Séminaire – Écrit, culture et société (IXe-XVe s.) (2026)


Les lundis, de 11h à 13h, salle 526
P. Chastang, UVSQ-Paris-Saclay et L. Genton, Université de Paris 1

Les sciences dites auxiliaires de l’histoire, les recherches sur les pratiques d’écriture au Moyen Âge aux époques médiévale et moderne ont connu un profond renouveau. La source écrite n’est plus perçue comme un simple support de l’information mais constitue en elle-même un objet à étudier per se. De nouvelles saisies document permettent d’interroger à nouveaux frais des questions classiques d’histoire politique, économique et culturelle à la lumière de la place centrale que prend l’écrit dans les sociétés du passé. Ce séminaire de recherche a pour objectif de proposer aux étudiant·e·s et chercheur·se·s d’opérer un retour historiographique sur ces questionnements, d’interroger les méthodes et objets des recherches actuelles sur ce champ d’étude et de prolonger les réflexions sur les interactions entre écrit, culture et société entre les IXe et XVe siècles.

26 janvier – Séance introductive
L’histoire de l’écrit, un projet d’histoire totale ?

2 février
Pierre Chastang
« Les matériaux de l’écriture au Moyen Âge : enjeux interdisciplinaires ».

9 février
Isabelle Marchesin (Musée national de Port-Royal des Champs)
« Le Beatus de Saint- Sever, une communauté au travail ».

16 février
Laurent Feller (Université de Paris 1)
« Entre raison pratique et calculs : écrire l’économie au Moyen Âge ».

23 février
Serena Galasso (Università di Padova)
« Genre et scripturalité : autour de Le droit de compter : Les livres de gestion et de mémoires des femmes (Florence, XVe-XVIe siècles) (avec la participation de Justine Audebrand) ».

9 mars
Anne Rochebouet (UVSQ-Paris-Saclay)
« Consulter un livre ou appréhender un texte ? Table, pratiques de lecture, et textualité médiévale ».

16 mars
Justine Audebrand (Institut historique allemand)
« Les femmes et l’écrit : nouvelles perspectives de recherche (VIe-XIe siècle) ».

23 mars
Lucie Moruzzis (Archives nationales)
« Conserver les écrits hier et aujourd’hui : paradigmes et pratiques ».

30 mars
Davide Gherdevich (UVSQ-Paris-Saclay)
« Les rouleaux des morts au Moyen Âge : le projet interdisciplinaire Tituli ».

13 avril
Hugo Vidon (Université de Paris 1)
« Gouverner les eaux par le droit entre théorie et pratique ».

20 avril
Mahaut Cazals (ENS Paris)
« Pistes pour une diplomatique analogique. L’écriture pragmatique par-delà nature et culture ».

22 avril
Louis Genton
« Des archives retrouvées. Deux enquêtes matérielles sur la documentation de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à la fin du XIVe siècle ».

Publié dans Séminaire | Commentaires fermés sur Séminaire – Écrit, culture et société (IXe-XVe s.) (2026)

Appel à contribution – Le Moyen Âge à poils

12-13 juin 2026

La journée d’étude de Questes sera cette année consacrée au poil, envisagé dans son acception la plus large, qu’il soit humain (cheveux, barbe, pilosité corporelle) ou animal, cela sous toutes ses formes, usages et transformations (cuirs, fourrures, parchemins, étoffes, etc.). Élément corporel de première importance, le poil — visible ou dissimulé — se situe au cœur des enjeux esthétiques et participe pleinement à la construction des identités, tant sociales que genrées. À ce titre, il constitue un vecteur privilégié de représentations culturelles, religieuses et même politiques, et véhicule un discours sur les normes et les valeurs des différentes sociétés médiévales.

Au-delà de cet aspect physique, le poil est aussi une matière première essentielle, au centre d’une véritable économie : circulation des matières, transformation artisanale, commercialisation. Il mobilise des savoir-faire spécialisés, des métiers, des techniques et des instruments que cette journée souhaite également mettre en lumière.

Enfin, le poil se trouve au cœur de préoccupations culturelles – propres comme partagées entre les différents espaces médiévaux – à partir desquelles s’élaborent tout un ensemble de références littéraires et artistiques. Véritable motif, le poil et la pilosité deviennent objets de métonymie afin de discourir sur des valeurs ou identités qui leur seraient proprement associées.

S’inscrivant dans le renouvellement des recherches menées depuis une dizaine d’années autour de l’histoire du corps et des sensibilités, ainsi que dans les approches relevant de l’histoire des techniques et de l’archéologie, cette rencontre se veut résolument interdisciplinaire[1]. Elle invite historiens, historiens de l’art, littéraires, archéologues, codicologues ou anthropologues à croiser leurs perspectives. L’objectif n’est donc pas de se limiter à l’étude de la pilosité humaine dans les mondes médiévaux ou à ses relations avec l’animalité, mais bien de dépasser cette dichotomie pour proposer une compréhension globale du poil, qu’il soit matière vivante, matière travaillée ou matière représentée.

