne pour exister.
Si les concepts des études de genre et ceux des études postcoloniales doivent toujours être historicisés et associés à une contextualisation des textes et des œuvres d’art, il reste que les stratégies de légitimation des violences faites aux femmes – ce que nous appelons les « cultures de la violence » – aussi bien que les points de vue inverses sur les violences subies, sur l’absence de consentement, sur les souffrances endurées, sur les résistances ou tentatives de résistances féminines, se lisent déjà dans certaines réceptions européennes des mythes antiques à partir du Moyen Âge, surtout avec la floraison, à partir du XIVe siècle, des réécritures et adaptations des textes d’Ovide et des mythographes latins médiévaux. Si les cultures de la violence dominent certes très largement pendant des siècles, des voix se sont en effet élevées contre elles. C’est le cas en France au moins depuis la querelle dite du Roman de la Rose, lancée par Christine de Pizan à la fin du XIVe siècle, dans ses lettres en réponse au discours misogyne de Jean de Meung dans le Roman de la Rose. S’ensuit la « Querelle des femmes », un débat sur la promotion et l’émancipation des femmes qui perdure pendant cinq siècles dans une partie de l’Europe, mais dont la réalité historique a longtemps été occultée, comme l’a étudié Éliane Viennot. Dans sa Cité des Dames, Christine de Pizan répond explicitement au discours misogyne de l’auteur latin Matheolus, très diffusé, mais parfois aussi implicitement au regard très ambigu de Boccace dans son De mulieribus claris : elle imagine et retrace l’élaboration symbolique d’une cité féminine, qui, tout en revendiquant et prouvant l’apport fondateur des femmes dans l’histoire de l’humanité depuis l’Antiquité, doit également leur servir de refuge. Ainsi s’agit-il de rendre visible ce que nous appelons maintenant le « matrimoine » et aussi de refuser les violences masculines, à commencer par le discours prônant la supposée infériorité des femmes. De très nombreux recueils sur les femmes illustres sont écrits pendant plusieurs siècles ; très souvent ils réélaborent des mythes grecs antiques. Jennifer Tamas a aussi récemment montré comment certaines œuvres de la littérature classique ont prêté à des femmes, notamment certaines héroïnes grecques, le pouvoir de résister et de dire « non ».
Le questionnement sur les cultures de la violence et du viol est donc bien plus ancien qu’on ne l’affirme souvent, et le procès en anachronisme ou en militantisme parfois lancé sur les études critiques menées sur ces thèmes dans les œuvres du Moyen Âge et des siècles postérieurs mérite ainsi d’être écarté.
Qui plus est, dans le parcours de constitution des études sur les femmes de l’Antiquité grecque – dont les travaux démontrent solidement la présence dans des dimensions de la vie jusqu’alors niées par certaines sources et par toute une tradition misogyne qui s’était construite à partir d’elles –, le développement des recherches sur la réception a permis de renouveler notre compréhension de certaines figures féminines du monde antique. Ces recherches ne se limitent pas à l’Antiquité elle-même : elles s’en inspirent, la questionnent et projettent sur elle de nouvelles problématiques. Des travaux allant de Women in the Ancient World: The Arethusa Papers, dirigé par John Peradotto et John Patrick Sullivan (1978), au projet Eurykleia – celles qui avaient un nom (Sandra Boehringer, Adeline Grand-Clément, Sandra Péré-Noguès et Violaine Sebillotte Cuchet, 2015), en passant par Reflections of Women in Antiquity (1978) d’Hélène Foley et Women in Greek Myth (1986) de Mary Lefkowitz, montrent également que, grâce à des stratégies variées, les femmes répondaient aux violences masculines, souvent en mettant en tension les discours dominants. Par-delà la compréhension du monde antique, les études de réception qui portent sur les héroïnes grecques mythiques et réécrivent parfois leur histoire ont aussi débouché sur une réflexion concernant la relation que les contextes postérieurs souhaitaient établir avec l’Antiquité, que ce soit pour renforcer ou pour contester la culture du viol, comme l’ont montré plusieurs études récentes (Rosanna Lauriola, 2022 ; Susan Deacy, José Malheiro Magalhães et Jean Zacharski Menzies, 2023).
Il ne nous apparaît ainsi plus possible de lire les adaptations des mythes grecs relatifs aux violences infligées aux femmes sans exploiter et au besoin discuter les concepts élaborés dans le champ des études de genre (par exemple, mais sans exclure d’autres concepts, la culture du viol, l’agentivité, le male gaze, le savoir situé, l’intersectionnalité). Ces concepts permettent en effet de mieux appréhender et analyser les représentations de la violence dans les fictions littéraires adaptées des mythes antiques, de mieux déchiffrer les stratégies fréquentes de justification et aussi, inversement, les dénonciations, ainsi que, souvent, les mises en scène de réactions féminines.
