Dans le cadre de l’université d’automne « L’espace, le temps, la personne. Les approches actuelles des sciences fondamentales de l’histoire »
Apparues au XIIe siècle, les armoiries se composent de figures et de couleurs. Ces dernières, au nombre de six, se répartissent en deux groupes : dans le premier prennent place le blanc et le jaune ; dans le second, le rouge, le bleu, le noir et le vert. Pour composer des armoiries, une règle stricte interdit de juxtaposer ou de superposer deux couleurs qui appartiennent au même groupe. Au Moyen Âge cette règle, qui existe dès les débuts de l’héraldique, supporte fort peu d’exceptions.
Pourquoi une telle règle ? D’où vient-elle ? L’héraldique l’a-t-elle empruntée à un autre système de signes ? Est-elle due à des causes matérielles, techniques, visuelles, symboliques ? Comment les hérauts d’armes la justifient-ils ? Autant de questions auxquelles tentera de répondre la conférence.
Pour une participation sur place, aucune inscription n’est nécessaire. Inscription pour une participation en ligne : Zoom
Les visiteurs du KBR museum découvrent rapidement l’un de ses joyaux : un somptueux livre de chœur réalisé pour Philippe le Beau et Jeanne de Castille. Ce manuscrit éblouissant du début du XVIe siècle s’ouvre sur la Missa Ave Maris Stella de Josquin des Prez – le « prince de la polyphonie » et l’un des compositeurs les plus admirés de son temps.
Lors de cette conférence, la musicologue Anne-Emmanuelle Ceulemans vous invite à plonger dans l’univers de ce manuscrit exceptionnel : depuis le contexte musical riche de l’époque jusqu’à la structure particulière de la messe de Josquin. Une exploration passionnante de l’art, de la musique et du pouvoir – sans jargon technique.
Laissez-vous transporter à la cour fastueuse des ducs de Bourgogne et des Habsbourg et découvrez ce qui rend l’œuvre de Josquin si remarquable et influente encore aujourd’hui.
Anne-Emmanuelle Ceulemans est docteure en musicologie. Elle enseigne à l’UCLouvain et à l’IMEP (Institut supérieur de musique et de pédagogie) et est conservatrice des instruments à cordes européens au Musée des instruments de musique (MIM) à Bruxelles. Ses recherches portent sur la théorie et l’analyse de la musique de la Renaissance ainsi que sur l’organologie.
Publié dansColloque|Commentaires fermés sur Conférence – Anne-Emmanuelle Ceulemans, « Une musique pour un couple impérial : Josquin des Prez et la Missa Ave Maris Stella »
For medieval and early modern Europeans, the Devil and his demonic minions were seen as increasingly active. They tempted monks, tortured the unwary, and conspired against humanity. They were responsible for waves of heresy, plague, famine, and religious division, and they formed unholy alliances foreshadowing the approaching Apocalypse and End Times.
Bringing together eighteen internationally recognized specialists, A Companion to the Devil and Demons explores the latest research on premodern European beliefs about the Devil and demons. With chapters ranging from scholastic and necromantic perceptions of demons to the place of demons within witch trials, connections between demons and non-human beings, and media that spread ideas about demons, it argues for the centrality and durability of “demon knowledge” in European culture.
Kathryn A. Edwards, Ph.D., is Professor of History at the University of South Carolina and the author or editor of numerous books and articles on late medieval and early modern European society and traditional beliefs, including the forthcoming Living with Ghosts: The Dead in European Society from the Middle Ages to the Enlightenment.
A Companion to the Devil and Demons, c.1100–1750, éd. Kathryn A. Edwards, Boston–Leyde, Brill, 2025 ; 1 vol., XVIII–536 p. (Brill’s Companions to the Christian Tradition, 111). ISBN : 978-90-04-38945-8. Prix : € 183,00.
Premier recueil de nouvelles en langue française, les Cent nouvelles nouvelles, rédigées par un auteur anonyme, ont été contées en 1458-1459 à la cour du duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui en est le commanditaire. Principalement comique, il s’inspire du Décaméron de Boccace, auquel il entend succéder grâce à la nouveauté de ses récits et au prestige de leur cadre narratif. Abondamment rééditées, imprimées, adaptées, traduites et étudiées, les Cent nouvelles nouvelles, et leur paratexte, attendaient cette nouvelle édition critique de leur seul manuscrit connu, qui en propose une transcription corrigée et une présentation actualisée (contexte historique et postérité, cadre et modèles narratifs, paternité et localisation, datation, parenté, codicologie et histoire du manuscrit).