Axe 1 : Peaux et fourrures au cœur du quotidien des sociétés médiévales

Une matière première omniprésente. Toutes les sociétés médiévales, quelles qu’en soient l’époque ou la région, ont eu recours aux peaux animales pour façonner une partie de leurs vêtements, de leur literie, de leurs pièces d’ameublement, et jusqu’à leur support d’écriture. Comptabilités, inventaires après décès, iconographie ou sources littéraires témoignent de la présence constante de ces matériaux dans la vie domestique, des plus modestes aux plus aisés. Les fourrures, indispensables dans les régions septentrionales, demeurent très prisées même dans les sociétés méridionales, où elles apparaissent comme des objets de luxe[2]. Leur intégration à la culture matérielle et la symbolique médiévale est telle qu’elles trouvent place jusque dans l’héraldique.

Matérialité et techniques de production. La fabrication des objets en peau ou en fourrure — qu’ils proviennent d’animaux sauvages (hermine, écureuil, fennec, cerf, phoque …) ou d’animaux d’élevage (veau, mouton, truie…) — mobilise un ensemble complexe de techniques, depuis la mise à mort de l’animal jusqu’à la transformation finale de sa peau. Les procédés de tannage et de préparation du cuir connaissent des perfectionnements constants au cours du Moyen Âge, accompagnés d’une spécialisation croissante des métiers : pelletiers, fourreurs, parcheminiers forment des corps de métiers de plus en plus structurés[3]. Certaines innovations techniques circulent largement et témoignent de savoir-faire spécifiques. Ainsi, des analyses menées sur les reliures en peau de phoque de manuscrits du xiie siècle provenant de l’abbaye de Clairvaux suggèrent l’existence de pratiques techniques propres au réseau cistercien, du nord de l’Irlande à l’Angleterre, jusqu’à la Champagne[4].

Un objet d’histoire sociale et économique. La peau et la fourrure s’inscrivent au cœur de réseaux de circulation internationaux. Elles alimentent ainsi un commerce florissant : qu’il s’agisse de la laine intégrée au puissant commerce drapier des régions flamandes, picardes ou anglaises[5], ou des fourrures servant de monnaies d’échange dans les sociétés d’Europe orientale et jusque dans les mondes musulmans. Ce matériau est ainsi au fondement de dynamiques économiques majeures : il contribue à l’enrichissement des villes d’Europe occidentale, à l’essor d’élites urbaines commerçantes, mais aussi au développement et à la puissance de certains peuples nomades des steppes eurasiennes, pour lesquels le commerce des fourrures constitue une ressource centrale[6].

Axe 2 : Le poil, marqueur identitaire révélateur de pratiques culturelles et de valeurs morales

Un marqueur social et ethnique. Le poil, au cœur de l’apparence physique, constitue au Moyen Âge un puissant marqueur identitaire : il signale le genre, la richesse, l’âge, mais aussi l’appartenance culturelle ou religieuse. Comme le vêtement, son traitement obéit à des normes précises et participe à la distinction sociale des individus entre eux. Dans l’Occident chrétien, la tonsure sépare le clerc du laïc, tandis que la longueur des cheveux distingue hommes et femmes. Ces codes varient d’une société à l’autre et inscrivent l’individu dans un groupe social aussi bien qu’ethnique. Ainsi, tandis que les sociétés latines valorisent un visage glabre, la barbe est au contraire prisée dans les mondes byzantin et musulman, devenant un véritable marqueur civilisationnel – un signe visuel encore associé aujourd’hui à certaines traditions religieuses[7]. La conformité à ces attributs peut même revêtir une dimension politique : en 1191, lors de la troisième croisade, Richard Cœur de Lion, après la conquête de Chypre, contraint les barons chypriotes à se raser la barbe pour signifier leur nouvelle allégeance au pouvoir latin[8].

Au cœur des pratiques culturelles et médicales. Le poil occupe une place centrale dans la vie quotidienne médiévale et reflète pleinement les pratiques culturelles de l’époque. Étroitement soumis aux phénomènes de mode, il révèle les canons esthétiques des sociétés. Ces tendances circulent et s’influencent : ainsi, l’essor de l’épilation intime féminine en Europe à partir du xiiᵉ siècle s’explique en partie par les contacts accrus avec les mondes orientaux. Ces pratiques esthétiques reposent également sur des techniques exposées dans les nombreux traités qui fleurissent durant cette période et qui transmettent diverses recettes d’onguents, procédés de coloration ou méthodes dépilatoires. Ces traités témoignent de leur intégration dans un cadre plus large de rituels d’hygiène et de santé dont les innombrables traces archéologiques comme les peignes aux matières variées et autres accessoires de l’intimité sont les sources privilégiées. Dans le Moyen-Orient médiéval, par exemple, teinture au henné et épilation trouvent une place dans une routine codifiée comprenant bains, sudation, exfoliation et collations[9]. Les soins du poil relèvent ainsi d’un univers qui dépasse le simple champ de l’esthétique et cohabite avec la culture médicale de l’époque : le barbier est un véritable praticien, intermédiaire entre esthétique et santé. Les papes d’Avignon s’entourent ainsi de « barbiers-chirurgiens », chargés non seulement de la coiffure ou du rasage, mais aussi de la saignée comme des soins dentaires[10].