Ce sont en effet ces réécritures de mythes grecs et leurs figurations d’une violence multiforme envers les femmes, ainsi que les résistances ou tentatives de résistance qu’elles lui opposent parfois, que nous voudrions interroger lors de ce colloque. Le corpus envisagé est très vaste : ce sont les textes écrits sur une large diachronie, du XIVe au XXIe siècle, en Europe et hors d’Europe, avec, le cas échéant, les images qui les illustrent ou bien les données de la mise en scène dramatique. Il s’agira de questionner les regards qui sous-tendent ces représentations, en lien avec les contextes de référence. L’étude de la réception de la violence exercée contre les femmes dans les mythes grecs permettra aussi de mettre en évidence les points communs et les différences, les évolutions et les mutations entre les systèmes de pensée propres à l’Antiquité grecque et ceux des époques postérieures, et de s’interroger sur les différentes perceptions de la violence/des violences et sur les différentes attitudes qui sont prêtées aux femmes face à ces violences et qui suscitent des jugements divers.
Comment les auteurs et autrices s’emparent-ils des mythes grecs et comment les adaptations de ces derniers prennent-elles position, explicitement ou implicitement, au sein des débats idéologiques de leur époque sur la place des femmes dans la société et sur les relations politiques et sociales de domination et de violence ? On reconnaît aujourd’hui dans ces récits mythiques des violences physiques, mais aussi une violence symbolique de genre, telle que la définit Pierre Bourdieu, imposée par un système de domination masculine (culpabilisation, normes, langage, discours…) : ainsi, bien que les violences envers les femmes soient la plupart du temps commises par des hommes, on rencontre également dans les mythes grecs des formes de violence infligées à des femmes par des femmes (Athéna à l’encontre d’Arachné, Junon Athéna à l’encontre de Latone, etc.), et ces dernières relèvent elles aussi de ce système patriarcal, en tant que punitions qui sanctionnent des désobéissances à l’ordre imposé par une société androcentrée.
D’un texte, d’un contexte et d’une époque à l’autre, quels actes ou quelles situations ont été considérés comme violents par les auteurs et autrices qui ont repris ces mythes ? Quels jugements moraux ont-ils émis à l’encontre des personnages ? Qui ont-ils reconnu comme coupable et à quel titre ? Quelles résistances sont prêtées aux femmes et quels commentaires sont portés sur elles, notamment sur celles qui prennent parfois la forme de vengeance ? Quelles différences peut-on relever entre les points de vue de ces auteurs et autrices de réceptions des mythes grecs et ceux des auteurs des sources qu’ils retravaillent, que ces dernières soient antiques ou postérieures (dans le cas où ce sont déjà des réceptions de textes antiques) ?
Il s’agira aussi d’étudier comment les représentations et les enjeux des violences et des relations de domination ont pu évoluer en fonction des textes antiques que les auteurs s’approprient et adaptent. Du XIVe au XVIIe siècle en Europe, Ovide est alors une source majeure : ses Métamorphoses et ses Héroïdes suscitent d’innombrables réceptions textuelles et visuelles, avec d’emblée une pluralité de regards sur ces violences, et cela dès les XVe et XVIe siècles. Des exemples très frappants sont par exemple donnés par les différents récits consacrés à Arachné et aussi à Philomèle, ainsi que par les réécritures et les adaptations des Héroïdes d’Ovide. Les œuvres d’Ovide ont été revisitées jusqu’à nos jours, avec un regain d’influence dans les romans contemporains. D’autres sources latines ont pu être exploitées, comme les tragédies de Sénèque. Mais surtout, lorsqu’en Europe occidentale l’enseignement du grec reprend et que les textes littéraires grecs sont redécouverts, les tragédies antiques deviennent des sources d’inspiration majeures et, à travers leurs innombrables adaptations, des réceptions multiples de mythes grecs féminins perdurent pendant des siècles. L’étude de la pluralité des regards qu’ils portent sur la violence à l’encontre des femmes reste encore à approfondir.
Enfin, comment les représentations de ces violences infligées aux femmes évoluent-elles dans le temps et dans l’espace, du XIVe au XXIe siècle ? Les mythes grecs relatifs aux violences contre les femmes suscitent de nombreuses adaptations à partir du XIVe en France et en Europe occidentale et ce, jusqu’à nos jours. Ce processus d’appropriation commence bien plus tard hors d’Europe, dans les Amériques, en Afrique, au Moyen Orient et en Asie, mais il s’y affirme avec une grande vitalité. Quels sont les contextes géographiques et historiques, les facteurs politiques et sociaux qui ont suscité et nourri hors d’Europe cette réception abondante ? Si les adaptations semblent d’abord liées aux mouvements de libération des empires coloniaux, elles perdurent pour dénoncer d’autres formes de pouvoir autoritaire. Quelles nouvelles représentations et interprétations des violences faites aux femmes véhiculent-elles ? Quelles résistances prêtent-elles aux femmes et avec quels regards ?