Informations pratiques :
Les Cent nouvelles nouvelles, éd. Geoffrey Roger, Genève, Droz, 2025 ; 1 vol., 728 p. (Textes Littéraires Français, 655). ISBN : 978-2-600-06622-8. Prix : CHF 61,00.
The Faculty of Modern and Medieval Languages and Linguistics at the University of Cambridge is seeking to appoint a full-time Assistant Professor in Medieval German Studies from 1 September 2026. The Faculty will provide career development and mentoring for the successful candidate and is strongly committed to equality, diversity and inclusiveness.
The Assistant Professor will be expected to contribute to the teaching and examining of Medieval German Literature and Culture at undergraduate and postgraduate level. They will also promote collaboration in teaching and research between language Sections in the Faculty of Modern and Medieval Languages and Linguistics and with other Faculties, and they will contribute actively to the Global Humanities initiative of the School of Arts and Humanities and other related strategic projects. The role includes a contribution to the administration of the German Section’s activities and of those of the Faculty more broadly. We welcome applicants with a record of excellence in research, commensurate with career stage, and a strong trajectory.
Candidates will have relevant teaching experience, have successfully completed a PhD in a relevant field by the start date for the post and be able to demonstrate active, collegial engagement in research, teaching and outreach in German Studies and Modern and Medieval Languages more widely. An excellent command of both German and English is essential.
For your application to be considered please ensure that you upload the following documents to your online application:
A covering letter
Your Curriculum Vitae, including a full list of publications and the names of three referees.
References will be requested for longlisted candidates in December and due in early January. Candidates should ensure that referees are able and willing to act at that point before naming them in their application.
The closing date for applications is midnight (GMT) on Sunday 9 November 2025. It is expected that interviews will be on 9 February 2026, subject to change.
Prospective candidates are welcome to seek more information beyond the Further Particulars by contacting Dr Charlotte Lee, Director of German, at cll38@cam.ac.uk. On questions of procedure, please contact the School HR team on MMLLPersonnel@admin.cam.ac.uk.
To apply online for this vacancy and to view further information about the role, please click ‘Apply’ above.
Please quote reference GP47293 on your application and in any correspondence about this vacancy.
The University actively supports equality, diversity and inclusion and encourages applications from all sections of society.
The University has a responsibility to ensure that all employees are eligible to live and work in the UK.
Le projet de ces deux journées « Le Moyen Âge clé en main » consiste à ouvrir un temps d’outillage et de discussion interdisciplinaire au profit des jeunes médiévistes, toutes disciplines confondues (Art, Archéologie, Histoire, Philosophie, etc.). Concrètement, il s’agit d’inviter des intervenant·es à présenter leurs méthodes de recherche et à initier le public à l’un ou l’autre outil propre à leur approche. L’objectif n’est pas d’en donner une formation condensée, mais plutôt de montrer comment cet outil et ces méthodes peuvent être utiles aux médiévistes et comment ils peuvent s’avérer complémentaires d’autres méthodologies.