Un attribut hautement moral. Le poil, parce qu’il est immédiatement visible, porte une forte charge morale dans les sociétés médiévales ; il révèle la vertu de l’individu. Ainsi, la coiffe ou le voile de la femme, comme le couvre-chef de l’homme, symbolisent humilité et probité. De même dans la littérature courtoise, la blondeur des cheveux de la Dame fonctionne comme un gage de sa vertu[11]. À l’inverse, le poil indiscipliné trahit l’indécence : l’« homme échevelé » devient la figure du désordre à l’image dans l’iconographie de l’homme hirsute qui incarne la sauvagerie et les mœurs dépravées[12]. Dans les arts, la représentation du poil est donc soigneusement codifiée pour exprimer la pudeur ou l’impudeur. Cheveux attachés ou détachés, couvrant ou découvrant le cou, le dos ou la poitrine : chaque détail participe d’un langage visuel qui définit la norme et désigne la transgression. La chevelure, souvent chargée de connotations érotiques, joue ainsi un rôle essentiel dans la représentation des frontières entre le licite et l’obscène[13]. Là où les cheveux longs de la Vierge tombent sagement sur son dos ou ses épaules, ceux de Marie-Madeleine — tout aussi abondants — glissent sur sa poitrine pour la masquer tout en la révélant.

Axe 3 : Une symbolique au poil. Des pilosités mythiques au service du pouvoir

Le poil et ses racines. Excroissance corporelle, le poil n’en est pas moins au cœur d’intrigues mythologiques illustrant bien son importance dans toutes les sociétés médiévales[14]. Il se fait alors vecteur de morales destinées à assurer l’union derrière des croyances partagées, ou une communauté resserrée. Dans la Bible, la chevelure devient source de virilité masculine, le fameux nazir Samson y puise sa force jusqu’à ce que son inconstance ne le pousse à trahir son secret à l’oreille de Dalila (Jg 16, 19). Emblème de la beauté féminine, Snorri Sturluson raconte comment l’attention déraisonnée que porte la déesse Sif à sa toison dorée entraîne les dieux d’Asgard dans un inéluctable mécanisme conduisant au Ragnarök. Le mythe se fait aussi source de liberté, Paul Diacre rapporte ainsi dans son Histoire des Lombards le conte selon lequel ces derniers auraient triomphé des Vandales en grimant leurs femmes en hommes, celles-ci arrangeant leur coiffure pour se donner l’apparence de porteuses de longues barbes. Critique de la légende, l’auteur y reconnaît pour autant l’origine onomastique du peuple dont il écrit les racines. Ce port de la barbe serait dès lors constitutif d’une identité lombarde, caractérisée par la liberté dont jouiraient ses représentants depuis cette même victoire[15]. Cela explique l’épilation que souhaite leur imposer Charlemagne – qui en triomphe au tournant du viiie siècle – et les résistances que soulève une telle privation. 

Une toison pour les gouverner tous. Ce rapport au poil peut aussi s’ériger en source d’un pouvoir politique. Lorsque les moines de Ripoll souhaitent au xiie siècle vanter l’autonomie de leur maître, le comte de Barcelone, ils opposent ainsi à son aïeul, Guifred le Velu, son injuste roi et antagoniste, Charles le Chauve[16]. Reconnu par sa mère pour sa pilosité inégalée – tel un nouveau Jacob (Gn 27, 1-29) – elle l’introduit auprès des grands de sa patrie qui lui jurent fidélité et service (GCB, III). Ici, le poil se trouve à la source de l’autorité permettant à ce comte de la frontière de revendiquer l’exercice souverain d’une telle charge. Au xiie siècle toujours, le corpus des Usatges de Barcelone accorde lui aussi au poil une place décisive à la mise en ordre des rapports sociaux. Destiné à encadrer les violences au sein de cette société féodale, il interdit le tirage des cheveux, à une (cinq sous) ou deux mains (dix sous), de même que le tirage de la barbe (vingt sous) ou encore la tonte du crâne (quarante sous). Un crachat au visage ou un assaut entraînant son saignement n’étant sanctionné que de vingt sous, il apparaît bien là encore que l’honneur chevaleresque réside dans la chevelure, vieille marque de distinction des aristocraties latines[17]