L’objectif de ce colloque est ainsi de réfléchir, sur une large diachronie et dans une perspective transculturelle, aux modalités selon lesquelles les réceptions des mythes grecs ont représenté la violence contre les femmes, en la perpétuant ou en la combattant. Il s’agira également d’examiner les ressorts et les enjeux de ce processus de réception, c’est-à-dire de réappropriation, de lecture critique et de transformation. Pourquoi, comment et dans quelles circonstances ces mythes grecs ont-ils été mobilisés pour exprimer les défis d’autres contextes socio-historiques ? Dans quelle mesure le concept de « réception » constitue-t-il un outil théorique pertinent pour l’analyse de ces représentations des violences faites aux femmes et des résistances prêtées à ces dernières ?
Modalités de soumission
Les propositions de communication, en français ou en anglais (titre et résumé de 200-300 mots), sont à adresser, accompagnées d’un brefCV, au plus tard le 15janvier 2026 aux adresses suivantes:
Après examen des propositions, l’acceptation sera notifiée vers la mi-février 2026.
Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge selon les modalités de l’Université de Caen Normandie.
Les actes du colloque seront publiés dans la collection « Recherches sur les Réceptions de l’Antiquité » de Brepols (https://www.brepols.net/series/RRA). Les articles proposés devront être inédits.
Organisation
Catherine Gaullier-Bougassas, Professeure des universités en langue et littérature médiévales françaises, ERC Agrelita (Principal Investigator), CRAHAM (UMR 6273), Université de Caen Normandie
Lorena Lopes da Costa, Professeure associée d’histoire ancienne, Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ)
Adrian Faure, Post-doctorant ERC Agrelita, CRAHAM (UMR 6273), Université de Caen Normandie
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Appel à contributions pour PECIA. LE LIVRE ET L’ÉCRIT, 28 (Brepols):
« Gloses et langues vernaculaires au Moyen Âge »
Les gloses constituent l’un des moyens privilégiés de contact entre le latin savant et les langues vernaculaires médiévales. À travers les marges des manuscrits, les interlignes des textes, ou les recueils d’explications lexicales, elles révèlent les dynamiques de compréhension, de traduction et d’appropriation du savoir dans l’Europe médiévale.
Ce volume collectif entend explorer les formes et fonctions des gloses dans leur rapport aux langues vernaculaires : comment les langues d’usage s’inscrivent-elles dans le champ du commentaire, de l’enseignement et de la lecture ? Quelles stratégies philologiques et pédagogiques sous-tendent ces pratiques ? Comment circulent les gloses, d’un texte à l’autre, d’un scriptorium à l’autre, d’une langue à l’autre ?
Les contributions pourront s’appuyer sur des études de cas, des analyses codicologiques ou linguistiques, ou des approches particulières.
L’objectif est de croiser les perspectives philologiques, historiques, linguistiques et culturelles pour mieux comprendre la fonction du vernaculaire dans les pratiques de lecture et d’écriture médiévales.
Axes de réflexion possibles (non exclusifs) :
● Les gloses bilingues et multilingues : entre médiation linguistique et appropriation du savoir.
● Les pratiques pédagogiques : gloses d’enseignement, vocabularia, manuels et glossaires.
● Les gloses comme espace de vernacularisation : traduction, adaptation, paraphrase.
● Gloses et codicologie : supports, disposition, circulation manuscrite.
● Interférences linguistiques et culturelles entre latin et vernaculaire.
● Études de corpus : gloses bibliques, juridiques, médicales, littéraires.
● Outils lexicographiques et leur rôle dans la formation des langues.
● Gloses et identité linguistique : le vernaculaire comme marqueur culturel.
● Transmission et réécriture des gloses dans les imprimés des XVe–XVIe siècles.
Les propositions d’articles (titre provisoire + résumé de 200 à 300 mots) accompagnées d’une courte notice bio-bibliographique (5–10 lignes) sont à envoyer avant le 31 novembre 2025 à : jldeuffic@gmail.com
Les articles peuvent être rédigés en français ou anglais.
La longueur attendue des contributions est de 30 000 à 50 000 signes (espaces compris).
Les articles seront soumis à une double évaluation anonyme.
Les normes éditoriales suivent le style de la collection Pecia. Le livre et l’écrit (Brepols) ; un guide détaillé sera fourni aux auteurs retenus.
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Call for Papers for PECIA. LE LIVRE ET L’ÉCRIT, 28 (Brepols): « Gloses et langues vernaculaires au Moyen Âge »
Glosses represent one of the key points of contact between learned Latin and the medieval vernacular languages. Found in the margins of manuscripts, between the lines of texts, or in collections of lexical explanations, they reveal the dynamics of understanding, translation, and the appropriation of knowledge in medieval Europe.
This collective volume seeks to explore the forms and functions of glosses in their relationship to vernacular languages: how do languages of everyday use enter the fields of commentary, teaching, and reading? What philological and pedagogical strategies underlie these practices? How do glosses circulate—from one text to another, from one scriptorium to another, from one language to another?