Programme :
Lundi 27 octobre : UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles (P61)
9h30 Accueil
9h45 Introduction par le comité organisateur
10h 1. Regards textuels avec Aude Sartenar (UMons) et Svetlana Yatsyk (CNRS)
11h30 Pause café
11h50 1. Regards textuels avec Aude Sartenar (UMons) et Svetlana Yatsyk (CNRS)
13h20 Pause déjeuner
14h25 2. Penser le monde au Moyen Âge avec Martha Beullens (ULB) et Jérémy Delmulle (IRHT-CNRS)
15h55 Pause café
16h15 2. Penser le monde au Moyen Âge avec Martha Beullens (ULB) et Jérémy Delmulle (IRHT-CNRS)
17h45 Fin de la première journée
Mardi 28 octobre : ULiège (Salle des professeurs)
9h45 Accueil
10h 3. Arts du manuscrit (première partie) avec Etienne Anheim (EHESS)
11h30 Pause café
11h50 3. Arts du manuscrit (deuxième partie) avec Etienne Anheim (EHESS)
13h20 Pause déjeuner
14h25 4. Moyen Âge et sciences des matériaux (première partie) avec Pierre Chastang (UVSQ-Université Paris-Saclay), Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur-Archives de l’État) et Lise Saussus (EHESS)
15h55 Pause café
16h15 4. Moyen Âge et sciences des matériaux (deuxième partie) avec Pierre Chastang (UVSQ-Université Paris-Saclay), Nicolas Ruffini-Ronzani (UNamur-Archives de l’État) et Lise Saussus (EHESS)
Publié dansActivités du RMBLF, Colloque|Commentaires fermés sur Journée d’étude du RMBLF – Moyen Âge clef en main Outillages méthodologiques pour une approche interdisciplinaire
Le colloque international « Épigraphie et latinité au Moyen Âge », qui aura lieu au CESCM de Poitiers du 18 au 22 mai 2026 offre l’opportunité aux doctorantes/doctorants ou post-doctorantes/post-doctorants de présenter leur recherche en relation avec les problématiques de la manifestation (voir l’argumentaire général ci-dessous).
Les posters seront affichés durant tout le colloque et constitueront un moyen interactif d’exposer les points forts de leurs travaux en cours, puisqu’ils seront aussi présentés à l’oral en cinq minutes. Les posters pourront être rédigés et présentés en français ou en anglais.
Pour soumettre votre poster, merci d’envoyer un titre et un résumé (400 mots) ainsi que votre CV à maison.epigraphie@univ-poitiers.fr d’ici le 15 décembre 2025.
Les propositions seront examinées par le conseil scientifique du colloque et les réponses données début 2026. Les candidates et candidats sélectionnés devront fournir la version numérique en format pdf de leur poster au plus tard le 15 avril 2026. Les posters seront imprimés par les soins des organisateurs et organisatrices du colloque.
Les frais de transport et d’hébergement seront également pris en charge par le colloque.
Clôturant les projets de recherche ERC GRAPH-EAST et IUF CARMECA, le colloque Épigraphie et latinité au Moyen Âge, organisé par le CESCM avec l’appui de l’Equipex+ Biblissima+, va bien au-delà d’un nécessaire bilan historiographique autour de l’épigraphie médiévale (réflexions théoriques, fondements et développements de la discipline, champs d’application récents…). Adoptant une perspective de décloisonnement disciplinaire, il vise en effet à explorer, dans une alternance de synthèses thématiques et d’études de cas, les inscriptions médiévales dans le contexte de la latinité et à ses marges (géographiques ou culturelles), pour mesurer l’enjeu d’une écriture exposée dans la construction des identités.
À la fois concept historique et notion historiographique, la latinitas semble se prêter particulièrement bien à cette exploration. Au-delà de son usage rhétorique d’origine, le concept de latinitas pris au sens large permet en effet d’aborder des champs très divers dans le cadre de l’épigraphie. Avec l’alphabet latin, on touche la question de l’écriture. La langue latine, quant à elle, concerne à la fois les questions purement linguistiques, mais également littéraires et stylistique. Si l’on se place d’un point de vue culturel, social et/ou géographique, la latinitas peut désigner, à travers une chrétienté multilingue, celle qui – en Occident ou en Orient – a pour langue liturgique le latin et se range sous la primauté de l’Église romaine. En Orient, la latinitas définit aussi une « identité » collective, celle des « Latins », qui peut aller jusqu’à comprendre un habitus particulier (mœurs, coutumes, vêtements…). Parler de latinité médiévale oblige enfin à se situer dans le temps, entre la romanitas de l’Antiquité classique ou tardive et la « néo-latinité » de la Renaissance et des humanistes.
Le colloque de Poitiers vise donc à s’interroger sur le rôle des inscriptions dans la construction et le développement, la prise de conscience ou la mise en scène de cette notion de latinitas dans les contextes les plus variés. Il permettra d’analyser la pluralité de cette latinité médiévale à travers les media épigraphiques et leurs acteurs, en favorisant une histoire « connectée », de penser en termes dynamiques les relations avec les autres cultures épigraphiques, que ce soit dans le domaine méditerranéen ou plus septentrional. Ainsi, la notion de « latinité » pourra être mise en regard d’autres identités de groupes, dont les néologismes de « francité », « grécité » ou « arabité » ne rendent qu’imparfaitement les contours.