La sacralité du poil. Au regard de cette matérialisation capillaire d’une prééminence sociale, des pratiques telles que la tonsure des souverains renversés, préliminaire à leur cloisonnement monastique – cela autant chez les rois francs du premier Moyen Âge que chez leurs contemporains byzantins ou wisigoths – apparaissent bien plus clairement à notre regard moderne[18]. Dans ces sociétés ne distinguant pas les aspects politiques et religieux, la foi et ses institutions restent essentielles à l’exercice d’un pouvoir qu’elles légitiment et renforcent. Le Livre des Cérémonies rapporte ainsi le récit de la première coupe des cheveux du jeune Léon, à l’orée du ixe siècle. Héritier du trône impérial, il est alors « coiffé » par le patriarche de Constantinople au cœur du palais, se tenant au milieu des grands officiers amenés à servir leur futur souverain[19]. Le poil enfin, peut atteindre une dimension sacrée. Ceux des illustres défunts deviennent des reliques, ainsi de poils de la barbe de Muhammad conservés au cœur du palais de Topkapi à Istanbul. En vue d’accroître l’authenticité d’un sceau, déposer quelques cheveux sur la cire fraîche était là encore une pratique mobilisant cette symbolique, où l’on liait une partie de soi à son emblème et aux décisions qu’il véhiculait. En cas de deuil, il était commun chez toutes les civilisations médiévales de la Méditerranée de matérialiser sa peine par l’abandon de poignées de cheveux. Dans le roman de chevalerie enfin, ces quelques mèches abandonnées deviennent le symbole du lien inébranlable unissant symboliquement le prétendant à sa promise, ainsi de Lancelot qui s’émeut des fils d’or encore attachés au peigne de la reine Guenièvre qu’il s’efforce de secourir[20].


Conditions de soumission : 

Cet appel à communication est ouvert aux étudiant.e.s de master, doctorant.e.s, jeunes chercheur.se.s en études médiévales, quelle que soit leur discipline. Les propositions de communication, d’une longueur de 300 à 500 mots, doivent être envoyées à jequestes@gmail.com avant le 12 février 2026. Elles devront être accompagnées d’une proposition de titre, d’une courte bibliographie, et d’une brève description des intérêts de recherche. Elles pourront donner lieu à une communication orale de 25 minutes, durant la journée d’étude qui se déroulera le 12 ou 13 juin 2026 à Paris.

Le comité d’organisation : Matthieu Bayle, Line Bondetti et Donatien Guégan


[1] En témoignent les travaux précurseurs de Georges Vigarello par exemple dans Le propre et le sale : Histoire de l’hygiène du Moyen Âge à nos jours, Seuil, Paris, 1985 et les monographies plus récentes telle Histoire du poil (dir.) Joël Cornette et Marie-France Auzépy, Belin, Paris, 2017, ou le colloque organisé à Florence par le Netherland Interuniversity of Art institute for Art History le 24-25 octobre 2025 sous le titre « Hirsute, Dawny, Hairless. Meanings and Forms of Body Hairs in Modern Visual Culture ».

[2] Pierre Bonnassie, « Les fourrures dans la Catalogne du xie siècle ». Milieux naturels, espaces sociaux, édité par Franco Morenzoni et Élisabeth Mornet, Éditions de la Sorbonne, Paris, 1997.

[3] Véronique Montembault et Gilles Deborde, « Le cuir, une réinvention médiévale ? », La Peaulogie – Revue de sciences sociales et humaines sur les peaux, 2021, Cuirs et peaux dans les sociétés humaines. Techniques de transformation, fonctionnalités, représentations et symbolismes, 7.

[4] Élodie Levêque, « Les reliures romanes de la bibliothèque de Clairvaux : étude archéologique et biocodicologique », Thèse de doctorat soutenue le 27 mai 2020 sous la direction de François Bougard à l’Université Paris-Nanterre.

[5] Robert Delort, Le Commerce des fourrures en Occident à la fin du Moyen Âge, École française de Rome, Rome, 1978.

[6] Claire Dessus–Gilbert, De fourrure et d’argent. Histoire économique, politique et culturelle des échanges entre l’Islam et l’Europe orientale (ixe-xiiie siècles), mémoire de master 2 d’histoire médiévale sous la direction de Marie Favereau et Emmanuelle Tixier du Mesnil à Paris-Nanterre, 2024. 

[7] Debra Higgs Strickland, Saracens, Demons, and Jews: Making Monsters in Medieval Art, Princeton University Press, 2003 ; Sara Lipton, Dark Mirror: The Medieval Origins of Anti-Jewish Iconography, New York, 2014.

[8] The Chronicle of the Third Crusade: The Itinerarium Peregrinorum et Gesta Regis Ricardi, trad. Helen J. Nicholson, Aldershot, Ashgate (Crusade Texts in Translation, 3), 1997, chapitre XXXVII.

[9] Geneviève Dumas, « Le soin des cheveux et des poils : quelques pratiques cosmétiques (xiie-xvie siècles) ». Chantal Connochie-Bourgne (éd.), La chevelure, Op. Cit., 2004.

[10] Claire Clément, « Barbier du pape, chirurgien dans la cité. Questionner le statut et l’activité médicale d’un obligé du pontife, Robin de Singallo (†1381) », Médiévales, 88(1), 2025, p. 163-182.

[11] Elena Rouzomniak, « Le vêtement et la coiffure dans les romans français des xiiie et xive siècles : étude de lexicologie, de critique littéraire et d’histoire des sensibilités médiévales », thèse de doctorat dirigée par Philippe Ménard et soutenue à l’Université Paris IV-Sorbonne le 9 décembre 2006

[12] Florent Pouvreau, Du Poil et de la bête. Iconographie du corps sauvage en Occident à la fin du Moyen Âge (xiiie-xvie siècle), CTHS, Paris, 2015.