Contributors may draw upon case studies, codicological or linguistic analyses, or other specific methodological approaches.
The aim is to bring together philological, historical, linguistic, and cultural perspectives in order to better understand the role of the vernacular in medieval reading and writing practices.
Possible topics (non-exhaustive list) :
● Bilingual and multilingual glosses: between linguistic mediation and the appropriation of knowledge.
● Pedagogical practices: teaching glosses, vocabularia, manuals, and glossaries.
● Glosses as spaces of vernacularization: translation, adaptation, paraphrase.
● Glosses and codicology: supports, layout, manuscript circulation.
●Linguistic and cultural interferences between Latin and the vernacular.
● Corpus-based studies: biblical, legal, medical, or literary glosses.
● Lexicographical tools and their role in the development of languages.
● Glosses and linguistic identity: the vernacular as a cultural marker.
● Transmission and rewriting of glosses in printed works of the fifteenth and sixteenth centuries.
Submission guidelines
Proposals for articles (provisional title + abstract of 200–300 words), accompanied by a short biographical note (5–10 lines), should be sent by 31 November 2025 to:
The expected length of contributions is 30,000–50,000 characters (including spaces).
All submissions will undergo double-blind peer review.
Editorial guidelines will follow the style of the Pecia. Le livre et l’écrit series (Brepols); a detailed style sheet will be provided to accepted authors.
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Edited by Cassandre Lejosne and Adrien Palladino (Aiming for publication in 2027)
This edited volume explores how monasteries, scriptoria, and madrasas shaped the intellectual and artistic landscapes of medieval Eurasia. From Armenian and Georgian monasteries in the highlands of the Caucasus to Islamic centres of learning in Persia and India, these institutions were far more than sites of study. They were sites of translation, creation, and circulation of knowledge, technologies, and visual cultures.
Despite their significance, these institutions remain understudied as part of a broader, interconnected network. Often confined within national, linguistic, or religious historiographies, scriptoria, schools, and madrasas have been approached primarily through compartmentalized disciplinary lenses: architectural historians have explored their spatial design and symbolic vocabulary; manuscript scholars have focused on their roles as production sites; and cultural historians have traced ideas circulating through these spaces, frequently within narrowly defined religious frameworks—Christian or Islamic, but rarely both in comparative perspective.
This volume seeks to challenge and move beyond these limitations by rethinking the house of learning as a shared institutional archetype across Eurasia. Drawing from art history, archaeology, manuscript studies, intellectual history, and the history of science, the volume offers a series of interdisciplinary case studies that reposition these institutions within broader historical, cultural, and material networks. The Caucasus stands at the heart of this story—not as a remote frontier, but as a pivotal crossroads where Byzantine, Persian, Islamic, and local traditions converged, collided, and gave rise to new cultural syntheses. The volume traces these dynamics eastward, encompassing the Iranian plateau, Central Asia, and the Indian subcontinent, regions still too often sidelined in conventional narratives of the medieval world. Houses of learning are considered here not as static institutions but as dynamic spaces where texts, images, and ideas were continually remade. Sacred writings were copied and interpreted, students and scholars crossed linguistic and institutional borders, and patrons mobilised architecture and manuscript culture to assert power or shape new identities. Beyond words, knowledge was produced through material practices—handling books, carving stone, organising space, performing rituals. Illuminated manuscripts, painted walls, and scientific instruments reveal how pedagogy, piety, and cultural contact were embedded in tangible media.
Covering the ninth to fourteenth centuries, the case studies situate monasteries, scriptoria, and madrasas within broader currents of political upheaval, theological innovation, and mobility. Far from isolated, they emerge as laboratories of synthesis and contestation, central to rethinking Eurasia as a landscape of circulation, encounter, and experiment.
Practical information
Deadline for title and short abstract: November 1st 2025
Deadline for final paper: April 1st 2026
Words: 50-60,000 characters (footnotes and spaces included)
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Cette journée d’étude entend explorer ce que l’on pourrait appeler la « seconde vie » ou les vies ultérieures des documents médiévaux, c’est-à-dire leur existence au-delà de leur usage initial. Une fois leur fonction juridique ou administrative première accomplie, ces documents peuvent être conservés, transposés, réutilisés ou mobilisés à nouveau, dans des contextes sociaux, politiques, ou institutionnels renouvelés. Ce phénomène, que nous désignons sous le terme d’afterlife ou de vie prolongée des actes, invite à considérer le cycle de vie du document en aval de sa production et validation : sa conservation, sa mise à l’écart ou sa réactivation, mais aussi la pluralité de fonctions qu’il peut assumer au fil du temps, selon des logiques de preuve, d’autorité, de mémoire ou de construction identitaire. Située au carrefour entre histoire des pratiques juridiques et histoire des pratiques archivistiques, cette approche vise à éclairer les conditions dans lesquelles les documents, bien après leur rédaction, continuent de circuler, d’être mobilisés et d’acquérir de nouveaux sens. Il s’agira d’interroger les trajectoires des documents, entendues comme les cheminements, parfois discontinus, faits de réappropriations, de reclassements et de réinterprétations, qui jalonnent leur postérité.