La documentation épigraphique fournit ainsi un angle d’attaque original et de premier plan pour repenser la latinitas médiévale. En effet, dans la lignée des études lancées dans les années 1990 autour des pratiques sociales de l’écrit et, plus généralement, de la scripturalité (literacy), les recherches actuelles en épigraphie médiévale appréhendent désormais l’objet inscrit à la fois comme un véritable « texte en contexte » dont la dimension spatiale, visuelle et plastique, voire iconique et symbolique, peut être particulièrement élaborée. Cette perspective globale, qu’on peut qualifier d’« holistique » ou d’« écologique », permet d’appréhender les inscriptions en s’intéressant à la fois à leur texte, à leurs formes graphiques ou matérielles, aux conditions de leur réalisation, à leur réception dans un contexte donné. Elle donne aussi l’occasion de franchir les limites disciplinaires traditionnelles, qui permet, par une conception large de l’épigraphie, d’inclure également les légendes sur les sceaux et les monnaies, ou les graffitis, souvent proches de l’écriture cursive, manuscrite.
Afin de favoriser les échanges et discussions, le colloque est conçu selon cinq grands axes thématiques :
1) L’écriture. Dans le domaine épigraphique, l’écriture représente sans doute l’élément visuel le plus immédiatement reconnaissable, donc le plus efficace pour l’expression et la reconnaissance de la latinité. Les questions suivantes pourront être abordées : l’écriture épigraphique, par ses formes, sa visualité et son iconicité, a-t-elle contribué à forger le paysage graphique de l’Occident ? Quel rapport scripteurs des inscriptions – commanditaires, rédacteurs, artistes et artisans – entretiennent-ils avec la latinité ? Les matières et techniques choisies jouent-elles dans la production et la perception des lettres latines ? Comment interpréter les « images d’écriture » (pseudo-écriture latine, imitation plus ou moins bien maîtrisée d’écriture étrangère) et l’altérité graphique dans cette perspective ?
2) Question de style. Si le langage épigraphique apparaît souvent très normé, on peut aussi s’interroger sur la place de inscriptions dans la construction d’un certain type de latinité. Peut-on considérer que la circulation et la transmission au fil des siècles de certaines modalités langagières communes (par exemple les formules) ont contribué à tisser des réseaux textuels spécifiques, tant en Occident qu’en Orient ? La poésie dite épigraphique, monde vaste et multiforme, jusqu’alors délaissée par les historiens et pourtant omniprésente, tant dans les manuscrits que dans les inscriptions matérielles, a-t-elle de même pu jouer un tel rôle ?
3) Latin et langues vernaculaires. Les inscriptions mettent par ailleurs en évidence les relations entre les langues à l’intérieur d’une même société ou à plus vaste échelle, que ce soit dans les divers registres et strates du latin entre Antiquité tardive et Moyen Âge, puis avec la mise par écrit des langues vernaculaires au cours du Moyen Âge, ou enfin avec un certain retour de la latinité à la Renaissance. Ces rapports dynamiques non dichotomiques seront au cœur de la réflexion, dans une perspective linguistique tout comme sociolinguistique et socio-sémiotique. Une attention particulière sera portée aux textes épigraphiques en français médiéval, inscrits sous différentes formes dialectales de l’Irlande à Chypre et aux États latins de Terre sainte.
4) Latinité en contact. Que ce soit en Orient ou en Occident, les sociétés cosmopolites et multiculturelles offrent un paysage épigraphique complexe et enchevêtré, dans lequel la notion de latinité peut jouer un rôle soit catalyseur, soit révélateur. On pourra alors s’interroger sur les formes de porosité, de contamination, voire d’hybridation perceptibles dans le contenu comme dans la mise en voir du message épigraphique, qu’il s’agisse du choix des formes de lettres, de la structuration visuelle et de l’esthétique graphique, ou encore de l’utilisation de techniques particulières. Sans exclure les mondes septentrionaux (avec les runes ou l’écriture oghamique), le contexte méditerranéen sera privilégié, car propice à observer de manière croisée les productions latines et les autres (grecques, arabes, syriaques, arméniennes, géorgiennes, hébraïques, cyrilliques, …). Les cas de bilinguisme ou bigraphisme au sein d’une même inscription, voire d’un même site, feront l’objet d’une attention particulière, permettant d’appréhender des questions variées : celle de la similarité ou de la distanciation textuelle des différents témoins mis en regard (entre traduction et adaptation), de la culture bilingue des commanditaires, artisans ou des publics visés et, plus généralement, des enjeux de choix souvent forts d’un point de vue identitaire.