[13] Noëlle Lévy-Gires, « Se coiffer au Moyen Âge ou l’impossible pudeur ». La chevelure dans la littérature et l’art du Moyen Âge, édité par Chantal Connochie-Bourgne, Presses universitaires de Provence, Aix-en-Provence, 2004.

[14] Bertrand Lançon, Marie-Hélène Delavaud-Roux (éd.), Anthropologie, mythologies et histoire de la chevelure et de la pilosité. Le sens du poil, L’Harmattan (Le corps en question), Paris, 2011

[15] Paul Diacre, Histoire des Lombards, Brepols, Turnhout, 1994, Livre i, Chap. viii-ix

[16] Martin Aurell, « Aux origines de la Catalogne : le mythe fondateur de la Maison de Barcelone dans l’historiographie du xiie siècle », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 142ᵉ année, n° 1, 1998. p. 15.

[17] Usatges de Barcelona. El Codí a mitjan selge XII, Bastardas, Joan (éd.), Fundació Noguera (Textos i Documents 6), Barcelone, 1984, Us. 16 & 19.

[18] Bruno Dumézil, Les Barbares, « Cheveux et poils », Presses Universitaires de France, Paris, 2020.

[19] Histoire du poil (dir.) Joël Cornette et Marie-France Auzépy, Op. Cit., p. 85.

[20] Claire Rozier, « Le peigne de la reine dans l’épisode de la Charrette (Chrétien de Troyes, Lancelot en prose et Prosa-Lancelot) », Chantal Connochie-Bourgne (éd.), La chevelure, Op. Cit., 2004.

Publié dans Appel à contributions | Commentaires fermés sur Appel à contribution – Le Moyen Âge à poils

Publication (en ligne) – « Montrer les collections médiévales », éd. Sylvain Demarthe, Géraldine Mallet

Montrer les collections médiévales, éd. Sylvain Demarthe, Géraldine Mallet, exPosition. Revue d’analyse des enjeux propres à l’exposition des œuvres et objets d’art, t. 11, 2025 [en ligne]. URL : https://www.revue-exposition.com/index.php/sommaire11/2025-2

Table des matières :

– Sylvain Demarthe et Géraldine Mallet, Constituer et montrer les collections médiévales… d’hier à aujourd’hui – Introduction

– Fanny Fouché, Le musée appropriateur. La Révolution française face au Moyen Âge, bris, débris et domestication du passé

– Martha Easton, Revivalisme, authenticité et éthique : les collections de « récupération » architecturale médiévale du début du XXe siècle aux États-Unis

– Immaculada Lorés Otzet, Exposer l’art roman en Catalogne entre 1900 et 1934 : présentations muséographiques et objectifs

– Iñigo Salto Santamaría, Action, réaction, exposition : la Porte d’Estagel dans les murs du Louvre

– Marc Verdure, Approches muséales de Byzance en France

– Sophie Dutheillet de Lamothe et Sophie Loock, Revoir le Moyen Âge, questionner l’histoire de l’art. Le réaménagement du département médiéval du Palais des Beaux-Arts de Lille

– Camille Broucke, Entre archéologie et collectionnisme : les collections médiévales dans le nouveau parcours permanent du musée Dobrée à Nantes

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication (en ligne) – « Montrer les collections médiévales », éd. Sylvain Demarthe, Géraldine Mallet

Colloque – Le « Consensus » Définitions et usages d’une notion politique, juridique et diplomatique (XIVe-XVIIe s.)

Rencontre organisée dans le cadre du projet ERC/FNS
Forging Consensus. Dynamics of Power and Diplomatic Practices in Medieval and Modern Europe.

La rencontre adopte un format conçu pour encourager un travail collectif autour des textes et un échange scientifique approfondi. En amont, chaque intervenant·e a transmis un court dossier de travail (2–3 pages), comprenant des pistes de réflexion et des extraits de sources.


Ce matériel peut être transmis sur demande à : noelle-laetitia.perret@unige.ch


Chaque session s’ouvre par une brève introduction assurée par un membre de l’équipe organisatrice, destinée à en situer le thème et les enjeux. L’intervenant·e dispose ensuite d’une quinzaine de minutes pour présenter les points centraux de sa contribution, avant une discussion d’environ trente-cinq minutes menée par un·e discutant·e et enrichie par les échanges avec le groupe.