Cette postérité documentaire pourra être abordée selon une double perspective, à la fois physique et textuelle. Sur le plan matériel, il s’agit d’examiner les conditions concrètes de conservation, les processus de reclassement ou de recopie (cartulaires, vidimus, copies figurées etc.), mais aussi les pratiques de falsification ou d’interpolation. Sur le plan textuel, l’intérêt porte sur les usages nouveaux du contenu du document : sa transmission, sa reprise dans des récits historiques ou mémoriels, ses éventuelles traductions et les réinterprétations dont il peut faire l’objet. Plusieurs modalités de réutilisation seront au cœur de la réflexion. On peut distinguer d’une part les réemplois à finalité juridique ou pragmatique, dans lesquels un acte ancien est mobilisé pour revendiquer un droit ou faire valoir un précédent, parfois plusieurs générations après sa rédaction. D’autre part, certains documents sont conservés ou redécouverts dans une visée mémorielle, pour affirmer une identité, structurer une mémoire institutionnelle ou asseoir une autorité symbolique. Enfin, d’autres sont intégrés à des récits historiques ou hagiographiques, sans vocation juridique explicite, mais pouvant néanmoins soutenir une forme de légitimation. Un autre enjeu sera d’interroger le rôle des acteurs de cette postérité documentaire : non plus seulement les producteurs initiaux, mais aussi ceux qui, à distance, reçoivent, conservent, classent ou réutilisent ces documents.
La réappropriation du document devient alors un processus dynamique, marqué par des choix, des oublis, des réactivations ou des reconstructions. Ces processus peuvent concerner aussi bien des documents particuliers que l’ensemble d’un fonds d’archives.
L’enquête se concentrera volontairement sur les usages des documents médiévaux jusqu’au XVIIIe siècle, en amont de leur appropriation par l’érudition savante et des pratiques archivistiques modernes. Il s’agira de s’intéresser aux formes de réactivation et de réemploi antérieures à l’entrée des documents dans une logique de documentation historique, au sens où l’entendent les historiens modernes, afin de mieux saisir la diversité de leurs fonctions dans les sociétés d’Ancien Régime. Parmi les axes de réflexion, on pourra s’attacher à explorer notamment :
La dialectique entre fonction initiale et réutilisations postérieures. Quels sont les usages nouveaux que les documents peuvent connaître dans des contextes sociaux, politiques ou institutionnels transformés ? Ces usages prolongent-ils ou détournent-ils leur intention première ? Peut-on observer une continuité ou une rupture dans les fonctions successives d’un même document au fil du temps ?
La poursuite de la conservation au-delà de la disparition de la fonction initiale. Pourquoi et comment certains documents voire des fonds entiers continuent-ils d’être conservés même lorsque leur fonction première a disparu, que l’institution productrice s’est éteinte ou que le régime politique ou juridique a profondément changé ? Quelles nouvelles fonctions ou valeurs — symboliques, mémorielles, identitaires — justifient leur maintien dans les archives ?
Les modalités de réactivation du document dans le temps. Comment un document est-il réutilisé ou « réextrait » d’un fonds pour être mobilisé dans un nouveau contexte ? Quels sont les critères de sélection opérés par les archivistes ou les institutions médiévales et modernes ? Comment les instruments de repérage ou de classement sont-ils conçus pour permettre cette réactivation ? Sous quelles formes ces documents sont-ils réactivés : originaux, copies certifiées, extraits ?
L’objectif est de contribuer à une approche dynamique de la tradition documentaire, en interrogeant la stratification des usages et des fonctions assignées aux actes médiévaux à travers le temps, et en explorant la manière dont chaque époque hérite, interprète et exploite l’écrit issu du passé.
Programme :
Jeudi 20 novembre 2025 – Université du Luxembourg, Maison du Savoir, salle 4.180
Session 1 :Diplômes et chartes de souverains : usages et mémoires documentaires
Sous la présidence de MichelMargue (Université du Luxembourg)
14h30 – 15h00 | Laurent Morelle (EPHE), Entre déréliction et saturation mémorielle : la « seconde vie » des plus anciens titres majeurs de l’abbaye de Corbie (ixe-xviiie siècles).