5) La latinité vue par les autres. La dernière partie du colloque sera consacrée à la perception des inscriptions latines par les autres cultures, entre le Moyen Âge et les périodes récentes, y compris dans le cadre de l’érudition moderne ou des courants orientalistes. Comment perçoit-on, de l’extérieur, les inscriptions en caractères latins ? Peut-on observer des tentatives de « latinisation », c’est-à-dire d’appropriation identitaire des édifices par l’apposition d’une écriture monumentale latine, ou au contraire des réactions négatives conduisant à l’effacement, à la destruction ? Quelles sont représentations socioculturelles, idéologiques voire politiques, liées à ces langues et écritures exposées ?
Participants
BONNIN Rémi (CESCM – CNRS)
CALVELLI Lorenzo (Università Ca’ Foscari Venezia)
DE RUBEIS Flavia (Università Ca’ Foscari Venezia)
DEBIAIS Vincent (EHESS – CNRS)
DUSSART Clément (CESCM – CNRS)
FAVREAU Robert (CESCM)
FORSYTH Katherine (University of Glasgow)
FORTIN Léontine (CESCM – CNRS)
GREGOR Thierry (CESCM)
GREVIN Benoît (EHESS – CNRS)
HARUTUNYAN Khachik (Mashtots Institute of Ancient Manuscripts Matenadaran)
HERBERT DE LA PORTBARRE-VIARD Gaëlle (Aix-Marseille Université)
IMBERT Frédéric (Aix-Marseille Université)
INGRAND-VARENNE Estelle (CESCM – CNRS)
LAGARON Anna (IFAO Le Caire)
LAMBERT Chiara (Università degli studi di Salerno)
The 11th century stands as the watershed between the »early« and »high« Middle Ages. Exactly what this means is hotly debated by historians, but at some point between the 10th and 12th centuries, the Carolingian World had changed into a political, social, and economic order distinctly different from earlier centuries, a world of knights, castles, and cities. Historians have discussed the nature of these transformations under the label of a medieval »revolution« that led to feudal society. Heavily challenged over the last decades, the »feudal revolution« has recently regained explanatory appeal. This volume opens a new perspective on the debate of the transformations of the 10th to 12th centuries, highlighting the role of the »Gregorian Reform« and the 11th century as a transformative period. The contributions offer case studies on France, Germany, Italy, and northern Spain.
Christoph HaackBorn 1984; 2019 PhD from the University of Tübingen; Institute of Medieval History; Historian of the Carolingian World and high medieval historiography.
Annette GrabowskyPhD from the University of Tübingen; tenured lecturer at the University of Tübingen, Institute of Medieval History; focuses on Medieval Papal History and Canon Law
Steffen PatzoldBorn 1972; Professor for Medieval History and historical auxiliary sciences at Eberhard Karls University Tübingen.