Mercredi 21 janvier 2026

09h15 – Accueil


09h30 – Introduction : Noëlle-Laetitia Perret (Université de Genève)
Penser le consensus: genèse, évolutions et enjeux d’un concept interdisciplinaire


PREUVE, CONTRAT SOCIAL ET CONSENTEMENT : PERSPECTIVES JURIDIQUES (XIV –XVI SIÈCLES)

10h00 – Emanuele Conte (Università Roma Tre / EHESS–PSL)
Le consentement le plus présumé : Mario Salamone, le contrat social et la probatio

Discutante : Noëlle-Laetitia Perret


10H50 – PAUSE


11h00 – Beatrice Pasciuta (Università degli Studi di Palermo)
Il consenso della donna nel diritto comune: rileggere Presumitur seducta tra diritto, potere e
rappresentazioni

Discutant : Ignazio Alessi


11h50 – Discussion collective/synthèse de la matinée


12h30 – DÉJEUNER


14h00 – Dante Fedele (CNRS, Université de Lille)
Consensus et consentement dans le De regia potestate de Bartolomé de Las Casas

Discutant : Benoît Caruzzo


14H50 – PAUSE


MÉMOIRE, PRUDENCE ET GOUVERNEMENT CONSENSUEL : EXPÉRIENCES MÉDIÉVALES


15h00 – Jean-Marie Moeglin (EPHE-PSL / Académie des Inscriptions et belles-lettres)
Le consensus dans les Mémoires de Philippe de Commynes

Discutant : Maxime Ferroli


15h50 – Ilaria Taddei (Université Grenoble-Alpes)
Prudence, parole et consentement dans la diplomatie florentine (XIVe–XVe siècles)

Discutante : Parwana Emamzadah Roth


16h40 – Discussion collective/synthèse de l’après-midi


19H00 – REPAS


Jeudi 22 janvier 2026


CONSENSUS ET NÉGOCIATION DANS L’EUROPE MODERNE


09h00 – Lucien Bély (Sorbonne Université / Académie des sciences morales et politiques)
Un traité comme recherche de consensus: Münster, 1648

Discutant : Adrien Wyssbrod


CORRESPONDANCES ITALIENNES ET CONSTRUCTION DU CONSENSUS POLITIQUE (1454–
1455)


09h50 – Isabella Lazzarini (Università di Torino)
Accepter une ligue universelle : négociation et consensus dans la correspondance diplomatique
italienne (1454–1455)

Discutant : Gavino Scala


10H40 – PAUSE


11h00 – Discussion collective/Table ronde finale
Quelle définition opératoire du consensus pour les périodes médiévale et moderne ?
Quelles continuités et quels déplacements des usages politiques, juridiques et diplomatiques ?


12H30 – DÉJEUNER

Source : Université de Genève

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Colloque – Le « Consensus » Définitions et usages d’une notion politique, juridique et diplomatique (XIVe-XVIIe s.)

Journée d’étude – Archives et épistémologie de l’histoire de l’art. Autour des réceptions françaises d’Erwin Panofsky

30 janvier 2026
Salle polyvalente du Learning Center Christine de Pizan
31 place Cardinal Mercier
1348 Louvain-la-Neuve
Inscription : thor-oona.pignarre@uclouvain.be,
mathilde.mares@uclouvain.be

9h30 : Introduction (Mathilde Marès et Thor-Oona Pignarre-Altermatt, UCLouvain)
9h50 : Présentation du livre Bourdieu et Panofsky. Essai d’archéologie intellectuelle (2025) par les auteurs Étienne Anheim (EHESS) et Paul Pasquali (CNRS)
10h20 : Discussion avec Ralph Dekoninck, Giacomo Fuk, Mathilde Marès et Thor-Oona Pignarre-Altermatt (UCLouvain)
10h50 : Pause
11h10 : Suite de la discussion
12h40 : Déjeuner

14h : Audrey Rieber (Université Jean Moulin Lyon 3), La réception « structuraliste » de Panofsky
Modération : Thor-Oona Pignarre-Altermatt
14h50 : Adnen Jdey (UCLouvain), Le jeune Maldiney lecteur de Panofsky : entre médiation et interprétation (1948-1954)
Modération : Mathilde Marès

15h40 : Pause
16h : Maud Hagelstein (F.R.S.-FNRS / Université de Liège), Lisibilité et opacité de l’image. Didi-Huberman après Panofsky
Modération : Ralph Dekoninck

16h50 : Conclusions (Mathilde Marès et Thor-Oona Pignarre-Altermatt, UCLouvain)

Publié dans Colloque | Commentaires fermés sur Journée d’étude – Archives et épistémologie de l’histoire de l’art. Autour des réceptions françaises d’Erwin Panofsky

Formation – Formations continues de l’Institut Arthur Piaget (2026)

Ces formations s’adressent aux archivistes, bibliothécaires, historien·ne·s, chercheur·euse·s ainsi qu’à toute personne travaillant sur des sources manuscrites ou textuelles complexes. Elles proposent une approche à la fois méthodologique et pratique, en lien étroit avec les sources médiévales et modernes.

  • Le notariat médiéval
    Lionel Dorthe (archiviste)
    6 mars 2026, Archives de l’État de Fribourg
  • Édition numérique XML/TEI
    Adrien Wyssbrod (historien)
    7 mai 2026, Archives de la Ville de Neuchâtel
  • Deutsche Paläographie
    Marc Smith (École nationale des chartes – PSL)
    4 septembre 2026, Staatsarchiv Graubünden (Coire)

Ces formations sont organisées en partenariat avec le programme de formation continue CAS/MAS ALIS des Universités de Berne et de Lausanne.