15h00 – 15h30 | Laurent Ripart (Université Savoie Mont Blanc) La seconde vie des actes des rois rodolphiens de Bourgogne
15h30 – 16h00 | Christina Abel (Universität des Saarlandes – Regesta Imperii) La biographie d’un diplôme impérial : Réflexions sur la postérité de la documentation de l’empereur Henri VII (1308–1313)
Sous la présidence de Jean-François Nieus (FNRS – Université de Namur)
16h50 – 17h20 | Timothy Salemme (Université du Luxembourg), Aide-mémoire ou instrument de réactivation des actes ? Listes documentaires et inventaires d’archives en milieu princier (Namur, Hainaut, Brabant, Luxembourg, xiiiᵉ-xvᵉ siècles)
17h20 – 17h50 | Tineke Van Gassen (Rijksarchief te Gent), Living documents : archival practices and the afterlife of records in medieval Flanders
17h50 – 18h20 | Émilie Mineo (Université du Luxembourg), Vies et survie d’un instrument disparu : l’inventaire du chartrier municipal de Tournai (1434) au prisme de ses copies.
18h20 –18h40 | Discussion
Vendredi 21 novembre Université du Luxembourg, Maison du Savoir, salle 4.180
Session 3 :Archives et pouvoirs : preuves, droits et légitimités
Sous la présidence de Hérold Pettiau (Université du Luxembourg)
09h00 – 09h30 | Thierry Pécout (Université Jean Monnet- Saint-Étienne), Les usages des registres de la Chambre des comptes de Provence
9h30 – 10h00 | Giuliano Milani (Université Gustave Eiffel), La longue vie des listes communales. Usage des documents et citoyenneté en Italie (xive-xviiie siècles)
10h00 – 10h30 | Aurélien Destain (Université du Luxembourg/FNR – Université de Haute-Alsace), Usages politiques et diplomatiques des actes médiévaux à l’époque moderne : le cas des Pays-Bas au sein du Saint-Empire (xvie-xviie siècles)
10h30 – 10h50 | Discussion
10h50 – 11h10 | Pause-café (MSA 3.140)
Session 4 :Réécritures érudites et reclassements : les archives à l’époque moderne
Sous la présidence de Monique Weis (Université du Luxembourg)
11h10 – 11h40 | Sébastien Barret (CNRS – IRHT), Ex confusa congerie vetustissimarum cartarum. Dom Anselme Le Michel et les chartes de Cluny.
11h40 – 12h10 | Fabienne Henryot (ENSSIB ; ENS Lyon – IRHIM), Recyclage et réécriture des archives dans les chroniques bénédictines vannistes du xviiie siècle
12h10 – 12h40 | Léonard Dauphant (Université de Lorraine), AntoineLancelot et les archives médiévales des ducs de Lorraine : reclassement, catalogage, « spoliation » (1737-1740)
12h40 – 13h00 | Discussion
13h00 – 14h35 | Pause déjeuner (MSA 3.140)
14h35 – 15h00 | Paul Bertrand (UCLouvain) Conclusions
In recent years, the growing interest in materiality has shifted art-historical inquiry from a primary focus on images to the physical and material characteristics of objects themselves. No longer viewed merely as carriers of representation, materials have emerged as crucial sites of meaning. Seminal studies by Caroline Walker Bynum (1995, 2007, 2011) and Jean-Claude Bonne (1999) have challenged the traditional hierarchy that privileged image over matter, demonstrating that the substance and presence of devotional objects were integral to their significance. Bynum, in particular, highlighted the transformative qualities of bleeding hosts, relics, and images—objects that drew viewers’ attention as much to their materiality as to their iconography. In this perspective, the perception of sacred matter transcended symbolic or representational layers, creating an embodied and immediate nexus with the divine.
At the same time, as scholars have shown, philosophy and theology reshaped medieval understandings of perception. The recovery of Aristotle introduced new models of cognition in which sensory experience became the foundation of thought. As Michelle Karnes (2011) demonstrates, Scholastic Aristotelianism—mediated through Avicenna and Averroës – conceptualised perception as a phased process moving from sensation to abstraction. Thomas Aquinas systematised this framework, positing the existence of internal senses that mediated between bodily perception and spiritual apprehension (nihil est in intellectu quod non sit prius in sensu). This marked a decisive departure from Augustinian suspicion of the senses. Reframed through the Aristotelian virtue of temperance, sensory pleasures could instead be disciplined and elevated as instruments of knowledge and spiritual ascent (Newhauser 2007). These developments fostered what has been described as a “culture of sensation” (Bagnoli 2017), in which the body and its faculties became indispensable pathways to affective experience and, ultimately, to divine union.
Building on this dual reorientation toward matter and the senses, the ERC project SenSArt (2021–2026) has explored the interplay of art, material culture, and sensory experience in medieval Europe. Combining art history, sensory studies, material culture studies, and cognitive approaches, the project has analysed case studies across England, France, Italy, Spain, Germany, and the Low Countries, refining our understanding of how objects and the senses shaped spiritual practices across different communities, social groups and strata.
This concluding conference of SenSArt seeks to consolidate and expand this field of research by:
Broadening the range of materials under consideration, including those often overlooked such as clay, paper, or organic matter.
Examining the full spectrum of the five senses, moving beyond the traditional emphasis on sight and touch, and drawing on anthropological models of ‘intersensoriality’ (Howes 2011).