Table des matières :
IntroductionChristoph Haack: After the »Feudal Revolution«: A Look Back on the Debate and a Multiperspective Update
Part I: Historizing and Revising the »Feudal Revolution«- Model Luise Nöllemeyer: Challenging the Feudal Revolution in the 1990s. The Post-Mortem of a Debate – Christoph Haack: The Terrors of the Year 1000. Structural Change and Narrations of Conflict – Isaac Smith: Words of Power, Power of Words. Lexical and Social Change in Mâcon and Freising in the Tenth to Eleventh Centuries
Part II: New Views on Classic Transformations Lukas Werther Local Perspectives on the Measurability and Patterns of Change in Southern Germany from an Archaeological Point of View (c. 500-1300) – Cornel-Peter Rodenbusch Abandoning Trial in Eleventh Century Catalonia
Part III: »La mutation de l’an 1100«. Feudal Revolution and Gregorian Reform Charles West: »This toll must be paid at Koblenz«. Merchants and the »Feudal Revolution« in the Eleventh-Century Rhineland – Thomas Kohl: A Feudal Transformation in the Empire? Historiography, Tradition and Sources – Alessio Fiore: Building the »Feudal Revolution«. Power, Buildings, Economic Resources, and Aristocratic Identities in Central and Northern Italy (c. 950-c. 1150) – Florian Mazel: Rethinking Lordship in the Tenth to Eleventh Centuries. »Shared Lordship« between Laymen and Clerics and its Contestation
Response Chris Wickham: After the »Feudal Revolution«? A Response
Informations pratiques :
After the Feudal Revolution. Power, Local Societies, and Change from the Tenth to Twelfth Centuries, éd. Christoph Haack, Annette Grabowsky, Steffen Patzold, Tübingen, Mohr Siebeck, 2025 ; 1 vol., 253 p. (Bedrohte Ordnungen, 21). ISBN : 978-3-16-163671-4. Prix : € 89,00.
Publié dansPublications|Commentaires fermés sur Publication – « After the Feudal Revolution. Power, Local Societies, and Change from the Tenth to Twelfth Centuries », éd. Christoph Haack, Annette Grabowsky, Steffen Patzold
Le premier séminaire d’histoire médiévale pour cette année universitaire, organisé par l’École pratique des hautes études et l’Institut historique allemand, approche à grands pas. Il se tiendra le mercredi,
15 octobre 2025, de 10h00 à 12h00,
Thibault Jouis (Sorbonne univ.), »L’Anjou comme espace frontière. Acteurs, discours et enjeux autour des sièges de Rochefort (1220) et Champtoceaux (1224)«.
La discussion qui suivra sera animée par Jean-François Moufflet (Archives nationales).
Le séminaire se déroulera en mode hybride, permettant ainsi une participation sur place ainsi qu’en visioconférence pour celles et ceux qui ne pourront pas se déplacer à l’IHA.
Les personnes désireuses d’assister au séminaire sur place se feront connaître auprès de Kirsten Wallenwein : kwallenwein@dhi-paris.fr (message adressé en copie à Laurent Morelle : Laurent.Morelle@ephe.psl.eu). Pour les personnes souhaitant participer à distance, merci de vous inscrire ici :
Publié dansColloque|Commentaires fermés sur Conférence – Thibault Jouis, « L’Anjou comme espace frontière. Acteurs, discours et enjeux autour des sièges de Rochefort (1220) et Champtoceaux (1224) »
Dans le cadre du programme AToUT – Attractivité de Toulouse pour les transitions (MSCA-COFUND Horizon Europe), une invitation est adressée aux chercheurs postdoctoraux de haut niveau souhaitant développer leur propre projet de recherche en littérature médiévale occitane (ou française), dans une perspective romaniste et sous la supervision de Marjolaine Raguin.
Les financements AToUT mettent 15 bourses au concours ouvertes à toutes les disciplines. Les projets relevant de la littérature médiévale pourront s’inscrire dans l’axe « Changements globaux et impacts sur les sociétés », en interrogeant les dynamiques de transformation politiques, sociales, culturelles ou technologiques au Moyen Âge, éventuellement leur résonance comparative et leurs enseignements pour des enjeux contemporains. Une approche interdisciplinaire sera particulièrement appréciée (histoire, sciences sociales, humanités numériques), et le cas échéant des partenariats et mobilités internationales.
La langue de travail n’a pas besoin d’être le français : les candidatures internationales sont donc vivement encouragées.
L’appel à candidatures ouvrira le 3 novembre 2025 et se clôturera en janvier 2026. Les contrats postdoctoraux proposés auront une durée de 24 mois, avec un accueil dans un environnement scientifique dynamique.
Les chercheurs intéressés sont invités à prendre contact rapidement afin de discuter de leur projet et de préparer une candidature solide et compétitive.
Avec le soutien du FNRS, du CRHiDI (UCLouvain – Saint-Louis, Bruxelles), d'INCAL (UCLouvain), de PraME (UNamur), de sociAMM (ULB) et de Transitions (ULiège)
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.