Publié dans Enseignement | Commentaires fermés sur Formation – Formations continues de l’Institut Arthur Piaget (2026)

Publication – « La main au Moyen Âge. Discours savants et représentations », éd. Joël Chandelier, Véronique Decaix, Aurélien Robert

La main au Moyen Âge. Discours savants et représentations, éd. Joël Chandelier, Véronique Decaix, Aurélien Robert, Florence, SISMEL–Edizioni del Galluzzo, 2025 ; 1 vol., X–321 p. (Micrologus Library, 130). ISBN : 978-88-9290-408-8. Prix : € 58,00.

Avant-propos — J. Chandelier, V. Decaix, A. Robert

Éloges de la main et statut du travail manuel dans la philosophie de la fin du Moyen Âge — A. Robert

Mains calleuses. L’idéalisation romaine et ses ambiguïtés — F. Sanfilippo, S. Rey

Instrument du chirurgien et du médecin: la main dans l’anatomie médiévale — D. Jacquart

La main et l’harmonie du corps à la cour de Clément IV (1265–1268): un traité organologique inédit — O. Voskoboynikov

La main comme outil divinatoire dans le Moyen Âge occidental — S. Ripasarda

La mémoire de la main au Moyen Âge et à la Renaissance — V. Decaix

Manus physica et moralis. La main instrument et image de moralité (XIIIe–XVe siècle) — C. Casagrande

La main du jureur en droit médiéval — C. Leveleux-Texeira

La main, les arts et la dignité humaine entre Augustin, Bonaventure et Roger Bacon — A. Salvestrini

La main, le toucher et la musique dans les littératures du Moyen Âge — J.-M. Fritz

Léonard de Vinci et la main: l’intelligence du geste — P. Brioist

La Main au Moyen Âge. Conclusions — J.-C. Schmitt

Source : SISMEL

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – « La main au Moyen Âge. Discours savants et représentations », éd. Joël Chandelier, Véronique Decaix, Aurélien Robert

Publication – « Frankish Seats of Power and the North. Centres Between Diplomacy and Confrontation, Transfer of Knowledge and Economy. Proceedings of the International Conference on »Frankish Seats of Power and the North«, Aachen, November 8th to 11th 2022 », éd. Matylda Gierszewska-Noszczyńska, Lutz Grunwald, Oliver Grimm

Seats of power were among the most important pillars of dominion in the Middle Ages. They were in the centre of diplomatic exchange and confrontation, shaped the transfer of knowledge, and acted as control centres of the economy. Between these pillars of power like Nijmegen, Köln, Trier, Frankfurt am Main, Mainz, Aachen or Ingelheim and the respective sites of the North, such as, most prominently, Hedeby, there was a circulation of persons, innovative ideas, and goods.

Informations pratiques :

Frankish Seats of Power and the North. Centres Between Diplomacy and Confrontation, Transfer of Knowledge and Economy. Proceedings of the International Conference on »Frankish Seats of Power and the North«, Aachen, November 8th to 11th 2022, éd. Matylda Gierszewska-Noszczyńska, Lutz Grunwald, Oliver Grimm, Mayence, Leiza Verlag, 2025 ; 1 vol., 440 p. ISBN : 978-3-88467-375-1. Prix : € 69,00.

Source : Schnell und Steiner

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – « Frankish Seats of Power and the North. Centres Between Diplomacy and Confrontation, Transfer of Knowledge and Economy. Proceedings of the International Conference on »Frankish Seats of Power and the North«, Aachen, November 8th to 11th 2022 », éd. Matylda Gierszewska-Noszczyńska, Lutz Grunwald, Oliver Grimm

Publication – « Écrit et transferts culturels. Pratiques et gouvernance princières (Lotharingie, France, Empire, XIIIe-début XVe siècle) », éd. Isabelle Guyot-Bachy

Ouvert dans les années 1970, le chantier sur les pratiques médiévales de l’écrit s’est installé dans l’historiographie internationale. Assurant ses fondements aussi bien que permettant sa mise en œuvre, la contribution de ces pratiques de l’écrit à l’essor des principautés territoriales à partir du XIIIe siècle est maintenant bien connue.

De son côté, la notion de « transfert culturel », née dans les années 1980, a été forgée pour rendre compte des échanges qui affectent les espaces culturels, du passage de certains éléments d’une culture à une autre. L’idée maîtresse était de sonder les motivations et les usages mais aussi les modalités, les vecteurs qui sous-tendent de tels transferts, afin de proposer une alternative à l’approche, alors dominante, du comparatisme littéraire et historique. Jugeant caduque la tendance à poser l’existence de cultures nationales qui seraient distinctes par essence puis destinées à être dépassées par la construction artificielle d’un niveau méta-national, les tenants de la théorie du transfert culturel montrent au contraire avec insistance qu’un tel transfert implique la mise en relation de deux systèmes autonomes et asymétriques et que son objet est nécessairement transformé afin de répondre aux besoins spécifiques du système d’accueil.

C’est le croisement de ces deux questions – celle de la pratique de l’écrit et celle des transferts culturels, et des modèles que leur rapprochement a pu susciter, qu’explorent les douze contributions présentées à l’occasion du colloque tenu à Nancy les 18-20 octobre 2017 dans le cadre du projet ANR-FNR TRANSSCRIPT.