Broadening the geographical scope of analysis from its conventional focus on Central and Western Europe or the Mediterranean to encompass Eurasia, Africa, and other regions, thereby fostering cross-cultural and transcultural perspectives.
Possible topics may include (but are not limited to):
Philosophical and theological theories on matters and perception; what was considered matter;
Diverse devotional materials: host, chrism, wax, oils, wood, ashes, clay, silk, parchment, and their ritual applications;
Relics as matter: blood, milk, and other sacred substances emanating from saints’ remains or miraculous images;
Materials perceived as inherently divine: stone, wood, and marbles conceived as part of God’s creation;
Affect and emotion: sweetness, fear, disgust, joy, and other affective states mediated through material encounters;
Methodological reflections: intersensoriality, anthropology of the senses, conservation science, digital reconstructions;
Perceptions of materials: cultural hierarchies, comparative evaluations, and shifting meanings across contexts;
Vision beyond “the image”: sheen, translucency, brilliance, and darkness; optical theories and material effects;
Curative powers of matter: the bodily and spiritual healing properties attributed to substances;
Objecthood and/or thingness, affordance & agency: how the choice of materials influenced the perception and devotional use of objects;
Immaterial and/or intangible elements in dialogue with matter: light, sound, as well as odours or smoke, as sensory extensions of material presence.
We welcome proposals for 25-minute papers in English or Italian. While the primary focus is on objects, multidisciplinary approaches are strongly encouraged, including contributions that engage with broader theories and concepts.
By October 31st please submit to the conference organizers Zuleika Murat (zuleika.murat@unipd.it), Valentina Baradel (valentina.baradel@unipd.it), Vittorio Frighetto (vittorio.frighetto@phd.unipd.it) and Teresa Martínez Martínez (teresa.martinez@unipd.it):
full name, current affiliation (if applicable), and email address;
paper title of maximum 15 words;
abstracts of maximum 300 words;
a biography of maximum 500 words;
three to five key-words.
Notifications of acceptance will be given by November 15th.
Selected papers will be invited for publication in a collective volume in the Brepols series “The Senses and Material Culture in a Global Perspective’’.
This conference is organised by the ERC research project SenSArt – The Sensuous Appeal of the Holy. Sensory Agency of Sacred Art and Somatised Spiritual Experiences in Medieval Europe (12th-15th century), Grant Agreement nr. 950248, PI Zuleika Murat, Università degli Studi di Padova (https://sensartproject.eu/).
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Ein tumultuarischer Überfall aus dem Hinterhalt, eine durch Messerstiche grausam entstellte Leiche – und ein prominentes Opfer: Der Mord im Jahr 1225 an Engelbert I., Erzbischof von Köln, Herzog von Köln und Westfalen sowie „Reichsverweser“, war für die unmittelbaren Zeitgenossinnen und Zeitgenossen ein weithin beachtetes Skandalon. Unser heutiges Wissen über dieses Verbrechen stützt sich maßgeblich auf die Vita, die der Heisterbacher Mönch Caesarius im Auftrag von Engelberts Nachfolger über den Tod des mächtigen Erzbischofs verfasste. Diese Schilderungen waren zugleich entscheidend dafür, dass das Mordopfer in den folgenden Jahrzehnten zum Märtyrer stilisiert wurde und beim Tatort in Gevelsberg ein Kloster entstand.
Der Workshop beleuchtet die Vita des Caesarius mit ihrem Bericht über den Mord sowie deren Wirkungsgeschichte in den folgenden Jahrzehnten. Im Mittelpunkt steht Caesarius als geschickter Erzähler und Rhetoriker, der die erinnerungskulturelle Konstruktion um Engelbert prägte. Weitere Vorträge widmen sich anderen zentralen Zeitzeugnissen um den Kriminalfall und eröffnen die Möglichkeit, Perspektiven aus Germanistik, Kunstgeschichte und Archäologie einzubeziehen.
Tagung am 6. und 7. November 2025, im Rathaus Gevelsberg, Sitzungssaal, Rathausplatz 1, 58285 Gevelsberg. Wir bitten um eine Anmeldung bis zum 30. Oktober 2025 an hiko@lwl.org.
Programme :
Donnerstag, 6. November
12.00 Uhr Auf den Spuren Engelberts. Führung durch Gevelsberg mit Burkhard Beyer (Münster) und Jürgen Taake (Gevelsberg). Treffpunkt vor dem Rathaus
15.00 Uhr Grußworte von Claus Jacobi, Bürgermeister der Stadt Gevelsberg, und von Mechthild Black-Veldtrup, Erste Vorsitzende der Historischen Kommission Westfalen (Münster) Carla Meyer-Schlenkrich (Münster), Einführung
Moderation: Bernd Schneidmüller (Heidelberg)
15.45 Uhr Manfred Kern (Salzburg), „Lebendig in die Hölle!“ Walthers von der Vogelweide Mordphantasien gegen Engelberts Mörder
16.30 Uhr Isabel Kimpel (München), Neue Perspektiven auf eine vergessene Handschrift. Die Überlieferung der hagiographischen Schriften des Caesarius von Heisterbach
Moderation: Carla Meyer-Schlenkrich (Münster)
18.00 Uhr Julia Burkhardt (München), Im Zweifel für den Heiligen: Caesarius von Heisterbach und Engelbert von Köln
Freitag, 7. November
Moderation: Christoph Burdich (Münster)
9.00 Uhr Jonathan Lyon (Wien), Adel, Ehre, Mord – der gewaltsame Tod Engelberts von Köln im Streit um Adelsrang und -rechte
9.45 Uhr Stefan Pätzold (Mülheim a.d.R.), Vita et miracula domini Engelberti […] vobis et ecclesie vestre […] grata. Entstehungskontext und Zweck der Vita Engelberti des Caesarius von Heisterbach
11.00 Uhr Uta Kleine (Hamburg), Die zwei Körper des Erzbischofs oder: das Zwiegesicht der Heiligkeit. Hagiographie und Gewalt, Zeitgeschichte und politische Memoria in Caesarius’ Vita, passio et miracula b. Engelberti
11.45 Uhr Jochen Luckhardt (Braunschweig/Halle a.d.S.), Die Statue des Kölner Erzbischofs Engelbert von Berg. Fragen zu Form und Kontext zwischen der Abteikirche von Saint-Denis und dem Zisterzienserinnenkloster Gevelsberg
Moderation: Mechthild Black-Veldtrup (Münster)
13.30 Uhr Stefan Leenen (Herne), Errichten, Erobern, Zerstören – Burgen in Kooperation und Konflikt der Isenberger mit dem Erzstift Köln
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Alfonso, intitulado XII de Castilla, reinó de forma paralela a su hermano, Enrique IV, desde el 5 de junio de 1465, el día de su proclamación como soberano en un acto muy notorio denominado la Farsa de Ávila, hasta su muerte, acaecida el 5 de julio de 1468 en Cardeñosa.
La transcripción y análisis de todos los documentos expedidos por su cancillería durante ese cuatrienio (1465-1468) ha abierto una nueva vía de investigación centrada, por un lado, en la documentación alfonsina custodiada en diversos archivos municipales de la Región de Murcia, y por otra, en aquellos documentos conservados en archivos estatales y que relacionan al joven monarca con el antiguo Reino de Murcia. Con toda esa documentación se pone de manifiesto la relación existente entre la cancillería de Alfonso XII de Castilla y los concejos del reino de Murcia.
Table des matières :
Presentación, por Antonio Irigoyen López
Estudio preliminar
1. Introducción
2. Aproximación histórica
2.1. Murcia durante el conflicto civil castellano (1465-1468)
3. Procedencia archivística y tradición documental
3.1. Los cartularios
4. Tipología documental
5. Índice de documentos
6. Fuentes documentales y bibliografía
6.1. Fuentes documentales
6.1.1. Fuentes manuscritas
6.1.2. Fuentes impresas
6.2. Bibliografía
Apéndice documental
1. Criterios de transcripción
2. Abreviaturas
3. Documentos
Índices
1. Índice onomástico
2. Índice toponímico
Informations pratiques :
Juan Luis Albentosa Aja, Relaciones de poder entre monarquía y nobleza castellanas en el Reino de Murcia (1465-1468). Colección de documentos de Alfonso XII de Castilla, Murcie, Editum, 2025 ; 1 vol. (Familia, Élite de Poder, Historia Social, 28). ISBN : 978-8-40974-707-8. Open-access.
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De 16h15 à 18h15 – Local L34 (Séminaire d’Histoire), 3e étage Faculté de Philosophie et Lettres 61, rue de Bruxelles B – 5000 Namur Entrée libre
Contact : etienne.renard@unamur.be
Programme :
19 novembre 2025 Nicolas Michel (FNRS/Université de Namur) L’intertextualité médiévale au prisme du dictamen : réflexions sur les mécanismes de remplois au bas Moyen Âge (XIIe-XVe siècles)
17 décembre 2025 Fernand Peloux (CNRS/Université de Toulouse) Eulalie, Juste et Rufine. Écriture, réécriture et transmission des Passions de saintes de l’Hispanie antique
11 février 2026 Laetitia Ciccolini (Sorbonne Université) L’Enchiridion d’Augustin à travers ses sommaires : circulation, réception, usages
18 mars 2026 Hannah Ryley (University of Oxford) Reusing medieval English manuscripts
8 avril 2026 Angela Cossu (Université Grenoble Alpes) Le Florilegium prosodiacum Florentino- Erlangense (XI|® siècle) : à l’aube d’une révolution cistercienne de l’écrit ?
6 mai 2026 Grégory Combalbert (Université de Caen-Normandie) La diplomatique des archevêques de Rouen (1130-1207) : caractéristiques, spécificités,évolutions
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
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