Introduction (Isabelle Guyot-Bachy)

I. Naissance des cultures de l’écrit
Thomas Brunner, Scripturalité administrative et transferts culturels. Autour des pratiques de l’écrit des baillis comtaux de Douai au XIIIe siècle
Dominique Adrian, Où les Augsbourgeois ont-ils appris à écrire ? Cultures écrites en contact au XIIIe siècle
Ghislain Brunel, L’illustration des chartes françaises au Moyen Âge

II. Chancelleries en action, chancelleries en représentation
Marjolaine Lémeillat, La chancellerie du duché de Bretagne sous les Dreux (1213-1341)
Isabelle Guyot-Bachy, « Par la graice de Deu » ? Expression et réception du pouvoir princier dans les actes lorrains (1251-1346)
Francis Carton, Actes lorrains en français (1251-1346) : approche sociolinguistique
Léonard Dauphant, Une frontière diplomatique entre Empire et royaume ? Lorraine et Barrois, XIVe- XVe siècles : les exemples des juridictions gracieuses et des lettres de rémission
Jean-Christophe Blanchard, Les sceaux des ducs de Lorraine Ferry III, Thiébaut II, Ferry IV et Raoul (1251-1346) : la construction d’une identité princière

III. Techniques et techniciens de l’écrit : financiers, comptables, notaires, archivistes
Christelle Balouzat-Loubet, La comptabilité du duc de Lorraine Raoul Ier conservée à la BnF (collection Lorraine, vol. 48 fol. 70 et vol. 3 fol. 36-39) : modèles et influences
Michel Margue, Transferts de pratiques de l’écrit. Quelques jalons autour des pratiques documentaires d’Henri VII, comte de Luxembourg, roi des Romains et empereur (1288/1308/1312-1313)
Olivier Canteaut, La chancellerie de Jean de Luxembourg et de son fils, passeur de techniques administratives entre France et empire (1320-1350)
Laura Gili-Thebaudeau, Les archives des ducs de Lorraine à la mort de Ferry III (1303) : chartrier et cartulaire

Écrit et transferts culturels. Pratiques et gouvernance princières (Lotharingie, France, Empire, XIIIe-début XVe siècle), éd. Isabelle Guyot-Bachy, Turnhout, Brepols, 2025 ; 1 vol., 388 p. (Atelier de recherche sur les textes médiévaux, 35). ISBN : 978-2-503-61478-6. Prix : € 115,00.

Source : Brepols

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – « Écrit et transferts culturels. Pratiques et gouvernance princières (Lotharingie, France, Empire, XIIIe-début XVe siècle) », éd. Isabelle Guyot-Bachy

Publication – David L. D’Avray, « Debating Papal History, c. 250–c. 1300. Responsive Government and the Medieval Papacy »

The papacy is the oldest surviving government in human history, yet the forms and roles of papal authority remain contested in scholarship. Debating Papal History offers a reinterpretation of papal history from the third to the thirteenth century, through an extensive series of case studies with translations of supporting documents. D.L. d’Avray argues against interpretations of the papacy which focus on a top-down imposition of power, suggesting instead that papal authority was primarily responsive, invoked to resolve uncertainty arising from different ecclesiastical subsystems, and interlinked with the roles of other non-ecclesiastical powers. The study brings together late Antique and Medieval history while also transmitting the findings of non-English scholarship in the field. Debating Papal History aims to inspire fresh thinking and discussion, rendering original documents newly accessible and presenting a vivid corrective to conventional understandings of the papacy.

D. L. d’Avray is Emeritus Professor of History at University College London and Supernumerary Fellow at Jesus College, Oxford. His previous publications include The Power of Protocol: Diplomatics and the Dynamics of Papal Government, c. 400–c. 1600 (Cambridge, 2023), Papal Jurisprudence, 385–1234: Social Origins and Medieval Reception of Canon Law (Cambridge, 2022), and Dissolving Royal Marriages: A Documentary History, 860–1600 (Cambridge, 2014). He has been a Fellow of the British Academy since 2005 and a Corresponding Fellow of the Medieval Academy of America since 2016.

1. Constantine and the papacy 2. The canon of the Bible 3. A late antique decretal and the Carolingian Church 4. Gelasius I and the idea of hierarchy 5. The episcopal and monastic systems 6. Marriage of priests in the mid-eighth century 7. An eighth-century questionnaire sent to the apostolic see 8. The Donation of Constantine and its afterlife 9. Privilege for Offa of England and his queen 10. Nicholas I reports on his deposition of two archbishops 11. Spiritual kinship, marriage and baptism in the late Carolingian era

David L. D’Avray, Debating Papal History, c. 250–c. 1300. Responsive Government and the Medieval Papacy, Cambridge, Cambridge University Press, 2025 ; 1 vol., 344 p. ISBN : 978-1-00959-752-4. Prix : GBP 95,00.

Source : Cambridge University Press

Publié dans Publications | Commentaires fermés sur Publication – David L. D’Avray, « Debating Papal History, c. 250–c. 1300. Responsive Government and the Medieval Papacy »